0257 – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe w Ressaix

J’aimerais aujourd’hui rendre un hommage appuyé à quelqu’un qui a joué un rôle essentiel dans la petite communauté polonaise de la région du Centre : Eugeniusz Perzyna.

Bien avant la mode des blogs et des réseaux sociaux, Gieniu avait compris l’importance d’immortaliser ces moments furtifs où la générosité des polonais s’exprimait au travers du travail et de l’énergie qu’ils offraient à leur communauté. Et s’il y a bien un endroit où on a beaucoup travaillé, c’est à Ressaix. Gieniu a donc compilé – dès 1995 – un recueil de souvenirs qui mérite amplement d’être reproduit ici.

Avec les moyens du bord – à l’époque les moyens techniques étaient loin d’être aussi performants qu’aujourd’hui – il a minutieusement rassemblé une quantité incroyable de photos ; puis, il les a triées, thématisées, annotées et photocopiées. Sa brochure, d’une cinquantaine de pages, illustre parfaitement tous les aspects de la vie culturelle de « l’Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe w Ressaix ». Cette brochure a été largement diffusée et je suis sûr qu’il n’existait pas un foyer polonais de la région qui n’en possédait pas un exemplaire. En quelque sorte … c’était déjà un blog avant l’heure.

Si Gieniu Perzyna a su capter ces moments avec tant de justesse, c’est qu’il était là … toujours. Il a été présent, durant plusieurs décennies, aussi bien lors de tous les travaux, que lors de tous les évènements, de toutes les fêtes comme de tous les préparatifs, de tous les spectacles comme de toutes les réunions. Et pas seulement présent comme témoin, mais plutôt comme locomotive, comme générateur d’enthousiasme … comme pilier. Il a été une aide précieuse pour Ks Kurzawa … son bras droit.

Qui mieux que Gieniu Perzyna peut raconter cette épopée ?

Je vous livre donc ce document. Malheureusement, scanner des photocopies ne donne pas toujours un résultat optimum. J’en suis navré. Les photos qui ont été utilisées à l’époque, ont été rendues à leurs propriétaires. Elles doivent encore traîner dans quelques tiroirs … Et si, ensemble, on essayait de reconstituer cette brochure avec les photos d’origine ? Chiche ! Ne me dites pas que c’est impossible.

Comme disait Max Weber : « L’expérience historique confirme une vérité, l’homme n’aurait pas atteint le possible s’il n’avait pas, à maintes reprises, cherché à atteindre l’impossible ».

Donc, nous sommes d’accord … on se lance dans l’aventure ! Concrètement ( histoire de bien affirmer que je ne plaisante pas ) il nous reste à retrouver 149 photos ; sachant que 6 photos sont déjà retrouvées ( elles ont déjà été publiées ou le seront prochainement ) : reste 143. Au boulot !

Je terminerai en saluant Gieniu Perzyna et en le remerciant, au nom de tous les Anciens de Comblain, pour avoir été un précurseur.

06/01/2020 – JP Dz

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2.058 : Album pamiątkowy : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe w Ressaix – 1955 / 1995.

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Album pamiątkowy : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe w Ressaix – 1955 / 1995.
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2.059 : Album pamiątkowy : Eugeniusz Perzyna.

 

Bonne année 2020

Pour vous souhaiter à tous une bonne année, je cherchais la photo qui symboliserait le mieux notre passé commun, notre culture commune et en même temps ce regard positif que nous portons vers notre avenir. Je crois que j’ai trouvé ! Avec quelques jours d’avance, Bonne année 2020 et merci à tous pour votre contribution à notre communauté de souvenirs des Anciens de Comblain.

Jean-Pierre Dz

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Helena Wochen ; Sonia Zaar. ( Photo d’Edward Witecki )

 

 

4 décembre 196 ??

En ce jour de Sainte-Barbe, comment ne pas avoir un pincement au cœur en se souvenant de nos papas mineurs polonais qui exerçaient le métier le plus pénible qui soit, mais qui étaient si fiers d’être tellement utiles à leur famille et surtout à leur pays d’adoption.

04/12/2019 – JP Dz

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4 décembre 196? : La société Saint-Barbe des mineurs d’Harchies – Bernissart : Mr Bierczyk père ; Mr Stefan Młynarski ; Mr Szczepanski ; Mr Władek Likos ; Mr Majczak ; Mr ? ; Mr Sylvestre Bierczyk ; Mr Stefan Dudziak ; Mr Jean Dziewiacien, mon papa, qui porte le drapeau de la société.

 

0252 – Święty Mikołaj

La fête de Saint-Nicolas n’est pas ancrée dans la tradition polonaise. À l’origine, c’est un évènement qui était surtout célébré dans l’est et le nord de la France, en Belgique, aux Pays-Bas et dans l’ouest de l’Allemagne. Pourtant, quand les polonais se sont installés en Belgique, tout naturellement, ils ont adopté les coutumes de leur pays d’accueil. Et quelle bonne idée pour nous les enfants !

Tous ceux qui ont connu ces fêtes dédicacées à « Święty Mikołaj », en gardent un souvenir délicieux. Pourtant, les organisations polonaises qui étaient à l’origine de ces rassemblements ne roulaient pas sur l’or … loin de là. Il en fallait de la persévérance pour pouvoir offrir, chaque année, à tous les enfants ces petites attentions qui nous faisaient tant plaisir. Ce n’était pas grand-chose certes, mais puisque c’était Saint-Nicolas qui nous l’offrait … et qui l’offrait à tous les enfants … qu’ils aillent ou non à l’école polonaise … que leurs parents soient ou non assidus à la messe … qu’ils payent ou non leur cotisation … nous étions tous sur le même pied d’égalité et fiers d’appartenir à cette communauté.

Pour la circonstance, le saint homme distribuait, à tous les gosses présents, un énorme paquet composé de bonbons, de noix, de noisettes, d’amandes et autres mandarines. Et nous passions la soirée à nous partager ce petit trésor. C’était des moments d’exception qui rythmaient nos enfances.

Un peu plus tard, quand nous accédions à l’adolescence, on continuait à apprécier le cadeau … mais notre attention se focalisait plutôt sur l’image du généreux donateur. Le saint homme, sous sa longue barbe blanche, ressemblait toujours à un des membres de l’association. Cette ressemblance, qui troublait un peu les plus jeunes, se transformait en devinette pour les galopins que nous étions devenus : « Qui se cachait, cette année-là, sous l’habit ? Lequel de nos papas ou de nos Wuja se prêtait ainsi au jeu ? ». C’était alors pour nous l’occasion de le taquiner pour essayer de le déstabiliser. Mais l’habit fait le moine, tout le monde le sait, et sous le costume l’homme restait impassible. Alors, pour confirmer nos doutes, nous analysions les chaussures de Saint Nicolas … le souci du détail n’allait jamais jusqu’à changer de souliers. Au final, après sa prestation, et au vu de ses chaussures, on reconnaissait toujours le déguisé. Parfois, des « écarts » de langage ou des tics nous avaient déjà mis sur la piste. Malgré ça … aucun d’entre nous n’aurait voulu rater la fête.

Les photos qui illustrent ce texte sont des témoignages mémorables d’une époque où c’est la simplicité qui prévalait. Entouré par des enfants impressionnés, Saint Nicolas joue son rôle : celui d’entretenir l’imaginaire des plus petits.

02/12/2019 – JP Dz

2004
2.004 : Saint-Nicolas à RESSAIX : Kz. Kurzawa ; Casimir Swiderski ; ( ? ) ; Michel Spiewak ; Lucette Kiełtyka ; les enfants Stachura ? ; St Nicolas ; Richard Szymczak ; la petite Rybacka ? ; Lilianne Kiełtyka ; Therèse Spiewak ; des enfants Krzywinski ; Marek et Annie Kiełtyka ;  les filles Rybaczek ; Marek Janicki. ; Eveline Ogonowski donnant la main de Freddy Kiełtyka ; et derrière, Dominique Ogonowski.
2005
2.005 : Saint-Nicolas à RESSAIX : Christine Chudzicki ? ; Kz. Kurzawa ; Mr Tadek Szymczak ; ( ? ) ; Saint-Nicolas ; Casimir Swiderski ; Les enfants : ( ? ) ; … ( ? ).
2006
2006 : Saint-Nicolas à RESSAIX : Mr Tadek Szymczak ; Saint-Nicolas ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2007
2.007 : Saint-Nicolas à ? : Saint-Nicolas ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2008
2008 : Saint-Nicolas à l’école polonaise de COURCELLES- FÉRRIÈRE : Jasełka avec Irène Adamczyk ; sa soeur ; Zygmund ; Mr Kotarzewski = Saint-Nicolas.
2009
2.009 : Saint-Nicolas à ? : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Saint-Nicolas ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2010
2.010 : Saint-Nicolas à RESSAIX – 1976 : Richard Szymczak ; Michel Spiewak ; Nathalie Haine ; Thérèse Spiewak ; Elisabeth Kciuk ; Denis Haine ; Et les dames du rosaire : Mme Ogonowski ; Mesdames Miklusiak ; Bartecka ; Spiewak ; Pietraszek ; ciocia Franka, …
2011
2.011 : Saint-Nicolas à RESSAIX 1976 : Thérèse Ogonowski ; Mr Michał Miklusiak ; Michel Spiewak ; Richard Szymczak ; Thérèse Spiewak ; Elisabeth Kciuk ; Beata Kotara ; Lydia Białecka ; Kz. Kurzawa.
Dorota
Dorota Druszcz ; Ks Lewandowski ; St Nicolas ; …

Commentaires :

Dorota Druszcz : C’était l’école polonaise de Châtelineau avec ks Lewandowski. Maman avait fait mon corset à la main, n’étant pourtant pas couturière pour notre danse « Zasiali górale ». Plus tard, elle l’a prêté à un groupe et plus jamais je ne l’ai reçu en retour. Je me rends compte que cela devait être mignon. J’étais la plus jeune, malheureusement plus tard, il n’y avait plus de KSMP à Châtelineau et je suis allée rejoindre mes amies de Charleroi.

 

 

0216 – Montaigu / Scherpenheuvel

Grand moment de « communion communautaire » : les pèlerinages … Montaigu en tête !
Aussi loin que remonte ma mémoire, le pèlerinage à Montaigu en fait partie.

Au début de mes souvenirs, nous y allions en train. C’était une véritable expédition. Il faut dire qu’en habitant le Borinage, nous étions sans doute les pèlerins polonais de Belgique les plus éloignés du site consacré au culte de Marie. Qui plus est, notre petite implantation de Bernissart était la plus à l’Ouest du Borinage ; c’était déjà un peu le début du Tournaisis. Au-delà de Bernissart, plus de charbonnage … donc plus de polonais.

L’expédition débutait, très tôt déjà, au Coron Lagache où tout le monde se réunissait pour partager les rares places des rares voitures qui pouvaient nous emmener jusqu’à la gare la plus proche : Blaton. Je revois encore le quai envahi de tous les « ciocia et Wuja », de tous les enfants, dont certains étaient revêtus d’habits folkloriques, des porteurs de drapeaux – qui maintenaient leurs précieux étendards à l’abri dans des housses en cuir – et des « Babcia et Dziadek », qu’on aidait à gravir les escaliers. Une fois installé dans le wagon, on aurait dit que le train n’était réservé que pour nous. Pourtant, ce n’était que la première gare …

L’omnibus s’arrêtait ensuite à Harchies, où embarquaient les polonais du village, à Ville-Pommeroeul, à Hautrage-Etat, … et à chaque fois, un nombre impressionnant de pèlerins grimpait dans les wagons qui commençaient à se remplir. L’ambiance était festive et la bonne humeur de rigueur. Très vite, on voyait les grands sacs des femmes et les carnassières des hommes s’ouvrir … c’était déjà l’heure d’une première collation. On partageait la saucisse polonaise ( la krakowska ), les œufs cuits durs, les tartines au beurre et … la wódka … évidemment. Comment pouvait-on envisager une « pielgrzymka » sans « wódka » ?

Plus tard, le train a été abandonné au profit d’autocars ; je ne sais pas pourquoi … peut-être parce que c’était plus pratique … mais le folklore y a perdu. Que ce soit en train ou en car, c’est toute la communauté polonaise qui convergeait vers Montaigu. Et quand ils débarquaient, ce n’était qu’embrassades, congratulations et plaisir de se retrouver. Tous se dirigeaient alors vers le lieu où était célébrée la messe.

Je n’ai pas le souvenir d’avoir assisté à la messe dans la basilique proprement dite, par contre, je me rappelle parfaitement de célébrations à l’extérieur, autour de ce « kiosque » où officiaient toute une série de nos prêtres polonais. Nous, nous étions installés sur ces petits bancs en bois fait d’une planche fixée sur deux rondins. L’endroit était ombragé. Quand il faisait très chaud, c’était agréable … mais parfois … il pleuvait averse ! Les plus à plaindre alors, c’étaient les malheureux porteurs et porteuses de drapeaux. Là où nous pouvions nous serrer pour avoir moins froid et mettre nos vêtements de pluie … eux restaient stoïques et concentrés. Par la suite, la grand-messe s’est faite dans une nouvelle implantation, vaste et spacieuse, qui pouvait accueillir tout le monde.

Après l’homélie, le temps était venu de dîner ; c’est-à-dire de finir ce qu’on avait déjà entamé dans le train. Personne, à ma connaissance, n’allait dans les restaurants … j’ignore même s’il y en avait ? Tous avaient apporté leur repas. C’était très gai. Nous mangions par petits groupes sur les mêmes bancs qui avaient servi pour prier.

Venait ensuite la procession. On pouvait alors voir nos prêtres régionaux à la manœuvre … rassemblant leurs troupes, organisant leurs fidèles, plaçant les enfants habillés en costumes folkloriques à l’avant de la délégation, suivis par les porteurs de drapeaux, les prêtres et les fidèles. C’était presque un concours pour savoir quelle région serait la mieux représentée, la mieux organisée, la plus méritante … On sentait bien que pour nos curés, ce défilé-là … il ne fallait pas le rater !

Dès que le cortège démarrait, les rues de Montaigu se remplissaient de toutes nos couleurs et résonnaient des prières et des « Zdrowaś Maryo » d’une multitude de pèlerins. C’était là le véritable moment de dévotion et de communion … le moment où nous avions l’impression de participer vraiment.

Après la procession, il nous restait encore un peu de temps pour nous balader autour des petits chalets en bois où on pouvait acheter qui des petites saintes Vierges en plastique remplie d’eau bénite, qui des boules à neige représentant la Basilique, qui des chapelets en ambre … C’était surtout le temps de la détente.
Pour les enfants que nous étions, pas de passage à Montaigu sans canne en sucre d’orge ! Très vite, chacun d’entre nous avait la sienne et … chacun suçait son bâton coloré avec application. Dieu que c’était bon ! Mais qu’est-ce que c’était long ! À force de sucer, le bâton se transformait en une longue pointe très aiguisée qui finissait par être dangereuse. Au bout d’un moment, même nous, on en avait marre. Les bonbons finissaient souvent dans le sac de maman ou dans les poubelles.

Mais c’était déjà le temps de retourner, chacun chez soi. On n’oubliait pas de saluer ceux des autres régions en se jurant de se revoir bientôt à Comblain-la-Tour ou à Banneux, et on réembarquait dans les trains, ou les cars.

Et rendez-vous l’année prochaine !

25/03/2019 – JP Dz

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1.620 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : L’église.
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1.621 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : L’église.
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1.622 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : L’autel sur le kiosque.
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1.623 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : Pendant la messe.
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1.624 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : Pendant la messe.
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1.625 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : Un porte-drapeau : Monsieur Sylvestre Bierczyk.
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1.626 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : D’autres porte-drapeaux : ( ? ) ; … ; Irena Kotarzewski, c’est la fille avec son imper sur les bras et à côté, c’est son papa. Ils viennent de Souvret.
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1.627 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : La procession.
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1.628 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : La procession.
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1.629 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : La procession.
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1.630 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : Détente avant le retour : Anna Dudziak ; Véronique Materna ; Ks Kurzawa ; ( ? ).
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1.631 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : Détente avant le retour : Anna Dudziak ; Véronique Materna.

 

0142 – Kubiak

Dans quelques jours, les Anciens de Comblain seront de nouveau réunis pour faire la fête. Cette fois-ci nous assisterons ensemble à un bal donné par l’orchestre Kubiak. J’aimerais profiter de cette occasion pour évoquer avec vous une des chansons mythiques de Stephan Kubiak, le cultisime « … do La Bassée ».

Ce titre ne vous dit rien ? C’est normal, il est assez mal représentatif de la chanson. Et si je fredonne : « Ja mu pokazał revolver mały, a on mi powiada « Vous pouvez passer » », ça vous parle ?

Je suis sûr que oui. Cette joyeuse ritournelle est solidement ancrée dans chacun d’entre nous. Elle nous renvoie à une époque déjà lointaine, mais tellement heureuse. Cliquez sur ce lien et laissez-vous entraîner : https://www.youtube.com/watch?v=Gxl7fWUqzC4

Alors ? Les souvenirs vous reviennent ? Ce titre faisait partie d’un de ces 33 tours que pratiquement tous les polonais de Belgique et du nord de la France possédaient chez eux. On l’écoutait le dimanche matin, en rentrant de la messe, en sirotant un petit verre. Je suis sûr que vous vous rappelez encore des paroles. Pas tout, mais presque … Et quand vient le refrain, vous ne pouvez pas vous empêcher de chanter à tue-tête : « Winkowin czerwone « ce n’est pas assez » ». L’originalité de cette chanson vient du fait que les paroles sont un mélange de polonais et de français ( du nord ), le tout accompagné par des commentaires « off » aussi hilarants qu’appropriés. C’est du vécu « Hein, Stara ! ».

J’entends encore mon papa, les yeux brillants ( surtout après deux ou trois verres ) et la voix pleine de malice, taquiner maman qui s’affairait encore dans la cuisine, en insistant lourdement sur le « Hein, Stara ! ».

Si vous vous demandez d’où vient notre culture populaire, n’allez pas chercher trop loin. Elle s’est nourrie de plein de choses qui étaient à notre portée ( c’est le cas de le dire ). Elle est un mélange de chants patriotiques et folkloriques, d’anciennes chansons, que même en Pologne on a oubliées, des airs les plus connus de Mazowse ou de Śląsk, d’hymnes scouts, mais aussi de ces rengaines entendues si souvent lors des nombreux bals et festivités. On a pris tout ce qui passait et on en a fait une sorte de melting-pot bien à nous. C’est déjà vrai dans notre façon de parler en polonais, mais c’est encore plus vrai dans notre façon de chanter.

Du coup, nos chansonniers, nos Śpiewnik, sont devenus des « recueils » qui ont assimilé un peu de tout.

Le Śpiewnik des Anciens de Comblain est le reflet de cette diversité. On y trouve mélangé pêle-mêle des grandes mélodies à la gloire de la nation, des marches militaires célébrant le bonheur de partir à la guerre ( ! ), des tristes complaintes de jeunes filles délaissées ou de jeunes garçons cherchant désespérément l’âme sœur, mais aussi des comptines, des berceuses, des chansons à boire, parfois coquines, et des chansonnettes à Kubiak.

Vous voulez les entendre ? Vous voulez les chanter comme jadis ? Rien de plus simple, même si vous n’êtes pas expert en informatique. Il suffit de suivre cette méthode : Cliquez sur le lien du blog des Anciens de Comblain : https://anciensdecomblain.com/

Cliquez sur l’onglet : Śpiewnik ( copie d’écran 10 ) ;

La longue liste des chansons apparaît ( copie d’écran 11 ) ; elles sont déjà plus de 80 ;

Faites défiler cette liste et choisissez une chanson, par exemple : « 012 – Hej sokoły » ( copie d’écran 12 ) ;

Cliquez sur la chanson ; une nouvelle fenêtre va s’ouvrir ( copie d’écran 13 ) ;

Cette fenêtre vous donne accès à la chanson que vous avez choisie ( copie d’écran 13 ) :

en face de la flèche noire, vous aurez le titre de la chanson et le n° ordre dans le Śpiewnik

en face de la flèche verte, ce sont des liens internet qui revoient vers des sites où on peut écouter la chanson

en face de la flèche rouge, les paroles de la chanson.

Pour entendre la chanson, il suffit de cliquer sur un des liens internet avec le bouton gauche de la souris ;

Si vous voulez en même temps entendre et chanter la chanson : cliquer sur le lien avec la roulette de la souris. Une nouvelle fenêtre va s’ouvrir à côté de la fenêtre où les paroles resteront visibles ( copie d’écran 14 ) ;

Pour démarrer la chanson, cliquez une fois sur la nouvelle fenêtre ( celle que le lien vient d’ouvrir ) ( copie d’écran 15 ) ; la fenêtre va s’ouvrir et la chanson va démarrer ( copie d’écran 16 ) ;

Il vous reste à réappuyer sur l’onglet du blog ( Śpiewnik – 012 – Hej sokoły ) pour revenir sur les paroles tout en écoutant la musique et la chanson.

Il existe encore une autre manière de se faire plaisir : démarrer la playlist de toutes les chansons et les écouter les unes après les autres. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur la playlist qui se trouve sur les 2 endroits entourés dans la copie d’écran 17.

30/10/2017 – JP Dz

0967_Stephane_Kubiak
0967 : – Stephan Kubiak.
0968_Stephane_Kubiak_1972
0968 : – Stephan Kubiak et son orchestre en 1972.
0969
0969 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : L’onglet « Śpiewnik ».
0970
0970 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Liste des chansons.
0971
0971 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Choix d’une chanson.
0972
0972 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Page de la chanson sélectionnée.
0973
0973 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Liens internet vers la vidéo de la chanson.
0974
0974 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Les deux onglets ouverts côte à côte permettent d’entendre et de chanter.
0975
0975 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Les deux onglets ouverts côte à côte permettent d’entendre et de chanter.
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0976 : Blog des Anciens de Comblain : Play-list : Accès à toutes les chansons.

 

0135 – Notre terrain de volley

Si vous prêtez l’oreille, sur le terrain de football de Comblain-la-Tour vous risquez d’entendre encore quelques accords de jazz. Mais si vous prêtez la même oreille sur Notre terrain de volley, c’est sûr, vous entendrez des notes familières … celles qui ont bercé notre enfance … celles du folklore polonais.

Ce terrain n’était pas seulement l’endroit idéal pour nos jeux et nos compétitions, il était aussi l’endroit parfait pour nos rassemblements et nos festivités. C’est là qu’on installait le grand chapiteau pour la majówka, là que les KSMP présentaient leurs spectacles, là qu’on organisait nos ognisko, qu’on arborait nos costumes folkloriques, là qu’on chantait, qu’on criait, qu’on s’exaltait. C’est l’endroit le plus saturé de nos rires et de notre joie de vivre.

Car il faut bien l’admettre, s’il y a bien une qualité chez tous les polonais, c’est celle de résister face à  l’adversité, de la surpasser pour en faire une dynamique positive ; aujourd’hui, on parlerait de « résilience », nous on sait que cela fait partie de notre nature profonde, que c’est inscrit dans notre histoire.

Dans les années 60, Monseigneur De jardin, délégué de l’épiscopat Belge auprès des réfugiés, participait régulièrement aux évènements organisés par la communauté polonaise. Quand on l’invitait sur scène pour s’exprimer, il aimait s’élancer dans des envolées lyriques mémorables. Le prélat était coutumier des petites phrases qui faisaient mouche. Je me souviens d’une de ses phrases qu’il avait prononcée lors d’un spectacle de danses folkloriques : « Une nation capable de faire chanter et danser sa jeunesse en exil, n’est pas une nation qu’on peut réduire en esclavage », disait-il d’une voix chevrotante.

Au premier abord, je me suis dit « Qu’en si beaux termes ces choses-là sont dites ». Bien sûr, il a raison. Et comment ne pas être fier d’inspirer une si belle image de Nos traditions. Le folklore est l’expression la plus aboutie de l’histoire et de la culture populaire. Il permet de transmettre, non seulement des valeurs, mais aussi un certain art de vivre. J’étais fier et heureux d’appartenir à une communauté capable d’y arriver.

Mais depuis, et après réflexion, ce sont les autres mots qui m’interpellent : « exil », « esclavage » … Quelle drôle d’idée ! Bien sûr, on peut toujours débattre de tout, mais … sommes-nous en exil ? Avons-nous le sentiment d’être, ou d’avoir été, ou d’avoir failli être « esclaves » ? Franchement … je n’ai jamais ressenti pareille blues. Être polonais n’a jamais été, pour moi, une souffrance … et vous ?

Je ne dis pas que nos parents, grands-parents, tantes et oncles n’ont pas souffert d’être obligés de quitter la Pologne. Je ne dis pas que l’accueil qu’ils ont reçu en Belgique était irréprochable. Je sais combien le travail qu’on leur confiait, au charbonnage ou ailleurs, était pénible … mais qui se souvient de les avoir entendus se plaindre ?

Ks Kurzawa, Pan Bardo, Dr Wilczek sont tous passés par des camps de concentration … vous ont-ils parlé de leurs souffrances ? Et combien d’autres, parmi nos familles, ont été prisonniers et maltraités par les nazis … vous ont-ils encouragés à la haine, à la vengeance et aux représailles ? Pas du tout. Au contraire. Ils nous ont appris à chanter, à danser … à vivre.

La grandeur des grands hommes se mesure par leur capacité à créer encore plus d’humanité dans chacun de nous ; la médiocrité des petits esprits, en revanche, n’est capable que d’attiser nos différences pour en faire des remparts contre leurs propres nullités.

Nos racines à nous sont Polonaises, mais toutes les racines sont faites pour aller plus loin, plus haut. Et c’est exactement à ça que nous ont préparé ceux qui veillaient sur nous à Comblain. Pas à oublier les racines, mais surtout à s’épanouir quel que soit le terrain sur lequel nos destins nous mèneraient. Ils n’ont pas, Dieu merci, essayé de faire de nous des nouveaux croisés capables de s’embraser, le moment venu, pour des doctrines périmées. Ils n’ont pas semé en nous les germes de l’insatisfaction permanente et de la révolte, comme on le voit tellement trop en ce moment. Ils ne comptaient pas sur nous pour une hypothétique reconquête. Ils ont mis en avant la culture, pas la nation. Ils ont choisi de nous transmettre les chansons, les danses et le folklore en général. Ils ont préféré nous inculquer la joie de vivre. Quelle sagesse !

Le terrain de volley de Comblain est, et restera pour toujours, un endroit singulier ; celui des rassemblements. C’est l’épicentre du Centre Millennium, presque sa raison d’être. C’est là qu’on vous donne rendez-vous ce 23 septembre 2017, pour fêter une fois de plus, le plaisir d’être ensemble.

11/09/2017 – JP Dz

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0897 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Sur le terrain de Volley : Véronique Milczanowski ; ( ? ) ; ….
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0898 ( et 32 ) : COMBLAIN-LA-TOUR – 1963 : Spectacle en costumes polonais : Les filles à partir de la gauche : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Sophie Nowak ; Fiutowski Marie-Françoise ; ( ? ) ; ( ? ) ; Nadine Kucharzewski.
0899_1968
0899 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1968 : Majówka sur le terrain de Volley : La jeunesse de Bois-du-Luc : Alice Bardo ; Kazik Kielbowicz ; Yolande Hordynski ; Gieniu Perzyna ; Violette Kielbowicz ; François Krenc ; Jasia Wadowska ; Jasiu Jozwiak ; Halunia Zawadzka ; Franek Klimanowicz ; Thérèse Wojnarowska ; Jerzyk Kielbowicz.
0900
0900 : COMBLAIN-LA-TOUR : Majówka sur le terrain de Volley : KSMP « Echo Ojczyste » de Mons : les filles : Basia Mazgaj ; Eva Dudziak ; Anna Dudziak ; Gertrude Kunath ; Maria Dudziak ; Stéphanie Goch ; une des sœurs Pawlak ; Ingrid Walasiak ; Christine Blasiak ; Les garçons : Didier Chmielecki ; André Karasiński ; Richard Chmielecki ; Serge Préat ; Zdzisław Blaszka ; Zygmunt Mielcarek.
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0901 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Majówka sur le terrain de Volley : Krysia Mielcarek sur les genoux de Zdzisław Chmielecki ; Monia Krasowska sur les genoux de ( ? ) ; Anne-Marie Mazgaj sur les genoux d’Alexis Łagocki ; Anna Dudziak sur les genoux de Jean-Pierre Dziewiacien ; Stéphanie Goch sur les genoux d’Henri Łagocki ; Christine Konarski sur les genoux de Zygmunt Mielcarek.
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0902 : COMBLAIN-LA-TOUR : Spectacle en costumes polonais : ( ? ) ; …. ; ( ? ).
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0903 : COMBLAIN-LA-TOUR : Spectacle en costumes polonais : ( ? ) ; …. ; ( ? ).
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0904 : COMBLAIN-LA-TOUR : Spectacle en costumes polonais : ( ? ) ; …. ; ( ? ).
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0905 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Spectacle en costumes polonais : ( ? ) ; David Brismé et sa sœur ( ? ).