0130 – Revisitons Comblain ( 10 ) : Les cigares du Pharaon

Nous venons de traverser ensemble le camping. Nous voici revenu sur la Route de Fairon. Mais avant de prendre à droite pour rejoindre le pont … prenez la peine de vous attarder sur la villa qui est située juste à gauche … la Villa Adeline. Elle ne vous rappelle rien ? Si … allez … remuez votre mémoire … ça remonte très loin, je sais, mais vous ne pouvez pas avoir oublié !

Quand nous étions enfants et que nos moniteurs ou monitrices nous entraînaient dans cette promenade qui nous amenait à Fairon – en longeant l’Ourthe pour l’aller et en suivant la route pour revenir – nous nous arrêtions toujours devant cette villa. On grimpait alors sur le petit muret et on s’agrippait aux grilles pour essayer de mieux voir le bâtiment et d’en apprendre un peu plus sur le mystère qu’il cachait. Il y avait forcément quelque chose de mystérieux. C’était sûr … sinon pourquoi auraient-ils pris la peine de placer dans les grilles de la clôture autant de symboles ? Pour nous, ça ressemblait tellement aux cigares du Pharaon … que ça ne pouvait qu’attiser notre imagination.

On restait là un long moment, accroché à la grille, en échafaudant des théories … plus folles les unes que les autres. On rêvait. Et notre imagination nous entraînait dans toutes sortes d’aventures. C’était à celui qui aurait la thèse la plus plausible ou la solution la moins rationnelle. Les moniteurs se prenaient au jeu et nous suggéraient des pistes qui nous entraînaient encore plus loin … Finalement, quand il fallait repartir, le moniteur devait absolument utiliser son sifflet pour nous faire lâcher prise et nous ramener sur terre. Mais sur le chemin du retour, on continuait à partager des hypothèses … à créer notre propre légende … la légende de la Villa des cigares du Pharaon.

Rien d’étonnant que là, à Comblain-la-Tour, nos imaginations d’enfants s’emballaient. Le reste du temps, nous vivions, presque tous, dans des cités minières, dans des corons, où chaque maison ressemblait à sa voisine … où l’uniformité était la règle … où la sobriété l’emportait sur tous les autres qualificatifs. On avait aussi nos montagnes, mais elles étaient le résultat d’un mélange de charbon et de la sueur de nos papas. Et même si ces cités transpiraient de joie de vivre et de convivialité, elles ne nous inspiraient, tout au plus, que des rêves « raisonnables » … des avenirs modestes … des destins effacés.

À Comblain, l’autre chez nous, tout était différent ! Ici, l’espace respirait la liberté. Il n’y avait plus de limite à nos imaginations. Des manoirs et des splendides villas parsemaient un décor qui n’attendait qu’à être peuplés par les héros qui sortaient directement de nos rêves d’enfant. Il ne fallait pas grand-chose pour enflammer nos jeunes esprits. Quelques volutes de métal sur une barrière trop austère et nous, on plongeait dans de nouvelles intrigues.

Quant à la Villa Adeline, sans doute que nos fantaisies ont participé à gonfler une légende improbable.

Il n’empêche que cette superbe bâtisse n’a pas manqué d’avoir sa propre petite histoire. Elle a été construite par Louis Dister, qui sera le mayeur du village entre 1921 et 1939. Durant la seconde guerre mondiale, elle a été le refuge d’un diamantaire anversois, le juif Herz Frankiel. Mais déjà, lors de la première guerre, elle a été occupée – tout comme notre Centre Millennium – par les armées allemandes qui semblaient apprécier le charme de Comblain-la-Tour ( voir les photos 857 et 858 ).

Peut-être même que la quiétude des lieux leur avait été transmise depuis bien plus longtemps … En effet, en 1815 déjà, lors des préparatifs militaires pour les combats qui finiront par la bataille de Waterloo, la commune de Comblain a dû loger des soldats prussiens qui étaient en route vers la grande bataille. Pour ces hébergements de soldats, d’officiers, de sous-officiers et de docteurs, des indemnités « auraient été allouées ».

Aujourd’hui, grâce aux Anciens de Comblain, nous pouvons mettre des noms sur les lieux qui nous faisaient fantasmer. On peut y associer de l’histoire et des anecdotes authentiques. Bien sûr, nous avons perdu notre faculté à créer nous-même ces histoires … Mais une question s’impose : « Et si toutes ces recherches d’aujourd’hui n’étaient que les réponses à toutes nos questions d’avant-hier ? ».

07/08/2017 – JP Dz

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0854 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Villa des cigares du Pharaon : Villa Adeline, aujourd’hui.
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0855 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Villa des cigares du Pharaon : Quelques volutes de métal sur une barrière trop austère et …
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0856 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa des cigares du Pharaon : Villa Adeline, il y a quelques décennies.
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0857 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Adeline : Sous l’occupation.
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0858 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Adeline : Sous l’occupation.
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0859 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Adeline : Villa Adeline.
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0860 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Adeline : Villa Adeline.
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0861 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Adeline : Villa Adeline.

0126 – Revisitons Comblain ( 9 ) : Le camping du Rocher de la Vierge

Le camping du Rocher de la Vierge et la colonie polonaise sont, apparemment, deux univers bien différents.

En effet, ces deux entités semblent appartenir à des mondes bien différents et rien, à première vue, ne justifie que ces deux univers se côtoient. Ils sont non seulement séparés par la rivière, mais aussi par beaucoup d’autres choses. Pourtant des ponts ont existé. Je ne parle pas de pont en pierres ou en béton, mais de pont « bâti » au hasard, des relations d’amitié.

Il faut dire que, quand nous allions à la « Plage », il n’était pas rare de faire un crochet par la buvette du camping. Et en revenant, c’était encore plus fréquent. Du coup, on rencontrait des vacanciers et on sympathisait.

En soirée, certains de ces campeurs ou campeuses faisaient le mur, mais dans le sens inverse de nos propres échappées et venaient nous rejoindre dans notre parc. C’était interdit. Ks Kurzawa s’y opposait formellement, mais pourtant c’était courant. La concentration de jeunes filles et de garçons présents à la colonie agissait un peu comme un « aimant » auprès des jeunes vacanciers avides de rencontres et d’aventure … c’était, en quelque sorte, la loi immuable de l’attraction universelle en version « jeunesse en vacances » ! Et après tout, qu’y avait-il de mal à ça ? Tout cela restait bien bon enfant …

J’ai quand même le souvenir d’une péripétie qui aurait pu tourner assez mal pour moi.

Ce jour-là, le groupe de garçon dont j’étais le moniteur était allé à Hamoir. C’était un exploit. Le reste du temps, ils ne voulaient que suivre les groupes de filles. Il faut que je précise que c’était un groupe de « grands » garçons … j’étais à peine un peu plus âgé qu’eux. Et j’ai vraiment dû insister pour faire une grande balade rien qu’entre garçons. Tout s’était très bien passé. J’étais content de moi.

Au retour, pour récompenser mes gaillards, j’avais promis de payer une tournée générale au camping du Rocher de la Vierge. Évidemment, ils ne l’avaient pas oublié. J’ai dû m’exécuter. Mais ça me faisait plaisir ; ils l’avaient mérité. On s’est donc tous arrêté au bar du camping. J’ai ouvert mon portefeuille et j’ai payé … mais dans l’euphorie, j’ai oublié mon portefeuille sur le comptoir.

Après un ou deux verres, nous sommes rentrés à la colonie. Je n’ai même pas remarqué que j’avais perdu quelque chose. Au camping, par contre, ils avaient retrouvé le portefeuille, et comme nous étions connus – peut-être trop – une des « filles-que-je-connaissais-très-bien » – peut-être trop – s’est proposée de me le ramener. Jusque-là, tout allait bien. Sauf que

En voulant rentrer à la maison polonaise, elle est tombée sur Pan Bardo ! Comme celui-ci refusait qu’elle rentre, elle lui a remis l’objet, gentiment, en disant : « Jean-Pierre l’a oublié chez nous au camping ».

Quelques minutes plus tard, j’étais convoqué dans le bureau de Ks Kurzawa. Le curé et Pan Bardo avaient les mines graves … on pressentait qu’un drame terrible se jouait entre ces murs. Ils m’ont directement assailli de questions … je me retrouvais devant un véritable tribunal d’inquisition : « Que faisais-tu au camping ? Avec qui as-tu passé la journée ? Comment se fait-il que ton portefeuille a glissé de ton pantalon ? Qui est cette fille qui te connaît si bien ? Pourquoi ramène-t-elle tes affaires ? ».

L’affaire était sérieuse, avec la tournure de l’interrogatoire, j’ai vite compris de quoi ils m’accusaient … tout à fait injustement. Le pire, c’est que c’était la première fois de toutes les vacances que le groupe allait là où j’avais dit que nous irions. Pour une fois que c’était la vérité !

J’essayais de me défendre, d’expliquer, mais aucun des deux ne voulait m’entendre. Pour eux, j’avais passé la journée au camping, avec cette fille, et avais perdu mon portefeuille peut-être en tombant mon pantalon ! J’étais horrifié par l’accusation et impuissant à les convaincre de ce qui c’était réellement passé … Ils m’ont dit que pareil comportement était totalement injustifiable et n’appelait qu’une seule réponse : mon renvoi de la colonie ! Cette injustice m’a fait exploser de colère.

Je me suis précipité vers mes garçons à qui j’ai expliqué toute l’affaire. Ils sont tous venus avec moi dans le bureau et tous ensemble, sans aucune exception, ils ont déclaré : « Si Jean-Pierre est renvoyé, nous rentrons tous à la maison ».

Je pense que face à la détermination de mes garçons, face à cet élan de solidarité ; les deux accusateurs ont dû admettre que nous étions sincères. Il n’y a eu finalement aucune suite à cette fâcheuse mésaventure. Le reste des vacances s’est très bien déroulé. Mais, je peux dire que j’ai eu … chaud ! Je n’ai jamais revu la fille du camping et je n’ai pas pu la remercier d’avoir rapporté mon portefeuille oublié … même si cet empressement à rendre service avait failli me coûter cher ….

Et vous, avez-vous des anecdotes inédites, amusantes, cocasses à partager concernant le camping ? Ne me laissez pas tout seul face à ce souvenir cuisant d’une déclaration de culpabilité et d’une condamnation imméritée …  enfin …  cette fois-là !

10/07/2017 – JP Dz

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0825 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le camping – carte postale.
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0826 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le camping – carte postale.
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0827 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le camping – carte postale.
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0828 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le camping – carte postale.
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0829 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le camping – carte postale.

 

0119 – Revisitons Comblain ( 8 ) : Juste en face, le Chirmont

Ce nom ne vous dit peut-être rien … pourtant, il fut un temps où le château de Chirmont – situé juste en face de notre maison polonaise – se voyait très bien … même depuis notre perron ( photo 770 ).

Pour être exact, cette élégante gentilhommière de la fin du XIX siècle, bâtie au pied du Chirmont, s’appelle : « la Closerie de Chirmont ». Elle fut habitée successivement par la Baronne Rolin Jacquemin, puis par Madame la Baronne du Royer de Dour de Fraoula, née Sabine de Ribaucourt, puis par Mr Stéveling.

Aujourd’hui, le camping, situé entre l’Ourthe et la closerie, ne nous permet plus d’admirer cette bâtisse à l’architecture si originale. Si vous voulez la voir de plus près, il vous faudra traverser le camping … elle est toujours là, mais entièrement noyée dans la végétation ( photo 778 ).

Les photos en annexe, montrent un édifice largement isolé et entouré de verdure. Pourtant, le 2 juin 1951, on inaugurait ici, en grande pompe, le complexe sportif et touristique de Chirmont … vaste infrastructure dédiée au tourisme et qui faisait la fierté des Comblinois. Voici un extrait de l’article écrit en juillet 1951 dans « Les Echos de Comblain » pour présenter la chose :

« Avec l’inauguration du complexe de Chirmont, situé sur le haut plateau entre l’Ourthe et la route qui relie Comblain-la-Tour à Fairon, le patrimoine touristique et sportif de notre belle vallée vient incontestablement de s’enrichir d’une attraction supplémentaire, unique dans la région…

Des 39 hectares que compte le domaine, 22 ont été aménagés en un parc magnifique, séjour de rêve pour les promeneurs, les touristes et les campeurs. Rien n’y manque, toutes les utilités ont été prévues et l’endroit est édenique et fera l’admiration de tous ceux qui auront la chance de pouvoir venir s’y reposer ou s’y distraire.

Un terrain de camping aménagé à flanc de coteau pourra recevoir plus de mille tentes. Un grand parking attend plusieurs centaines de voitures. Bientôt sera ouverte la piscine, de dimensions olympiques, avec plage sablée. Dès maintenant, on y trouve des courts de tennis, un golf miniature, des buvettes, une plaine de jeux pour enfants, un stand où l’on vend de la crème glacée et un autre, la pâtisserie, une cantine de ravitaillement pour campeurs, une magnifique piste de danse couverte.

Et rien, dans ce cadre merveilleux ne dépare la nature qui a été respectée dans ses moindres détails, tant dans l’aménagement des promenades que dans les constructions qui sont toutes recouvertes de pierre du pays.
Souhaitons qu’un bel été favorise le développement de cette réalisation et de bonnes vacances à tous ceux qui feront confiance à notre région, à nos hôtels et à nos restaurants, à nos rivières et à nos bois, à nos parcs et à nos rochers, à nos promenades et à notre population. Et ainsi que nous invitions à visiter les grottes ou le musée à Comblain-au-Pont, nous les inviterons maintenant à passer au moins quelques heures au Chirmont

Nous nous contenterons de citer, pour finir, le journal « La Meuse » parlant de nos Comblain, « depuis longtemps équipés pour recevoir de nombreux visiteurs » :

« La valeur d’un site grandiose et prestigieux y provoque un perpétuel enchantement. Mais les promoteurs et réalisateurs hardis ont estimé que les ressources touristiques du passé et de la tradition ou celles qui offrent simplement la nature, doivent être complétées par d’autres réalisations attractives. C’est donc sur une plus complète idée en matière de conception touristique qu’est née à Chirmont, en face même du fameux Rocher de la Vierge, une création qui fait honneur au tourisme belge par son envergure et sa beauté s’harmonisant idéalement au cadre … » ». L. Dombret

Extrait de « Les Echos de Comblain » Organe officiel des Syndicats d’Initiative Touristique de Comblain-au-Pont et Comblain – Fairon a.s.b.l. – 6è Année – N° 7 – Mensuel : Juillet 1951.

Le projet était ambitieux, voire visionnaire … même si on ne parle alors que de tentes et pas encore de caravanes. Difficile de dire, 10 ans plus tard, quand les polonais ont envahi le Centre Millennium, combien de ces installations existaient encore ? Par contre, la fameuse plage qui devait ouvrir près de la piscine « de dimensions olympiques » … elle a sûrement laissé pas mal de souvenirs ; au point qu’elle a donné son nom à un petit coin charmant, au bord de l’Ourthe que nous avons pratiquée souvent.

22/05/2017 – JP Dz

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0770 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.
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0771 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.
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0772 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.
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0773 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.
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0774 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.
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0775 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.
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0776 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.
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0777 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.
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0778 : COMBLAIN-LA-TOUR : La closerie de Chirmont.

 

0115 – Revisitons Comblain ( 7 ) : Quai de l’Ourthe

À ce stade de notre promenade, dans le quartier Po d’là, nous voici à une intersection entre deux routes. Vers la droite, c’est la Rue de Fairon, en direction d’Hamoir, et vers la gauche, celle qui longe la rivière, c’est le Quai de l’Ourthe. Le Square Joe Napoli est situé juste au coin de ces deux routes.

Je vous propose de partir ensemble vers la gauche … comme nous le faisions si souvent pour aller vers la plage.

On longera la rivière jusqu’au terrain de camping. On fera peut-être même un saut jusqu’à la plage, histoire de revoir les « tartines », ces roches verticales alignées comme dans un grille-pain monumental. Ensuite, on fera demi-tour, on traversa le camping, on passera devant la buvette … avant d’emprunter la drève qui relie le camping à la Rue de Fairon. Au bout de la drève, on prendra à droite pour revenir vers Comblain-la-Tour. Ainsi, nous aurons fait, ensemble, une boucle et parcouru l’entièreté du quartier de Po d’là.

Le Quai de l’Ourthe – peu fréquenté – n’est carrossable que sur quelques centenaires de mètres. Il permet aux riverains de la rivière de se rendre chez eux. Il n’y a là que quelques maisons. Ensuite, il prend la forme d’un sentier étroit.

Parmi ces maisons, celles qu’on appelle : les villas jumelles sont les plus originales ( photos 750 à 754 ).

Regardez bien la photo 750. On comprend pourquoi les Comblinois les appellent les villas jumelles. On dirait presque qu’on a placé un immense miroir entre les deux villas et que l’une est le reflet de l’autre.

Rappelez-vous, cette particularité nous amusait déjà à l’époque. Pour peu que les villas se reflètent dans la rivière, nous, on voyait 4 bâtiments dans une symétrie presque parfaite. Aujourd’hui, les villas semblent différentes. L’aménagent extérieur, la couleur des façades, les clôtures et la végétation, tout semble avoir été pensé pour les rendre différentes. Dommage.

Juste derrière, sur l’actuel terrain de football, était implantée la brasserie de Comblain-la-Tour : « al brassène » … malheureusement pour nous … pauvres assoiffés … elle brûla le 9 octobre 1903. La pompe à eau de la brasserie existe toujours et se trouve sur le mur de la villa de gauche dans le passage entre les deux bâtiments.

Évidemment depuis, d’autres constructions sont venues s’installer tout au long de l’Ourthe … pas toujours aussi jolies que les villas jumelles. Qu’importe, pour nous ce sentier nous permettait surtout d’admirer l’autre rive … la nôtre. C’est comme ça qu’on pouvait découvrir l’arrière des bâtiments de la Rue du Parc.

Tout d’abord, la Place du Wez. Vu d’ici, elle nous offrait une perspective nouvelle. On aurait dit qu’elle était située juste au pied du « mont conique » ( photo 756 ). Avant la petite place, on pouvait encore voir les biches, sans trop les effrayer. Encore quelques mètres, et c’était notre centre de vacances qui nous apparaissait. Et même si nous ne l’avions quitté à peine quelques minutes plus tôt, à chaque fois, on ne pouvait pas faire autrement … il fallait qu’on fasse signe à ceux qui étaient restés chez nous.

Mais déjà, c’était le parc qui déroulait sa superbe devant nous. Vu d’ici, il était encore plus beau. Certains arbres se laissaient aller jusqu’à effleurer la rivière, de leurs branches et de leurs  feuilles. La végétation de la berge remontait jusqu’au-dessus des perrés comme pour rejoindre le bord de la pelouse. Le tableau nous semblait idyllique ; c’était l’harmonie parfaite. Quant à nous, nous avions la conviction profonde de faire partie de ce tableau, nous avions l’impression d’y être à notre place … tout comme aujourd’hui, quand nous y retournons, nous avons  le sentiment d’y avoir encore notre place …!

24/04/2017 – JP Dz

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0749 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quartier Po d’là, intersection entre la Rue de Fairon et le Quai de l’Ourthe.
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0750 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quai de l’Ourthe, les villas jumelles.
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0751 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quai de l’Ourthe, les villas jumelles.
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0752 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quai de l’Ourthe, les villas jumelles.
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0753 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quai de l’Ourthe, les villas jumelles.
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0754 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les villas jumelles, vue de l’autre côté de l’Ourthe.
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0755 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le sentier qui prolonge le Quai de l’Ourthe.
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0756 : COMBLAIN-LA-TOUR : La place du Wez et derrière, le mont conique.
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0757 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison polonaise, vue de l’autre côté de l’Ourthe.
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0758 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison polonaise, vue de l’autre côté de l’Ourthe.

 

0109 – Revisitons Comblain ( 6 ) : Basin Street

À peine sorti de la « Maison rouge », c’est une autre partie de l’histoire locale qui s’écrit jusque sur les murs.
Premier indice : deux maisons plus loin et toujours sur votre droite, l’inscription « BASIN ST. » ( pour Basin Street ) est encore fixée sur le pignon ( voir photo 710 ). Cette plaque discrète – devant laquelle nous sommes passés des centaines de fois et qui existe toujours – rappelle qu’en 1959, cette portion de la Rue de Fairon était nommée comme ça … à cause du fameux Festival de Jazz.

Basin Street ( ou Rue Bassin, en français ) est, en réalité, une rue de la Nouvelle-Orléans, en Louisiane.
Basin Street a été rendu célèbre, dans le monde entier, par la chanson « Basin Street Blues » publié par Spencer Williams, en 1926, et enregistrés par Louis Armstrong en 1929 ; des centaines d’enregistrements de ce « standard de jazz » existent depuis. En gros, les paroles sont :

« Voulez-vous venir avec moi,
Descendre le Mississippi ;
Nous allons prendre un bateau pour les pays des rêves,
Un vapeur descendant le fleuve jusqu’à la Nouvelle Orléans.

La bande est là pour nous accueillir,
Les vieux amis vont nous rencontrer,
Où tous les gens aiment se rencontrer
Le paradis sur terre, ils l’appellent : Basin Street …
 ».

Version de Louis Armstrong : https://www.youtube.com/watch?v=qRjT4h7F_jw

Version d’Ella Fitzgerald : https://www.youtube.com/watch?v=-xoe8r1xtcs

Deuxième indice : Encore quelques mètres plus loin, et nous voici devant un petit square charmant : « le Square Joe Napoli » ( photo 711 ). Ce petit coin bucolique rend hommage à l’initiateur du très célèbre Festival de jazz. Nous l’avons déjà évoqué dans l’article n° 47 … mais qui était-il et pourquoi à Comblain-la-Tour ?

 Joe Napoli est un ancien GI de l’armée américaine. Né en 1922, il a à peine 18 ans quand la seconde guerre éclate. Durant la bataille des Ardennes – entre le 16 décembre 1944 et le 30 janvier 1945 – lors de l’offensive Von Runstedt, des GI’s américains sont accueillis dans les petits villages de Xhoris et Comblain-la-Tour.
Joe Napoli est l’un d’entre eux. C’est là qu’il se lie d’amitié avec les familles Pirotton et Distrée de Comblain-la-Tour.

Après la seconde guerre mondiale, Joe Napoli devint manager de groupes de jazz. En 1955, il revient à Comblain-la-Tour pour remercier les habitants de leur hospitalité. C’est là qu’il entend que la commune ( dont il est tombé amoureux ) a besoin d’argent pour rénover son église … il décide alors de s’investir personnellement pour participer à la restauration de l’église en organisant un … festival de jazz.

Joe est un professionnel – il est l’imprésario de Chet Baker – et connaît énormément de gens du milieu. Un projet à l’américaine est mis sur pied. Il s’entoure de l’équipe de « Jazz pour tous », l’émission radio de Nicolas Dor et Jean-Marie Peterken, de Raymond Arets et de Willy Henroteaux du journal « La Meuse ». Ceux qu’on surnommera dorénavant « les 5 de Comblain » organiseront là, le 1er grand Festival Européen de jazz. Comblain deviendra, durant 8 années consécutives de 1959 à 1966, « la capitale européenne du Jazz ».

Plus de doute : nous approchons de l’endroit mythique qui a rassemblé tant de gens, mobilisé tant d’énergie et connu tant de gloire : le Festival de Jazz de Comblain-la-Tour.

Sur la photo 716, vous reconnaîtrez « les 5 de Comblain », adossés à une barrière devant l’Ourthe : de gauche à droite, Nicolas Dor, Willy Henroteaux, Joe Napoli, Raymond Arets, Jean-Marie Peterken.

27/03/2017 – JP Dz

0710
0710 : COMBLAIN-LA-TOUR : « Basin St » sur le pignon, Rue de Fairon.
0711
0711 : COMBLAIN-LA-TOUR : Square Joe Napoli.
0712
0712 : COMBLAIN-LA-TOUR : Festival Building 1956 – 1966.
0713
0713 : COMBLAIN-LA-TOUR : Festival Building 1956 – 1966.
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0714 : COMBLAIN-LA-TOUR : Square Joe Napoli ( 1922 – 1989 ) : Initiateur du Festival de Jazz.
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0715 : COMBLAIN-LA-TOUR : Square Joe Napoli, vu de l’autre côté de l’Ourthe.
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0716 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les 5 de Comblain, adossés à une barrière devant l’Ourthe : Nicolas Dor ; Willy Henroteaux ; Joe Napoli ; Raymond Arets ; Jean-Marie Peterken.

 

0105 – Revisitons Comblain ( 5 ) : La Maison Rouge

Poursuivant votre chemin, Route de Fairon, vous ne pouvez pas rater, au n° 79, « La Maison Rouge » ( photos 682 et 683 ). Si vous appréciez la bonne cuisine, dans un cadre très agréable, arrêtez-vous dans ce petit restaurant plein de charme. Vous y serez reçus par une propriétaire très sympathique qui se fera un plaisir de vous expliquer la petite histoire de son établissement.

Tout d’abord, elle vous dira que le nom du restaurant n’a pas été choisi au hasard : « Nous lui avons tout simplement rendu le nom qui lui avait été donné par les villageois « Li Rodje Mohone » … car à l’époque lointaine de sa construction, elle était la seule bâtisse érigée en briques rouges dans un paysage où la pierre était reine ».

En effet, l’estaminet ne date pas d’hier … il était très fréquenté par les bateliers de passage qui y dormaient, la tête sur les bras croisés posés sur une grosse corde tendue horizontalement et qu’on défaisait pour le réveil !

Mais sa construction date de 1555. Cette bâtisse fut érigée pour un des fils bâtard de Robert de la Marck, elle fut habitée, plus tard, par Jean-François Louis Thys ( mayeur du village ) jusqu’à son acquisition du bâtiment de la tour ( qui donnera son nom au village ) en 1800. Sa mère résida dans la maison jusqu’en 1821.

La vente de la Maison Rouge fut laborieuse car elle était hantée, disait-on … Ce fut, finalement, un ancien grognard sans peur, de Napoléon, qui l’acheta.

Avant la dernière guerre, il est devenu le « Café Colle ». On y jouait à la « seie » ( décapitation à l’aveugle d’un jambon suspendu ). Plus tard, il devint le restaurant renommé « Au Repos des Pêcheurs » ( photo 684 ), beaucoup d’entre vous s’en souviendront certainement … nous passions devant régulièrement … sans connaître la petite histoire du lieu.

Depuis 2007, l’établissement a repris le nom de « Maison Rouge » et mérite lui aussi sa réputation gastronomique. Les tables sont dressées dans les trois salles à manger aux atmosphères différentes et ce qu’on y sert est tout simplement délicieux ( photos 685 à 689 ).

Presque en face du restaurant, c’était l’arrivée du gué … ( de l’autre côté de l’Ourthe, c’est la Place du Wez ).

Cette pente douce vers la rivière servait au rinçage du linge préalablement blanchi sur l’herbe. Sur la photo 690, on peut voir la blanchisseuse Célestine en plein travail.

27/02/2017 – JP Dz

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0682 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
0683
0683 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
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0684 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au repos des Pêcheurs.
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0685 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
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0686 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
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0687 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
0688
0688 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
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0689 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : La maison rouge : Eveline Ogonowski.
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0690 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la maison rouge : Célestine, la blanchisseuse en plein travail.

 

 

0101 – Revisitons Comblain ( 4 ) : Le Café Colson

En continuant vers la gauche, le bâtiment suivant – voisin de la villa Hody – était, à une certaine époque, lui aussi un café : Le Café Colson ( photos 651 à 654 ).

En effet, Comblain n’échappait pas à la règle. Il fut un temps où, dans tous les petits villages, il y avait l’embarras du choix quand il s’agissait de se désaltérer. Le Café Colson était l’un des nombreux cafés du village où l’on servait le « pèkèt ».

Depuis quelques années, quand on se promène à Comblain, la première impression qui nous vient, c’est que le village semble endormi. Il y a bien quelques commerces locaux, mais ils n’ont pas l’air de crouler sous la foule. Il y a bien une pharmacie … un funérarium … mais plus de magasin de souvenirs. Et si vous cherchez un petit bistrot … pour vous sustenter, inutile d’aller au café des Sports … il est fermé. Le seul endroit sympa où on peut encore boire un verre c’est à la supérette de Mr. Wen.

L’Hostellerie Saint Roch est fermée elle aussi… et cherche désespérément un hypothétique repreneur.

Où sont les touristes, les pêcheurs, les promeneurs, les amoureux des Ardennes ?

Nous avons connu un Comblain plus dynamique. Et avant nous, c’était encore plus … pétillant.

J’en veux pour preuve les nombreux cafés, hôtels, restaurants et villas qui faisaient la fierté du village.

À présent, même quand on passe devant, on a du mal à croire qu’ici, c’était un bistrot, là, un hôtel, et là plus loin, un commerce. Et pourtant …

Qu’est-il arrivé à Comblain ?

La petite histoire de Comblain, c’est un peu comme une profonde respiration … il y a eu des moments intenses et des moments de relâchement … des rues pleines et puis des rues désertes … une activité débordante et puis comme un engourdissement.

L’arrivée des ouvriers, pour travailler aux carrières et pour construire le chemin de fer, a permis de remplir tous les petits cafés du village ; la loi Vandervelde ( 29/08/1919 ) qui entendait lutter contre les ravages de l’alcoolisme, mettra un frein à l’essor et à la survie de bien de ces petits cafés …

L’arrivée du chemin de fer et des congés payés a attiré, ici, plein de monde. Les hôtels de Comblain se sont alors multipliés. Mais la mode des voyages plus lointains et des vacances plus exotiques les a éloignés.

L’idée géniale d’organiser, dès 1959 à Comblain, un gigantesque festival de jazz, a fait connaître l’endroit bien au-delà des frontières. L’arrêt du festival, en 1966, a mis fin à une success-story aussi éphémère qu’inattendue.

L’arrivée des polonais – qui se sont installés dans l’ancien Hôtel du Parc – a permis de prolonger la vocation internationale du village. Les enfants qui passaient là leurs vacances venaient non seulement de Belgique, mais aussi de France, d’Allemagne, d’Angleterre, des Pays-Bas et de Pologne. Mais là aussi, avec le temps, une certaine lassitude a eu raison de l’enthousiasme … et le Centre Millennium a connu sa traversée du désert.
Heureusement, le camping « le Rocher de la Vierge » a tenu le coup, mais ses adeptes sortent-ils du camp ?

Il y a peu de chance que les estaminets, comme le Café Colson, réouvrent leurs portes, mais ils restent les témoins  d’une époque où tout semblait  possible, ils étaient ces lieux qui créaient du lien,  où s’organisait la vie sociale des quartiers …

La nostalgie a du bon quand elle nous relie à notre histoire passée, à notre vécu ; quand elle donne du sens à certaines de nos actions…

Aujourd’hui, des passionnés tentent de redonner du lustre à Comblain en réorganisant un nouveau festival de jazz … aujourd’hui, les polonais reviennent … timidement … mais sûrement. Et si c’était reparti ?

30/01/2017 – JP Dz

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0651 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
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0652 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
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0653 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
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0654 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson et le quartier Po d’la.
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0655 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le café Colson.
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0656 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le café Colson.

 

0097 – Revisitons Comblain ( 3 ) : Po d’là

Une fois le pont franchi ( en laissant la gare derrière soi ), nous sommes dans un autre quartier de Comblain : le quartier « Po d’là ». Littéralement : « par-delà » … de l’autre côté de l’Ourthe.

Et oui, les habitants de Comblain utilisaient ( utilisent encore ? ) un patois local … nous l’avions déjà compris à la lecture des chansons du poète local : Joseph Huberty.

Tout de suite après le pont, à gauche, c’est la superette : « Chez Wen ».
Madame nous suit régulièrement sur facebook, son nom est Julie Ong. Saviez-vous que ce couple « qui n’est visiblement pas d’origine polonaise » – Mr Wen est d’origine chinoise et Julie d’origine malaisienne – a célébré son mariage chez nous … à la maison polonaise ?

De notre temps, cet établissement n’était pas une superette, mais un estaminet : chez «  Pimprenelle ».

Pour une raison qui m’échappe, nous, nous l’appelions : « Chez Pimpim ». C’était un des rares endroits où nous pouvions nous abreuver. J’ai le souvenir d’un patron particulièrement gentil qui avait pour les adolescents de la colonie une espèce  de bienveillance qui rendait son estaminet particulièrement accueillant.

Avant de s’appeler chez «  Pimprenelle / Pimpim », l’endroit s’appelait, à l’origine : « la maison Chabot » et était habité par Mr Becker, le chef de gare de Comblain-la-Tour. Plus tard, l’établissement se nommera : le « Cellier du Château », avant de devenir le Pimprenelle que nous avons connu.

A chacune de nos visites à Comblain, Eveline et moi, nous ne ratons jamais l’occasion d’aller saluer Mr et Mme Wen et d’en profiter pour … boire un verre.

C’est là aussi que les Anciens de Comblain – pour perpétuer une tradition déjà ancienne – se réfugient quand il s’agit « d’échapper » à … la messe de 11 h.

A gauche du pont, la très belle villa, était celle de la famille Hody devenue plus tard, celle des Habran.

Elle est adossée à la « Heid Guisson »( 1 ). Depuis le coin de la clôture de la maison Habran, un sentier menait à la ferme Delà les Monts, via la Heid Guisson( 1 ). Il n’en reste plus que quelques traces.

02/01/2017 – JP Dz

NB ( 1 ) : Comme vous le constaterez régulièrement dans les articles consacrés à « Revisitons Comblain », le mot « Heid » reviendra souvent. En résumé, il s’agit d’une « côte escarpée couverte de bruyères ou de bois ».

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0619 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le quartier Po d’la : la maison Chabot.
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0620 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le quartier Po d’la : la maison Chabot.
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0621 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le quartier Po d’la : Chez Pimpim.
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0622 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le quartier Po d’la : Chez Wen.
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0623 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Chez Wen : Janusz Latkowski ; Patricia Jakobowski ; Dominique Ogonowski ; Francine Załobek ; Hélène Piech ; Christine Piech ; Irek Mrzygłod ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Eveline Ogonowski ; André Warchulinski ; Pierre Front.
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0624 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Betty Nowicki ; Zosia Król ; Monica Nauschutz ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Czesiu Kucharzewski ; Géniu Bujanowski ; Casimir Nowicki ; André Walasczyk.
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0625 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Malvina Rusowicz ; André Walasczyk ; Casimir Nowicki ; Betty Nowicki.
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0626 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Czesiu Kucharzewski ; Géniu Bujanowski ; Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; Regina Gymza ; Mme Gymza ; Marie-Françoise Fiutowski.
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0627 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Marie-Françoise Fiutowski ; Sophie Nowak ; Louise-Marie Dupont ; André Karasiński ; André Warchulinski ; Malvina Rusowicz.
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0628 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Dominique Stefanski ; Wilma Di Costanzo ; Stanisław Malek ; Michel Pietka ; Betty Nowicki ; Malvina Rusowicz ; Monica Nauschutz ; Marie-Françoise Fiutowski ; Zosia Król ; Sophie Nowak ; André Walasczyk ; Louise-Marie Dupont ; André Karasiński ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Casimir Nowicki ; Dorota Druszcz ; Janusz Latkowski ; Hélène Piech ; Irek Mrzygłod ; Christine Piech ; André Warchulinski ; Zuhal Gunal ; Isabella Cosaro ; Géniu Bujanowski ; Czesiu Kucharzewski ; Eveline Ogonowski ; Bénédicte Druszcz.
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0629 : COMBLAIN-LA-TOUR : La villa Hody.
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0630 : COMBLAIN-LA-TOUR : La villa Hody.
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0631 : COMBLAIN-LA-TOUR _2015 : La villa Hody.
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0632 : COMBLAIN-LA-TOUR _2015 : La villa Hody.

 

0093 – Revisitons Comblain ( 2 ) : le pont ( 2 )

Le pont construit en 1949 – c’est toujours celui-là qui est en place – a été érigé sur le même modèle que ceux qui avaient été détruits ; c’est-à-dire avec trois arches et deux piliers solidement ancrés dans l’Ourthe.

Depuis cette date, le pont de Comblain n’a subi que quelques modifications mineures. Si vous regardez les photos plus anciennes ( article 88 ), vous remarquerez qu’il n’existait, à l’époque, sur le pont, aucun poteau d’éclairage, ni mât à drapeaux comme aujourd’hui.

C’est la sobriété qui dominait. À peine avait-on équipé une des piles, d’une échelle graduée pour contrôler le niveau de l’Ourthe. En effet, il faut savoir qu’on naviguait sur l’Ourthe … avec des bateaux « commerciaux » ! Bien sûr, les bateaux étaient adaptés à une rivière dont la profondeur – le tirant d’eau – pouvait varier d’un jour à l’autre : les « bètchètes ».

Plus tard, l’éclairage public a été ajouté et, aux abords du pont, des bancs publics se sont invités dans le décor pour permettre, sans doute, d’admirer l’élégant ouvrage d’art. Mais ce qui retient surtout l’attention, ce sont les mâts à drapeaux. De quand datent-ils ? À quelle occasion les a-t-on placés-là ?

Quand on sait que le drapeau belge doit être arboré aux édifices publics aux dates officielles, et peut l’être lors d’importantes cérémonies, lorsque les usages locaux le demandent, ou encore lors de la visite officielle d’un chef d’Etat étranger, traverser le pont, pavoisé aux couleurs de toutes ces nations, c’est un peu  comme être accueilli officiellement ….

Bien sûr, le drapeau polonais est celui qui fait battre notre cœur un peu plus vite …

Le voir là … flotter au-dessus de l’Ourthe … c’est comme un signe de bienvenue qui nous serait spécialement destiné. C’est une invitation à entrer plus loin dans le village. On se sent déjà un peu chez nous.

Tous ces drapeaux  sont comme autant de marques symboliques d’un village qui se veut ouvert et tolérant. Peut-être que cet ensemble a été installé pour le festival de jazz qui a brassé tellement de monde et tellement de nationalités différentes. Moi, j’ai l’impression de les avoir toujours vus.

Qui se souvient du pont sans ses drapeaux ? En tous cas, les avoir laissés, après tout ce temps – et les entretenir – méritait d’être souligné. Merci donc aux autorités communales.

Parmi les « bonnes idées » aussi – elles sont assez rares et méritent d’être signalées – je me réjouis de la construction, en dessous du pont, de ce Ravel qui permet de relier Comblain-la-Tour à Comblain-au-Pont en toute sécurité. Si nous avions eu ce Ravel à l’époque … nos randonnées vers le marché du jeudi de Comblain-au-Pont auraient été infiniment plus sécurisées.

À propos, savez-vous comment s’appellent les habitants de Comblain-la-Tour ? Et ceux de Comblain-au-Pont ? Eh bien, les « Comblennois » vivent à Comblain-au-Pont et les « Comblinois » à Comblain-la-Tour. Si vous voulez un moyen mnémotechnique, retenez qu’à Comblain-au-Pont, il y a 2 ponts et … 2 n pour les habitants ; à Comblain-la-Tour, il y a 1 pont et … 1 n pour les habitants.

Une fois le pont franchi, on se retrouve le long de la route d’Hamoir à Comblain-au-Pont. Vers la droite, c’est la Rue de la Batterie ( en direction de Comblain-au-Pont ) et vers la gauche, c’est la Rue de Fairon ( vers Hamoir ).

Du coup, nous voilà entré dans un autre quartier : « PO D’LA » … mais ça … c’est pour la prochaine fois.

05/12/2016 – JP Dz

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0593 : COMBLAIN-LA-TOUR : Reconstruction du pont ( Les Echos de Comblain ).
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0594 : COMBLAIN-LA-TOUR : Reconstruction du pont ( Les Echos de Comblain ).
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0595 : COMBLAIN-LA-TOUR : Reconstruction du pont ( Les Echos de Comblain ).
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0596 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama bucolique au bord du pont.
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0597 : COMBLAIN-LA-TOUR : Carte postale.
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0598 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Sur le pont : Accroupis : Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Freddy Motała ; Philippe Rouls ; Debout : ( ? ) ; ( ? ) ; Michel ou Pascal Łagocki ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski.
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0599 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Le drapeau polonais sur le pont.
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0600 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Le drapeau polonais sur le pont.
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0601 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont, vue aérienne.

 

 

0088 – Revisitons Comblain ( 1 ) : le pont

Comblain-la-Tour sans son pont, ça paraît impensable …

En effet, le petit village est construit principalement sur la rive droite de l’Ourthe.
De là, il s’élève progressivement vers Xhoris, Fanson et Hôyemont. Mais pour passer de l’autre côté de la rivière, il n’y a pas tellement d’alternative. Si vous voulez traverser, il vous faudra aller, en amont, jusqu’à Hamoir pour trouver un pont et, en aval, jusqu’à Comblain-au-Pont pour trouver deux ponts.

Pourtant le premier pont de Comblain-la-Tour ne date que de 1873. Avant ça, la seule manière de rejoindre l’autre rive, c’était le gué situé Place du Wez ( voir art. 16 ).

Les 2 cartes postales ( 558 et 559 ) envoyées respectivement en 1904 et 1908 montrent le pont tel qu’il était à l’époque.

Lors de la construction du pont, la route qui longe l’Ourthe – actuellement la N654 – a dû être rehaussée, pour atteindre la hauteur du tablier du pont. Sur la photo 561, on peut voir clairement qu’un remblai important a été nécessaire pour relever la route jusqu’au niveau du pont.

Ce pont n’a subi aucun dommage en 1914. Et pour cause, les allemands – qui s’étaient installés dans le Château Detienne ( notre Centre Millennium ) – craignaient que le pont ait été piégé et explose au moment de leur passage. Ils avaient préféré franchir l’Ourthe … par le Wez.
Plus tard, Ils construiront d’ailleurs leur propre « ouvrage d’art » pour traverser ( voir article 49 ).

Indemne en 1914, notre pont sauta en 1940, sans doute pour empêcher la progression de l’armée allemande. Vu son importance, il fut reconstruit, par l’occupant en 1942.

En septembre 1944, une unité des panzers de « Das Reich » traversa l’Ourthe à Comblain-la-Tour ; c’était l’unique pont encore intact. Elle se rassembla, ensuite, Place du Wez où elle se camoufla avec les perches à haricots des jardins, espérant échapper aux avions de chasse anglais.
Pour protéger leur repli, les allemands finiront par faire sauter le pont, à nouveau, en 1944 !

Cette fois-ci, les résistants voulaient empêcher la destruction de l’ouvrage d’art.

Stratégiquement, les armées alliées en avaient besoin pour repousser les allemands vers l’est. Pour essayer de sauver le pont, les résistants avaient même refermé les chambres de mine du pont avec du béton.
Les allemands furent obligés de doubler les charges d’explosifs et de les placer directement sur le tablier du pont pour le détruire.

Il faudra attendre 1949 pour qu’il soit remplacé par un autre pont, flambant neuf.

Entre 1944 et 1949 … à nouveau Comblain-la-Tour était sans pont !

Pour traverser, on avait installé une sorte de radeau tiré, depuis l’autre rive, par un câble.
Plus tard, une passerelle a même été érigée au-dessus de l’Ourthe. Mais elle était tellement instable qu’on l’avait surnommé : « la passerelle dansante».

Je suis sûr que, si cette passerelle avait été encore là quand nous y étions, elle aurait été une attraction très appréciée et largement utilisée.

07/11/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0558 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0559 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0560 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0561 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0562 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0563 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0564 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0565 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0566 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0567 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0568 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.