0178 – Méfiez-vous des apparences …

J’aimerais profiter des photos d’aujourd’hui pour vous mettre en garde …

En effet, vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes entrés – à nos corps défendant – dans un monde où il est devenu quasi impossible de se fier à quoi de ce soit. Dans un univers dominé par les Photoshops, les fake news, les rumeurs urbaines et le complotisme … plus personne ne semblent vraiment disposés ni à croire ce qu’il voit, ni à jurer de ce qu’il croyait, dur comme fer, encore hier.

Il faut bien dire que, tout autour de nous, tout le monde s’y est mis pour nous faire douter de tout … Qui peut encore prendre pour argent comptant un tel conseil diffusé à la télé, ou à la radio … une telle assertion de son conseiller financier … ou encore un tel diagnostic de son thérapeute ? Et je ne parle même pas des hommes politiques et de leurs « promesses électorales ».

Nous sommes passés d’une société de Vérités uniques, et indéfectibles, à celle du doute permanent et du « tire ton plan pour t’y retrouver ». Les vérités d’aujourd’hui sont éphémères … elles durent « ce que durent les roses l’espace d’un matin … » comme disait le grand Malherbe. C’est peut-être poétique, mais c’est casse-pieds.

Il nous faut donc apprendre à faire le tri entre le vraisemblable, le plausible et l’improbable. C’est comme ça !

Nous, les Anciens de Comblain, nous n’échapperons pas à ce phénomène mondial … Oh … ce n’est pas qu’on veuille se mentir les uns les autres, ni cultiver des contre-vérités, mais il faut bien admettre que l’objet principal de toute notre action, c’est d’évoquer des souvenirs d’il y a 40 ans et plus … Et qui d’entre vous est convaincu d’avoir une mémoire infaillible ? S’il y a bien une chose que j’ai expérimenté depuis 3 ans que les Anciens de Comblain existent, c’est que nos souvenirs se croisent souvent … se confondent parfois … mais se distendent le plus souvent. Nous avons vécu les mêmes choses … mais différemment.

Alors, vous me direz : « Heureusement, les photos sont là … elles ne peuvent pas mentir ». Benh … parfois si ! Je sens que vous voulez un exemple. Regardez les quatre premières photos … qu’est-ce que vous voyez ?

Un sportif ; un vrai. Bien sûr, il est musclé comme un câble de frein à main … mais c’est un sportif. On le voit courir, bondir, lancer, sauter … et tomber. Il mouille sa chemisette en tergal et impressionne les spectateurs qui semblent époustouflés … ( bon d’accord … peut-être pas tous ). Là, aucun doute possible, il fait du sport !

Regardez maintenant la photo suivante ( 1.270 ) … lui aussi semble faire du sport à Comblain … mais sur ce sportif-là, vous pouvez sérieusement avoir des doutes. Je peux en parler avec d’autant plus d’aisance, puisque cet « athlète » … c’est moi ! C’est peut-être la seule fois des colonies où j’ai touché un ballon ( et pourtant, j’ai participé très souvent aux colonies … ) et encore … je ne suis pas sûr, ce jour-là, d’avoir touché la balle !

Par contre, je me souviens très bien d’avoir attrapé une crampe au mollet pendant que papa prenait la photo pour immortaliser l’évènement !

Vous pouvez aussi douter de la photo suivante ( 1.271 ) ; contrairement aux apparences, elle n’a pas été prise à la fin d’une compétition sportive. Ce que vous voyiez, ce n’est pas le vainqueur au milieu, sur le podium, entouré à sa droite par le second de la compétition et à sa gauche par le troisième. Non, non. Ne croyez pas ça.

D’ailleurs, passez directement à la photo suivante ( 1.272 ) … c’est la même … mais avec un peu de recul.  Si j’avais l’air, sur la photo précédente, d’être le plus … c’est simplement qu’à ce moment-là, j’étais encore un peu plus grand que Marek, à ma droite et que Géniu, à ma gauche ! La seule fierté que je pourrais revendiquer, « éventuellement », c’est d’avoir finalement « touché la balle » … et sans décoiffer cette belle ligne du milieu du crâne … et sans faire tomber les lunettes de soleil négligemment suspendues entre un pull d’un blanc éclatant et un pantalon à pattes d’éléphant …

Eh oui, à Comblain, il y avait de vrais sportifs, et puis d’autres … Je faisais partie des autres !

Vous voyiez bien … même les photos peuvent trahir la vérité.

Alors, je vous encourage à vous faire votre propre vérité et à cultiver vos propres souvenirs. Tout ce qu’on vous demande, c’est de les partager à nous. Et si des mêmes anecdotes vous avez retenu autre chose … tant mieux … et si vous pensez que ça s’est passé autrement … tant mieux … et si vous voulez écrire tout le contraire de ce que d’autres ont déjà écrit … tant mieux. Je vous encourage à le faire.

Nous gagnerons davantage à partager toutes nos vérités qu’à nous déchirer pour n’en imposer qu’une seule.

Quant aux sportifs – aux « vrais », ceux qui gagnent des millions pour faire « vibrer » des supporters avides de victoire ( et qui sont depuis dimanche inconsolables ) – je les encourage à faire preuve de plus de modestie, d’humilité et d’autodérision.  Peut-être qu’avec des chevilles qui enflent un peu moins, ils joueraient un peu mieux ?

02/07/2018 – JP Dz

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1.266 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sports dans le parc : Georges Załobek, au lancer du poids ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.267 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sports dans le parc : Georges Załobek, au javelot.
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1.268 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sports dans le parc : Georges Załobek, au saut en hauteur ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.269 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sports dans le parc : Georges Załobek, au saut en longueur ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.270 : COMBLAIN-LA-TOUR : Frime dans le parc : Jean-Pierre Dziewiacien.
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1.271 : COMBLAIN-LA-TOUR : Frime dans le parc : Marek Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Géniu Bujanowski.
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1.272 : COMBLAIN-LA-TOUR : Frime dans le parc – avec un peu de recul : Marek Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Géniu Bujanowski.

 

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0114 – Le palant

Palant : le sport du Mardi de Pâques en Pologne …
Jef Rozenski se souvient de l’avoir pratiqué aussi à Comblain-la-Tour :

C’était en 1977 ou 1978, je participais cette année-là au cours de moniteurs à Comblain-la-Tour, pendant les vacances de Pâques. Parmi les autres participants, il y avait 4 filles, dont Christine Piech et Anne-Marie Kantyka. ( Photos 256 et 745 ).

Un jour, Mr. Dulak a décidé de nous apprendre comment jouer au jeu du palant. « Le jeu de quoi ? ». « Oui, vous avez bien compris… le palant ! C’est un jeu traditionnel originaire de Pologne ».
Je me suis rappelé alors que mon père m’avait expliqué qu’on jouait déjà à ce jeu pendant la guerre. D’ailleurs, le sport américain le plus connu qu’est le baseball serait issu du palant.

https://www.youtube.com/watch?v=6QWEwruRn9s
https://en.wikipedia.org/wiki/Palant
https://pl.wikipedia.org/wiki/Palant

Les règles sont un peu similaires à celles du baseball. En bref, une équipe essaie de lancer un ballon avec une pièce de bois et les adversaires essaient de rattraper le ballon ( Pour en savoir plus, je vous encourage à consulter le document en annexe : Palant.pdf ).

Donc, à Comblain, nous nous étions divisés en deux équipes plus ou moins égales : 2 filles et un garçon. Ceux qui sont forts en mathématique ont déjà compris : c’est difficile de faire deux équipes en partageant quatre filles et un garçon. Il nous fallait bien une sixième personne … et ce fut Mr. Dulak, lui-même.

C’était un avant-midi après une nuit où il avait beaucoup plu. On jouait sur le terrain de volley. Je me rappelle que le score était très équilibré et l’heure du dîner approchait. Mr. Dulak était dans l’équipe de lanceurs et moi dans l’équipe d’attrapeurs. Pour impressionner les filles, il fallait absolument gagner et de préférence par un mouvement génial. La tension était palpable. Qui des deux équipes allait finalement remporter le match ?

C’est alors, que Mr. Dulak lance la balle et la frappe fortement. Dès que j’ai vu partir la balle, j’ai su qu’elle allait passer au moins à 3 mètres, ou plus, d’où j’étais. Ma seule chance, c’était de me lancer dans un saut de chat comme j’avais vu faire par Christian Piot ( le gardien de but ). Ma décision fut immédiate … c’était presque un réflexe. Sans réfléchir, j’ai sauté et ce vol a été probablement le plus long de ma vie. J’ai eu le temps de ressentir toutes les phases du mouvement : comment je suis passé de la position verticale à l’horizontale … puis, comme j’entrais dans la phase de planer. Exécution parfaite ! Les yeux toujours sur le ballon qui s’approchait à très grande vitesse. Je me suis étendu et j’ai attrapé le ballon avec l’extrémité de mes doigts : « GAGNEEEEE ! ».

À ce moment-là, j’ai réalisé que je n’avais pas préparé la phase de l’atterrissage. Christian Piot a toujours eu de la chance … car la pelouse était bien entretenue. Ce n’était pas le cas à Comblain, au mieux : pas de pelouse, mais un terrain boueux, et donc pas d’alternative pour moi. Je suis tombé en plein dans la boue. Fin du jeu.

Les filles ricanaient, mais étaient impressionnées … c’était tout ce qui comptait pour moi. On avait gagné et on allait manger. Sauf que moi, avant de rejoindre le réfectoire, il a fallu que j’aille me changer entièrement. La soupe était déjà froide quand j’ai rejoint le reste de l’équipe.

En Pologne, on joue encore à ce jeu. La grande fête est organisée chaque année à Grabow, le Mardi après Pâques ( https://www.facebook.com/swietopalanta/ ). Je rêve de pouvoir refaire mon vol encore une fois … là, à Grabow. Peut-être dans l’équipe belge de palant. Qui serait prêt à m’accompagner ?

J’espère que vous avez passé de Joyeuses Pâques et un merveilleux « mokry dyngus » !

18/04/2017 : Mardi de Pâques – Jef Rozenski

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0256 : COMBLAIN-LA-TOUR : Cours de moniteurs : Accroupis : ( ? ) ; ( ? ). Debout : ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Christine Piech ; Anne-Marie Kantyka ; Jef Rozenski ; Mr Dulak ; ( ? ).
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0745 : COMBLAIN-LA-TOUR : Cours de moniteurs : Accroupis : ( ? ) ; ( ? ). Debout : ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Christine Piech ; Anne-Marie Kantyka ; Jef Rozenski ; Mr Dulak ; ( ? ).
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0746 : COMBLAIN-LA-TOUR : Animation devant l’Ourthe : ( ? ) ; Mr Dulak.
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0747 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux sur le terrain de volley-ball : ( ? ) ; ( ? ) ; Anne-Marie Kantyka ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Jef Rozenski.
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0748 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1987 : Journée des parents : ( ? ) ; … ; Mr Dulak.

Palant  = Palant.pdf

0095 – Sport à Comblain : le café des sports

Je sais ce que vous allez me dire : « Le café des sports n’avait de sport que son nom … ».
Je ne suis pas d’accord avec vous … pas du tout.

Tout d’abord, c’était du sport que de faire le mur pour venir « s’encanailler » dans ce bistrot qui était l’antithèse de la rigueur que nous connaissions au Centre Millennium.

Ensuite, c’était du sport que d’échapper à la procession qui chaque dimanche matin nous conduisait à l’église de Comblain pour la messe. Il fallait la jouer finement … par petit groupe … pour disparaître de la file indienne sans que Pan Bardo ne s’aperçoive de rien … Pourquoi fallait-il toujours que, chaque dimanche, la messe soit célébrée au même moment que celui où nous célébrions l’apéro ?

C’était du sport aussi quand Pan Bardo finissait par s’apercevoir qu’il manquait une partie des garçons dans l’église … et qu’il débarquait au Café des Sports pour nous ramener sur le bon chemin … celui qui conduit à l’église … évidemment. Le jeu consistait alors à sortir par la porte arrière du bistrot et tourner en rond autour du bâtiment pour échapper à « l’oppresseur » … jusqu’à ce que Pan Bardo finisse par renoncer. Ce jeu de cache-cache pouvait durer un certain temps.

C’était du sport enfin, quand, après la messe, il fallait sortir discrètement du café et se glisser – encore plus discrètement – dans la longue file qui passait devant pour rentrer à la colonie. Et quand Mr Bardo se rendait compte qu’on avait « regagné les rangs », c’était du sport de soutenir son regard en affichant une innocence désarmante.

Quant à Ks Kurzawa, je ne l’ai vu qu’une seule fois rentrer au Café des Sports.
Ce soir-là, nous avions décidé de défier l’autorité ! « Ils » allaient voir ce qu’ils allaient voir. Nous, on était des rebelles … des durs à cuire … des pas faciles … « Ils » avaient eu tort de nous prendre pour des tendres.

On avait fait le mur et on était au Café des Sports en train de jouer aux cartes … Autour de la table, nous étions 4, toujours les même : Alexis Łagocki, Géniu et Marek Bujanowski et moi.

À un moment donné … oh, il était bien … 23 h 00 … la porte du café s’est ouverte … et on a vu apparaître dans l’entrée Ks Kurzawa – en soutane – suivi de Pan Bardo !

Quand ils nous ont vus attablés, ils ont eu l’air d’être rassurés. Nous pas. Nous, on s’est dit : « Ça va être notre fête ». Ils se sont dit quelque chose discrètement, qu’on n’a pas entendu, et puis ils se sont assis autour de la table qui était la plus proche de l’entrée ! Ils ont commandé deux limonades !

Avant leur entrée dans le café, il y avait une ambiance normale … après … on entendait voler les mouches … même les clients traditionnels du bistrot sentaient qu’il allait se passer quelque chose. Le silence était pesant. On se serait cru dans un western. Tout le saloon retenait son souffle !

Au bout d’un moment, Ks kurzawa s’est levé et s’est approché de notre table … la tension était maximale … Puis, avec une voix très douce, il a dit : « Ne traînez pas les garçons ». Et, tous les deux, ils sont ressortis.

Cinq minutes plus tard, nous étions sur la route pour rentrer à la colonie !

Sur le chemin du retour, je faisais le bilan de notre « aventure » … pas terrible !
Il avait suffi que Ks Kurzawa dise 4 mots … et, les rebelles que nous étions, ont baissé la tête … les durs à cuire sont rentrés … sans résister et … pas fiers ! Comme quoi, ce n’est pas toujours ceux qui portent les pantalons qui sont les plus virils !

19/12/2016 – JP Dz

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0609 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café des Sports.
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0610 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café des Sports.
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0611 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café des Sports.

 

 

0036 : Le sport à Comblain : ( 2 )

Il n’y avait pas que le foot à Comblain, loin de là. Nous faisions du sport constamment, même parfois sans le savoir.

Le premier sport, celui que tout le monde pratiquait quotidiennement, c’était la marche.

En effet, les trois sorties quotidiennes, nous faisaient marcher durant des heures. En plus, dans certains cas, cela s’apparentait à de l’escalade.

Dans le parc, des équipements étaient prévus pour nous encourager à faire du sport.

Le terrain, situé entre le réfectoire et le drapeau, permettait de jouer alternativement au volley-ball ou au badminton. Des matchs mémorables s’y sont déroulés. Il faut bien admettre que les raquettes de badminton étaient spécialement demandées. Il fallait s’armer de patience pour avoir son tour.

En dessous du réfectoire, c’était plutôt le « haut lieu » du ping-pong. Si, en début de soirée, on pouvait voir des amateurs se relancer des balles. C’était un avant-goût du spectacle à venir. Une sorte d’échauffement de la piste, de la table et des raquettes. Très vite, les vedettes venaient occuper le terrain. Les matchs étaient palpitants. Les joueurs concentrés… et les spectateurs admiratifs.

Dans l’Ourthe, on pouvait parfois pratiquer la natation, mais plus souvent, le manque d’eau nous obligeait à jouer comme à la pataugeoire. Le kayak a même été pratiqué ; voir photo 194 et 195.

On pratiquait également la gymnastique, tôt le matin… avant de se laver et de lever le drapeau.

À certains moments, des espèces d’olympiades ont été organisées. Je me souviens d’avoir participé à plusieurs d’entre elles. Les compétions étaient multiples et imitaient les vrais jeux. On pouvait y concourir dans plusieurs disciplines : les courses, comme le 400 m ( autour du parc ), le relais, et le sprint

Il y avait également le saut en hauteur ( voir photo 192 ), saut en longueur, le triple saut et le lancer du poids et du javelot.

Parfois, le sport prenait des formes plus originales. Qui se souvient du « palant ». Qui pourrait nous rappeler ce qu’est le « palant » et comme on y jouait ?

Je ne serais pas complet si je n’ajoutais à cette liste, les jeux « sains » comme : les courses dans les sacs à pommes de terre, les courses de brouettes humaines, les épreuves de tir à la corde,…

Et les jeux moins « saints » comme : l’escalade des murs ( pour s’échapper de la colonie ), l’escalade de l’échelle de secours ( pour entrer chez les filles ), l’escalade des arbres ( pour graver des initiales ),…

Pour clôturer le sujet, je me dois de préciser que le sport préféré des garçons, c’était de… courir après les filles. Et le sport préféré des filles… se laisser rattraper.

23/11/2015 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0188 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Epreuve du tir à la corde : Pan Jan ; …..
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0189 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Epreuve du tir à la corde :

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0190 : COMBLAIN-LA-TOUR : Natation, baignade et pataugeoire lors d’une visite des parents : Nadine Kucharzewski ; Mme Blaszka ; …. ( collection Zdzisław Blaszka )

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0191 : COMBLAIN-LA-TOUR : Volley-ball. ( collection Zdzisław Blaszka )

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0192 : COMBLAIN-LA-TOUR : Epreuve de saut en hauteur : Michel Wojas ; …..
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0193 : COMBLAIN-LA-TOUR : Escalade : ( ? ) ; …..
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0194 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Kayak sur l’Ourthe.
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0195 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Kayak sur l’Ourthe.

0030 – Le foot à Comblain

Raymond Mielcarek raconte : Le Foot à Comblain-la-Tour.

Comment en est-on arrivé, lors des colonies de vacances, à disputer des matches de football sur le terrain officiel de Comblain ? D’abord, c’est connu de tous, la plupart des enfants polonais, nés après la seconde guerre mondiale, ont grandi dans des corons ou dans des cités minières. À l’époque nous pouvions aisément organiser des petits matches de foot dans nos rues, vu que la circulation routière était pratiquement nulle …

De plus, dans chaque foyer les garçons avaient comme jouet au moins un ballon ! Le foot était notre passe-temps directement après l’école et les rues étaient nos terrains de foot.

Cela se passait dans toutes les régions de Belgique : on jouait au foot dans les rues et à l’école primaire.

À l’âge de 10 ans, on pouvait déjà jouer dans nos clubs de village ; si bien qu’à Comblain arrivèrent en colonie de vacances des garçons et des moniteurs qui jouaient officiellement, au foot au grand plaisir des footeux.

À Comblain, nous avions peu d’espace disponible pour disputer des rencontres, mais là où, dans le parc, un espace était vacant, on ne pouvait s’empêcher de taquiner le ballon entre nous.

Pan Jan avait l’habitude le soir de papoter avec tous les moniteurs et sans doute lors de ces discussions, il apprit qu’il y avait, dans le groupe de moniteurs, beaucoup d’amateurs du ballon rond. Il faut savoir que Pan Jan aimait les sportifs, il n’a pas hésité lorsqu’il habitait Flénu dans le Borinage de suivre et de supporter des adeptes d’origine polonaise qui pratiquaient le Volley-ball.

Pan Jan était un monument à Comblain, tout le village le connaissait, il aimait aller boire un verre dans les bistrots de Comblain…. Et un jour il rencontra un responsable du club de foot de Comblain et fit un pari audacieux avec ce responsable ; il paria que l’équipe des polonais de Comblain pouvait rivaliser avec l’équipe locale et même les battre !!

Bref, le lendemain, il nous fît part de ce matche que nous devions jouer contre l’équipe de Comblain.

Le hic, c’est que nous avions des joueurs qui évoluaient dans des clubs et d’autres qui jouaient occasionnellement ; de plus nous n’avions pas de chaussures de foot à Comblain, ce n’était pas prévu.

On s’organisa et on joua avec des baskets et des tennis, ce n’était pas l’idéal l’herbe était haute, le terrain glissant… bref, on perdit le matche au grand désarroi de Pan Jan et de toute la colonie qui se déplaça pour nous supporter.

Quant à Pan Jan, il dut donc payer une tournée aux personnes avec qui il avait parié… et rentra bien tard au Château pour nous engueuler. Mais ce fut vite oublié….

Pas mal de bons joueurs de foot sont passés à Comblain : Heniek Kurek, Wieslaw Krol, Kaziu Danko, Freddy Fiutowski, Michel Konarski, Mielcarek Michel….

Je peux souligner aussi que vers 1964 nous avons eu un moniteur qui avait pour nom Florian Hapek ( du Limbourg ) ; ce joueur a eu le plaisir de jouer en Divison I nationale avec le club limbourgeois de Waterschei. En mai 1968 et mai 1969, alors que j’avais cessé d’aller à Comblain, j’ai eu l’immense joie de retrouver mes amis moniteurs de Heusden ( Kurek, Krol, Danko, Cucup ) dans des tournois de sélections polonaises organisés par Zwiazek Polakow ( à Marchiennes et à Zolder ).

Enfin c’est toujours un plaisir de rencontrer actuellement, lors de nos festivités polonaises dans le Hainaut, d’anciens joueurs polonais qui ont tous évolués en Nationale dans des clubs belges et qui ont été la fierté des clubs belges. Je pense à Jean Jajor, Jurek et Heniu Majchrowski, les frères Latkowski, André Sumera, Alain Walasiak…. C’est l’occasion de faire causette, se rappeler les bons moments et de devenir un moment nostalgique du passé.

12/10/2015 – Raymond Mielcarek

PS : Un grand merci à Raymond pour ces souvenirs si mémorables. J’aimerais juste ajouter un mot : Raymond Mielcarek est aussi un excellent joueur de football. C’est sans doute par modestie qu’il n’a pas ajouté son nom à la liste qu’il a dressé lui-même.

1981, c’est la fameuse année où il a tant plu. Cette météo exécrable a provoqué des inondations et l’évacuation des enfants de la colonie. Pourtant, le football à Comblain  ne s’est pas arrêté. Les photos 157 et 158 en témoignent. Bravo pour tes ces courageux.

0154_1967 : COMBLAIN-LA-TOUR : Terrain de football : Accroupi : Raymond Mielcarek ; Zdzisław Chmielecki ; ( ? ) ; Kazimierz Danko ; André Karasinski. Debout : Basia ( Chef monitrice anglaise ) ; Jurek de Bruxelles ; Wiesław Król ; Zdzisław Blaszka ; Heniek Kurek ; ? Kopec ; Stan Pawlowski ?  ; ( ? ).
0154_1967 : COMBLAIN-LA-TOUR : Terrain de football : Accroupi : Raymond Mielcarek ; Zdzisław Chmielecki ; ( ? ) ; Kazimierz Danko ; André Karasinski. Debout : Basia ( Chef monitrice anglaise ) ; Jurek de Bruxelles ; Wiesław Król ; Zdzisław Blaszka ; Heniek Kurek ; ? Kopec ; Stan Pawlowski ? ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).
0155_1967 : COMBLAIN-LA-TOUR : Terrain de football : Accroupi : ( ? ) ; Raymond Mielcarek ; ( ? ) ; ( ? ) ; Bogdan Konarski. Debout : Richard Materna ; Serge Préat ; Zdzisław Blaszka ; Zdzisław Chmielecki ; Heniek Kurek ; ( ? ) ; ( ? ).
0155_1967 : COMBLAIN-LA-TOUR : Terrain de football : Accroupi : ( ? ) ; Raymond Mielcarek ; ( ? ) ; ( ? ) ; Bogdan Konarski. Debout : Richard Materna ; Serge Préat ; Zdzisław Blaszka ; Zdzisław Chmielecki ; Heniek Kurek ; ( ? ) ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka )
0156_1967 : COMBLAIN-LA-TOUR : Terrain de football : Le match. Le gardien de but Heniek Kurek, à l'arrière de face Raymond et le premier, de dos, André Karasinski.
0156_1967 : COMBLAIN-LA-TOUR : Terrain de football : Le match. Le gardien de but Heniek Kurek, à l’arrière de face Raymond et le premier, de dos, André Karasinski. ( collection Zdzisław Blaszka ).
0157_1981 COMBLAIN-LA-TOUR : Terrain de football : Accroupi : ( ? ) ; Georges Załobek ; Michel Konarski ; Heniu Zapalowski ; ( ? ) ; ( ? ). Debout : Giovanni ? ; Pierre Rozenski ; Michel Łagocki ; Freddy Motala ; ? Tomassi ; ( ? ) ; Richard Chwoszcz.
0157_1981 COMBLAIN-LA-TOUR : Terrain de football :
Accroupi : ( ? ) ; Georges Załobek ; Michel Konarski ; Heniu Zapalowski ; ( ? ) ; Philippe Rouls. Debout : Giovanni ? ; Piotr Rozenski ; Michel Łagocki ; Freddy Motala ; ? Tomassi ; ( ? ) ; Richard Chwoszcz.
0158_1981 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1981 : Terrain de football : ( ? ) ; ? Tomassi ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Michel Łagocki ; Freddy Motala ; Georges Załobek ; Pierre Rozenski ; Heniu Zapalowski ; ( ? ) ; Giovanni ? ; ( ? ).
0158_1981 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1981 : Terrain de football : ( ? ) ; ? Tomassi ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Michel Łagocki ; Freddy Motala ; Georges Załobek ; Piotr Rozenski ; Heniu Zapalowski ; ( ? ) ; Giovanni ? ; ( ? ).
0159 : COMBLAIN-LA-TOUR : Raymond Mielcarek ; Florian Hapek ; Jean-Pierre Blaszka.
0159 : COMBLAIN-LA-TOUR : Raymond Mielcarek ; Florian Hapek ; Jean-Pierre Blaszka.