0232 – Revisitons Comblain ( 24 ) : De l’autre côté du mur

Tout en bas de la Rue des Écoles, juste avant de passer sous le Viaduc, on croise deux rues : à droite, c’est la Rue du Vicinal et à gauche, la Rue du Rocher de la vierge. Elles se situent l’une dans le prolongement de l’autre. Bizarrement, l’une nous était familière et l’autre beaucoup moins. Pourtant elles avaient, pour nous, toutes les deux un point commun : c’était de « l’autre côté du mur ! ».

Le remblai du chemin de fer … celui qui « balafre noss vièdge » comme disait Joseph Huberty … ne fait pas que balafrer le village, il crée une véritable séparation. La maison polonaise s’en trouve ainsi isolée du reste. Par certains côtés, ce n’est pas plus mal, ça permet de préserver nos « petits secrets » tout en offrant aux riverains une relative quiétude. Mais cette situation ne favorise pas les échanges ! Du coup, rares étaient ceux du village qui s’aventuraient de « notre » côté, du moins à notre époque. Mais il y a quand même eu des rapprochements dont il reste pas mal de souvenirs et de nostalgie.

Nous avons d’ailleurs été contactés par quelques comblinois qui ont découvert par hasard l’existence du blog des Anciens de Comblain ; l’un d’eux nous a écrit :

« … je suis originaire et habitant de Comblain-la-Tour, dans la Rue du Rocher de la Vierge, juste en face du « Parc Polonais » … Que de souvenirs revécus, en tant que « jeune de Comblain », durant les années 80 et 90 surtout. Je me suis souvenu de nombreux matchs de football organisés entre les garçons du village et les jeunes polonais, mais aussi des agréables soirées ( feu de camp, soirées dansantes, etc… ) auxquelles Monsieur Stéphane Paterka nous avait quelques fois exceptionnellement autorisés à venir participer. Pour autant que nous nous tenions bien et que nous soyons respectueux des jeunes polonaises. Car reconnaissons-le, étant adolescents, beaucoup d’entre nous venaient … pour voir les filles ». Évidemment … on s’en doutait !

Ceci pour dire qu’aucun mur ne sera jamais assez haut, aucun remblai ne sera jamais assez large, aucun fossé ne sera jamais assez profond que pour séparer ceux qui ont envie d’être ensemble. Et je suis sûr que ces tendres souvenirs sont partagés par celles qui les ont inspirés. J’encourage les comblinois – et spécialement celui qui a écrit ces quelques lignes, il se reconnaîtra – à nous rejoindre lors d’un de nos rassemblements à Comblain-la-Tour, et pourquoi pas à nous raconter.

De la Rue du Rocher de la vierge, je n’ai pas grand-chose à dire … nous l’empruntions rarement. Tout au plus on passait par là pour monter sur Xhignesse, mais c’était assez rare et particulièrement sportif.

À une certaine époque, cette rue commençait par un estaminet : le café Hofferlin, qui était d’ailleurs, avant 1905, une coopérative « A la bonne ménagère » … elle était tenue par Hortense Degotte ( la dame sur la photo 1.784 avec ses deux seaux ). Plus loin, une porte cochère donnait accès au cinéma paroissial de l’abbé Pesser ( photo 1.785 ) et juste après la porte cochère, le bureau de poste de Mme Méan s’y trouvait en 1912.

De l’autre côté du carrefour, c’est la Rue du Vicinal du nom de ce petit train dont nous avons déjà parlé. Ce tronçon-là, nous était particulièrement connu … beaucoup de nos balades commençaient ou finissaient par là. Sur la photo 1.784, on peut encore voir « l’affreux pylône » – comme l’avaient surnommé les riverains – qui datait de 1920, quand Comblain-la-Tour a été enfin électrifié, et qui était vite devenu la « pissotière » de tous les chiens du quartier. Ce pylône fut finalement supprimé. Un peu plus loin, sur la photo 1.789, l’attelage serait celui d’Auguste Talier, marchand de « clicotes » et vieux fers, et grand amateur de pèket.

Pour ma part, cette Rue du Vicinal reste une énigme ! J’ai lu, à plusieurs reprises qu’elle : « bordait jadis le canal et était habitée principalement par les « oûtlis » ( les bateliers ) des « bètchètes » » !!!

Il est certain, que d’impressionnants travaux de creusement du canal ont été entrepris entre la Rue du Vicinal et l’actuel Rue du Parc. Mais j’ignore totalement dans quel état étaient ces travaux quand, en 1865, le canal fut comblé pour la construction du chemin de fer ? Le canal était-il sous eaux ? Pour avoir lu avec attention pas mal de littérature sur le sujet, je ne peux que constater qu’il existe des théories qui se contredisent, des auteurs qui confondent le projet de canalisation de l’Ourthe et le projet du site propre, etc … Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a une certaine confusion. Bref, en absence de photo ou d’autres preuves, je ne peux qu’être perplexe.

Cette perplexité s’aggrave encore quand je regarde le plan 1.791 sur lequel il semble bien que 2 cours d’eau encerclent toute une partie de Comblain-la-Tour. Alors … je donne ma langue au chat et espère qu’un érudit, mieux documenté que moi, m’apportera la preuve qu’on naviguait bien tout autour de notre parc.

15/07/2019 – JP Dz

1783
1.783 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Rocher de la Vierge – aujourd’hui.
1784
1.784 : COMBLAIN-LA-TOUR : Carrefour Rue des Ecoles et Rue du Rocher de la Vierge.
1785
1.785 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Rocher de la Vierge : La porte cochère donnait accès au cinéma paroissial de l’abbé Pesser.
1786
1.786 : COMBLAIN-LA-TOUR : Carrefour Rue du Rocher de la Vierge et Rue du Vicinal.
1787
1.787 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Vicinal.
1788
1.788 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Vicinal.
1789
1.789 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Vicinal : L’attelage serait celui d’Auguste Talier, marchand de « clicotes » et vieux fers, et grand amateur de pèket.
1790
1.790 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Vicinal :
1791
1.791 : COMBLAIN-LA-TOUR : Plan ? ou croquis le l’Ourthe et du canal ?

 

0231 – Notre folklore ( 6 ) : Le Krakowiak

Quand je vous rappelais, la semaine dernière, la légende du Smok qui terrorisait Cracovie, vous vous doutiez certainement que la suite logique serait une évocation du « Krakowiak ». Comment aurais-je pu faire autrement ? En effet, comment parler du folklore polonais sans s’attarder sur cette danse emblématique ?

Le krakowiak est une des danses qui symbolise le mieux la Pologne … La musique, les chorégraphies, les costumes du krakowiak sont tous remarquables à bien des égards … Comment ne pas évoquer les danseuses avec leurs jupes colorées, imprimées de motifs fleuris et ornées de rubans dorés à hauteur de l’ourlet ? Ou ces petits tabliers en lin blanc brodés ou en fine dentelle ?

Comment décrire le corset de ces dames, aux teintes plus foncées dont la richesse des décorations – pompons en laine, paillettes et des broderies – vient rehausser l’éclat de la chemise blanche ? Ou les très belles couronnes de fleurs accompagnées de longs rubans colorés qui donnent aux danseuses un port de reine ou les bottes à lacets et le collier de 3 rangées de perles rouges … ? Toute la magie du costume tient dans cet ensemble d’éléments colorés, richement décorés et témoins d’une longue tradition.

Quant aux garçons, si le costume est basé sur l’uniforme militaire que portait l’armée polonaise à la fin du XVIIIème siècle, il est tout aussi remarquable avec sa chemise blanche à manches longues et plutôt amples, son pantalon imprimé à rayures verticales caractéristiques, sa longue veste sans manches qui descend jusqu’aux genoux, sa large ceinture en cuir agrémentée d’un ensemble de 3 rangées de ronds métalliques au tintement mythique, ses bottes noires …

Mais c’est le fameux chapeau dont la base est noire et ronde et le haut, carré et rouge, qui paraît le plus représentatif et le plus utilisé dans le folklore polonais avec sa plume de paon et ses fins rubans colorés …
Je suis sûr qu’il n’y a pas dans le monde une seule communauté polonaise où on ne trouve, au premier rang des spectacles ou des manifestations culturelles, des enfants revêtus de ce costume folklorique, tant il est l’emblème culturel de tout un pays.

Je ne suis pas sûr, par contre, que les paons de Pologne et d’ailleurs partagent cet enthousiasme ! Eux, je pense, se passeraient bien de cette notoriété qui s’organise à leurs « dépens » … si j’ose dire !

Je ne suis pas sûr, non plus, que folklore et traditions continuent à faire bon ménage avec les défenseurs de la cause animale mais que cela ne nous empêche pas d’affirmer notre soutien à l’authenticité de notre folklore … Et si d’aventure, on voulait nous condamner à expier nos fautes et nos traditions au nom du respect de l’intégrité animale, nous pourrons toujours rétorquer que les plumes de paon, avec un peu de chance, ça se ramasse, en fait.

En attendant, réjouissons-nous d’avoir tous, un jour, porté ce caftan ou ce cerdak et d’avoir tous, un jour, bondi sur scène le bras levé et la partenaire maintenue fermement. Car si le costume est particulier, que dire des pas de cette danse sinon qu’ils sont atypiques ? Atypiques d’abord dans la façon de tenir sa partenaire, pas en face de soi, mais parallèlement à soi ; atypique ensuite par ce galop, rapide et de côté, qui rappelle tellement la course des chevaux, mais aussi par ses « ciseaux », quand les talons se touchent lors d’une sorte de « ruade » latérale, et encore par ce claquement du talon dans cette espèce de glissement de la jambe vers l’avant ; atypique enfin par les gestes amples des bras qui semblent décrire de grands ronds dans l’espace.

La musique particulièrement rythmée favorise un impressionnant déploiement d’énergie et se prête parfaitement à l’enchaînement de figures de groupe. Tantôt en cercle, tantôt en ligne ou en une série de carrés, les danseurs occupent entièrement la scène qui offre un véritable feu d’artifice de couleurs, de mouvements et d’harmonie. Pas étonnant que le Krakowiak soit régulièrement choisi pour clôturer un spectacle dont il est souvent … l’apothéose !

La chorégraphie de cette danse est parfois agrémentée par la présence d’un « Lajkonik » bondissant. Ce cavalier barbu – sorte d’homme-cheval dont la monture est agrémentée d’un jupon, tel un caparaçon – est un personnage populaire du folklore cracovien. Ses origines turco-tatares prouvent, une fois de plus, que le folklore polonais s’est confronté à bien d’autres cultures. La légende du « Lajkonik » date de 1287 : « Des guerriers tartares étaient parvenus à s’approcher imperceptiblement des murs de la ville et avaient décidé de passer la nuit au bord de la Vistule, près du village de Zwierzyniec, pour attaquer au petit matin. C’est là qu’ils furent aperçus par des bateliers. Ceux-ci surprirent l’ennemi endormi et sauvèrent ainsi la ville du pillage. Puis ils se vêtirent de costumes asiatiques pour entrer dans la ville sur des chevaux pris à l’ennemi, en éveillant d’abord la terreur, puis la joie des habitants. Le maire de Cracovie déclara alors qu’en souvenir de cet événement, chaque année, un batelier déguisé en khan tartare ferait son entrée dans la ville, suivi d’un cortège de ses confrères ».

Pour ma part, le Krakowiak est le synonyme de « première fois ». En effet, c’est le tout premier costume traditionnel avec lequel mes parents m’ont habillé … je ne devais pas avoir plus de 5 ans. Plus tard, quand je suis rentré au KSMP de Mons – j’avais à peine 12 ans – c’est la première chorégraphie qu’on m’a apprise ; et comme j’étais le plus petit de la troupe, j’étais placé tout devant, avec Stéphanie … qui était la plus petite en taille. Ça a donc été mon premier spectacle et j’y ai récolté mes premiers applaudissements. Plus tard encore, quand j’ai rejoint le KSMP du Centre et que j’ai eu la possibilité de modifier le programme, c’est la première danse que nous avons réécrite avec Eveline. Et même 50 ans plus tard, la première fois … on s’en souvient toujours !

08/07/2019 – JP Dz et grand Merci à Dominique Stefanski pour sa touche féminine.

1769
1.769 : KSMP CHARLEROI( ? ) ; … ; ( ? ).
1770
1.770 : CHARLEROI ? école ? : ( ? ) ; … ( ? ).
1771
1.771 : KSMP CHARLEROI : Irena Kotarzewski ; ( ? ) ; … ( ? ).
1772_KSMP_Charleroi
1.772 : KSMP CHARLEROI : ( ? ) ; … ( ? ).
1773_KSMP_Ressaix
1.773 : KSMP Centre / RESSAIX : André Walasczyk ; Eveline Ogonowski ; Richard Szymczak ; Daniel Kowal ; Danièle Perzyna ; ( ? ) ; Jeanine Chabera ; Casimir Nowicki.
1774
1.774 : KSMP Centre / RESSAIX : Danièle Perzyna ; Simone Wattiez ; Vital Kciuk ; Malvina Rusowicz ; André Walasczyk ; Marilyne Desmet ; ( ? ) ; Thérèse Ogonowski ; ( ? ) ; Isabelle Swiderski ; Janek Perzyna ; Jeanine Chabera ; Casimir Nowicki.
1775_KSMP_Ressaix
1.775 : KSMP Centre / RESSAIX : Richard Szymczak ; ( ? ) ; Janek Perzyna ; ( ? ) ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Malvina Rusowicz ; Daniel Kowal ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
1776_KSMP_Liège_25_ans
1.776 : KSMP LIEGE : ( ? ) ; … ; … ; ( ? ).
1777_KSMP_Liège_083_1991_jubilé_Szymurski
1.777 : KSMP LIEGE : André Paterka ; Stefan Drozda ; Edouard Jamka ; Franco, le mari Sonia Przybyl ; Mieciu Musial ; Richard Migon ; Pierre Bartosz.
1778
1.778 : KSMP Centre / RESSAIX : Jean-Pierre Dziewiacien ; Pierre Front ; Halina Ogonowski ; Danièle Perzyna ; ( ? ) ; Casimir Nowicki ; ( ? ) ; Edouard Nowicki ; Irène Sitarz ; ( ? ) ; Nadine Deputat ; André Cornut  ; ( ? ) ; Irek Mrzyglod ; Dominique Ogonowski.
1779
1.779 : KSMP MONS : ( ? ) ; Didier Bouchéi ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Pierre Front.
1780__KSMP_018c
1.780 : KSMP MONS : ( ? ) ; Alfred Materna ; Hélène Borowski ; Marek Bujanowski ; ( ? ) ; … ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Christiane Bierczyk.
1781__KSMP_018d
1.781 : KSMP MONS : Franca Fisher ; ( ? ) ; Alexis Łagocki ; Christiane Bierczyk ; Jean-Pierre Dziewiacien.
1782
1.782 : Bernissart cinéma Camara : Madame Dudziak et son filleul, Jean-Pierre Dziewiacien.

 

0230 – Smok

Si « Ala i As » était l’ABC de notre apprentissage du polonais, nous disposions, dans nos cours du samedi ou du mercredi, d’autres ouvrages très intéressants. Certains d’entre eux avaient d’ailleurs été écrits spécialement pour nous … par Dr Edward Pomorski, celui qui est enterré au cimetière de Comblain-la-Tour.

Mr Pomorski prenait très à cœur son rôle d’Inspecteur des Écoles Polonaises ; au point de rédiger lui-même les manuels d’apprentissage. C’est ainsi que la plupart d’entre nous avons poursuivi l’aventure d’Ala i As par la découverte de notre histoire et de notre culture polonaise à travers les livres de Mr Pomorski. Vous ne vous en souvenez pas ? Je vais essayer de vous rafraîchir la mémoire. Je suis sûr, que d’ici quelques minutes, vous direz : « Ah oui, je me souviens de cette histoire et de ces dessins-là … ».

Les documents de 1.759 à 1.762, sont respectivement les couvertures et les secondes pages de 2 livres que nous avons tous eus en main ; ce sont « l’essentiel » ! « Nasza Rodzina » et « Nasza Szkoła » ont été publiés en 1956 … déjà. Mais le Docteur Pomorski a écrit pour nous d’autres ouvrages de référence comme repris sur la liste de la Biblioteczka szkolna PMS ( document 1.763 ) en 1958 : Dziennik lekcyjny ; Kolonie letnie ; Program nauczania ; Godło państwowe ; Mapa konturowa Polski ; Wycinanki historyczne.

Ces livres, largement illustrés, abordaient toutes sortes de sujets … on pouvait passer d’un thème consacré aux pigeons, ou aux papillons, à un épisode illustre de l’histoire polonaise, puis trouver un très beau poème, et à la page suivante, un rébus. En parfait pédagogue, Dr Pomorski voulait par-dessus tout nous donner l’envie de continuer à découvrir sans jamais nous lasser … il pratiquait l’alternance des thèmes … tiens, tiens, ça me rappelle quelque chose ! Mais l’épisode que j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui, c’est celui de la légende du « Smok » ! Je suis sûr qu’elle évoque quelque chose pour vous ! Ce récit est un extrait de « Nasza Szkoła ».

J’ai reproduit en annexe la légende complète telle que racontée par notre Inspecteur. Rappelez-vous … Même sans lire l’histoire, vous devriez vous souvenir ; les dessins sont évocateurs … ils appartiennent à la magie de notre enfance. En résumé :

« Il était une fois … là où s’étire aujourd’hui la ville de Cracovie, régnait un roi apprécié de tous ses sujets, le roi Krak … La seule chose qui pourrissait la vie du souverain et de ses citoyens, c’était la présence d’un dragon qui habitait dans une grotte au pied du Wawel : le Smok. Ce monstre ne sortait de son antre que pour dévorer tout ce qu’il trouvait, avant d’aller se désaltérer dans la rivière la Wisła, qui coulait non loin ; puis tranquillement il rentrait dans son repaire. Pour se débarrasser de l’animal encombrant, le roi demanda qu’on offre au dragon trois béliers vivants et un autre mort qu’on aura préalablement « fourré » avec du soufre !

 Après avoir dévoré les trois béliers vivants, la bête dévora le bélier assaisonné au soufre. Bien sûr, quand elle alla boire à la rivière, rien ne parvenait à étancher sa soif. Le smok bu tant et tant qu’il finit par éclater et disparaître dans les profondeurs de la Wisła ». Vous vous souvenez à présent ? Bien sûr !

Le génial auteur savait capter notre attention et nous faire découvrir – à travers ses narrations – des pans entiers de notre culture polonaise … à une époque où il n’était pas simple ( pour tout le monde ) de voyager en Pologne. Aujourd’hui, heureusement les choses ont changé. Alors, la prochaine fois que vous serez à Cracovie et que vous ferez un selfie, en famille, avec le dragon, ayez une petite pensée émue pour le Dr Edward Pomorski. Grâce à lui, toute cette culture nous est familière.

Et quand vous repasserez par Comblain-la-Tour, prenez le temps de vous recueillir sur la tombe de Mr Pomorski … c’est aussi un peu de nos racines qui sont enterrées-là.

01/07/2019 – JP Dz

1759
1.759 : Nasza Szkoła – 1956 : Par le Docteur Edward Pomorski : Couverture.
1760
1.760 : Nasza Szkoła – 1956 : Par le Docteur Edward Pomorski : Première page.
1761
1.761 : Nasza Rodzina – 1956 : Par le Docteur Edward Pomorski : Couverture.
1762
1.762 : Nasza Rodzina – 1956 : Par le Docteur Edward Pomorski : Première page.
1763
1.763 : Biblioteczka szkolna PMS : Liste des ouvrages à disposition des élèves.
1764
1.764 : Nasza Szkoła : O Królu Kraku : La légende du Smok.
1765
1.765 : Nasza Szkoła : O Królu Kraku : La légende du Smok.
1766
1.766 : Nasza Szkoła : O Królu Kraku : La légende du Smok.
1767
1.767 : Nasza Szkoła : O Królu Kraku : La légende du Smok.
1768
1.768 : CRACOVIE : Entre la statue du Smok et la Wizła : Le Smok ; André Cornut ; Dominique Ogonowski ; Elsa Mrzygłod ; Irek Mrzygłod ; Nicolas Dziewiacien ; Halina Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.

 

0229 – Ensembles de danses et de chants polonais à Heusden-Zolder

écrit par Elisabeth, Jef et Piotr Rozenski et Zosia Król

Depuis la 2e guerre mondiale, plusieurs formations de danses et de chants se sont succédé au sein de la communauté polonaise de « Heusden-Zolder » ( nom utilisé par les Polonais locaux longtemps avant la fusion officielle de 1977 des deux communes voisines de Heusden et de Zolder, de sorte qu’il n’était pas rare de devoir récupérer les invités égarés dans les forêts car désorientés devant des panneaux « Heusden » à gauche et « Zolder » à droite … Pour les plus jeunes : le GPS n’existait pas encore ).

Un premier groupe s’est constitué dans les années 50. Mais c’est vers le milieu des années 60 que la vie culturelle prend un véritable essor. C’est notamment en 1966 que les Polonais du « Związek Polaków w Belgii oddział Heusden-Zolder » ont inauguré leur propre centre culturel, baptisé « Millenium » en l’honneur de la célébration du millénaire de la chrétienté en Pologne.

À cette occasion, Pelagia Bednarek ( mariée Nowicka, mère de Betty, Annie, Józiu, Eric et Eddy, mieux connue comme « Pani Pela », ou tout simplement « Pela » ) fonde un premier groupe de KSMP à Heusden-Zolder. « Pani Pela » incarnait à elle seule le KSMP local, y tenant toutes les fonctions : présidente, trésorière, directrice artistique ou encore chorégraphe. Accompagnée sur l’accordéon par son fils Józiu, elle a appris à danser à toute une génération de jeunes.

L’ensemble prit une telle ampleur ( les familles Nowicki, Król et Cucup y contribuant de façon substantielle ) qu’à la fin des années 60 il y avait même deux groupes : les petits enfants et les plus grands. Outre la participation aux festivals classiques des KSMP en Belgique ( vers le milieu des années 70, c’était au tour de Heusden-Zolder d’en organiser un à Lummen-Genebos ), les ensembles ont été régulièrement invités à différentes occasions, y compris à l’étranger ( e.a. à la Rochelle en France ). Un spectacle qui est particulièrement resté gravé dans les mémoires, c’est leur apparition fin des années 60 dans l’émission télévisée « Nonkel Bob », programme hebdomadaire pour les jeunes, immensément populaire à l’époque en Flandre.

Les enfants étant devenus des adultes vers la fin des années 70, il n’y avait plus assez d’adhérents pour continuer les activités de danse et de chant de sorte que, pendant quelques années, il n’y avait plus d’ensemble à Heusden-Zolder.

C’est vers 1980 qu’à l’initiative de Zosia Król, quelques anciens, devenus de jeunes adultes entre 20 et 30 ans, se sont retrouvés pour créer un nouvel ensemble prenant le nom « Millenium ». Tout est à reconstruire mais l’entraide fonctionne. N’ayant pas encore les moyens de s’acheter leurs propres costumes, ils font appel, pour les premières représentations, aux voisins de « Wisła » afin de les dépanner. Zosia prend des cours de danses folkloriques à Lublin en Pologne, d’où elle revient les valises remplies de serdaki et de kierpce. Les femmes se mettent alors à coudre les fameuses jupes, les tabliers et pantalons « zbójnickie » sur lesquels elles passent des heures à broder les décorations typiques ( parzenice ). Au milieu des années 80, l’ensemble a entre autres participé aux festivals internationaux d’Anvers et de Moerbeke-Waas.

Quand les études pour les uns et le rhumatisme pour les autres empêchaient de continuer l’activité, c’étaient les enfants des membres qui, pendant quelques années jusqu’en 1990, ont pris le relai sous la direction de Zosia, puis de Helcia Cucup.

23/06/2019 – Elisabeth, Jef et Piotr Rozenski et Zosia Król

1753
1.753 : KSMP Heusden – Zolder : Debout : Pelagia Bednarek ; Wanda Popis ; Helcia Cucup ; Tereska ? ; Edith Koslowski ; Genia Goraj ; Mirusia Czajka ; Accroupis : Margot Lewkin ; Hela Pawlowski ; Genia Piekarczyk ; Halinka Niemiec.
1754
1.754 : KSMP Heusden – Zolder – 1966 / 1967 : Debout : Irena Niemiec ; Emilia Sajdak ; Mirusia Czajka ; Halinka Niemiec ; Genia Goraj ; Lala Kuczwalski ; Edith Koslowski ; Helcia Cucup ; Betty Nowicki ; Pelagia Bednarek ; Wanda Popis ; Accroupis : Wieslaw Król ; Józiu Piekarczyk ; Annie Nowicki ; Jan Król ; Kazik Cucup ; Heniek Cucup ; Józiu Nowicki.
1755
1.755 : – KSMP Heusden – Zolder : Pelagia Bednarek ; Halinka Niemiec ; Eddy Zielinski ; Margot Lewkin ; Józiu Piekarczyk ; Mirusia Czajka ; Kazik Cucup ; Genia Goraj ; Wiesiu Król ; Edith Kozlowski ; Wanda Popis ; Helcia Cucup ; Józiu Nowicki ; et Annie Nowicki, devant.
1756
1.756 : KSMP Heusden – Zolder – 1967 /1968 : Debout : Edith Kozlowski ; Jan Król ; Emilia Sajdak ; Eddy Zielinski ; Pelagia Bednarek ; Wanda Popis ; Józiu Piekarczyk ; Helcia Cucup ; Heniek Cucup ; Mirusia Czajka ; Kazik Cucup ; Les deux enfants au milieu : Annie Nowicki ; Betty Nowicki ; Accroupis : Wiesiu Król ; Margot Lewkin ; Lala Kuczwalski ; Halinka Niemiec ; Helena Tutak ; Józiu Nowicki.
1757
1.757 : KSMP Heusden – Zolder – 1980 / 1981 : Millenium : Debout : Richard Pawlik ; Pierre Rozenski ; Wiesiu Król ; Jef Rozenski ; Kazik Danko ; Heniu Cucup ; Kazik Cucup ; Eddy Pawlowski ; Accroupis : Annie Cucup ; Hella Pawlowski ; Anna Proszowski ; Anna Di Turri ; Zosia Król ; Elisabeth Rozenski ; Marysia Pawlowski ; Helcia Cucup ; Annemarie Poelmans ; Roza Czubacki.
1758_Festival_KSMP_Beringen_1967
1.758 : BERINGEN – 1967 : Festival des KSMP : ( ? ) ; Mme Nowicki, Pelagia Bednarek ; Betty Nowicki ; Ks Repka ; Ks Kurzawa.

 

0228 – Andreï Makarow

Je voudrais aujourd’hui évoquer avec vous un personnage et une réalité …

Le personnage, c’est Andreï Makarow … ce nom ne vous dit rien ? C’est normal … c’est une des personnes les plus modestes qui soit et qui ait fréquenté assidûment Comblain-la-Tour. Mais regardez les photos en annexe et son visage familier vous rappellera forcément quelqu’un que vous avez – forcément – croisé.

Andreï Makarow mérite amplement l’hommage que nous souhaitons lui rendre … et si du haut du ciel, où il se trouve aujourd’hui, ces quelques mots pouvaient le faire frissonner de plaisir … ce ne serait que justice et reconnaissance.

À Comblain, il a sacrifié énormément de temps et d’énergie. Cantonné aux tâches « ingrates », il n’a jamais économisé ses forces pour l’intérêt général … sans vraiment être remercié par les ingrats que nous étions. Il faut dire qu’entrer en communication avec lui n’était pas chose aisée …

Andreï Makarow, comme son nom l’indique n’était pas polonais ; il était russe. Ce qui ne nuisait en rien à sa bonté et à sa générosité naturelle. Par contre, sa manière très particulière de mélanger la langue de Tolstoï et celle de Mickiewicz avait quelque chose de poétique, mais de difficilement audible. Il fallait tendre l’oreille et s’accrocher. Ceux qui le fréquentaient régulièrement parvenaient à déchiffrer.

Dans la vie ordinaire – je veux dire en dehors de Comblain – Andreï habitait dans la région du Centre, et plus exactement à Ressaix, Rue Defuisseaux, surnommée la Rue des Diables avec ses comparses Tadek Szymczak, Józiu Młynarczyk et Mr Kiełtyka. Pour compléter la joyeuse « clique », il y avait encore Adam Ogonowski ( le papa d’Eveline et de Dominique ) et Michal Miklusiak. Des inséparables.

Même si toute cette bande de lurons s’amusait régulièrement à taquiner leur « russe », leur amitié était indéfectible. Il faut dire qu’Andreï était toujours disponible … et pas seulement à Comblain. Il a participé à de nombreux travaux, tant à l’école polonaise qu’à la construction de l’église. Il avait d’ailleurs habité antérieurement « aux baraques » ( appelé aussi le Camp Roland … c’est là que se situe aujourd’hui le Foyer du Père Kolbe, l’école, l’église polonaise et la cure ), comme beaucoup d’autres familles après la guerre. Et comme tous ces congénères il avait travaillé au charbonnage. Et comme tous les autres … il ne crachait pas sur une petite goutte ou sur une grosse pinte.

Pour compléter le tableau, je me dois d’ajouter qu’Andreï était le Dżadek de Notre Marilyne Desmet.

Par reconnaissance pour tous les services qu’il avait rendus pour le Millénium de Comblain, une délégation de responsables du Centre, emmenée par Stefania Ludwikowski, lui a rendu hommage en participant à ses funérailles au cimetière de Péronnes.

La réalité, c’est le fait que tous les bienfaiteurs de Comblain n’étaient pas … loin de là … des polonais.

Si Andreï était russe, ma maman, qui a travaillé pendant de nombreuses années aux cuisines, était ukrainienne,  d’autres encore étaient lituaniens, biélorusses, … Personne n’y a jamais vu l’ombre d’un problème. C’était naturel.

Il faut dire qu’après la guerre, il y avait eu un tel mélange de population … il y avait eu tant de souffrances … qui ont débouché sur une telle envie de vivre, un tel enthousiasme, une telle solidarité que c’est l’Humanité qui prévalait sur toutes les autres considérations. Alors, qu’ils soient russes, ukrainien, ou d’autres origines, toutes les bonnes volontés étaient bonnes à prendre … tous les enthousiasmes … étaient les bienvenus.

La semaine dernière, j’avais mis l’accent sur nos amis « autres que polonais » qui étaient des membres à part entière de nos KSMP – et qui méritaient amplement de l’être – aujourd’hui, je veux rendre un vibrant hommage aux « non polonais » qui ont largement contribué à la réussite de Comblain-la-Tour.

17/06/2019 – JP Dz

1744
1.744 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Pan Bardo ; Mr Andreï Makarow ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; ( ? ).
1745
1.745 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Mr Andreï Makarow, sa fille et Chantal sa belle-fille.
1746
1.746 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Mme Catherine Buski ; ( ? ) ; Mr Paterka ; Mr Andreï Makarow ; Mr Victor Buski ; ( ? ) ; ( ? ).
1747
1.747 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans la remise : ( ? ) ; Georges Załobek ; Mr Andreï Makarow.
1748
1.748 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le perron : ( ? ) ; Mr Andreï Makarow.
1749
1.749 : RESSAIX : Foyer du Père Kolbe : Mr Tadek Szymczak ; Mr Michal Miklusiak ; Mr Andreï Makarow  qui tient sa petite-fille Karina ( Kalinka ) Gines Janicka ; ( ? ) ; ( ? ).
1750
1.750 : RESSAIX : Foyer du Père Kolbe : Denis Haine ; ( ? ) ; Mr Andreï Makarow ; Mr Nowicki ; ( ? ) ; Mme Młynarszyk ; Eveline Ogonowski.
1751
1.751 : BINCHE : Carnaval : ( ? ) ; Mr Andreï Makarow.
1752
1.752 : RESSAIX : Foyer du Père Kolbe : Mr Tadek Szymczak ; Mr Michal Miklusiak ; Mr Andreï Makarow ; Mr Romanowicz ; Mr Rusowicz.

 

0227 – Notre folklore ( 5 ) : Hej tam pod lasem

À force de chanter « Hej tam pod lasem, coś błyszczy zdala, banda cyganów, ogień rozpala » … à force d’être toute la sainte journée sur les routes de Comblain-la-Tour … à force de passer nos plus doux moments au « Camp des gitans » … à force d’accumuler tant de plaisir à se réunir autour des ognisko … nous finissions – nous aussi – pour nous prendre pour des « cygane ».

On est toujours un peu tzigane quand on est libre dans sa tête ; on est toujours un peu gitan quand on est en vacances ; et quand, rassemblé dans l’obscurité, autour d’un feu de camp qui crépite, on entend les premières notes de guitare, on devient tous, spontanément, des romanichels … des « Cygan bez roli », des « Cygan bez chaty », mais des « Cygan szczęśliwy », des « Cygan bogaty » … Bom, stradi dadi Bom, stradi dadi

Pas besoin de spiewnik pour cette chanson … nous la chantions si souvent qu’on connaissait le texte par cœur et on attendait le refrain pour chanter encore plus fort « Malowany koń, malowany wóz ». Et même si on ne comprenait pas exactement tous les mots, on avait bien saisi la finalité du message … il s’agissait ici de convaincre les filles de s’intéresser plutôt à nous « Nie kochaj dziewczę, kmiecia ni pana, lecz całym sercem, kochaj cygana » … Bom, stradi dadi Bom, stradi dadi

Cette musique est tellement entraînante que très vite on se sentait comme happé. Ça commençait, à chaque fois, par un irrésistible balancement de droite à gauche, en rythme, où tout le monde entraînait tout le monde … puis les mains se sentaient obligées d’intervenir pour battre la mesure. On improvisait d’insolites tambourins avec tout ce qui nous tombait sous la main … et presque aussitôt les jambes, à leur tour, s’agitaient. C’était difficile de rester assis. Alors les filles enfilaient leur plus longue robe colorée, se couvraient les épaules d’un châle et Béatrice devenait « Esmeralda », et Fabienne « Rodriguo » … comme quelques années plutôt Sophie et Alice, sur le même air … Bom, stradi dadi Bom, stradi dadi

Après les colonies, quand on rentrait chez nous, sur nos terres, dans nos groupes folkloriques, on avait encore envie de prolonger la tentation de se prendre pour des cygane. Au KSMP de Mons, on en a fait carrément une des danses le plus souvent reprises dans nos représentations : le « Cyganski ». Tout y était, le faux ognisko, les tambourins, les robes longues, les châles et les filles dansaient … sans soulier, en chaussettes blanches … Bom, stradi dadi Bom, stradi dadi

C’était un moment du spectacle qui était très apprécié des spectateurs. Personne ne se posait la question de savoir pourquoi cette incursion de la culture tzigane dans la culture polonaise. Pour nous c’était naturel ; nous l’avions découvert à Comblain-la-Tour et donc nous l’avions adopté. La culture et le folklore ne sont jamais figés, au contraire, c’est un partage … on prend d’un côté et on donne de l’autre. C’est tellement vrai que la photo 1.743 est, à ce titre, assez exceptionnelle : on y voit le KSMP de Mons en costumes traditionnels – avec au premier rang, accroupies, les filles habillées en gitanes – mais on y voit aussi quelques artistes qui n’avaient rien de polonais ! Ils étaient là parce que notre enthousiasme était communicatif. Ils dansaient avec nous parce qu’ils adoraient ça … tout simplement. Ils chantaient avec nous, souvent sans comprendre le moindre mot, mais avec le sentiment d’appartenir à la communauté polonaise. C’est ce qu’on appelle le brassage culturel et nous avons tous gagné à ce mélange-là … Bom, stradi dadi Bom, stradi dadi

On est tous un peu bohémiens quand on est sur une scène ! Bom, stradi dadi … Bęc.

10/06/2019 – JP Dz

1733_1976
1.733 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Ognisko. ( ? ) ; … ; ( ? ).
1734
1.734 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : ( ? ) ; Béatrice Laffut ; … ; ( ? ).
1735
1.735 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; … ; ( ? ).
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1.736 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko – de jour – devant le perron : Les danseuses : Thérèsia Swierkowicz ; Alice Bardo ; ( ? ) ; Sur l’escalier à gauche : Mr Bardo.
1737
1.737 : KSMP Mons : En spectacle à Louvain-la-Neuve : Hélène Borowski ; Zuhal Gunal ; Christine Nahorniak ; Micheline Zwierzyk ; Annie Borowski ; Lydia Młynarski ; Stéphanie Goch ; Monia Krasowska ; … ; Léon Warchulski ; Edmond Łagocki.
1738
1.738 : KSMP Mons : En spectacle : Edmond Łagocki ; Sylvie Wawrzyniak ; Laurence Norkiewich ; Lydia Hantson ; Martine Brzezicha ; Zuhal Gunal ; Patricia Dudziak.
1739
1.739 : KSMP Mons : En spectacle : Laurence Norkiewich ; Candy Kucharzewski ; Lydia Hantson.
1740
1.740 : KSMP Mons : En spectacle : Laurence Norkiewich.
1741
1.741 : KSMP Mons : En spectacle.
1742
1.742 : KSMP Mons : En spectacle.
1743
1.743 : KSMP Mons : En spectacle : Accroupis : Micheline Zwierzyk ; Thérèse Taporski ; Stéphanie Goch ; Anna Dudziak ; Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; 1ère rangée : Giovani Cortelletti ; Jeanine Dudziak ; Annie Wisła ; Martine Brzezicha ; Thérèse Dudziak ; Martine Mazgaj ; Véronique ? ; Carine Moury ; Patricia Dudziak ; Czesław Kucharzewski ; 2ème rangée : Pierre Front ; Richard Glogowski ; ( ? ) ; Richard Pawlak ; Michel Mikołajczyk ; Géniu Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Marc Bouchez ; Michel Brzezicha ; Marek Bujanowski ; Alexis Łagocki.

Francine Załobek

Une fois de plus, nous sommes dans la tristesse … une amie d’enfance nous a quittés. Francine Załobek s’en est allé.

Nous la savions souffrante, mais nous la connaissions battante … Nous l’avions vu fragile, mais elle se montrait toujours souriante et confiante …

La dernière fois que je l’ai eu au téléphone, elle m’a affirmé qu’elle serait présente, avec nous, aussi bien à la Majówka fin juin que lors de notre traditionnel week-end fin août / début septembre. Elle y tenait beaucoup. Elle savait que tous nous étions inquiets et elle voulait par-dessus tout nous rassurer …

Eh bien, rassure-toi Francine, tu seras avec nous … en pensée, en amitié, en communion.

Toi et ton incorrigible frérot, vous faites partie de Comblain-la-Tour ; vous serez à tout jamais des Anciens de Comblain de la première heure. Vous êtes partis trop tôt … tellement trop tôt. Mais les moments que nous avons passés ensemble à Comblain ou ailleurs seront des souvenirs inoubliables et intemporels.

À Frédéric, son neveu, et à toute sa famille, nous présentons, au nom de tous les Anciens de Comblain et de tous les KSMP, nos plus sincères condoléances.

Jean-Pierre Dziewiacien

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