0340 – L’appel du gué

Et si on s’arrêtait encore une fois sur la jolie petite Place du Wez … nous le faisions si souvent quand les chemins de Comblain-la-Tour résonnaient de nos chants, de nos cris et de nos piétinements. Cette petite place, c’est la dernière étape avant d’arriver à la maison polonaise. Aujourd’hui, après cette épouvantable pandémie, on sent dans l’air comme un léger souffle de liberté qui titille nos sens et semble nous dire : « Et si tout doucement on y retournait ? ».

Bien sûr, la prudence s’impose encore. Bien sûr, les grands rassemblements ne sont pas encore tout à fait raisonnables … et les grandes embrassades non plus. Mais l’envie de s’éloigner de nos « terriers » nous démange. On commence à explorer de plus en plus loin, comme des marmottes qui auraient hiberné trop longtemps. On y va par étapes. On s’aventure … par petits groupes.

Dans mon souvenir, la Place du Wez servait exactement à ça. On y arrivait par petits groupes … chacun à son rythme, à son aise. L’après-midi s’était passé ailleurs, au Camp des Gitans ou sur les hauteurs de Géromont, mais on aimait rentrer ensemble « à la maison » … et donc on s’attendait là.

La dernière fois que nous nous y sommes attardés ensemble, c’était le 31 août 2019 ( l’an -1 avant la grande pandémie ). Ce soir-là, juste au moment où nous terminions notre traditionnel ognisko du week-end des Anciens de Comblain – et que nous quittions le parc pour aller rejoindre le réfectoire – nous avons été surpris par un magnifique feu d’artifice qui semblait venir de la Place du Wez. C’était comme un appel ! Un appel à passer par là … l’appel du gué !

Je vous ai déjà expliqué d’où vient l’appellation de cette petite place. En résumé, le mot « Wez » signifie littéralement « gué », c’est-à-dire un endroit où on pouvait jadis traverser l’Ourthe à pied sec. C’est donc un endroit de passage. Et spontanément, ce soir-là, nous avons décidé de répondre à l’appel et d’y passer un petit moment … Mais bon sang … quelle merveilleuse soirée on y a passé ! La ducasse battait sont plein, tous les forains nous accueillaient avec sourires, les comblinois étaient tous au rendez-vous … et nous … nous en avons oublié nos 60 balais. On s’est rué, comme des enfants, sur les autos tamponneuses, sur le tir à pipe et sur tous les autres stands. On a ri, dansé, chanté et bu … on a même été filmé par le syndicat d’initiative de Comblain-la-Tour.

Quand enfin on est rentré à la maison polonaise, il était déjà très tard ! Nous étions crevés, un peu éméchés, mais si heureux d’avoir passé un si bon moment. Et tous nous nous sommes promis : « L’année prochaine, si tout va bien, on revient ». Qui aurait pensé que « l’année prochaine » nous serions tous confinés ?

Moralité : Tu peux toujours remettre à demain ton travail et tes emmerdes … il et elles ne s’enfuiront pas ; par contre, ne remets jamais à plus tard une rencontre avec les Anciens de Comblain … on ne sait jamais ce que demain nous réserve.

20/06/2021 JP Dz

3.139 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.140 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.141 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.142 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.143 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.144 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.145 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.146 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.147 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.148 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.149 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.150 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.151 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.152 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.153 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.154 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.155 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.156 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.157 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.158 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.159 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.160 : COMBLAIN-LA-TOUR – Place du Wez.
3.161 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 : Ognisko des Anciens de Comblain.
3.162 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 – Place du Wez : Ducasse.
3.163 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 – Place du Wez : Ducasse.
3.164 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 – Place du Wez : Ducasse.
3.165 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 – Place du Wez : Ducasse.
3.166 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 – Place du Wez : Ducasse.

0339 – Opération sauvegarde

Jamais encore – de mémoire d’Ancien de Comblain – autant d’efforts n’ont été déployés pour sauver des documents comme ceux que je vous propose de découvrir aujourd’hui …

À l’origine, ces clichés ont été pris en version diapositives, mais sous un format de 110. « Et alors ? » me direz-vous … « Eh bien » vous répondrais-je « C’est un format qui a totalement disparu depuis plusieurs décennies. Aucun photographe n’a voulu, ni n’a pu nous aider à développer le contenu de ces clichés … ni ici en Belgique, ni en France. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé ».

C’est finalement Piotr Rozenski – notre alchimiste à nous – qui s’est chargé du sauvetage. Je vous épargne tous les détails, mais sachez que l’entreprise qui scanne les négatifs ne voulait pas s’y risquer : trop abîmées, rayures partout, … qualité médiocre, les scanners domestiques ne donnaient qu’un résultat décevant, les macros à partir d’appareil reflex n’amélioraient pas la qualité … c’était à désespérer !

Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté et l’acharnement de Piotr. Je ne sais pas de quel grimoire il a tiré la solution, le fait est qu’il a réussi. Bien sûr, comme tous les sages ( et les druides ), il a souhaité garder le secret « des moyens mis en œuvre ». De toute façon, je ne suis même pas sûr de comprendre ses explications savantes. Je me réjouis du résultat.

Par contre … on n’est pas parvenu à sauver l’intégralité de la mémoire vive de Piotr … C’est dommage !

Je suis sûr qu’il y avait là des souvenirs très intéressants … voire même des détails croustillants …

Vu l’aura qu’il a su conserver sur nombre de ses fans, j’imagine ce que devait être sa richesse mémorielle.

Mais je ne désespère pas … peut-être que sous hypnose ?

En attendant, je vous livre pêle-mêle ce qu’on a pu sauver :

« Sur le contenu : je pense que ces photos datent de 1984 ( peut-être 1983 ). Pas mal de photos ( bus … ) ont été prises lors d’une excursion, mais je me souviens plus où ( Stavelot ??? ) ».

Je plaisante … vous l’aurez compris. C’est bien Piotr qui a annoté chaque photo, qui a retrouvé les noms et les détails, et qui a une mémoire à me faire pâlir de jalousie. Alors … pour une fois que je peux le charrier un peu !

Piotr, je t’autorise à te venger.

13/06/2021 – JP Dz

3.115 : Annie Paluszkiewicz ( de Liège ) et ( ? ).
3.116 : Annie Paluszkiewicz ; Wanda Omasta de Zolder ; Danusia Osiadacz de Maasmechelen ; et l’infirmière, Maria Skowron, en lunettes de soleil.
3.117 : Annie Paluszkiewicz, agressée par deux sbires.
3.118 : ( ? ) ; ( ? ).
3.119 : ( ? ).
3.120 : ( ? ) ; ( ? ).
3.121 : ( ? ) ; ( ? ), la petite soeur d’Eric Król.
3.122 : ( ? ), la petite soeur d’Eric Król ; ( ? ).
3.123 : ( ? ), la petite soeur d’Eric Król ; ( ? ) ; ( ? ).
3.124 : Complètement à gauche ( un peu flou ) : Franek Maj ( frère de Stan Maj ) ; ( ? ) ; …
3.125 : ( ? ), la petite soeur d’Eric Król ; ( ? ) ; ( ? ) ; …
3.126 : Eric Król ( il me semble qu’il était d’Eisden ou Maasmechelen ).
3.127 : Piotr Rozenski : « Ceci est mon groupe, avec à l’époque pas mal de garçons de Pologne, qui s’étaient installés à Anvers. Je reconnais un Piotr, 1er à gauche avec les boucles, et Ziggy, 2e de droite. A droite : Irena Malek, la mère de Karine ».
3.128 : ( ? ) ; … ; ( ? ).
3.129 : ( ? ) ; ( ? ).
3.130 : Certains estimaient qu’au quotidien on ne faisait pas assez le pitre et jugeaient indispensable d’en rajouter en se déguisant en clown… ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
3.131 : Eric Król et sa petite sœur, gentiment ensemble au bord de l’Ourthe.
3.132 : Mr Witold Bernat, le mari de l’infirmière ; ( ? ).
3.133 : Annie Paluszkiewicz, la monitrice.
3.134 : 1er à gauche : Arek Stankiewicz, d’Amsterdam, un concentré de bon humeur ; ( ? ) ; ( ? ).
3.135 : ( ? ) ; ( ? ).
3.136 : Encore des clowns … ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
3.137 : Frédéric Swiderski, toujours là quand il fallait manger ; … ; complètement à gauche : Daniel Lewkin de Zolder.
3.138 : Ziggy ; Eric Król ; ( ? ), à la « plage ».

0338 – 8 juin 1975

Parmi les grands moments de partage et de communion de toute la Communauté polonaise de Belgique, il y en a un qui surpasse tous les autres … et c’était précisément un 8 juin comme aujourd’hui.

En effet, le 8 juin 1975 – c’est-à-dire il y a 46 ans jour pour jour – nous inaugurions la nouvelle église polonaise de Ressaix en présence de nombreuses personnalités et des KSMP de Ressaix, de Mons et de Liège.

08/06/2021 – JP Dz

3.105 : Bénédiction de la nouvelle église polonaise de Ressaix.
3.106 : Ressaix.
3.107 :
3.108 :
3.109 :
3.110 :
3.111 :
3.112 :
3.113 :
3.114 : Ressaix : l’ancienne chapelle.

0337 – Si je peux me permettre …

Nous avons déjà évoqué ici la mémoire de Ks Woryna. Mais j’aimerais aujourd’hui – si je peux me permettre – aborder un autre aspect de son histoire. Il avait – entre autres – dans ses attributions, la gestion des âmes polonaises du petit village d’Harchies. Là, dès les années cinquante, il a sympathisé avec un couple d’émigrés. Est-ce parce que l’épouse s’appelait Martha … comme la maman du prêtre … où simplement parce que l’histoire de cette dame était abominable … le fait est que Ks Woryna s’est lié d’amitié pour ces deux rescapés pour qui le drame de leur vie était de ne pas pouvoir avoir d’enfant.

Je ne sais pas lequel des trois a eu l’idée, mais ce qui est certain c’est qu’à un moment donné Jean et Martha ont décidé d’adopter un enfant et Ks Woryna de tout mettre en œuvre pour faire aboutir ce projet. Comme vous pouvez l’imaginer, adopter un enfant belge … dans les années cinquante … juste après guerre … alors qu’on habite dans une baraque en bois, chemin de la Drève, au bord des marais d’Harchies … qu’on baragouine juste un peu de français ( qu’on a appris à la fosse ) … et qu’on ne sait écrire qu’en polonais … ce n’était pas gagné. Pour le couple, il aurait été plus facile de grimper sur l’Everest que de constituer un dossier ! Heureusement, Ks Woryna s’est chargé de tout. Il a fallu traduire, remplir des formulaires, des questionnaires, faire revenir des papiers, rassembler des témoignages, attester, … et surtout convaincre … inlassablement convaincre.

Et quand enfin la bonne nouvelle est arrivée … qu’on pouvait enfin aller chercher un enfant abandonné par ses « parents » à l’hôpital de Brugman d’Ixelles, c’est encore Ks Woryna qui a accompagné le couple pour la rencontre de leur vie. Je ne vous raconte pas l’émotion …

Le bébé avait à peine un mois quand il a débarqué à Harchies. Directement, il a été entouré par toute la petite communauté polonaise qui vivait là. Le bonheur des nouveaux parents était si communicatif qu’il irradiait sur l’ambiance générale. Ils étaient nombreux ceux qui voulaient devenir parrain et marraine de la petite tête blonde. Les parents ne savaient plus qui choisir ; ils ne voulaient surtout pas décevoir leurs meilleurs amis. Ks Woryna – toujours lui – a pris sur lui d’attribuer à l’enfant 3 marraines et 3 parrains officiels … comme dans les contes de fées. C’est lui qui a baptisé le bébé.

Bien sûr, l’enfant a d’abord appris à parler en polonais ; ce n’est que plus tard, à l’école communale, qu’il a découvert la langue française. Bien sûr, il a fréquenté assidûment l’école polonaise du samedi après-midi. D’ailleurs, c’est Ks Woryna qui venait le chercher en voiture, tous les samedis, à 2 heures moins quart, pour le cours qu’il assurait lui-même à Bernissart. Et après le cours, l’abée repassait chez Jean et Martha pour redéposer le gamin et ils soupaient tous ensemble. Quant à l’enfant, s’il sentait bien l’immense affection que le prêtre avait pour lui, il ignorait totalement le rôle essentiel que ce dernier avait joué dans son existence.

Bien sûr, comme tous les enfants polonais, le petit ira en colonies à Comblain-la-Tour … ce sera d’ailleurs les seules vacances qu’il aura. Il n’en aurait pas voulu d’autres … il adorait aller à Comblain. Plus tard, en 1968, à l’âge de 12 ans, il entrera au KSMP de Mons que Ks Woryna avait créé 8 ans plus tôt … hélas le prêtre n’y sera plus … il est décédé en 1967. Mais pour le jeune garçon, appartenir au KSMP, c’était comme accéder au Saint Graal. Même si les premières années il ne dansait pas encore avec les autres – les grands – rien que le fait d’être là lui donnait l’impression de faire partie de quelque chose … Il faut dire qu’entre-temps, il avait appris – par hasard – qu’il était « adopté » … et donc « différent » … et donc pas tout à fait polonais et plus vraiment autre chose ! Vouloir prouver qu’il était digne d’appartenir à la communauté polonaise deviendra son véritable moteur. C’est à ce moment-là aussi qu’il changea définitivement de nom … Enfin ! il avait son nom polonais.

Quelques années plus tard, le jeune garçon deviendra président du KSMP de Mons et occupera cette fonction pendant quatre ans et demi. Il deviendra même, durant un an, le président de tous les KSMP de Belgique. J’imagine Ks Woryna qui, du haut du ciel, devait observer tout ça en souriant et en se disant : « Il a bien grandi le petit bébé qui était seul au monde et que nous avons eu la bonne idée de ramener … ».

Évidemment, le jeune homme rencontrera l’amour à Comblain-l’amour et épousera une polonaise, la présidente du KSMP de Ressaix. Ils se marieront à l’église polonaise, sous la bénédiction d’un prêtre polonais ( Ks Kurzawa ) et fêteront l’évènement au Centre polonais de Ressaix. C’était un peu comme dans la chanson de Kubiak : « Rudy ojciec, ruda matka, rudy dziadek, ruda babka, … rudą dziewczę poślubiłem, rudy ksiądz nam celebrował, rudy organista śpiewał, rude muzykanci grali, rude gości tańcowali … » sauf qu’au lieu d’être roux, ils étaient tous polonais …. même lui.

Et puis, le tourbillon de la vie l’a entraîné. Ce fut la vie de couple, le boulot, la maison, les enfants, … et aussi veiller au bien-être de Jean et Martha qui resteront à tout jamais, pour le jeune homme reconnaissant, ses seuls vrais parents. D’ailleurs, il a fini par les installer chez lui pour que leur dernière décennie soit la plus douce possible. Et il était là, à leur chevet, pétri de chagrin, quand ils ont rendu leurs derniers souffles et qu’ils sont partis rejoindre leur ami Ryszard Woryna au paradis des justes.

Et enfin, encore quelques années plus tard, à l’automne de sa vie, celui qui avait tant apprécié d’avoir été accepté par la communauté polonaise, a décidé de consacrer un peu de son temps et de son énergie pour rendre à cette communauté un peu de ce qu’il avait reçu.

Cette histoire – véridique – a commencé il y a précisément 65 ans. Et ce petit bébé … c’est moi !

Merci à tous pour l’attention que vous m’avez accordée.

06/06/2021 – Jean-Pierre DZIEWIACIEN

3.104 : Ks Ryszard Woryna, entouré par : les 3 marraines, Madame Dudziak, Madame Dobrołowicz, Mademoiselle Valentine Stowbur ; les 3 parrains, Monsieur Dudziak, Monsieur Dobrołowicz, Grégoire Stowbur ; Martha et Jean Dziewiacien et leur bébé.

0336 – Mais qu’est-ce qui faisait courir tous ces jeunes ?

On peut réellement se poser la question : « Mais qu’est-ce qui faisait courir tous ces jeunes ? ». Pourquoi, à un moment donné et pour une heure précise, ils convergeaient tous vers le 33 de la Rue des Anglais à Liège ?

Ils venaient d’Alleur ; Ans ; Bierset ; Bressoux ; Chaudfontaine ; Chênée ; Cheratte ; Cointe ; Glain ; Grâce-Berleur ; Grâce-Hollogne ; Hermalle-sous-Argenteau ; Herstal ; Heure-le-Romain ; Jemeppe ; Juprelle ; Liège ; Montegnée ; Retinne ; Saint-Nicolas ; Seraing ; Spa – Nivezé ; Tilleur ; Visé ; Vottem ; Wandre, … tout ça pour répéter des danses et des chants polonais qu’ils s’apprêtaient à donner en spectacle. Il fallait qu’ils soient sacrément motivés !

En plus, ils n’étaient même pas payés pour leurs prestations, ni pour leurs déplacements et ne prétendaient à aucun « jeton de présence » ! Au contraire … ils devaient payer une cotisation pour avoir le plaisir de faire partie du KSMP de Liège. Et pourtant, ils se bousculaient au portillon ! C’était une époque extraordinaire. Pensez-vous que ce soit encore possible aujourd’hui ? Mais je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans …

Des vents favorables m’ont confié quelques-unes des archives du « skarbnik » du KSMP de Liège ; archives qui datent entre 1966 à 1973. C’est là que j’ai relevé les villages qui sont cités plus haut. Ces documents reprennent scrupuleusement des listes de membres, leurs adresses précises, dates et lieux de naissance, ainsi que les cotisations de chaque membre. Je peux vous dire qu’on ne rigolait pas en ce temps-là !

Je me suis longtemps demandé comment « exploiter » ces archives ? Les temps ont changé. Aujourd’hui, le simple fait de faire une liste – la plus banale soit-elle – peut nous causer pas mal de problèmes. Il faut se méfier de tout et je plains sincèrement ceux qui s’aventurent encore dans des études d’historien … Vous verrez que d’ici peu, on va finir par enlever, au burin, les noms de ceux qui sont gravés sur les stèles commémoratives de nos monuments aux morts… pour ne pas perturber leur vie privée ! Et si ça vous fait sourire, faite attention de ne pas vous faire repérer… nous sommes rentrés dans l’ère de l’« inquisition 3.0 ». Finalement … on riait plus avant … on riait mieux !

Bref, il me paraît impossible de partager des renseignements « personnels » … même s’ils datent de plus de 50 ans. Tout au plus, j’ose vous présenter quelques fragments de listes « expurgées » ne reprenant uniquement que des noms de membres actifs. Pas de dates de naissance, ni d’adresse, et encore moins de montants payés pour la cotisation. Je peux encore vous dire que les dates de naissance vont de 1933 à 1959, avec une concentration fin quarante et début cinquante. Pour le reste, heureusement qu’il y a des photos ( merci Helena, Edward, et tous les autres ).

Pour être de bon compte ( si j’ose dire ), je me dois d’ajouter que ces jeunes qui se précipitaient le samedi soir aux répétitions du KSMP ne couraient pas tous vers la Rue des Anglais … D’autres couraient vers le Cercle Saint-Louis à Tertre ( et avant ça, vers le salon du Charbonnage à Hautrage-Etat ), vers le Foyer polonais de Ressaix ou vers d’autres locaux à Charleroi, à Bois-du-Luc, à Heusden-Zolder, à Maasmechelen, … Et c’est la même motivation qui les faisait courir.

Et c’est sans doute encore la même qui nous a rassemblés ici tous les lundis matin.

31/05/21 – JP Dz

3.075 : Extrait des archives.
3.076 : Extrait des archives.
3.077 : Extrait des archives.
3.078 :
3.079 :
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3.081 :
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3.090 :
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3.097 :
3.098 :
3.099 :
3.100 :
3.101 :
3.102 :
3.103 :

0335 – Lawé, Liry (s), les Crétalles, la Chera, le Batty, Comblinay …

Avec le retour des beaux jours, je me disais qu’il y avait longtemps que je ne vous avais pas entraînés sur les chemins de Comblain-la-Tour. Il faut bien avouer que depuis un an déjà, nous ne voyageons plus que dans nos souvenirs ! Et à propos de souvenirs, ça vous dit quelque chose « Lawé, Liry (s), les Crétalles, la Chera, le Batty, Comblinay » ?

Oui, je sais … tout ça est bien loin. Pourtant, c’était le décor quotidien de nos vagabondages estivaux. Avec le temps tous ces lieux-dits, aux noms étranges et inhabituels, nous sont sortis de la tête … Nous, nous étions plutôt habitués à des appellations plus « pragmatiques » : Rue du Terril, Coron du Charbonnage, Rue des Fours à chaux, Chemin de la Laverie, Cité des Acacias, … Au moins, on savait ce que ça voulait dire et on savait où on était … au Borinage ! Alors Lawé, les Crétalles et tous les autres, c’était juste un peu de dépaysement en plus. Ça ne voulait rien dire pour nous, mais ça collait bien au décor. Le seul qu’on parvenait à retenir c’était « Comblinay » qui est tellement proche de Comblain qu’on imaginait être le petit Comblain.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous donner un cours de toponymie … j’en serais bien incapable. D’autant plus que pour aborder cette science qui traite des lieux-dits, il faut se baser exclusivement sur le patois local et non sur le français … paraît-il. Et moi, je suis déjà nul pour déchiffrer le patois d’ici, alors vous comprendrez que le patois de là-bas …

Ceci dit, j’ai quand même tenté de me documenter ; juste pour pouvoir frimer un peu ( encore un peu plus que d’habitude ). Je me disais : « Quand nous irons nous promener autour de ces endroits-là, je pourrais « faire étalage ». C’était particulièrement présomptueux de ma part, car le peu que j’ai trouvé sur le sujet – et je peux vous garantir que j’ai beaucoup cherché – je ne l’ai même pas compris ! Juste pour vous donner une idée, j’ai repris ici un court extrait écrit par Monsieur Emile Detaille dans les Échos de Comblain pour « expliquer » les Crétalles !!! Bref, moi je vais laisser aux spécialistes le soin d’exercer leur art et me contenter de vous livrer ces quelques panoramas annotés de noms poétiques. Et tant pis si on ne sait toujours pas ce que ça veut dire !

24/05/2021 – JP Dz

Commentaires :

André Karasinski : Mon cher Jean-Pierre, tu sais que comme toi je me plais à rechercher des informations et explications aux éléments, événements que je ne connais pas ou imparfaitement. Frime quand tu nous tiens ? Je te laisse la responsabilité de cette affirmation. Mdr.

Quoi qu’il en soit, pour compliquer un peu les choses et te rebooster un peu afin de t’inciter à reprendre tes recherches, je te fais part de mes trouvailles dans le : DICTIONNAIRE POPULAIRE DE WALLON LIEGEOIS par Simon Stasse – Edité par le comité de la Société Royale Littéraire La Wallonne 2004

« crèsse, n. f. :

1° Arête ….

2° Nuque ….

3° Cime, crête, faîte, sommet (faisant arête) ….

4° Copeau ….

5° Crête (coq) ….

6° Tête ….

crèstê, n. m. : Crète (de colline).

crètale, n. f. : Petite crète (de colline).

crèton, n. m. : Lardon, petit morceau de lard frit. …

ride : crèpelê, pleû.

repli : acroche, pleû, ployeûre, ridoblon.

pli : aguèce, bondi, bouyetant, crèpelê, cwasseûre, hoûrlê, lète, pleû, pleûtion, ployète, ployeûre, potchète, ridoblon, soûkê, trêt ». Au boulot.

3.058 : COMBLAIN-LA-TOUR : Route de Lawé et le haut du village.
3.059 : COMBLAIN-LA-TOUR : Route de Lawé et le haut du village.
3.060 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Liry et Route de Lawé.
3.061 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les Lirys.
3.062 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Batty.
3.063 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le Baty.
3.064 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Batty.
3.065 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Batty.
3.066 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vers Comblinay.
3.067 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vers Comblinay et le ruisseau de Boé.
3.068 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel restaurant au pied du Rocher de la Vierge.
3.069 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
3.070 : COMBLAIN-LA-TOUR : Explication des lieux-dits : « Al Crètale » écrit par Monsieur Emile Detaille dans les Échos de Comblain.
3.071 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue des Crétalles.
3.072 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue de la Chera et Rue de la Vieille Chera.
3.073 : COMBLAIN-LA-TOUR : Lawé.
3.074 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue de Comblinay.

0334 – Pan Józef Karasiński : Pan nauczyciel

Quand nous pensons à Comblain-la-Tour, nous avons tout de suite à l’esprit les mots « vacances, congé, farniente et oisiveté ». Pourtant, ce Centre a bien été acquis dans un but éducatif … D’ailleurs, le comité qui a acheté la maison et le parc – et qui est toujours le propriétaire et le gestionnaire des lieux – s’appelle la « Macierz Szkolna »,c’est-à-dire la référence en matière d’éducation et de scolarité polonaise en Belgique. Comblain-la-Tour est donc un élément important d’un « système éducatif » mis en place, par la génération d’avant la nôtre, et qui avait pour but de nous « élever » avec des valeurs et des traditions polonaises.

Ce « système éducatif » était bâti autour d’un certain nombre de piliers. À la base il y avait, dans chaque implantation où vivaient des polonais, nos écoles polonaises du samedi ou du mercredi. Nous y étudions la langue et la culture dans des livres comme « Elementarz » ou « Nasza Rodzina » et « Nasza Szkoła » écrits spécialement pour nous par Dr Edward Pomorski, qui était – au sommet du système – l’inspecteur scolaire. Mais entre les deux, il y avait nos instituteurs. Ils étaient sans nul doute la clé de voûte du système !

Parfois, ce sont les prêtres eux-mêmes qui donnaient cours de polonais … mais parfois aussi c’était des civils dévoués, généreux et passionnés qui sacrifiaient leur temps à nous inculquer les bases de notre culture. C’est à eux que je voudrais rendre hommage aujourd’hui. Nous en avons tous connu. Ils portent des noms qui restent gravés dans nos mémoires : Mr Gzegorz Rożenski, à Heusden-Zolder, Mr Budziński à Châtelineau, … et encore combien d’autres qui méritent qu’on cite ici leurs noms. Souvent il n’était pas QUE instituteur … ils avaient des curriculum vitae impressionnants. C’est le cas de celui que nous allons évoquer aujourd’hui : Pan Józef Karasiński :

Biographie écrite par André Karasiński :

Józef KARASIŃSKI est né le 16 février 1914 à Tomaszów Mazowiecki, fils de Franciszek et de Małgorzata Dębiec. En 1934, il obtient son diplôme d’instituteur primaire à Słonim. En 1937, après trois années d’études à la « Szkoła Podchorążych Piechoty » (Ecole des Officiers d’Infanterie) à Komorów, il obtient le grade de sous-lieutenant. Jusqu’au déclenchement de la guerre, il sert au 14e régiment d’infanterie à Włocławek comme commandant de peloton.

Du 1er au 28 septembre1939, il prend part à la seconde guerre mondiale. Comme commandant de compagnie, il participe à la bataille de Varsovie et en connaît la capitulation. Du 29 septembre 1939 et jusqu’à sa libération par les Alliés, le 28 avril 1945, il est interné dans différents Oflags en Allemagne : Hohnstein, Colditz, Prenzlau, Neubrandenburg, Gross-Born et Sandbostel où il aboutit, épuisé, le 13 mars 1945, après avoir survécu à une marche d’évacuation entamée le 25 janvier 1945 – 600 km de la frontière polonaise et la frontière hollandaise.

Caserné à partir de mi-juin 1945 au camp de ralliement de l’armée polonaise à Lille, il est promu au grade de lieutenant le 1er juillet 1945 et est démobilisé, à sa demande, le 15 septembre 1947.

À Londres, le 11 novembre 1967, il sera promu par le général Anders au grade de capitaine, grade auquel il avait droit au moment de sa démobilisation en fonction de ses années d’ancienneté.

D’octobre 1945 à juin 1947, il étudie l’harmonie et le contrepoint à l’Académie de musique de Molenbeek-Saint-Jean. Le 12 octobre 1946, il se marie avec Wanda Helena JOP. Cette union est scellée par la venue d’un fils, André, né le 16 octobre 1947. Plus tard, trois petits-enfants, Isabelle, Christophe et Anne-Sophie viendront agrandir le cercle familial.

En Belgique la majeure partie de sa carrière professionnelle va se dérouler au charbonnage de Tertre où il travaillera au bureau d’accueil et occupera la fonction d’interprète, du 8 septembre 1951 jusqu’à la fermeture du siège le 31 mai 1972. Rente d’invalidité dans un premier temps puis départ à la retraite le 1er mars 1979. Pendant de nombreuses années, il a aussi été traducteur juré près le tribunal de première instance de Mons. Il est décédé le 13/03/2000.

Józef Karasiński a passé énormément de temps à se dévouer à la cause de la communauté polonaise de Mons-Borinage.

Comme instituteur polonais :

– À Hautrage-Etat de septembre 1951 à juin 1964 ; à Quaregnon de septembre 1951 à juin 1952 et à Tertre de septembre 1956 à juin 1964, dans le cadre du « Katolicki Komitet Szkolny » (Comité des écoles catholiques).

– Au centre culturel polonais d’Hautrage-Etat « Ośrodek Kulturalno-Oświatowy Wolnych Polaków Okręg Mons » (Centre Culturel et Éducatif des Polonais libres de la région de Mons) de septembre 1979 à juin 1982.

Comme dirigeant du KSMP « Echo Ojczyste im. Ks R. Woryny » (Association de la Jeunesse Catholique Polonaise) :

Avec Walenty Chmielecki et Edmund Łagocki, il fut l’un des trois dirigeants fondateurs qui ont soutenu l’action du père Ryszard Woryna. Ils furent rejoints, par la suite, par Mieczysław Gruszczyński. Józef était le responsable de la chorale qui a donné une quarantaine de concerts en Belgique, deux en France et deux en Italie, en 1962 à l’occasion du 10e anniversaire de la publication par le pape Pie XII de la Constitution apostolique « Exsul Familia Nazarethana ». Un des concerts italiens a été donné au cimetière polonais de Monte Cassino.

Comme conférencier :

Il a été invité à présenter des conférences par les différents recteurs de la Mission Catholique Polonaise de Belgique, par l’organisation « Stowarzyszenie Matek Różańcowych » (Association des Mères du Rosaire), par les différents comités régionaux créés pour célébrer le millénaire de la Pologne chrétienne en 1966 (Milenium Chrztu Polski), par l’organisation « Stowarzyszenie Mężów Katolickich » (Association des Hommes Catholiques), ainsi que par le comité central des KSMP de Belgique.

Parmi les nombreux thèmes abordés, en voici quelques-uns :

Le pontificat du Saint Père Pie XII ; Les responsabilités des aînés envers les jeunes ; Nos vices nationaux ; L’archevêque Gawlina est mort ; Baptême de la Pologne en 966 ; Un cardinal polonais devenu Saint-Père ; L’éducation : son but, son objet et son rôle ; Le soulèvement de janvier 1863 ; Le Saint-Père Jean Paul II ; La crise de l’autorité, etc.

Comme créateur artistique :

Musicien – il jouait du piano, de la trompette et de l’accordéon – il a composé et écrit de nombreux chants religieux et des chansons laïques interprétés par les différentes chorales qu’il a dirigées et par les enfants des écoles. On peut citer l’hymne des KSMP de Belgique, l’invocation à Saint-Stanislas Kostka. Auteur, il a écrit des saynètes pour les enfants des écoles polonaises et des pièces de théâtre interprétées par des troupes de la région de Mons et par la troupe du KSMP de Mons. Citons entre autres : « Za naszą wolność i waszą » (pour notre liberté et la vôtre) ; « Spotkanie », pièce dédicacée au père Woryna et jouée à l’occasion de son jubilé de 25 ans de sacerdoce ; « W służbie Niepokalanej » (au service de l’Immaculée), une pièce qui parle de la vie et de la mort héroïque du père franciscain Saint Maximilien Kolbe à Auschwitz. L’original de cette dernière œuvre se trouve au couvent des Pères franciscains à Niepokalanów et a fait partie du dossier qui a abouti à la canonisation du martyr.

Comme membre actif dans la vie associative polonaise :

– « Katolicki Komitet Szkolny » (Comité des Écoles Catholiques) : membre de 1951 à 1970, dont 3 ans comme secrétaire.

– « Ośrodek Kulturalno-Oświatowy Wolnych Polaków Okreg Mons » » (Centre Culturel et Éducatif des Polonais libres de la région de Mons) dont il a été le président de 1978 à 1983 puis président d’honneur. Parmi les activités et réalisations du Centre : école, bibliothèque, aide à la Pologne, actions caritatives, soirées polonaises, etc…

– « Towarzystwo Świętej Barbary » (Société de Sainte-Barbe) de Tertre : de 1952 à 2000, il a pris, entre autres, en charge la préparation du programme des fêtes organisées par l’association ;

– Étroite collaboration avec la « Polska Misja Katolicka » (Mission Catholique Polonaise) de Mons et le rectorat de Bruxelles, avec les Dames du Saint Rosaire de Tertre et d’Hautrage-Etat.

Comme membre organisateur d’événements particuliers :

– Au printemps 1948, organisation de la visite pastorale du nonce apostolique pour la Belgique et le Luxembourg, S. E. le cardinal Fernando Cento ;

– En août 1954, ordination à Hautrage-Etat, par Son Excellence monseigneur Gawlina, de deux prêtres polonais : Père Grabinski et Père Jankowski ;

– En septembre 1954, il dirige la chorale régionale à l’occasion de la visite pastorale à Quaregnon de S.E. le cardinal Giovanni Piazza, patriarche de Venise ;

– En juin 1962, à l’occasion de l’inauguration du Centre polonais de Comblain-la-Tour « Centre Millennium », il dirige un ensemble formé par les chorales des régions de Mons « KSMP Echo Ojczyste » et du Centre « KSMP Orlęta » ;

– En juillet 1966, organisation du jubilé de 25 ans de sacerdoce du père Woryna ;

– En juin 1980, organisation du jubilé de 25 ans de sacerdoce du père Szczęsny.

Son travail et son dévouement au sein de la communauté polonaise, sa créativité artistique, sa lutte au sein des associations des Polonais libres de Belgique contre le régime communiste établi après la guerre en Pologne avec le soutien de Moscou et dans l’indifférence de Londres et de Washington, ont été reconnus et récompensés par de nombreuses distinctions honorifiques civiles, religieuses et militaires. Il était particulièrement fier de la croix « Pro Ecclesia et Pontifice » conférée par le Pape Jean-Paul II le 27 mars 1987 et de la croix de chevalier de l’ordre du Mérite de la République de Pologne décernée par le président Lech Wałęsa le 7 septembre 1995.

Pan Józef Karasiński a vécu avec sa famille à la Cité Wauters à Tertre. Personne cultivée et intelligente, il était apprécié, respecté et estimé de tous ! À l’âge de 86 ans, il s’est éteint et est enterré au cimetière de Tertre où reposent de nombreux Polonais. Sur sa tombe, on peut lire : « Cpt Józef Karasiński – Combattant et prisonnier de guerre 1939-1945 ».

21/04/2021 : André Karasiński : Hommage à mon père.

3.028 : Pan Józef Karasiński : « Szkoła Podchorążych Piechoty » – École des Officiers d’Infanterie – à Komorów. Janvier 1935 – 1ère année.
3.029 : Pan Józef Karasiński : Année académique 1934 – 1935 ; J.K. et la plupart de ses condisciples sont en 1ère année (1’étoile sur l’épaulette) ; son voisin est en 2ème année (2 étoiles) ; le 2e à gauche, debout, est en 2ème ou 3ème année.
3.030 : Pan Józef Karasiński : 1936 – 2ème ou 3ème année d’études. Petit moment de repos sur le parcours d’obstacles.
3.031 : Pan Józef Karasiński : Le 12 octobre 1946, mariage avec Wanda Helena Jop.
3.032 : Pan Józef Karasiński : En famille, printemps 1948.
3.033 : Pan Józef Karasiński : 1957, dans le jardin du 10 (9 à l’époque) Cité Wauters à Tertre. Elle avait quand même de l’allure la Panhard Dyna !!!
3.034 : Pan Józef Karasiński : Mai 1958, réception à l’occasion de la Communion solennelle d’André. Présent également sur la photo, Ks. Rektor Kubsz.
3.035 : Pan Józef Karasiński : Juillet 1974 – Rawdon, Québec, Canada – Visite familiale. En compagnie de Władysław, frère aîné de Józef et de son épouse Krystyna. Les deux frères ne s’étaient plus vus depuis 1952.
3.036 : Pan Józef Karasiński : école polonaise de Tertre.
3.037 : Pan Józef Karasiński : 1958, les enfants des écoles polonaises de Tertre et Hautrage-Etat, réunies pour un spectacle commun mis en scène par leur instituteur Józef Karasinski.
3.038 : Pan Józef Karasiński : Weekend d’études organisé par « Stowarzyszenie Mężów Katolickich » (Association des Hommes Catholiques). On reconnaît messieurs Bujanowski, Halczuk, Żuraszek, Karasiński, Gruszczyńki, Łokietek, Pawlak, … ainsi que Ks. Rektor Repka.
3.039 : Pan Józef Karasiński : Années 1962 … 1965. Les trois dirigeants historiques de KSMP « Echo Ojczyte im. Ks R. Woryny » : Walenty Chmielecki – Théâtre ; Józef Karasiński – Chorale ; Edmund Łagocki – Ballet.
3.040 : Pan Józef Karasiński : Années 1962 … 1965. Avec Ks. Woryna, au milieu d’une partie des membres du KSMP.
3.041 : Pan Józef Karasiński : 1961/62, la chorale du KSMP lors d’une représentation au salon du charbonnage à Hautrage-Etat.
3.042 : Pan Józef Karasiński : Le 17 juillet 1966, toute la communauté polonaise de la région de Mons, en présence de nombreuses délégations venues de toute la Belgique, célèbre le jubilé de 25 ans de sacerdoce de Ksiądz Ryszard Woryna.
3.043 : Pan Józef Karasiński : Le 17 juillet 1966, jubilé de 25 ans de sacerdoce de Ksiądz Ryszard Woryna.
3.044 : Pan Józef Karasiński : La partie artistique du jubilé a été animée par les chants et danses folkloriques du KSMP « Echo Ojczyste ». En première partie du spectacle quelques membres du KSMP ont représenté « Spotkanie » (La rencontre), une pièce de théâtre spécialement écrite pour l’occasion par Józef Karasinski et mise en scène par Walenty Chmielecki. Sur la photo, de gauche à droite : Józef Karasiński, Mieczysław Gruszczyńki, Józef Krasowski, Zdzisław Blaszka, Anne-Marie Mazgaj, Richard Chmielecki, Marie-Thérèse Mielcarek, André Karasinski, Walenty Chmielecki.
3.045 : Pan Józef Karasiński : 17/07/1966 : lors de la représentation d’une pièce de théâtre écrite par Mr Józef Karasiński – à l’occasion des 25 ans de sacerdoce de Ks Woryna : Zdzisław Blaszka ; Anne-Marie Mazgaj ; Richard Chmielecki ; Marie-Thérèse Mielcarek ; André Karasiński.
3.046 : Pan Józef Karasiński : Août 1961 – Limbourg (Waterschei ?). Célébration du vingtième anniversaire de la mort en martyr du père franciscain Maximilien Kolbe, futur Saint Maximilien Kolbe, organisée par Stowarzyszenie Mężów Katolickich.
3.047 : Pan Józef Karasiński : KSMP « Echo Ojczyste » assure une partie importante du spectacle. La section théâtre présente un drame en 1 acte avec prologue, « W służbie Niepokalanej » (Au service de l’Immaculée), écrit par Józef Karasiński et mis en scène par Walenty Chmielecki. Prologue : Helène Swieconek et André Karasiński. Acteurs : Lucie Przybyła ; Wladysław Łokietek ; Henri Łagocki ; Marie-Thérèse Mielcarek.
3.048 : Pan Józef Karasiński : Les choristes sont déjà prêts pour poursuivre avec « Trojak ».
3.049 : Pan Józef Karasiński : Józef Karasiński en compagnie de B. Lachowski, directeur de la chorale du KSMP de Liège.
3.050 : Pan Józef Karasiński à Comblain-la-Tour.
3.051 : Pan Józef Karasiński : 1975 au 15ème anniversaire du KSMP « Echo Ojczyste ».
3.052 : Pan Józef Karasiński : 27 mars 1987, Józef Karasinski reçoit des mains de Ks. Szczęsny la croix « Pro Ecclesia et Pontifice » que lui a conférée le Pape Jean-Paul II. Monsieur Walenty Chmielecki, que l’on aperçoit à droite de la photo, a reçu cette même distinction honorifique. Les petits-fils des récipiendaires apportent les décorations sur de petits coussins. A gauche, Christophe Karasinski; à droite, Geoffrey Chmielecki.
3.053 : Pan Józef Karasiński : 1981/82, lors d’une cérémonie organisée au Centre culturel à Hautrage-Etat ! À l’avant-plan, dans son costume de cracovienne, Isabelle Karasinski écoute attentivement son grand-père.
3.054 : Pan Józef Karasiński : 1981/82 : Que de monde lors de cette cérémonie au Centre culturel à Hautrage-Etat !
3.055 : Pan Józef Karasiński : La chorale du Centre Culturel et Educatif des Polonais libres de la région de Mons.
3.056 : Pan Józef Karasiński : 12 octobre 1996 – Réception à l’occasion des noces d’or de Wanda et Józef Karasinski. Présents sur la photo : Ks. Pożoga et Krysia Oszczak.
3.057 : Pan Józef Karasiński : Cimetière de Tertre.

0333 – Le jamboree d’après …

Dans la série « Après Comblain », je souhaite ce matin vous emmener aux États-Unis …

C’est là, en effet, qu’a eu lieu « le jamboree d’après » celui qui s’est déroulé à Comblain-la-Tour en1982 et qui a eu le succès que nous avons déjà abordé ici à plusieurs reprises.

Évidemment, Comblain-la-Tour et les scouts polonais de Belgique ont envoyé sur place toute une délégation menée par Mr Mieczysław Dulak, Mr Stefan Paterka, Mme Stefania Ludwikowska, … Ce sont d’ailleurs les photos rapportées par Mr Paterka qui vous sont présentées ici. Cette délégation – auréolée par la réussite du jamboree de Comblain – a pu se replonger dans la même ambiance, la même atmosphère, le même enthousiasme et – à peu de chose près – le même décor que celui déjà rencontré dans nos Ardennes belges …

Il y avait quand même quelques … différences. Ils étaient là au pays des Sioux et donc rien de plus normal que de voir les uniformes impeccables des scouts côtoyer des chapeaux de góral, et … des costumes d’indiens. Les folklores des uns mélangés aux traditions des autres … le résultat est coloré et chatoyant. Et je suis triste de ne pouvoir vous présenter que les images et pas le son. Je suis sûr que les ognisko devaient être mémorables.

Je ne sais pas vous, mais moi, ça me donne envie de chanter nos chansons les plus « exotiques » comme El Bayo : « Nad Brazylią zapada już zmrok, słońce zaszło i księżyc już zgasł, a pampasy wciąż nucą tę pieśń : EL BAYO, EL BAYO, EL BAYO ! ». Ou encore mieux, cette mélopée lancinante que le couple de formateurs britanniques – qui était venu à Comblain avec leur Mini-break pour le cours de moniteurs – nous avait appris. Ça ne vous dit rien ? Mais si … c’était un canon à 2 voix. Pour nous mettre dans l’ambiance, ils nous demandaient de nous placer en deux groupes et d’imaginer que nous étions à bord de deux grandes barques qui naviguaient sur l’Amazone, qui venaient en sens inverse et qui à un moment donné allaient se croiser …

Les uns chantaient « Zoum gali gali gali zoum … » et les autres susurraient une sorte de murmurando. On commençait par chanter très faiblement … comme si nous venions de très loin … et puis de plus en plus fort pour simuler que les 2 barques se rapprochaient. Au moment du croisement entre les 2 embarcations, il fallait presque crier … et ensuite … de nouveau de plus en plus faiblement … pour montrer que les barques s’éloignaient dans la brume du fleuve sauvage. Merveilleuse chanson ! Merveilleux moment !

C’est aussi une sorte d’allégorie : Nous aussi nous venions de loin … nous nous sommes tout doucement rapprochés … nous avons fini par nous croiser – à Comblain-la-Tour – pour nous re-séparer et poursuivre notre route chacun de son côté.

Merci à André Paterka de nous avoir replongés dans cette atmosphère envoûtante en nous confiant les archives de son papa.

10/05/2021 – JP Dz

3.013 : États-Unis 1988 : Jamboree : Panneau rappelant le succès de l’édition précédente à Comblain.
3.014 : États-Unis 1988 : Jamboree : ( ? ) ; … ; Stefania Ludwikowska.
3.015 : États-Unis 1988 : Jamboree : Mr Mieczysław Dulak ; ( ? ) ; … ; Jerzy Bardo ; ( ? ).
3.016 : États-Unis 1988 : Jamboree.
3.017 : États-Unis 1988 : Jamboree.
3.018 : États-Unis 1988 : Jamboree : Groupe d’indiens ; Jerzy Bardo ; …
3.019 : États-Unis 1988 : Jamboree : Groupe d’indiens.
3.020 : États-Unis 1988 : Jamboree : Groupe d’indiens.
3.021 : États-Unis 1988 : Jamboree : Groupe d’indiens.
3.022 : États-Unis 1988 : Jamboree.
3.023 : États-Unis 1988 : Jamboree.
3.024 : États-Unis 1988 : Jamboree : ( ? ) ; … ; Stefania Ludwikowska.
3.025 : États-Unis 1988 : Jamboree : ( ? ) ; … ; Stefania Ludwikowska.
3.026 : États-Unis 1988 : Jamboree.
3.027 : États-Unis 1988 : Jamboree : Jerzy Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).

0332 – … à Joanna

Si nos KSMP ont duré si longtemps, c’est que c’était avant tout une histoire d’amitié. Les photos d’aujourd’hui retracent quelques-uns de ces moments d’amitié du KSMP de Ressaix. Elles couvrent une période allant de 1959 à 1986.

Je vous laisse le plaisir de commenter les photos et d’identifier ceux qui s’y trouvent. Mais permettez-moi de dédier cet article à notre amie Joanna Skowron qui nous a quittés récemment. Dans une précédente publication ( la n° 290 dans le blog des Anciens de Comblain ), je vous présentais déjà le livre des procès-verbaux du KSMP de Ressaix – la « Księga protokółów » – et j’avais mis en évidence le dernier compte rendu qui s’y trouvait … signé par la secrétaire : Joanna Skowron.

Mais ce que je n’avais pas dit, c’est qu’en marge du grand livre, de nombreuses notes manuscrites, soigneusement conservées sur des feuilles volantes, complétaient judicieusement l’ouvrage en y abordant les « coulisses » de l’organisation. Ainsi, cette fameuse réunion générale du 13 septembre 1986 – qui fait l’objet du compte rendu déjà présenté – avait été minutieusement préparée … bien que cette note ne soit pas signée. C’est une sorte de « brouillon » d’avant réunion, mais c’est bien plus !

J’ai appris depuis que ces 3 feuillets avaient été rédigés par Malvina Rusowicz.

En effet, si vous prenez le temps de lire ces 3 pages, écrites en français, vous constaterez tout le sérieux de la démarche. Si les KSMP étaient des lieux de rencontres entre amis, ils étaient aussi – et surtout – des structures organisées autour d’un certain nombre de valeurs et qui obéissaient à des règles immuables et des protocoles stricts. Et même si cette réunion-ci date de 1986 – c’est-à-dire 27 ans après la création du KSMP – on ne déroge pas au protocole. Le rôle de chacun des membres y est rappelé, les tâches soigneusement énoncées et les élections sont préparées de façon libre et démocratique. On ne peut qu’applaudir l’exemplarité de la procédure et l’honorabilité de ceux qui en étaient les garants.

Il me tardait de vous présenter ce document et aussi de dire à Frédéric Swiderski combien nous partageons son chagrin.

Je voudrais juste préciser, pour terminer, que le peignoir bleu clair ne faisait pas partie de la panoplie des accessoires et des costumes folkloriques polonais du KSMP de Ressaix … S’il figure sur la dernière photo d’aujourd’hui, c’est que les jeunes, apprenant que Malvina était souffrante, avaient décidé ce jour-là de lui faire la surprise de débarquer à l’improviste chez elle et en costumes traditionnels … histoire de lui remonter le moral ! Preuve une fois de plus que KSMP, ça rime avec amitié.

03/05/2021 – JP Dz

2.996 : KSMP Ressaix : L’accordéoniste, à l’extrême gauche est Mr Jelen ( le papa de Sylvie ) ; Thérèse Ogonowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pierre Warzbinski-Pietraszek ; ( ? ) ; ( ? ) ; accroupis en bas à gauche : Marysia Perzyna et Kazik Swiderski ( les parents de Vincent, de Marek, Véronique et Dorothée ) ; Jeanine Leracz ; ( ? ) ; Stephane Golusinski ; « Patache » Poltorak ; Cécile Jurga ; en première ligne accroupi avec une canne : Józef Stepień.
2.997 : KSMP Ressaix : Le couple à gauche : Marysia Perzyna et Kazik Swiderski, qui est devenu son époux.

Commentaires :

Elisabeth Saweruk : C’était une belle histoire Marysia Perzyna et Kazik Swiderski. Un super couple et d’excellents danseurs. Je pense souvent à cette période qui fut pour moi un des plus beaux souvenirs de ma jeunesse.

2.998 : KSMP Ressaix : ( ? ) ; ( ? ) ; à droite : Janka Miklusiak ; ( ? ).
2.999 : KSMP Ressaix : À partir de la gauche : S. Poltorak et ( ? ) ; Rozwita Pietraszek et Stefan Golusinski ; Christine Romanowicz et Pierre Jurga ; Halina Ogonowski et ( ? ).
3.000 : Il s’agit en fait du KSMP de Bois-du-Luc : Dans le désordre : Kazimir Kiełbowicz ; Jerzyk Kiełbowicz ; Violeta Kiełbowicz ; le fils de Mr Krenc ; Alice Bardo ; Gieniu Perzyna ; Marie Wojnarowski ; Thérèse Wojnarowski ; Lalounia Zawadki ; celui qui se fait écraser : Jean Jozwiak ; Yolande Jozwiak ; Jeannine wadowski. Lalounia dansait comme garçon.
3.001 : KSMP Ressaix : En haut, S. Poltorak ; Stephane Golusinski ; Pierre Jurga ; Henri Fabjanczyk ; Jean Chudzicki ;  Roman ? ; Halina Ogonowski ; Rozwita Pietraszek ; Christine Romanawicz ; Pierre Warzbinski-Pietraszek ; Régine Fabjanczyk ; Christine Chudzicki.
3.002 : KSMP Ressaix ( ou plutôt l’école polonaise de Ressaix ) : Eveline Ogonowski, en couple avec Jeanine Leracz ; puis Christine Yrza, en couple avec Casimir Nowicki ; 3ème couple : Lucette Kiełtyka et Dominique Ogonowski ; en bas : Jeanine Romanowicz et Marek Janicki.
3.003 : KSMP Ressaix : KSMP Bois-du-Luc : Les porteurs : Janek Perzyna ; Jerzyk Kiełbowicz, à côté de sa sœur Violette Kiełbowicz.
3.004 : KSMP Ressaix : Les filles de gauche à droite : Alina Szlama ; Dominique Ogonowski ; Nadine Deputat ; Eveline Ogonowski ; Bernadette Marszalkowski ; Christine Marszalkowski ; Malvina Rusowicz ; les garçons de la droite vers la gauche : Janek Perzyna ; Vital Kciuk ; Jean-michel Deputat ; ( ? ) ; Jerzyk Kiełbowicz ; ( ? ) ; Antosz Kiełbowicz ; Tadek Sitarz ;  Heniek Bogdanski.
3.005 : KSMP Ressaix : De la gauche vers la droite : Irène Sitarz ; Loretta Barbarossa ; Lilianne Kiełtylka ; Bernadette Marszalkowski ; Malvina Rusowicz ; Eveline Ogonowski ; à gauche : André Cornut et Daniel Kowal ; et au fond avec une cravate : Kuba.
3.006 : KSMP Ressaix : Simone Wattiez ; Casimir Nowicki ; Bernadette Marszalkowski ; Halina Ogonowski ; à l’arrière : Jean-Michel Deputat ; André Cornut ; Daniel Kowal ; Vital Kciuk.
3.007 : KSMP Ressaix : Marilyne Desmet ; Thérèse Spiewak.
3.008 : KSMP Ressaix : Frédéric Swiderski ; Johanna Skowron ; Dorothée Swiderski ; Agnes Golusinski ; Vincent Latour ; Elisabeth Kciuk ; André Walasczyk ; Malvina Rusowicz ; Marek Swiderski ; Sébastien Perzyna ; Vincent Swiderski ; Alice Golusinski.
3.009 : KSMP Ressaix : Document préparatoire à la réunion du 13/09/1986 – rédigé par Malvina Rusowicz.

3.010 : KSMP Ressaix : Document préparatoire à la réunion du 13/09/1986.
3.011 : KSMP Ressaix : Document préparatoire à la réunion du 13/09/1986.
3.012 : KSMP Ressaix : L’autocollant.

Christophe Czerwiec

Nous devons déplorer malheureusement, et une fois de plus, le départ de l’un d’entre nous ! Isabella Czerwiec vient d’annoncer le décès de son frère Christophe Czerwiec.

J’ai eu personnelle le plaisir d’avoir Christophe comme moniteur à Comblain-la-Tour. J’en ai gardé un souvenir formidable. Mais il était, avant tout, le fondateur et premier dirigeant de l’ensemble Wisła.

Nous avions d’ailleurs évoqué – pas plus tard que ce 22 mars 2021 – sa personnalité et le rôle essentiel qu’il a joué pour ce groupe, mais aussi pour Comblain et pour le folklore polonais.

C’est un grand Monsieur qui nous quitte.

Au nom de tous les Anciens de Comblain et de tous les KSMP, je présente nos plus sincères condoléances à la famille, mais aussi à l’ensemble Wisła.

29/04/2021 JP Dz

Christophe Czerwiec.