0275 – Wolnych polaków

Vous l’avez sans doute remarqué comme moi, les organisations polonaises des années 50 et 60 se revendiquaient comme étant des « organizacje Wolnych polaków » ( organisations de polonais libres ). Pour certaines d’entre elles, cette revendication s’inscrivait jusque dans le nom de l’instance, comme par exemple la Macierz Szkolna Wolnych polaków w Belgii. C’est justement à propos du mot « libre » que j’aimerais aujourd’hui disserter.

Ces gens-là – nos parents, nos voisins et amis de la génération avant la nôtre – avaient un besoin absolu de liberté. Ils ne voulaient pas reconnaître le pouvoir politique qui s’était autoproclamé souverain en Pologne à cette époque-là et défendaient l’idée d’une autre voie. Ils ne voulaient pas se soumettre à des idéaux qu’ils ne partageaient pas, ni à des « camarades » qu’ils n’avaient pas choisis. Ce faisant, ils renonçaient délibérément aux « avantages » que l’allégeance pouvait leur apporter. Mais ils ne se sont pas contentés de rejeter un système … ils ont relevé leurs manches pour essayer d’en imaginer un autre.

Le nombre d’organisations, de sociétés, de fraternités, et d’associations culturelles, folkloriques, religieuses, patriotiques ou éducatives qui foisonnaient alors en Belgique ( comme d’ailleurs dans tous les autres pays où la diaspora polonaise avait décidé de s’implanter ) n’était que le sommet de l’iceberg. Tous réunis par un même espoir, celui de pouvoir choisir eux-mêmes leurs valeurs et leur avenir, ils ont jeté ensemble les bases d’un nouvel équilibre. Certes tout n’était pas parfait … comme dans tout équilibre, il faut tâtonner souvent … mais quel courage et quelle détermination !

Si tout a commencé par des discours, des déclarations d’intention, des projets conceptuels, il est très vite apparu qu’on aurait besoin d’autre chose que de théories. Pour s’inscrire dans la durée, il devenait urgent d’avoir des lieux où se réunir, des locaux pour s’accueillir, des espaces « rien qu’à soi ». Alors, ils sont passés de la dialectique à la gestion pragmatique. On a vu apparaître des « swietlice », des « kaplice » », des écoles polonaises … qui au départ n’étaient que des locations, mais qui très vite – sans doute ici encore par esprit d’indépendance – sont devenus des biens propres à la communauté polonaise. C’est dans cet esprit qu’ils ont acheté le Domaine de Comblain-la-Tour.

Nous, anciens de Comblain, nous sommes les fils et les filles de ceux que ce besoin de liberté a poussés à entreprendre. Nous sommes les enfants de ces insoumis, les héritiers de cette autre voie.

Bien sûr, aujourd’hui, le mot « liberté » a perdu un peu de son sens … Nous vivons à présent dans des pays démocratiques … plus ou moins. Avec l’ouverture des frontières, la libre circulation, le libre-échange, … plus personne ne songe à partir en croisade pour défendre la liberté … Et peu à peu, on oublie que la liberté est un privilège. Et peu à peu, le mot liberté disparaît de nos préoccupations ; il s’efface de nos frontons, de nos slogans. SAUF … sauf quand, dans des moments comme ceux que nous vivons, cette liberté d’aller et de venir nous devient interdite.

Cette période de confinement forcé … propice à la méditation … réveille en nous des instincts que nous avions relégués aux oubliettes de nos mémoires, mais qui, du plus profond de nos ADN, se rappellent, tout d’un coup, à nos bons souvenirs. Nous avons infiniment besoin de liberté et d’espace ! Oui, nous sommes bien des fils de ces « Wolnych polaków » et notre besoin de liberté n’était qu’assoupi. Du coup, du fond des fauteuils où on nous a confinés, on a envie de crier comme Eluard :

« Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom …

 … Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté ».

Paul Eluard

 04/05/2020 : JP Dz

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2.263 :  ( ? ) ; … ; Mr Tadek Szymczak ; Mr Léon Czak ; Mr Józek Stepien ; debout à droite, Mr Stephane Turynec ; …
2264
2.264 : À l’arrière à partir de la droite : Mr Henryk Nowicki ; Mr Michał Miklusiak ; ( ? ) ;  Mr Ferdynand Hurny et son épouse ; Mr Józef Młynarczyk ; ( ? ) ; Mr Max Nepotschelowitsch ; Mr Casimir Swiderski. À droite de nouveau, devant Mr Henryk Nowicki, son épouse, Mme Anna Babynuk ; Mme Nepotschelowitsch ; Mme Bartecka ; ( ? ) ; Mme Obstowa ; Mme Barbara Miklusiak ; ( ? ) ; ( ? ). À l’avant Mme Anja Swiderska-Szymczak ; dans ses bras Mr. Malec ; ( ? ) ; Mr. Bartecki ; ( ? ).
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2.265 : À l’ arrière : ( ? ) ; de gauche à droite Mr Henryk Nowicki ; Mme Obstowa ; Mr Casimir Swiderski ; Mr Michał Miklusiak ; ( ? ) ; Mme Anna Babynuk ; Mme Miklusiak ; ( ? ) ; Mme Anja Swiderska-Szymczak ; Mr Józef Młynarczyk ; Mr Ferdynand Hurny ; Mr Malec ; Mme Bartecka ; Mme Chudzicka ; ( ? ).
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2.266 : À genoux : Anna Wronski ; Irena Kotarzewski ; ( ? ) ;  Edmond Gawlik ; ( ? ). Debout : ( ? ) ; Jean Nocun ; la maman de Lucia kowal ; Mr Henri Nocun ; Mme Helene Wronski ; Pani Banasik, l’institutrice ; ( ? ) ; ….
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2.267 : Mr Kotarzewski ; Mr Kosiorek ; Mr Pomorski, en costume foncé ; Suzanne Adamczyk ; Cecilia Szymczewski ; Wanda Jajor ; Zygmund Szlesz ; Zbyniu Staszak ; Eugene Kotarzewski ; Robert Wojciechowski ; Lucia Kowal.
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2.268 : Mme Bartecka ; Ks Kurzawa ; la dame qui tend la main au curé, c’est Maria, épouse de Bolesław Hérod de Chapelle, elle a été présidente des Matki de chapelle ; Mme Cela Deputat, la mamam de Jean-michel Deputat ; Mme Genowefa Adamczyk ( Genia ), la maman de Marc Maliszewski ; Mr Stanisław Maliszewski, le papa de Marc ; le visage partiellement caché, Mr. Perzyna ( ? ) ; ( ? ) ; ….
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2.269 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Mr Rusowicz ; Ks Kurzawa ; Mr Léon Czak ; Mr Franek Bujanowski ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; …
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2.270 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Mr Zbigniew Bardo, qui semble s’amuser de notre présence ; Mr Rusowicz ; Ks Kurzawa ; Mr Léon Czak ; Mr Franek Bujanowski ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; …
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2.271 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.

 

 

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2.272 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.

Commentaires :

 Milczanowski Véronique : Et la chambre du milieu en haut, c’était celle de Ks Kurzawa … Lors d’un tournus, j’ai hérité de celle d’à côté, la fenêtre de gauche sur la photo. J’étais alors sous-monitrice et je pense que Béatrice Laffut et sa sœur étaient dans mon groupe … Ça m’amusait à moitié d’être si près de Ks Kurzawa car il avait l’oreille fine ! Je l’entends encore chaque fois que je faisais une bêtise : « Weronika Weronika !!! » … En hochant la tête pas content !

Jean-Pierre Dziewiacien : Qui aurait cru que tant d’années plus tard, nous serions encore là à parler de lui ? On finira par croire qu’il nous manque …

Milczanowski Véronique : Oui sûrement, je me souviens de lui comme d’un homme sévère mais juste.

Marilyne Desmet : Et oui … ça été ma punition de la nettoyée ( la chambre ) … hein Dominique. !!!!!

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2.273 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.

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2.274 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.
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2.275 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.
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2.276 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.
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2.277 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.
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2.278 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.
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2.279 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’espace de liberté.

0274 – L’Union sacrée autour du Millennium

Je vous ai déjà rappelé l’autre jour pourquoi le Centre polonais de Comblain-la-Tour s’appelait : « Millennium » ( voir article n° 200 sur le blog ) … c’est un hommage aux mille ans de chrétienté de la Pologne. Mais cette décision et tous les évènements qui sont liés à ces commémorations étaient le résultat d’une sorte d’Union sacrée de toute la Communauté polonaise de Belgique … toutes tendances confondues … sauf évidemment celle qui restait inexorablement attachée au pouvoir en place en Pologne à l’époque.

C’est donc une vaste organisation qui s’est mise en place, dès 1962, pour gérer les différentes phases et manifestations du Millennium. L’ensemble comprenait un « Présidium », un Comité exécutif, une commission d’audit et un large panel de délégués issus de toutes les organisations des polonais libres de Belgique. Et c’est ici que cela devient très intéressant. En effet, grâce aux documents que m’a transmis Jean Dalgan, nous avons la liste de ces délégations et les noms des participants. J’ai rassemblé ces éléments dans les 4 tableaux ci-dessous.

Ces listes reprennent les noms des organisations qui participent à cette Union sacrée … On y retrouve :

-Związek Polaków ( l’Union des Polonais ) ;

-SPK : Stowarzyszenie Polskich Kombatantów ( Association des anciens combattants Polonais ) ;

-Stowarzyszenie Mężów Katolickich ( Association des hommes catholiques ) ;

-Związek Bractw Żywego Różanca Pań i Panien ( Ass. des Confréries du Rosaire Vivant – MM et Mmes ) ;

-Koło Byłych Wojskowych w Gandawie ( Cercle des Anciens Militaires de Gand ) ;

-Koło Byłych Wojskowych w St. Nicolas ( Cercle des Anciens Militaires de St Nicolas ) ;

-Koło Byłych Wojskowych w Waterschei ( Cercle des Anciens Militaires de Waterschei ) ;

-Polska Organizacja Walki o Niepodległość ( Organisation Polonaise de Lutte pour l’Indépendance ) ;

-Związek Harcerstwa Polskiego w Begii ( Association du Scoutisme Polonais en Belgique ) ;

-Katolickie Stowarzyszenie Młodzieży Polskiej ( Association de la Jeunesse Catholique Polonaise ) ;

-Bratnia Pomoc Studentów Polskich w Begii ( Aide Fraternelle aux Étudiants Polonais ) ;

-Brygadowe Koło Młodych « Pogoń » ( Brigade du Cercle des Jeunes ??? ) ;

-Polskie Stronnictwo Ludowe ( Parti populaire polonais ) ;

-Stronnictwo Narodowe ( Parti National ) ;

-Stronnictwo Pracy ( Parti Travailliste ) ;

-Polska Partia Socjalistyczna ( Parti Socialiste Polonais ) ;

et évidemment :

-Polska Misja Katolicka – Księża duszpasterze ( Mission Catholique Polonaise – Les prêtres ) ;

-Polski Instytut Naukowy w Belgii ( Institut Polonais d’Éducation en Belgique ) ;

-Macierz Szkolna Wolnych polaków w Belgii ( Matrice Scolaire des Polonais Libres de Belgique ).

Comme vous pouvez le constater … ce ne sont pas uniquement des organisations à caractère « religieux ». Il y avait là des partis politiques différents, des groupements d’ex-militaires, d’autres qui s’étaient donnés comme missions d’éduquer, d’aider les étudiants, … C’est une véritable Union sacrée ! Et ça illustre parfaitement bien le formidable enthousiasme qui régnait à l’époque … Et que dire de la capacité de tous ces gens à s’entendre malgré leurs différences !!! À l’époque, c’était encore possible de vivre ensemble !

Dans ces listes vous retrouverez aussi des noms connus …Il y a ceux qui nous sont familiers puisque leurs enfants sont toujours à nos côtés lors de nos week-ends à Comblain : Chwoszcz ; Bień ; Karasiński ; Swiderski ; Bujanowski ; … Il y a des noms de certains qui nous suivent toujours sur Facebook ( comme Jean Dalgan à qui nous devons d’avoir conservé cette archive ), … D’autres noms sont gravés à jamais jusque dans le cimetière de Comlain-la-Tour : Prof. Dr Stefan Glaser ; Dr. R. Wilczek ; Mr J. Rzemieniewski ; Mr T. Plater-Zyberk ; Dr. E. Pomorski, … D’autres enfin, ont marqué de leur empreinte le Centre Millennium : Mr M. Dulak ; Mr L. Czak ; …

Mais la palme de la longévité et de la fidélité à Comblain-la-Tour revient sans conteste à Pani Stefania Ludwikowska … Elle était déjà là en 1962 … elle est toujours là aujourd’hui … Elle avait déjà en 1962 cette volonté d’être utile à la collectivité … et elle n’a pas changé. C’est ce qu’on appelle de la cohérence.

BRAVO Madame.

27/04/2020 – JP Dz

2249_Annexe_1
2.249 : Les autorités du « Millennium » – 1962.
2250_Annexe_2
2.250 : Liste des délégués / membres du comité « Millennium » – 1962.
2251_Annexe_3
2.251 : Liste des délégués / membres du comité « Millennium » – 1962.
2252_Annexe_4
2.252 : Liste des délégués / membres du comité « Millennium » – 1962.
2253
2.253 : USA – Jamborée : Stefania Ludwikowski ; Mr Mieczysław Dulak.
2254
2.254 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Premier rassemblement des Anciens de Comblain : Dominique Ogonowski ; Stefania Ludwikowski ; Anna Kabat.
2255
2.255 : COMBLAIN-LA-TOUR : Travail de mémoire au cimetière de Comblain-la-Tour : Stefania Ludwikowski, entourée par les enfants des colonies.
2256
2.256 : COMBLAIN-LA-TOUR : Travail de mémoire au cimetière de Comblain-la-Tour : Stefania Ludwikowski, entourée par les enfants des colonies.
2257
2.257 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rassemblement des Anciens de Comblain : Betty Nowicki ; Stefania Ludwikowski ; Barbara Wojda ; Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; Anna-Rita Centurione ; Regina Gymza ; Dominique Stefanski ; Dorota Druszcz ; Christine Piech ; Hélène Piech ; Francine Załobek ; Dominique Ogonowski.
2258
2.258 : Cimetière polonais de LOMMEL : Stefania Ludwikowski.
2259
2.259 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Pani Stefania Ludwikowski ; ( ? ).

Et voici l’intégralité du PV de réunion qui officialisait ces comités :

Communication n° 1 du Comité du Millénaire de la Pologne

  1. Principales réalisations du Présidium et du Comité durant l’année 1962

 a ) Préparation d’un projet de statut, qui a été adopté lors de l’assemblée générale du 2 décembre 1962 ;

b ) Communication à la presse des mémoires du Général Maczek mentionnant la participation des troupes polonaises à la libération de la Belgique. ( Ces articles ont été publiés dans « Le Soir » et « Het laatste News » ) ;

c ) Interview du Prof. Dr. Glaser à la radio sur le programme des célébrations du « Millennium » ;

d ) Inauguration de la maison de Comblain-la-Tour ;

e ) Constitution d’un comité d’honneur ;

f ) Conférence du professeur Halecki, sur le Millénaire, donnée en français au Palais des Académies le 4 octobre 1962. Cette conférence a officiellement inauguré les célébrations du millénaire en Belgique et a réuni environ 500 personnes de la société belge la plus représentative. Les articles sont parus dans la presse : « La Dernière Heure » le 5/10/1962, « Le Soir » le 6/10/1962, « La Libre Belgique » les 6 et 7/10/1962, « Le Journal Polonais » à Londres » 16/10/1962, « Narodowiec » en France les 9 et 16/10/1962 ;

g ) Conférence du professeur Halecki en polonais, qui a eu lieu le 6 octobre 1962 dans le hall du Centre Culturel Européen, Avenue Molière à Bruxelles ;

h ) Exposé à la radio sur le Noël en Pologne, prononcé par Madame Czarnock le 19 décembre 1962 ;

  1. Assemblée générale du Comité du millénaire

Le 2 décembre 1962, le Comité du millénaire a tenu son assemblée générale.

A ) Statut : le statut du « Millennium » a été adopté lors de cette réunion, sur la base des orientations adoptées lors de la première réunion du comité le 26 novembre 1961.

Selon les statuts, peut être membre du comité, toute organisation et institution libre polonaise, ce qui lui donne le droit de déléguer jusqu’à 20 membres au comité ;

Les délégués des organisations libres choisissent les autorités du Millennium, contrôlent leurs activités et fixent le programme de travail de Millennium ;

En annexe, les listes de délégués envoyées au comité par des organisations polonaises et des institutions en Belgique ;

Les membres bienfaiteurs peuvent être toute personne qui s’engage à payer une contribution annuelle. Les membres bienfaiteurs ont une voix consultative.

Pour info, nous pouvons vous envoyer le texte du statut pour une somme de 60 Frs.

B ) Les autorités du « Millennium » : Voir annexe 1

 III. Programme pour 1963

A ) Organiser les comités de terrain de « Millennium »

Le comité a choisi une commission ayant pour but d’organiser les comités de terrain de Millennium.

Cette commission est présidée par Mr. Rzemieniewski, l’adjoint est Mr. Lachowski, et il appartient à ces Messieurs d’aborder toutes les questions relatives au travail de terrain.

B ) Collecte de fonds pour les actions du millénaire

 Le Présidium et le Comité chercheront une source de financement. Mais, dans un premier temps, nous devons compter sur les contributions des membres. À cette fin, nous demandons instamment à chacun de s’engager à verser une contribution annuelle aux objectifs du Millénaire, et que chaque délégué recrute 5 membres donateurs.

Nous joignions aux lettres 6 mandats postaux pour les honorables membres et membres donateurs, avec la demande de transfert sur le compte chèque du Millennium : CCP 75.19.87 Comité du Millénaire de la Pologne, Bruxelles.

Dans un proche avenir, le Présidium et le Comité établiront un programme d’actions plus détaillé pour 1963, qui sera annoncé dans la prochaine communication.

Nous demandons aux honorables Messieurs d’envoyer une proposition et des suggestions pour ce programme aux membres du Présidium ou du Comité.

C ) Résolutions de l’Assemblée Générale de « Millennium »

Voici les résolutions adoptées par l’Assemblée générale du 2 décembre 1962 :

– l’Assemblée générale du Comité du Millénaire et anniversaire du Baptême de la Pologne, suite à sa réunion à Bruxelles le 2 décembre 1962, exprime la détermination de tous les Polonais libres de Belgique et de leurs organisations à célébrer le grand coup d’envoi du millénaire polonais ;

– déclare solennellement que la base de cette célébration sera l’unité fraternelle et l’entente de tous les polonais libres de Belgique et de leurs organisations ;

– dans cet esprit, il appelle tous les Polonais de Belgique à suivre le slogan de l’unité et de l’entente dans leur vie familiale et organisationnelle, ce qui devrait devenir le slogan du Millennium ;

– recommande aux polonais libres de Belgique d’éduquer et d’élever les enfants polonais sous le même slogan et sous la direction de la « Macierz Szkolna des polonais libres de Belgique » dont le centre est devenu le centre Millennium ;

– rend hommage à l’héroïque nation polonaise et à ses autorités spirituelles pour leur caractère infaillible et implacable dans leurs engagements envers les plus importants idéaux et traditions nationaux ;

– salue la communauté belge et exprime son désir de resserrer les liens amicaux belgo-polonais par l’action de ce Comité du Millénaire.

F. Gałązka                                                                   K. Czarnocki

Secrétaire                                                                       Président

 

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2.260 : PV de la réunion du 4/3/1963 du comité du « Millennium ».
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2.261 : PV de la réunion du 4/3/1963 du comité du « Millennium ».
2262_PV_3
2.262 : PV de la réunion du 4/3/1963 du comité du « Millennium ».

 

 

0266 – Pan Stefan Paterka

Parmi les personnalités qui reposent en paix dans le cimetière de Comblain-la-Tour, il y a Monsieur et Madame Stefan Paterka. Pour rendre hommage à ce couple qui a succédé à Pan Jan, quand celui-ci a pris sa retraite, j’ai demandé à leur fille Aniela de nous parler de ses parents … Qui mieux qu’Aniela pouvait évoquer la mémoire de son papa ? Je vous laisse en sa compagnie :

Écrit par Aniela Paterka :

Voici, comme promis, quelques lignes au sujet de mon papa. Dans sa jeunesse, mon papa était un scout dans l’âme et s’occupait déjà avec d’autres ( dont je ne me souviens plus des noms ) des jeunes scouts de Liège. Puis, famille oblige, il abandonna ses activités jusqu’à sa retraite, à la fermeture du charbonnage de l’Espérance à Montegnée où nous habitions à l’époque.

À 45 ans, trop jeune pour arrêter toute activité, il s’essaie à plusieurs jobs sans trop de succès … la silicose faisant déjà ses premiers dégâts. En renouant des contacts notamment avec Jean Stefanski, ils décidèrent ensemble d’organiser des vacances pour pensionnés d’origine polonaise et de surcroît « anciens scouts ».

Sans fond de Caisse, juste leurs propres deniers, ils se lancèrent dans l’aventure qui fut d’année en année un énorme succès. Les gens venaient d’Allemagne, de Hollande, de France, d’Angleterre et naturellement des 4 coins de la Belgique.

C’est alors que mes parents s’installèrent à Comblain-la-Tour … durant 20 ans. La Macierz szkolna cherchait quelqu’un comme « concierge » pour l’entretien des bâtiments, du parc, et l’accueil des autocars qui étaient de plus en plus nombreux à venir passer quelques jours dans le centre. Pendant les vacances scolaires, ils étaient libres, car les colonies étaient alors conduites par Monsieur Dulak, Monsieur Bardo et j’en oublie, en plus des moniteurs.

Dans les années 80, il y eut l’organisation gigantesque du jamboree où des scouts d’Europe et d’ailleurs se sont retrouvés pour quelques jours. Là, les organisateurs ont eu un soutien amical et spontané des habitants du village pour les campements, et approvisionnement en eau dans les prés. Ce fut un moment extraordinaire et inoubliable pour nous tous.

Papa a toujours essayé d’impliquer les villageois aux activités du centre comme la majówka, les vacances des pensionnés et en musique avec Wacek Bień et, un peu plus tard, avec mon défunt mari Stasiu Kieronski ( deux anciens scouts ). De par ce fait, mes parents étaient aussi très appréciés dans le village et les environs. Hélas, la maladie de maman et les intempéries répétitives ( inondations ) les ont poussés à quitter Comblain pour s’installer non loin de là à Comblain-au-Pont, permettant ainsi encore à papa de s’occuper du centre en attendant la relève.

Après le décès de maman, en décembre 1999, il diminua ses interventions pour des raisons de santé. Il décéda en septembre 2005, heureux d’avoir pu faire quelque chose de sa vie pour ses compatriotes, car papa aimait et était très fier de sa Pologne natale.

09/03/2020 – Aniela Paterka

Commentaires :

Aniela Paterka : Pendant toutes ces années, il y avait quelqu’un qui venait porter main-forte à mon papa et il n’est pas sur les photos … c’est mon jeune frère André. Il a lui aussi, comme beaucoup d’entre nous, aidé nos parents.

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2.156 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pan Stefan Paterka.
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2.157 : USA – 1988 : Jamboree : Mr Stefan Paterka ; Mr Mieczysław Dulak ; ( ? ) ; ( ? ).
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2.158 : USA – 1988 : Jamboree : Mr Mieczysław Dulak ; ( ? ) ; Henry Kurek, le frère de Lutek, maintes fois moniteur à Comblain ; ( ? ) ; ( ? ) ; Madame Mietka Dulak, la sœur de Mr Dulak et la maman de Robert De Loenen ; Mr Stefan Paterka.
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2.159 : USA – Washington – 1988 : Devant le Capitole : ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Stefan Paterka ; ( ? ) ; ( ? ) ; Jerzy Bardo.
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2.160 : USA – 1988 : Jamboree : ( ? ) ; Mr Mieczysław Dulak ; Jerzy Bardo ; ( ? ) ; Henry Kurek ; ( ? ) ; Mr Stefan Paterka ; ( ? ).
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2.161 : USA – 1988 : Jamboree : Mr Mieczysław Dulak ; François Paterka ; Mr Stefan Paterka.
2162
2.162 : USA – 1988 : Jamboree : ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Mieczysław Dulak ; François Paterka ; Mr Stefan Paterka.
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2.163 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pan Stefan Paterka entouré d’enfants.
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2.164 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Accroupis : Mme Zosia Bień ; Mr Léon Czak ; Mme Marianna Koldziejka ; Mme Tonia Karpinski ; Debout : Mr Jan Stefanski ; Mr Rémy Karpinski ; Pan Jan ; Mr Józef Rzemieniewski ; Mme et Mr Marysia et Bolek Chwoszcz ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Wacek Bień ; Mr Stefan Paterka ; Mr Jan Stempniewicz ; Mr Rudolf Wilczek ; Mr Zbigniew Bardo.
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2.165 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Henri Zapałowski ; Mr Wacek Bień ; Richard Chwoszcz ; Mr Jean Stefanski ; Georges Załobek ; Mr Stefan Paterka ; Piotr Rozenski ; Pawel Rogacki ; ( ? ).
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2.166 : COMBLAIN-LA-TOUR : Tombe de Mr et Mme Stefan Paterka.
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2.167 : COMBLAIN-LA-TOUR : Tombe de Mr et Mme Stefan Paterka.

 

0264 – Krąg Starszo Harcerski i Wisła w Comblain-la-Tour

Comme promis la semaine passée … voici l’autre surprise ! C’est le second opus de notre saga vidéo. Le film d’aujourd’hui date de 1988, c’est-à-dire 14 ans après la première vidéo.

Ici, ce n’est plus un KSMP qui est mis en lumière, mais un autre des composants de cette communauté polonaise qui a tant fait pour Comblain-la-Tour … le mouvement scout. Pour moi, qui suis soucieux de maintenir l’équilibre et l’alternance, ça tombe bien. Voici des images tournées en 1988 qui montrent combien le scoutisme a compté pour le Centre Millennium et la Macierz Szkolna.

Entre les 2 vidéos, il y a quelques différences de taille : la couleur tout d’abord … elle a fait son apparition moitié des années septante et est devenue la règle dans les années quatre-vingt. Ensuite, ce reportage-ci est entièrement réalisé en polonais … et sous-titré. Ce qui rend le document encore plus intéressant. Enfin, la joie de vivre de la vidéo précédente laisse la place à une sorte de mélancolie. Les personnes « interviewées » ont pris de l’âge … on les sent tracassées par l’avenir du Centre Millennium et de la communauté polonaise en général. Nous n’avons qu’une seule envie … les rassurer, leur montrer combien trente-deux ans plus tard tout continue normalement !

Le document se divise en deux volets : la première partie fait la part belle au Krąg Starszo Harcerski ( le Cercle des Anciens Scouts ) et commence par les explications de Mr Stefan Paterka. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, Mr Paterka a succédé à Pan Jan comme concierge de la maison polonaise. D’autres vétérans se succèdent pour rappeler l’historique de l’achat de la maison polonaise, les buts pédagogiques poursuivis, les avatars et les petits bonheurs de cette aventure. Vous reconnaîtrez Mr Mieczysław Dulak ( Mietek ), Mr Józef Rzemieniewski, Mr Jean Stefanski, Pani Koldziejka, Pani Bardo, Mr Bardo, Mr Leon Czak, Mr Bolesław Chwoszcz, Mr et Mme Wacek Bień, Mr et Mme Wacek i Lutka Merta et beaucoup d’autres encore … Tous unis par des liens fraternels, des buts communs et une volonté farouche d’entretenir le patrimoine matériel et immatériel qu’ils ont tant œuvré à construire.

La seconde partie de la vidéo met l’éclairage sur les plus jeunes … et en particulier les scouts de l’ensemble Wisła. Les dirigeants du mouvement y expliquent les difficultés à préserver cet héritage. Krystof d’abord, Robert ensuite, évoquent l’avenir, les incertitudes et surtout leur volonté de ne jamais baisser les bras. Aujourd’hui, on peut regarder ces images en sachant qu’ils ont tenu parole. L’ensemble Wisła continue inlassablement sa mission et son attachement à Comblain-la-Tour … malgré les difficultés, le temps qui passe et les … tornades.

Le document s’achève, comme toujours chez les polonais, dans la bonne humeur et au rythme des danses du groupe Wisła.

Ces 2 vidéos sont comme des piqûres de rappel … des vaccins antidépresseurs. Elles nous réconfortent dans notre quête d’équilibre et nous rappellent l’importance de nos racines.

Cliquez ici : https://www.dailymotion.com/video/x7roiy2

24/02/2020 – JP Dz

Commentaires :

Aniela Paterka : Merci à toi j-p pour ce travail de titan. Rassembler tous ces documents pour nous rappeler tous ces beaux souvenirs et que d’émotions. Gros Bisous.

Lodzia Paluszkiewicz : Magnifique vidéo.

Aline Bien : Beaucoup d’émotion aussi, en revoyant toutes ces personnes qui ne sont plus là, mais qui pour moi resteront toujours indissociables du paysage de Comblain …

Alice Golusinski : Waouwwww … suis certainement un peu trop sensible … encore des émotions … que de beaux souvenirs. Comme tu le dis … une bonne piqûre de rappel … et quelques regrets … de ne pas avoir su transmettre le peu qu’on connaissait … du moins en ce qui me concerne …

Dominique Stefanski : Jean-Pierre, les ACLT sont la preuve vivante qu’ils ne se sont pas trompés ceux, qui ont tant investi dans cette maison … on y revient toujours !!!
Quant à ce petit garçon hollandais, qui dit avoir aimé ses vacances à Comblain notamment pour le soleil parce qu’en Hollande, il pleut tout le temps, c’est juste savoureux … mais n’as-tu pas écrit justement un article sur le micro-climat qui règne à Comblain ? On tient là, un témoin oculaire de plus …!!!

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2.133 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Krąg Starszo Harcerski : Mr Stefan Paterka.

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2.134 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Krąg Starszo Harcerski : Mr Józef Rzemieniewski ; Mr Mieczysław Dulak ( Mietek ).
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2.135 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Krąg Starszo Harcerski : Mr Zbigniew Bardo avec les enfants.
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2.136 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Krąg Starszo Harcerski : Mr Zbigniew Bardo.
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2.137 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Krąg Starszo Harcerski : Mr Jean Stefanski.
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2.138 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Krąg Starszo Harcerski : ( ? ) ; … ; Mme Paterka ; Mr Wacek Bień ; Mr Leon Czak ; Mr Bolesław Chwoszcz.
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2.139 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Krąg Starszo Harcerski : ( ? ) ; … ; Mr Wacek Bień ; Mr Leon Czak.
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2.140 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Wisła : Danse dans le parc.
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2.141 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Wisła : Kristof Czerwiec et son épouse.
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2.141 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Wisła : Robert De Loenen ; Lorette Komac ; Jessica Kieronski ; Viviane Kieronski ; Jóżek Ptaszynski.
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2.143 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1988 : Wisła : Danse dans le parc.

 

0253 – Ah, les séminaristes …

Durant les années soixante et septante, nous avons été régulièrement confrontés, à Comblain-la-Tour, à la présence de séminaristes … Je n’ai jamais très bien compris ce qu’ils venaient faire là ? Est-ce pour parfaire leur éducation ? Venaient-ils, à Comblain, pour se confronter à des réalités auxquelles le séminaire ne pouvait pas les préparer ou bien est-ce un dernier « petit moment de liberté » avant d’épouser définitivement la carrière ecclésiastique ?

À moins que ce soit – et l’idée est effrayante – pour s’assurer de la solidité de leur engagement … En effet, où ailleurs qu’à Comblain, ces jeunes gars, plein de vigueur, pouvaient-ils mieux tester leur résistance aux péchés ? Ici, c’était rempli de jolies filles, plus belles les unes que les autres, plus candides les unes que les autres. Il fallait être sérieusement accroché pour ne pas craquer devant tant de charme.

Dieu merci, la plupart de ces séminaristes savaient se tenir. Ils étaient entièrement investis par leur vocation et totalement insensibles aux plaisirs terrestres. Amen. Envers eux, nous les garçons, nous avions beaucoup de sympathie et même un peu de compassion. Ils ne nous dérangeaient pas, s’occupaient de leurs affaires et ne piétinaient pas nos plates-bandes. Certains d’entre eux resteront même des exemples et partageront les moments les plus importants de la vie de quelques-uns d’entre nous. Ils seront présents aux mariages comme aux heures sombres des amis qu’ils avaient connus à Comblain-la-Tour.

J’avoue humblement que ce ne sont pas les séminaristes qui occupaient, à ce moment-là, mon esprit ! Alors, je préfère vous laisser à vous le plaisir de les évoquer vous-même … je suis sûr que vous le ferez mieux que moi ! À vos plumes !

09/12/2019 – JP Dz

2012
2.012 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : Sur cette photo, il y a deux séminaristes : à l’extrême gauche, Smalcerz, qui était l’organiste de l’internat à Vaudricourt, et à droite Stasiu Adamski, frère de Józef Adamski. Stasiu est décédé en 2012, il était curé de Waziers en France. Sur la photo encore : Leokadia Ros ; Jadzia ? ; René Owca ; Olga ? de Flénu et à ses côté, Florian Hapek, du Limbourg, un ancien joueur de foot de Waterschei. A l’arrière, Bernard Lukasczyk et à droite André Bardo et Stefan Broniecki et Stasiu Adamski. ( Merci Raymond ).           Le Père Józef Adamski – kapłan Zgromadzenia Misjonarzy Oblatów Mary Omi ( Oblate ) – est né le 2 mars 1935 à Bruay en Artois ( France ). Fils de Wojciech et Victoria Jędrzejak. Diplômé en Belgique. Il a été ordonné le 29 juin 1961 à Vaudricourt. Curé de paroisse en 1965-1968, il meurt tragiquement en se noyade dans le lac 12 juillet 1968 à Montaubray. ( Merci André ).

2013

2.013 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Adamski et sur ses épaules, Monique Kiełtyka ; Leokadia Ros ; ( ? ).

2014
2.014 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : Ks Stasiu Adamski.

Commentaires :

Raymond Mielcarek : C’est Stasiu qui a célébré notre mariage. Je l’ai connu à l’internat St Casimir.

2015
2.015 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : Janine ? ; Ks Stasiu Adamski ; lodzia ?.
2016
2.016 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; … ; Ks Adamski, debout en polo clair ; Janek …?, le moniteur blond ; Monique Kiełtyka ( le bout’chique blond ) ; au milieu, Valentine Kieltyka – Ciura, qui semblait avoir une migraine … … ; ( ? ).
2017
2.017 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Smalcerz ; Stefan Broniecki ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2018
2.018 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; … ; le séminariste Kz Kazik ; Alice Golusinski ; Eva Malec ; Ks Kurzawa ; ( ? ).
2019
2.019 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; … ; Nathalie Haine ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; le séminariste Kz Kazik.
2020
2.020 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : Edward Kucharzewski ; ? Mielcarek ; ( ? ) ; ( ? ) ; Lydia Młynarski juste devant sa maman ; ( ? ) ; Zuhal Gunal ; la maman de Franca Fisher ; Annie Wisła ; Mme Dziewiacien ; ( ? ) ; ( ? ) ; Czesiu Kucharzewski ; Richard Konarski ; à l’arrière, Mme Konarski ; Franca Fisher ; debout et tout dubitatif Georges Persich ; Jerzy Bardo ; ( ? ) ; … ; le séminariste, Joseph ; Helena Wochen ; Eveline Ogonowski ; le séminariste Kazik ; Henri Bogdanski ; ( ? ) ; … ; Mr et Mme Załobek ; Mr Rzemieniewski ; …

Commentaires :

Milczanowski Véronique : De dos à l’avant plan, avec un genre de pardessus bleu /gris, ce n’est pas Dominique ? Parce que si oui, la fille à sa gauche pourrait être moi.

Betty Nowicki : La fille avec la casquette bleue, je pense que c’est moi ; et juste à côté Fabienne la soeur de Béatrice laffut.

Béatrice Laffut : Oui la fille à la casquette bleue, c’est bien toi Betty ! Par contre je ne me vois pas sur la photo, ni ma sœur … Il y a les parents de Francine … son papa Tony, avec l’oeil à la caméra ( ou à l’appareil photo) et son épouse Christine derrière lui. Eveline n’est pas loin non plus …. il me semble. Et la petite fille au centre, c’est ma soeur Isabelle.

Dominique Ogonowski : En bref, tout ce qu’a écrit JP est correct, et les suivantes aussi. Vous avez toutes bon ! Je suis assise de dos avec une veste empruntée à Jean-Pierre je crois ; Véronique près de moi ; cette année, il y avait le groupe du Limbourg ; Betty, Monica, Regina, Elzbieta et on était prêtes et déguisées pour un sketch.

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2.021 : MONTEGNÉE : Les séminaristes : Les séminaristes Zenon Mach et Jósek Pietrusiak ; Georges Załobek ; debout Mme Załobek.

 

0220 – Monseigneur Szczepan Wesoły

Je ne sais pas si l’habit fait le moine ? Mais le nom de famille peut faire l’humeur … Il en est la parfaite illustration ! Nom de famille : Wesoły ; Principale caractéristique : toujours joyeux ; profession : évêque ! ( Pour ceux qui ne maîtrisent pas le polonais, Wesoły est le mot polonais pour dire « joyeux » … ). Tous ceux qui l’ont approché peuvent en témoigner : cet homme était extraordinairement humain.

C’est à Loreto, où il officiait chaque année, que le personnage se révélait. Là, entouré d’une centaine de jeunes gens, il était dans son élément … parfaitement cool ( comme on dit aujourd’hui ). À aucun moment il ne nous faisait sentir le prestige de sa situation, au contraire. Je l’ai vu, sur la plage, boire à la paille dans les berlingots de jus de fruits qu’on se passait les uns les autres … dans une incroyable décontraction. Nous étions des adolescents, mais c’est presque lui qui nous provoquait … tant il ne correspondait pas à l’image qu’on se faisait d’un Monseigneur.

Quand il débarquait en Belgique, à Comblain-la-Tour, Ressaix, Liège ou ailleurs, nous étions stupéfiés de voir se précipiter vers lui nos autorités ecclésiastiques. Ks Kurzawa, Ks Szymurski, et tous les autres se jetaient à genoux devant Monseigneur Wesoły pour embrasser sa bague et témoigner ainsi leur soumission. L’évêque se prêtait un instant au cérémonial, mais très vite cherchait du regard sur qui il pouvait s’élancer pour « fraterniser ». Les prêtres n’étaient pas encore relevés, que l’évêque était déjà en train de bondir sur tel ou tel jeune qu’il avait reconnu. À notre plus grand étonnement, il se rappelait parfaitement nos noms et prénoms, et pour chacun d’entre nous il avait un souvenir à nous rappeler, une anecdote à évoquer. Derrière, les prêtres, enfin debout, suivaient la scène avec plus ou moins de frustration.

Les photos qui sont associées à ce texte ne sont malheureusement pas représentatives du personnage. On dirait même qu’il savait « figer » son sérieux le temps de la photo, mais … dès que la photo était prise … son naturel joyeux reprenait le dessus. Il avait cette noblesse de l’âme qui faisait qu’il n’avait pas besoin ni d’imposer, ni d’impressionner … il lui suffisait d’être.

J’ai discuté récemment avec un de nos prêtres les plus âgés qui l’a bien connu. Ce dernier m’a raconté que pour « taquiner » leur évêque, les prêtres lui faisaient régulièrement remarquer qu’il était plus souvent dans des avions que sur le plancher des vaches. Faut dire qu’avec une diaspora comme la diaspora polonaise, dont il avait la charge, Monseigneur Wesoły était le berger du troupeau le plus dispersé qui soit. Et donc, l’avion s’imposait naturellement pour visiter ses ouailles.

À force de prendre de la hauteur, il avait atteint ce stade de la sagesse qui permet de tout relativiser et d’utiliser le sourire pour désarmer les plus intransigeants. Finalement, même les anges et toutes les autres créatures qui peuplent le ciel ont fini par s’habituer à sa présence. Et quand il nous a définitivement quittés, c’était pour rejoindre modestement, mais le sourire aux lèvres, ceux qui l’avaient déjà tant côtoyé.

22/04/2019 – JP Dz

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1.662 : Ressaix – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Monseigneur Szczepan Wesoły : Monseigneur Szczepan Wesoły entouré de ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Derrière, Christine Marszalkowski ; ( ? ) ; Casimir Nowicki ; ( ? ) ; Ks Rector Repka ; Janine Leracz ; Dominique Ogonowski.
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1.663 : – Ressaix ou Comblain-la-Tour ? : Monseigneur Szczepan Wesoły : Eveline Ogonowski ; Irène Sitarz ; Bernadette Marszalkowski ; Ks Kurzawa ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; Gieniu Perzyna ; Thérèse Ogonowski ; Dominique Ogonowski ; Nadine Deputat ; Janek Perzyna ; Casimir Nowicki ; Antoch Kiełbowicz ; Vital Kciuk ; Jean-Michel Deputat ; Edouard Nowicki.
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1.664 : Ressaix – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Monseigneur Szczepan Wesoły : Casimir Swiderski ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mgr Dujardin ; Ks Rector Repka ; Ks Kurzawa ; ( ? ).
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1.665 : Comblain-la-Tour – 1982 : Jamborée : ( ? ) ; …. ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; Dr Wilczek ; … ; ( ? ).
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1.666 : Comblain-la-Tour – 1982 : Défilé lors du Jamborée : ( ? ) ; …. ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; … ; ( ? ).
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1.667 : Ressaix – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Inauguration de l’église : ( ? ) ; Ks Rector Repka ; Mgr Dujardin ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; ( ? ) ; … Devant, les enfants : ( ? ) ; … A gauche, le KSMP de Ressaix : Eveline Ogonowski ; Nadine Deputat ; Bernadette Marszalkowski ; ( ? ) ; … ; le KSMP de Mons : Stéphanie Goch ; Thérèse Tąporska ; ( ? ) ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Michel Mikolajczyk ; Czesiu Kucharzewski ; Mr et Mme Edmond Łagocki ; Richard Pawlak ; Max Mitka ; Mais aussi, Marcel Swiderski ; Casimir Swiderski ; Henri Szulz ; …
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1.668 : Ressaix – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Messe : ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Jean Czajkowski ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; ( ? ).
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1.669 : Ressaix – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Messe : ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Jean Czajkowski ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; ( ? ).
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1.670 : Ressaix – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Messe : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Pożoga ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Okroj ; les enfants de cœur : ( ? ) ; ( ? ).
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1.671 : Rome – 1979 : Audience Papale et Dominicale : Jean-Paul II ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; Dominique Ogonowski.

 

0215 – Dr Stefan Glaser

Après Monsieur Edward Pomorski, voici l’histoire d’une autre sommité qui a choisi de se faire enterrer modestement dans le petit cimetière de Comblain-la-Tour : Dr Stefan Glaser.

C’est André Karasiński qui vous raconte cette biographie impressionnante.

« Stefan Glaser est né le 20 janvier 1895 à Tarnów. Il décédera le 30 Avril 1984 à Bruxelles. Il est enterré au cimetière de Comblain-la-Tour, aux côtés de son épouse Marta.

 Professeur et avocat, il a commencé ses études de droit à Vienne et les a continuées à Lvov où il a obtenu, en 1918, le titre de docteur. Il a obtenu le titre de docteur habilité1 à la Faculté de droit de l’Université Jagellonne à Cracovie, dans le domaine de la procédure pénale et du droit pénal. Dans les années 1920-1924, il a enseigné à l’Université catholique de Lublin, où il a également exercé la fonction de doyen de la Faculté de droit. En 1924, il a déménagé à l’Université de Vilnius, où il a occupé la chaire de droit pénal et de procédure pénale.

 En 1930, il a été l’initiateur et l’un des signataires de la « Protestation de Brześć » dans laquelle, avec de nombreux professeurs d’université polonais, il s’est élevé contre l’arrestation de députés de l’opposition, 2 contre leur emprisonnement à la citadelle de Brześć et leur condamnation dans ce que l’on a appelé le « Procès de Brześć ». En guise de représailles, il a été privé de sa chaire à l’université et, en 1934, à 39 ans, il « a été admis » à la retraite. Par la suite, et jusqu’au déclenchement de la guerre, Stefan Glaser a travaillé comme avocat à Varsovie. Il a pris part à plusieurs procès politiques célèbres, en défendant, entre autres, Stanisław Cywiński, Stanisław Mikołajczyk, Władysław Tempka. Il a également représenté Stanisław Kot. Tout au long de cette période, il a poursuivi ses travaux scientifiques et a publié plusieurs livres et plus d’une centaine d’articles et de publications diverses.

 Après la défaite de septembre 1939, il s’est enfui en France, où il a rejoint le gouvernement polonais en exil du général Sikorski.3 Il était, entre autres, le représentant du gouvernement à la Commission des crimes de guerre des Nations Unies. Durant la seconde guerre mondiale, en Angleterre, il a été l’initiateur, le co-fondateur et ensuite le doyen de la Faculté polonaise de droit à l’Université d’Oxford ainsi que le co-organisateur de la Faculté polonaise de médecine à l’Université d’Édimbourg et de l’École polonaise d’architecture près l’Université de Liverpool. Il a aussi été un des membres fondateurs de la Société scientifique polonaise à l’étranger.

 Après la guerre, Stefan Glaser a enseigné à l’Université de Liège, à l’Université catholique de Louvain et, pour un temps, à l’Université de Gand. Il est devenu une sommité mondiale dans le domaine du droit pénal international. Il a été l’un des initiateurs de la Convention sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 26 novembre 1968.

 Stefan Glaser était un partisan de la coopération internationale et de l’intégration européenne. Il a participé au « Congrès de l’Europe » de La Haye où, le 8 mai 1948, au forum du Comité de la culture, il a présenté un rapport dans lequel il a plaidé pour que l’intégration en Europe ne se réalise pas seulement sur les plans politique et économique, mais également sur le plan éducatif. À cette fin, il a proposé, entre autres, la création d’une université internationale ».

Traduit et présenté par : André Karasiński

Source : https://pl.wikipedia.org/wiki/Stefan_Glaser

  1. L’habilitationest la plus haute qualification universitaire qu’une personne puisse recevoir dans certains pays, notamment européens. Faisant suite à un doctorat l’habilitation exige du candidat la rédaction d’une deuxième thèse, soutenue devant un jury analogue à celui du doctorat. Tandis qu’aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans la plupart des autres pays le doctorat est suffisant pour enseigner à l’université, dans certains autres pays (en Autriche, en Suisse, en Suède, en Bulgarie, en Pologne, en République Tchèque, en Roumanie, en Slovaquie en Estonie en Hongrie,…), seul ce supplément ouvre à l’enseignement académique ou à certains postes d’enseignement (niveau supérieur du professorat). En France, existe l’habilitation à diriger des recherches.
  2. Au maréchal Piłsudski.
  3. Après la défaite française de juin 1940, ce gouvernement ira s’installer à Londres.

 PS : Le Docteur Stefan Glaser était aussi brillant que discret. Malgré toutes nos recherches, nous n’avons pas trouvé de photo de lui ! Si quelqu’un possède une photo, ce serait gentil de la partager. Merci d’avance.

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1.610 : COMBLAIN-LA-TOUR : Tombe de Monsieur et Madame Stefan Glaser.

Et voici 2 photos du Dr Glaser ; Grand merci à Piotr Rozenski.

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Dr Glaser
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Dr Glaser
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1.611 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.612 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.613 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.614 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.615 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.616 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.617 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.618 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.619 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.

 

0206 – Monsieur Edward Pomorski

Comme déjà annoncé, voici l’évocation d’une de ces personnalités essentielles de notre histoire polonaise en Belgique qui est enterrée dans le petit cimetière de Comblain-la-Tour. Une fois de plus, c’est notre ami André Karasiński qui nous en parle.

Monsieur Edward Pomorski ( 29 mars 1901 – 2 janvier 1995 ) était – du 11 décembre 1970 au 31 décembre 1988 – le dernier « Ministre plénipotentiaire du gouvernement polonais en exil » pour la Belgique. Il était commandant de la résistance polonaise ( organisation polonaise de lutte pour l’indépendance ) en Belgique et aux Pays-Bas ( 1940-1945 ).

 Monsieur Pomorski est né le 29 mars 1901 à Węgleszyn ( près de Kielce ), alors que cette partie de la Pologne d’avant le dernier partage en 1795, faisait partie de la Russie impériale. En 1919, il a servi comme volontaire, pendant plusieurs mois, dans la nouvelle armée polonaise pendant la guerre polono-soviétique de 1919 – 1921, et a combattu à la bataille de Varsovie. Puis il est retourné à l’école à Końskito pour terminer ses études secondaires. Il a étudié la philologie polonaise à l’Université Jagellonne de Cracovie ( 1921 – 1926 ). Il commence à travailler sur sa thèse de doctorat, ses intérêts sont centrés sur la littérature de la Renaissance polonaise, mais en 1927, il est rappelé pour compléter son service militaire interrompu en 1919 ; il atteint le grade de sous-lieutenant. Il a remporté une bourse à l’Université de Dijon ( France ), où il apprend le français. En juillet 1929, il épouse Jadwiga Górska, philologue, et commence à enseigner dans les écoles secondaires de Katowice et de Jędrzejów pendant deux ans jusqu’à leur départ pour la France en 1932.

Monsieur Pomorski est arrivé avec un passeport diplomatique à Monceau ( Centre de la France ) pour enseigner à la jeunesse polonaise et fournir un soutien social et culturel aux communautés polonaises de mineurs, de travailleurs et d’enseignants. Après 5 ans, il a été transféré à Liège, en Belgique. Il s’est inscrit à l’Université de Liège pour un diplôme en affaires consulaires et diplomatiques ( 1937 – 1939 ), mais la guerre a interrompu ce projet.

 Lorsque l’Allemagne nazie envahit la Pologne le 1er septembre 1939 et malgré la déclaration, le 3 septembre, de la neutralité de la Belgique, Monsieur Pomorski et sa femme recrutèrent des volontaires pour les forces alliées en France : 2.000 hommes furent envoyés, presque tous recrutés parmi les mineurs et les sidérurgistes. En 1941, la résistance polonaise en France, connue sous le nom de POWN ( Polska Organizacja Walki o Niepodległość ), qui se traduit par l’Organisation Polonaise de Lutte pour l’Indépendance, contacta Mr Pomorski qui diffusait déjà un bulletin clandestin ( Marsz ), La Marche. POWN était une organisation militaire non politique sous les ordres du général Sikorski et du gouvernement polonais en exil à Londres.
Monsieur Pomorski a été nommé commandant pour la Belgique et les Pays-Bas, avec « nom de Guerre » Bolesław ; il avait 500 membres. Les objectifs fixés par POWN étaient les mêmes pour les trois pays :
–    rassembler des informations sur la circulation des troupes et des activités autour des sites industriels ;
–    organiser des itinéraires d’évacuation pour les pilotes et prisonniers tombés et interférer avec le transport des renforts en préparation du D-Day ;
–    identifier des sites pour le parachutage des techniciens et du matériel.

Monsieur Pomorski a franchi la frontière verte en France à plusieurs reprises et grâce à la présence de Polonais des deux côtés de la frontière et grâce à leurs efforts conjugués, POWN a identifié 182 rampes de lancement souterraines pour les missiles V1 et V2 ( toutes dirigées vers Londres ) dont 163 ont été détruites par les alliés. Une autre ligne de ces rampes a été découverte le long de la frontière belgo-néerlandaise. Des techniciens de sabotage ont été envoyés de Londres, mais leur action a été annulée, laissant Liège exposé aux missiles V1 pendant trois mois alors que les alliés étaient bloqués dans les Ardennes. Pendant les années de guerre, Monsieur Pomorski a subvenu aux besoins de sa famille en enseignant le russe dans une école de commerce à Liège, en Belgique.

 Lorsque la Belgique fut libérée en septembre 1944, Monsieur Pomorski, en tant qu’unique représentant de l’émigration polonaise, prit en charge le consulat à Bruxelles. POWN a enrôlé des volontaires pour rejoindre les forces militaires polonaises à Londres. Le 5 octobre 1944, 800 hommes quittent la Belgique. Après la venue de Londres de deux diplomates, Monsieur Pomorski est devenu attaché culturel et nommé inspecteur scolaire par le gouvernement en exil. Cela signifiait la reconstruction d’un réseau d’écoles polonaises, mais aussi la mise en place d’un système scolaire rudimentaire dans les camps de déportation en Allemagne où de nombreuses familles, réticentes à retourner en Pologne, attendaient une chance d’émigrer.

Après la reconnaissance de la Pologne communiste en 1947, Monsieur Pomorski et sa famille se sont retrouvés dans une position précaire. Le gouvernement de Varsovie a fait pression sur Mr Pomorski pour s’assurer que, s’il restait avec eux, il utiliserait sa position influente au sein de l’émigration pour promouvoir leur idéologie. Sinon, il ne serait pas autorisé à retourner en Pologne.

Ainsi, Monsieur Pomorski a terminé sa thèse et a obtenu son doctorat en histoire et littérature slaves de l’Université libre de Bruxelles ( 1951 ). Au cours des 40 années suivantes, il ouvre et développe un bureau de traduction où il fait lui-même des traductions en 12 langues et plusieurs dialectes. Il a été élu par ses pairs président de l’Ordre des traducteurs de Belgique.

 Après la phase de résistance armée, POWN a dû redéfinir ses objectifs puisqu’il a été créé en tant qu’organisation militaire. POWN a désigné un Comité Général de Lutte pour l’Indépendance le 14 mai 1945, avec Monsieur Pomorski comme commandant pendant 6 mois. POWN est devenu par la suite l’Union des Polonais en Belgique ( Związek Polaków w Belgii ou ZPB ) dont Mr Pomorski a été le Secrétaire pendant 5 ans et Président durant les 27 années suivantes.

Au fil des années, Monsieur Pomorski a continué à organiser des écoles polonaises, même en Allemagne de l’Ouest, et à suivre de nouveaux enseignants, dont beaucoup ont été recrutés parmi les déportés des camps nazis. Pendant quelques années, le gouvernement de Londres en exil paya jusqu’à 30 d’entre eux, enseignant jusqu’à 3.000 enfants en 1948 en Belgique. En 1949, Monsieur Pomorski fonda le Lycée Polonais de Bruxelles, une école par correspondance pour permettre aux jeunes déplacés de terminer leurs études secondaires.

Note : DP Displaced Person – Personne déplacée  est une personne contrainte à vivre en dehors de son territoire à cause de la guerre ou d’une oppression politique.

Lorsque les fonds ont disparu, Monsieur Pomorski a continué à gérer le système scolaire sous le patronage de l’Union des Polonais ( ZPB ) et des Polonais Libres de Belgique ( Macierz ). Ils ont écrit leurs propres manuels et soutenu les enseignants grâce à des dons, ainsi qu’à des événements sociaux, culturels et sportifs.

Monsieur Pomorski est resté dévoué au mouvement du Scoutisme jusqu’à ses dernières années. Il a organisé des camps d’été et formé des animateurs. Avec l’aide d’autres Polonais dévoués, Macierz a acquis une propriété « Le Centre Millennium » dans les Ardennes à Comblain-la-Tour où de nombreuses activités ont encore lieu, y compris les camps d’été.

Jusqu’à sa mort en 1995, il a organisé des cérémonies annuelles dans les cimetières militaires polonais et prononcé de nombreux discours les jours d’armistice. Les frais / honoraires ( anglais : fees ) ont été financés grâce aux recettes provenant d’événements sociaux et culturels. Il a publié un bulletin Polak w Belgii ( Un Polonais en Belgique ) pendant de nombreuses années et après la mort de sa femme, il a repris Brukselskie Nowiny ( Nouvelles de Bruxelles ). Il a continué à s’intéresser à la littérature, en particulier celle touchant l’intelligentsia en exil. Il a donné de nombreuses conférences sur des sujets très sensibles aux écrivains exilés : à Londres, au Congrès polonais des sciences et de la culture contemporaine ( 1970 ), à Liège ( 1956 ), à Heidelberg ( 1957 ) et au Symposium littéraire international de Strasbourg ( 1966 ).

En 1993, il crée le Centre polonais d’études culturelles et scientifiques à Bruxelles. Ce centre, aujourd’hui très réduit, poursuit quelques activités dans le cadre de la bibliothèque polonaise de Bruxelles.

De 1957 à 1985, Monsieur Pomorski était le délégué du gouvernement en exil pour tout ce qui concernait l’émigration polonaise. En décembre 1970, le Premier ministre en exil Zygmunt Muchniewski nomma Monsieur Pomorski, ministre plénipotentiaire de Pologne pour la Belgique, un poste qu’il occupa jusqu’à la fin de 1988. Il succéda à Jerzy Korab-Brzozowski ( 1957-1970 ).

En 1975, Monsieur Pomorski a été délégué à Washington pour assister au Congrès culturel polonais ( tenu une fois tous les 10 ans ), en tant que représentant de l’émigration polonaise dans le monde entier. Il a été élu membre du Conseil national de la République par l’émigration polonaise de Belgique le 30 avril 1989.

Lorsque le président Walesa se rendit à Bruxelles pour une visite officielle, il invita Monsieur Pomorski à venir à Varsovie pour donner une conférence sur les activités de l’émigration polonaise avant, pendant et après la guerre. Le public a été surpris par l’ampleur du travail accompli par Monsieur Pomorski et sa femme, à titre gratuit.

En 1991, le président Walesa l’a nommé membre permanent du Parlement et l’a invité à assister à toutes les sessions parlementaires. Il est nommé Commandeur de l’Ordre de Polonia Restituta en 1991. Il meurt à Bruxelles le 2 janvier 1995 et est enterré au cimetière de Comblain-la-Tour avec son épouse Jadwiga, décédée à Bruxelles le 15 mai 1979. Il a eu 3 enfants, Anna, Andrzej et Alina, nés en Pologne, en France et en Belgique.

 Distinctions honorifiques :

Française : La Croix du Combattant pour l’action dans la Résistance 1940 – 1945 ;

Belges : –   La Croix des Valeureux pour la Résistance 1940 – 1945 ;
–       Mr Pomorski a été reconnu combattant armé en 1952 par le ministre de la Défense ;
–       A été honoré avec la médaille commémorative 1940 – 1945 avec des sabres croisés par le royaume de Belgique en 1956 ;

Polonaises :   –   Polonia Restituta, Knight ( 1970 ) et Officer niveaux ( 1988 ) décerné par le gouvernement polonais en exercice à Londres ;
–          Polonia Restituta, la Croix du Commandeur ( 1991 ) décernée par Lech Walesa, Président de la République ;
–          Cross des valeureux donné en 1945 par les forces armées polonaises à Londres pour l’action dans le mouvement de résistance POWN ;
–          Cross des valeureux pour la défense de la patrie 1918 – 1921, attribué en 1992 par le président Lech Walesa ;
–          Médaille de Bronze avec des sabres croisés pour 10 ans de service à la nation, 1938 ;
–    Croix de mérite en argent avec sabres croisés pour services rendus en Pologne avec les services diplomatiques en France, 1936 ;

Yougoslave : – Médaille commémorative de l’Armée royale yougoslave donnée par le Roi Pierre II en exil pour le 20ème anniversaire de la fin des hostilités 1941 – 1945.

Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Pomorski

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0185 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le perron : Monsieur Pomorski ; Irena Małek ; Mme Kołodziejka – ce sont d’anciens scouts.
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0708 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur l’escalier du perron : Mr Mirosław Wochen et Marianna, son épouse ; Pani Merta et son mari Wacek ; Mr Pomorski ; Mr Jan Stefanski et son épouse ; Mme Nioucka Bień ; Aline Bień ; Mr Dulak ; Pan Bardo ; Mme Marianna Koldziejka ; Mr Marysia et Bolek Chwoszcz ; Mirka Chwoszcz ; … ; Mr Kiełtyka et Mme Kiełtyka ; André Paterka ; Danielle Paterka ; Mr Kaziu Rogacki ; Mme Irène Drabina et son mari ; Mr Tadek Plichta ; Mr Angowski ; ( ? ) ; Béatrice Laffut.
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1.536 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur la tombe de Monsieur et Madame Edward Pomorski : Madame Stefania Ludwikowski entourée par les enfants de la colonie.
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1.537 : COMBLAIN-LA-TOUR : Tombe de Monsieur et Madame Edward Pomorski.
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1.538 : COMBLAIN-LA-TOUR : Tombe de Monsieur et Madame Edward Pomorski : Et à sa droite, la tombe de Madame Józefa Żubel.
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1.539 : COMBLAIN-LA-TOUR – 30 septembre 2017 : Hommage aux personnalités polonaises : Son Excellence, Mr l’Ambassadeur de Pologne en Belgique, Mr Artur Orzechowski ; les représentants du parlement polonais, des chancelleries du Sénat et de la Présidence Polonaises ; Monsieur Piotr Ładomirski ; Madame Barbara Wojda ; ( ? ).
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1.540 : COMBLAIN-LA-TOUR – 30 septembre 2017 : Hommage aux personnalités polonaises : Son Excellence, Mr l’Ambassadeur de Pologne en Belgique, Mr Artur Orzechowski ; les représentants du parlement polonais, des chancelleries du Sénat et de la Présidence Polonaises ; Monsieur Piotr Ładomirski ; Madame Barbara Wojda ; ( ? ).
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1.541 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hommage à Monsieur Edward Pomorski.

 

0197 – 11 novembre 1954

Voici encore une évocation de notre Ks Kurzawa. Ce texte nous entraîne en 1980. C’est un article écrit dans le Narodowiec, traduit comme d’habitude par André Karasiński. Merci André. Ce document rappelle quelques épisodes de la vie bien remplie du prélat qui, rappelons-le, sera élevé à la dignité de « protonotaire apostolique ». J’aimerais ainsi commémorer avec vous un anniversaire. En effet, Ks Kurzawa a rejoint la Région de Centre le 11 novembre 1954 … c’est-à-dire : il y a exactement 64 ans. Avec lui, la communauté des polonais du Centre écrira les plus belles pages de son Histoire.

Narodowiec du 02/10/1980

 CÉLÉBRATIONS À L’OCCASION DU JUBILÉ DE
MONSEIGNEUR BOLESŁAW KURZAWA À RESSAIX

 Il y a peu de temps furent célébrés au Centre polonais de Ressaix, les 25 ans de l’existence d’une école polonaise indépendante et la messe d’indulgence du Bienheureux Maximilien Kolbe. Le 13 septembre dernier, a eu lieu la célébration solennelle des 35 ans de sacerdoce du père prélat B. Kurzawa, le fondateur du Centre de Ressaix.

 Monseigneur Kurzawa est né en 1912, dans une famille nombreuse dont le père était forestier, à Pieczyska dans le diocèse de Włocławek. À la fin de ses études secondaires à Kalisz, il a entamé des études à l’école des candidats-officiers de Szczypiorno. Il change cependant sa décision et entre en 1935 au Grand séminaire de Włocławek. Les années de fin de ses études coïncident avec les années de guerre. Il est arrêté et avec ses collègues séminaristes et l’archevêque Michał Kozal, emprisonné à Ląd, dans un premier temps, à Dachau par la suite. [NdT : Monseigneur Kozal, très affaibli par près de 2 ans d’enfermement, fut achevé par une injection, le 26 janvier 1943, à l’infirmerie du camp].

 En 1940, ses souffrances furent accrues par une épreuve douloureuse, l’assassinat brutal par les Allemands de son frère [NdT : Józef, de 2 ans son aîné], ecclésiastique comme lui.

 En 1945, après sa libération de Dachau, il est ordonné prêtre le 29 juillet au Séminaire Saint-Sulpice à Paris. Il part à Fribourg en Suisse où, tout en soignant sa santé détruite par les années de camp, il étudie la théologie dogmatique. En 1950, il obtient le titre de docteur en théologie dans le domaine de la dogmatique. La même année, il part pour Louvain où pendant 4 ans il étudie la philosophie thomiste et décroche le grade de licencié dans ce domaine.

 Le 11 novembre 1954, l’abbé Bolesław Kurzawa est nommé à une charge pastorale dans la région du Centre où il réside jusqu’à ce jour. L’année dernière, le cap de 25 années de mission pastorale dans le Centre a été franchi. Durant ces années il a accompli beaucoup de choses : il a complété ( sic ) l’Action catholique, organisé la jeunesse et les enfants ainsi que les Dames du Rosaire et les Hommes catholiques. Durant tout ce temps il s’est dépensé sans compter dans sa mission pastorale ou son travail d’éducation en dehors du Centre polonais de Ressaix ; on peut citer, par exemple, la formation de la jeune génération à Comblain-la-Tour. Notre jubilaire œuvre également au sein du bureau de l’Association des œuvres de la Mission catholique polonaise dont le souci est que l’émigration polonaise dispose de locaux adéquats nécessaires pour communiquer avec pour objectif de raviver la foi et l’identité polonaise. Un de ces foyers ( centre de rencontre ) de la « Polonitude » parmi les plus agréables est le Centre de Ressaix avec la chapelle du Bienheureux Maximilien Kolbe. L’Église a reconnu les mérites de l’abbé Kurzawa en lui conférant la dignité de Prélat.

 À 17 heures, une messe solennelle a été concélébrée dans la chapelle polonaise de Ressaix par le Père recteur H. Repka, Monseigneur Kurzawa et le père L. Lewandowski. Au cours de la messe, le Père recteur s’est adressé aux fidèles et a souligné combien le jubilaire a mérité de l’Église et de la « Polonitude » en insistant aussi sur l’action de la grâce de Dieu. À la fin du discours, l’orateur a souligné que « le jubilé est une fête de joie, d’examen de conscience et le début d’une nouvelle étape de la vie mais aussi l’occasion de formuler des vœux. Nous souhaitons que cette nouvelle étape soit aussi lumineuse que les précédentes, marquée par l’amour des cœurs humains et l’amour de Dieu, qu’elle procure, durant de nombreuses années, la force et la santé de servir Dieu et le peuple polonais, qu’elle soit auréolée de la bénédiction du ciel et de la protection de la Sainte Mère, Reine de notre Nation et Mère de l’Église et de son chevalier infatigable le Bienheureux Maximilien Kolbe ».

 Après la messe, le jubilaire accompagné de porte-étendards, d’enfants en costumes folkloriques de la région de Cracovie, de fidèles et d’invités s’est rendu dans le local de l’école polonaise où on l’a congratulé et souhaité de vivre 100 ans en entonnant le chant polonais traditionnel « sto lat ». Le jubilaire a également pris la parole remerciant toutes les personnes présentes pour leur bon souvenir, leurs prières, leurs souhaits et pour la peine qu’elles se sont donnée dans l’organisation de cette célébration de ses 35 années de sacerdoce.

 Ensuite, tous se sont assis à une table commune très accueillante, abondamment garnie par l’Association des Dames du Rosaire, avec la présidente Madame Młynarczyk en tête et Madame Herod du Bureau central ainsi que le président du Comité des écoles, et très dévoué au Centre, Monsieur Gieniu Perzyna.

Sœur Beniamina
Passioniste

12/11/2018

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1.457 : RESSAIX – 07/06/1980 : En route vers l’église : Vincent Perzyna ; Marek Swiderski ; Madame Jurek ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Mr Józek Młynarczyk ; Monsieur Nowicki ; Ks Kurzawa ; Ks Okroj ; Ks Kuchcinski ; Ks Henryk Repka ; Danielle Czajkowski ; Dominique Ogonowski ; Madame Miklusiak ; …
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1.458 : RESSAIX – 07/06/1980 : Le petit garçon qui tient le « L » serait Janowski ; le petit garçon à sa droite, on le surnommait « cucuch » ; le fils de Mme Jurek ; son 2ème fils est le plus grand à l’arrière qui tient le drapeau ; celui qui tient le « T » est le petit-fils Pietraszek.
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1.459 : RESSAIX – 07/06/1980 : Derrière l’autel : Ks Kuchcinski ; Ks Kurzawa ; Ks Henryk Repka ; Ks Okroj.
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1.460 : RESSAIX – 07/06/1980 : Sous le chapiteau : Ks Kurzawa ; Ks Henryk Repka ; Ks Okroj.
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1.461 : RESSAIX 07/06/1980 : Sous le chapiteau : Ks Kurzawa ; Laurence Perzyna ; Lodia Perzyna ; Mr Janeczko Marcin ; ( ? ).
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1.462 : RESSAIX : A l’école polonaise : Mr Tadek Szymczak ; Gieniu Perzyna ; ( ? ), la soeur de Ks Kurzawa ; Ks Kurzawa ; Danielle Perzyna ; Laurence Perzyna ; Madame Perzyna ; Mme et Mr Nowicki ; Mr Tomasz ; ( ? ) ; Mesdames Czajkowski ; Ciocia Franca et assise Madame Chudzicka.
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1.463 : RESSAIX : A l’école polonaise : Ks Kurzawa.
1464
1.464 : RESSAIX : A l’école polonaise : Première rangée, Ks Kurzawa ; Danusia Napierala, la sœur de Ks Kurzawa ; Ks Pralat Witold Kiedrowski – qui présentait les nombreuses émissions religieuses du vendredi à « Radio Lille » ; Mme Rusowicz ; ( ? ) ; Deuxième rangée, Danielle Czajkowski ; Marek Swiderski ; Danielle Perzyna ; Malvina Rusowicz ; Dorothée Swiderski ; Troisième rangée, Mme Bernadette Ogonowski ( la maman d’Eveline et Dominique ) ; Mme Czajkowski ; Michel Spiewak ; Sébastien Perzyna ; André Walasczyk ; Stanis ? ; ( ? ).
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1.465 : Narodowiec du 2 octobre 1980.

 

0177 – Le bureau de Ks Kurzawa

Mesdames et Messieurs, nous sommes aujourd’hui en direct du bureau de Ks Kurzawa ! C’est une première ! C’est d’ailleurs pour ça qu’exceptionnellement cet article est publié un dimanche.

D’habitude, je diffuse les textes à partir de chez moi, à Gottignies, à 160 Km de Comblain … ( oui, je sais, si je prenais l’autoroute pour y aller, ce serait moins loin … mais moi, je préfère prendre les chemins de traverse … à l’ancienne. Du coup, je passe par Beaumont, Philippeville, Dinant, Ciney et Hamoir, ce qui me fait 160 Km. Un jour, je vous raconterais pourquoi ). Notez au passage que cette petite diversion n’apporte rien à mon propos d’aujourd’hui, à part le plaisir de vous expliquer mes tics et mes tocs.

Donc, nous sommes dans le bureau de Ks Kurzawa. Il est 19 heures. Dehors, c’est toujours la fête, Powitanie lata ; et nous l’avons bien accueilli. On était assez nombreux … déjà au bal d’hier soir et encore aujourd’hui pour le traditionnel spectacle de Wisła. C’était super-agréable même si beaucoup d’Anciens de Comblain manquaient à l’appel. Il faut dire que de nombreuses manifestations polonaises étaient organisées en même temps … et puis il y avait foot … alors …

Pour moi, l’occasion était trop bonne pour m’adresser aux Anciens de Comblain directement à partir du point le plus névralgique du Centre Millennium. J’étais impatient de vous décrire les lieux. Je me suis donc isolé, je me suis faufilé discrètement et me voici installé dans la place. Ça me fait quand même un peu bizarre. Jadis, quand nous étions « invités » à entrer dans cette pièce, c’était pour se faire « remonter les bretelles ». Est-ce que Ks Kurzawa aurait imaginé que 40 ans plus tard, on parlerait encore de lui ? Qu’on viendrait jusqu’ici pour se souvenir ? Jusque dans son repaire ? Quelque part, ça doit lui faire plaisir.

La pièce a bien changé depuis. Elle était plutôt austère, à présent, elle est fonctionnelle. On se rend compte très vite que ce sont des dames qui y règnent aujourd’hui, c’est chaleureux, accueillant, sympathique. On se met à l’aise très facilement. Pour peu que personne ne vienne me rappeler où je suis, je me sentirais presque comme à la maison.

Le vieux téléphone noir à cadran a disparu. A sa place, on trouve des ordinateurs portables … des câbles, des clés USB, une imprimante … Visiblement, le progrès est passé par là.

Tout le centre de la pièce est occupé par une grande table ovale. On se croirait à la maison blanche ! Pas de doute, cette table sert à des réunions ; on s’installe autour pour débattre ; l’autorité n’est plus verticale mais horizontale, la collégialité aussi est passée par là !

Le plafond est toujours magnifique. Il a été restauré dernièrement comme toute la pièce, et le résultat est parfait. Tout ça dénote bien du bon goût et de l’attention particulière que les gestionnaires d’aujourd’hui apportent à l’entretien de cet héritage.

Ce qui frappe aussi, c’est le nombre de papiers, de fardes, de dossiers qui sont entassés un peu partout. Ils sont le signe d’une activité débordante. Ici, on planifie, on organise, on prend les réservations, on gère… et ce n’est pas une mince affaire. Je profite de l’occasion pour relayer les demandes des gestionnaires qui souhaiteraient avoir de l’aide. Malgré toute leur bonne volonté, elles sont souvent trop peu nombreuses pour s’occuper de tout et verraient d’un bon œil que de nouvelles recrues bénévoles viennent les épauler. Avis aux candidates ( et aux candidats ) et merci d’avance.

Par la fenêtre, je peux voir quelques personnes qui discutent en polonais sur le gravier ( qu’on a d’ailleurs renouvelé cette année ), tout en admirant la façade du bâtiment. Je souris à l’idée que Ks Kurzawa avait trouvé certainement ici un point d’observation idéal. Il pouvait scruter qui rentrait et qui sortait, sans que nous nous en rendions compte. Pas étonnant qu’il savait tant de chose sur nous !

Je vous laisse regarder les quelques photos que j’annexe. Moi, je ne résiste pas à l’envie d’aller faire un dernier tour du parc avant la prochaine fois … en septembre. Espérons que plus d’Anciens de Comblain viendront alors nous rejoindre …

24/06/2018 – JP Dz

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1.261 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.262 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.263 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.264 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.265 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.