0112 – Dans le parc … en couleur

Avec le temps, les photos sont devenues « en couleur » et … plus nombreuses.
C’est vrai que dans les années soixante, nous n’étions pas nombreux à posséder un appareil de photos. Seuls les plus anciens, ceux qui travaillaient déjà, pouvaient s’en offrir un. Parfois, les parents, avaient compris l’importance d’immortaliser les scènes joyeuses de ces moments d’exception. Mais dans la plupart des cas, la priorité n’était pas là. De cette époque, les témoignages sont limités … même si je suis persuadé qu’il reste, au fond de tiroirs oubliés, quelques trésors qui mériteraient d’être remis en lumière.

Difficile de dire quand la couleur est arrivée. Notre action a pour thème d’évoquer une période qui couvre de 1961 à, plus ou moins, 1981, soit une vingtaine d’années … une génération. Sauf que les jeunes qui sont passés par Comblain, ne revenaient là, en moyenne, que 6 ou 7 ans d’affilée. Du coup, ce sont trois générations différentes qui se sont succédé ; en moyenne évidemment.

Certains d’entre nous ne sont venus qu’une seule fois … et en gardent un souvenir impérissable. D’autres, sont revenus « une paire » de fois, sans vraiment pouvoir dire combien d’années … ni quelles années exactement. D’autres encore étaient des acharnés qui ont largement dépassé la moyenne. Je suis sûr que le record absolu doit être détenu par Jerzy Bardo … évidemment. Comme ses parents étaient omniprésents, Jerzy était toujours là … depuis tout petit. Il a connu tout le monde, toutes les générations, tous les « turnus », toutes les évolutions.

Si la première génération – celle qui commence en 1961 – se caractérise et se reconnaît facilement par des photos en noir et blanc, la troisième, se singularise par la couleur. Entre les deux, il y a la génération de la transition, du passage à la polychromie, où nous sommes nombreux à apparaître d’abord en noir et blanc et pour finir, en couleurs. En noir et blanc ou en couleurs, toutes ces photos, tous ces témoignages sont d’une égale importance … ; ils restituent, chacun avec leurs nuances propres, la variété et l’étendue des souvenirs, la palette des émotions et des sentiments … Aussi, les retrouver devient urgent.

Depuis le début de l’aventure des Anciens de Comblain, nous avons déjà présenté 735 photos sur le thème de Comblain d’avant et actuelles … mais le stock s’épuise ! Bientôt, on n’aura plus rien à vous offrir … et ce serait bien dommage.

C’est donc un appel essentiel à la continuation de notre projet qu’on vous lance aujourd’hui : s’il vous plaît, fouillez vos tiroirs, vos greniers et ces boîtes à chaussures qui permettaient de ranger les vieilleries … allez rouvrir vos albums d’adolescence, ceux de votre famille … évoquez, autour de vous, notre croisade commune … fouinez, furetez, sondez, explorez, perquisitionnez et … surtout, retrouvez-nous encore des photos !
Et rassurez ceux qui hésitent encore à prêter … les documents seront scannés et rendus, le plus vite possible, à leurs propriétaires respectifs. Merci de faire écho à notre demande, merci d’avance pour votre implication.

En attendant, nous, on avait envie de rendre, au parc de Comblain, un peu de ses humeurs d’antan … histoire de donner un peu de mémoire à l’éphémère, de donner un peu de consistance aux souvenirs …

Alors, nous avons décidé d’organiser, dans le parc, une gigantesque exposition de photos. Nous sommes sûrs que vous serez nombreux et que vous aurez plaisir à déambuler entre les arbres tout en redécouvrant, ensemble, nos souvenirs d’enfance.
Cette exposition sera accessible le dimanche 25 juin 2017 lors de la grande manifestation de Powitanie lata.

Quel bonheur ce sera de vous y retrouver.

10/04/2017 – JP Dz

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0727 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Mr et Mme Piech ; ( ? ) ; ( ? ) ; Christine Piech ; Anne-Marie Kantyka.
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0728 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Hélène Piech ; Christine Piech.
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0729 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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0730 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Annie Korek.
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0731 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Le moniteur Janek Konarski ; ( ? ) ; … ; derrière, Alexis Łagocki ; ( ? ) ; ( ? ).
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0732 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Béatrice Laffut ; Michel Konarski ; Fabienne Laffut ; Freddy Motała.
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0733 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Freddy Motała ; Fabienne Laffut.
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0734 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en couleur : Béatrice Laffut ; Michel Konarski ; Fabienne Laffut.
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0735 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Dans le parc, en couleur : ( ? ) …

 

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0111 – Dans le parc … en noir et blanc

Cette série de photos en noir et blanc illustre bien le bonheur que nous avions à être dans le parc de Comblain. Qu’elles soient individuelles ou en groupe, on imagine le plaisir et l’envie d’immortaliser des instants précieux.

On y reconnaît des visages qu’on a bien connus, d’autres qu’on connaît encore et qui font partie de notre petite communauté. Certaines sont improvisées, d’autres « mises en scène ». Le tout respire la tendresse et l’amitié.

Nous avons laissé là le meilleur de notre adolescence. Le parc résonne encore des prénoms qui le hantent : Zdziszek, Stefcia, Franek, Andzej, Sophie, Irène, Yollande, Jean-Jean, Christian, Yurek, … Il n’a pas tout à fait oublié les comptines qu’on improvisait pour embêter les moniteurs : « Yurek, ogórek, kiełbasa i sznurek ».

Après nous, le parc a dû se sentir un peu seul … un peu déserté. Heureusement, aujourd’hui, d’autres enfants ont envahi les lieux, d’autres cris ont remplacé les nôtres, d’autres jeux ont été réinventés, d’autres chansons y sont entonnées … Parfois, les nouveaux airs qui ont la cote sont « surprenants » …

Nous, nos préférés, c’était plutôt la naïve « Piękna Hanisia » ou la dynamique « Poszła Karolinka do Gogolina ». On chantait avec plaisir « Kukułeczka kuka … Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha ! ». Aujourd’hui, le répertoire est plus moderne, il est le reflet de ce qu’on entend dans les médias polonais.

En ce moment, si vous vous promenez dans le parc de Comblain en juillet, vous entendrez certainement les enfants chanter : « Jesteś szalona » ( traduction = Tu es tarée ) ! Vous ne connaissez pas ? Pas grave … vous trouverez ci-dessous et les paroles et le lien qui permet d’écouter.

Pas sûr que notre Ks Kurzawa aurait apprécié … ni qu’il nous aurait encouragé dans cette voie-là … mais autres temps, autres mœurs … Et puis, c’est ça aussi l’adolescence … oser, bousculer les limites, aller plus loin, et faire sentir aux plus âgés qu’il est temps de « vous pousser un peu pour nous laisser plus de place » …
Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps que ça, c’est nous qui poussions … c’est nous qui pensions que c’était … « à notre tour » … mais que cela ne nous empêche pas de chantonner « Jesteś szalona » à notre tour, car après tout, la jeunesse ce n’est pas une question d’âge mais d’état d’esprit !

03/04/2017 – JP Dz

Jesteś szalona

https://www.youtube.com/watch?v=62Y_OArMGOk

Miłość odchodzi, słyszę znów z twoich ust.
Zawsze prawda miała jakiś sens.
Te dni jak bajka, piękne jak tysiąc róż.
Gdy się śmiałaś zawsze no i cześć.

Jesteś szalona mówię ci, zawsze nią byłaś
skończ już wreszcie śnić.
Nie jesteś aniołem, mówię ci.
Jesteś szalona. 
Jesteś szalona mówię ci, zawsze nią byłaś
skończ już wreszcie śnić.
Nie jesteś aniołem, mówię ci.
Jesteś szalona.

Na pożegnanie dajesz mi uśmiech swój. 
Gdy odchodzisz wszystko burzy się.
Kochałem cię i twe szaleństwa mocno tak.
Gdy się śmiałaś zawsze no i cześć.

Jesteś szalona mówię ci, zawsze nią byłaś
skończ już wreszcie śnić.
Nie jesteś aniołem, mówię ci.
Jesteś szalona. 
Jesteś szalona mówię ci, zawsze nią byłaś
skończ już wreszcie śnić.
Nie jesteś aniołem, mówię ci.
Jesteś szalona.

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0718 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Zdzisław Goch ; Richard Materna ; ( ? ) ; Zdzisław Blaszka ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0719 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : ( ? ) ; … ; Hélène Goch ; ( ? ) ; … ; Stéphanie Goch ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0720 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Christian Wala ; Zdzisław Goch ( collection Zdzisław Blaszka ).
0721
0721 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Zdzisław Blaszka ; ( ? ) ; … ; Jurek ( ? ) ; …( ? ) ; André Karasiński ; ( ? ) ; … ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0722 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Stéphanie Goch ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0723 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Jurek ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Zdzisław Blaszka ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0724 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Yollande ( ? ).
0725
0725 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Thérèsia Swierkowicz ; ( ? ).

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0726 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, en noir et blanc : Jean-Jean Paluszkiewicz ; Sophie Swierkowicz ; François Chwoszcz ; ( ? ).

 

0106 – Notre parc … merci Dr Wilczek

Par Piotr Rozenski : 

La Rue du Parc, celle qui traverse le cœur du village de Comblain-la-Tour, évoque chez la plupart d’entre nous des souvenirs indélébiles. Certains moniteurs se rappelleront avec bonheur la pharmacie : chose compréhensible, étant donné les maux de tête dont ils souffraient à force de passer leurs journées à jouer avec des enfants ( dépassant allègrement le seuil critique de 150 décibels ) et leurs nuits à … faire je ne sais quoi … D’autres l’associeront à un fait autrement plus prosaïque : c’est ici que se situait jadis le magasin de souvenirs.

Le lieu était tenu par une dame qui au cours des années s’était habituée aux débarquements successifs de cohortes de petits vacanciers. Et pourtant, à chaque fois, elle semblait en avoir gros sur le cœur de subir une énième invasion de sa caverne d’Ali Baba. Son regard en disait long, même si on peut se demander si les reflets dans ses yeux étaient des éclairs générés par la panique et la peur ( de voir son commerce saccagé par ces clients indélicats qui n’arrêtaient pas de s’agiter comme … des éléphants dans un magasin de porcelaine ) ou bien des étincelles de joie ( de voir ses ventes grimper en flèche, la quasi-totalité de son chiffre d’affaires annuel étant vraisemblablement réalisé sur les seuls mois de juillet et août ).

On peut également se demander comment le magasin a réussi à perdurer toutes ces années. L’argent de poche de la plupart des enfants suffisait à peine pour se payer de temps à autre une glace à l’eau au bar des Bardo, quelques cartes et timbres pour leurs chers parents, un kilo de granny smith âprement négocié au marché de Comblain-au-Pont, … si ce n’est un panaché et un tour de juke-box chez Pimpin ( à chacun ses priorités ! ).

Malgré l’état financier déplorable, il y en avait toujours un ou deux du zastęp qui ne pouvaient résister à débourser quelques francs : cadeau de saison pour maman ( boule à neige ), cadeau de circonstance pour papa ( briquet ) … Mais chose plus inquiétante, il y en avait toujours un qui se décidait pour … un couteau ? !

Redescendons un instant dans la rue. Elle mène – sans surprise – au parc, « notre » parc, le magnifique. Pourtant, quand le parc ne nous appartenait pas encore, il était loin d’être beau. À en juger par les photos remontant aux dernières années de l’exploitation de l’hôtel du même nom, le cœur n’y était visiblement plus ( voir photo 294 ). Des branches jonchent le sol et les mauvaises herbes commencent à envahir le chemin de gravier.

Si par la suite le parc a retrouvé sa splendeur d’antan, c’est grâce à toute une équipe de volontaires, pour la plupart anonymes. Cependant, parmi eux il y en avait un à qui ces espaces verts tenaient particulièrement à cœur : doktor Wilczek. Ce qui ne vous étonnera pas : il était botaniste de métier. Et pas le premier venu : Rudolf Wilczek ( né en 1903, près de Rzeszów ) était un scientifique passionné, de renom mondial. Rattaché à des universités polonaises ( entre autres à celle de Lwów ), puis professeur de collège et de lycée en Silésie, il participe à plusieurs expéditions d’envergure. Ainsi, en 1937, il passera 3 mois au Groenland à étudier la flore locale !

En 1939, il combat lors de la campagne de septembre comme lieutenant d’artillerie et passe quelques années dans le camp de prisonniers de guerre à Murnau en Haute-Bavière. Après sa libération en juillet 1945, il va retrouver sa femme et sa fille en Belgique où elles avaient atterri après un long périple en Asie Centrale et au Proche-Orient. Renonçant à un poste de professeur à l’université de Wroclaw, il s’installe définitivement à Bruxelles. Rattaché au Jardin Botanique ( Kruidtuin ), il réalise pendant 39 ans d’importants travaux scientifiques notamment sur la flore de l’Afrique centrale ( Congo belge et Ruanda-Urundi ). 320 espèces de la flore de l’Afrique portent le nom de « R. Wilczek ». Il n’a pourtant jamais eu l’occasion de voir les plantes sur lesquelles il a travaillé dans leur patrie africaine.

En 1956, Rudolf Wilczek devient « accessoirement » président du Comité central des Écoles des Polonais libres de Belgique ( Macierz Szkolna ou PMSz ), fonction qu’il occupera jusqu’à son décès en 1984. L’achat du centre de vacances à Comblain par PMSz s’est donc fait sous sa présidence. Doktor Wilczek mettait du cœur à l’ouvrage, lançant régulièrement des appels à dons pour récolter des fonds pour l’acquisition et l’entretien du centre et de son parc où il avait pris soin d’apposer devant chaque arbre un écriteau avec le nom de l’espèce ( en son honneur, un des arbres a été baptisé « R. Wilczek » ). Ces petits tableaux, je parie que vous ne les avez jamais remarqués, trop occupés à poursuivre vos petits camarades … ou à regarder un (e) moniteur/-trice dans les yeux … si ce n’est qu’à graver, dans les mêmes arbres ( à chacun son style de tag ! ), des cœurs transpercés de flèches de Cupidon. Bien utile finalement, ce couteau acheté quelques jours auparavant dans le magasin de souvenirs … ou confisqué à un des enfants.

Je me demande si cela lui fendait le cœur, à Rudolf Wilczek, de voir « ses » arbres estampillés de la sorte ou si cela lui faisait chaud au cœur de se voir entouré par tous ces signes d’amour … Et je me demande si c’est un hasard qu’en polonais, wilczek signifie louveteau. Quelque part dans les gènes du célèbre botaniste, quelque chose a dû lui dicter d’aménager dans ce parc, ici un arbre de singe, là un autre recoin, permettant, le jour, aux p’tits loups, de jouer à cache-cache et, la nuit, à leurs congénères plus âgés, de s’abriter des regards indiscrets, d’un Mr. Bardo, par exemple, qui après 23h, sortait sa lampe de poche et coiffait sa casquette de veilleur de nuit pour y effectuer des tournées nocturnes afin de veiller à la moralité de ses pupilles. Rendons hommage à Monsieur Wilczek pour tant de perspicacité et de bienveillance !

Si les arbres pouvaient parler, ils en raconteraient, des histoires. Que de souvenirs … et un petit pincement au cœur.

06/03/2017 – Piotr Rozenski

0294
0294 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0691_1976
0691 : Dr. Rudolf Wilczek – 1976.
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0692 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Montée des couleurs : Richard Szymczak ; … ; Pan Jan ; Mr Rudolf Wilczek ; … ; Michel Pietka ; Michel Konarski ; ( ? ).
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0693 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le hall d’entrée : Mr Zbigniew Bardo ; Mr Stefan Paterka ; Mr Jan Stefanski ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Rudolf Wilczek ; Mr Jan Stempniewicz.
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0694 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le hall d’entrée : Mr Rudolf Wilczek ; Mme Tonia Karpinski ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Wacek Bień ; Mme Zosia Bień ; Mr Jan Stempniewicz.
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0695 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’entretien du parc : Mr Mirosław Wochen.
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0696 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.
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0697 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.
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0698 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.

 

 

0099 – Jean-Lou

Tout le monde la connaissait comme « Jean-Lou », mais savez-vous pourquoi ?
Une partie de la réponse se trouve sur la photo 637. Ce n’est pas l’arbre aux singes, mais il aurait pu s’appeler comme ça. Et là, tout en haut, c’est elle : Jean-Lou.

Déjà, c’était un vrai garçon manqué ; elle n’avait peur de rien. On aurait pu aussi bien l’appeler « Calamity James » … mais en beaucoup plus jolie.

Jean-Lou, parce qu’à l’époque un feuilleton télévisé – les Galapiats – mettait en scène une bande d’ados parmi lesquelles Jean-Lou était le héros principal et Marion, une des héroïnes, et qui deviendra le surnom de Malvina Rusowicz. Les 2 surnoms datent du temps où notre Jean-Lou avait les cheveux courts.

Cette photo 637 est à mettre en perspective avec les normes actuelles de sécurité. Si vous êtes observateur, vous avez remarqué qu’elle est montée en tong ( à l’époque, on appelait ça des « slashs » … ce n’était sans doute plus assez exotique, alors maintenant, ce sont des tongs ! ). Aujourd’hui, quand un ouvrier – pardon un agent de maintenance – doit monter à plus de 15 cm de hauteur, il est considéré comme « à grande hauteur » …

Pour accéder, à cette grande hauteur ( + de 15 cm ), il doit être équipé d’un casque homologué, de bottines de sécurité, avec des semelles en fer et des rebords rembourrés, de gants de sécurité, d’un harnais, contrôlé au moins une fois par an, munis de mousquetons estampillés CE, d’un pantalon spécial grande altitude, d’un baudrier fluorescent, etc …

De plus, avant d’attaquer « l’escalade », il doit être formé à cet exercice et détenir la licence appropriée. Nul ne sera autorisé à grimper – à de plus 15 cm de hauteur – si le risque n’est pas parfaitement connu et analysé par le Service de Prévention et de Protection du Travail, et qu’au pied de l’arbre, un ou plusieurs collègues quadrillent la zone préventivement. Des psychologues doivent être également présents pour intervenir au cas où les curieux seraient témoins d’un quelconque incident traumatisant ! ! ! Jean-Lou, elle montait en tong

D’ailleurs, elle n’était pas la seule à monter. Elle entraînait souvent sa petite sœur Dominique et d’autres derrière elle ( photo 638 ).

Tout ça pour dire qu’on avait moins peur avant.

Vous rappelez-vous la balancelle des photos 639 et 640 ?
Elle était « archi-dangereuse » ( maintenant, on dit méga / giga ! ). Les 2 arceaux courbés venaient se loger dans 2 rails fixés au sol. Qui avait le malheur de laisser traîner ses doigts, risquait à tout moment de les coincer entre l’arceau et le rail. Bonjour la douleur !

À ma connaissance, il n’y a eu aucun cas d’amputation ? Pourtant l’attraction a été retirée ; dieu merci. C’est vrai qu’il n’était pas rare qu’un enfant s’y fasse très mal. Mais nous avons survécu. Comme nous avons survécu aux escalades au rocher de la Vierge, …. et à tout le reste.

Nous avions, à l’époque, une autre approche du danger …
On dirait même que le danger nous attirait … nous excitait … la preuve … j’ai épousé Jean-Lou.

Bon anniversaire Eveline … aujourd’hui, tu as 4 fois 15 ans … et je t’aime toujours autant.

16/01/2017 – Jean-Pierre Dz

0637
0637 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, sur un arbre : Eveline Ogonowski – alias Jean-Lou.
0638
0638 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, sur un arbre : Eveline Ogonowski – alias Jean-Lou ; Dominique Ogonowski ; Yolla ( ? ).
0639
0639 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur la balancelle :,Antoche Kiełbowicz ; Georges Załobek ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; François Lachowicz.
0640
0640 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur la balancelle : Antoche Kiełbowicz ; Georges Załobek ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; François Lachowicz.
0641
0641 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Couché : Georges Załobek ; accroupis : ( ? ) ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Debout : Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; Francine Załobek ; Antoche Kiełbowicz.
0642
0642 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : François Lachowicz ; Eveline Ogonowski.
0643
0643 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Eveline Ogonowski.
0644
0644 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Eveline Ogonowski.

 

0078 – Les traces de nos amours

Où – à part dans le parc de Comblain-la-Tour – y a-t-il autant de traces de nos amours ?

Les arbres s’en souviennent … du moins ceux qui ont survécu.

À l’époque, on ne parlait pas encore d’écologie. La santé des arbres nous préoccupait moins que nos propres petits bobos … surtout ceux du cœur … alors on gravait. Et les arbres nous semblaient être l’endroit idéal pour immortaliser des idylles qu’on espérait éternelles mais qui duraient … « ce que durent les roses … l’espace d’un matin ».

Et quand, le lendemain matin, la belle avait changé d’avis … – sans doute que durant l’ognisko, à la lueur d’une lampe torche, cet autre lui avait paru plus sexy – il nous restait l’empreinte imprimée dans l’écorce et … cette petite pincette à l’âme quand par hasard l’arbre croisait notre chemin.

Parfois, l’histoire d’amour durait. Alors, tous les jours, à la même heure, comme en pèlerinage, main dans la main, même sous la pluie, on allait caresser l’écorce comme pour la consoler de souffrir à cause de notre amour. Mais ça … c’étaient les plus romantiques.

D’autres … tailladaient les arbres comme on griffonne dans un agenda … seulement pour se souvenir du prénom de celle qui venait de craquer. Ceux-là … ce qu’ils craignaient surtout, c’est que le jour suivant, devant le même arbre, la fille se répande d’amour, se liquéfie de passion, se rappelle de tous les détails « d’un moment si délicieux » … et que … eux … ne se souviennent même pas comment elle s’appelle. L’arbre devenait : « pense-bête ».

Pour les plus cyniques, les troncs devenaient des tableaux de chasse. Quand ils gravaient les initiales de leurs conquêtes, c’était seulement pour afficher leurs scores … pour rivaliser entre machos dominants. Et l’arbre n’était plus qu’un catalogue.

Et puis, il y avait les timides, les sans histoire, les sans espoir … qui gravaient seulement leur seule initiale en se disant : « Peut-être que l’année prochaine … ».

Que reste-t-il aujourd’hui de tous ses sentiments ? Tant d’arbres ont disparu. Qui se soucie encore de nos promesses et de nos rêves d’adolescent ? Pourtant … sur certaines écorces … par-ci par-là … on peut encore retrouver des traces.

Quand vous serez à Comblain, en septembre, arrêtez-vous aux pieds des arbres … vous verrez … ils portent encore les stigmates de nos flirts d’antan. Oh, bien sûr, ce n’est plus aussi lisible qu’à l’époque … mais notre vue aussi a baissé. Peut-être reconnaîtrez-vous vos initiales et celles de votre compagne … d’alors … ou celles de votre compagnon … de l’époque ? Car peut-être, nous, les garçons, nous n’étions pas les seuls à « sculpter » … peut-être que vous aussi, Mesdemoiselles, vous tentiez d’immortaliser – sur tronc – les heures les plus douces de ces vacances ? Laquelle d’entre vous nous racontera l’histoire la plus tendre ? Allez … courage … lancez-vous.

En attendant, pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques-unes des gravures que nous avons retrouvées … je vous laisse rechercher vos propres inscriptions. Si vous ne trouvez pas … n’hésitez pas à faire le tour des arbres … parfois l’arrière peut aussi apporter son lot de surprises ( photo 464 ).

Et si finalement, vous ne trouvez rien, allez voir le tas de bois découpé du côté de la ligne de chemin fer ( photo 465 ) … il y a gros à penser qu’il regorge de trésors … qui finiront bientôt en cendres.

Eh oui … entre-temps les écolos sont passés par là … ils ont réussi à recycler les preuves des plus tendres de nos émois. Et si nous n’y prenons garde … c’est bientôt nous – tous entiers – qui serons recyclés. Raison de plus de vivre intensément le temps qu’il nous reste !

29/08/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0455 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0456 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0457 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0458 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0459 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0460 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0461 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0462 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0463 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0464 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc
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0465 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les arbres du parc

 

 

0063 – Dans le parc

Quand je regarde cette carte postale ( 351 ) – dont la photo a été prise à partir du rocher de la vierge – j’ai l’impression d’entendre une petite musique … J’ai envie de me rapprocher un peu …

Plus je me rapproche, et plus cet air me paraît familier.

C’est bien ça … c’est Pierre … Pierre Bartnik. Il est occupé à jouer à la guitare : « les jeux interdits » … comme d’habitude.

Autour de lui, assises sur l’herbe, cinq ou six filles l’écoutent religieusement. Elles ont l’air d’être amoureuses. On ne sait pas si c’est le guitariste ou la musique qui les met dans un état pareil. Il a toujours autant de succès ce Pierre. À peine quelques mètres derrière, c’est cinq ou six garçons qui observent la scène … en râlant. Eux, ils ne sont pas des fans. Au contraire. « Si j’avais su qu’il suffisait de gratter une guitare pour séduire ». « En plus, il joue toujours le même morceau … ». « Au foot, il doit être nul … ». « Pour l’année prochaine, j’apprends à jouer de la guitare … ». « Ce n’est pas encore fini ce morceau ? ».

De l’autre côté du sentier, un peu en arrière, c’est le groupe des petites filles. Elles chantent la nouvelle chanson qu’elles ont apprise aujourd’hui : Piekna Hanisia. Le premier couplet ne pose plus de problème, mais à partir du deuxième, les petites filles s’emmêlent les pinceaux. La monitrice, pour les aider, s’efforce de mimer les paroles. On la voit tantôt sangloter, tantôt être heureuse. Il faudra encore répéter.

Sur le sentier, côté Ourthe, ce sont trois cuisinières qui se promènent. Elles ont enfin un moment de répit. Après une longue journée derrière les fourneaux, elles ont besoin de décompresser. Cette petite promenade quotidienne leur permet de se mélanger aux enfants ; elles adorent ça.

Dans quelques minutes, elles vont croiser Ks Kurzawa. Lui, il préfère l’autre sentier, celui qui longue le chemin de fer. C’est là qu’il avance lentement en lisant son bréviaire. Il est tellement concentré sur sa lecture, qu’il n’apercevra même pas les sourires polis de nos trois cuisinières.

Dans le fond du parc, c’est « l’arbre aux singes ». Les enfants l’ont surnommé comme ça parce qu’ils adorent monter dessus. Et comme tous les jours, il est habité. Aujourd’hui, ce sont des filles ; les cris stridents qu’on peut entendre de loin prouvent qu’elles ne s’ennuient pas.

Au centre du parc, sur la grande pelouse, une partie de l’herbe est déjà coupée. Mais le tracteur s’est arrêté … là … en plein milieu … sans raison apparente. Mais tout le monde sait que c’est l’heure de la pose pour Pan Jan. D’ailleurs, si vous regardez bien derrière le petit bosquet, vous verrez ses pieds allongés par terre. Il ronfle.

En passant autour de lui, les garçons du deuxième groupe font le tour et observent un silence respectueux. Eux, ils sont de corvée papiers. C’est-à-dire qu’ils doivent ramasser tout ce qui traîne dans le parc et ailleurs. Ce n’est pas la corvée la plus facile ; d’ailleurs ils ont pris du retard. Sans les encouragements du moniteur … et les menaces de recommencer demain … ils auraient déjà baissé les bras.

Plus près de la maison, ce sont plutôt des craquements secs qu’on entend. C’est le chef-moniteur qui a réquisitionné quelques grands garçons pour l’aider à préparer le feu de camp. La consigne, c’est de ramasser le bois mort. Mais quelques branches bien vivantes seront sacrifiées, même si elles résistent.

Tout doucement, l’édifice prend forme. Dans une heure et demie, tout le monde sera assis autour du feu. Les plus frileuses auront été chercher une couverture pour s’y abriter. On chantera beaucoup. On rira des sketches présentés, même si tout le monde connaît déjà la chute. Mr Bardo racontera une de ses histoires dont il a le secret. Pierre Bartnik nous jouera, pour la dernière fois de la journée, ses « jeux interdits ». Et il fera déjà très noir quand on entamera, de plus en plus doucement, de plus en plus faiblement, les dernières notes de la chanson : « Dobra noc… ».

23/05/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

PS : Ce post-scriptum s’adresse à Pierre Bartnik.

Mon cher Pierre, ne m’en veut pas pour ces quelques lignes. Nous savons tous très bien que tu jouais aussi autre chose que les « Jeux interdits ». Tout le monde se rappelle de Led Zeppelin et d’autres groupes mythiques que tu nous as fait découvrir et aimer. Et quand ces notes « différentes » résonnaient dans le parc, on savait que Pierre Bartnik était parmi nous … pour le plus grand plaisir de tous.

Bien sûr, les garçons étaient un peu agacés par le succès que tu avais auprès des filles. Elles te regardaient avec admiration. Nous, nous étions obligés d’attendre la fin du morceau de musique pour « réattaquer ». C’était frustrant.

C’est un peu pour « venger » tous les garçons que j’ai écrit ces quelques lignes en insistant sur les jeux interdits. Mais sois-en sûr, j’aurai infiniment de plaisir à te serrer dans mes bras si j’ai le plaisir de te revoir à Comblain … et je suis sûr de ne pas être le seul.

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0351 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le parc à partir du rocher : Carte postale
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0352 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pierre Bartnik.
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0353 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Pierre Bartnik ; ( ? ) ; ( ? ) … à l’arrière, Pan Bardo.
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0354 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Pierre Bartnik ; ( ? ) ; ( ? ) … à l’arrière, Pan Bardo.
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0355 : COMBLAIN-LA-TOUR : En balade : Pierre Bartnik ; Eddy Nowicki.
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0356 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le parc et sur le village : Carte postale en couleur.
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0357 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le parc et sur le village : Carte postale en noir et blanc.

 

0021 – La pluie et l’orage sur Comblain

La pluie et l’orage sur Comblain :

Allumez le feu… c’était à Comblain-la-Tour une prérogative du chef moniteur ; ce qui n’était pas forcément, à tous les coups, une partie de plaisir.

L’« Ośrodek Wakacyjny Millennium » a beau être une terre polonaise – peuplée de polonais – il n’en est pas moins situé en Belgique, où l’averse passagère succède souvent à la pluie intermittente.

Trouver du bois sec relevait, bien des fois, d’un exploit aussi difficile que de prédire une météo favorable pour un feu de camp. Mais que serait une colonie de vacances sans feux de camp.

L’utilisation d’essence, bien que formellement interdite, était régulièrement le dernier recours.

Sur la photo 105 : je m’efforce d’allumer le feu en l’arrosant d’essence ! Alexandre Persich, à mes côtés, surveille la manœuvre.

Sur la photo 106 : Ks Kurzawa vient constater de visu l’acharnement du feu à rester éteint.

Les jours de pluie à Comblain étaient des jours tristes. Impossible d’aller se promener, d’aller patauger dans l’Ourthe, de jouer dans le parc,…

La maison était alors envahie d’enfants. On ressortait les jeux de société. Partout, dans le réfectoire, dans le hall d’entrée, sous le porche, des petits groupes se formaient autour des mikados, des puzzles et des jeux de carte.

C’était le bon moment aussi pour écrire aux parents. Les enfants s’appliquaient. Mais l’imagination manquait ; alors on s’échangeait les phrases : « T’as qu’à dire qu’hier on a été jusqu’à Xhoris et qu’on s’est perdu en revenant. Même qu’on est rentré en retard à la colo, et même que les cuisinières n’étaient pas contentes ». « Moi, j’ai raconté que le groupe de garçons avait été puni parce qu’ils étaient toujours en retard pour la prière du soir ». « Moi, j’ai juste demandé de m’envoyer un peu d’argent pour aller au marché de Comblain-au-Pont ».

Il faut bien avouer, ce sont surtout les petites filles qui écrivaient. Les garçons,…

C’était le moment où la petite échoppe de Mr Bardo fonctionnait le mieux. On pouvait y acheter des timbres, des cartes postales, mais aussi des bonbons, des boissons et des glaces à l’eau.

Tout le monde essayait de s’occuper. Mais chacun avait un œil sur son occupation et un œil vers la fenêtre.

Dès que le soleil faisait mine de percer, les jeux et les papiers à lettres disparaissaient comme par miracle. Tout le monde se retrouvait dans le parc. L’herbe mouillée ne faisait peur à personne. On s’y installait sans retenue. L’important c’était d’être dehors.

Dans le parc, on se laissait envahir par un mélange d’odeurs délicieuses d’ozone, d’herbe mouillée et de liberté.

Et que dire de l’orage

Qui d’entre nous n’a jamais vécu une soirée d’orage à Comblain-la-Tour ?

Dans cette vallée encaissée, les éclairs semblaient se répondre. C’était fracassant, assourdissant, grandiose.

Nous étions entassés à l’intérieur, souvent dans le hall. On regardait, par la fenêtre, les éléments se déchaîner. On entendait des « Oh », des « Aaaah », des « Waouh », des « J’ai peur ».

Et les filles se rapprochaient, pour avoir moins peur. Et nous les serrions dans nos bras.

Les garçons aimaient beaucoup les soirées d’orage à Comblain-l’Amour.

Mais connaissez-vous cette légende qui circule depuis longtemps dans le village de Comblain ?

Ça se passe à l’endroit du « Tourniquet » – photos 107, 108, 109 et 110 ; vous connaissez tous cet endroit. C’est là que l’Ourthe est la plus tumultueuse ; en allant vers la source, c’est juste derrière la série de chalets qui cachent à présent les remous.

On raconte qu’un radeau s’y est englouti, un soir de Noël : c’est Le mystère de la cloche de Saint-Laurent.

Le Tourniquet, en amont du village ( aussi appelé « Trou Lucas » ) a toujours été un passage difficile pour ceux qui tentaient de naviguer sur l’Ourthe. C’est donc là, qu’un soir de Noël, le radeau du mécréant Materne ( je vous jure que je n’invente rien ) a sombré au pied des « Tartines » ( les « Tartines » est le nom que l’on donne aux rochers étroits et verticaux qui ont l’air d’être alignés, comme des tranches de pain dans un grille-pain, derrière le rocher de la Vierge ).

C’était un soir d’orage et l’Ourthe était particulièrement agitée ; le bateau de Materne était devenu incontrôlable ; au lieu de prier et d’invoquer la Vierge, Materne s’est mis à blasphémer… le naufrage était inévitable.

Depuis lors, la cloche de Saint-Laurent gît au fond de l’Ourthe et protège Comblain-la-Tour contre la foudre ;

on dit aussi que cette cloche tinte encore les soirs de la nativité.

Les moins rêveurs, prétendent que l’air froid de Noël est tellement dense que c’est en réalité le son de la cloche de Hamoir qui descend avec l’Ourthe. Quant à ceux qui ont perçu à maintes reprises le son cristallin de cette cloche, ils vous jurent qu’il provenait du milieu de la rivière, non loin du « Tourniquet ».

Ceux qui défendent la légende disent que : « Depuis lors, on ne se souvient pas d’un coup de foudre à Comblain-la-Tour… sauf à la Saint-Valentin ».

Nous, on se souvient de beaucoup de coups de foudre ; et pas qu’à la Saint Valentin.

Il y avait ceux qui résonnaient dans la vallée les soirs d’orage. Ils étaient fracassants

Et il y avait ceux qui fracassaient nos petits cœurs… et ils étaient attendrissants.

31/08/2015 – Jean-Pierre Dziewiacien – https://anciensdecomblain.com/

105 : COMBLAIN-LA-TOUR – Ognisko : Alexandre Persik ; Jean-Pierre Dziewiacien ; à l’avant plan, et de dos, le séminariste : Zénon Zak ; Henri Bogdanski.
0105 : COMBLAIN-LA-TOUR – Ognisko : Alexandre Persich ; Jean-Pierre Dziewiacien ; à l’avant plan, et de dos, le séminariste : Zénon Zak ; Henri Bogdanski.
106 : COMBLAIN-LA-TOUR – Ognisko : Alexandre Persik ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Ks Kurzawa.
0106 : COMBLAIN-LA-TOUR – Ognisko : Alexandre Persich ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Ks Kurzawa ; Kazik Rzymowski.
107 : COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : L’Ourthe, au lieu dit « le Tourniquet ».
0107 : COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : L’Ourthe, au lieu dit « le Tourniquet ».
108 : COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : L’Ourthe, au lieu dit « le Tourniquet ».
0108 : COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : L’Ourthe, au lieu dit « le Tourniquet ».
109 : COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : L’Ourthe, au lieu dit « le Tourniquet ».
0109 : COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : L’Ourthe, au lieu dit « le Tourniquet ».
110 : COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : L’Ourthe, au lieu dit « le Tourniquet ».
0110 : COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : L’Ourthe, au lieu dit « le Tourniquet ».