0290 : Księga protokółów

Tout doucement, des pans entiers de notre histoire commune remontent à la surface … Des documents qu’on croyait disparus à jamais réapparaissent … Ceux qui en avaient la charge, les ont conservés précieusement – comme des reliques – en attendant le jour où ils pourraient les ressortir et les partager … en attendant le bon moment ! Et le bon moment est arrivé.

C’est ainsi qu’on vient de nous remettre la « Księga protokółów du KSMP de Ressaix », attendez par là : le livre des procès-verbaux ; autrement dit, la bible … l’ouvrage dans lequel on a scrupuleusement acté et retranscrit, au fur et à mesure, les réunions, les décisions, les compositions des différents comités et tout l’historique du KSMP. Ce document est évidemment essentiel. Il était à l’abri. Ce sont les 2 derniers responsables du KSMP de Ressaix, Elisabeth Kciuk, la présidente et son mari Vincent Latour, le secrétaire qui avaient pris soin de préserver le livre dans l’espoir de le transmettre un jour, et aussi, peut-être … pourquoi pas, lui redonner l’importance qu’il mérite. Merci Elisabeth et Vincent pour votre confiance.

Ce livre a donc rejoint l’Album pamiątkowy du même KSMP que nous avions déjà récupéré et feuilleté ensemble. Ces deux documents sont complémentaires. L’un illustre l’autre, l’autre explique le premier.

Nous avions, par ailleurs, déjà retrouvé les costumes folkloriques du KSMP de Ressaix. Ceux-ci, après avoir été « reconditionnés », sont allés rejoindre l’ensemble Spotkanie … dans l’espoir de servir encore. Ainsi, se reforme, peu à peu, le puzzle de nos sagas. Les pièces dispersées retrouvent leurs places … s’emboîtent parfaitement … et redessinent les contours de toute une époque. C’est l’unique objectif de notre communauté de souvenir.

Évidemment, je me suis plongé dans ce livre … évidemment, nous allons en partager les meilleurs moments ! Mais ce qui m’a frappé pour commencer, c’est l’écriture … la calligraphie devrais-je dire. Waouh ! C’était un temps où on savait écrire … un temps où on prenait le temps de faire les choses. Quand j’évoquais, il y a quelques semaines, la chanson « Écrire pour ne pas mourir » d’Anne Sylvestre, je pensais surtout au fond. Ici, il y a le fond et la forme. On sent bien que les secrétaires s’appliquent à rendre la lecture agréable. On admire la technique … on s’extasie devant les circonvolutions des majuscules. Bravo.

La deuxième chose qui m’a frappé, c’est la filiation ! La première page du livre débute par le compte rendu de la première réunion … celle où le KSMP de Ressaix est né. Nous sommes 17 février 1959. Et déjà, des noms de famille se distinguent : Marcel Swiderski sera le premier président, son frère, Casimir Swiderski sera le directeur technique ( le chorégraphe ). Leur épouse, Emma Marzec et Marysia Perzyna sont déjà présentes aussi. Ils sont entourés d’autres dont les noms de famille se retrouveront tout au long de l’histoire de la communauté polonaise de Ressaix : Chudzicki, Wazbinski, Saweruk, Ogonowski, Leracz, Gębka, …

Le livre se termine par la réunion du 13 septembre 1986 … la dernière réunion générale ! Si vous vous attardez sur la liste des membres présents, vous lirez : Katty Swiderski et Frédéric Swiderski, les enfants de Marcel et Emma, mais aussi Dorothée Swiderski et Vincent Swiderski, les enfants de Casimir et Marysia … C’est extraordinaire … 27 ans plus tard, ce sont les enfants des fondateurs ! Quelle filiation ! Et bien sûr, ils sont entourés d’autres : Malvina Rusowicz et son mari André Walasczyk, d’Alice Golusinski, l’épouse de Vincent, de Joanna Skowron, l’épouse de Frédéric, d’Elisabeth Kciuk, de Janek Perzyna, de son frère Gieniu, mais aussi de Sébastien, le fils de Gieniu, de Jean-Michel Deputat, et encore quelques autres … Ce sont deux générations qui sont ici mélangées, mais c’est avant tout une grande et merveilleuse histoire de famille !

Et bien sûr, tous ceux-là, mais aussi leurs frères, sœurs et cousins … sont des habitués de Comblain !

10/08/2020 – JP Dz

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2.462 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Couverture et première page.
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2.463 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Premier compte-rendu : Réunion du 17 février 1959.
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2.464 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Premier compte-rendu : Liste du premier comité et des premiers membres.
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2.465 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Premier compte-rendu : Clôture de la réunion. Signature du président et du secrétaire.
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2.466 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Réunion du 13 septembre 1986. Liste des membres présents.
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2.467 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Suite.
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2.468 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Suite.
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2.469 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Suite.
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2.470 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Suite.
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2.471 : KSMP de RESSAIX – 1959 : Première photo de l’album pamiątkowy : ( ? ) ; Casimir Swiderski ; Danuta Koper ; Ks Kurzawa ; … ; Thérèse Ogonowski ; Edouard Rozlach ; Bogdan Pietraszek ; …; Elisabeth Saweruk ; Janka Miklusiak ; Emma Marzec ; Lydie Białecka ; … ; Bolek Piotrowski ; Mr Młynarczyk ; Pierre Pietraszek ; Marcel Swiderski ; … ; Pan Lelonek ; … ; Ks Okrój ; Mr Stepien. Mais aussi à gauche, Edouard Janowski ; Lino Mestriner ; Tadek sołtisyk ; Richard Janowski, l’époux de Barbara Kubarek qui est à l’arrière, à gauche de Mr Młynarczyk.
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2.472 : KSMP RESSAIX – 1986 : À PÉRONNES-LEZ-BINCHE, Rue Defuisseaux : Lors d’une fête de la Communauté italienne : Danièle Czajkowski ; Frédéric Swiderski ; Elisabeth Kciuk ; Vincent Latour.
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2.473 : KSMP RESSAIX – 1986 : À PÉRONNES-LEZ-BINCHE, Rue Defuisseaux : Lors d’une fête de la Communauté italienne : Danièle Czajkowski ; Frédéric Swiderski ; Elisabeth Kciuk ; Vincent Latour.
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2.474 : KSMP RESSAIX – 1986 : À PÉRONNES-LEZ-BINCHE, Rue Defuisseaux : Lors d’une fête de la Communauté italienne : Agnes Golusinski ; Dorothée Swiderski ; Danièle Czajkowski ; Elisabeth Kciuk et Jean-Franco.
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2.475 : KSMP RESSAIX – 1986 : À PÉRONNES-LEZ-BINCHE, Rue Defuisseaux : Lors d’une fête de la Communauté italienne : Agnes Golusinski avec Vincent Swiderski ; Dorothée Swiderski avec Sébastien Perzyna ; Danièle Czajkowski avec Frédéric Swiderski ; Elisabeth Kciuk  avec Vincent Latour ; et en bas, Jean-Franco surveillait le plancher dont les panneaux s’écartaient dangereusement, sous les coups de talons. Quelle frayeur !
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2.476 : COMBLAIN-LA-TOUR : Entre la maison et l’Ourthe : La famille Swiderski et leurs amis … dans le désordre nous pouvons reconnaître : Beata Kotara ; Richard Szymczak ; Liliane Kiełtyka ; Isabelle Swiderski ; Marcel Swiderski ; Nathalie Swiderski ; Emma Marzec ; Madame Kiełtyka ; Annie Kiełtyka ; Fredy Kiełtyka ; Jeanine Leracz ; katty Swiderski et Christophe Swiderski ; ….

 

0289 – Les fratries à Comblain

« T’as bien connu Chose ? » comme dirait François Pirette « Mais si … même que sa sœur elle venait avec … V’la que j’ne reviens plus sur l’nom de famille ! » Eh oui, on en est tous là … Pourtant, nous aussi on a bien connu « chose » et même sa petite sœur … et même son grand frère … mais quand il s’agit de remettre un nom de famille sur un visage … ça devient plus compliqué. Il faut dire que c’était il y a tellement longtemps.

Et puis, nous avons une bonne excuse, en colonie, tout le monde s’appelait par son prénom. Du coup, on était parfois surpris d’apprendre, au bout d’une semaine, qu’une telle était la sœur de celui-ci ou que celui-là était le frère de ces deux autres. Dans certains cas, la ressemblance physique ne laissait aucun doute « ça se voit sur son visage que c’est son frère … ». Mais … dans d’autres cas … on n’aurait pas dit !

Quant aux liens du sang, ceux qui sont normalement là pour créer des liens forts, durables et invisibles … on aurait dit – parfois – qu’eux aussi ils étaient en vacances … mais ailleurs. Sans doute que les colonies étaient des moments propices à découvrir les autres … ceux avec qui on ne cohabitait pas au quotidien … comme une sorte de trêve socio-familiale. Un peu de distance, ça ne peut pas faire de tort … Peut-être même qu’après la colonie, les relations n’en seraient que meilleures ? Oui … peut-être. Mais quand même … parfois, ces trêves ressemblaient plus à des « cessez-le-feu » et les hostilités n’attendaient qu’un petit détail pour embraser à nouveau les esprits ! Il y avait comme de l’électricité dans l’air ! Au moins, ça mettait de l’ambiance.

Dieu merci, dans leur immense majorité, les « choses » se passaient bien … Et j’avoue que je regardais, avec une certaine envie, ces grandes sœurs qui avaient des gestes de tendresse envers leur fratrie … qui parvenaient à veiller sur leurs petites sœurs et petits frères tout en gardant cette distance nécessaire qui permet de faire croire aux plus jeunes qu’ils sont libres et totalement livrés à eux-mêmes. Pour le fils unique que j’étais, cette tendresse-là, c’était une émotion teintée de regret que seuls l’esprit de famille qui régnait à Comblain et la certitude d’être entouré d’amis parvenaient à atténuer.

Que reste-t-il aujourd’hui de ces familles, plus ou moins grandes, qui ont fait les beaux jours de Comblain-la-Tour ? Le temps est passé … avec son cortège d’épreuves, de chagrins et de fatalités. Certaines de ces fratries ont disparues complètement … d’autres tentent de se remettre de quelques absences définitives … d’autres encore, se sont perdues dans les vicissitudes d’un quotidien qui les a malmené et sont persuadées que rien ni personne ne pourra jamais les réconcilier … Pourtant, vu de l’extérieur, ils nous paraissent encore tellement complémentaires … Mais comme dirait cet autre humoriste : « Cela-ne-nous-regarde-pas ! ».

Il reste des « Smalas » qui sont restées intactes, qui cultivent la famille comme on cultive un jardin et récoltent l’attachement comme un fruit précieux dont la saveur n’a pas d’égal. Il reste le souvenir de ces noms à consonance polonaise – mais pas toujours – qu’on a si souvent entendus mais qu’on ne sait plus si ceux-là étaient des cousins ou des frères … Il reste quelques photos … celles d’aujourd’hui sont consacrées à une de ces grandes familles dont tous les enfants sont passés par Comblain et ont marqué l’histoire de la colonie … les Konarski : Christiane, Danielle, Bogdan, Janek, Richard et Michel. Si nous avons côtoyé à Comblain beaucoup de fratries, avoir eu les six qui se sont succédé … c’est rare … même exceptionnel. D’autant plus que leur présence s’est répartie entre les années soixante et les années quatre-vingt … belle amplitude ! On peut dire qu’on a tous connu au moins un Konarski.

Reste encore l’envie de retrouver d’autres noms de fratries avec qui nous avons partagé de si doux moments. Rafraîchissez-moi la mémoire … avant que tout cela ne se mélange définitivement …

Reste enfin, pour moi, se souvenir mélancolique qu’à chaque fois que je revenais d’un séjour à Comblain-la-Tour, je ne pouvais pas m’empêcher d’écouter en boucle la chanson de Maxime Leforestier :

« Toi le frère que je n’ai jamais eu
Sais-tu si tu avais vécu
Ce que nous aurions fait ensemble
Un an après moi, tu serais né
Alors on n’se s’rait plus quittés
Comme des amis qui se ressemblent
On aurait appris l’argot par cœur
J’aurais été ton professeur
A mon école buissonnière
Sur qu’un jour on se serait battu
Pour peu qu’alors on ait connu
Ensemble la même première
 ».

03/08/2020 : JP Dz

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2.449 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1969 : Les Konarski : Christiane Konarski et Thérèse Dudziak.
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2.450 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1969 : Les Konarski : Patricia Moury ; Christiane Konarski ; Thérèse Dudziak ; Danielle Konarski ; Emilia Wawczyniak ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Devant : Patricia Młynarski ; Jeanine Dudziak ; ( ? ) ; ( ? ) ; Bernadette Bierczyk.
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2.451 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1969 : Les Konarski : Devant le château de Fanson : Emilia Wawczyniak ; Patricia Moury ; Danielle Konarski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Thérèse Dudziak ; Christiane Konarski ; Jeanine Dudziak ; Patricia Młynarski ; ( ? ) ; devant : Bernadette Bierczyk ; ( ? ).
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2.452 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1969 : Les Konarski : Au marché de Comblain-au-Pont : Lydie Gilson ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Danielle Konarski ; Emilia Wawczyniak ; Marek Bujanowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Christiane Konarski ; ( ? ).
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2.453 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1969 : Les Konarski : Devant le perron : Christiane Konarski.
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2.454 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1967 : Les Konarski : Sur la balancelle : Bogdan Konarski ; Christine Mironczyk.
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2.455 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1967 : Les Konarski : Sur la balancelle : ( ? ) ; Jacqueline Mikus ; Bogdan Konarski ; ( ? ).
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2.456 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les Konarski : Dans les bois : Freddy Fuitowski ; Janek Konarski.
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2.457 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les Konarski : Dans le parc : Janek Konarski, entouré de son groupe. Et derrière dans les buissons, Alexis Łagocki et Charlotte Milik.
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2.458 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1964 : Les Konarski : Devant le perron : Pierre Front ; Richard Konarski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; ( ? ) ; Pierre-Marie Pytel.
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2.459 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les Konarski : Dans le parc : Richard Konarski ; Betty Nowicki.
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2.460 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les Konarski : Dans le parc : Piotr Rozenski ; Michel Konarski ; Freddy Motala.
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2.461 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les Konarski : Sur le perron Fabienne Laffut ; Michel Konarski ; Richard Chwoszcz ; … ; Thérèse Spiewak. En bas à droite, le garçon avec le pull bleu : Ziggy et c’est un allemand.

 

0288 – Mr Edmond Łagocki

Que serait une communauté sans ses leaders ? Que serait une passion sans ses emblèmes ? Celui sur qui j’ai envie de braquer les projecteurs aujourd’hui fait partie de ces monstres sacrés … de ces fous de folklores qui ont marqué notre histoire commune.

Dans la région de Mons, Mr Edmond Łagocki, c’est LE chorégraphe mythique du KSMP « Echo Ojczyste » … mais sa réputation a, depuis longtemps, dépassé les frontières du Borinage. Durant plusieurs décennies, il a mis toutes ses forces et toute son énergie dans un seul engagement : celui de défendre et de propager le folklore polonais …

Pour atteindre son objectif, il n’a pas ménagé sa peine. Il lui en a fallu du courage, pour traverser toutes ces années où les problèmes, les polémiques et les conflits n’ont pas manqué ! Tout le monde sait que là où il y a 2 polonais, il y a au moins 4 comités différents. Lui, il souhaitait juste partager sa passion pour les danses polonaises. Il ne voulait pas autre chose que transmettre aux générations futures ce qu’il avait appris. Qu’elles ont dû être lourdes, pour lui, ces querelles d’ego, stériles et contre-productives. Lui, sa vocation ce n’était pas de régler les conflits des « vieux » … lui, il ne se sentait bien qu’entouré de la jeunesse … Pourtant, il a dû affronter des montagnes de contrariétés … mais jamais il n’a abandonné … jamais nous ne l’avons senti découragé !

Il lui en a fallu du dévouement pour s’occuper de plusieurs générations d’adolescents, des années 60 aux années 90. Et Dieu sait combien, durant ces années-là, les mentalités évoluaient vite, combien les mœurs changeaient radicalement, combien la société se transformait en profondeur. Il a dû faire preuve de psychologie, d’ouverture, d’adaptation, de compréhension. Et nous, fidèles à nos statuts d’ados … nous ne lui avons pas vraiment rendu la tâche facile. J’ai encore en mémoire des débats animés, des revendications aussi farfelues qu’éphémères, des combats « juste-pour-gagner » … Je ne me souviens pas d’avoir vu Mr Łagocki s’énerver … Et même quand il était coincé entre les « normes » dictées par les « instances supérieures » et nos aspirations naturelles, il a toujours pris le parti de la jeunesse.

Il lui en a fallu de l’abnégation pour régler les « détails » … Pour contenir, par exemple, les musiciens … entre l’appétit féroce des uns et la fragilité des autres … entre la suffisance des uns et l’excès d’humilité des autres … Il a fallu constamment rassurer ceux-ci, canaliser ceux-là … Parfois, il fallait trancher, quitte à perdre en qualité musicale, du moment que l’intérêt général et l’esprit de la jeunesse, qu’il incarnait, triomphaient.

Mr Łagocki est le seul adulte que je tutoyais et que j’appelais par son prénom. Je pense que nous étions assez nombreux dans le cas. Pas par manque de respect … bien au contraire ! On avait l’impression qu’Edmond avait notre âge … il avait l’âge de tous ceux qu’il a formés, tant dans les années 60 que dans les années 80 … C’est sans doute le secret de sa longévité au sein du KSMP : il « était » la jeunesse. Si les autres adultes avaient voulu nous imposer telle ou telle chose, nous aurions en chœur rejeté, par principe, toute ingérence dans notre sacro-sainte liberté, lui … il faisait à peu près ce qu’il voulait de nous. Il a su, en toutes circonstances, tiré le meilleur de chacun d’entre nous !

Souvent dans l’ombre, toujours dans les coulisses, son plaisir à lui, c’était les applaudissements que nous recevions … Il a vécu le succès par procuration. Aujourd’hui, avec le recul, nous mesurons tous le bonheur d’avoir connu cette époque si heureuse et nous reconnaissons tous le rôle essentiel qu’Edmond y a joué. Et même si la vie a fait que naturellement nous nous sommes quelque peu distancés des rives de nos adolescences, chaque fois que nous tournons la tête vers l’arrière, on finit toujours par revoir cette douce lumière qui nous a guidés, protégés … tel un phare inaltérable … cette douce lumière d’une passion que Monsieur Łagocki a voulu partager avec nous.

27/07/2020 – JP Dz

Voici une courte biographie écrite par Raymond Mielcarek :

Mr Edmond Łagocki est né en Belgique en 1932, il habite Ghlin, et il est l’un des cinq enfants de la famille Łagocki : Jeanine, Monique, Edmond, Henri et Régine. Son papa, Waclaw Łagocki ( 1901 – 1947 ), fut président national de « Związek Polaków » en Belgique, à l’époque, il faisait les déplacements aux réunions à vélo !

Edmond fait partie des jeunes scouts polonais, et puis, comme d’autres polonais de Ghlin, la famille Łagocki quitte Ghlin et vient s’installer à la Cité Wauters à Tertre. À la cité Wauters, ils retrouvent beaucoup de polonais. Sa maman, Maria, sera également longtemps responsable de Matki Różańcowej de Tertre. Dans les années cinquante, il va goûter au folklore polonais avec les autres polonais de la Cité Wauters. On apprend, entre adultes polonais, à danser les danses folkloriques polonaises pour une festivité prévue au terrain de football de Tertre ( voir photos ). Mais Edmond ne s’arrête pas là, il va s’inscrire au cercle polonais d’Hautrage « Koło Solskie », et va jouer des pièces de théâtre ( voir photos ).

Début des années soixante, l’abbé Woryna crée le KSMP « Echo Ojczyste » et fait appel à Edmond pour remplir le rôle de chorégraphe de ce réputé KSMP ! Son épouse Rosalie Wierus, va l’aider dans la besogne en assumant durant de longues années le rôle de costumière du KSMP. En 1966, on retrouve Edmond à Comblain-la-Tour, cette fois-ci comme Chef moniteur ( voir photos ) il aidera alors Ks Kurzawa à la tête de la colonie de vacances. Par après, Edmond jouera encore un autre rôle, car en panne d’instituteurs polonais, il lui est demandé de s’occuper de l’école polonaise d’Hautrage, et enfin et surtout il a passé un temps considérable au centre culturel polonais « Ośrodek Kulturalno Oświatowej » d’Hautrage-Etat et ce jusqu’en 2010 ! On ne peut passer sous silence aussi le rôle joué par son épouse Rosalie qui toujours présente à ses côtés est encore aujourd’hui présidente active de Matki Różańcowy d’Hautrage ainsi que son fils Alexis qui fut membre du comité du KSMP.

Petit détail amusant … Edmond et Rosalie habitent depuis de nombreuses années … la Rue de Varsovie à Tertre.

Raymond Mielcarek

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2.436 : TERTRE : Photo symbolique au pied du terril : C’était déjà Mr Edmond Łagocki qui avait contacté des personnes qu’il connaissait – amis et famille – pour faire des danses polonaises. Il y avait là : Mr Dzierzgowski Antoine et son épouse Mélanie Bachowski ; mais aussi la sœur d’Edmond, Régine Łagocki avec Mr Stephane Blaszka ( le papa des 2 frères ) ; ensuite Rózia Ranocha avec Zbyszek Kożlowski ; et également, une cousine d’Edmond, avec lui, Sabine Łokietek. L’accordéoniste est Mr Edziu Ranocha qui a joué par après avec le KSMP Echo Ojczyste à ses débuts !
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2.437 : HAUTRAGE-ETAT : Koło teatralne imienia Ludwiga Solskiego : Mr Edmond Łagocki entouré d’autres artistes.
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2.438 : HAUTRAGE-ETAT : Koło teatralne imienia Ludwiga Solskiego : Mr Edmond Łagocki entouré d’autres artistes.
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2.439 : KSMP Echo Ojczyste de Mons : Sur le terrain de football du RFC Hautrage, à côté du salon du charbonnage : Devant : Mr Edmond Łagocki ; Zbyszek Blaszka ; Genia Grzeszkowiak ; Jeanine Krasowska ; Jeanine Wawrzeniak ; Thérèse Mielcarek ; Mme Hélène Menes ( la maman de Pascal et Michel Łagocki ) ; Danièle Gruszczynski ; Dorotka  Kapelczak ; Irène Grzegorzewski ; Richard Chmielecki ; derrière : Mr Henri Łagocki ; Richard Duszak ; ? Zuraszek ; Ghislain Zwierczyk ; Zygmund Mielcarek ; Zdzisław Blaszka ; ( ? ) ; Zenon Grzeszkowiak, entre les 2 filles ; tout devant : Alexis Łagocki ; Zdzisław Chmielecki.
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2.440 : KSMP Echo Ojczyste de Mons : Devant : ( ? ) ; … ; Mr Henri Łagocki ; ( ? ) ; Derrière : Mr Edmond Łagocki ; … ; Mme Hélène Menes ; ( ? ).
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2.441 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le réfectoire : Debout : Zbyszek Blaszka ; Christine Karasik d’ Haine St Paul ; Richard Chmielecki ; Madame Rose Łagocki ; Edmond Łagocki – Chef moniteur ; Bernard Lukasczczyk ; Ks Kurzawa ; Helcia Garsztka ; Monique ( Monia ) Krasowski ; Danielle Gruszczynski ; Stéphanie Goch ; Accroupis : Raymond Mielcarek ; Stefan Broniecki ; ( Leszek ? ) ; Henryk ( Heniek ) Kurek ; ( ? ).
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2.442 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna – Max Mitka – Marek Bujanowski – Alexis Łagocki – Richard Konarski. 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) – Mr Léon Warchulski ( violoniste ) – Annie Wisła – Christina Nahorniak – Martine Mazgaj – Thérèse Dudziak – Pascal Łagocki – René Sarpette ( guitariste ). 3ème rangée : Zuhal Gunal – Isabella Cosaro – Martine Brzezicha – Thérèse Taporski – Stéphanie Goch – Patricia Młynarski – Jeanine Dudziak. 4ème rangée : Lydia Młynarski – Franca Fisher – Monia Krasowska – Annie Borowski – Micheline Zwierzyk – Hélène Borowski 5ème rangée : Czesław Kucharzewski – Pierre Front – Jean-Pierre Dziewiacien – Richard Pawlak – Géniu Bujanowski – Mr Henri Łagocki – Michel Mikołajczyk – Janek Konarski.
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2.443 : BINCHE – 1978 : Festival des KSMP : Mr Edmond Łagocki, dans les coulisses, entouré des musiciens ; sur scène, le KSMP de Mons.
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2.444 : Mr Edmond Łagocki et son fils Alexis.
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2.445 : HAUTRAGE-ETAT : Groupe folklorique des années 1950 : Mme Stasia Bachowski avec Mr Zygmunt Kaczorowski ; Mme Sophie Mielcarek et César Mielcarek ; Mme Kazia Lyskawska – Bujanowska ( la maman de Géniu et Marek ) et son frère Tadek Lyskawski ; dernier couple ?.
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2.446 : HAUTRAGE-ETAT : Groupe folklorique des années 1950.
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2.447 : HAUTRAGE-ETAT : Groupe folklorique des années 1950.
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2.448 : HAUTRAGE-ETAT : Groupe folklorique des années 1950.

 

 

 

0287 – Verba volant, scripta manent !

Les paroles s’envolent, mais les écrits restent ! Il en est ainsi aussi de nos mémoires … Les souvenirs s’envolent … disparaissent, mais les photos demeurent. Et ces petits commentaires qu’on écrivait rapidement au dos des photos – quand on les développait encore – sont toujours là … ils nous survivront … sauf si les générations futures ne comprennent pas que garder la trace de nos émotions c’est garder le meilleur de nous.

Notre communauté de souvenir se nourrit de tout ça … tel un ogre qui en veut toujours plus. Le but … peindre ensemble le tableau d’une époque. Et sur cette toile, tous les personnages sont importants … même le tout petit là, tout en haut à gauche, qu’on distingue à peine … Sur ce tableau, toutes les couleurs sont essentielles … elles sont autant d’émotions, de vibrations … chaque coup de pinceau a un sens, un message, chaque petite touche personnelle est un passage vers autre chose. On vous invite à participer à cette création … ce sera une œuvre créée par mille pinceaux … une aquarelle composée par milles peintres qui tous utilisent la même palette, le même chevalet … mille artistes qui s’inspirent du même décor.

Et si parfois on « s’emmêle les pinceaux » … ce n’est pas bien grave. Et même si on fait quelques taches … qu’importe. Il vaut mieux l’imperfection dans l’action que la perfection dans l’inaction ! Alors ne craignez plus de vous mettre à nu … racontez-nous votre Comblain. Ne traînez plus …

Je ne sais pas si vous connaissez la merveilleuse chanson d’Anne Sylvestre « Écrire pour ne pas mourir » ?

« On arpente sa vie au pas de promenade
Et puis on s’aperçoit qu’il faudra se presser
 ».

Il arrive toujours un moment où c’est le moment … Je vous laisse y réfléchir en compagnie d’Anne Sylvestre :

« Écrire pour ne pas mourir,
Écrire, tendresse ou plaisir,
Écrire pour tenter de dire,
Dire tout ce que j’ai compris,
Dire l’amour et le mépris,
Écrire, me sauver de l’oubli.
Écrire pour tout raconter,
Écrire au lieu de regretter,
Écrire et ne rien oublier,
Et même inventer quelques rêves
De ceux qui empêchent qu’on crève
Lorsque l’écriture, un jour, s’achève … »

 20/07/2020 – JP Dz

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2.424 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Rassemblement du matin : Dans le fond, Ks Kurzawa ; derrière lui, peut-être Michel Konarski et Philippe Pietka ; devant, ( ? ) ; … ; Fabienne Laffut ; Aniela Wiertelak Kozanecka ; ( ? ) ; …

Commentaire : ( ce commentaire vient de New York ! )

Aniela Wiertelak Kozanecka : Dziękuję, znalazłam też siebie choć tylko plecy widoczne, byłam wtedy pielęgniarka. Stoje za małymi dziewczynkami, biały sweter i spódnica we wzory, obok blondynki z długimi włosami. Miłe wspominam ten czas spedzony w Belgii, pozdrawiam z gorącego New York.

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2.425 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1968 : Devant le perron : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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2.426 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au bord de l’Ourthe : Marek Bujanowski ; Alfred Materna ; Géniu Bujanowski ; Francis Leleu ; Richard Konarski.
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2.427 : COMBLAIN-LA-TOUR : Distribution de frites : Mr Franek Bujanowski ; ( ? ) ; Mirka Mironczyk ; Pan Jan.
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2.428 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1970 : Dans le parc : Malvina Rusowicz entourée de ses parents.
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2.429 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la grille : Annie Nowicki.
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2.430 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Sur le chemin de l’église : Richard Szymczak ; Béatrice Laffut ; ( ? ).
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2.431 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Ciocia ( tante ) Franka ; Mme Chudzicki ; Mme et Mr Kciuk ; Jan Mista ; ( ? ).

Commentaire :

Regina Gymza : Je me souviens que j’avais beaucoup de « cioci » et « wujki » … chez moi, on appelait les amis de mes parents comme ça. On ne disait pas Monsieur et Madame. Et on ne les appelait surtout pas par le prénom. Times have changed !

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2.432 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; Mme et Mr Kiełtyka ; ( ? ).

Commentaire :

Stefan Broniecki : Wspaniała para, tylko miłe wspomnienia.

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2.433 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Parc : Mme et Mr Ogonowski.

Commentaire :

Elisabeth Saweruk : Deux belles personnes des souvenirs plein la tête et le cœur.

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2.434 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le hall d’entrée : Derrière : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Michel Łagocki ; Elisabeth Rozenski ; Annie Paluszkiewicz ;
Devant : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).

Commentaire :

Elisabeth Rozenski : C’était des filles de mon groupe, la plupart du Limburg et d’Anvers. Année 1979 ?

Karin Malek : Je pense que je reconnais Sonja Studzianski et ensuite Danusia Osiadacz et Angelica et aussi Elzunia Osiadacz et notre Monitorka Elisabeth Rozenski.

Elisabeth Rozenski : les deux filles gauche et droite d’Elzunia, je pense, étaient d’Anvers. N’ y avait-il pas une Alicja ?

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2.435 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans la maison rouge : Georges Załobek ; … ; Irena Malek ; … ; Dominique Ogonowski ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; Hélène Piech ; … ; Nathalie Haine ; ( ? ) ; … ; Mme Koldziejka ; ( ? ) ; ( ? ).

 

0286 – 1972 : Un festival pas comme les autres

En 1972, le festival des KSMP de Belgique s’est déroulé à Liège. C’était déjà la 11ème édition … et elle fut exceptionnelle. En effet, cette année-là, non seulement tous les KSMP étaient présents – Liège, Châtelineau, Mons, Heusden-Zolder, Waterschei-Genk, Ressaix / Centre – mais on a pu aussi y applaudir le groupe des scouts « Wisła » de Winterslag … et c’était leur première présence au festival.

Il faut dire que cette manifestation, qui s’est déroulée le 24 septembre, était le premier festival qui suivait le fameux cours de danse à Comblain-la-Tour. Madame Olga Żeromska, notre chorégraphe britannique, souhaitait distribuer à quelques participants des diplômes et des certificats de formateur aux danses folkloriques. Ces lauréats se comptaient dans tous les KSMP mais aussi parmi les danseurs de « Wisła ». Leur présence sur scène était donc indispensable. Dommage que leur présence aux festivals n’est pas été plus nombreuse !

Monseigneur Szczepan Wesoły était également de la fête, ainsi qu’une délégation venue de France et une autre de Grande-Bretagne. Durant la messe, l’évêque a donné le sacrement de la confirmation à quelques enfants de la paroisse de Ks Müller. Cette célébration a été rehaussée par l’exécution, par le KSMP Liège, de la très belle « Messe de Maklakiewicz » – œuvre difficile, magnifique et dynamique, la Messe de Maklakiewicz est une œuvre contemporaine ; elle est parue seulement après la guerre.

Après la messe, tout le monde s’est retrouvé dans la salle St. Louis qui était bourrée à craquer. Ce sont les hymnes nationaux polonais et belge qui ont débuté les festivités. Ensuite, chaque groupe a montré ce qu’il savait faire. On a eu droit, tout d’abord, à une « polonaise » par le KSMP de Châtelineau, puis, par les mêmes, à une mise en scène, entrecoupée d’une chanson intitulée « Charleroi świętuje » et en « Pologne ».

C’est l’opérette « Słowiczku », interprétée par des jeunes liégeois, qui a suivi, ainsi que leur « mazur ». Ce fut le tour ensuite d’Heusden-Zolder, dont la prestation comprenait des chants et une « wiązanka » ; puis de Waterschei-Genk, qui a marqué les esprits par son interprétation d’une danse de « Podhale » ; et pour clôturer la première partie, « Echo Ojczyste » de Mons a dansé son « Cyganski ».

La deuxième partie du programme a également débuté par le KSMP de Mons, par des chants et un « oberek » ; les scouts de « Wisła » ont enchaîné par leur « oberek » et quelques chansons ; c’est ensuite un KSMP de Ressaix ( Centre ) fraîchement reconstitué qui a suivi par son programme. Et c’est Liège qui a clôturé le spectacle tout d’abord par un solo d’E. Walczak et enfin, par sa « łowiczanka ».

Il ne restait plus qu’à distribuer les diplômes d’instructeur de danses aux lauréats, ce que Mme Olga Żeromska s’est empressée de faire sous les applaudissements d’un public conquis, et c’était déjà l’heure du grand bal animé par l’orchestre de Mr Wacek Bień.

On a eu droit, ce jour-là aussi – et c’est une tradition polonaise – à beaucoup de discours, de remerciements et de congratulations … La presse s’est fait largement l’écho de cette manifestation. Les journaux « La cité », « La libre Belgique », « La Meuse », « La Wallonie », ont publié des articles élogieux … ils sont annexés à ce texte. Mais c’est notre sympathique journaliste du « Narodowiec » Mr Jóseph Nikodem Rzemieniewski – merveilleux narrateur – qui a le mieux exprimé le contentement général de cet agréable moment. Il a, comme à son habitude pris des notes dans son calepin tout au long de la journée. Le récit qu’il en a fait dans le journal du 11 octobre 1972 est extrêmement complet. Vous trouverez une traduction complète de son article ci-dessous, juste après les photos. Il a merveilleusement décrit une formidable journée qui s’inscrit parfaitement dans une formidable époque.

13/07/2020 – JP Dz

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2.414 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec du 11/10/1972 : Wiadomości z Belgii.
2415_Narodowiec_1972_10_11
2.415 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec du 11/10/1972 : Wiadomości z Belgii.
2416_Narodowiec_1972_10_11
2.416 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec du 11/10/1972 : Wiadomości z Belgii.
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2.417 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec date inconnue : Wiadomości z Belgii.
2418_La_Cité_1972_09_28
2.418 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Journal La Cité du 28/09/1972.
2419_La_Libre_Belgique_1972_09_22
2.419 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Journal La Libre Belgique du 22/09/1972.
2420_La_Meuse_1972_09_23
2.420 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Journal La Meuse du 23/09/1972.
2421_La_Wallonie_1972_09_23
2.421 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Journal La Wallonie du 23/09/1972.
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2.422 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec 14/09/1972 : Invitation au festival.
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2.423 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Mme Olga Zeromska, distribue les « Swiadectwo Instruktora tańców ludowych » aux participants du cours de danse de Comblain ; sur la photo, Lydia Młynarski ; ( ? ) ; Alexis Łagocki ; ( ? ) ; Stéphanie Goch ; Eveline Ogonowski ; Malvina Rusowicz ; ( ? ) ; et encore quelques autres …

Nouvelles de Belgique : 11ème festival KSMP de Belgique

Narodowiec du 11/10/1972

La jeunesse polonaise de toute la Belgique s’est rassemblée. Sont venus, ce qui n’a pas toujours été le cas, toutes les composantes du KSMP, ainsi que l’unité des scouts de Winterslag. Ils se sont réunis à Liège le 24 septembre, car cette année, c’était au tour du KSMP liégeois d’organiser le festival. Derrière la jeunesse, les plus âgés ont également suivi, les invités belges n’ont pas été déçus. Dans la salle, qui n’était pourtant pas petite, il manquait de place.

Messe

Cette année, le festival a également bénéficié de la présence de Monseigneur S. Wesoły. Ce qu’il fait pour la jeunesse polonaise au niveau européen est largement connu. Pas étonnant qu’il veuille voir de ses propres yeux si son effort n’est pas vain. Il a donc profité du festival pour voir de ses propres yeux la jeunesse polonaise en Belgique. L’évêque a célébré la messe dans l’église Saint-Louis, assisté par le recteur H. Repka et père J. Olszewski. Auparavant, de l’autel, le père K. Szymurski, assistant général du KSMP en Belgique, a accueilli l’invité de marque en prononçant des paroles sincères au nom des hôtes, et a également exprimé sa gratitude ainsi qu’au père H. Repka pour sa présence.

Pendant la messe, l’évêque a donné le sacrement de la confirmation aux enfants de la paroisse du père A. Müller, qui milite pour obtenir le plus possible que les premières communions se fassent dans un environnement polonais, il a donc profité de l’occasion pour que ses enfants reçoivent le sacrement de la confirmation des mains de l’évêque polonais. Il est agréable de constater qu’il y a aussi des parents qui facilitent l’accomplissement de ce souhait du père Müller.

Monseigneur S. Wesoły a également prononcé le sermon du jour. Se référant aux paroles de l’évangile selon lesquelles l’hôte payait le même salaire à tous, quelle que soit la durée du travail dans sa vigne, il fait remarquer que tous ceux qui se considèrent comme des serviteurs de Dieu seront jugés de la même manière.

S’adressant aux jeunes du KSMP, il a souligné que, conscient de son appartenance à une organisation catholique, il doit confirmer son engagement par les actes. Les rangs de cette organisation devraient être ouverts au plus grand nombre possible de jeunes. Et à ceux qui ont reçu le sacrement de confirmation, il a répété qu’ils devaient se souvenir que, de cette façon, ils étaient devenus chevaliers de Dieu et avaient fait vœu d’être fidèles à Lui.

Durant la Sainte Messe, c’est le chœur du KSMP de Liège qui a chanté. C’était un chant parfait.

L’autel était entouré par les drapeaux des organisations polonaises de la région de Liège, qui a formé également une haie d’honneur pour l’évêque quand celui-ci se dirigeait vers l’autel. De nombreux fidèles, dont un groupe important de jeunes, ont pris part à la communion. Le chant commun de « Boże coś Polskę » a mis fin à la partie religieuse de la cérémonie.

Partie artistique du festival

Après la messe, tout le monde s’est rassemblé dans la grande salle du cercle St. Louis. La salle était pleine. Les invités ont d’abord été accueillis en polonais par M. Musiał, au nom des hôtes.

Il a souhaité la bienvenue à Monseigneur S. Wesoły, au recteur Ks. H. Repka, à Ks. K. Szymurski, assistant général du KSMP en Belgique, aux prêtres présents, à Mr Fr. Gałazka, président de l’Association chrétienne des Polonais libres en Belgique, aux président et présidente d’honneur du KSMP Lidia Białecka et Edmund Budziński, aux représentants de toutes les organisations polonaises, au représentant de journal « Narodowiec » ainsi qu’aux délégations venues de l’étranger : le père Fr. Wałensa, assistant général des KSMP de France avec une délégation de cette organisation composée de : G. Garson, T. Małecka, J. Major, A. Jaskulski ;

venant de Grande-Bretagne, Mme O. Żeromska, qui dirigeait le cours de danse folklorique à Comblain-la-Tour, ainsi que T. Mundzielowicz et A. Zarembianka du groupe de jeunes du nom de O. Kolberg,

et parmi les invités belges, le Père Maunier, représentant du diocèse de Liège, Monseigneur G. M. Van Zuylen, le père E. Dejardin, délégué de l’épiscopat belge pour les immigrés, directeur du Collège de Saint-Louis, etc.

En français, c’est Mademoiselle Mirka Patalas qui s’est adressée aux invités.

Au nom du comité général des KSMP, c’est Mademoiselle Krysia Wocheń qui a déclaré que les jeunes nés en Belgique font par nature partie de la société belge. Mais, ils ne veulent pas entrer les mains vides en profitant de l’héritage culturel du pays d’implantation, ils veulent y apporter ces valeurs dont la nation polonaise est également fière. Ce festival est l’une des manifestations de cette volonté.

Mademoiselle Stefcia Goch présente en quelques mots les principes idéologiques du KSMP ; parce que son activité ne se résume pas seulement en danses et en chants, pour ensuite appeler les parents à faire preuve de compréhension et de soutien envers les jeunes, et aux jeunes qui demandent à être intégrés dans les rangs du KSMP.

Le dernier des jeunes orateurs était le président du KSMP de Belgique, Mr Franek Klimanowicz. Se référant au fait qu’il s’agissait déjà de la 11e édition du festival, il a souligné que ceux qui avaient émis l’idée de cette initiative peuvent en être fiers. Il est également bon que les jeunes aient inclus le maintien des traditions folkloriques dans leur programme d’activités. Ils reflètent l’âme de la nation, son caractère et sa saine joie de vivre, le sens de la beauté.

Spectacle des groupes

Madame. J. Musialska a gracieusement présenté en polonais et en français les différents groupes de jeunes et donné quelques explications. Tout d’abord, les personnes présentes ont écouté les hymnes nationaux, polonais et belge, joués au piano. Ensuite, le programme artistique commence par le groupe KSMP de Châtelineau avec une polonaise très digne. Puis, nous regardons toujours ce groupe dans une mise en scène, entrecoupée d’une chanson intitulée « Charleroi świętuje » et en « Pologne ».

L’opérette « Słowiczku » interprétée par des jeunes liégeois a déjà été mentionnée ici. Cette opérette a de nouveau été mise en scène par les jeunes dans le programme du festival avec une distribution inchangée, recevant beaucoup d’applaudissements, ainsi que pour le mazur dansé à son tour.

Le public s’est manifesté par un tonnerre d’applaudissement pour la performance du groupe de Heusden-Zolder, composé seulement de filles, et très jeunes. La petite B. Nowicka a été particulièrement ovationnée pour avoir suivi et tenu le rythme de ses congénères plus âgées qu’elle, ainsi que pour Z. Król, pour le fait d’avoir persévéré, même si à un moment donné, fatiguée, sa voix s’est cassée. Cette « wiązanka » de danses « śłaskich » était vraiment agréable.

Ensuite, c’est le KSMP de Waterschei-Genk qui a présenté ses chants et ses danses. En ce qui concerne le chant, les voix sont pures naturelles et donc très agréables à l’oreille. Il ne manquait pas de dynamisme pour cette danse de « Podhale ». Ils étaient tous bons, mais je pense que le plus applaudi a été H. Ferdyn.

Dans cette partie du programme, l’ensemble « Echo Ojczyste » de Mons s’est également produit. Ce groupe possède déjà sa « marque » et, bien qu’il doive surmonter de nombreuses difficultés, il reste à son niveau. Lorsque les plus âgés partent, il y a toujours des plus jeunes à leur place. Il n’y a donc pas de pénurie dans les rangs.

La deuxième partie du programme a également débuté par le KSMP de Mons. Au début, ils ont brillé par une danse « tsigane » aussi romantique que très vivante, puis dans un oberek et par des chants. Les applaudissements ont été bien mérités. Il est important d’exprimer avec satisfaction le souci de la direction de choisir les bons costumes.

Une tempête d’applaudissements a également récompensé la performance de l’équipe de scouts « Wisła » de Winterslag. L’oberek, en particulier, a suscité beaucoup d’enthousiaste dans la salle. Les musiciens ont également été très applaudis, en particulier le tout jeune violoniste. Il faut souligner que le groupe a parfaitement maîtrisé les paroles des chansons, tout comme Heusden.

Une agréable surprise a été l’apparition d’un nouveau KSMP venu de la région du Centre. Depuis quelque temps, il y avait là un ralentissement des activités. Il s’avère qu’il ne faut jamais désespérer. Les efforts de Ks Dr Kurzawa et de ceux qui l’aident constamment commencent à porter leurs fruits. On a pu constater le soin apporté à l’exécution des danses et à la préparation des chansons.

Bien sûr, il y avait aussi E. Walczak de Liège. Son solo de chant est toujours un ajout agréable au programme.

Comme le veut la tradition, le festival de danse s’est terminé par une représentation de Liège, d’abord par sa chorale, puis par sa « łowiczanka ». Un soin particulier a été apporté pour montrer les costumes authentiques de Łowicz. Leurs couleurs et la bonne préparation technique des danseurs et des danseuses ont rendu la danse vraiment charmante. Cette prestation convenait parfaitement au final.

Discours des invités

Pendant les entractes, les invités ont pris la parole. Tout d’abord, Monseigneur S. Wesoły. Il a exprimé son appréciation pour le travail de chacun et a encouragé à la persévérance. Il a souligné que la prise de conscience accrue de son origine nationale ne fait que contribuer à l’enrichissement de la personnalité des jeunes, les rendant plus riches dans l’environnement dans lequel ils vivent.

Le révérend Meunier, représentant de Monseigneur G.M. Van Zuylen, a parlé de l’attitude bienveillante de l’épiscopat belge envers les étrangers, de l’attitude digne de la nation polonaise, de sa religiosité, des réalisations polonaises qui devraient servir de modèle. Il a exprimé son appréciation pour le travail des prêtres polonais en exil.

Le père E. Dejardin, délégué de l’épiscopat belge pour les immigrés, a exprimé son admiration pour ce qu’il avait vu, soulignant que la préparation de ce programme a nécessité de nombreuses heures de travail, et donc de la persévérance. Il est donc évident qu’une nation qui possède une jeunesse aussi dynamique peut envisager l’avenir avec confiance.

Ks recteur H. Repka a tout d’abord remercié Monseigneur S. Wesoły d’être venu et d’avoir participé à cette manifestation. La visite de l’évêque est toujours très agréable pour les fidèles. Surtout quand l’évêque montre autant d’intérêt pour les jeunes et les soutient sans ménager ses efforts. Le recteur a également remercié les prêtres et tous ceux qui ont, non seulement contribué à l’organisation de ce festival, mais aussi servi la jeunesse depuis tant d’années. Sans eux, sans leur sacrifice, comme par exemple Mr. E. Łagocki et Mme P. Nowicka, ces beaux spectacles ne pourraient pas être regardés. Il a tenu également à remercier Mme O. Żeromska, pour avoir dirigé le cours de danse folklorique à Comblain-la-Tour.

Quelques commentaires

Ce festival était une preuve de plus que ces jeunes sont vraiment polonais, qu’ils veulent le rester et qu’ils le manifestent. Sinon comment expliquer autrement le sacrifice et la persévérance dont ils font preuve, par exemple, dans la préparation du programme du festival. Et pourtant, leurs activités ne se résument pas seulement à cela. Bien sûr, beaucoup de choses dépendent des dirigeants. Les prêtres ont beaucoup de mérite à cet égard, mais aussi les personnes déjà mentionnées et d’autres : Czerwiec, Patalas, Wocheń, Klimanowicz, Pasternak, Musiał, Perzyna et ce groupe de personnes plus âgées qu’il n’est pas possible d’énumérer ici.

Que chacun sache que leurs efforts ne sont pas vains.

Ces représentations étaient en effet soigneusement préparées, elles n’étaient pas vues comme des corvées. On peut en être convaincu, ne serait-ce que par l’assurance avec laquelle les jeunes sont apparus sur scène, leur souci de la performance. Tout cela nous touche et nous émeut.

Avant le festival, un cours de danse folklorique de dix jours a été organisé. Les bénéfices de ce cours étaient déjà visibles sur scène durant le festival. Il était facile pour tout le monde de deviner quel groupe avait envoyé des participants à ce cours, et quel autre n’avait pas envoyé de représentants. Dans le cadre de ce cours, il convient d’ajouter qu’à la fin du festival, Mme O. Żeromska a remis des diplômes et des certificats de formateur aux danseurs, qui ont obtenu les meilleurs résultats. Ces diplômes ont été obtenus grâce aux efforts de Mme M. Szymańska.

Il convient également d’ajouter que pendant les entractes, les hôtes de la fête ont reçu leurs invités avec un verre de vin, et que celle-ci était organisée sous le patronage de Monseigneur G.M. Zuylen et de Monseigneur S. Wesoły. Un comité d’honneur a également été créé qui était composé de Polonais et de Belges.

En ce qui concerne l’aspect technique de l’organisation du festival, il faut souligner qu’il a été efficace. Et en disant cela, il faut rendre hommage à ceux qui ont participé à la préparation de son organisation et aux nombreuses activités qu’elle a impliqué avant le spectacle, pendant et après, qu’elles soient visibles ou non, comme au buffet ou à la cuisine. Leur contribution n’est pas non plus négligeable.

Le festival s’est terminé par une soirée dansante aux sons de l’orchestre de Mr W. Bień.

( j. n. )
Mr Jóseph Nikodem Rzemieniewski

0285 – Enfin juillet …

Enfin juillet … Quand nous étions enfants et adolescents, l’arrivée du mois de juillet c’était pour nous le synonyme de « liberté ». Enfin les cours étaient finis, les examens derrière nous, les devoirs devenaient des souvenirs lointains et les profs des fantômes du passé. Enfin on allait pouvoir sortir, partir, voyager … s’éclater. Enfin on allait revoir les sourires de ces amis de vacances qu’une année scolaire trop longue avait tout fait pour essayer de nous faire oublier. Enfin … on repartait pour Comblain-la-Tour !

C’est vrai que, devenus adultes, ce sentiment de liberté et d’indépendance à l’approche du mois de juillet s’est quelque peu estompé … Quand on est grand, on décide soi-même de ce qu’on a envie de faire. On planifie tout seul ses congés, on organise tout seul son planning, sa destination, la durée de ses vacances … on décide tout seul qui on a envie de revoir … normalement !

Cette année – si spéciale – a chamboulé nos habitudes et remis en question nos droits et privilèges d’adultes … Un automne maussade et particulièrement pluvieux, suivi d’un hiver qui ne donnait pas envie de sortir, suivi d’un confinement strict, obligatoire, ponctué d’oukases, d’interdictions, de restrictions, d’ordres et de contre-ordres… et nous voilà redevenus des enfants obéissants… des enfants qui attendent patiemment qu’on leur dise : « Allez, vous pouvez sortir » … enfin.

Ce n’est donc pas étonnant que cette année – beaucoup plus que d’habitude – l’arrivée du mois de juillet sonne l’heure de la liberté … comme quand nous étions enfants. D’autant plus, qu’on a entendu durant des mois : « Fais pas ci, fait pas ça … Mange pas ci, mange pas ça … Reste ici, va pas là … Pense ceci, crois cela … ». Ils ont tout fait pour nous rendre dociles et résignés … Ils ont seulement réussi à nous rendre nos réflexes d’ados… à nous redonner l’envie de rêver d’autre chose … l’envie de s’évader … l’envie de désobéir … et surtout, l’envie de revoir ceux qu’on aime.

En ce premier lundi de juillet, je n’ai qu’une seule envie : savoir comment vous allez ?

Je vous propose que tous ensemble nous nous fassions un immense câlin… virtuel ( il est encore trop tôt pour des embrassades plus physiques ). Suivez-moi … on va tous ensemble dans la petite échoppe de Pan Bardo … on va y choisir chacun sa carte postale préférée … comme quand on débarquait début juillet à Comblain-la-Tour et qu’on avait promis d’écrire à ses parents pour les rassurer … Vous avez le choix. Il y a, à votre disposition, les 33 cartes postales que Pan Bardo exposait sur son comptoir. Elles sont toutes là. Vous en choisissez une et vous nous écrivez juste quelques lignes … par Facebook, via le blog, par mail … Merci.

Profitez-en pour nous dire comment vous allez, comment s’est passé votre confinement, quels sont vos projets, dans quel restaurant vous allez bondir pour fêter la liberté, quelle sera votre prochaine destination de voyage, … Dites-nous surtout d’où vous écrivez … ça nous fera voyager un peu. Et même si toutes ces cartes postales représentent Comblain-la-Tour, si elles pouvaient nous revenir de là où vous vivez, que ce soit Hotton, Trooz, Zwartberg, Winterslag, Courcelles, Tertre ou Mignault ou que sais-je encore … ce serait une merveilleuse façon de nous enlacer.

06/07/2020 – JP Dz

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2.381 : Un bonjour de Gottignies. Eveline et moi, nous allons bien et le confinement ne s’est pas trop mal passé. Nous en avons profité pour travailler au jardin à démonter et démolir pas mal de chose. Reste plus qu’à reconstruire. Ce qui nous a le plus manqué ? Vous. Nous avons hâte de vous revoir. A bientôt. Eveline Ogonowski et Jean-Pierre Dziewiacien.

Lodzia Paluszkiewicz : Coucou, bonjour à tous de Liège.

Monique Kieltyka : Bons baisers de Beaufays et de Trooz ( Liège ) à tous et toutes.

Francois Chwoszcz et Krystiane Wochen : Bisous à tous de Bassenge.

Barbara Kubarek : Un bonjour de Saint-Vaast.

Betty Nowicki : Un petit coucou de Ransart.

Monica Nauschutz : Bisous de Maasmechelen.

Katty Swiderski : Un bonjour de Coo aujourd’hui et de Mont-sur-Marchienne, semaine dernière.

Bernadette Lachowicz : Un bonjour de Grâce-Hollogne.

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Dorota Druszcz : Un bonjour de Charleroi, tout va bien en semi-confinement, on cherche une maison plus grande en location, vu le covid pas évident, maintenant cela devient urgent. Sinon enfin mamie depuis presque 1 mois, je vais revoir ma Lucie, et concert au resto chinois prévu et payer depuis le début de l’année, en deux parties pour le 22 aout, tout est ok, distanciation et masques à l’entrée, je pense bien à vous, gros bisous.

Regina Gymza : Je crois que j’ai envoyé cette carte plusieurs fois à mes parents … chaque fois en pensant que c’était la première fois … Je vous envoie tous un grand bisou de Hasselt !

Beatrice Laffut : Gros bisous à tous de Varsovie où cette année nous avons eu le même temps qu’à Comblain … juste un tout petit peu de soleil, beaucoup de pluie et par moments … des inondations ! Tout ça pour ne pas oublier Comblain-la-tour et notre jeunesse où nous étions si heureux de nous retrouver en ce mois de juillet qu’il pleuve ou qu’il vente ! Big kiss à tous.

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2.385 :

Dominique Ogonowski : Gros bisous de Maurage à toutes et à tous, bientôt Gdansk pour une petite dizaine de jours ( il faut bien faire le plein de wodka ! ). Tout va bien chez nous. Hâte de vous revoir bientôt.

Christiane Konarski : A bientôt.

Jacqueline Mikus : Que j ai aimé cet endroit quand je venais de là …

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2.409 :

Alice Golusinski : Un grand bonjour de Lobbes … Nous y avons emménagé un peu à la hâte grâce au confinement … et nous comptons y passer nos 2 mois de vacances donc n’hésitez pas à passer par notre belle vallée thudinienne pour prendre l’apéro … Nous serons là … A bientôt !

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2.410 :

Aline Bien : Bonjour à tous de Limal. J’ai choisi la photo du pont, parce que, toutes les fois où je suis allée à Comblain, mon cœur se mettait à battre plus fort dès que je l’apercevais. Nous allons tous bien. Le confinement a été plutôt agréable : quel plaisir de se voir toute la journée et de manger chaque fois ensemble. Seuls les amis nous ont manqué, mais nous nous sommes déjà bien rattrapés : 4 restos depuis qu’ils sont ouverts. Reste la nostalgie de Comblain … Bisous à tout le monde.

Milczanowski Véronique : Le pont !!! Le cœur qui bat à 120 pulsations … Le bidou qui vrille ! Qui sera là ? Les allemands ? Les anglais ? Les flamands ? Et les copines de l’année passée, pourvu qu’elles soient au même tournus ! Et qui sera ma monitrice ??? Toutes ces questions existentielles déjà dans la descente et surtout en traversant le pont … Dans 3, 2, 1 minute j’y serai !!!

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2.413 :

Aniela Paterka : Bonjour à tous. Merci pour ce tour panoramique de C.L.T. Les photos sont magnifiques et pleines d’histoires. Ici tout va bien, malgré le déconfinement je ne quitterai pas ma terre d’adoption cette année. Bonnes vacances à tous et bisous de Winterslag.

Malvina Rusowicz : Bisous temporairement ensoleillés de Godarville. Bonnes vacances à tous les Anciens !

0284 – Comblain 1982 : la vidéo du jamboree

Le 3ème rassemblement mondial des scouts polonais – rassemblement qui est organisé tous les 4 ans – a eu lieu en 1982 à Comblain-la-Tour. Les scouts sont venus du Canada, des États-Unis, d’Australie, d’Argentine, de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, d’Allemagne et bien sûr de Belgique. Comblain a donc vécu 10 jours au rythme de cette jeunesse enthousiaste issue des 4 coins du monde.

Voici la vidéo de cette aventure unique :

1982 : La vidéo du Jamboree

02/07/2020 – JP Dz

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La vidéo du jamboree

 

0283 – Quand nous sommes sortis …

Quand nous sommes rentrés, ce jour-là, dans la petite église de Ressaix, cela faisait exactement 10 ans – jour pour jour – que nous nous étions rencontrés, Eveline et moi, à Comblain-la-Tour … lors de la Majówka de 1970.

Devant nous, les deux petits garçons qui ouvraient la marche, c’était la nouvelle génération des petits polonais du Centre. Eux – Sébastien Perzyna et Vincent Swiderski – connaissaient déjà bien l’église … ils y officiaient régulièrement. Et bien que l’église n’ait été consacrée que depuis peu ( le 08/06/1975 ) … ils y avaient déjà leurs habitudes, malgré leur jeune âge. Il faut dire que ces deux cousins germains baignaient, depuis toujours, dans cette communauté polonaise qui avait l’habitude de relever ses manches pour réaliser ses rêves.

Le papa de Sébastien, Gieniu Perzyna, était un des piliers de cette communauté. Le papa de Vincent, Casimir Swiderski, c’était celui qui avait bâti l’église de ses mains … c’en était le maître d’œuvre, le maçon en chef et celui qui entraînait derrière lui tous les autres bénévoles. Voir Sébastien et Vincent passer devant … c’était tellement symbolique …

Derrière les enfants de chœur, Ks Kurzawa … évidemment. Ça ne pouvait pas être quelqu’un d’autre … Lui, il nous connaissait depuis toujours … il nous avait vus grandir, mûrir … À Comblain, il nous tenait particulièrement « à l’œil » … il savait. Je pense qu’il était enfin soulagé de nous conduire vers l’autel.

Ici, Ks Kurzawa était chez lui … sur ses terres … dans son église. Cette église, il l’avait rêvée depuis longtemps. Il l’avait dessinée dans sa tête, l’avait décorée, et tout ça bien avant que le projet ne débute. Il en avait fait l’œuvre de sa vie … c’était son cadeau pour les générations futures. Et Dieu sait combien il a mouillé sa vieille soutane noire pour réaliser son rêve !

Derrière le curé, Eveline et moi. Nous aussi nous avions déjà bien œuvré pour la communauté polonaise … et même un peu pour cette église … même si ma contribution aux travaux n’a été que modeste … très modeste. Quand je venais à Ressaix pour « construire » l’église, j’aidais bien un peu les adultes … au matin ; mais vers midi, quand Eveline apparaissait sur le chantier … mon rendement devenait nul, voire négatif ! N’empêche que, ce jour-là, en entrant dans l’église, j’étais très fier de penser que j’avais contribué à bâtir l’église dans laquelle nous allions nous unir.

Derrière nous, les deux familles, les amis, un peu de la communauté polonaise du Centre, un peu de celle du Borinage.

Quand nous sommes sortis … nous étions mariés. C’était il y a exactement 40 ans … jour pour jour !

C’était le 28 juin 1980 !

28/06/2020 – JP Dz

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2.368 : RESSAIX – 28/06/1980 : L’église polonaise – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : À l’avant plan : Sébastien Perzyna et Vincent Swiderski.
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2.369 : RESSAIX – 28/06/1980.
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2.370 : RESSAIX – 28/06/1980.
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2.371 : RESSAIX – 28/06/1980 : Vincent Swiderski ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Sébastien Perzyna.
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2.372 : RESSAIX – 28/06/1980.
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2.373 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ks Kurzawa ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.
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2.374 : RESSAIX – 28/06/1980.
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2.375 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ks Kurzawa ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.
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2.376 : RESSAIX – 28/06/1980.
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2.377 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Vital Kciuk ; Simone Wattiez ; Danièle Czajkowski ; Malvina Rusowicz ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.
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2.378 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe.
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2.379 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Danièle Czajkowski ; Simone Wattiez ; Malvina Rusowicz ; Christine Marszalkowski ; ( ? ) ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Eveline Ogonowski ; Robert Logist ; Dominique Ogonowski ; André Walasczyk ; ( ? ).
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2.380 : RESSAIX – 28/06/1980 : Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.

 

0282 – Mazur

De toutes les danses traditionnelles polonaises, celle que j’ai toujours préféré danser c’est le Mazur ! Pourtant dans le Mazur … tout est si compliqué !

Je me rappelle l’apprentissage … J’étais encore un gamin à l’époque. J’avais tout au plus 13 ans à tout casser. Les autres, les grands du KSMP de Mons, maîtrisaient parfaitement ce pas de Mazur qui me semblait à moi en même temps si léger, si élégant … mais si difficile. J’essayais de le comprendre et dans les coulisses, quand j’étais tout seul, pour ne pas être ridicule, je m’efforçais de le reproduire. C’était pas gagné. Plus tard, on a commencé à m’apprendre à danser. Et tout naturellement, l’apprentissage a commencé par les danses les plus simples comme le Krakowiac, l’Oberek, … et moi j’attendais impatiemment d’être capable … enfin … d’apprendre le Mazur.

Et quelle fierté le jour où le déclic a eu lieu ! Franchement, je ne sais plus qui s’est proposé de m’initier, ni combien de fois il ou elle a dû recommencer l’explication, ni combien de temps il a fallu … mais moi j’avais compris. Après ça, j’avais l’impression qu’aucune autre danse ne me résisterait. J’étais tellement content de moi que j’ai commencé à donner des conseils aux autres … quel prétentieux !

Quand les « nouveaux » membres du KSMP ont commencé à venir … la relève … j’ai pris beaucoup de plaisir à les « coacher ». « Transmettre » ce n’était pas seulement une tradition, c’était avant tout une nécessité … mais dans le cas du Mazur, c’était pour moi un vrai bonheur. J’y ai passé beaucoup de temps. Ce pas là est vraiment compliqué. Pour rassurer les novices, je me souviens que je leur expliquais mes débuts et mes difficultés. Certains de mes « élèves » ont compris plus vite que moi … d’autres ont mis plus de temps. Tout cet apprentissage s’est fait sous l’œil avisé et les conseils permanents de notre infatigable chorégraphe Mr Edmond Łagocki. Edmond, qui a formé toutes les générations de danseurs du KSMP de Mons, avait l’art de rendre les choses tellement naturelles que je ne connais personne qui a abandonné … Il avait l’art de donner confiance. Avec Edmond, on n’avait pas l’impression d’apprendre … on savait juste à un moment donné qu’on avait compris !

En 1972, quand la chorégraphe londonienne Olga Zeronska avait relevé le défi de donner le premier cours de danses à Comblain-la-Tour – et que nos « looks » ne correspondaient pas vraiment à ses attentes – c’est par ce même pas de Mazur qu’elle a souhaité débuter son cours … histoire de voir ce qu’on était capables de faire … et très vite, elle s’est rendu compte que nous avions déjà un sérieux bagage. Tout le reste de la formation n’était plus que du plaisir.

Mais il n’y a pas seulement le pas du Mazur qui est compliqué … le costume aussi ! Au KSMP de Mons, on avait résolu le problème en faisant le minimum syndical … pour les garçons, c’était les fameuses bottes rouges, le pantalon ligné rouge et blanc, une chemise blanche et un petit boléro noir … On était loin du costume d’apparat qui convenait pour cette danse prestigieuse de la cour. On avait tout misé sur l’excellence de la prestation des danseurs. Plus tard, quand j’ai dansé le Mazur avec le KSMP de Ressaix, les garçons étaient revêtus d’un long manteau blanc … voir les photos en annexe. C’est très bien … même si nous étions loin du costume idéal. On faisait le mieux possible avait ce qu’on avait.

Quant à vous expliquer le pas, l’origine de la danse, la différence entre le Mazur et la Mazurka … j’ai essayé … mais j’ai renoncé … trop compliqué pour moi. Et que dire des Mazurka de Chopin … à part qu’elles sont très belles, mais indansables ! Si l’un ou l’une d’entre vous souhaite relever le défi, j’en serais très heureux.

En attendant, voici trois sites qui étancheront votre soif d’en savoir plus sur le Mazur :

https://www.youtube.com/watch?v=bUvQAa24Ycw

http://www.tance.edu.pl/pl/dances/show/category/0/dance/720

https://www.youtube.com/watch?v=H5D46aHhRDM

22/06/2020 – JP Dz

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2.357 : KSMP Ressaix – 1978 : Festival de Binche : A l’avant plan : ( ? ) ; Gieniu Perzyna ; Les danseurs : Casimir Nowicki ; Janek Perzyna ; Richard Szymczak ; Vital Kciuk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; André Walasczyk ; Jeanine Szabera ; Danièle Perzyna ; Isabelle Swiderski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz.
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2.358 : KSMP Ressaix – 1978 : Festival de Binche : Casimir Nowicki ; Janek Perzyna ; Richard Szymczak ; Vital Kciuk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; André Walasczyk ; Jeanine Szabera ; Danièle Perzyna ; Isabelle Swiderski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz.
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2.359 : KSMP Ressaix – 1978 : Festival de Binche : Casimir Nowicki ; Janek Perzyna ; Richard Szymczak ; Vital Kciuk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; André Walasczyk ; Jeanine Szabera ; Danièle Perzyna ; Isabelle Swiderski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz ; à l’accordéon, Daniel Pietka.
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2.360 : KSMP Ressaix : « Idzie Maciek przez wieś z bijakiem za pasem » : Casimir Nowicki ; Vital Kciuk ; Janek Perzyna ; ( ? ) ; Claude Soulas ; Jean-Michel Deputat ; ( ? ).
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2.361 : KSMP Ressaix : Mazur : Malvina Rusowicz ; Bernadette Marszalkowski ; Michel Spiewak ; Casimir Nowicki ; Irène Sitarz ; Janek Perzyna.
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2.362 : KSMP Ressaix : Mazur : Dominique Ogonowski ; Eveline Ogonowski ; Halina Ogonowski ; Jeanine Szabera ; Irène Sitarz ; Bernadette Marszalkowski ; André Cornut ; Jean-Michel Deputat ; ( ? ) ; ( ? ) ; Vital Kciuk ; Casimir Nowicki.
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2.363 : KSMP Ressaix : Sous un chapiteau dressé dans la cour de l’Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Ks Kurzawa ; Les enfants : ( ? ) ; … ; Isabelle Swiderski ; Gieniu Perzyna ; Les grands ; Eveline Ogonowski ; Nadine Deputat ; Irène Sitarz ; Bernadette Marszalkowski ; Dominique Ogonowski ; Thérèse Ogonowski ; ( ? ) ; … ; Edouard Nowicki ; Janek Perzyna ; Antosz Kiełbowicz ; et tout à fait à droite, avec son appareil de photo sur les genoux, Mr Jóseph Rzemieniewski.
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2.364 : KSMP Ressaix : Devant l’église dédiée à Św. Maksymiliana Kolbe : Accroupis : Antosz Kiełbowicz ; ( ? ) ; Janek Perzyna ; Edouard Nowicki ; Casimir Nowicki ; Vital Kciuk ; Jean-Michel Deputat ; Debout : Nadine Deputat ; Bernadette Marszalkowski ; Thérèse Ogonowski ; Irène Sitarz ; Eveline Ogonowski ; Dominique Ogonowski.
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2.365 : KSMP Ressaix : Sous chapiteau : Jean-Pierre Dziewiacien ; Eveline Ogonowski ; Michel Spiewak ; Danièle Czajkowski ; Vital Kciuk ; Danièle Perzyna ; Janek Perzyna ; Simone Wattiez ; Jean-Michel Deputat ; Marilyne Desmet ; André Walasczyk ; Malvina Rusowicz.
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2.366 : Costumes de mazur.
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2.367 : Costumes de mazur.

 

0281 – Wiła wianki i wrzucała je do falującej wody …

( Elle tressait des couronnes de fleurs et les jetait dans l’eau ondulante. )

 Wiła wianki i wrzucała je do falującej wody,
Wiła wianki i wrzucała je do wody.

Voilà une charmante tradition polonaise qui a trouvé sa place au bord de l’Ourthe … les « wianki ».

Même si nous connaissions cette chanson du temps de nos colonies, et que nous la chantions régulièrement, je n’ai pas le souvenir d’avoir participé à des « immersions » de masse comme elles ont cours aujourd’hui lors des « Powitanie lata » … et c’est bien dommage. Cette animation crée une agitation particulièrement agréable. C’est un véritable plaisir de voir comment tout le monde joue le jeu et combien l’atmosphère se détend, les esprits rajeunissent et la légèreté reprend le dessus.

Pourtant en Pologne, cette tradition n’est pas nouvelle … Traditionnellement, pendant l’une des nuits les plus courtes de l’année ( le solstice d’été : 21 ou 22 juin ), les jeunes filles « à marier » jettent dans la Vistule des couronnes de fleurs avec une bougie allumée, et ce, dans le but de connaître leur avenir conjugal. Bref … pour le dire plus vertement : elles cherchent un mari !

Pendant des heures, patiemment, elles ont confectionné des « Wianki » qui rivalisent de couleurs et de délicatesse. Le jour venu – celui de « Powitanie lata » – c’est donc un festival de couronnes de fleurs …plus belles les unes que les autres … plus originales les unes que les autres … qu’on voit tout d’un coup sortir de nulle part, orner les têtes des jeunes femmes et s’apprêter à prendre le large.

Il paraît que l’atterrissage du « wianek » dans l’eau peut déjà, à lui seul, prédire l’évolution de la quête.  Ensuite, il convient d’observer la couronne … si elle se noie … la belle ne survivra pas ; si la couronne tournoie dans l’eau sans descendre le courant, la jeune fille ne se mariera vraisemblablement jamais, mais elle ne mourra pas non plus tout de suite ( ouf ) ; mais si en revanche, la couronne est emportée par le courant, un mariage devrait avoir lieu dans les semaines à venir – Yesss !

Une autre hypothèse suggère  que les hommes « disponibles » se lancent le long de la rivière pour essayer de récupérer la couronne et la ramener à la belle qui l’avait lancé. Le mariage ne ferait alors plus aucun doute.

L’Ourthe joue le jeu et se prête amicalement à cette coutume … sous le regard amusé des comblinois qui voient là-bas des jeunes femmes jeter des couronnes de fleurs dans la rivière et un peu plus loin … des hommes courir pour les rattraper … On se demande bien comment ces pratiques sont analysées par les riverains … Rassurez-vous, tous les polonais ne sont pas fous ! Ce sont juste de grands romantiques qui ne reculent jamais devant rien pour prouver leur amour !

15/06/2020 – JP Dz

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2.346 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : Hanna Lukashuk.
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2.347 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : Hanna Lukashuk ; Anna Kabat ; Grazyna Kazberuk.
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2.348 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : ( ? ) ; Mme Zosia Ładomirski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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2.349 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : ( ? ) ; Madame la Consul, Agnieszka Paciorek ; ( ? ) ; ( ? ).
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2.350 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : Madame la Consul, Agnieszka Paciorek ; ( ? ).
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2.351 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : Christine Piech ; Hanna Lukashuk ; Stefania Ludwikowski ; ( ? ).
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2.352 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : ( ? ) ; ( ? ) ; Madame la Consul, Agnieszka Paciorek.
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2.353 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : Madame la Consul, Agnieszka Paciorek ; ( ? ) ; ( ? ).
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2.354 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Madame la Consul, Agnieszka Paciorek.
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2.355 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianki : ( ? ) ; ( ? ) ; Madame la Consul, Agnieszka Paciorek.
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2.356 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wianek sur Ourthe.