0205 – Le mystère du fond de l’Ourthe

De tout temps, Comblain-la-Tour a fasciné les enfants que nous étions … Nous avons laissé là nos imaginations se libérer. On ne comprenait pas tout … mais, avions-nous vraiment envie de tout comprendre ? « Rien n’est plus beau qu’une clé tant qu’on ignore ce qu’elle peut ouvrir … ». Alors, quand nous tombions sur ce qui nous paraissait être une énigme, nous étions passionnés. Et en même temps, se confronter à des réalités intangibles et irréfutables nous titillait aussi … et nous titille toujours.

C’est sans doute un peu pour ça que nous avons décidé de créer le thème des « Revisitons Comblain » … pour refermer définitivement quelques énigmes … mais aussi pour libérer de la place et donner du grain à moudre à nos fantaisies … histoire de rester jeunes dans sa tête.

C’est sans doute un peu pour ça aussi que, lors de notre dernier week-end des Anciens à Comblain en septembre 2018, vous avez « flairé » une nouvelle énigme à résoudre, un nouveau challenge, une bonne excuse pour offrir à nos rêveries quelques épisodes supplémentaires. Certains d’entre vous m’ont même entraîné sur place pour constater de visu et témoigner sur ce nouveau « Mystère du fond de l’Ourthe ».

Effectivement, tout laissait à penser que nous étions face à une énigme ! En plein milieu du parc, l’Ourthe laissait apparaître, tout au fond de son cours, comme une construction humaine … comme un U en pierre, trop parfait pour être l’œuvre du hasard ! On aurait dit l’ébauche d’un pont, d’une passerelle ou d’un autre ouvrage d’art dont l’utilité ne sautait pas aux yeux ! Les photos 1.530, 1.531 et 1.532 sont bien garantes que ce n’était pas une hallucination collective. Mais alors … pourquoi n’avons-nous jamais rien vu ? Nous avons joué là des centaines de fois, nous nous sommes installés à cet endroit précis ( pour fréquenter ) des quantités de fois … sans jamais rien voir !

Il faut dire que la sécheresse de cet été a été exceptionnelle. Le niveau de l’Ourthe n’a sans doute jamais été aussi bas. Ceci explique pourquoi nous n’avons jamais vu cette construction … mais pas pourquoi cette construction est là ! Et voilà que nos imaginations s’enflamment à nouveau … Chacun y est allé de sa petite théorie : « C’était une passerelle ou un pont. C’est sûr » ; « C’est sans doute l’armée allemande quand elle occupait l’hôtel, pendant la première guerre mondiale, qui a commencé à construire un rempart ou un abri pour résister … » ; « Ou alors, c’est une rampe ou un quai de chargement ». Nous avons tout entendu. C’est magnifique de voir les imaginations s’emballer ! Je suis presque triste de vous contredire aujourd’hui. Parce que bien sûr, nous avons mené l’enquête … ou plus tôt, j’ai demandé à René Defossé, notre plus fin limier de la vallée de l’Ourthe, de mener l’enquête.

René a tôt fait de percer le mystère. Moi, j’ai préféré vous laisser un peu « mariner » avant de vous livrer les explications scientifiques et historiques que René m’avait livrées. Tout est clair à présent. Les éclaircissements sont venus d’un livre : « Mille ans de navigation sur l’Ourthe et ses affluents », écrit en 1973 par Robert Dalem et André Nelissen. On y apprend que, toutes sortes de constructions humaines ( ce n’est pas un pléonasme, tant on peut voir sur les bords de la rivière des constructions de … castors ), ont été élaborées dans le lit de l’Ourthe :

Les « vennes », qui servaient à retenir les poissons, et accessoirement à empêcher les eaux de s’écouler trop rapidement, les « rèles », qui étaient constituées d’un mur construit au moyen de grosses pierres et qui jouaient le rôle de digues pour éviter que les « crasses » entravent la navigation, les « bârèdjes » destinées à créer une réserve d’eau suffisante aux bateaux pour continuer, et d’autres encore … mais aucune de ces explications ne correspondant à la construction que nous avons pu voir dans le parc …

Pour comprendre pourquoi ce muret est là, il faut se rapporter à un article publié dans les Anciens de Comblain où j’évoquais la construction du « Canal de l’Ourthe » ( article n° 149 ). Mais les auteurs du livre, cité plus haut, attirent notre attention sur le fait que la « canalisation de l’Ourthe » » et le « canal de l’Ourthe » sont, en fait, deux choses essentiellement différentes. Même si les deux projets avaient le même but : la jonction entre la Meuse et le Rhin.

Concrètement – et en vous évitant une foule de détails – on dira que la canalisation de l’Ourthe, œuvre de Remy de Puyd, date de l’époque hollandaise et démarre en 1827. Il s’agissait ici d’atteindre la jonction en utilisant le lit propre de l’Ourthe sur toute sa longueur. Bien sûr, pour la rendre navigable, on construira dans la rivière des écluses ( 215 écluses ). La structure que nous avons observée en septembre est le vestige d’une de ces écluses. Ce projet finira par être abandonné !

Le Canal de l’Ourthe, projet suivant ( 1847 ), consistait à creuser une nouvelle tranchée parallèle à la rivière et … bien sûr, plus question de se servir des ouvrages terminés ou en voie d’achèvement. On fait table rase de tout ce qui a été fait et on recommence ! Pas une seule des écluses ébauchée sous le régime hollandais ne servira pour le nouveau projet. Et donc, Notre écluse n’aura jamais servi ! Notez que ce canal sera achevé jusque Comblain-au-Pont en 1857 et que d’immenses travaux de creusement viendront « ouvrir en deux » Comblain-la-Tour … pour finalement être abandonnés ! La tranchée sera rebouchée pour servir d’assiette à la ligne de chemin de fer.

L’énigme est ainsi résolue. Permettez-moi quand même d’ajouter que si notre écluse n’a jamais servi … nous, à chaque fois qu’on nous a servis, on a pas mal « éclusé ».

Mais rassurez-vous, je ne vais pas vous laisser sans une nouvelle énigme à cogiter. Ce ne serait pas gentil.

Voici donc l’énigme suivante … Lors de ce fameux week-end, Eveline et moi dormions dans la chambre n° 8. C’était en son temps la chambre de Ks Kurzawa. Depuis, 2015, nous avons déjà dormi-là à plusieurs reprises. Pourtant, il y a quelque chose que nous n’avions jamais vu ! Sur le mur, juste à côté de la fenêtre, caché par la tenture, une inscription ! Je vous laisse la découvrir sur la photo 1.535. Je vous donne ma parole que c’est vrai et que ce n’est pas nous qui l’avons inscrite ( ce serait du vandalisme ). Mais alors … ?

07/01/2019 – JP Dz

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1.530 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2018 : L’Ourthe au niveau du milieu de parc.
1531
1.531 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2018 : L’Ourthe au niveau du milieu de parc.
1532
1.532 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2018 : L’Ourthe au niveau du milieu de parc.
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1.533 : Mille ans de navigation sur l’Ourthe et ses affluents : Couverture du livre écrit par Robert Dalem et André Nelissen.
1534
1.534 : Mille ans de navigation sur l’Ourthe et ses affluents : Page 104, paragraphe consacré à la construction que nous avons découvert dans l’Ourthe.
1535
1.535 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2018 : Mystère de la chambre 8.

 

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0203 – Le tilleul

Il y a une autre odeur qui nous rappelle systématique Comblain … celle du tilleul.
Celui qui pousse un peu trop près de la petite maison au bord de l’Ourthe ( la villa Mississippi ).
Celui en dessous duquel nous cherchions un peu d’ombre quand le soleil « piquait » trop.

Son odeur nous accueillait déjà tôt le matin, quand nous sortions, en slip, de nos chambres pour nous laver à l’eau froide, tous alignés devant l’auge en pierre adossée au mur de la petite maison. Et quand nos ablutions se transformaient en bataille d’arrosage, c’est le tilleul qui nous servait en même temps de bouclier et de paravent.

Il en a vu passer ce tilleul des garnements, des espiègles, des chenapans et des mauvaises graines. Et il a survécu à tout. D’autres arbres du parc, pourtant plus imposants et robustes, se sont laissés aller. Lui résiste. Il me fait penser à un autre tilleul … celui de Dominique Stefanski … vous en avez déjà entendu parler ? Non ? Alors je ne résiste pas au plaisir de laisser Dominique vous raconter son histoire :

« Je revois comme si c’était hier, ce 25 juin où nous avons reçu les clés de la maison pour la première fois. Elle était aussi vide que le jardin était plein de broussailles et de mauvaises herbes.

Nous étions pressés d’installer notre petit confort et chaque jour, on découvrait les mille et une petites choses qui nous manquaient pour faire fonctionner la maison …

 Quand j’ai entrepris de m’occuper du jardin, ce n’était qu’une mer de ronces recouvertes de liserons dont les fleurs blanches ondulaient comme de l’écume sur ces vagues conquérantes … Pour le jardin aussi, il fallait faire quelques acquisitions et j’ai commencé par acheter des gants de jardin et un petit sécateur, et je suis partie à l’assaut de cette petite jungle épineuse. Les ronces éliminées, de jolies plantes ont commencé à réapparaître çà et là, un rosier ancien très parfumé, des ancolies et bien d’autres fleurs qui profitaient de l’éclaircie pour reconquérir ce qui avait été leur espace …

 C’est là que j’ai vu un petit tilleul, à peine plus haut qu’un céleri … Je l’ai coupé net, mais à regret car il poussait trop près du mur … L’année suivante, il est revenu et l’année d’après aussi … Et moi, à chaque fois « tchac » un coup de sécateur … Puis pendant un an ou deux et plus, je n’ai plus trop fait le jardin car j’avais trouvé dans des choux, quelques jeunes pousses qui m’occupaient et m’en tenaient éloignée…

 De retour au jardin, j’ai constaté que mon sécateur n’était plus assez grand pour couper le tilleul entêté et j’ai pensé acheter une cisaille … Le temps de trouver une cisaille, il avait encore grandi et j’ai pensé qu’il me faudrait une scie … Le temps de trouver une scie … le voilà qui était hors d’atteinte de mes velléités « arasoires » !

 Aujourd’hui, le parfum de ses fleurs embaume tout le quartier et il bourdonne de la vie de tous ces petits insectes qui se repaissent de son nectar … Il est là, immense, magnifique, volontaire et tout engoncé …
Ce 25 juin, c’était il y a 28 ans et on s’était marié l’avant-veille, le 23 … Depuis, on a agrandi la famille, la maison, la troupe d’animaux … on a des tas d’accessoires, d’ustensiles, d’outils de jardin et toujours un tilleul … Je me dis qu’il me faudrait peut-être une pelle mécanique pour déplacer… le mur.
 ».

Dominique Stefanski

Si j’ai souhaité partager avec vous cette histoire magnifique, racontée avec tant de poésie, c’est que ce tilleul – qui a choisi de s’implanter à Fontaine l’Evêque – mérite toute notre admiration. Par certains côtés, il me fait penser aux Anciens de Comblain … qu’on avait plantés là, à Comblain … qui ont poussé, grandi … qui ont connu d’autres horizons, mais qui reviennent inlassablement … qui s’accrochent … qui résistent … qui prennent racine.

Du coup, j’ai envie d’avoir un autre regard sur Notre tilleul … celui de Comblain … celui qui s’accroche trop près de la villa Mississippi. J’ai furieusement envie de le protéger, de l’adopter, d’en faire un emblème, un symbole. Et si on en faisait Notre arbre ?

24/12/2018 – JP Dz

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1.512 : COMBLAIN-LA-TOUR : Autour du tilleul : Construction du bâtiment rouge.
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1.513 : COMBLAIN-LA-TOUR : Autour du tilleul : Derrière : Richard Chwoszcz ; Georges Załobek ; Mr Józef Rzemieniewski ; ( ? ) ; Mr Bolesław Chwoszcz ; Rangée du milieu : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pan Jan ; ( ? ). A l’avant plan : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.514 : COMBLAIN-LA-TOUR – mai 2005 : Autour du tilleul : Classes vertes de Bruxelles.
1515_2005
1.515 : COMBLAIN-LA-TOUR – mai 2005 : Autour du tilleul : Classes vertes de Bruxelles.
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1.516 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Autour du tilleul : Henryk Tomczak ; André Karasiński ; Marie-Françoise Fiutowski ; Sophie Nowak ; Marie-Louise Dupont ; Anne-Marie Gilson ; ( ? ) ; Kazimierz Miksiewicz et Martine.
1517
1.517 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Autour du tilleul : Jean-Pierre Dziewiacien ; Marilyne Desmet ; Bénédicte Druszcz ; Géniu Bujanowski ; Isabella Cosaro ; Dominique Stefanski ; Wilma Di Costanzo ; Irek Mrzygłod ; Henryk Tomczak.
1518
15.18 : COMBLAIN-LA-TOUR : Autour du tilleul.
1519
1.519 : COMBLAIN-LA-TOUR : Autour du tilleul : Accroupis : Katty Swiderski ; Casimir Nowicki ; Géniu Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Dorota Druszcz ; Debout : François Chwoszcz ; Krystiane Wochen ; Georges Persich ; André Karasiński ; Marie-Louise Dupont ; Betty Nowicki ; Anna-Rita Centurione ; Alain Crucifix ; Aline Bień ; Daniel Dizant ; Isabella Cosaro ; Dominique Ogonowski ; Hélène Piech ; Monica Nauschutz ; Regina Gymza ; Zuhal Gunal ; Anne Wuidar ; Czesiu Kucharzewski ; Dominique Santenoy ; Pierre Front.

 

0112 – Dans le parc … en couleur

Avec le temps, les photos sont devenues « en couleur » et … plus nombreuses.
C’est vrai que dans les années soixante, nous n’étions pas nombreux à posséder un appareil de photos. Seuls les plus anciens, ceux qui travaillaient déjà, pouvaient s’en offrir un. Parfois, les parents, avaient compris l’importance d’immortaliser les scènes joyeuses de ces moments d’exception. Mais dans la plupart des cas, la priorité n’était pas là. De cette époque, les témoignages sont limités … même si je suis persuadé qu’il reste, au fond de tiroirs oubliés, quelques trésors qui mériteraient d’être remis en lumière.

Difficile de dire quand la couleur est arrivée. Notre action a pour thème d’évoquer une période qui couvre de 1961 à, plus ou moins, 1981, soit une vingtaine d’années … une génération. Sauf que les jeunes qui sont passés par Comblain, ne revenaient là, en moyenne, que 6 ou 7 ans d’affilée. Du coup, ce sont trois générations différentes qui se sont succédé ; en moyenne évidemment.

Certains d’entre nous ne sont venus qu’une seule fois … et en gardent un souvenir impérissable. D’autres, sont revenus « une paire » de fois, sans vraiment pouvoir dire combien d’années … ni quelles années exactement. D’autres encore étaient des acharnés qui ont largement dépassé la moyenne. Je suis sûr que le record absolu doit être détenu par Jerzy Bardo … évidemment. Comme ses parents étaient omniprésents, Jerzy était toujours là … depuis tout petit. Il a connu tout le monde, toutes les générations, tous les « turnus », toutes les évolutions.

Si la première génération – celle qui commence en 1961 – se caractérise et se reconnaît facilement par des photos en noir et blanc, la troisième, se singularise par la couleur. Entre les deux, il y a la génération de la transition, du passage à la polychromie, où nous sommes nombreux à apparaître d’abord en noir et blanc et pour finir, en couleurs. En noir et blanc ou en couleurs, toutes ces photos, tous ces témoignages sont d’une égale importance … ; ils restituent, chacun avec leurs nuances propres, la variété et l’étendue des souvenirs, la palette des émotions et des sentiments … Aussi, les retrouver devient urgent.

Depuis le début de l’aventure des Anciens de Comblain, nous avons déjà présenté 735 photos sur le thème de Comblain d’avant et actuelles … mais le stock s’épuise ! Bientôt, on n’aura plus rien à vous offrir … et ce serait bien dommage.

C’est donc un appel essentiel à la continuation de notre projet qu’on vous lance aujourd’hui : s’il vous plaît, fouillez vos tiroirs, vos greniers et ces boîtes à chaussures qui permettaient de ranger les vieilleries … allez rouvrir vos albums d’adolescence, ceux de votre famille … évoquez, autour de vous, notre croisade commune … fouinez, furetez, sondez, explorez, perquisitionnez et … surtout, retrouvez-nous encore des photos !
Et rassurez ceux qui hésitent encore à prêter … les documents seront scannés et rendus, le plus vite possible, à leurs propriétaires respectifs. Merci de faire écho à notre demande, merci d’avance pour votre implication.

En attendant, nous, on avait envie de rendre, au parc de Comblain, un peu de ses humeurs d’antan … histoire de donner un peu de mémoire à l’éphémère, de donner un peu de consistance aux souvenirs …

Alors, nous avons décidé d’organiser, dans le parc, une gigantesque exposition de photos. Nous sommes sûrs que vous serez nombreux et que vous aurez plaisir à déambuler entre les arbres tout en redécouvrant, ensemble, nos souvenirs d’enfance.
Cette exposition sera accessible le dimanche 25 juin 2017 lors de la grande manifestation de Powitanie lata.

Quel bonheur ce sera de vous y retrouver.

10/04/2017 – JP Dz

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0727 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Mr et Mme Piech ; ( ? ) ; ( ? ) ; Christine Piech ; Anne-Marie Kantyka.
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0728 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Hélène Piech ; Christine Piech.
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0729 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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0730 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Annie Korek.
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0731 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Le moniteur Janek Konarski ; ( ? ) ; … ; derrière, Alexis Łagocki ; ( ? ) ; ( ? ).
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0732 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Béatrice Laffut ; Michel Konarski ; Fabienne Laffut ; Freddy Motała.
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0733 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Freddy Motała ; Fabienne Laffut.
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0734 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Béatrice Laffut ; Michel Konarski ; Fabienne Laffut.
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0735 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Dans le parc, en couleur : ( ? ) …

 

0111 – Dans le parc … en noir et blanc

Cette série de photos en noir et blanc illustre bien le bonheur que nous avions à être dans le parc de Comblain. Qu’elles soient individuelles ou en groupe, on imagine le plaisir et l’envie d’immortaliser des instants précieux.

On y reconnaît des visages qu’on a bien connus, d’autres qu’on connaît encore et qui font partie de notre petite communauté. Certaines sont improvisées, d’autres « mises en scène ». Le tout respire la tendresse et l’amitié.

Nous avons laissé là le meilleur de notre adolescence. Le parc résonne encore des prénoms qui le hantent : Zdziszek, Stefcia, Franek, Andzej, Sophie, Irène, Yollande, Jean-Jean, Christian, Yurek, … Il n’a pas tout à fait oublié les comptines qu’on improvisait pour embêter les moniteurs : « Yurek, ogórek, kiełbasa i sznurek ».

Après nous, le parc a dû se sentir un peu seul … un peu déserté. Heureusement, aujourd’hui, d’autres enfants ont envahi les lieux, d’autres cris ont remplacé les nôtres, d’autres jeux ont été réinventés, d’autres chansons y sont entonnées … Parfois, les nouveaux airs qui ont la cote sont « surprenants » …

Nous, nos préférés, c’était plutôt la naïve « Piękna Hanisia » ou la dynamique « Poszła Karolinka do Gogolina ». On chantait avec plaisir « Kukułeczka kuka … Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha ! ». Aujourd’hui, le répertoire est plus moderne, il est le reflet de ce qu’on entend dans les médias polonais.

En ce moment, si vous vous promenez dans le parc de Comblain en juillet, vous entendrez certainement les enfants chanter : « Jesteś szalona » ( traduction = Tu es tarée ) ! Vous ne connaissez pas ? Pas grave … vous trouverez ci-dessous et les paroles et le lien qui permet d’écouter.

Pas sûr que notre Ks Kurzawa aurait apprécié … ni qu’il nous aurait encouragé dans cette voie-là … mais autres temps, autres mœurs … Et puis, c’est ça aussi l’adolescence … oser, bousculer les limites, aller plus loin, et faire sentir aux plus âgés qu’il est temps de « vous pousser un peu pour nous laisser plus de place » …
Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps que ça, c’est nous qui poussions … c’est nous qui pensions que c’était … « à notre tour » … mais que cela ne nous empêche pas de chantonner « Jesteś szalona » à notre tour, car après tout, la jeunesse ce n’est pas une question d’âge mais d’état d’esprit !

03/04/2017 – JP Dz

Jesteś szalona

https://www.youtube.com/watch?v=62Y_OArMGOk

Miłość odchodzi, słyszę znów z twoich ust.
Zawsze prawda miała jakiś sens.
Te dni jak bajka, piękne jak tysiąc róż.
Gdy się śmiałaś zawsze no i cześć.

Jesteś szalona mówię ci, zawsze nią byłaś
skończ już wreszcie śnić.
Nie jesteś aniołem, mówię ci.
Jesteś szalona. 
Jesteś szalona mówię ci, zawsze nią byłaś
skończ już wreszcie śnić.
Nie jesteś aniołem, mówię ci.
Jesteś szalona.

Na pożegnanie dajesz mi uśmiech swój. 
Gdy odchodzisz wszystko burzy się.
Kochałem cię i twe szaleństwa mocno tak.
Gdy się śmiałaś zawsze no i cześć.

Jesteś szalona mówię ci, zawsze nią byłaś
skończ już wreszcie śnić.
Nie jesteś aniołem, mówię ci.
Jesteś szalona. 
Jesteś szalona mówię ci, zawsze nią byłaś
skończ już wreszcie śnić.
Nie jesteś aniołem, mówię ci.
Jesteś szalona.

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0718 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Zdzisław Goch ; Richard Materna ; ( ? ) ; Zdzisław Blaszka ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0719 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : ( ? ) ; … ; Hélène Goch ; ( ? ) ; … ; Stéphanie Goch ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0720 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Christian Wala ; Zdzisław Goch ( collection Zdzisław Blaszka ).
0721
0721 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Zdzisław Blaszka ; ( ? ) ; … ; Jurek ( ? ) ; …( ? ) ; André Karasiński ; ( ? ) ; … ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0722 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Stéphanie Goch ( collection Zdzisław Blaszka ).
0723
0723 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Jurek ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Zdzisław Blaszka ( collection Zdzisław Blaszka ).
0724
0724 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Yollande Hordynska.
0725
0725 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Thérèsia Swierkowicz ; ( ? ).

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0726 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Richard Musiał ; Sophie Swierkowicz ; François Chwoszcz ; Irène Musiał, KSMP Liège.

 

0106 – Notre parc … merci Dr Wilczek

Par Piotr Rozenski : 

La Rue du Parc, celle qui traverse le cœur du village de Comblain-la-Tour, évoque chez la plupart d’entre nous des souvenirs indélébiles. Certains moniteurs se rappelleront avec bonheur la pharmacie : chose compréhensible, étant donné les maux de tête dont ils souffraient à force de passer leurs journées à jouer avec des enfants ( dépassant allègrement le seuil critique de 150 décibels ) et leurs nuits à … faire je ne sais quoi … D’autres l’associeront à un fait autrement plus prosaïque : c’est ici que se situait jadis le magasin de souvenirs.

Le lieu était tenu par une dame qui au cours des années s’était habituée aux débarquements successifs de cohortes de petits vacanciers. Et pourtant, à chaque fois, elle semblait en avoir gros sur le cœur de subir une énième invasion de sa caverne d’Ali Baba. Son regard en disait long, même si on peut se demander si les reflets dans ses yeux étaient des éclairs générés par la panique et la peur ( de voir son commerce saccagé par ces clients indélicats qui n’arrêtaient pas de s’agiter comme … des éléphants dans un magasin de porcelaine ) ou bien des étincelles de joie ( de voir ses ventes grimper en flèche, la quasi-totalité de son chiffre d’affaires annuel étant vraisemblablement réalisé sur les seuls mois de juillet et août ).

On peut également se demander comment le magasin a réussi à perdurer toutes ces années. L’argent de poche de la plupart des enfants suffisait à peine pour se payer de temps à autre une glace à l’eau au bar des Bardo, quelques cartes et timbres pour leurs chers parents, un kilo de granny smith âprement négocié au marché de Comblain-au-Pont, … si ce n’est un panaché et un tour de juke-box chez Pimpin ( à chacun ses priorités ! ).

Malgré l’état financier déplorable, il y en avait toujours un ou deux du zastęp qui ne pouvaient résister à débourser quelques francs : cadeau de saison pour maman ( boule à neige ), cadeau de circonstance pour papa ( briquet ) … Mais chose plus inquiétante, il y en avait toujours un qui se décidait pour … un couteau ? !

Redescendons un instant dans la rue. Elle mène – sans surprise – au parc, « notre » parc, le magnifique. Pourtant, quand le parc ne nous appartenait pas encore, il était loin d’être beau. À en juger par les photos remontant aux dernières années de l’exploitation de l’hôtel du même nom, le cœur n’y était visiblement plus ( voir photo 294 ). Des branches jonchent le sol et les mauvaises herbes commencent à envahir le chemin de gravier.

Si par la suite le parc a retrouvé sa splendeur d’antan, c’est grâce à toute une équipe de volontaires, pour la plupart anonymes. Cependant, parmi eux il y en avait un à qui ces espaces verts tenaient particulièrement à cœur : doktor Wilczek. Ce qui ne vous étonnera pas : il était botaniste de métier. Et pas le premier venu : Rudolf Wilczek ( né en 1903, près de Rzeszów ) était un scientifique passionné, de renom mondial. Rattaché à des universités polonaises ( entre autres à celle de Lwów ), puis professeur de collège et de lycée en Silésie, il participe à plusieurs expéditions d’envergure. Ainsi, en 1937, il passera 3 mois au Groenland à étudier la flore locale !

En 1939, il combat lors de la campagne de septembre comme lieutenant d’artillerie et passe quelques années dans le camp de prisonniers de guerre à Murnau en Haute-Bavière. Après sa libération en juillet 1945, il va retrouver sa femme et sa fille en Belgique où elles avaient atterri après un long périple en Asie Centrale et au Proche-Orient. Renonçant à un poste de professeur à l’université de Wroclaw, il s’installe définitivement à Bruxelles. Rattaché au Jardin Botanique ( Kruidtuin ), il réalise pendant 39 ans d’importants travaux scientifiques notamment sur la flore de l’Afrique centrale ( Congo belge et Ruanda-Urundi ). 320 espèces de la flore de l’Afrique portent le nom de « R. Wilczek ». Il n’a pourtant jamais eu l’occasion de voir les plantes sur lesquelles il a travaillé dans leur patrie africaine.

En 1956, Rudolf Wilczek devient « accessoirement » président du Comité central des Écoles des Polonais libres de Belgique ( Macierz Szkolna ou PMSz ), fonction qu’il occupera jusqu’à son décès en 1984. L’achat du centre de vacances à Comblain par PMSz s’est donc fait sous sa présidence. Doktor Wilczek mettait du cœur à l’ouvrage, lançant régulièrement des appels à dons pour récolter des fonds pour l’acquisition et l’entretien du centre et de son parc où il avait pris soin d’apposer devant chaque arbre un écriteau avec le nom de l’espèce ( en son honneur, un des arbres a été baptisé « R. Wilczek » ). Ces petits tableaux, je parie que vous ne les avez jamais remarqués, trop occupés à poursuivre vos petits camarades … ou à regarder un (e) moniteur/-trice dans les yeux … si ce n’est qu’à graver, dans les mêmes arbres ( à chacun son style de tag ! ), des cœurs transpercés de flèches de Cupidon. Bien utile finalement, ce couteau acheté quelques jours auparavant dans le magasin de souvenirs … ou confisqué à un des enfants.

Je me demande si cela lui fendait le cœur, à Rudolf Wilczek, de voir « ses » arbres estampillés de la sorte ou si cela lui faisait chaud au cœur de se voir entouré par tous ces signes d’amour … Et je me demande si c’est un hasard qu’en polonais, wilczek signifie louveteau. Quelque part dans les gènes du célèbre botaniste, quelque chose a dû lui dicter d’aménager dans ce parc, ici un arbre de singe, là un autre recoin, permettant, le jour, aux p’tits loups, de jouer à cache-cache et, la nuit, à leurs congénères plus âgés, de s’abriter des regards indiscrets, d’un Mr. Bardo, par exemple, qui après 23h, sortait sa lampe de poche et coiffait sa casquette de veilleur de nuit pour y effectuer des tournées nocturnes afin de veiller à la moralité de ses pupilles. Rendons hommage à Monsieur Wilczek pour tant de perspicacité et de bienveillance !

Si les arbres pouvaient parler, ils en raconteraient, des histoires. Que de souvenirs … et un petit pincement au cœur.

06/03/2017 – Piotr Rozenski

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0294 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
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0691 : Dr. Rudolf Wilczek – 1976.
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0692 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Montée des couleurs : Richard Szymczak ; … ; Pan Jan ; Mr Rudolf Wilczek ; … ; Michel Pietka ; Michel Konarski ; ( ? ).
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0693 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le hall d’entrée : Mr Zbigniew Bardo ; Mr Stefan Paterka ; Mr Jan Stefanski ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Rudolf Wilczek ; Mr Jan Stempniewicz.
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0694 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le hall d’entrée : Mr Rudolf Wilczek ; Mme Tonia Karpinski ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Wacek Bień ; Mme Zosia Bień ; Mr Jan Stempniewicz.
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0695 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’entretien du parc : Mr Mirosław Wochen.
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0696 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.
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0697 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.
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0698 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.

 

 

0099 – Jean-Lou

Tout le monde la connaissait comme « Jean-Lou », mais savez-vous pourquoi ?
Une partie de la réponse se trouve sur la photo 637. Ce n’est pas l’arbre aux singes, mais il aurait pu s’appeler comme ça. Et là, tout en haut, c’est elle : Jean-Lou.

Déjà, c’était un vrai garçon manqué ; elle n’avait peur de rien. On aurait pu aussi bien l’appeler « Calamity James » … mais en beaucoup plus jolie.

Jean-Lou, parce qu’à l’époque un feuilleton télévisé – les Galapiats – mettait en scène une bande d’ados parmi lesquelles Jean-Lou était le héros principal et Marion, une des héroïnes, et qui deviendra le surnom de Malvina Rusowicz. Les 2 surnoms datent du temps où notre Jean-Lou avait les cheveux courts.

Cette photo 637 est à mettre en perspective avec les normes actuelles de sécurité. Si vous êtes observateur, vous avez remarqué qu’elle est montée en tong ( à l’époque, on appelait ça des « slashs » … ce n’était sans doute plus assez exotique, alors maintenant, ce sont des tongs ! ). Aujourd’hui, quand un ouvrier – pardon un agent de maintenance – doit monter à plus de 15 cm de hauteur, il est considéré comme « à grande hauteur » …

Pour accéder, à cette grande hauteur ( + de 15 cm ), il doit être équipé d’un casque homologué, de bottines de sécurité, avec des semelles en fer et des rebords rembourrés, de gants de sécurité, d’un harnais, contrôlé au moins une fois par an, munis de mousquetons estampillés CE, d’un pantalon spécial grande altitude, d’un baudrier fluorescent, etc …

De plus, avant d’attaquer « l’escalade », il doit être formé à cet exercice et détenir la licence appropriée. Nul ne sera autorisé à grimper – à de plus 15 cm de hauteur – si le risque n’est pas parfaitement connu et analysé par le Service de Prévention et de Protection du Travail, et qu’au pied de l’arbre, un ou plusieurs collègues quadrillent la zone préventivement. Des psychologues doivent être également présents pour intervenir au cas où les curieux seraient témoins d’un quelconque incident traumatisant ! ! ! Jean-Lou, elle montait en tong

D’ailleurs, elle n’était pas la seule à monter. Elle entraînait souvent sa petite sœur Dominique et d’autres derrière elle ( photo 638 ).

Tout ça pour dire qu’on avait moins peur avant.

Vous rappelez-vous la balancelle des photos 639 et 640 ?
Elle était « archi-dangereuse » ( maintenant, on dit méga / giga ! ). Les 2 arceaux courbés venaient se loger dans 2 rails fixés au sol. Qui avait le malheur de laisser traîner ses doigts, risquait à tout moment de les coincer entre l’arceau et le rail. Bonjour la douleur !

À ma connaissance, il n’y a eu aucun cas d’amputation ? Pourtant l’attraction a été retirée ; dieu merci. C’est vrai qu’il n’était pas rare qu’un enfant s’y fasse très mal. Mais nous avons survécu. Comme nous avons survécu aux escalades au rocher de la Vierge, …. et à tout le reste.

Nous avions, à l’époque, une autre approche du danger …
On dirait même que le danger nous attirait … nous excitait … la preuve … j’ai épousé Jean-Lou.

Bon anniversaire Eveline … aujourd’hui, tu as 4 fois 15 ans … et je t’aime toujours autant.

16/01/2017 – Jean-Pierre Dz

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0637 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, sur un arbre : Eveline Ogonowski – alias Jean-Lou.
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0638 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, sur un arbre : Eveline Ogonowski – alias Jean-Lou ; Dominique Ogonowski ; Yolla ( ? ).
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0639 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur la balancelle :,Antoche Kiełbowicz ; Georges Załobek ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; François Lachowicz.
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0640 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur la balancelle : Antoche Kiełbowicz ; Georges Załobek ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; François Lachowicz.
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0641 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Couché : Georges Załobek ; accroupis : ( ? ) ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Debout : Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; Francine Załobek ; Antoche Kiełbowicz.
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0642 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : François Lachowicz ; Eveline Ogonowski.
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0643 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Eveline Ogonowski.
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0644 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Eveline Ogonowski.

 

0078 – Les traces de nos amours

Où – à part dans le parc de Comblain-la-Tour – y a-t-il autant de traces de nos amours ?

Les arbres s’en souviennent … du moins ceux qui ont survécu.

À l’époque, on ne parlait pas encore d’écologie. La santé des arbres nous préoccupait moins que nos propres petits bobos … surtout ceux du cœur … alors on gravait. Et les arbres nous semblaient être l’endroit idéal pour immortaliser des idylles qu’on espérait éternelles mais qui duraient … « ce que durent les roses … l’espace d’un matin ».

Et quand, le lendemain matin, la belle avait changé d’avis … – sans doute que durant l’ognisko, à la lueur d’une lampe torche, cet autre lui avait paru plus sexy – il nous restait l’empreinte imprimée dans l’écorce et … cette petite pincette à l’âme quand par hasard l’arbre croisait notre chemin.

Parfois, l’histoire d’amour durait. Alors, tous les jours, à la même heure, comme en pèlerinage, main dans la main, même sous la pluie, on allait caresser l’écorce comme pour la consoler de souffrir à cause de notre amour. Mais ça … c’étaient les plus romantiques.

D’autres … tailladaient les arbres comme on griffonne dans un agenda … seulement pour se souvenir du prénom de celle qui venait de craquer. Ceux-là … ce qu’ils craignaient surtout, c’est que le jour suivant, devant le même arbre, la fille se répande d’amour, se liquéfie de passion, se rappelle de tous les détails « d’un moment si délicieux » … et que … eux … ne se souviennent même pas comment elle s’appelle. L’arbre devenait : « pense-bête ».

Pour les plus cyniques, les troncs devenaient des tableaux de chasse. Quand ils gravaient les initiales de leurs conquêtes, c’était seulement pour afficher leurs scores … pour rivaliser entre machos dominants. Et l’arbre n’était plus qu’un catalogue.

Et puis, il y avait les timides, les sans histoire, les sans espoir … qui gravaient seulement leur seule initiale en se disant : « Peut-être que l’année prochaine … ».

Que reste-t-il aujourd’hui de tous ses sentiments ? Tant d’arbres ont disparu. Qui se soucie encore de nos promesses et de nos rêves d’adolescent ? Pourtant … sur certaines écorces … par-ci par-là … on peut encore retrouver des traces.

Quand vous serez à Comblain, en septembre, arrêtez-vous aux pieds des arbres … vous verrez … ils portent encore les stigmates de nos flirts d’antan. Oh, bien sûr, ce n’est plus aussi lisible qu’à l’époque … mais notre vue aussi a baissé. Peut-être reconnaîtrez-vous vos initiales et celles de votre compagne … d’alors … ou celles de votre compagnon … de l’époque ? Car peut-être, nous, les garçons, nous n’étions pas les seuls à « sculpter » … peut-être que vous aussi, Mesdemoiselles, vous tentiez d’immortaliser – sur tronc – les heures les plus douces de ces vacances ? Laquelle d’entre vous nous racontera l’histoire la plus tendre ? Allez … courage … lancez-vous.

En attendant, pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques-unes des gravures que nous avons retrouvées … je vous laisse rechercher vos propres inscriptions. Si vous ne trouvez pas … n’hésitez pas à faire le tour des arbres … parfois l’arrière peut aussi apporter son lot de surprises ( photo 464 ).

Et si finalement, vous ne trouvez rien, allez voir le tas de bois découpé du côté de la ligne de chemin fer ( photo 465 ) … il y a gros à penser qu’il regorge de trésors … qui finiront bientôt en cendres.

Eh oui … entre-temps les écolos sont passés par là … ils ont réussi à recycler les preuves des plus tendres de nos émois. Et si nous n’y prenons garde … c’est bientôt nous – tous entiers – qui serons recyclés. Raison de plus de vivre intensément le temps qu’il nous reste !

29/08/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0455 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0465 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc