0088 – Revisitons Comblain ( 1 ) : le pont

Comblain-la-Tour sans son pont, ça paraît impensable …

En effet, le petit village est construit principalement sur la rive droite de l’Ourthe.
De là, il s’élève progressivement vers Xhoris, Fanson et Hôyemont. Mais pour passer de l’autre côté de la rivière, il n’y a pas tellement d’alternative. Si vous voulez traverser, il vous faudra aller, en amont, jusqu’à Hamoir pour trouver un pont et, en aval, jusqu’à Comblain-au-Pont pour trouver deux ponts.

Pourtant le premier pont de Comblain-la-Tour ne date que de 1873. Avant ça, la seule manière de rejoindre l’autre rive, c’était le gué situé Place du Wez ( voir art. 16 ).

Les 2 cartes postales ( 558 et 559 ) envoyées respectivement en 1904 et 1908 montrent le pont tel qu’il était à l’époque.

Lors de la construction du pont, la route qui longe l’Ourthe – actuellement la N654 – a dû être rehaussée, pour atteindre la hauteur du tablier du pont. Sur la photo 561, on peut voir clairement qu’un remblai important a été nécessaire pour relever la route jusqu’au niveau du pont.

Ce pont n’a subi aucun dommage en 1914. Et pour cause, les allemands – qui s’étaient installés dans le Château Detienne ( notre Centre Millennium ) – craignaient que le pont ait été piégé et explose au moment de leur passage. Ils avaient préféré franchir l’Ourthe … par le Wez.
Plus tard, Ils construiront d’ailleurs leur propre « ouvrage d’art » pour traverser ( voir article 49 ).

Indemne en 1914, notre pont sauta en 1940, sans doute pour empêcher la progression de l’armée allemande. Vu son importance, il fut reconstruit, par l’occupant en 1942.

En septembre 1944, une unité des panzers de « Das Reich » traversa l’Ourthe à Comblain-la-Tour ; c’était l’unique pont encore intact. Elle se rassembla, ensuite, Place du Wez où elle se camoufla avec les perches à haricots des jardins, espérant échapper aux avions de chasse anglais.
Pour protéger leur repli, les allemands finiront par faire sauter le pont, à nouveau, en 1944 !

Cette fois-ci, les résistants voulaient empêcher la destruction de l’ouvrage d’art.

Stratégiquement, les armées alliées en avaient besoin pour repousser les allemands vers l’est. Pour essayer de sauver le pont, les résistants avaient même refermé les chambres de mine du pont avec du béton.
Les allemands furent obligés de doubler les charges d’explosifs et de les placer directement sur le tablier du pont pour le détruire.

Il faudra attendre 1949 pour qu’il soit remplacé par un autre pont, flambant neuf.

Entre 1944 et 1949 … à nouveau Comblain-la-Tour était sans pont !

Pour traverser, on avait installé une sorte de radeau tiré, depuis l’autre rive, par un câble.
Plus tard, une passerelle a même été érigée au-dessus de l’Ourthe. Mais elle était tellement instable qu’on l’avait surnommé : « la passerelle dansante».

Je suis sûr que, si cette passerelle avait été encore là quand nous y étions, elle aurait été une attraction très appréciée et largement utilisée.

07/11/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

0558
0558 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
0559
0559 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
0560
0560 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
0561
0561 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0562 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
0563
0563 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0564 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0565 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
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0566 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
0567
0567 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
0568
0568 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.

 

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