0164 – « Moteur … »

Je ne voulais pas vous en parler avant que l’affaire ne soit entièrement conclue …Aujourd’hui, puisque nous avons signé un précontrat, je peux enfin vous annoncer la bonne nouvelle : j’ai été contacté, il y a déjà quelques mois, par un producteur du nord de la France, qui était très intéressé par notre petite histoire et qui veut absolument en faire un film !

Tout d’abord, j’ai été surpris. Je pensais qu’il s’agissait d’une blague … Mais vu l’insistance du producteur, j’ai fini par l’inviter à la maison. Depuis, nous nous sommes déjà rencontrés une bonne douzaine de fois … y compris sur place à Comblain-la-Tour.

Je ne peux malheureusement pas tout vous dire … dans le précontrat que j’ai signé, il y a tout un paragraphe consacré à des clauses de confidentialité que je me dois de respecter à la lettre. Néanmoins, et puisque votre participation est indispensable à la réalisation du projet … nous avons convenu que je vous informe, dès à présent, de ce qui suit :

Un scénario est en cours d’écriture. L’action va se dérouler en 2 époques distinctes : la première partie se situera « début des années septante » et la seconde de nos jours. La trame générale, c’est l’histoire de la colonie de vacances des polonais à Comblain. Alors bien sûr, nous avons repris toute une série d’anecdotes authentiques, mais il a fallu tout mélanger, les turnus, les années, les participants, … pour avoir une cohérence du scénario et une unité de temps. Le scénariste « officiel » a souhaité ajouter des souvenirs personnels qu’il avait glanés lors de sa propre expérience dans le scoutisme. Donc, il y aura des scènes qui se sont réellement passées au bord de l’Ourthe, et d’autres qui n’ont rien à voir avec Comblain ;

Pour rendre le tout plus crédible, des acteurs professionnels ( et pas n’importe qui ) interpréteront les rôles les plus importants. Mais nous serons engagés – sous contrat d’artistes amateurs figurants – pour jouer notre propre rôle. Pour être plus précis, dans la première partie, on nous demandera de jouer le rôle des parents qui amènent leurs enfants pour la colo et dans la seconde partie, nous serons les enfants qui ont vieilli. Ça ne devrait pas être trop compliqué … ;

Nous avons aussi beaucoup travaillé pour trouver « qui » va jouer « quoi ». Deux vedettes ont d’ores et déjà signé leur accord. J’ai le grand plaisir de vous informer que Madame Sandrine Kiberlain sera notre infirmière qui « essayait-de-se-cacher-pour-bronzer-en-paix» et Monsieur Bouli Lanners endossera le rôle de Pan Jan. Un troisième acteur célèbre est sur le point de signer. Il s’agit de Monsieur Lambert Wilson que nous avons convaincu d’interpréter le personnage de Ks Kurzawa. Son rôle dans le film « Des hommes et des Dieux » prouve à quel point la soutane lui sied à ravir ;

Pour les autres « adultes » du début des années septante, il reste encore à compléter la distribution. Si vous avez des suggestions … c’est le moment. Nous, on pensait à Madame Josiane Balasko, dans le rôle de Pani Merta ( reste à voir combien elle demande ) et le producteur voudrait imposer Madame Marthe Villalonga pour jouer la chef cuisinière … J’avoue que cette dernière idée ne m’enchante guère … l’accent pied-noir de Madame Villalonga risque un peu de faire tache. Qu’en pensez-vous ? On cherche encore pour Pan Bardo et son épouse.

Pour le reste, concrètement, l’équipe de tournage sera déjà présente en juillet / août 2018 à Comblain pour faire le casting des enfants. Ensuite, ils reviendront lors de notre week-end de septembre pour nous auditionner et distribuer les rôles qui nous seront définitivement attribués. Il faudra sans doute prolonger le week-end pour tout mettre au point ;

J’ai fait aussi quelques allers-retours sur place avec le responsable de la photographie et l’ingénieur-lumière pour voir quel moment serait le plus opportun pour réaliser les scènes extérieures. Les photos d’aujourd’hui sont le résultat de ces visites. Il est plus que probable qu’on fera tous les extérieurs fin mai 2019, c’est là que la lumière est la plus propice.

Voilà, vous savez tout ( presque tout ) … On vous expliquera tous les détails lors de notre week-end en septembre. En attendant, faites de beaux rêves. Et si, en dormant, il vous vient des idées de scènes humoristiques n’hésitez pas à nous les envoyer. Et surtout, ne vous tracassez pas … la mise en scène a été confiée à deux types du coin qui ont l’habitude des films d’hauteur … les frères d’Ardenne.

Premier avril 2018 – JP Dz

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1.153 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc en été : Essais photos pour le film.
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1.154 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Ourthe en été : Essais photos pour le film.
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1.155 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le long de l’Ourthe en hiver : Essais photos pour le film.
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1.156 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le long de l’Ourthe en été : Essais photos pour le film.
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1.157 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bâtiment en hiver : Essais photos pour le film.
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1.158 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bâtiment en été : Essais photos pour le film.

 

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0156 – « Mangez proprement ! »…

« Mangez proprement ! »…

Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette recommandation quand nous étions attablés au réfectoire autour de nos moniteurs ou monitrices ? Et combien de fois ne l’avons-nous pas répétée nous-mêmes quand, à notre tour, nous sommes devenus moniteurs ? Pourtant, quand on regarde les photos qui illustrent ce texte … on est en droit de se demander si les règles qui paraissaient si « importantes » au réfectoire avaient la même portée quand on se retrouvait devant l’ognisko ? Même le Chef-moniteur s’y mettait … tout comme Monsieur Paterka ! Je plaisante … évidemment !

Les colonies à Comblain avaient un rôle éducatif important auquel veillaient les staffs des moniteurs et tous les responsables du centre. Nous y apprenions à parler polonais, à découvrir la culture polonaise et d’une manière générale, à intégrer ce que représentait le fait d’être polonais. Mais ces vacances constituaient aussi un précieux apprentissage de la vie en communauté, des bonnes manières, de la politesse et du respect  qu’il fallait accorder aux adultes, aux consignes, aux horaires, à toutes ces valeurs qui ne souffraient aucun écart ( ou si peu, nous étions tout de même en vacances … ).

Mais ces colonies nous ont aussi – et surtout – appris les bienfaits de la bonne humeur partagée, du rire franc et profond et d’une certaine légèreté … Tous ces jeux, auxquels même les adultes se prêtaient si volontiers, n’avaient qu’une seule finalité : rendre le temps que nous passions ensemble, agréable et attrayant. Et donc, nous avons beaucoup ri ensemble … ri les uns des autres … ri de nous-même. D’ailleurs, 40 ans après, à chacune de nos retrouvailles, ce sont ces parties de plaisir que nous évoquons le plus souvent.

Ce qui nous revient le plus spontanément en mémoire, ce sont les fous rires, le souvenir de ces moments où la situation basculait et où les pitreries prenaient le dessus, ces moments où les blagues et les gags en tout genre préparés et orchestrés savamment ou qui arrivaient fortuitement procuraient de la joie et du plaisir à tous !

Car que l’on ait été l’auteur de quelques « vilains tours »  ou que l’on en ait été le destinataire ou la « victime », on s’en amusait toujours ! Ces souvenirs sont  ancrés dans nos mémoires, ils sont  tenaces et ça fait du bien de voir que lors de nos rencontres d’anciens, certaines espiègleries ont la vie dure comme ce dentifrice déposé la nuit sur certaines poignées de porte …

On riait de tout et surtout, de nous-mêmes ce qui est peut-être la clé du bonheur et de la joie de vivre car comme disait je ne sais plus qui : « Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même … il n’a pas fini de s’amuser ».

Quand on y repense, on a l’impression d’avoir connu un certain « âge d’or humoristique », une époque où l’on pouvait rire de tout, où l’on s’autorisait une certaine espièglerie qui aujourd’hui serait peut-être moins bien perçue ….

Je ne sais pas si on peut dire que  l’autodérision est une facette de l’âme polonaise, ( d’ailleurs, à ce propos, qui pourrait me dire spontanément – sans tricher et sans aller sur Internet pour trouver la réponse – comment on traduit en polonais le mot : « autodérision » ? Alors ? Je vous laisse réfléchir …) mais je suis sûr que nous, nous avions un sens profond de ce qui est drôle et cet humour, parfois un peu corrosif, c’est en colonie que nous avons le plus souvent pu l’exercer ou … l’éprouver à nos dépens !

À une période où la palette de ce qui prête à rire se réduit à une peau de chagrin, où on risque à tout moment d’être condamné pour « légèreté », je ne peux que me réjouir d’appartenir à une génération qui savait ( encore ) rire.

Mais revenons à Comblain, sur les photos en annexe, c’est le beau Andrzej ( André Warchulinski ) qui nous montre tout ce qu’il peut faire « sans les mains » … Et ça tombe à pic ! Comment aurais-je pu écrire quelques lignes sur l’humour à Comblain sans parler d’André Warchulinski ? Pour tous ceux qui ne le connaissent pas encore bien, je peux affirmer que c’est le « pince-sans-rire » le plus irrésistible de notre petite bande de joyeux lurons. Il dissimule, sous son aspect austère et presque « trop sérieux », une tendresse déconcertante et un côté bon vivant particulièrement contagieux. Saviez-vous qu’il a été Chef-moniteur en 1981 ?

Sur la photo 1.092, plus récente, André et son beau-frère, Janusz Latkowski – avec qui il partage le même humour décapant, mais qui fait tellement de bien – posent ensemble, et pour notre plus grand plaisir, en mode « Blues Brothers ». Merci les gars, votre sens de l’humour réveille à chaque fois le jeune « kolonista » qui sommeille encore en chacun de nous … !!!

05/02/2018 – JP Dz

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1.083 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1981 : Jeux dans le parc : André Warchulinski.
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1.084 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1981 : Jeux dans le parc : André Warchulinski ; Henri Zapałowski ; ( ? ).
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1.085 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : André Warchulinski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Paterka.
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1.086 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : ( ? ) ; André Warchulinski ; ( ? ).
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1.087 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : ( ? ) ; Mr Paterka ; ( ? ).
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1.088 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : ( ? ) ; … ; ( ? ).
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1.089 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : Frédéric Swiderski.
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1.090 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : ( ? ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.091 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Dans une chambre : Henri Zapałowski ; Michel Konarski ; Pascal Łagocki ; ( ? ) ; Philippe Rouls ; Freddy Motała ; ( ? ).
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1.092 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Devant le perron : André Warchulinski ; Janusz Latkowski.

 

0148 – Le monopole des bêtises

Nous n’avions pas, nous les jeunes, le monopole des bêtises à Comblain … loin de là ! Les adultes s’amusaient aussi énormément. Sans doute que le climat s’y prêtait, et tant mieux.

La photo 1.013 illustre une de ces grandes farces qui a fait beaucoup rire. On peut y voir deux cuisinières, Martha Sladecka ( Madame Dziewiacien ) et sa meilleure amie Anne Konska ( Madame Dudziak ) en mode « vamp » au pied de l’arbre aux singes, dans le fond du parc. Cette mise en scène, soigneusement préparée, avait pour but de faire croire aux deux maris – Jean Dziewiacien et Stefan Dudziak – restés chez eux à Bernissart – qu’il se passait des choses louches à Comblain-la-Tour !

J’ignore où elles avaient dégoté de pareilles tenues ? Mais c’est la première fois ( et la seule fois d’ailleurs ) que je voyais ma maman et ma marraine en short ! Rien n’avait été laissé au hasard … chapeau, casquette et postures équivoques. Pas de doute, elles cherchaient à provoquer … ou du moins à séduire.

La photo a été très vite développée au petit magasin de souvenirs de la Place du Wez, et envoyée promptement, chez les maris respectifs.

Vous pouvez aisément imaginer l’émoi que cette photo a suscité dès sa réception !

Stephan et Jean n’en revenaient pas d’une pareille trahison. Ils grognaient et vociféraient, à qui voulait les entendre, que « ça ne se passera pas comme ça ». Ah, non ! L’expédition punitive a été programmée dès le lendemain matin. Ils ramèneraient leurs femmes à la maison sur le champ et sans discussions possible. C’est dit.

Évidemment, à Comblain, tous les adultes étaient au courant de la farce. Tout le monde connaissait les deux malheureux ( mâles heureux ), tous imaginaient la réaction épidermique que cette photo allait engendrer. Tout le monde attendait l’arrivée imminente des maris abusés. On riait déjà à l’avance.

Comme prévu, Jean et Stefan, les mines graves et les visages fermés, ont débarqué sur le gravier de l’entrée du parc dans un crissement de pneus qui en disait long sur leur détermination. Mais dès le premier contact, dès les premiers sourires qu’ils ont croisés, ils ont compris que ce n’était qu’une blague, et qu’elle avait pour but de les faire enrager … et que c’était réussi. Très vite, c’est tout le staff qui était autour d’eux pour les embrasser et les rassurer. Ils n’avaient rien à craindre … tout était normal à Comblain-la-Tour ; aucune dérive, aucun écart à la moralité, rien que des adultes qui trouvent un peu de temps pour s’amuser malgré la masse de travail.

Jean et Stefan sont quand même restés la journée entière à Comblain … pour être sûr ! Et finalement, après quelques verres et beaucoup de rires, ils sont repartis chez eux rassurés … enfin presque. Mais connaissant mon papa et mon parrain, je ne doute pas que le trajet de retour, fut l’occasion de « râler sec » ! L’histoire ne s’est pas terminée avec la fin des colonies. Cette photo a encore été évoquée souvent. Anna et Martha n’hésitaient pas à l’utiliser pour semer régulièrement le doute dans la tête des deux maris.

J’aimerais beaucoup profiter de cette anecdote pour rendre un vibrant hommage à Mr et Mme Dudziak.
Ce couple exemplaire détient un record qui sera difficile de battre. En effet, parents d’une famille nombreuse ( ce qui à l’époque était plus courant qu’aujourd’hui ), ils ont élevé 10 enfants dont 8 ont été membres du KSMP de Mons. Ce qui fait d’eux, les plus grands contributeurs au potentiel humain de cette formation.

La plupart des enfants du couple sont passés par Comblain-la-Tour, soit en colonie, soit lors des Majówki, soit pour venir assister leurs parents qui n’ont jamais pris pour prétexte d’avoir beaucoup d’enfants pour ne pas contribuer à l’effort commun. Au contraire, ils étaient présents, disponibles et efficaces aux cuisines et partout où on avait besoin d’eux. Les photos en annexe en témoignent.

Quant à la « tribu » … tout le monde se souvient de Maria, Eva, Każa, Anna, Janek, Thérèse, Jeanine et Patricia avec qui nous avons passé de si bons moments. Pas mal pour une seule famille …

À titre plus personnel, je leur dois beaucoup. Ils ont été Ma famille.

Quant aux photos 1.017 et 1.018, qui pourrait nous expliquer à quelle farce ou à quelle plaisanterie elles se rattachent ?

11/12/2017 – JP Dz

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1.013 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le fond du parc : Madame Martha Sladecka ( épouse de Jean Dziewiacien ), ma maman ; Madame Anna Konska ( épouse de Stefan Dudziak ), ma marraine.
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1.014 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la cuisine : Monsieur Stefan Dudziak ; Madame Anna Konska, son épouse ; Madame Maryska Młynarski ; Thérèse Dudziak ; Patricia Młynarski.
1015
1.015 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le quai de la gare : Devant : Jeanine Dudziak ; Patricia Dudziak ; Thérèse Dudziak ; Derrière : Madame Dudziak ; Madame Bardo ; ( ? ) ; Madame Dziewiacien.
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1.016 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans la cuisine : Monsieur Stefan Dudziak ; Madame Veronica Załobek ; ( ? ) ; ( ? ) ; Madame Bernadette Rozlack ( épouse d’Adam Ogonowski ) la maman d’Eveline et de Dominique ; Monsieur Léon Czak ; ( ? ) ; ( ? ) ; Madame Bardo.
1017
1.017 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans une chambre : Monsieur Szczypanski.
1018
1.018 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant l’Ourthe : Pan Jan ; ( ? ).

 

0120 – Je me suis laissé embarquer

«  Je me suis laissé embarquer … »

C’est par ces mots que Pierre Front a commencé à me raconter  son anecdote : «  Je me suis laissé embarquer … » et de « barque », il était bien question … Il est vrai que connaissant Pierre depuis toujours, je n’ai aucune raison de douter qu’il n’était effectivement pas le meneur de l’aventure qu’il  avait décidé de me raconter avec émotion … N’empêche, il y était … et il a gardé de cette histoire, un souvenir tendre ; «  une leçon de vie » comme il aime à le souligner.

Des meneurs, il n’en manquait pas. Ils étaient 4 à longer l’Ourthe, à pied, pour rejoindre la plage ce jour-là ; outre Pierre, étaient présents Richard Konarski, son cousin, mais aussi Alfred Materna et Géniu Bujanowski … Avec pareille équipe, tous les dérapages étaient possibles … le moindre imprévu pouvait donner lieu à une nouvelle aventure. L’imprévu, ce jour-là, a pris la forme d’une barque, amarrée à un arbre, et qui leur semblait abandonnée ! Difficile de dire lequel des 4 a proposé de « sauver » l’embarcation de l’ennui et de la torpeur dans lesquels elle paraissait plongée et de lui redonner l’occasion de voguer un peu. Le fait est, que personne n’y a vu malice … aucun d’entre eux n’a pensé que la barque pouvait avoir un propriétaire qui veillait certainement de loin sur la belle endormie … Tous les 4 n’ont vu là que la perspective d’une joyeuse virée.

Le plan était simple : « On remonte le courant, en direction d’Hamoir, on va boire un verre au « Café des Sports » d’Hamoir, et puis on revient, en se laissant « couler doucement », entraîné par le courant qui nous ramènera au point de départ. Le tout ni vu, ni connu … sauf des autres enfants de la colonie qui sont déjà à la plage et devant qui on passera – une nouvelle fois – pour des héros ». Et ils ont embarqué ; cap vers Hamoir.

Mais mener sa barque à contre-courant, n’est pas chose aisée … même pour des ados qui ont l’habitude de faire le contraire de ce qu’on attend d’eux. Les débuts étaient chaotiques. Quant à l’idée de mettre les voiles discrètement … c’était sans compter que les bords de l’Ourthe étaient largement fréquentés. La nouvelle de l’abordage s’est répandue comme une traînée de poudre. Très vite, le propriétaire du navire était averti et la contre-offensive organisée.

Pendant que nos 4 pirates tentaient de ramer au milieu de la rivière en essayant d’éviter les cailloux et autres récifs, l’armateur se lançait à leur poursuite. Quand il les a rejoints, il n’était même pas essoufflé … il faut dire, que la barque avait fait … plus ou moins … 200 mètres ! On était encore loin d’Hamoir. Je vous laisse imaginer l’échange houleux entre nos marins amateurs et le malheureux propriétaire spolié, victime de cet acte de piraterie. L’un criant au scandale, menaçant d’appeler la police, hurlant de tout son souffle, les autres tentant d’expliquer que ce n’était qu’un emprunt de quelques minutes et que personne n’avait envisagé de s’approprier l’embarcation pour de bon … d’ailleurs qu’en auraient-ils fait ? C’est terrible comme les adultes peuvent être rétifs aux arguments logiques et posés des plus jeunes ! ! !

Bref, il a fallu renoncer à la croisière. Mais l’individu frustré, et sûr de son bon droit, ne comptait pas en rester là. Il cherchait à transformer la joyeuse régate  en véritable … naufrage ! Pour couper court, nos 4 corsaires amateurs se sont séparés pour rejoindre la colonie par différents chemins et ainsi brouiller les pistes. Deux d’entre eux ont carrément plongé tout habillés dans l’eau. Ils sont ressortis de l’autre côté de la rivière et, pour rejoindre la colo, ont longé les rails du chemin de fer … Ils sont rentrés complètement trempés, sous les yeux interrogatifs des autres ados. Les deux autres, ont repris le même chemin qu’à l’aller et ont traversé par le pont.

Mais la ruse n’a pas fonctionné. Evidemment. Inutile de dire, que pour les comblinois, ce genre de méfait c’était « sûrement » les enfants du home polonais. Aussi, dès que les 4 mercenaires sont rentrés, ils étaient attendus dans le bureau de Ks Kurzawa !

La perceptive d’entrer dans le bureau du Directeur suscitait toujours un sentiment d’effroi … même pour nos moussaillons amateurs. Le propriétaire du bateau était déjà là, devant le prêtre. Bien sûr, il reconnaissait les coupables. Il s’est lancé alors dans une interminable diatribe, laissant libre cours à toute sa colère … vociférant, jetant ses bras en l’air, réclamant la peine capitale et jurant de ne se calmer que si la punition était exemplaire.

Durant de longues minutes, Ks Kurzawa est resté impavide et silencieux tel un phare inébranlable au pied duquel les vagues de la colère du propriétaire en furie venaient se briser … Au bout d’un long moment, jugeant que l’homme avait épuisé tous ses arguments et qu’il avait par la même occasion assouvi quelque peu sa colère, Ks Kurzawa  a pris la parole pour dire : «  Ils ne le feront plus ! ».

Ce n’est pas exactement ce qu’attendait le préjudicié … ni les auteurs du méfait. Mais ces mots – prononcés avec tant de calme et d’autorité – étaient définitifs et sans appel. D’ailleurs personne ne semblait vouloir briser le silence qui a suivi la sentence. L’homme a tourné ses talons et s’en est retourné sur ses terres … l’avis de tempête était levé ; nos 4 ados, quant à eux, s’en sont allés ramasser les « champignons » dans le parc et pour une fois, cette corvée leur a semblé douce.

L’attitude de Ks Kurzawa avait été proportionnée, pleine de sagesse et de discernement. Il avait parfaitement mis en balance d’une part,  la relative gravité du méfait et d’autre part, l’appétit de vengeance disproportionné de la victime qui n’avait subi en réalité, aucun dommage …  Ks Kurzawa n’était pas seulement l’autre mât, il était aussi le rempart derrière lequel nous, ses enfants, pouvions nous abriter et laisser libre cours à notre insouciance.

« C’était une leçon de vie » insiste Pierre, « d’ailleurs, pour respecter la parole du prêtre, nous ne l’avons plus jamais fait ! ». Mais Dieu merci … il y a eu encore tellement d’autres bêtises pour lesquelles aucune promesse n’avait été faite.

Comme il n’existe pas de photos de ce fait d’arme, je ne résiste pas à la tentation de partager avec vous ces quelques photos de Pierre ( je suis sûr qu’elles feront plaisir au fan-club de Pierre Front ). En tout cas, elles illustrent bien que Pierre s’est souvent « laissé embarquer » … mais c’était toujours pour la bonne cause et pour défendre le folklore et les traditions polonaises. Aujourd’hui, c’est lui le meneur. Non seulement, il accompagne l’orchestre Bardzinski, mais il dirige – à la baguette et depuis 30 ans, tel un capitaine au long cours – l’orchestre de l’ensemble « Spotkanie ».

29/05/2017 – JP Dz

0779
0779 : Pierre Front.
0780
0780 : Pierre Front.
0781
0781 : Pierre Front et Alfred Materna.
0782
0782 : Pierre Front.
0783
0783 : KSMP de Mons : ( ? ) ; Didier Bouchéi ; ( ? ) ; Freddy Motala ; ( ? ) ; Pierre Front.
0784
0784 : ( ? ) ; Pierre Front ; ( ? ).
0785
0785 : Jérôme & Yvan Bardzinski Orchestra.
0786
0786 : Orchestre de Spokanie.

0110 – Nous pouvons être fiers

Nous pouvons être fiers … non seulement notre blog est consulté à l’étranger, et plus particulièrement en Pologne, mais en plus, il inspire toutes sortes d’émotions et de vocations.

Je viens de recevoir un très gentil mail d’une étudiante polonaise. Mademoiselle Pelusz ( Agnieszka de son prénom ) qualifie notre communauté d’Anciens « d’exemplaire ». Elle nous trouve « très sympa et très cool ».
Je vous transmets donc ses salutations et ses compliments.

Panienka Pelusz étudie à la célèbre université « Gdanska Académia Głowna » et prépare une double licence : une en étymologie et une en ethnographie. Elle travaille sur une thèse pour laquelle elle souhaite notre collaboration. C’est la première fois que nous pouvons aider une scientifique et permettre ainsi de faire progresser la science. J’ai donc informé Agnieszka que tous les Anciens de Comblain étaient disposés à contribuer à la réussite de son projet.

Voilà de quoi il s’agit : Pour construire sa thèse, Mademoiselle Pelusz est partie de deux constats :

– 1° : le polonais est « querelleur, colérique et souvent de mauvaise foi » … c’est bien connu, là où il y a 2 polonais, il y a, au moins, 4 bonnes raisons de se faire la guerre et, dans ce genre de situation, ils peuvent se montrer particulièrement inventifs dans leurs expressions ;

– 2° : la diaspora polonaise est déjà ancienne et recouvre beaucoup de régions dans le monde.

Agnieszka – qui souhaite associer l’étymologie et l’ethnographie dans son étude – veut savoir comment les gros mots, les insultes, les injures et les jurons … ont évolué dans des communautés qui à l’origine parlent la même langue, mais que les circonstances et le temps ont séparées, voir isolé.

En résumé, elle voudrait qu’on lui envoie un maximum de gros mots, d’insultes, de « noms d’oiseaux » et autres invectives … en polonais que nous avons entendus dans notre passé.

Il est vrai que nos papas, nos wujek et nos dziadek pouvaient parfois déraper et se laisser aller à des termes qu’on ne comprenait pas toujours mais qui ne laissaient aucun doute sur leur état de colère … Et après quelques verres de vodka, ils oubliaient même qu’on était là. C’était parfois très coloré. Il y avait des spécialistes du genre.

Je veux absolument tirer mon chapeau à Agnieszka Pelusz … il faut être culotté pour oser pareil travail.

Ne craignez rien … la jeune universitaire nous garanti l’anonymat et m’a déjà indiqué que ses remerciements, qui ne manqueront pas à la fin de son ouvrage, seront adressés aux Anciens de Comblain en général, sans citer personne en particulier. Donc, allez-y, creusez vos mémoires, remémorez-vous, allez trouver les anciens polonais que nous avons encore la chance d’avoir parmi nous et faites les « péter un câble ». Ensuite, envoyez le tout à Agnieszka. C’est pour une bonne cause.

Pour préserver jusqu’au bout la confidentialité sur ses investigations, Agnieszka nous demande de ne surtout pas utiliser facebook pour lui transmettre ce genre de « souvenirs ». En plus, nous passerions pour une bande de grossiers personnages. Elle met donc à notre disposition une adresse mail qu’elle nous a spécialement dédicacée et qui aboutit directement à son université : Premier-avril@ACLT.gag.

Merci pour elle et merci pour la science.

Premier avril 2017 – JP Dz

0717_MannekenPIS
0717 : MannekenPIS

 

0098 – Chez Pimpim

Piotr Rozenki nous parle de : Chez Pimpim :

 On s’imagine les objectifs que les migrants polonais d’après-guerre tenaient à l’esprit quand ils se sont lancés dans l’organisation de colonies de vacances : passer les valeurs qui leur étaient chères, comme l’amour pour la langue et la culture polonaise. Si en même temps, on pouvait inculquer un peu de rigueur et de discipline aux bambins, cela ferait deux pierres d’un coup.

On sait comment tout cela se traduisait en pratique. Les colos, c’était surtout une tour de Babel : on entendait du polonais, bien sûr, mais aussi des phrases qui se terminaient en français ou en néerlandais. Et quand on avait le plaisir d’accueillir nos copines et copains allemands ou anglais, on faisait des pieds et des mains pour se faire comprendre dans leur idiome, surtout quand cela permettait d’arriver à nos fins …

En ce qui me concerne, c’est surtout à Comblain que j’ai appris le français, je veux dire le vrai français, les expressions et locutions politiquement incorrectes qu’on n’apprenait pas à l’école en Flandre. Outre les moins élégantes – non moins utiles pour autant mais qui n’ont pas lieu d’être répétées ici – il y en avait une qui, Dieu sait pourquoi, était enveloppée de mystères. On la susurrait à voix basse, dans un chuchotement à peine audible, le plus souvent la nuit tombée : « faire le mur« .

Un soir, afin de ne pas compromettre l’action commando « soirée garçons » qui se tramait, les moniteurs francophones ont décidé de m’initier. C’est alors que j’ai appris que cela voulait tout simplement dire : ce soir, on va faire un petit tour dans le village, inaperçu si possible. Je continuais néanmoins à me demander pourquoi ils tenaient absolument à grimper par-dessus le mur, à ma connaissance, le portail restait grand ouvert jour et nuit.

Après avoir pris soin d’assurer la permanence dans l’immeuble des garçons – à cette fin, deux moniteurs venus de Pologne étaient désignés « volontaires chinois » – on s’est lancés à la découverte du village by night, en direction de son épicentre : Chez Pimpim, le petit café sympa en face du pont. Ceux qui ont tenté l’expérience le savent : on y était toujours bien accueilli. C’est là que j’ai été initié dans les spécialités locales : liégeois, perroquet, tango … C’est là que j’ai fait connaissance de Brel ( « Ne me quitte pas », mais uniquement quand on était accompagné des monitrices ) et Brassens qui, pour un sous, sortaient du vieux juke-box. Son répertoire n’avait pas connu de mise à jour depuis une quinzaine d’années, peu importe, pour l’occasion, « Les Copains d’abord » faisait bien l’affaire :

Au moindre coup de Trafalgar
C’est l’amitié qui prenait l’quart
C’est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu’leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit les sémaphores
Les copains d’abord

Ce jour-là, le coup de Trafalgar est intervenu vers les coups de minuit, quand la porte de l’établissement s’est ouverte avec un grincement et M. Bardo est apparu sur le seuil, sa grosse torche dans la main. Il n’avait pas besoin de paroles, un petit geste de sa lampe, telle un sémaphore, suffit pour dire : « Stop, vous rentrez illico presto, on en reparlera demain ».

C’est le lendemain que j’ai appris la portée de l’expression « passer un savon à quelqu’un ». Convoqués dès l’aube dans le bureau de direction, on s’est vu aligner par le père Richard. Il n’a pas fallu plus qu’un discours musclé axé autour des notions « rigueur et discipline » pour nous réveiller. En revanche, comme il ne pouvait renvoyer l’ensemble des participants de l’escapade nocturne – les garçons risquaient de se retrouver sans moniteurs – il cherchait à savoir qui en était l’instigateur. Or, à ce jour, sa question est restée sans réponse, tout simplement parce qu’il n’y avait pas de capitaine. Et pour cause, on était des copains d’abord

09/01/2017 – Piotr Rozenski

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0633 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Chez Pimpim : Eddy Kaminski ; Giovanni ( ? ) ; Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Freddy Motała.
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0634 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Chez Pimpim : Eddy Kaminski ; Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Tomassi ou Tomassini ( ? ).
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0635 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Chez Pimpim : Philippe Rouls ; Michel Łagocki ; Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; ( ? ) ; Freddy Motała.
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0636 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Devant le café des sports : Accroupis : ( ? ) ; ( ? ) ; Debout : Henri Zapałowski ; Piotr Rozenski ; Eddy Kaminski ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski.

 

0064 – La villa Joujou

Si vous êtes de ceux qui pensent que ce sont les garçons qui faisaient les pires bêtises à Comblain … vous vous trompez ! Les filles étaient capables d’en faire de fameuses aussi. Elles étaient même parfois « pires » que les garçons. Si, si.

L’histoire que je vais vous raconter est véridique. Elle m’a été soufflée et confirmée par plusieurs « participantes ». Mais rassurez-vous, je ne citerai aucun nom. Il n’y aura – non plus – aucune photo personnelle pour accompagner ce texte. Même si, après tout ce temps, il y a prescription, je ne voudrais pas torturer inutilement celles qui ne sont pas tout à fait en paix avec leur conscience et dont la culpabilité tiraille encore un peu. Pour les autres, celles qui faisaient partie du groupe et n’ont aucuns soucis avec ce qui suit, s’il vous plaît, aidez-moi à préserver l’anonymat de toute la bande.

C’était donc un groupe de filles, très unies autour d’une monitrice, appréciée et respectée. Elles allaient se promener, comme tous les autres enfants de la colonie, à travers le village et les alentours. Elles ne cherchaient pas forcément l’aventure et n’avaient pas forcément envie de la provoquer. Jusqu’au jour où …

Lors d’une balade vers Comblinay ( en direction du château de Fanson ), elles ont aperçu une sorte de villa qui les a intriguées. Un peu craintives au début, elles se sont finalement approchées pour voir la villa de plus près.

C’est vrai que l’édifice était particulier. L’environnement dans lequel il était posé lui conférait un certain cachet. On aurait dit un peu la villa du film « Shining » dans laquelle des apparitions subliminales font perdre la tête à Jack Nicholson. Bref, cette villa avait quelque chose de fascinant, d’attirant. Un vrai joujou. D’ailleurs, elle s’appelle comme ça : la villa Joujou.

Le lendemain, bizarrement, c’est dans la même direction que l’escapade du matin était programmée. Au lieu de flâner en cours de route, comme habituellement, les filles se sont hâtées d’arriver devant la villa. Elle était toujours aussi attirante, toujours aussi déserte. « Et si plus personne n’habitait là ? »

En tout cas, l’endroit semblait inhabité. Comme il n’y avait personne, ni dans le coin, ni dans les environs, nos aventurières se sont approchées encore plus près. Tout près. Il y a bien une petite voix intérieure qui leur disait : « Vous n’avez pas le droit d’être là ! ». Mais s’il fallait toujours écouter sa raison … on ne s’amuserait pas souvent. Et puis, l’endroit était abandonné, c’était sûr … enfin probable … enfin peut-être.

Le jour suivant, avant même que la monitrice ne dise aux filles où aller, spontanément, elles se sont retrouvées « par hasard » devant la fameuse villa. Ce jour-là, ce n’était plus le jour de se poser des questions ou de lutter contre sa culpabilité. « On devrait rentrer pour vérifier si c’est vraiment abandonné ». La porte était fermée. Elles ont essayé les fenêtres … mais c’était « juste pour essayer ».

D’ailleurs, une des fenêtres fermait mal, c’était bien la preuve du peu d’intérêt des propriétaires pour leur bien. En la poussant juste un peu … elle s’est ouverte. « Cette fenêtre-là n’attendait que ça ! ».

La première fille qui est entrée, par la fenêtre, avait quand même une certaine appréhension. « Ça ressemblait un peu à une effraction, mais quand c’est par la fenêtre, c’est quand même moins grave … non ? ».

Quand tout le groupe s’est retrouvé dans la pièce, elles ont commencé à visiter. Elles étaient quand même venues pour ça.

Il n’y avait pas grand-chose dans la villa. À peine quelques meubles et quelques bibelots. On aurait dit que les proprios cherchaient à faire croire que l’endroit était encore occupé. Mais la ruse était grossière et le subterfuge peu crédible. Ce n’est pas la boîte de cigares, posée nonchalamment sur le coin de la table, qui allait tromper nos investigatrices.

D’ailleurs, ces cigares, c’était de la provocation. On ne laisse pas des cigares comme ça … au coin d’une table. Passez à côté, sans en fumer au moins un, ce serait grotesque. En plus, ils étaient bons.

Quand elles ont eu fini de fumer, elles sont rentrées à la colonie, gentiment.

Le lendemain, les filles n’avaient plus envie d’aller de côté de Comblinay … pourquoi faire ?

Elles ont décidé de changer de terrain de chasse. C’est donc de l’autre de l’Ourthe qu’elles sont parties ; vers Fairon.

Chemin faisant, elles ont aperçu une villa pas trop moche. Il y avait même une piscine. La classe. Et … il faisait si chaud. Et … on aurait dit qu’il n’y avait personne dans la villa. Et … c’est « quand même moins grave de pénétrer dans une piscine privée que dans une villa ! » Le plus gros avait déjà été fait … Elles ont donc passé un très bon moment à nager dans cette piscine.

Les jours suivant, il a fait très chaud aussi. Cette piscine a beaucoup servi. Que des bons souvenirs quoi.

Et moi qui leur donnais le bon dieu sans confession …

30/05/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0358 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Joujou.
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