0270 – Escape game … c’est parti !

Juste un mot pour vous tenir au courant … Voilà, les travaux ont commencé … malgré le confinement. Tout devrait être terminé pour les colonies de juillet / août 2020. Depuis le temps que les ados qui séjournent ces dernières années à Comblain-la-Tour l’attendaient ! Enfin … ils vont l’avoir … Ce sera la nouveauté de l’année : l’escape game.

C’est très à la mode. Et les autorités du Centre Millennium sont toujours très sensibles à coller aux tendances du moment. Donc tout naturellement, ils ont accepté d’offrir une attraction supplémentaire aux jeunes et aux moins jeunes. Restait à trouver un endroit adéquat et le scénario d’une l’énigme qui nécessitera de rassembler des indices indispensables pour découvrir le code de la sortie.

Finalement, l’escape game sera installé … sous le perron ! L’endroit est particulièrement bien choisi. C’est un petit local technique qui jusqu’ici a toujours été interdit d’accès. Ce qui le rend encore plus mystérieux et fascinant. C’est le seul endroit de Comblain-la-Tour où je n’avais jamais mis les pieds … et pourtant, depuis le temps, j’avais déjà fourré mon nez partout. Quand on m’a annoncé la nouvelle, j’ai demandé à y pénétrer … comme ça juste une fois … histoire de faire une ou deux photos « avant travaux ». C’est vrai qu’il y a du potentiel.

Les petites fenêtres latérales – celles qui donnent sur les parterres – seront obturées. La pièce sera aménagée de façon à ressembler le plus possible au bureau de Ks Kurzawa dans le début des années 70. Les indices à retrouver seront disséminés tantôt dans les tiroirs du bureau, tantôt sur les étagères des bibliothèques, installées tout autour, et un peu partout dans la pièce. Celle-ci sera adaptée pour simuler un joyeux capharnaüm.

Les participants, par groupe de 4, auront une heure pour retrouver, comprendre et assembler les indices ; le tout dans l’obscurité … mais muni de lampes de poche ! Car le scénario consiste à trouver le moyen de s’évader de la colonie en fouillant le bureau de Ks Kurzawa – en silence et dans le noir – pour y trouver tous les éléments nécessaires à cette escapade.

Je ne vais pas vous dévoiler ici toute l’intrigue … ( surtout si vous souhaitez y jouer lors de notre prochain week-end sur place ) sachez quand même que la trame de l’histoire est largement inspirée de nos propres aventures … Il y est question de retrouver les horaires des rondes de Pan Bardo, la clé du grillage du fond du parc, la clé de rechange de la chambre de Pani Merta ( qui dort dans la pièce qui donne accès à l’échelle de secours, la fameuse chambre n° 6 ), mais aussi l’heure où celle-ci descend pour soigner ses insomnies à grands coups de tisane, etc … En tout, c’est une vingtaine d’indices qui se cache dans la pièce. Notez aussi qu’un capteur de son retentira si les participants chuchotent un peu trop fort …

Rien ne sera laissé au hasard pour offrir des moments palpitants à tous ceux qui voudront jouer le jeu.

Vous pouvez déjà vous inscrire pour participer … il suffit de compléter la grille que nous avons mis à votre disposition sur : www.service-après-vente-des-colonies-de-Comblain-bonjour.

Bon amusement !

Premier Avril 2020 – JP Dz

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2.205 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’affiche de l’escape game.
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2.206 : COMBLAIN-LA-TOUR : Emplacement de l’escape game.
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2.207 : COMBLAIN-LA-TOUR : Etat des lieux avant travaux.
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2.208 : COMBLAIN-LA-TOUR : Etat des lieux avant travaux.

 

NB : Inutile de submerger le standard du www.service-après-vente-des-colonies-de-Comblain-bonjour pour vous inscrire sur le formulaire ! Il n’y a pas plus de formulaire que d’escape game … C’était bien sûr le poisson d’avril et une sorte de clin d’œil à nos propres incohérences : quand nous sommes enfermés, nous rêvons de sortir … mais quand nous sommes libres, on irait bien s’enfermer rien que pour s’amuser !!! Soyez prudents.

JP Dz

 

0262 – Envie d’une petite évasion ?

S’il y a bien quelque chose qui a fait fantasmer des générations de garçons à Comblain-la-Tour … c’est bien elle … l’échelle de secours ! Chaque fois que nous passions devant … on ne pouvait pas s’empêcher de penser : « Ah, si nous avions un peu plus de courage … ». Et quand on était entre nous, nous l’évoquions souvent. On élaborait mille projets … qui n’ont jamais vu le jour, mille audaces … qui sont restées lettres mortes …. Mille stratagèmes tentants, mais jamais tentés … Mille chimères qui sont devenues mille regrets …

Au final, ce sont les filles qui l’ont utilisée le plus souvent ! J’ai reçu plusieurs confidences de filles – tout ce qui a de plus rangées et sérieuses aujourd’hui – qui m’ont raconté, dans le détail, « leur évasion ». Souvent d’ailleurs, le plus cocasse ce n’était pas de sortir par là pour faire la fête, mais bien de remonter pour dormir. Rassurez-vous, je ne me permettrai pas de trahir vos petits secrets … sauf si vous insistez pour le faire vous-même ! Ce que je vous encourage fortement. De toute façon … il y a prescription.

Et puis, quand on y pense … s’il y avait une échelle, c’est qu’on pouvait s’en servir ! D’ailleurs, à l’époque sur le mur du bâtiment où était accrochée l’échelle, il y avait toujours une inscription « Parc » ( vestige du temps où le centre était encore l’Hôtel du Parc ) … c’était comme si une force supérieure indiquait le chemin … si ça ce n’est pas une invitation à l’évasion … Comment résister à l’irrésistible ?

Cette échelle – Notre échelle – a fini par disparaître … Sans doute était-elle rouillée ? Peut-être qu’elle n’était plus suffisamment utilisée par les générations suivantes ? La rouille aurait un charme fou si elle ne s’attaquait qu’aux grilles. Elle – qui partait tout en haut d’une simple fenêtre pour longer des « fenêtres-guillotines » ( qu’on avait placées-là comme un message effrayant à tous ceux qui oseraient ) – a fini par être remplacée par une espèce de colimaçon … plus « sécurisant », mais oh combien moins romantique !

Aujourd’hui, on y accède directement par une porte qui a été spécialement aménagée ! Les « fenêtres-guillotines » ont laissé leurs places à des fenêtres normales … plus rassurantes. Et même les marches du colimaçon vont jusqu’au sol … pour ne pas risquer de se faire mal ! Le tout homologué par les pompiers ! Quelle tristesse !

Dans ces conditions, qui aurait encore envie d’escalader ?

Et que dire des plans d’évasion qui sont à présent placardés tout le long des couloirs du premier et du deuxième étage ! Trop facile ! Trop conventionnel ! C’est même râlant … ça ne donne plus envie à personne de s’évader ! Comme dirait Johnny : « Qu’on me donne la nuit pour que j’aime le jour … Qu’on me donne l’envie ! L’envie d’avoir envie ! Oh, Yeah ! »

10/02/2020 – JP Dz

Commentaires :

Lydie Gilson : J’ai eu le courage !

Marilyne Desmet : Je sortais par cette échelle pour aller épier par la fenêtre de la salle des moniteurs et voir ma monitrice Dominique, mais je ne me souviens plus avec qui ? Peut-être Hélène ou Cécile ?

Dominique Ogonowski : Si mes souvenirs sont bons, était-ce la chambre n° 6 ? Où était logée au début l’infirmière et par après Madame Bardo ?

Barbara Wojda : Oui, chambre n° 6.

Regina Gymza : Je me souviens bien de cette échelle ! J’étais accompagnée de Monica Nauschutz et de Christiane Konarski … 1974 ! Après le bal populaire du village. Un retour mémorable ! La maison fermée. Pani Ludka ( Merta ) fâchée comme tout. Dans une nuit bouleversée par les filles étrangères ( allemandes ou anglaises ? Je ne me souviens plus ). Peut-être Irena Malek se souviendrait ?

Béatrice Laffut : Je me souviens également, non pas d’avoir emprunté cet escalier, mais bien d’avoir enfreint le « couvre-feu » avec quelques copines et nous sommes toutes rentrées par la fenêtre de la cuisine ( côté lave-vaisselle ) qui était légèrement entrouverte … Ce que nous n’avions pas prévu ce sont les seaux de couverts posés sur l’appui de fenêtre … quel vacarme en pleine nuit !!! …. Mais je ne me souviens plus si on s’était fait prendre …

Alice Golusinski : Léger souvenir … mais suis rassurée que d’autres ont tenté l’expérience avant nous … je dirais en 1989 en ce qui me concerne … À vous lire et avec le recul, je me demande si ce n’était pas une perche tendue à nos infractions que nous pensions exceptionnelles et audacieuses !
Rejoindre nos amoureux à Hamoir et se faire démasquer par Mr Paterka qui téléphonait aux cafés où nous pouvions éventuellement nous trouver … recevoir un accueil glacial de retour et jusqu’à aujourd’hui penser que nous étions les seules à avoir péché !!! Encore une fois merci Jean-Pierre de raviver de beaux souvenirs … tout cela au départ d’une simple échelle rouillée …

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2.111 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.

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2.112 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.
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2.113 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.
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2.114 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.
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2.115 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.
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2.116 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.
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2.117 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.
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2.118 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.
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2.119 : COMBLAIN-LA-TOUR : Plan d’évacuation et ou d’évasion.

0217 – Le téléphérique du Rocher de la Vierge

Voici bientôt 60 ans, nos parents se sont mis en tête de nous laisser une part d’eux-mêmes en héritage, pour nous et pour les générations futures, et ils ont décidé d’implanter cet héritage à Comblain-la-Tour. Ils ont œuvré sans compter. Aujourd’hui, c’est à notre tour de laisser quelque chose aux suivants. Pour nous, ce sera plus facile … nous ne partons pas de rien … l’endroit est déjà prêt et l’esprit de communion clairement amorcé. Restait à trouver « qu’est-ce qu’on pourrait bien léguer ? ».

J’avoue y penser depuis longtemps. Dans cette entreprise, nous n’aurons pas 36 chances devant nous. Il nous faut viser juste du premier coup et faire preuve d’originalité d’abord, et d’opiniâtreté ensuite. J’ai pensé à plusieurs projets qui tous aboutiraient à « marquer le coup », à symboliser le mieux notre passage à Comblain, à pérenniser les émotions que nous avons vécues là. Tout doucement, un projet a pris le dessus sur les autres … finalement, il s’est imposé : nous allons ériger le téléphérique du Rocher de la Vierge !

Si c’est ce projet-là qui s’est imposé, c’est qu’il représente le mieux nos jeunes années … notre insouciance, notre inconscience, notre volonté d’aller toujours plus haut, notre obstination à ne jamais renoncer … plus ce petit grain de folie et de légèreté sans lequel les adolescents que nous étions n’auraient pas pu grandir.

Encore fallait-il convaincre, entreprendre, planifier et résoudre mille et un détails administratifs et techniques. Aujourd’hui, le projet est en bonne voie … on peut même dire qu’il est « sur les rails ». Bien sûr, il a fallu réduire un peu la voilure et nous contenter d’un télésiège … mais le but est atteint : en 2020, pour fêter les 60 ans de l’achat du Centre Millennium, nous allons pouvoir remonter – et nous recueillir – à quelques centimètres de la Vierge du Rocher … comme il y a 50 ans … mais cette fois-ci sans risque, sans acrobaties et sans douleurs articulaires.

Concrètement, et pour ne pas vous saouler avec des détails, voici comment les démarches ont déjà progressé : un permis de bâtir a été déposé à l’Administration communale d’Hamoir ; ce permis a fait l’objet de plusieurs allers-retours entre la commune et l’architecte pour s’assurer d’avoir tous les apaisements au niveau de la sécurité. Nous avons aussi introduit une demande d’autorisation à la SCNB pour que le télésiège puisse passer au-dessus de la ligne de chemin de fer. Cette autorisation a été accordée à condition de passer « largement » au-dessus des trains. Pour y arriver, il a fallu se résoudre à surélever d’un mètre notre quai d’embarquement. À présent, ce ping-pong administratif est derrière nous : nous pouvons construire.

Les plans d’implantation de la machinerie sont en voie d’achèvement. Le système qui a été choisi est très simple : les gens pourront s’asseoir, deux par deux, sur des équipements comme ceux des photos 1.636 et 1.637. La montée ne durera guère plus de 10 minutes. Une fois qu’un siège arrive devant la Vierge, le mécanisme s’arrête une minute pour permettre à chacun de se recueillir un instant ; puis le mécanisme fait redescendre les sièges via rotation autour d’une roue suspendue au-dessus de la statue ; il ne sera donc pas possible de sortir des sièges au-dessus du rocher. Le quai d’embarquement sera construit dans le fond du parc … entre l’arbre aux singes et la barrière du fond.

Reste maintenant à trouver le financement ! Si vous avez des idées …

Pour réduire les frais, nous allons construire nous-mêmes le pavillon en bois qui contiendra la machinerie ( cet habillage nous est imposé par le permis d’urbanisme ). Là aussi, la solution est déjà toute trouvée. Nous avons acheté – pour 2 euros symboliques – deux des pavillons en bois qui étaient construits au niveau de la source. Ces pavillons, sis en zone inondable, devaient absolument disparaître. Les propriétaires étaient trop contents de s’en débarrasser à peu de frais. Nous allons donc les démonter, lors de notre week-end de septembre, et les ramener dans le parc. Le « transport » entre la source et le parc ne coûtera rien, lui non plus. Il suffira de plonger les poutres dans l’Ourthe … et la rivière se chargera de nous amener les bois jusqu’au parc où on n’aura plus qu’à les repêcher. Peut-être faudra-t-il construire un radeau, mais ceci ne me paraît pas impossible.

Une fois que la machinerie sera installée, nous irons passer un autre week-end pour reconstruire le pavillon par-dessus. Heureusement, il ne manque ni d’ingénieurs, ni de techniciens, ni d’excellents bricoleurs parmi les Anciens de Comblain. En 2 week-ends, tout sera réglé !

Plus tard, nous avons le projet de bâtir une passerelle qui traversera l’Ourthe. De cette façon, les campeurs du camping d’en face et les utilisateurs du Ravel pourront traverser la rivière pour utiliser, eux aussi, le télésiège. C’est une bonne manière de rentabiliser la machine … car évidemment l’ascension vers la Vierge sera payante … sauf pour ceux qui participeront à la construction de l’ouvrage. Toutes vos aides sont les bienvenues … financières, intellectuelles comme musculaires. Inscrivez-vous dès à présent sur les sites : « http://www.téléfériquedelavierge.fish »

Nous comptons inaugurer ce dispositif le 15 août 2020, le jour de l’ascension.

Premier avril 2019 – JP Dz

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1.632 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au sommet du rocher de la Vierge : ( ? ) ; … ; ( ? ).
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1.633 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au sommet du rocher de la Vierge : ( ? ) ; ( ? ) ; Freddy Motala ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.634 : COMBLAIN-LA-TOUR : Trajectoire du futur téléférique.
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1.635 : COMBLAIN-LA-TOUR : Trajectoire du futur téléférique.
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1.636 : COMBLAIN-LA-TOUR : Modèle du futur téléférique.
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1.637 : COMBLAIN-LA-TOUR : Modèle du futur téléférique.
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1.638 : COMBLAIN-LA-TOUR : Emplacement du départ du futur téléférique.
1639
1.639 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pavillon à reconstruire sur la machinerie.
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1.640 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pavillon à reconstruire sur la machinerie.
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1.641 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pavillon à reconstruire sur la machinerie.

 

0164 – « Moteur … »

Je ne voulais pas vous en parler avant que l’affaire ne soit entièrement conclue …Aujourd’hui, puisque nous avons signé un précontrat, je peux enfin vous annoncer la bonne nouvelle : j’ai été contacté, il y a déjà quelques mois, par un producteur du nord de la France, qui était très intéressé par notre petite histoire et qui veut absolument en faire un film !

Tout d’abord, j’ai été surpris. Je pensais qu’il s’agissait d’une blague … Mais vu l’insistance du producteur, j’ai fini par l’inviter à la maison. Depuis, nous nous sommes déjà rencontrés une bonne douzaine de fois … y compris sur place à Comblain-la-Tour.

Je ne peux malheureusement pas tout vous dire … dans le précontrat que j’ai signé, il y a tout un paragraphe consacré à des clauses de confidentialité que je me dois de respecter à la lettre. Néanmoins, et puisque votre participation est indispensable à la réalisation du projet … nous avons convenu que je vous informe, dès à présent, de ce qui suit :

Un scénario est en cours d’écriture. L’action va se dérouler en 2 époques distinctes : la première partie se situera « début des années septante » et la seconde de nos jours. La trame générale, c’est l’histoire de la colonie de vacances des polonais à Comblain. Alors bien sûr, nous avons repris toute une série d’anecdotes authentiques, mais il a fallu tout mélanger, les turnus, les années, les participants, … pour avoir une cohérence du scénario et une unité de temps. Le scénariste « officiel » a souhaité ajouter des souvenirs personnels qu’il avait glanés lors de sa propre expérience dans le scoutisme. Donc, il y aura des scènes qui se sont réellement passées au bord de l’Ourthe, et d’autres qui n’ont rien à voir avec Comblain ;

Pour rendre le tout plus crédible, des acteurs professionnels ( et pas n’importe qui ) interpréteront les rôles les plus importants. Mais nous serons engagés – sous contrat d’artistes amateurs figurants – pour jouer notre propre rôle. Pour être plus précis, dans la première partie, on nous demandera de jouer le rôle des parents qui amènent leurs enfants pour la colo et dans la seconde partie, nous serons les enfants qui ont vieilli. Ça ne devrait pas être trop compliqué … ;

Nous avons aussi beaucoup travaillé pour trouver « qui » va jouer « quoi ». Deux vedettes ont d’ores et déjà signé leur accord. J’ai le grand plaisir de vous informer que Madame Sandrine Kiberlain sera notre infirmière qui « essayait-de-se-cacher-pour-bronzer-en-paix» et Monsieur Bouli Lanners endossera le rôle de Pan Jan. Un troisième acteur célèbre est sur le point de signer. Il s’agit de Monsieur Lambert Wilson que nous avons convaincu d’interpréter le personnage de Ks Kurzawa. Son rôle dans le film « Des hommes et des Dieux » prouve à quel point la soutane lui sied à ravir ;

Pour les autres « adultes » du début des années septante, il reste encore à compléter la distribution. Si vous avez des suggestions … c’est le moment. Nous, on pensait à Madame Josiane Balasko, dans le rôle de Pani Merta ( reste à voir combien elle demande ) et le producteur voudrait imposer Madame Marthe Villalonga pour jouer la chef cuisinière … J’avoue que cette dernière idée ne m’enchante guère … l’accent pied-noir de Madame Villalonga risque un peu de faire tache. Qu’en pensez-vous ? On cherche encore pour Pan Bardo et son épouse.

Pour le reste, concrètement, l’équipe de tournage sera déjà présente en juillet / août 2018 à Comblain pour faire le casting des enfants. Ensuite, ils reviendront lors de notre week-end de septembre pour nous auditionner et distribuer les rôles qui nous seront définitivement attribués. Il faudra sans doute prolonger le week-end pour tout mettre au point ;

J’ai fait aussi quelques allers-retours sur place avec le responsable de la photographie et l’ingénieur-lumière pour voir quel moment serait le plus opportun pour réaliser les scènes extérieures. Les photos d’aujourd’hui sont le résultat de ces visites. Il est plus que probable qu’on fera tous les extérieurs fin mai 2019, c’est là que la lumière est la plus propice.

Voilà, vous savez tout ( presque tout ) … On vous expliquera tous les détails lors de notre week-end en septembre. En attendant, faites de beaux rêves. Et si, en dormant, il vous vient des idées de scènes humoristiques n’hésitez pas à nous les envoyer. Et surtout, ne vous tracassez pas … la mise en scène a été confiée à deux types du coin qui ont l’habitude des films d’hauteur … les frères d’Ardenne.

Premier avril 2018 – JP Dz

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1.153 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc en été : Essais photos pour le film.
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1.154 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Ourthe en été : Essais photos pour le film.
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1.155 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le long de l’Ourthe en hiver : Essais photos pour le film.
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1.156 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le long de l’Ourthe en été : Essais photos pour le film.
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1.157 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bâtiment en hiver : Essais photos pour le film.
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1.158 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bâtiment en été : Essais photos pour le film.

 

0156 – « Mangez proprement ! »…

« Mangez proprement ! »…

Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette recommandation quand nous étions attablés au réfectoire autour de nos moniteurs ou monitrices ? Et combien de fois ne l’avons-nous pas répétée nous-mêmes quand, à notre tour, nous sommes devenus moniteurs ? Pourtant, quand on regarde les photos qui illustrent ce texte … on est en droit de se demander si les règles qui paraissaient si « importantes » au réfectoire avaient la même portée quand on se retrouvait devant l’ognisko ? Même le Chef-moniteur s’y mettait … tout comme Monsieur Paterka ! Je plaisante … évidemment !

Les colonies à Comblain avaient un rôle éducatif important auquel veillaient les staffs des moniteurs et tous les responsables du centre. Nous y apprenions à parler polonais, à découvrir la culture polonaise et d’une manière générale, à intégrer ce que représentait le fait d’être polonais. Mais ces vacances constituaient aussi un précieux apprentissage de la vie en communauté, des bonnes manières, de la politesse et du respect  qu’il fallait accorder aux adultes, aux consignes, aux horaires, à toutes ces valeurs qui ne souffraient aucun écart ( ou si peu, nous étions tout de même en vacances … ).

Mais ces colonies nous ont aussi – et surtout – appris les bienfaits de la bonne humeur partagée, du rire franc et profond et d’une certaine légèreté … Tous ces jeux, auxquels même les adultes se prêtaient si volontiers, n’avaient qu’une seule finalité : rendre le temps que nous passions ensemble, agréable et attrayant. Et donc, nous avons beaucoup ri ensemble … ri les uns des autres … ri de nous-même. D’ailleurs, 40 ans après, à chacune de nos retrouvailles, ce sont ces parties de plaisir que nous évoquons le plus souvent.

Ce qui nous revient le plus spontanément en mémoire, ce sont les fous rires, le souvenir de ces moments où la situation basculait et où les pitreries prenaient le dessus, ces moments où les blagues et les gags en tout genre préparés et orchestrés savamment ou qui arrivaient fortuitement procuraient de la joie et du plaisir à tous !

Car que l’on ait été l’auteur de quelques « vilains tours »  ou que l’on en ait été le destinataire ou la « victime », on s’en amusait toujours ! Ces souvenirs sont  ancrés dans nos mémoires, ils sont  tenaces et ça fait du bien de voir que lors de nos rencontres d’anciens, certaines espiègleries ont la vie dure comme ce dentifrice déposé la nuit sur certaines poignées de porte …

On riait de tout et surtout, de nous-mêmes ce qui est peut-être la clé du bonheur et de la joie de vivre car comme disait je ne sais plus qui : « Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même … il n’a pas fini de s’amuser ».

Quand on y repense, on a l’impression d’avoir connu un certain « âge d’or humoristique », une époque où l’on pouvait rire de tout, où l’on s’autorisait une certaine espièglerie qui aujourd’hui serait peut-être moins bien perçue ….

Je ne sais pas si on peut dire que  l’autodérision est une facette de l’âme polonaise, ( d’ailleurs, à ce propos, qui pourrait me dire spontanément – sans tricher et sans aller sur Internet pour trouver la réponse – comment on traduit en polonais le mot : « autodérision » ? Alors ? Je vous laisse réfléchir …) mais je suis sûr que nous, nous avions un sens profond de ce qui est drôle et cet humour, parfois un peu corrosif, c’est en colonie que nous avons le plus souvent pu l’exercer ou … l’éprouver à nos dépens !

À une période où la palette de ce qui prête à rire se réduit à une peau de chagrin, où on risque à tout moment d’être condamné pour « légèreté », je ne peux que me réjouir d’appartenir à une génération qui savait ( encore ) rire.

Mais revenons à Comblain, sur les photos en annexe, c’est le beau Andrzej ( André Warchulinski ) qui nous montre tout ce qu’il peut faire « sans les mains » … Et ça tombe à pic ! Comment aurais-je pu écrire quelques lignes sur l’humour à Comblain sans parler d’André Warchulinski ? Pour tous ceux qui ne le connaissent pas encore bien, je peux affirmer que c’est le « pince-sans-rire » le plus irrésistible de notre petite bande de joyeux lurons. Il dissimule, sous son aspect austère et presque « trop sérieux », une tendresse déconcertante et un côté bon vivant particulièrement contagieux. Saviez-vous qu’il a été Chef-moniteur en 1981 ?

Sur la photo 1.092, plus récente, André et son beau-frère, Janusz Latkowski – avec qui il partage le même humour décapant, mais qui fait tellement de bien – posent ensemble, et pour notre plus grand plaisir, en mode « Blues Brothers ». Merci les gars, votre sens de l’humour réveille à chaque fois le jeune « kolonista » qui sommeille encore en chacun de nous … !!!

05/02/2018 – JP Dz

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1.083 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1981 : Jeux dans le parc : André Warchulinski.
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1.084 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1981 : Jeux dans le parc : André Warchulinski ; Henri Zapałowski ; ( ? ).
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1.085 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : André Warchulinski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Paterka.
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1.086 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : ( ? ) ; André Warchulinski ; ( ? ).
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1.087 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : ( ? ) ; Mr Paterka ; ( ? ).
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1.088 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : ( ? ) ; … ; ( ? ).
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1.089 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : Frédéric Swiderski.
1090
1.090 : COMBLAIN-LA-TOUR : Jeux dans le parc : ( ? ; ( ? ) ; ( ? ).
1091_80
1.091 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Dans une chambre : Henri Zapałowski ; Michel Konarski ; Pascal Łagocki ; ( ? ) ; Philippe Rouls ; Freddy Motała ; ( ? ).
1092_2016
1.092 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Devant le perron : André Warchulinski ; Janusz Latkowski.

 

0148 – Le monopole des bêtises

Nous n’avions pas, nous les jeunes, le monopole des bêtises à Comblain … loin de là ! Les adultes s’amusaient aussi énormément. Sans doute que le climat s’y prêtait, et tant mieux.

La photo 1.013 illustre une de ces grandes farces qui a fait beaucoup rire. On peut y voir deux cuisinières, Martha Sladecka ( Madame Dziewiacien ) et sa meilleure amie Anne Konska ( Madame Dudziak ) en mode « vamp » au pied de l’arbre aux singes, dans le fond du parc. Cette mise en scène, soigneusement préparée, avait pour but de faire croire aux deux maris – Jean Dziewiacien et Stefan Dudziak – restés chez eux à Bernissart – qu’il se passait des choses louches à Comblain-la-Tour !

J’ignore où elles avaient dégoté de pareilles tenues ? Mais c’est la première fois ( et la seule fois d’ailleurs ) que je voyais ma maman et ma marraine en short ! Rien n’avait été laissé au hasard … chapeau, casquette et postures équivoques. Pas de doute, elles cherchaient à provoquer … ou du moins à séduire.

La photo a été très vite développée au petit magasin de souvenirs de la Place du Wez, et envoyée promptement, chez les maris respectifs.

Vous pouvez aisément imaginer l’émoi que cette photo a suscité dès sa réception !

Stephan et Jean n’en revenaient pas d’une pareille trahison. Ils grognaient et vociféraient, à qui voulait les entendre, que « ça ne se passera pas comme ça ». Ah, non ! L’expédition punitive a été programmée dès le lendemain matin. Ils ramèneraient leurs femmes à la maison sur le champ et sans discussions possible. C’est dit.

Évidemment, à Comblain, tous les adultes étaient au courant de la farce. Tout le monde connaissait les deux malheureux ( mâles heureux ), tous imaginaient la réaction épidermique que cette photo allait engendrer. Tout le monde attendait l’arrivée imminente des maris abusés. On riait déjà à l’avance.

Comme prévu, Jean et Stefan, les mines graves et les visages fermés, ont débarqué sur le gravier de l’entrée du parc dans un crissement de pneus qui en disait long sur leur détermination. Mais dès le premier contact, dès les premiers sourires qu’ils ont croisés, ils ont compris que ce n’était qu’une blague, et qu’elle avait pour but de les faire enrager … et que c’était réussi. Très vite, c’est tout le staff qui était autour d’eux pour les embrasser et les rassurer. Ils n’avaient rien à craindre … tout était normal à Comblain-la-Tour ; aucune dérive, aucun écart à la moralité, rien que des adultes qui trouvent un peu de temps pour s’amuser malgré la masse de travail.

Jean et Stefan sont quand même restés la journée entière à Comblain … pour être sûr ! Et finalement, après quelques verres et beaucoup de rires, ils sont repartis chez eux rassurés … enfin presque. Mais connaissant mon papa et mon parrain, je ne doute pas que le trajet de retour, fut l’occasion de « râler sec » ! L’histoire ne s’est pas terminée avec la fin des colonies. Cette photo a encore été évoquée souvent. Anna et Martha n’hésitaient pas à l’utiliser pour semer régulièrement le doute dans la tête des deux maris.

J’aimerais beaucoup profiter de cette anecdote pour rendre un vibrant hommage à Mr et Mme Dudziak.
Ce couple exemplaire détient un record qui sera difficile de battre. En effet, parents d’une famille nombreuse ( ce qui à l’époque était plus courant qu’aujourd’hui ), ils ont élevé 10 enfants dont 8 ont été membres du KSMP de Mons. Ce qui fait d’eux, les plus grands contributeurs au potentiel humain de cette formation.

La plupart des enfants du couple sont passés par Comblain-la-Tour, soit en colonie, soit lors des Majówki, soit pour venir assister leurs parents qui n’ont jamais pris pour prétexte d’avoir beaucoup d’enfants pour ne pas contribuer à l’effort commun. Au contraire, ils étaient présents, disponibles et efficaces aux cuisines et partout où on avait besoin d’eux. Les photos en annexe en témoignent.

Quant à la « tribu » … tout le monde se souvient de Maria, Eva, Każa, Anna, Janek, Thérèse, Jeanine et Patricia avec qui nous avons passé de si bons moments. Pas mal pour une seule famille …

À titre plus personnel, je leur dois beaucoup. Ils ont été Ma famille.

Quant aux photos 1.017 et 1.018, qui pourrait nous expliquer à quelle farce ou à quelle plaisanterie elles se rattachent ?

11/12/2017 – JP Dz

1013
1.013 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le fond du parc : Madame Martha Sladecka ( épouse de Jean Dziewiacien ), ma maman ; Madame Anna Konska ( épouse de Stefan Dudziak ), ma marraine.
1014
1.014 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la cuisine : Monsieur Stefan Dudziak ; Madame Anna Konska, son épouse ; Madame Maryska Młynarski ; Thérèse Dudziak ; Patricia Młynarski.
1015
1.015 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le quai de la gare : Devant : Jeanine Dudziak ; Patricia Dudziak ; Thérèse Dudziak ; Derrière : Madame Dudziak ; Madame Bardo ; ( ? ) ; Madame Dziewiacien.
1016
1.016 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans la cuisine : Monsieur Stefan Dudziak ; Madame Veronica Załobek ; ( ? ) ; ( ? ) ; Madame Bernadette Rozlack ( épouse d’Adam Ogonowski ) la maman d’Eveline et de Dominique ; Monsieur Léon Czak ; ( ? ) ; ( ? ) ; Madame Bardo.
1017
1.017 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans une chambre : Monsieur Szczepanski.
1018
1.018 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant l’Ourthe : Pan Jan ; ( ? ).

 

0120 – Je me suis laissé embarquer

«  Je me suis laissé embarquer … »

C’est par ces mots que Pierre Front a commencé à me raconter  son anecdote : «  Je me suis laissé embarquer … » et de « barque », il était bien question … Il est vrai que connaissant Pierre depuis toujours, je n’ai aucune raison de douter qu’il n’était effectivement pas le meneur de l’aventure qu’il  avait décidé de me raconter avec émotion … N’empêche, il y était … et il a gardé de cette histoire, un souvenir tendre ; «  une leçon de vie » comme il aime à le souligner.

Des meneurs, il n’en manquait pas. Ils étaient 4 à longer l’Ourthe, à pied, pour rejoindre la plage ce jour-là ; outre Pierre, étaient présents Richard Konarski, son cousin, mais aussi Alfred Materna et Géniu Bujanowski … Avec pareille équipe, tous les dérapages étaient possibles … le moindre imprévu pouvait donner lieu à une nouvelle aventure. L’imprévu, ce jour-là, a pris la forme d’une barque, amarrée à un arbre, et qui leur semblait abandonnée ! Difficile de dire lequel des 4 a proposé de « sauver » l’embarcation de l’ennui et de la torpeur dans lesquels elle paraissait plongée et de lui redonner l’occasion de voguer un peu. Le fait est, que personne n’y a vu malice … aucun d’entre eux n’a pensé que la barque pouvait avoir un propriétaire qui veillait certainement de loin sur la belle endormie … Tous les 4 n’ont vu là que la perspective d’une joyeuse virée.

Le plan était simple : « On remonte le courant, en direction d’Hamoir, on va boire un verre au « Café des Sports » d’Hamoir, et puis on revient, en se laissant « couler doucement », entraîné par le courant qui nous ramènera au point de départ. Le tout ni vu, ni connu … sauf des autres enfants de la colonie qui sont déjà à la plage et devant qui on passera – une nouvelle fois – pour des héros ». Et ils ont embarqué ; cap vers Hamoir.

Mais mener sa barque à contre-courant, n’est pas chose aisée … même pour des ados qui ont l’habitude de faire le contraire de ce qu’on attend d’eux. Les débuts étaient chaotiques. Quant à l’idée de mettre les voiles discrètement … c’était sans compter que les bords de l’Ourthe étaient largement fréquentés. La nouvelle de l’abordage s’est répandue comme une traînée de poudre. Très vite, le propriétaire du navire était averti et la contre-offensive organisée.

Pendant que nos 4 pirates tentaient de ramer au milieu de la rivière en essayant d’éviter les cailloux et autres récifs, l’armateur se lançait à leur poursuite. Quand il les a rejoints, il n’était même pas essoufflé … il faut dire, que la barque avait fait … plus ou moins … 200 mètres ! On était encore loin d’Hamoir. Je vous laisse imaginer l’échange houleux entre nos marins amateurs et le malheureux propriétaire spolié, victime de cet acte de piraterie. L’un criant au scandale, menaçant d’appeler la police, hurlant de tout son souffle, les autres tentant d’expliquer que ce n’était qu’un emprunt de quelques minutes et que personne n’avait envisagé de s’approprier l’embarcation pour de bon … d’ailleurs qu’en auraient-ils fait ? C’est terrible comme les adultes peuvent être rétifs aux arguments logiques et posés des plus jeunes ! ! !

Bref, il a fallu renoncer à la croisière. Mais l’individu frustré, et sûr de son bon droit, ne comptait pas en rester là. Il cherchait à transformer la joyeuse régate  en véritable … naufrage ! Pour couper court, nos 4 corsaires amateurs se sont séparés pour rejoindre la colonie par différents chemins et ainsi brouiller les pistes. Deux d’entre eux ont carrément plongé tout habillés dans l’eau. Ils sont ressortis de l’autre côté de la rivière et, pour rejoindre la colo, ont longé les rails du chemin de fer … Ils sont rentrés complètement trempés, sous les yeux interrogatifs des autres ados. Les deux autres, ont repris le même chemin qu’à l’aller et ont traversé par le pont.

Mais la ruse n’a pas fonctionné. Evidemment. Inutile de dire, que pour les comblinois, ce genre de méfait c’était « sûrement » les enfants du home polonais. Aussi, dès que les 4 mercenaires sont rentrés, ils étaient attendus dans le bureau de Ks Kurzawa !

La perceptive d’entrer dans le bureau du Directeur suscitait toujours un sentiment d’effroi … même pour nos moussaillons amateurs. Le propriétaire du bateau était déjà là, devant le prêtre. Bien sûr, il reconnaissait les coupables. Il s’est lancé alors dans une interminable diatribe, laissant libre cours à toute sa colère … vociférant, jetant ses bras en l’air, réclamant la peine capitale et jurant de ne se calmer que si la punition était exemplaire.

Durant de longues minutes, Ks Kurzawa est resté impavide et silencieux tel un phare inébranlable au pied duquel les vagues de la colère du propriétaire en furie venaient se briser … Au bout d’un long moment, jugeant que l’homme avait épuisé tous ses arguments et qu’il avait par la même occasion assouvi quelque peu sa colère, Ks Kurzawa  a pris la parole pour dire : «  Ils ne le feront plus ! ».

Ce n’est pas exactement ce qu’attendait le préjudicié … ni les auteurs du méfait. Mais ces mots – prononcés avec tant de calme et d’autorité – étaient définitifs et sans appel. D’ailleurs personne ne semblait vouloir briser le silence qui a suivi la sentence. L’homme a tourné ses talons et s’en est retourné sur ses terres … l’avis de tempête était levé ; nos 4 ados, quant à eux, s’en sont allés ramasser les « champignons » dans le parc et pour une fois, cette corvée leur a semblé douce.

L’attitude de Ks Kurzawa avait été proportionnée, pleine de sagesse et de discernement. Il avait parfaitement mis en balance d’une part,  la relative gravité du méfait et d’autre part, l’appétit de vengeance disproportionné de la victime qui n’avait subi en réalité, aucun dommage …  Ks Kurzawa n’était pas seulement l’autre mât, il était aussi le rempart derrière lequel nous, ses enfants, pouvions nous abriter et laisser libre cours à notre insouciance.

« C’était une leçon de vie » insiste Pierre, « d’ailleurs, pour respecter la parole du prêtre, nous ne l’avons plus jamais fait ! ». Mais Dieu merci … il y a eu encore tellement d’autres bêtises pour lesquelles aucune promesse n’avait été faite.

Comme il n’existe pas de photos de ce fait d’arme, je ne résiste pas à la tentation de partager avec vous ces quelques photos de Pierre ( je suis sûr qu’elles feront plaisir au fan-club de Pierre Front ). En tout cas, elles illustrent bien que Pierre s’est souvent « laissé embarquer » … mais c’était toujours pour la bonne cause et pour défendre le folklore et les traditions polonaises. Aujourd’hui, c’est lui le meneur. Non seulement, il accompagne l’orchestre Bardzinski, mais il dirige – à la baguette et depuis 30 ans, tel un capitaine au long cours – l’orchestre de l’ensemble « Spotkanie ».

29/05/2017 – JP Dz

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0779 : Pierre Front.
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0780 : Pierre Front.
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0781 : Pierre Front et Alfred Materna.
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0782 : Pierre Front.
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0783 : KSMP de Mons : ( ? ) ; Didier Bouchéi ; ( ? ) ; Freddy Motala ; ( ? ) ; Pierre Front.
0784
0784 : ( ? ) ; Pierre Front ; ( ? ).
0785
0785 : Jérôme & Yvan Bardzinski Orchestra.
0786
0786 : Orchestre de Spokanie.