0169 – Inondation 2002

Piotr Rozenski nous a expliqué, avec beaucoup de romantisme, la crue de 1980 à Comblain ( article n° 50 :  inondation_1980 ). Malheureusement, ce ne fut pas la seule année où l’Ourthe s’est amusée à perturber nos vacances.

Les photos en annexe illustrent un autre épisode des fureurs de la rivière … en 2002. Ce qui n’était d’ailleurs une surprise pour personne.

Si vous regardez le document 1.196 – extrait d’une carte « Application inondations » de la Région Wallonne – vous constaterez que la maison et le parc sont clairement en zone inondable, en rouge sur le document.
Ces prévisions sont nettement confirmées par les autres photos qui montrent que l’Ourthe « préfère » sortir. Elle est même sortie à plusieurs reprises … et ce ne fut pas sans conséquence.

Mr Paterka, qui avait remplacé Pan Jan comme concierge, s’était installé dans la petite maison au bord de la rivière. C’est lui qui a été, à chaque fois, la première victime des humeurs de l’Ourthe. Au bout de quelques inondations, il a fini par jeter l’éponge ( c’est le cas de le dire ) et déménager.

Savez-vous comment les gestionnaires actuels du Centre appellent, avec beaucoup d’humour, cette petite maison ? « La villa Mississippi ».

En 2002, une fois de plus, les pompiers d’Hamoir sont venus à la rescousse. Ils avaient amené avec eux matériel et embarcations pour évacuer tout le monde.

Comme vous pouvez le constater sur les images, cette évacuation s’est très bien passée. Il n’y a eu ni blessé, ni précipitation, ni panique … au contraire. Les enfants installés dans les barques donnent même l’impression de s’amuser comme des petits fous. Pour eux, c’était une animation comme une autre … peut-être même mieux réussie que les autres. Vive l’insouciance de l’enfance.

Les barques ont été poussées, par les pompiers, vers le fond du parc où l’eau était moins haute. La gentillesse des pompiers et leur professionnalisme n’ont laissé que de bons souvenirs aux « rescapés ».

J’en viens même à me dire … connaissant bien quelques-unes de mes contemporaines … qu’elles aussi auraient été candidates à se faire … « évacuer » par ces pompiers-là … J’imagine déjà la scène …

Les photos du parc sous eau datent du 13 février 2002. Il ne s’agissait donc pas des colonies de vacances de juillet / août, mais des vacances de carnaval. Ce qui est d’ailleurs attesté par les tenues chaudes que les enfants portent.

Dieu merci, une fois de plus, tout finira bien. Les enfants ont eu, cette année-là un épisode de plus à raconter à leurs parents.

30/04/2018 – JP Dz

1196
1.196 : COMBLAIN-LA-TOUR : Inondations : Extrait de « l’Application inondations » de la Région wallonne. En rouge, les zones inondables.
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1.197 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Notre terrain de volley … transformé en piscine.
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1.198 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : L’Ourthe déborde.
1199_2002
1.199 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Balançoires et toboggans sous eau.
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1.200 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Les pompiers d’Hamoir à la rescousse.
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1.201 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Embarquement vers le fond du parc.
1202_2002
1.202 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Embarquement vers le fond du parc.

 

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Śpiewnik – 099 – Kądziołeczka

https://www.youtube.com/watch?v=muuBeS0zST4

Kazała mi moja mama prząść kądziołkę,
Żebym sobie zarobiła na pościołkę.

Oj fik, fik, a gadają, chcę uprząść, a nie dają – kądziołecka.
Oj fik, fik, kądziołecka, oj fik, fik, kosulecka,
Kądziołecka, kądziołecka.

Jo ze swoją kądziołecką pod kominek,
A za moją kądziołecką maminsynek.

Oj jejej, kądziołecka, oj jejej, będzie kiecka – kądziołecka.
Oj jejej, kądziołecka, oj jejej, będzie kiecka,
Kądziołecka, kądziołecka.

Jo ze swoją kądziołecką dalej w żyto,
Ona za mną a dodajko jej się pytom.

Oj fik, fik, a gadają, chcę uprząść, a nie dają – kądziołecka.
Oj fik, fik, kądziołecka, oj fik, fik, kosulecka,
Kądziołecka, kądziołecka.

Jo ze swoją kądziołecką pod koryto,
Ona ściska ja caluję dobre i to.

Oj fik, fik, a gadają, chcę uprząść, a nie dają – kądziołecka.
Oj fik, fik, kądziołecka, oj fik, fik, kosulecka,
Kądziołecka, kądziołecka.

Jo ze swoją kądziołecką buch do sini,
Aby ciebie kądziołeckę diabli wzini

Oj jejej, a gadają, chcę uprząść, a nie dają – kądziołecka.
Oj jejej, a gadają, oj jejej, nie oddają,
Kądziołecka, kądziołecka.

0168 – Revisitons Comblain ( 17 ) : L’Hostellerie Saint-Roch

Lorsque nous étions enfants, pendant les colonies, nous passions quotidiennement devant l’Hostellerie Saint-Roch. À chaque fois, nous nous arrêtions pour lire le menu qui était affiché devant l’entrée ou pour tenter d’apercevoir, à travers les fenêtres, le mobilier et les équipements du restaurant. Il faut dire que le luxe de l’établissement tranchait avec notre « ordinaire » de la maison polonaise.

Plus tard, quand on est devenu adolescent, on se prenait à rêver qu’à notre tour nous irions un jour loger là. C’était le cas pour Eveline et moi. Lorsque nos promenades, main dans la main, nous conduisaient devant l’hôtel et on se disait : « Quand nous serons adultes, nous viendrons passer nos vacances ici … ». Vu de l’extérieur – et vu du haut de nos seize ans – l’établissement paraissait inabordable. C’était un rêve.

Le temps est passé et les années se sont écoulées tellement vite que nous ne les avons pas vus filer.

Pourtant quand mon épouse m’a demandé ce qui me ferait le plus plaisir pour mes 50 ans, j’ai répondu sans hésitation : « Passer un week-end à l’Hostellerie Saint-Roch ». Nous avons donc écrit à Mr et Mme Dernouchamps pour réserver et aussi pour leur expliquer nos origines et notre histoire à la colonie polonaise. Dans ce petit courrier, j’ai mentionné combien leur établissement nous fascinait depuis tant d’années. J’ai raconté nos promenades et nos arrêts systématiques devant ce lieu emblématique.

Notre petite lettre les a profondément touchés. Ils se souvenaient – ni d’Eveline ni de moi bien sûr – mais de ces longues files d’enfants qui piétinaient bruyamment le trottoir depuis tant d’années. Mr et Mme Dernouchamps nous ont réservé un accueil chaleureux et la suite bleue, celle qui donne … sur l’Ourthe.

Durant ce séjour, nous avons pu évoquer le passé avec Mme Dernouchamps. Nous lui avons raconté nos années de colonies polonaises, et elle les nombreuses rencontres et des clients illustres qu’elle et sa famille avaient hébergés. Son plus grand souvenir reste la présence, dans ses murs, de Roger Moore au sommet de sa gloire.

C’était en 1965, lors du festival de jazz. Mme Dernouchamps nous a raconté cette visite inoubliable. La foule des fans était tellement avide d’apercevoir l’immense vedette, qu’il a fallu héberger l’artiste dans la partie privée de l’établissement. Mais rien ne décourageait les groupies. Au point qu’une des vitres du restaurant a été brisée par la poussée des femmes … et leur curiosité. Cette petite vidéo, qui commence sur la terrasse de l’hôtel, illustre toute la difficulté qu’avait « l’homme le plus beau du monde » à s’extirper du bâtiment pour aller rejoindre la scène du festival :

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20170524_01008801/quand-roger-moore-etait-a-comblain-la-tour-quelques-mots-en-francais-et-des-jets-de-tomates

Depuis 2012, l’Hostellerie Saint-Roch est à vendre … avis aux amateurs … si vous disposez de beaucoup de moyens et que vous ne savez pas comment les utiliser, je vous encourage à en devenir le nouveau propriétaire. Au début, le couple Dernouchamps souhaitait vendre l’immeuble avec toutes ses annexes, son mobilier et tout l’équipement pour que le commerce puisse reprendre directement avec de nouveaux patrons. Finalement, devant le manque de candidats acquéreurs, ils se sont résolus à vendre le mobilier et les équipements séparément … et à un prix modique. C’est donc le week-end du 9 au 11 septembre 2016 ( c’est-à-dire exactement une semaine avant notre 2ème rencontre des Anciens de et à Comblain ), que s’est déroulée cette vente assez spéciale, je dirais même « mythique » à nos yeux … Cette autre vidéo montre le couple en pleins préparatifs pour la vente. On ressent bien toute l’émotion de ces gens qui ont veillé sur  l’hostellerie Saint Roch pendant … 40 ans :

https://www.rtc.be/video/info/hostellerie-st-roch-tout-est-a-vendre_1471964_325.html

23/04/2018 – JP Dz

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1.185 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Vue sur l’ensemble du quartier.
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1.186 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Vue à partir de la Rue du Parc.
1187
1.187 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Vue à partir de l’autre côté de l’Ourthe.
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1.188 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Le petit salon.
1189
1.189 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Le restaurant.
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1.190 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Vers les chambres et les suites.
1191
1.191 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Quelques parties de l’hôtel.
1192
1.192 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : L’hôtel dans son environnement.
1193
1.193 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2006 : L’Hostellerie Saint-Roch : Recouvert de lierre.
1194
1.194 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Monsieur et Madame Dernouchamps / Cawet.
1195
1.195 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Le petit mot gentil que nous avait écrit Madame Dernouchamps avant notre séjour.

 

Śpiewnik – 098 – Trudno

https://www.youtube.com/watch?v=am4KmK05piE

Świeć miesiącku w okno twoje
Wyjdź Kasiańko w syrce moje
Trudno u cha cha trudno
Wyjdź Kasiańko w serce moje.

Kasia wysła w ganku stała
Modre ocka zapłakała
Trudno u cha cha trudno
Modre ocka zapłakała.

Cemu płaces cemu dumas
Cy to do mnie serca ni mas
Trudno u cha cha trudno
Cy ty do mnie serca ni mas.

Ni mam serca ni ochoty
Boś ty łajdak do roboty
Trudno u cha cha trudno
Boś ty łajdak do roboty.

Do roboty to postoi
Do kochania to się stroi
Trudno u cha cha trudno
Do kochania to się stroi.

Do roboty psy leniwy
Do kochania aż za chciwy
Trudno u cha cha trudno
Do kochania aż za chciwy.

 

0167 – Comblain … l’estrade

Comblain-la-Tour n’est pas – et n’a jamais été – un îlot d’exception planté quelque part au milieu d’un océan d’autres choses. Au contraire. Comblain est – et a toujours été – un catalyseur … une sorte d’estrade vers où nous montions pour exprimer notre fierté d’être polonais.

Tout autour de Comblain, dans toutes les régions de Belgique, s’étaient déjà organisés des « noyaux de résistance » d’une communauté polonaise exilée, mais parfaitement à l’aise dans son nouvel environnement. Je parle de « noyaux de résistance » parce que cette diaspora se singularisait, en même temps, par l’exaltation des valeurs et de la culture polonaise et par le rejet du système politique en place dans le pays à ce moment-là.

Du coup, pour nous différencier des autres, nous nous disions « libres » et pour marquer le coup – si j’ose dire – on insistait pour que la couronne soit replacée sur la tête de l’aigle blanc qui symbolise la Nation.

L’Histoire adore les symboles … elle les cultive. Et puis, quand elle passe à autre chose, elle a une tendance à minimiser, à oublier ce qu’elle considérait comme essentielle. C’est ainsi qu’aujourd’hui, Dieu merci, toutes ces rivalités paraissent puériles. Mais ce n’est pas une raison pour gommer l’incroyable richesse que cette période d’exaltation a fait naître, croître et s’épanouir. Nous sommes les fils et les filles de cet enthousiasme.

Entre Oublier et Publier, il n’y a qu’une seule lettre de différence, et elles se suivent dans l’alphabet. Mais si Oublier, c’est laisser mourir … Publier, c’est faire revivre.

Et donc, quand nous montions vers Comblain, c’était aussi pour affirmer notre identité. Pas étonnant, dès lors, que les costumes folkloriques – le krakowiak en tête – faisaient souvent partie de l’ambiance. Si vous retournez en arrière, vers les centaines de photos déjà publiées sur le blog des Anciens de Comblain, vous verrez que ces habits traditionnels sont omniprésents … en voici encore d’autres …

Ils témoignent de l’engouement pour nos traditions et illustrent le foisonnement des initiatives qui fleurissaient aux quatre coins d’un royaume qui n’était pourtant pas le nôtre.

Bien sûr, quand des « nouveaux polonais » débarquaient à Comblain, ou partout ailleurs où nous étions implantés, ils s’amusaient de nos chants d’un autre temps … de nos coutumes anciennes que parfois même en Pologne on avait oublié. Même la façon de nous exprimer leur paraissait bizarre. Nous étions un peu comme les Acadiens pour les français. Nous, nous étions fiers de leur montrer comme nous dansions le krakowiak, le kujawiak, le góralski, la mazurka et toutes les autres valses et polkas … eux ne comprenaient pas notre acharnement à vouloir perpétuer ces aspects surannés auxquels ils ne s’identifiaient plus …

La querelle des Anciens et des Modernes, ce n’est pas nouveau … l’histoire regorge d’exemples.

Ce qui est marrant, autant que symbolique, c’est que cette « querelle » s’exprime aujourd’hui encore par nos préférences … nous préférons nos valses, nos polkas et nos obereks, eux ne jurent que par le Disco-polo !

Si tous les désaccords du monde pouvaient être aussi « pas graves » … le monde serait merveilleux.

N’empêche qu’on ne lâchera pas le morceau … aussi « pas grave » soit-il. Ils n’échapperont pas à nos souvenirs.

L’immense majorité des enfants et des ados qui sont passés par Comblain, sont aussi des Anciens des KSMP, des scouts, des membres des Związek Polaków, des enfants des écoles polonaises, … et ils sont tous montés un jour sur des estrades pour représenter leur pays.

Comment parler de Comblain-la-Tour sans mettre en lumière cet éclairage-là ? Nous allons donc ouvrir un nouveau chapitre, un nouveau thème, consacré à nos « exploits folkloriques ». Parce qu’aujourd’hui encore, nous vibrons pour les mêmes choses.

Le spectacle grandiose que nous a offert, ce samedi, l’ensemble Spotkanie, pour son 45ème anniversaire est l’apothéose de cette âme polonaise qui sommeille en chacun de nous. C’était tout simplement … parfait.
Et on ne peut que se réjouir d’appartenir à ce monde-là.

16/04/2018 – JP Dz

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1.177 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Costumes folkloriques pour ognisko : Ks Kurzawa ; Georges Załobek ; … ; Fabienne Laffut ; Irena Malek ; Nathalie Haine ; Hélène Piech ; Nathalie Malec ; … ; Piotr Rozenski ; Thérèse Spiewak ; Béatrice Laffut ; … ; Richard Chwoszcz ; Marysia Swiderski, la femme de Kazik et la maman de Dorothée, Véronique et Vincent ; Monique Paluszkiewicz ; Véronique Swiderski ; Nathalie Swiderski ; Vincent Swiderski ; …
1178_1979
1.178 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Costumes folkloriques pour la montée du drapeau : Piotr Maj ( ? ) ; Richard Chwoszcz ; Georges Załobek ; Michel Pająk ; Freddy Motała ; Michel Konarski ; … ; Béatrice Laffut ; Elisabeth Rozenski ; Fabienne Laffut ; Nathalie Malec ; Hélène Piech ; ( ? ) ; Irena Malek ; Pani Bardo ; ( ? ) ; Andrei Makarov ; le séminariste Kz Kazik  ; Ksiadz Czesław Kiek ; Mr Paperka ; Ks Kurzawa ; David Brismez  et sa sœur.
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1.179 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1963 : Costumes folkloriques pour ognisko : ( ? ) ; … ( ? ).
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1.180 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1963 : Costumes folkloriques pour ognisko : ( ? ) ; … ( ? ).
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1.181 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Costumes folkloriques pour la messe : Tomek et Piotrek de Varsovie ; Michel Pająk ; le séminariste Kz Kazik ; Alice Golusinski ; Eva Malec ( ? ) ; ( ? ).
1182_1979
1.182 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Costumes folkloriques pour ognisko : ( ? ) ; … ; Michel Pająk ; Ks Kurzawa ; … ; Georges Załobek ; Irena Malek ; …
1183
1.183 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Costumes folkloriques pour Powitania lata : L’ensemble Wisła avant son spectacle.
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1.184 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Costumes folkloriques pour Powitania lata : L’ensemble Wisła avant son spectacle.

 

Śpiewnik – 097 – Kawaliry

https://www.youtube.com/watch?v=DQHXBI-MGrs

Po cóześta kawaliry, przyśli ?
O-jo-jo-joj !
Moja izba nie do wasyj myśli,
O-jo-jo-joj !
Moja izba nie do wasyj myśli,
O-jo-jo-joj !

Moja izba z ciosanego drzewa,
O-jo-jo-joj !
Nie takigo kawalira trzeba,
O-jo-jo-joj !
Nie takigo kawalira trzeba,
O-jo-jo-joj !

Oj, trzeba mi kawalira pana,
O-jo-jo-joj !
Nie takiego, jak ja jezdem sama,
O-jo-jo-joj !
Nie takiego, jak ja jezdem sama,
O-jo-jo-joj !

Zebym za nim piechty nie chodziła,
O-jo-jo-joj !
W seść par kuni karytą jeździła,
O-jo-jo-joj !
W seść par kuni karytą jeździła,
O-jo-jo-joj !

Zeby była karyta z oknami!
O-jo-jo-joj !
Zeby były kunie pod piórami,
O-jo-jo-joj !
Zeby były kunie pod piórami,
O-jo-jo-joj !

Chyba żebym ciebie pokochała,
O-jo-jo-joj !
To bym piechty i boso biegała,
O-jo-jo-joj !
To bym piechty i boso biegała,
O-jo-jo-joj !

0166 – Balançoires, carrousels et toboggans

Les photos d’aujourd’hui semblent directement sorties d’un catalogue de vente de jeux et d’équipements de plein air ! On y voit des enfants sagement installés sur des toboggans, des carrousels et autres portiques. On s’attend presque à voir, juste en dessous, une légende du genre : « Voyez comment ces enfants sont heureux d’utiliser les toboggans « truc-much » et les balançoires « machin-chose. Si vous voulez voir vos enfants aussi satisfaits, n’hésitez pas à acheter nos modèles en stock ! ».

Et c’est vrai, que nous adorions passer du temps sur ces engins-là. D’ailleurs, il y avait souvent la queue. Nous filions vers le terrain de volley, après chaque repas, pour être les premiers à nous balancer … mais il fallait être rapide … les places étaient chères. Heureusement, en bonne cohabitation, et devant l’impatience des retardataires, les premiers venus finissaient toujours par partager leur temps de lévitation. Les frustrations restaient de courte durée. Par contre, les cris de joie, et parfois de frayeurs, n’arrêtaient jamais.

On aurait pu proposer ces photos à des publicistes … il y avait là du bonheur à revendre … mais personne n’y a pensé. Personne d’ailleurs ne pensait à tirer profit de quoi que ce soit. Ce n’était pas encore « à la mode » de se faire sponsoriser. Le seul plaisir que nous connaissions, c’était celui de vivre intensément l’instant présent.

Il n’y a pas de doute, ces installations ont été bien amorties. Nous y avons usé nos fonds de culotte. On ne peut que remercier les responsables de l’époque d’avoir toujours veillé à nous offrir ce qui se faisait de mieux comme jeux de plein air. Même si parfois l’attraction était un peu dangereuse, comme cette fameuse balancelle qui a tant coincé de doigts ! Finalement, c’est nous qui étions plus dangereux que ces installations. La preuve, combien en avons-nous abîmé ? Et que sont-elles devenues ?

Soyons clairs, tout le monde se fiche éperdument de savoir où sont passés les quelques piquets, plus ou moins colorés, les quelques bouts de bois et de fer, les cordes et les planchettes, plus ou moins usées, qui composaient chacun de ses équipements ; bien sûr qu’on s’en fiche. Le côté matériel des choses n’a finalement que peu de valeur … mais le temps que nous y avons passé … le plaisir que nous avons pris … et l’insouciance … ça n’a pas de prix.

« C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante » disait le renard au petit Prince.

Je ne pense pas que nous avons perdu notre temps à nous balancer au gré de nos envies. On ne perd jamais son temps quand on s’en sert pour se faire plaisir ; pas plus hier qu’aujourd’hui. Ne croyez pas tous ces fâcheux qui essayent de nous culpabiliser, qui prétendent que le temps, c’est de l’argent, qui nous conseillent de « rentabiliser » chaque instant de notre existence … Pour peu qu’on les écoute, ils finiront par nous encourager à nous soumettre … à tendre la joue droite quand on nous frappe sur la joue gauche … et puis quoi encore ?

Moi, je vais mettre une des photos d’aujourd’hui comme fond d’écran sur mon ordinateur. Je veux me souvenir toujours que le bonheur c’est léger comme un petit tour en balançoire. Chaque fois que j’allumerai mon ordinateur, il me rappellera qu’on peut – l’espace d’un instant – échapper à la pesanteur …

Et si vous me permettez de vous donner un conseil, mettez-vous en vacance, trouvez-vous un carrousel ou un manège ( ou un rocking-chair, ce sera … bientôt … plus de notre âge ), replongez-vous dans vos émotions d’enfant, prenez le temps de regarder les nuages et ayez le courage de dire : « Finalement … tout le reste … on s’en balance ! »

Croyez-moi, si aujourd’hui, nous éprouvons tant de plaisir à l’écriture et à la lecture de ces petits fragments de notre passé, c’est peut-être que nous avons trouvé ici – ensemble – enfin – comment dire « au revoir » à notre enfance …

09/04/2018 – JP Dz

1172
1.172 : COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans : Pyramide sur le carrousel : ( ? ) ; Annie Paluszkiewicz ; Vincent Swiderski ; Gisèle Wojas ; André Wojas ; ( ? )..
1173_1975
1.173 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Balançoires, carrousels et toboggans: Ca se bouscule sur le toboggan : ( ? ) ; Véronique Swiderski ; Annie Kiełtyka ; Béatrice Laffut ; Nathalie Swiderski ; Hélène Piech ; ( ? ).
1174_1977
1.174 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1977 : Balançoires, carrousels et toboggans : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1175
1.175 : COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans : Jurek Stoj ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).
1176
1.176 : – COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans.