0338 – 8 juin 1975

Parmi les grands moments de partage et de communion de toute la Communauté polonaise de Belgique, il y en a un qui surpasse tous les autres … et c’était précisément un 8 juin comme aujourd’hui.

En effet, le 8 juin 1975 – c’est-à-dire il y a 46 ans jour pour jour – nous inaugurions la nouvelle église polonaise de Ressaix en présence de nombreuses personnalités et des KSMP de Ressaix, de Mons et de Liège.

08/06/2021 – JP Dz

3.105 : Bénédiction de la nouvelle église polonaise de Ressaix.
3.106 : Ressaix.
3.107 :
3.108 :
3.109 :
3.110 :
3.111 :
3.112 :
3.113 :
3.114 : Ressaix : l’ancienne chapelle.

0337 – Si je peux me permettre …

Nous avons déjà évoqué ici la mémoire de Ks Woryna. Mais j’aimerais aujourd’hui – si je peux me permettre – aborder un autre aspect de son histoire. Il avait – entre autres – dans ses attributions, la gestion des âmes polonaises du petit village d’Harchies. Là, dès les années cinquante, il a sympathisé avec un couple d’émigrés. Est-ce parce que l’épouse s’appelait Martha … comme la maman du prêtre … où simplement parce que l’histoire de cette dame était abominable … le fait est que Ks Woryna s’est lié d’amitié pour ces deux rescapés pour qui le drame de leur vie était de ne pas pouvoir avoir d’enfant.

Je ne sais pas lequel des trois a eu l’idée, mais ce qui est certain c’est qu’à un moment donné Jean et Martha ont décidé d’adopter un enfant et Ks Woryna de tout mettre en œuvre pour faire aboutir ce projet. Comme vous pouvez l’imaginer, adopter un enfant belge … dans les années cinquante … juste après guerre … alors qu’on habite dans une baraque en bois, chemin de la Drève, au bord des marais d’Harchies … qu’on baragouine juste un peu de français ( qu’on a appris à la fosse ) … et qu’on ne sait écrire qu’en polonais … ce n’était pas gagné. Pour le couple, il aurait été plus facile de grimper sur l’Everest que de constituer un dossier ! Heureusement, Ks Woryna s’est chargé de tout. Il a fallu traduire, remplir des formulaires, des questionnaires, faire revenir des papiers, rassembler des témoignages, attester, … et surtout convaincre … inlassablement convaincre.

Et quand enfin la bonne nouvelle est arrivée … qu’on pouvait enfin aller chercher un enfant abandonné par ses « parents » à l’hôpital de Brugman d’Ixelles, c’est encore Ks Woryna qui a accompagné le couple pour la rencontre de leur vie. Je ne vous raconte pas l’émotion …

Le bébé avait à peine un mois quand il a débarqué à Harchies. Directement, il a été entouré par toute la petite communauté polonaise qui vivait là. Le bonheur des nouveaux parents était si communicatif qu’il irradiait sur l’ambiance générale. Ils étaient nombreux ceux qui voulaient devenir parrain et marraine de la petite tête blonde. Les parents ne savaient plus qui choisir ; ils ne voulaient surtout pas décevoir leurs meilleurs amis. Ks Woryna – toujours lui – a pris sur lui d’attribuer à l’enfant 3 marraines et 3 parrains officiels … comme dans les contes de fées. C’est lui qui a baptisé le bébé.

Bien sûr, l’enfant a d’abord appris à parler en polonais ; ce n’est que plus tard, à l’école communale, qu’il a découvert la langue française. Bien sûr, il a fréquenté assidûment l’école polonaise du samedi après-midi. D’ailleurs, c’est Ks Woryna qui venait le chercher en voiture, tous les samedis, à 2 heures moins quart, pour le cours qu’il assurait lui-même à Bernissart. Et après le cours, l’abée repassait chez Jean et Martha pour redéposer le gamin et ils soupaient tous ensemble. Quant à l’enfant, s’il sentait bien l’immense affection que le prêtre avait pour lui, il ignorait totalement le rôle essentiel que ce dernier avait joué dans son existence.

Bien sûr, comme tous les enfants polonais, le petit ira en colonies à Comblain-la-Tour … ce sera d’ailleurs les seules vacances qu’il aura. Il n’en aurait pas voulu d’autres … il adorait aller à Comblain. Plus tard, en 1968, à l’âge de 12 ans, il entrera au KSMP de Mons que Ks Woryna avait créé 8 ans plus tôt … hélas le prêtre n’y sera plus … il est décédé en 1967. Mais pour le jeune garçon, appartenir au KSMP, c’était comme accéder au Saint Graal. Même si les premières années il ne dansait pas encore avec les autres – les grands – rien que le fait d’être là lui donnait l’impression de faire partie de quelque chose … Il faut dire qu’entre-temps, il avait appris – par hasard – qu’il était « adopté » … et donc « différent » … et donc pas tout à fait polonais et plus vraiment autre chose ! Vouloir prouver qu’il était digne d’appartenir à la communauté polonaise deviendra son véritable moteur. C’est à ce moment-là aussi qu’il changea définitivement de nom … Enfin ! il avait son nom polonais.

Quelques années plus tard, le jeune garçon deviendra président du KSMP de Mons et occupera cette fonction pendant quatre ans et demi. Il deviendra même, durant un an, le président de tous les KSMP de Belgique. J’imagine Ks Woryna qui, du haut du ciel, devait observer tout ça en souriant et en se disant : « Il a bien grandi le petit bébé qui était seul au monde et que nous avons eu la bonne idée de ramener … ».

Évidemment, le jeune homme rencontrera l’amour à Comblain-l’amour et épousera une polonaise, la présidente du KSMP de Ressaix. Ils se marieront à l’église polonaise, sous la bénédiction d’un prêtre polonais ( Ks Kurzawa ) et fêteront l’évènement au Centre polonais de Ressaix. C’était un peu comme dans la chanson de Kubiak : « Rudy ojciec, ruda matka, rudy dziadek, ruda babka, … rudą dziewczę poślubiłem, rudy ksiądz nam celebrował, rudy organista śpiewał, rude muzykanci grali, rude gości tańcowali … » sauf qu’au lieu d’être roux, ils étaient tous polonais …. même lui.

Et puis, le tourbillon de la vie l’a entraîné. Ce fut la vie de couple, le boulot, la maison, les enfants, … et aussi veiller au bien-être de Jean et Martha qui resteront à tout jamais, pour le jeune homme reconnaissant, ses seuls vrais parents. D’ailleurs, il a fini par les installer chez lui pour que leur dernière décennie soit la plus douce possible. Et il était là, à leur chevet, pétri de chagrin, quand ils ont rendu leurs derniers souffles et qu’ils sont partis rejoindre leur ami Ryszard Woryna au paradis des justes.

Et enfin, encore quelques années plus tard, à l’automne de sa vie, celui qui avait tant apprécié d’avoir été accepté par la communauté polonaise, a décidé de consacrer un peu de son temps et de son énergie pour rendre à cette communauté un peu de ce qu’il avait reçu.

Cette histoire – véridique – a commencé il y a précisément 65 ans. Et ce petit bébé … c’est moi !

Merci à tous pour l’attention que vous m’avez accordée.

06/06/2021 – Jean-Pierre DZIEWIACIEN

3.104 : Ks Ryszard Woryna, entouré par : les 3 marraines, Madame Dudziak, Madame Dobrołowicz, Mademoiselle Valentine Stowbur ; les 3 parrains, Monsieur Dudziak, Monsieur Dobrołowicz, Grégoire Stowbur ; Martha et Jean Dziewiacien et leur bébé.

0334 – Pan Józef Karasiński : Pan nauczyciel

Quand nous pensons à Comblain-la-Tour, nous avons tout de suite à l’esprit les mots « vacances, congé, farniente et oisiveté ». Pourtant, ce Centre a bien été acquis dans un but éducatif … D’ailleurs, le comité qui a acheté la maison et le parc – et qui est toujours le propriétaire et le gestionnaire des lieux – s’appelle la « Macierz Szkolna »,c’est-à-dire la référence en matière d’éducation et de scolarité polonaise en Belgique. Comblain-la-Tour est donc un élément important d’un « système éducatif » mis en place, par la génération d’avant la nôtre, et qui avait pour but de nous « élever » avec des valeurs et des traditions polonaises.

Ce « système éducatif » était bâti autour d’un certain nombre de piliers. À la base il y avait, dans chaque implantation où vivaient des polonais, nos écoles polonaises du samedi ou du mercredi. Nous y étudions la langue et la culture dans des livres comme « Elementarz » ou « Nasza Rodzina » et « Nasza Szkoła » écrits spécialement pour nous par Dr Edward Pomorski, qui était – au sommet du système – l’inspecteur scolaire. Mais entre les deux, il y avait nos instituteurs. Ils étaient sans nul doute la clé de voûte du système !

Parfois, ce sont les prêtres eux-mêmes qui donnaient cours de polonais … mais parfois aussi c’était des civils dévoués, généreux et passionnés qui sacrifiaient leur temps à nous inculquer les bases de notre culture. C’est à eux que je voudrais rendre hommage aujourd’hui. Nous en avons tous connu. Ils portent des noms qui restent gravés dans nos mémoires : Mr Gzegorz Rożenski, à Heusden-Zolder, Mr Budziński à Châtelineau, … et encore combien d’autres qui méritent qu’on cite ici leurs noms. Souvent il n’était pas QUE instituteur … ils avaient des curriculum vitae impressionnants. C’est le cas de celui que nous allons évoquer aujourd’hui : Pan Józef Karasiński :

Biographie écrite par André Karasiński :

Józef KARASIŃSKI est né le 16 février 1914 à Tomaszów Mazowiecki, fils de Franciszek et de Małgorzata Dębiec. En 1934, il obtient son diplôme d’instituteur primaire à Słonim. En 1937, après trois années d’études à la « Szkoła Podchorążych Piechoty » (Ecole des Officiers d’Infanterie) à Komorów, il obtient le grade de sous-lieutenant. Jusqu’au déclenchement de la guerre, il sert au 14e régiment d’infanterie à Włocławek comme commandant de peloton.

Du 1er au 28 septembre1939, il prend part à la seconde guerre mondiale. Comme commandant de compagnie, il participe à la bataille de Varsovie et en connaît la capitulation. Du 29 septembre 1939 et jusqu’à sa libération par les Alliés, le 28 avril 1945, il est interné dans différents Oflags en Allemagne : Hohnstein, Colditz, Prenzlau, Neubrandenburg, Gross-Born et Sandbostel où il aboutit, épuisé, le 13 mars 1945, après avoir survécu à une marche d’évacuation entamée le 25 janvier 1945 – 600 km de la frontière polonaise et la frontière hollandaise.

Caserné à partir de mi-juin 1945 au camp de ralliement de l’armée polonaise à Lille, il est promu au grade de lieutenant le 1er juillet 1945 et est démobilisé, à sa demande, le 15 septembre 1947.

À Londres, le 11 novembre 1967, il sera promu par le général Anders au grade de capitaine, grade auquel il avait droit au moment de sa démobilisation en fonction de ses années d’ancienneté.

D’octobre 1945 à juin 1947, il étudie l’harmonie et le contrepoint à l’Académie de musique de Molenbeek-Saint-Jean. Le 12 octobre 1946, il se marie avec Wanda Helena JOP. Cette union est scellée par la venue d’un fils, André, né le 16 octobre 1947. Plus tard, trois petits-enfants, Isabelle, Christophe et Anne-Sophie viendront agrandir le cercle familial.

En Belgique la majeure partie de sa carrière professionnelle va se dérouler au charbonnage de Tertre où il travaillera au bureau d’accueil et occupera la fonction d’interprète, du 8 septembre 1951 jusqu’à la fermeture du siège le 31 mai 1972. Rente d’invalidité dans un premier temps puis départ à la retraite le 1er mars 1979. Pendant de nombreuses années, il a aussi été traducteur juré près le tribunal de première instance de Mons. Il est décédé le 13/03/2000.

Józef Karasiński a passé énormément de temps à se dévouer à la cause de la communauté polonaise de Mons-Borinage.

Comme instituteur polonais :

– À Hautrage-Etat de septembre 1951 à juin 1964 ; à Quaregnon de septembre 1951 à juin 1952 et à Tertre de septembre 1956 à juin 1964, dans le cadre du « Katolicki Komitet Szkolny » (Comité des écoles catholiques).

– Au centre culturel polonais d’Hautrage-Etat « Ośrodek Kulturalno-Oświatowy Wolnych Polaków Okręg Mons » (Centre Culturel et Éducatif des Polonais libres de la région de Mons) de septembre 1979 à juin 1982.

Comme dirigeant du KSMP « Echo Ojczyste im. Ks R. Woryny » (Association de la Jeunesse Catholique Polonaise) :

Avec Walenty Chmielecki et Edmund Łagocki, il fut l’un des trois dirigeants fondateurs qui ont soutenu l’action du père Ryszard Woryna. Ils furent rejoints, par la suite, par Mieczysław Gruszczyński. Józef était le responsable de la chorale qui a donné une quarantaine de concerts en Belgique, deux en France et deux en Italie, en 1962 à l’occasion du 10e anniversaire de la publication par le pape Pie XII de la Constitution apostolique « Exsul Familia Nazarethana ». Un des concerts italiens a été donné au cimetière polonais de Monte Cassino.

Comme conférencier :

Il a été invité à présenter des conférences par les différents recteurs de la Mission Catholique Polonaise de Belgique, par l’organisation « Stowarzyszenie Matek Różańcowych » (Association des Mères du Rosaire), par les différents comités régionaux créés pour célébrer le millénaire de la Pologne chrétienne en 1966 (Milenium Chrztu Polski), par l’organisation « Stowarzyszenie Mężów Katolickich » (Association des Hommes Catholiques), ainsi que par le comité central des KSMP de Belgique.

Parmi les nombreux thèmes abordés, en voici quelques-uns :

Le pontificat du Saint Père Pie XII ; Les responsabilités des aînés envers les jeunes ; Nos vices nationaux ; L’archevêque Gawlina est mort ; Baptême de la Pologne en 966 ; Un cardinal polonais devenu Saint-Père ; L’éducation : son but, son objet et son rôle ; Le soulèvement de janvier 1863 ; Le Saint-Père Jean Paul II ; La crise de l’autorité, etc.

Comme créateur artistique :

Musicien – il jouait du piano, de la trompette et de l’accordéon – il a composé et écrit de nombreux chants religieux et des chansons laïques interprétés par les différentes chorales qu’il a dirigées et par les enfants des écoles. On peut citer l’hymne des KSMP de Belgique, l’invocation à Saint-Stanislas Kostka. Auteur, il a écrit des saynètes pour les enfants des écoles polonaises et des pièces de théâtre interprétées par des troupes de la région de Mons et par la troupe du KSMP de Mons. Citons entre autres : « Za naszą wolność i waszą » (pour notre liberté et la vôtre) ; « Spotkanie », pièce dédicacée au père Woryna et jouée à l’occasion de son jubilé de 25 ans de sacerdoce ; « W służbie Niepokalanej » (au service de l’Immaculée), une pièce qui parle de la vie et de la mort héroïque du père franciscain Saint Maximilien Kolbe à Auschwitz. L’original de cette dernière œuvre se trouve au couvent des Pères franciscains à Niepokalanów et a fait partie du dossier qui a abouti à la canonisation du martyr.

Comme membre actif dans la vie associative polonaise :

– « Katolicki Komitet Szkolny » (Comité des Écoles Catholiques) : membre de 1951 à 1970, dont 3 ans comme secrétaire.

– « Ośrodek Kulturalno-Oświatowy Wolnych Polaków Okreg Mons » » (Centre Culturel et Éducatif des Polonais libres de la région de Mons) dont il a été le président de 1978 à 1983 puis président d’honneur. Parmi les activités et réalisations du Centre : école, bibliothèque, aide à la Pologne, actions caritatives, soirées polonaises, etc…

– « Towarzystwo Świętej Barbary » (Société de Sainte-Barbe) de Tertre : de 1952 à 2000, il a pris, entre autres, en charge la préparation du programme des fêtes organisées par l’association ;

– Étroite collaboration avec la « Polska Misja Katolicka » (Mission Catholique Polonaise) de Mons et le rectorat de Bruxelles, avec les Dames du Saint Rosaire de Tertre et d’Hautrage-Etat.

Comme membre organisateur d’événements particuliers :

– Au printemps 1948, organisation de la visite pastorale du nonce apostolique pour la Belgique et le Luxembourg, S. E. le cardinal Fernando Cento ;

– En août 1954, ordination à Hautrage-Etat, par Son Excellence monseigneur Gawlina, de deux prêtres polonais : Père Grabinski et Père Jankowski ;

– En septembre 1954, il dirige la chorale régionale à l’occasion de la visite pastorale à Quaregnon de S.E. le cardinal Giovanni Piazza, patriarche de Venise ;

– En juin 1962, à l’occasion de l’inauguration du Centre polonais de Comblain-la-Tour « Centre Millennium », il dirige un ensemble formé par les chorales des régions de Mons « KSMP Echo Ojczyste » et du Centre « KSMP Orlęta » ;

– En juillet 1966, organisation du jubilé de 25 ans de sacerdoce du père Woryna ;

– En juin 1980, organisation du jubilé de 25 ans de sacerdoce du père Szczęsny.

Son travail et son dévouement au sein de la communauté polonaise, sa créativité artistique, sa lutte au sein des associations des Polonais libres de Belgique contre le régime communiste établi après la guerre en Pologne avec le soutien de Moscou et dans l’indifférence de Londres et de Washington, ont été reconnus et récompensés par de nombreuses distinctions honorifiques civiles, religieuses et militaires. Il était particulièrement fier de la croix « Pro Ecclesia et Pontifice » conférée par le Pape Jean-Paul II le 27 mars 1987 et de la croix de chevalier de l’ordre du Mérite de la République de Pologne décernée par le président Lech Wałęsa le 7 septembre 1995.

Pan Józef Karasiński a vécu avec sa famille à la Cité Wauters à Tertre. Personne cultivée et intelligente, il était apprécié, respecté et estimé de tous ! À l’âge de 86 ans, il s’est éteint et est enterré au cimetière de Tertre où reposent de nombreux Polonais. Sur sa tombe, on peut lire : « Cpt Józef Karasiński – Combattant et prisonnier de guerre 1939-1945 ».

21/04/2021 : André Karasiński : Hommage à mon père.

3.028 : Pan Józef Karasiński : « Szkoła Podchorążych Piechoty » – École des Officiers d’Infanterie – à Komorów. Janvier 1935 – 1ère année.
3.029 : Pan Józef Karasiński : Année académique 1934 – 1935 ; J.K. et la plupart de ses condisciples sont en 1ère année (1’étoile sur l’épaulette) ; son voisin est en 2ème année (2 étoiles) ; le 2e à gauche, debout, est en 2ème ou 3ème année.
3.030 : Pan Józef Karasiński : 1936 – 2ème ou 3ème année d’études. Petit moment de repos sur le parcours d’obstacles.
3.031 : Pan Józef Karasiński : Le 12 octobre 1946, mariage avec Wanda Helena Jop.
3.032 : Pan Józef Karasiński : En famille, printemps 1948.
3.033 : Pan Józef Karasiński : 1957, dans le jardin du 10 (9 à l’époque) Cité Wauters à Tertre. Elle avait quand même de l’allure la Panhard Dyna !!!
3.034 : Pan Józef Karasiński : Mai 1958, réception à l’occasion de la Communion solennelle d’André. Présent également sur la photo, Ks. Rektor Kubsz.
3.035 : Pan Józef Karasiński : Juillet 1974 – Rawdon, Québec, Canada – Visite familiale. En compagnie de Władysław, frère aîné de Józef et de son épouse Krystyna. Les deux frères ne s’étaient plus vus depuis 1952.
3.036 : Pan Józef Karasiński : école polonaise de Tertre.
3.037 : Pan Józef Karasiński : 1958, les enfants des écoles polonaises de Tertre et Hautrage-Etat, réunies pour un spectacle commun mis en scène par leur instituteur Józef Karasinski.
3.038 : Pan Józef Karasiński : Weekend d’études organisé par « Stowarzyszenie Mężów Katolickich » (Association des Hommes Catholiques). On reconnaît messieurs Bujanowski, Halczuk, Żuraszek, Karasiński, Gruszczyńki, Łokietek, Pawlak, … ainsi que Ks. Rektor Repka.
3.039 : Pan Józef Karasiński : Années 1962 … 1965. Les trois dirigeants historiques de KSMP « Echo Ojczyte im. Ks R. Woryny » : Walenty Chmielecki – Théâtre ; Józef Karasiński – Chorale ; Edmund Łagocki – Ballet.
3.040 : Pan Józef Karasiński : Années 1962 … 1965. Avec Ks. Woryna, au milieu d’une partie des membres du KSMP.
3.041 : Pan Józef Karasiński : 1961/62, la chorale du KSMP lors d’une représentation au salon du charbonnage à Hautrage-Etat.
3.042 : Pan Józef Karasiński : Le 17 juillet 1966, toute la communauté polonaise de la région de Mons, en présence de nombreuses délégations venues de toute la Belgique, célèbre le jubilé de 25 ans de sacerdoce de Ksiądz Ryszard Woryna.
3.043 : Pan Józef Karasiński : Le 17 juillet 1966, jubilé de 25 ans de sacerdoce de Ksiądz Ryszard Woryna.
3.044 : Pan Józef Karasiński : La partie artistique du jubilé a été animée par les chants et danses folkloriques du KSMP « Echo Ojczyste ». En première partie du spectacle quelques membres du KSMP ont représenté « Spotkanie » (La rencontre), une pièce de théâtre spécialement écrite pour l’occasion par Józef Karasinski et mise en scène par Walenty Chmielecki. Sur la photo, de gauche à droite : Józef Karasiński, Mieczysław Gruszczyńki, Józef Krasowski, Zdzisław Blaszka, Anne-Marie Mazgaj, Richard Chmielecki, Marie-Thérèse Mielcarek, André Karasinski, Walenty Chmielecki.
3.045 : Pan Józef Karasiński : 17/07/1966 : lors de la représentation d’une pièce de théâtre écrite par Mr Józef Karasiński – à l’occasion des 25 ans de sacerdoce de Ks Woryna : Zdzisław Blaszka ; Anne-Marie Mazgaj ; Richard Chmielecki ; Marie-Thérèse Mielcarek ; André Karasiński.
3.046 : Pan Józef Karasiński : Août 1961 – Limbourg (Waterschei ?). Célébration du vingtième anniversaire de la mort en martyr du père franciscain Maximilien Kolbe, futur Saint Maximilien Kolbe, organisée par Stowarzyszenie Mężów Katolickich.
3.047 : Pan Józef Karasiński : KSMP « Echo Ojczyste » assure une partie importante du spectacle. La section théâtre présente un drame en 1 acte avec prologue, « W służbie Niepokalanej » (Au service de l’Immaculée), écrit par Józef Karasiński et mis en scène par Walenty Chmielecki. Prologue : Helène Swieconek et André Karasiński. Acteurs : Lucie Przybyła ; Wladysław Łokietek ; Henri Łagocki ; Marie-Thérèse Mielcarek.
3.048 : Pan Józef Karasiński : Les choristes sont déjà prêts pour poursuivre avec « Trojak ».
3.049 : Pan Józef Karasiński : Józef Karasiński en compagnie de B. Lachowski, directeur de la chorale du KSMP de Liège.
3.050 : Pan Józef Karasiński à Comblain-la-Tour.
3.051 : Pan Józef Karasiński : 1975 au 15ème anniversaire du KSMP « Echo Ojczyste ».
3.052 : Pan Józef Karasiński : 27 mars 1987, Józef Karasinski reçoit des mains de Ks. Szczęsny la croix « Pro Ecclesia et Pontifice » que lui a conférée le Pape Jean-Paul II. Monsieur Walenty Chmielecki, que l’on aperçoit à droite de la photo, a reçu cette même distinction honorifique. Les petits-fils des récipiendaires apportent les décorations sur de petits coussins. A gauche, Christophe Karasinski; à droite, Geoffrey Chmielecki.
3.053 : Pan Józef Karasiński : 1981/82, lors d’une cérémonie organisée au Centre culturel à Hautrage-Etat ! À l’avant-plan, dans son costume de cracovienne, Isabelle Karasinski écoute attentivement son grand-père.
3.054 : Pan Józef Karasiński : 1981/82 : Que de monde lors de cette cérémonie au Centre culturel à Hautrage-Etat !
3.055 : Pan Józef Karasiński : La chorale du Centre Culturel et Educatif des Polonais libres de la région de Mons.
3.056 : Pan Józef Karasiński : 12 octobre 1996 – Réception à l’occasion des noces d’or de Wanda et Józef Karasinski. Présents sur la photo : Ks. Pożoga et Krysia Oszczak.
3.057 : Pan Józef Karasiński : Cimetière de Tertre.

0330 – Ks Woryna, parti tellement trop tôt

Voici la biographie de Ks Woryna écrite par André Karasiński :

Ksiądz Ryszard Woryna 1913 – 1967 – Kapelan Wojska Polskiego

Duszpasterz Polonii i Polaków z Belgii – Założyciel K.S.M.P. « Echo Ojczyste » okręg Mons

Le père Ryszard Woryna est né le 2 Juin 1913 à Dąbrówka Mała, paroisse de Pniaki, diocèse de Katowice. Il est le fils de Filip et Marta née Lamża ( 1 ).Etudes secondaires à Lubliniec et au Petit séminaire de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée ( OMI ) à Krobia. En 1934, il entre dans la Congrégation des Oblats et fait un an de noviciat à Markowice où il prononce ses premiers voeux. Ensuite il étudie la théologie et la philosophie au Séminaire oblat de Krobia ( 1935 – 1937 ) et au Grand séminaire des OMI à Obra ( 1937-1939 ). Il prononce ses vœux perpétuels le 8 septembre 1938 à Obra.

L’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie le 1er septembre 1939 interrompt ses études. Le 27 janvier 1940, tous les Oblats de Obra sont arrêtés et déportés vers les camps de prisonniers de Komorów. Les efforts conjugués de la province oblate de Pologne et de l’administration générale de la congrégation à Rome ont permis de transférer un groupe de 50 pères, séminaristes et frères de Pologne en France, via l’Italie ( 2 ). Ryszard Woryna termine ses études de théologie au séminaire OMI de Notre-Dame des Lumières près d’Avignon ( 1940 et 1941 ) et est ordonné prêtre le 23 février 1941.


Sa mission pastorale débute en Savoie, dans un camp d’internement des soldats polonais. Après le débarquement allié en Normandie, il est aumônier militaire. Il travaille à Sorgues et à La Courtine, où, en plus de son travail de pasteur, il est professeur de mathématique et de propédeutique à l’école secondaire pour les jeunes soldats. Après sa démobilisation en 1948, il devient aumônier de la communauté polonaise dans le Centre et à partir de 1951 dans la région Mons-Borinage. Il sera incardiné dans le diocèse d’Opole le 15 septembre 1952 ( décret de sécularisation signé par le cardinal Stefan. Wyszyński ). L’abbé Woryna mènera sa mission avec beaucoup de disponibilité et de dévouement et sera très apprécié au sein de sa communauté. Il occupera d’abord une petite maison ( ancienne morgue du dispensaire du charbonnage ! ), rue du Petit Villerot à Hautrage-Etat, puis à partir de 1966, un logement plus grand et plus confortable au n° 58 de la rue Olivier Lhoir à Tertre. Les messes en polonais seront célébrées à Quaregnon, Tertre, Hautrage-Etat, Hensies, … Outre les villages cités, il visitera ses paroissiens de Baudour, Hornu, Bernissart, Harchies, Mons, … Il sera aussi instituteur pour les enfants polonais. Bien sûr, il sera le conseiller spirituel des différents mouvements d’action catholique : Confrérie du Rosaire Vivant ( Bractwo Żywego Różańca ), Association Ste Barbe ( Towarzystwo Sw Barbary ), … ( 3 ).

Mais il est évident que la plus grande fierté – et magnifique réussite – de l’abbé Woryna aura été la mise sur pied, en octobre 1960, de l’Association de la jeunesse catholique polonaise, K.S.M.P. ( 4 ) « Echo Ojczyste ». Qu’est-ce qu’il les a aimés ses jeunes ! Qu’est-ce qu’il s’est dévoué pour eux ! Présent à toutes les réunions, à toutes les répétitions, à tous les déplacements. Il aura tout été et tout fait : fondateur, directeur, aumônier, taxi ! Mais les jeunes le lui ont bien rendu. Le temps passé dans les activités organisées au sein du K.S.M.P. reste parmi les plus beaux souvenirs de notre jeunesse.

Le 17 juillet 1966, toute la communauté polonaise de Mons-Borinage, à laquelle se sont joints des délégations venues de toute le Belgique, célèbre le 25e anniversaire de sacerdoce de Ksiądz Woryna. Personne n’imagine alors qu’à peine 10 mois plus tard, on lui décèlera une maladie incurable qui l’emportera finalement dans la nuit du 11 au 12 décembre 1967. Il est enterré dans l’ancien cimetière de Tertre.

Écrit par : André Karasiński 

PS : À l’occasion du 25e anniversaire de sacerdoce de Ksiądz Woryna, – le K.S.M.P. « Echo Ojczyste » okręg Mons a interprété une pièce de théâtre largement inspirée par la vie du prêtre. Cette pièce, écrite par Mr Józef Karasiński et mise en scène par Mr Walenty Chmielecki, a été interprétée par : Mr Mieczysław Gruszczyński ; Maria-Teresa Mielcarek ; Anna-Maria Mazgaj ; Ryczard Chmielecki ; Zdzisław Blaszka ; Andrzej Karasiński et Józef Krasowski. Elle a eu un tel succès qu’on en parle encore aujourd’hui … même si les détails de l’histoire commencent à s’estomper dans les mémoires.

Alors pour se replonger dans l’œuvre, voici 2 documents en. pdf : le premier reprend la pièce dans son intégralité et en polonais, comme écrite par Mr Józef Karasiński ( le père ) ; et le deuxième est le prologue en français qu’André Karasiński ( le fils ) m’a aidé à traduire. Merci à tous les deux.

Spotkanie la pièce

Spotkanie le prologue

19/04/2021 – JP Dz

NOTES

1 ) En 1949, vivent en Pologne 2 sœurs et 3 frères. Son frère Paweł ( 1907 – 2006 ), frère OMI, a occupé durant de longues années les fonctions d’économe et de responsable technique de l’Internat Saint-Casimir à Vaudricourt en France. Il s’est aussi occupé de l’administration et de la comptabilité du mensuel « Niepokalana ». Il est enterré au cimetière de Vaudricourt.

2 ) De ce groupe, dont faisaient partie Paweł et Ryszard Woryna, d’autres Oblats consacreront, plus tard, tout ou partie de leur vie pastorale à la communauté polonaise de Belgique. Ce sont : Karol Brzezina, Karol Kubsz, Augustyn Müller, Kazimierz Czajka, Antoni Dreszer, Roman Duda, Alfons Rzezniczek, Alfons Stopa, Kazimierz Szymurski. On peut y ajouter Piotr Miczko et Henryk Repka arrivés en France entre 1935 et 1939 ainsi que Konrad Stolarek qui avait fuit la Pologne en novembre 1939 pour rejoindre les Forces armées polonaises de France. Le 9 septembre 1939, avait été signé un accord franco-polonais permettant la mise sur pied d’une division polonaise en France.

3 ) Nous sommes à la recherche des registres de délibérations ( książki protokołów ) des différentes associations polonaises de la région afin de documenter et de pouvoir factualiser nos articles sur la vie de la communauté polonaise. Un appel est lancé à tous ceux qui détiendraient ces registres. Merci d’avance.

4 ) Katolickie Stowarzyszenie Młodzieży Polskiej

SOURCES

Ks. Józef Szymański. (2010). Duszpasterze Polonii i Polaków  za granicą Tom I.

Garçon Gabriel. (2006). LA VICE-PROVINCE POLONAISE FRANCE-BENELUX DE LA CONGREGATION DES OBLATS DE MARIE IMMACULEE (1946 – 2006). Le Rayonnement Culturel Polonais. Cahier n° 51.

2.968 : Ks Woryna, fondateur du K.S.M.P. « Echo Ojczyste » de Mons.
2.969 : Ks Woryna, dans la région du Centre : Entouré par ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2.970 : Ks Woryna : Cette photo semble avoir été prise à Péronnes avec des jeunes de Flénu !
Janina Staryszak ; Juzia Matuszewski ; Wanda Markiewicz ; Kazimierz Roś ; Stasia Dylewska ; Juziu Ogonowski ; Stasia Szymorowska ; Jurek Matuszewski ; Ryszard Duszak ; Krystyna Bienko ; Leokadia Roś ; Zosia Matuszewska ; Krystyna Szymorowska ; Renia Ogonowska ; Lidia ? ; Ks Okrój  ( qui avait ses paroisses Boussu, Dour, Flénu, …) et KsWoryna ( pour les régions Tertre, Hautrage, Hensies, Bernissart, … ).
2.971 : Ks Woryna, à Lourdes – pèlerinage des polonais de Belgique – 2 au 11 juillet 1952 : Ks Czajka ; Ks Woryna ; Ks Kubsz ; Ks Repka ; Ks Szymurski ; Ks Sorys qui est devenu par la suite moine bénédictin  ; ( ? ) ; … ; Mme Bujanowski ; Mme Kaczorowski ; ( ? ) ; Mr et Mme Karasiński ; ….
2.972 : Ks Woryna, lors d’une fête de famille : Ks ? … peut-être Monseigneur Wesoły jeune ? ; le couple au centre, ce sont les grands-parents de Barbara Kubarek ; autour, c’est la famille Janowski ; Ks Woryna ; ( ? ) ; … ( ? )
2.973 : Ks Woryna, dans la région de Mons : Ks Woryna ; Ks Müller ; entourés par les enfants de l’école polonaise ; à l’accordéon, l’instituteur Mr Józef Karasiński, le papa d’André ; dans la salle, la communauté polonaise de Tertre : derrière Mr Józef Karasiński, Mr Kucharzewski ; Mr Blaszka et à côté, André Karasiński ; les enfants : Raymond Mielcarek ; Stanis et Irène Łokietek ; Edmond Mielcarek ; Zbyszek Blaszka ; Danielle Grześkowiak ; Édouard Kucharzewski ; Christine Mielcarek ; également Jean-Marc Stolarek et les enfants Rydz partis au Canada ; à l’avant-plan, de profil, Régine Lagocki ? ; Mr Stokowski et son épouse à sa gauche ; … ; le fils de Mr Glinka ; ( ? ) ; … ( ? ).
2.974 : Ks Woryna, en réunion avec le comité St Barbe de Tertre : Mr Józef Karasiński ; Ks Woryna ; Mr Ignacy Mielcarek ; Mr Kucharzewski ; et les 2 petites têtes qui dépassent sont celles de Zbyszek Blaszka et André Karasinski.
2.975 : Ks Woryna, remettant un diplôme à Mme Katarzyna Laufer-Mielcarek ( c’est la grand-mère de Marie-Françoise Fiutowski et Raymond Mielcarek ) : derrière les enfants de l’école polonaise d’Hautrage : ( ? ) ; Zdzisiu Kulbaka ; … au troisième rang Mr Kucharzewski ; à sa gauche Mr Glinka ; ( ? ).
2.976 : Ks Woryna, fondateur du K.S.M.P. « Echo Ojczyste » de Mons : Ks Rektor Kubsz ; Władek Łokietek ; Hélène Menés ; Lucia Przybyła ; Richard Szczepański ; Irène Łokietek ; Henri Łagocki ; derrière, Geneviève Grześkowiak ; Marie-Thérèse Mielcarek ; Stanis Łokietek ; Zygmund Mielcarek ; Zdzisław Blaszka ; Richard Pawlak ; Zenon Grześkowiak ; Kaziu Perz ; ( ? ) ; Krysia Oszczak ; Jeanine Krasowski ; Dorota Kapelczak ; ( ? ) ; Richard Chmielecki ; André Karasinski ; Zbyszek Blaszka ; Véronique Łokietek ; Jeanine Kulbaka ; Maria Walkiewicz ; Rebata Bobak ; Irène Grzegorzewski ; Edmond Budżinski ; Ks Woryna.
2.977 : Ks Woryna, mis à l’honneur par le K.S.M.P. de Mons – 17/07/1966 : lors de la représentation d’une pièce de théâtre écrite par Mr Józef Karasiński – à l’occasion des 25 ans de sacerdoce de Ks Woryna : Zdzisław Blaszka ; Anne-Marie Mazgaj ; Richard Chmielecki ; Marie-Thérèse Mielcarek ; André Karasiński.
2.978 : Tombe de Ks Woryna, au cimetière de Tertre, décédé le 12/12/1967.
2.979 : Tombe de Ks Woryna : le K.S.M.P. « Echo Ojczyste » de Mons reconnaissant.

0328 – Ks Szymurski – Patron de tous les KSMP de Belgique

En ce lundi de Pâques 2021, j’avais envie d’évoquer avec vous le souvenir d’une des personnalités qui a le plus marqué la Communauté polonaise de Belgique, et plus particulièrement nos amis liégeois … je veux parler de Ks Szymurski.

Si chaque KSMP avait son propre prêtre de référence, au niveau national, c’est Ks Szymurski qui chapeautait tous les KSMP de Belgique. Son rôle d’ailleurs ne se limitait pas aux frontières du royaume, puisque, si mes souvenirs sont bons, c’est tout le Benelux qui était regroupé sous son autorité. Maintenant, j’avoue n’avoir jamais rencontré un KSMP luxembourgeois ou hollandais ! Si quelqu’un pouvait nous renseigner sur ce sujet, ce serait Byzance. Merci d’avance.

Mais revenons sur Ks Szymurski : Kazimerz Szymurski, né le 20/11/1915 ; décédé le 22/02/2011 à l’âge de 95 ans. Oblat de Marie-Immaculée ; ordonné prêtre en Irlande le 16/06/1941. Aumônier militaire auprès des pilotes polonais dans la RAF pendant la 2ème guerre mondiale. Fondateur du KSMP de Liège en 1956.

Et pour lui rendre hommage, voici l’homélie prononcée par Helena Wochen lors des funérailles de l’Abbé Szymurski le 25/02/2011 :

« Ksiadz Kazimerz Szymurski, notre Aumônier légendaire nous a quittés !

Il a vécu parmi nous pendant si longtemps que plusieurs générations – des grands-parents jusqu’aux arrière-petits-enfants – ont pu le rencontrer et l’apprécier.

Son sacerdoce s’est concentré sur l’éducation des enfants et des adolescents. Il persuadait les enfants et encourageait les enfants à aimer la langue polonaise en les conduisant inlassablement chaque mercredi et samedi dans sa camionnette vers les écoles paroissiales polonaises ou aux répétitions théâtrales ou de chorale.

L’Abbé Szymurski, en bon militaire, avait le goût de la stratégie et savait qu’Il était né pour se battre ; il assumait parfaitement son destin en ce sens. Malgré sa fragilité apparente, il n’avait pas peur d’affronter le danger, accompagnant ses amis pilotes de bombardiers lors d’expéditions périlleuses pendant les années de guerre. Son sens diplomatique faisait de lui un homme honnête et dévoué dont la carapace cachait un humour raffiné et subtil. Il était exigeant et droit et bien que l’intellect prévalait, il aimait respectueusement tous ses paroissiens, qui l’aimaient tout autant.

Certains se souviennent encore de l’année 1956, lorsqu’il a fondé l’Association de la jeunesse catholique polonaise à Liège, le KSMP. Il excellait à modeler les jeunes âmes. Avec une autorité ferme, toujours complice et bienveillante, il savait rester proche et discret, déterminé à encadrer ses ouailles pendant les périodes politiques tendues en Pologne, avec une foi profonde en un avenir meilleur pour tous.

On ne l’impressionnait pas facilement. Avec conviction, il exigeait de lui-même et des autres le meilleur, forçant même les moins vaillants à se surpasser. Ainsi, notre Abbé Directeur, paternellement, nous a appris l’esprit de groupe dont il bannissait toute forme d’oisiveté. Il voulait remplir nos âmes de Savoir et d’Amour et d’une main de fer gantée de velours, il veillait paternellement à notre formation religieuse et sociale agrémentée de loisirs joyeux, sains et ludiques.

Notre Abbé Directeur a toujours su créer des moments de détente et de communion pour tous, lors des répétitions de chorale et de danses folkloriques, en animant la troupe théâtrale, en organisant des festivals interprovinciaux et surtout lors de merveilleux voyages culturels ou de pèlerinages à l’étranger. Il a veillé à assurer notre éducation culturelle polonaise, mais aussi générale et religieuse, pour nous ouvrir au monde et à chercher le véritable sens de notre engagement personnel vers une intégration réussie dans nos communautés d’origine et d’adoption.

Beaucoup d’entre nous, fidèles à ces nobles préceptes ont su mettre à profit et préserver ses précieux enseignements, s’efforçant eux-mêmes de les transmettre aux générations futures. Réunis dans la peine, ils sont venus nombreux lui rendre un affectueux et ultime hommage en priant le Bon Dieu de le récompenser généreusement pour tous ses bienfaits ».

Helena Wochen – 25/02/2011

Merci Helena. Et si vous voulez en savoir plus sur la vie de Ks Szymurski, je vous redirige sur l’excellent livre écrit par Madame Lila Marchwacka : « O. Kazimierz Szymurski OMI – Niezmordowany żołnierz na bożym posterunku wśród polonii » publié à Varsovie aux éditions IRB en 2004.

05/04/2021

2.941 : Ks Szymurski.
2.942 : Ks Szymurski.
2.943 : Ks Szymurski ; ( ? ).

Commentaire :

Monique Kiełtyka : C’est émouvant de voir cette photo. Je ne sais pas qui est l’autre aumônier. C’est peut-être son « référent » au moment du séminaire ou un autre aumônier militaire pendant la 2ème guerre en Angleterre.

2.944 : Ks Szymurski.

Commentaire :

Monique Kiełtyka : Une « institution » pour la communauté polonaise de Liège. Dévoué au KSMP, la jeunesse pour lui c’était l’avenir … Il était très sensible à toutes ses ouailles, très proche des gens. En bon « manager » religieux il savait bien s’entourer, parfois déléguer, mais toujours sous « surveillance » …. bien « Checker » toutes les étapes (çà devait être les résidus de son job d’aumônier militaire chez les aviateurs … ).

2.945 : Jean-Paul II ; Ks Szymurski.
2.946 : Ks Szymurski décoré par ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).

Commentaire :

Raymond Mielcarek : C’est le Consul Jan Kulakowski ; il était venu chez moi à la maison avec Mr Gorski ! Il est devenu ensuite ambassadeur à l’Europe.

2.947 : ( ? ) ; Monseigneur Rubin ; Ks Repka ; Ks Szymurski ; Ks Kurzawa ; l’aumônier Szczepan Strojwas de Namur ; KSMP de Liège.
2.948 : Le KSMP de Liège qui rend hommage à Ks Szymurski ; au micro, Helena Wochen.
2.949 : Les enfants de l’école polonaise de Liège qui rendent hommage à Ks Szymurski : c’est le groupe de jeunes que dirigeait Lodzia Paluszkiewicz ; au micro, toujours Helena Wochen.
2.950 : Ks Szymurski.

Commentaire :

Zdzisław Blaszka : C’était la génération Stopa, Woryna, .. anciens aumôniers de l’armée Polonaise de Londres.

2.951 : Couverture du livre : « O. Kazimierz Szymurski OMI – Niezmordowany żołnierz na bożym posterunku wśród polonii » écrit par Madame Lila Marchwacka et publié à Varsovie aux éditions IRB en 2004.
2.952 : Dos du livre : « O. Kazimierz Szymurski OMI – Niezmordowany żołnierz na bożym posterunku wśród polonii » écrit par Madame Lila Marchwacka et publié à Varsovie aux éditions IRB en 2004.
2.953 : Article de la presse polonaise publié en juillet 1966 à l’occasion des 25 ans de prêtrise de Ks Szymurski.
2.954 : Article de la presse polonaise publié en juillet 1966 à l’occasion des 25 ans de prêtrise de Ks Szymurski.
2.955 : Narodowiec : À l’occasion des 25 ans de prêtrise de Ks Szymurski.
2.956 : Narodowiec : À l’occasion des 25 ans de prêtrise de Ks Szymurski.

0307 – Fier d’être un fils de mineur !

En ce jour de sainte-Barbe, comment ne pas avoir une pensée émue et reconnaissante pour tous nos pères mineurs dans les charbonnages de Belgique et de France ? Eux qu’on est allé chercher en Allemagne, là où ils étaient encore prisonniers, pour les « inviter » à venir travailler ici … eux à qui on a « offert » un logement …

Ce travail, c’était sous la terre, à mille mètres de fond … ces logements, souvent des baraques en bois construites à la va-vite sur le terril, comme le Camp des Baltes à Harchies.

Mes parents ont habité successivement au « Camp des Baltes », puis « Chemin de la Drève », au bord des marais, ensuite au « Coron Lagache » et finalement au « Coron Saint-Roch ».

Et malgré cet environnement pitoyable, nos parents ont réussi à s’adapter, à nous donner un avenir, à nous éduquer … à nous construire … sans jamais se plaindre, ni broyer du noir.

Je suis tellement fier de mon papa.

04/12/2020 – JP Dz

2.696 : HARCHIES : Le charbonnage.
2.697 : HARCHIES : Le charbonnage.
2.698 : HARCHIES : Le charbonnage.
2.699 : HARCHIES : Le charbonnage.
2.700 : HARCHIES : Le charbonnage.
2.701 : HARCHIES : Le charbonnage.
2.702 : HARCHIES : Le charbonnage.
2.703 : HARCHIES : Le charbonnage.
2.704 : HARCHIES : Le Camp des Baltes.
2.705 : HARCHIES : Le Camp des Baltes.
2.706 : HARCHIES : Le Camp des Baltes.
2.707 : HARCHIES : Le Camp des Baltes.
2.708 : HARCHIES : Chemin de la Drève : ( ? ) ; mes parents.
2.709 : HARCHIES : Chemin de la Drève : Martha Sladecka, ma maman ; Victor ? ; Jean Dziewiacien, mon papa.
2.710 : HARCHIES : Le camp des Baltes : Mes parents.
2.711 : HARCHIES : Chemin de la Drève ( chemin vers Hensies ) : Les baraquements.
2.712 : Bernissart : Le coron Lagache : Nos voisins : Mme Agnieska Bierczyk ; Mme Likos et son fils ; Mme Młynarski … et le vélo de mon papa.
2.713 : Bernissart – 1962 : L’école des garçons.
2.714 : Jean Dziewiacien, arborant fièrement sa nouvelle médaille du travail.

0306 – Lommel

Nous avons régulièrement évoqué ici le cimetière de Comblain-la-Tour où reposent tant de nos compatriotes. Mais il y a un autre cimetière, en Belgique, qui tient une place tout aussi importante – sinon plus – dans le cœur des polonais : le cimetière militaire de Lommel où sont enterrés 257 soldats polonais morts durant la dernière guerre. C’est un haut lieu de recueillement et de souvenir qui rassemble chaque année toute une partie de la communauté polonaise qui ne veut pas oublier ses héros.

Nous participions souvent à ces commémorations … certains, encore plus courageux, y allaient même avant les célébrations pour nettoyer les tombes. Quand on sait que ce cimetière se situe au Limbourg, à deux pas de la frontière Hollandaise, on mesure le temps qu’il fallait pour y arriver … surtout quand les courageux venaient de Ressaix … mais que ne ferait-on pas pour remercier ceux qui ont donné leur vie « Pour votre liberté et la nôtre ».

Pour évoquer ce cimetière et les célébrations qui y sont attachées, je vous propose de redécouvrir le petit texte que le Docteur Edward Pomorski avait écrit en 1956 – à l’attention des élèves que nous étions – dans son livre « Nasza rodzina ». Comme à son habitude, Dr. Pomorski utilise ici une petite histoire familiale pour faire plonger ses petits lecteurs dans la réalité. Ce petit texte est plein de délicatesse, de poésie et de sobriété. On peut se rendre compte ainsi du nombre de gens présents ( 3 trains spéciaux, 40 bus, une multitude d’autos, … ), de l’enthousiasme et du recueillement qui régnait alors à Lommel.

Ces célébrations continuent de nos jours à rassembler bon nombre de polonais reconnaissants. Le groupe de folklore « Wisła » y est présent chaque année. Bravo à eux.

30/11/2020 – JP Dz

Départ pour Lommel

Le dernier dimanche d’octobre, les Polonais de Belgique se rendent au cimetière de Lommel pour commémorer les soldats polonais de la 1ère division blindée qui sont morts sur le sol belge en 1944.

Cette année, toute la famille Walkowiak s’est rendue à cette cérémonie. Pour la première fois de leur vie, les enfants ont vu un si grand rassemblement de Polonais. Trois trains spéciaux, loués par nos compatriotes, sont arrivés remplis de ceux qui voulaient se rendre sur le lieu de la cérémonie sans devoir changer de train et rentrer chez eux de la même manière. Franek et Marysia se sont mis à compter les grands autobus que les Polonais de la région flamande avaient affrétés ; ils en compteront quarante. Et combien de voitures particulières, de motos et de vélomoteurs ? !

Sur la place, devant la Maison communale, un cortège a commencé à se former. Les porte-drapeaux ont sorti les étendards de leur house, et les membres du service d’ordre, reconnaissables à leurs bandes blanches et rouges, ont organisé le cortège. Le bourgmestre et les représentants belges de l’ordre, ainsi que les gendarmes, se sont mis sur le côté et ont regardé la cérémonie commencer.

« Papa », disait Franek, en se tournant vers son père, « Lommel est différent de notre colonie. Ici, les Polonais dirigent le mouvement, les Belges ne font que regarder et sont nos invités ». « Oui, fiston, nous avons un jour par an où nous avons l’impression d’être en Pologne ».

Sur un signal donné par le responsable, le cortège s’est dirigé vers l’église. Les enfants ont commencé à compter les drapeaux présents. Ils en ont compté une centaine, puis leur calcul s’est embrouillé.

De nombreux discours polonais, français et flamands ont été prononcés dans le cimetière. Tous les intervenants ont souligné le grand patriotisme et le dévouement des Polonais, qui ont libéré une partie de la France, de la Belgique et des Pays-Bas, mais n’ont pas pu atteindre la Pologne et reposent dans un sommeil éternel dans le cimetière, spécialement conçu pour eux, à Lommel.

Les délégations ont commencé à déposer leurs couronnes. Que de belles fleurs, essentiellement blanches et rouges ! Et sur chaque couronne de larges rubans avec des inscriptions appropriées … Il y avait là tant de couronnes déposées que la partie centrale du cimetière ressemblait à un jardin de fleurs.

Après la cérémonie, la famille Walkowiak s’est promenée entre les tombes, tout en lisant les noms inscrits sur les croix. Franek s’est éloigné un peu des autres. Il regardait autour de lui … des croix et des croix partout !

Il a repensé à l’histoire de son professeur sur les chevaliers endormis dans les Tatras. Et peut-être que les soldats qui reposent ici ne sont pas morts pour toujours, mais qu’ils dorment d’un sommeil profond et se réveilleront un jour pour sauver la Pologne du danger ? Et peut-être que lui aussi, Franek Walkowiak, ils l’emmèneront avec eux et le conduiront au loin, dans sa patrie bien-aimée ?

Il a marché encore, entre les croix, comme s’il marchait entre les rangs de l’armée polonaise, jusqu’à ce qu’il aperçoive Marysia courir vers lui. Il est donc retourné là où se trouvaient ses parents. De loin, il a entendu le professeur polonais de Bruxelles dire à son père : « Nous, les émigrés, ne sommes pas allés en Pologne, alors la Pologne est venue à nous ! » … et, étendant ses bras pour montrer les tombes des héros, « Elle nous rappellera ainsi que nous sommes tous Polonais ».

Dr. Edward Pomorski – extrait de « Nasza rodzina » ( Bruksela 1956 )

2.681 : LOMMEL – 1975 : Nettoyage des tombes : Antek Kiełbowicz ; Jean-Michel Deputat ; Eveline Ogonowski ; Edouard Nowicki ; Dominique Ogonowski ; Janek Perzyna.
2.682 : LOMMEL : Extrait de l’album pamiątkowy publié par Eugeniusz Perzyna.
2.683 : LOMMEL – 1958 : Le défilé.
2.684 : LOMMEL : Au cimetière.
2.685 : LOMMEL : Au cimetière : Mr Franek Bujanowski ; Géniu Bujanowski ; Mr Jean Dziewiacien, mon papa ; Mr Majczak.
2.686 : LOMMEL : Au cimetière.
2.687 : LOMMEL : Au cimetière : A l’extrême droite, Ks Repka, le recteur.
2.688 : LOMMEL : Au cimetière : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; ( ? ).
2.689 : LOMMEL : Au cimetière : ( ? ) ; … ; assise et portant le drapeau, Stefania Ludwikowska ; … ; ( ? ).
2.690 : LOMMEL : Au cimetière : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.691 : LOMMEL : Au cimetière : Les danseurs du groupe Wisła : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2.692 : LOMMEL : Au cimetière : Les danseurs du groupe Wisła : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2.693 : LOMMEL : Au cimetière : Les danseurs du groupe Wisła : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2.694 : LOMMEL : Au cimetière : Les danseurs du groupe Wisła : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2.695 : Courrier de Związek Polaków w Belgii – du 17/09/1962 – invitant à participer aux commémorations à Lommel.

0299 – Mais … on s’est lâché aussi …

Le sage a dit : « Qui vit sans folie n’est pas aussi sage qu’il le croit ! ». Il avait bien raison.

J’avoue qu’à la lecture de nos aventures, le lecteur « non-avisé » pourrait croire que nous avons été juste « parfaits ». Les innombrables photos et documents que nous avons déjà présentés, nous montrent en costumes folkloriques ou en uniformes impeccables, en rang d’oignons, en procession ou en pèlerinage, sagement alignés sur des podiums, à l’ombre d’une forêt de drapeaux patriotiques, ou attentifs et recueillis, écoutant religieusement le prêtre célébrer la sainte messe … Rassurez-vous … on s’est lâché aussi ! On a eu l’intelligence de ne pas tout miser sur l’austérité.

Et je ne vous parle pas des bals polonais auxquels nous participions régulièrement … Durant ces bals, on s’amusait beaucoup, mais bien souvent, c’est nous-même qui les organisions ou qui assumions les tâches indispensables. Du coup, entre deux polkas, il fallait ramasser les verres ou remplacer celui qui vendait les tickets de boissons … et qui voulait aussi sa part de polka. Bref, c’était un amusement à alternance responsable. C’est dans cette catégorie-là aussi qu’il convient de placer les nombreuses « surboums » que nous avons organisées au KSMP de Mons. Le but étant souvent de gagner de l’argent pour acheter des costumes. Ces évènements étaient ouverts à tous et drainaient souvent quelques … indésirables qu’il fallait canaliser. Il nous fallait donc garder le contrôle.

Non, quand je vous parle de « relâchement », je veux évoquer les soirées festives que nous nous réservions juste pour nous … Dans cette catégorie-là, il convient de classer les soirées costumées, les soirées à thèmes, les soirées « western », les soirées improvisées, … Là, entre nous, on laissait libre cours à nos fantaisies et on se lâchait vraiment.

Les photos d’aujourd’hui illustrent une ou l’autre de ces soirées costumées. Ces photos font partie de notre album commun. Elles reflètent parfaitement notre état d’esprit. Il nous fallait être, comme disaient les parents : « Jak do tańca, tak do różańca » … l’un n’empêchant pas l’autre. C’est souvent d’ailleurs lors de ces soirées mémorables qu’on a engrangé nos souvenirs les plus joyeux. Si vous avez d’autres photos du genre et venant d’autres régions … c’est le moment de les partager.

Parmi ces souvenirs inoubliables, la soirée la plus « spéciale » a été, sans conteste, cette soirée « hippies » organisée par le KSMP de Mons. Ce soir-là, non seulement tout le monde était habillé en hippies, mais on avait poussé le mimétisme jusqu’à ralentir nos mouvements, façon « flower – power », à s’asseoir par terre en petits groupes, à se planter des pâquerettes dans les cheveux et les barbes qu’on avait volontairement laissé pousser, le tout en buvant du lait dans des grands bols et en écoutant de la musique psychédélique … On avait pensé à tout SAUF … à prévenir les voisins de l’« Ośrodek Kulturalno Oświatowy » d’Hautrage-Etat où se déroulait le meeting …

Quand la police a débarqué, deux heures plus tard, les mitraillettes en bandoulière, en cherchant un responsable … j’avoue que je n’étais pas rassuré dans mes sandalettes ! Expliquer que j’étais le président de la jeunesse catholique polonaise … alors que j’étais sapé comme John Lennon revenant d’un ashram de Katmandou … n’a pas été évident. Pour les convaincre, on les a laissés rentrer ( avions-nous d’autres choix ? ) ; ils ont fait le tour … reniflé les bols de lait … observé nos pupilles … et, évidemment, rien trouvé … parce qu’évidemment il n’y avait pas la moindre trace de drogue. On était là juste pour s’amuser. Et même, bizarrement, ce soir-là, il y avait moins d’alcool que d’habitude ! Les forces de l’ordre se sont donc retirées rassurées en demandant seulement de baisser le niveau de la musique qui avait tant effrayé les riverains.

La soirée s’est poursuivie « cool », mais on n’a jamais recommencé … Si des photos de l’évènement existent, je serais très heureux de les voir. Quant aux photos d’aujourd’hui, qui reconnaîtra tous ceux qui se cachent derrière ces déguisements ?

12/10/2020 – JP Dz

2.567 : RESSAIX : ( ? ) ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz ; Jean-Michel Deputat.
2.568 : RESSAIX : Pierre Front ; Simone Wattiez ; André Walasczyk ; Malvina Rusowicz.
2.569 : RESSAIX – 1979 : Danièle Czajkowski ; Marie-Lou Canard ; ( ? ) ; ( ? ) ; Halina Ogonowski ; Pierre Ogonowski.
2.570 : RESSAIX – 1979 : André Walasczyk.
2.571 : RESSAIX : Thérèse Spiewak.
2.572 : RESSAIX : Vincent Swiderski.
2.573 : RESSAIX : Jeanine Leracz ; Mr Tadek Szymczak ;  Mr Adam Ogonowski ; Mr Kiełtyka, Jean-Michel Deputat ; Micheline Zwierzyk et un morceau de Jean-Pierre Dziewiacien.
2.574 : RESSAIX : Jean-Pierre Dziewiacien avec Eveline Ogonowski ; André Walasczyk avec Marie-Lou Canard ; Halina Ogonowski avec Dominique Ogonowski.
2.575 : RESSAIX – 1980 : Dominique Ogonowski ; Janek Perzyna et sa fille Lodia ; Eric Visée ; Marc Cappiluppi ; Malvina Rusowicz et André Walasczyk.
2.576 : RESSAIX – 1979 : Derrière, Halina Ogonowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Czajkowski ; devant, Pierre Ogonowski ; Fredino ; Madame Czajkowska et Jean-Pierre Dziewiacien, en boxeur.
2.577 : RESSAIX – 1979 : ( ? ) ; … ; Simone Wattiez ; Halina Ogonowski ; Fredino ; ( ? ) ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.
2.578 : RESSAIX – 1979 : Simone Wattiez ; Halina Ogonowski ; Dominique Ogonowski ; André Cornut ; et Marilyne Desmet … en momie …
2.579 : RESSAIX -1979 : André Cornut ; Pierre Ogonowski ; de dos, Jean-Pierre Dziewiacien.
2.580 : RESSAIX – 1979 : Eveline Ogonowski, en pocharde ; Sébastien Perzyna.
2.581 : RESSAIX – 1980 : Simone Wattiez avec Dominique Gebka ; Danièle Czajkowski avec ( ? ) ; ( ? ) avec Thérèse Ogonowski ; Héléna Van Driessche avec Jean-Michel Deputat.
2.582 : RESSAIX : Jean-Michel Deputat, en Peggy ; Dominique Gebka, en Bécassine, Vincent Swiderski, en indien et Denis Haine.
2.583 : RESSAIX : Jean-Michel Deputat ; Danièle Perzyna ; ( ? ) ; ( ? ).
2.584 : RESSAIX -1980 : Héléna Van Driessche ; Lodia Perzyna ; Malvina Rusowicz.
2.585 : RESSAIX – 1980 : Gieniu Perzyna ; Vincent Swiderski ; Fredino.
2.586 : RESSAIX – 1980 : Héléna Van Driessche ; Nathalie Haine ; Thérèse Ogonowski ; Nadine Deputat.
2.587 : RESSAIX – 1980 : Héléna Van Driessche ; Lodia Perzyna ; à l’arrière, Jean-Pierre Dziewiacien avec Eveline Ogonowski.
2.588 : RESSAIX – 1980 : Héléna Van Driessche et son mari, Gieniu Perzyna.
2.589 : RESSAIX – 1980 : ( ? ) ; Janek Perzyna ; Nathalie Haine ; Danièle Czajkowski ; le bout de barbe à droite … ça doit être moi !
2.590 : RESSAIX : Marc Cappiluppi ; Danièle Perzyna ; Vital Kciuk.
2.591 : RESSAIX : Simone Wattiez ; Eveline Ogonowski ; Pierre Front ; Micheline Zwierzyk ; Jean-Pierre Dziewiacien.
2.592 : RESSAIX : Dominique Ogonowski ; Marie-Lou Canard ; André Walasczyk ; Jean-Michel Deputat ; Eveline Ogonowski.
2.593 : RESSAIX – 1980 : Nathalie Haine ; Lodia Perzyna dans les bras de sa maman, Nadine Deputat ; Laurence Perzyna ; Janek Perzyna.
2.594 : RESSAIX – 1979 : Daniel Kowal.
2.595 : RESSAIX : Danièle Czajkowski ; Simone Wattiez ; Daniel Kowal ; Malvina Rusowicz ; Thérèse Spiewak.
 
2.596 : RESSAIX : Danièle Czajkowski ; Malvina Rusowicz ; Irek Mrzygłod ; Thérèse Spiewak ; Simone Wattiez.
2.597 : RESSAIX : Danièle Czajkowski ; Simone Wattiez ; Malvina Rusowicz.
2.598 : RESSAIX : Simone Wattiez.
2.599 : RESSAIX : Thérèse Spiewak.
2.600 : RESSAIX : Danièle Czajkowski.
2.601 : RESSAIX : Dominique Gebka.
2.602 : RESSAIX : Danièle Perzyna ; Michel Spiewak.
2.603 : RESSAIX : Danièle Perzyna ; Dominique Gebka.
2.604 : RESSAIX : Michel Spiewak.
2.605 : RESSAIX : Eveline Ogonowski et Jean-Pierre Dziewiacien.
2.606 : RESSAIX : Jeanine Romanowicz ; Pierre Front ; Jean-Pierre Dziewiacien.
2.607 : RESSAIX : ( ? ) ; … ; Jean-Pierre Dziewiacien ; … ; Géniu Bujanowski ; …
2.608 : RESSAIX : Irek Mrzygłod.
2.609 : RESSAIX : Dominique Ogonowski.

0296 – Kto ty jesteś ?

Je suis sûr que ce petit poème vous rappelle quelque chose … Nous l’avons tous appris par cœur à l’école polonaise et récité sur scène ou devant Saint-Nicolas :

« Kto ty jesteś ?
Polak mały.
Jaki znak twój ?
Orzeł biały.

Gdzie ty mieszkasz ?
Między swemi.
W jakim kraju ?
W polskiej ziemi.

Czem ta ziemia ?
Mą ojczyzną.
Czem zdobyta ?
Krwią i blizną.

Czy ją kochasz ?
Kocham szczerze.
A w co wierzysz ?
W Polskę wierzę.

Coś ty dla niej ?
Wdzięczne dziecię.
Coś jej winien ?
Oddać życie
 ».

Władysław Bełza – « Wyznanie wiary dziecięcia polskiego »

21/09/2020 – JP Dz

2.526 : COMBLAIN-LA-TOUR : KSMP Charleroi : Ks Lewandowski ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; Ks ? ; Ryszard Druszcz, en costume ; ( ? ) ; … ; Dorota Druszcz ; ( ? ) ; …
2.527 : HAUTRAGE-ETAT : L’école polonaise : Pour les filles : à gauche 1er rang : Marie-Françoise Fiutowski ; Sophie Nowak ; derrière,  Marie-christine Grzegorzewski ; Lucie Matusiewicz ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.528 : TERTRE : L’école polonaise : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.529 : RESSAIX : L’école polonaise : Halina, Eveline, Dominique et Pierre Ogonowski ; Jean-Michel Deputat ; ( ? ) ; Casimir Nowicki ;  Edouard Nowicki ; ( ? ) ; Janina Romanowicz ; Lucette Kieltyka ; Jeanine Leracz ; …
2.530 : HAUTRAGE-ETAT : L’école polonaise : 1 Sophie Nowak ; 2 Marie-Françoise Fiutowski ; 3 Nadine kucharzewski ; 4 Lucie Matusiewicz ; 5 Monia Krasowska ; 6 : Jeanine Mielcarek ; 7 : Marie-christine Grzegorzewski ; 8 Jeanine Krasowska ; 9 Henri Swieconek époux de Marianne Quintin ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.530 bis
2.531 : Premier ensemble folklorique à Heusden-Zolder ( avant la création du KSMP) : Prise en 1958 à Beringen-Mijn, à l’occasion du 25 anniversaire du « kapłanstwa » de Ojciec Marcin Noskiewicz ( curé pendant 30 ans, de 1948 à 1978 ). Sur la photo : premier couple, Madame Pelagia Bednarek ( Pani Nowicka ) et Monsieur Grzegorz Rozeński ( la papa d’Elizabeth, de Jef et de Piotr ). Derrière lui, le père de Carine et Brigitte Prekowski ( et beau-frère de Pela, car marié à sa sœur ). Au milieu de la foule : Ojciec Marcin himself.
2.532 : Montaigu / Scherpenheuvel – 1969 : Elisabeth Rozenski ; Annie Nowicki ; Zosia Król ; Betty Nowicki ; mais aussi, la maman de Zosia Król et celle d’Elizabeth Rozenski.
2.533 : Camp scouts avec les jeunes du Borinage : Stanis Łokietek ; Zdzisław Blaszka ; Christian Wala ; Michel Stokowski ; Zbigniew Blaszka ; Zygmund Łokietek, le cuistot ; Pawel Mikus ; Raymond Mielcarek ; Felix Nowak ; Henri Mielcarek ; Franusz Perz ; Edmond Mielcarek ; Zdzisław Goch ; Derrière, Léon Brocki.
2.534 : LIEGE – 1988: KSMP sous la direction de Lodzia Baum et Jean Paluszkiewicz – année ?: Jean Paluszkiewicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2.535 : LIEGE – 1988: KSMP sous la direction de Lodzia Baum et Jean Paluszkiewicz : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).

0278 – Müller ou Miller ?

Dans le cadre des grandes énigmes de notre petite histoire, nous vous proposons aujourd’hui de participer, avec nous, à élucider un mystère … Comme vous pouvez le constater, il y a un personnage qui apparaît sur toutes les photos en annexe Vous le reconnaissez … évidemment. Sa bouille ronde et son air débonnaire sont reconnaissables par tous les Polonais … surtout que ce prêtre avait comme on dit « la bougeotte » et a pratiqué son apostolat dans différentes régions de Belgique et de France ainsi qu’au Grand-Duché de Luxembourg. MAIS comment s’appelait-il exactement « Ks Müller » ou « Ks Miller » ? C’est précisément l’objet de l’énigme !

Si on vous pose la question, c’est que nous aussi nous nous la posons ! Et la réponse n’est pas si évidente que ça. Pour tout vous dire, nous sommes deux à nous être penchés sur le problème et nous ne sommes même pas d’accord entre nous ! C’est dire à quel point nous avons besoin de votre arbitrage. Merci d’avance. Mais écoutez d’abord nos arguments :

André Karasiński, en parfait scientifique, a rassemblé des données précises sur la vie d’Augustyn Müller ( avec un tréma sur le « ü » ). Parmi ses sources, il y a le livre écrit par Ks. Józef Szymański et intitulé :

« Duszpasterze Polonii i Polaków za granicą » ( Les pasteurs de la communauté polonaise et des Polonais de l’étranger ), dont voici l’extrait correspondant à notre brave curé :

« Müller Augustyn – Prêtre de la Congrégation des Missionnaires Oblat de Marie Immaculée ( OMI ).

Il est né le 3 août 1909 à Szalej Śląski. Fils d’Antoni et d’Emma née Wojsa. De 1923 à 1929, il fréquente le petit séminaire oblat de Lublin. Ensuite, il commence son noviciat à Markowice et prononce ses premiers vœux religieux le 15 août 1930. Entre 1930 et 1932, il étudie la philosophie à Krobi et Obrze, puis, au séminaire des Oblat Notre-Dame des Lumières en France de 1932 à 1936. Il est ordonné prêtre le 30 juin 1935 par l’évêque d’Avignon. En mai 1936, il retourne en Pologne et devient professeur de français au Petit Séminaire de Lublin.

 Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il quitte Lublin le 28 janvier 1940, avec les séminaristes oblats. Il se rend d’abord en Italie, puis en France le 31 mai 1940. Le 5 août, il est redirigé vers l’école de Saint-Foy-lez-Lyon. À sa propre demande, il reçoit l’autorisation de s’occuper des Polonais dans la région de Carmaux, près de Toulouse, où il séjourne de 1941 à 1946. Il devient prêtre à l’Abbaye-de-Cendras de 1946 à 1948.

 Du 8 avril 1948 au 3 décembre 1952, il travaille parmi les Polonais au Grand-Duché de Luxembourg. Puis, pendant trois ans jusqu’au 6 juillet 1955, il travaille parmi les mineurs polonais dans la région d’Hautrage-Etat ( Borinage ) en Belgique, et pendant les deux années suivantes ( 6 juillet 1955 – 1er août 1957 ), il est maître des novices à La Ferté sous Jouarre ( France ). Après la fermeture du noviciat, il rentre en Belgique et à partir du 1er août 1957, il est pasteur polonais à Charleroi.

 Vers la fin de sa vie, Il prend enfin sa retraite. Pendant de nombreuses années, il a été à la tête de l’Association missionnaire de Marie Immaculée, pendant 10 ans il a été aumônier en chef de la Confrérie du Rosaire vivant en Belgique. Depuis 1981, il gérait un fonds de santé pour les prêtres et les sœurs. Il est décédé le 2 avril 1992 à Charleroi et repose dans la tombe des Oblats à Vaudricourt en France.

 Extrait de : Ks. Józef Szymański – Les pasteurs de la communauté polonaise et des Polonais de l’étranger – Tom I – Pages 100 – 101. ( Version en polonais ci-dessous ).

André Karasiński, souligne encore que c’est la même orthographe qui apparaît sous la photo ( photo n° 2.316 ) qui figure dans le livre intitulé : « Oblaci Polscy » écrit par Ks Józef Pielorz OMI … source digne de foi ( si j’ose dire ) puisqu’il a été le recteur de la Mission Catholique Polonaise à Bruxelles de 1988 à 1992 !

Moi, Jean-Pierre Dz, je n’ai rassemblé que mes souvenirs … je n’avais que ça sous la main ! Mais aussi loin que je me souvienne, mes parents – qui connaissaient très bien le prêtre – l’ont toujours appelé Ks Miller ( avec un simple « i » ) ! C’est lui, Ks Miller, qui a donné le catéchisme à ma mère qui était ukrainienne et donc orthodoxe avant de célébrer le mariage religieux de mes parents ( photo 2.317 ). Toutes les autres personnes que j’ai croisées ont toujours dit Miller ( enfin il me semble ! ). D’ailleurs, le document que j’ai publié il y a quelques jours à propos de l’Union sacrée mentionnait : « Miller O. » de Charleroi.

Nous sommes donc ici en présence d’un dilemme. A vous de nous départager. La question est simple :

S’appelait-il Müller ou Miller ? Ou bien existait-il deux prêtres dont l’orthographe du nom de famille ne variait que par une seule lettre ? On compte sur vous. Et si vous avez des histoires ou des anecdotes à partager à son sujet … c’est le bon moment.

25/05/2020 : André Karasiński / Jean-Pierre Dziewiacien

2315
2.315 : Ks Müller ou Ks Miller ?

2316
2.316 : Dystrykt polski we Francji i Belgii w 1951 r.

2317
2.317 : Mariage religieux de mes parents : Jean Dziewiacien / Matha Sladecka : Ks Miller ( Müller ? ) ; ( ? ) ; … ; Mr et Mme Kotas ; Mr et Mme Mandryk ; ( ? ) ; …

2318_Alexis_002
2.318 :

Commentaires – Photo 2.318 :

Par Alexis Łagocki : Continuant sur ma lancée de ce matin, je vous propose de lister les noms des personnes se trouvant sur une deuxième photo, celle célébrant un événement Stolarek-Mielcarek ( bien entendu, avec les mêmes réserves concernant les erreurs éventuelles ) :

1. Franusz Perz
2. Josianne Stolarek ( soeur de Joseph )
3. ?
4. ?
5. Henri Mielcarek ( fils de Leon )
6. Madame Hélène Perz / Nowak ( maman de Franusz et Kaziu )
7. Monsieur Joseph Mielcarek
8. Monsieur Stolarek ( papa de Joseph )
9. Madame Bronia Mielcarek ( grand-mère de Joseph )
10. Monsieur Antoine Mielcarek
11. Magda Nowak épouse de Ignacy Mielcarek ( 12 )
12. Monsieur Ignace Mielcarek
13. Monsieur Joseph Mielcarek
14. Madame Katarzyna Laufer ( merci Marie-Françoise )
15. Madame Sophie Mielcarek ( maman de Joseph )
16. Monsieur Leon Mielcarek
17. Madame Kłębowska ( dite Baciolek, maman de 6. )
18. Madame Kaczerowska / Budzinski
19. Madame Modroczka
20. Madame Wierus / Kurzawa ( ma grand-mère maternelle )
21. Monsieur Cieszlak
22. Monsieur Kosłowski
23. Monsieur Kaczerowski ( mari de 18. )
24. …et ks. Müller.

Raymond Mielcarek : Photo faite à Hautrage, événement familial dans la famille Stolarek Mielcarek. Il y a notamment mon grand père, Joseph, avec ses frères Antoine, Ignace leurs épouses ; au fond à gauche Matki Rozancowej d’Hautrage et à droite des membres de « Barbara » d’Hautrage.

André Karasinski : A gauche, en partant du bas, Franuś Perz, sa maman, sa grand-mère et que, petit, j’appelais Baciolek, madame Kaczorowski. Il y a tout le clan des Mielcarek dont Raymond a parlé. Je connaissais aussi les deux porte-drapeau de la société de sainte-Barbe d’Hautrage-Etat, mais j’ai oublié les noms.

Joseph Stolarek-Mielcarek : Toute la famille Mielcarek, mes grands-parents, mon père et ma mère, mon parrain, mes tantes, mes oncles et mon arrière grand-mère de Condé sur l’Escaut.

2319
2.319 : Ks Müller ( Miller ? ), au centre ; …

Commentaires – photo 2.319 :

André Karasinski : Ma maman, ma grand-mère, Baciolek, dont j’ai déjà parlé, Kaziu Perz, Edziu Skrzypczak et d’autres dont les noms m’échappent. Raymond Mielcarek, de part et d’autre de l’étendard du bas, il me semble reconnaître la maman d’Edmond et Henri Lagocki et ta grand-mère ?

Raymond Mielcarek : Oui exact et à côté de ma grand-mère, c’est Mme Garde la qui habitait 2 maisons plus loin que vous a la cité, en face de Tadek Kaczmarek. Il y a également à droite, on voit sa tête Mr Léon Kazimierski d’Elouges. A l extrême gauche, en noir avec un chapeau, c’est ma grand mère paternelle et la vieille dame à droite, Babucha avec un fichu noir, c’est mon arrière grand-mère paternelle ..!!

2320_Alexis_001
2.320 :

Commentaires – Photo 2.320 :

Par Alexis Łagocki : Voici quelques indications concernant les personnes apparaissant sur les photos prises sur le parvis de l’église d’Hautrage-Etat, avec ks. Müller. Avant tout, et selon les souvenirs de mes parents ( et plus particulièrement de ma maman, qui a presque toujours habité à la Rue de Varsovie à Hautrage-Etat ), il s’agit bien de ks. Müller, avec un « u » ( avec ou sans umlaut, elle ne sait pas ), et non de Miller avec un « i ». Ensuite, elle a mis en branle tous ses neurones ( … et elle en a encore beaucoup, croyez-moi ) afin de mettre un nom sur les personnes. Mais les souvenirs étant ce qu’ils sont, il n’est pas exclu qu’une erreur se soit incidemment glissée, tantôt sur un prénom, tantôt sur l’orthographe d’un nom, et même sur la personne. À vous de corriger … si possible ( je pense plus particulièrement à Jendrus et à Raymond ). Alors, on y va :

1. André Karasinski ( à tout seigneur, tout honneur )
2. Zdzisiu Chmielecki ?
3. Edziu Nowak
4. ?
5. ?
6. Zbyszek Matusiewicz ( papa de Lucia )
7. ks. Müller ( probablement avec le umlaut sur le u )
8. Rektor Kubsz
9. Franek Bujanowski ( papa de Marek et Geniu )
10. Kazubek Dzierzgowski ( papa de Tolek, le brasseur )
11. ?
12. ?
13. Szala ( ou Chala ?? – Habitait à la rue de Boussu )
14. ? ( semblerait que ce soit une personne de Bruxelles )
15 Oszczak ( papa de Krysia )
16. Kacierowski
17. Menes ( papa de Helène )
18. ?
19. Jan Wierus ( mon grand-père maternel )
20. Stasiu Wierus ( fils de Jan, mon oncle )
21. Łyskawka ( grand-père de Marek et Geniu )
22. Antoine Mielcarek
23. ?
24. Czeslak
25. Kosłowski ( aidant à ks. Müller, puis ks. Woryna )
26. Pilipiak ( beau-frère de F. Bujanowski )
27. Jósef Karasinski ( papa d’André )
28. Walenty Chmielecki
29. et ( désolé André ) sans numéro, complètement à droite de la photo, pan Jop ( grand-père d’André ).

Au cas où des erreurs se serraient glissées, n’hésitez pas à me les communiquer. Merci.

2321

2.321 : Ks Müller : Photo d’aout 1954 à Hautrage : Ordination de 2 prêtres polonais, Grabinski et Georges ( Lech ) Jankowski.

Commentaire :

André Karasinski : Georges ( Lech ) Jankowski. Il est décédé depuis de nombreuses années. Entre-temps, il est retourné à l’état laïc, s’est marié et a eu un fils qui est lieutenant-colonel de la gendarmerie française. N’est-ce pas Hélène Swieconek, la dernière à droite des krakowianki ?

2322
2.322 : Ks Müller ( Miller ? ) et le KSMP de Charleroi : 1 = ( ? ) ; 2 = Isabelle Celczynski ; 3 = Alain Kisiel ; 4 = ( ? ) ; 5 = ( ? ) ; 6 = Barbara Trytko ; 7 = André Celczynski, frère d’isabelle ; 8 = ( ? ) ; 9 = ( ? ) ; 10 = Cathy Cieslik, la nièce de Annick Majchrowski ; 11 = Dominique Stefanski ; 12 = Christine Piech ; 13 = Hélène Piech ; 14 = Anna Mazur ( épouse Wojcik ), la chorégraphe ; 15 = Sabine ? ; 16 = Christine Stefanski ; 17 = Annick Majchrowski ; 18 = Anne-marie kantyka ; 19 = ( ? ) ; 20 = Ks Müller.

2323
2.323 : Ks. Rektor Henryk Repka et Ks Müller ( Miller ? ), pour les communions : ( ? ) ; … ; Philippe Pietka ; Ks. Rektor Repka ; Ks. Müller ; ( ? ) ; Cathy Cieslik ; Annick Majchrowski ; Michel Pietka ; ( ? ) ; ( ? ) ; Monsieur Abrahamowicz, avec le drapeau et chemise blanche.

2324
2.324 : À RESSAIX, un 15 août : Ks. Brzezina ; Ks. Okroj ; Ks. Kuchcinski ; Ks. Müller ; Ks Szczesny ; Diacre Białecki ; Ks. Prałat Kurzawa et sa soeur Daniela ; Ks. Prałat Kiedrowski ; Ks. Krzeminki ; Ks. ( ? ) ; Pani Perzynowa. Assis : ( ? ) ; Laurence Perzyna ; Lodia Perzyna ; ( ? ) ; Sébastien Perzyna ; Vincent Swiderski ; Daniel Czajkowska ; ( peut-être Dorothée Swiderski ? ) ; Marek Swiderski.

2325
2.325 : Oblaci Polscy – écrit par Ks Józef Pielorz OMI : Première page.

Version en polonais.

Müller Augustyn – kapłan Zgromadzenia Misjonarzy Oblatów Maryi Niepokalanej OMI (oblat).

Urodził się 3 sierpnia 1909 w Szaleju Śląskim. Syn Antoniego i Emmyz d. Wojsa. W l. 1923-1929 uczęszczał do Małego Seminarium Duchownego OO. Oblatów w Lublińcu. Potem rozpoczął nowicjat w Markowicach i 15 sierpnia 1930 złożył pierwsze śluby zakonne. W l. 1930-1932 odbył studia filozoficzne w Krobi i Obrze, następnie w seminarium oblackim Notre Dame de Lumières we Francji 1932-1936. Święcenia kapłańskie przyjął 30 czerwca 1935 z rąk biskupa Avignonu. W maju 1936 wrócił do Polski i został wykładowcą języka francuskiego w Małym Seminarium w Lublińcu.

Po wybuchu II wojny światowej wraz z seminarzystami oblackimi, opuścił Lubliniec 28 stycznia 1940. Wyjechał do Włoch, potem 31 maja 1940 do Francji. 5 sierpnia został skierowany doszkoły w Saint-Foy-lez-Lyon. Na własną prośbę otrzymał pozwoleniena zajęcie się Polakami w rejonie Carmaux k. Tuluzy, gdzie przebywał w l. 1941-1946. Duszpasterzował w Abbaye-de-Cendras 1946-1948.

 Od 8 kwietnia 1948 do 3 grudnia 1952 pracował wśród Polaków w Wielkim Księstwie Luksemburg. Następnie, przez trzy lata do 6 lipca 1955 pracował wśród górników polskich w rejonie Hautrage-Etat (Borinage) w Belgii, a przez następne dwa lata (6 lipca 1955 – 1 sierpnia 1957) był mistrzem nowicjatu w La Ferté sous Jouarre (Francja). Po zamknięciu nowicjatu wrócił do Belgii i od 1 sierpnia 1957 był duszpasterzem polskim w Charleroi.

Pod koniec życia przeszedł na emeryturę. Przez wiele lat był kierownikiem Stowarzyszenia Misyjnego Maryi Niepokalanej, przez 10 lat – kapelanem naczelnym Bractwa Żywego Różańca w Belgii.

Od 1981 prowadził kasę chorych dla księży i sióstr. Zmarł 2 kwietnia 1992 w Charleroi. Pochowany w grobowcu OO.Oblatów w Vaudricourt we Francji.

Extrait de :
Ks. Józef Szymański
Duszpasterze Polonii i Polaków za granicą
Tom I – Pages 100 – 101

Commentaires :

Par Dominique Stefanski : Ksiądz « Miller » » … que de souvenirs … maman l’invitait parfois à dîner, le dimanche, après la messe … On sortait les beaux verres en cristal ramenés de Pologne, la nappe brodée et maman faisait souvent pour l’occasion des petites croquettes rondes et savoureuses … je n’en ai jamais mangé de meilleures, elle y passait toute la soirée du samedi …

Évidemment, il récitait le bénédicité au moment de passer à table et c’était toujours ( très ) long … On rentrait de la messe et on n’avait qu’une envie, se jeter sur les plats mais tout se faisait avec ordre et discipline quand « Ksiądz » était là … ( les autres dimanches, moins ).

Quand nous étions enfants, il venait parfois nous chercher pour nous emmener chez des sœurs polonaises où il célébrait la messe, dans un petit couvent à Jemappes ( ou Jemeppes ? ) … Je me rappelle de leur merveilleux jardin au fond duquel il y avait comme une petite grotte couverte de lierre et une statue de la Vierge … Elles étaient toujours heureuses de nous voir et nous offraient un petit goûter et des fraises du jardin … Inutile de préciser qu’aussi turbulente que j’aie pu être enfant, dans ces occasions-là, on se tenait tranquille et droite comme des « i ».

Des anecdotes, j’en ai tant que je pourrais écrire sans fin mais je repense à cette habitude qu’il avait quand il venait bénir la święconka : il prélevait toujours une pisanka, chaque année il nous en prenait une, mais c’était un honneur que de les lui présenter, à chaque fois …

Je me suis demandée s’il en prenait aussi une dans les autres familles, s’il en avait eu beaucoup et ce que toutes ces pisanki étaient devenues … car depuis lors, j’ai moi aussi commencé une collection d’œufs : pisanki, minéraux et autres … Aujourd’hui, j’en ai plus de 1.000 et je me demande combien il a bien pu en avoir, avec le secret espoir de l’avoir surpassé dans ce domaine avec ma collection … lui qui avait cette prestance, cette stature, cette autorité naturelle qui en imposait au premier regard et dont le seul frémissement d’un sourcil nous réduisait au silence le plus absolu ( et pour longtemps ).

Mais le souvenir le plus touchant que j’en garde, c’est quand vers la fin de sa vie, il ne pouvait plus conduire, à cause de sa vue, je pense … maman m’avait raconté qu’il était venu lui dire un jour, « Ils disent que je ne dois plus mais dites leur que je peux encore célébrer la messe … » Je crois me rappeler que quelqu’un l’amenait en voiture et conduisait pour lui : quand il entrait alors dans la chapelle de Beaulieusart à Fontaine-l’Evêque, d’un pas très lent, on ne voyait plus que l’immense sourire plein de douceur qui illuminait son visage …

DS

Krysia Cieslik : C’est Ksiądz Müller qui a célébré la messe de mon mariage, conjointement avec le curé de la paroisse de Courcelles Motte en 1966. C’était une personnalité.

Raymond Mielcarek : Moi j’ai jamais entendu « Miller » mais bien « Müller ». Il est passé 2 ans à Hautrage, ensuite je l’ai revu plusieurs fois à l’internat de Vaudricourt, où j’y ai passé 2 ans et là ses confrères OMI le présentaient comme Ks Müller ! Je suppose que dans ce milieu-là on ne ment pas … sinon on ne va pas au Paradis !!

Dominique Ogonowski : Il ne faut pas oublier que les polonais ont du mal à prononcer le « u » et le transforment en « i » ( les juifs aussi ) et j’ai de l’expérience.

André Karasinski : J’ai fait des recherches car j’ai aussi connu personnellement le père Müller. Je voulais seulement étayer mon affirmation par des éléments probants tirés de sa biographie. Et puis, surtout, j’ai pris beaucoup de plaisir à entretenir cette controverse avec Jean-Pierre Dziewiacien. Plaisir partagé, je le sais. Il n’empêche que j’aimerais lire un ancien de Charleroi qui aurait aussi connu Ks. Miller, si ce dernier a réellement travaillé au sein des Polonais de cette région.

Czeslawa Majchrowska : Bonjour à vous tous, je confirme c’est bien Ks Müller avec les deux petits points.

Jean Dalgan : Bonjour Jean-Pierre, voici une lettre de la mission catholique polonaise de Charleroi, « Wyjazd do Villers-la-Ville », w niedziele 26 sierpnia 62, dans laquelle on peut voir la signature du Ks Augustyn Müller OMI, c’est lui qui officiait dans la région de Charleroi en 1962.

1962

André Celczynski : Bonjour, les polonais entre eux disaient entre eux « Idziemy na Msze do księdza Millera » mais il signait tous ses documents Ks. Augustyn Müller. Il n’y a pas eu d’autre prêtre que lui dans la région de Charleroi. Il m’a baptisé, j’ai fait ma communion avec lui, et j’ai servi comme enfant de chœur aux messes qu’il donnait à la mission italienne à Marchienne-au-Pont, Route de Mons. Il y dispensait aussi des cours de polonais aux enfants le samedi matin. Que de bons souvenirs !

Dominique Stefanski : Oui, bien sûr, c était bien « Müller ». Sur sa correspondance, il y avait un cachet avec son nom orthographié de la sorte … mais pour nous, il a toujours été Ks « Miller » …