0142 – Kubiak

Dans quelques jours, les Anciens de Comblain seront de nouveau réunis pour faire la fête. Cette fois-ci nous assisterons ensemble à un bal donné par l’orchestre Kubiak. J’aimerais profiter de cette occasion pour évoquer avec vous une des chansons mythiques de Stephan Kubiak, le cultisime « … do La Bassée ».

Ce titre ne vous dit rien ? C’est normal, il est assez mal représentatif de la chanson. Et si je fredonne : « Ja mu pokazał revolver mały, a on mi powiada « Vous pouvez passer » », ça vous parle ?

Je suis sûr que oui. Cette joyeuse ritournelle est solidement ancrée dans chacun d’entre nous. Elle nous renvoie à une époque déjà lointaine, mais tellement heureuse. Cliquez sur ce lien et laissez-vous entraîner : https://www.youtube.com/watch?v=Gxl7fWUqzC4

Alors ? Les souvenirs vous reviennent ? Ce titre faisait partie d’un de ces 33 tours que pratiquement tous les polonais de Belgique et du nord de la France possédaient chez eux. On l’écoutait le dimanche matin, en rentrant de la messe, en sirotant un petit verre. Je suis sûr que vous vous rappelez encore des paroles. Pas tout, mais presque … Et quand vient le refrain, vous ne pouvez pas vous empêcher de chanter à tue-tête : « Winkowin czerwone « ce n’est pas assez » ». L’originalité de cette chanson vient du fait que les paroles sont un mélange de polonais et de français ( du nord ), le tout accompagné par des commentaires « off » aussi hilarants qu’appropriés. C’est du vécu « Hein, Stara ! ».

J’entends encore mon papa, les yeux brillants ( surtout après deux ou trois verres ) et la voix pleine de malice, taquiner maman qui s’affairait encore dans la cuisine, en insistant lourdement sur le « Hein, Stara ! ».

Si vous vous demandez d’où vient notre culture populaire, n’allez pas chercher trop loin. Elle s’est nourrie de plein de choses qui étaient à notre portée ( c’est le cas de le dire ). Elle est un mélange de chants patriotiques et folkloriques, d’anciennes chansons, que même en Pologne on a oubliées, des airs les plus connus de Mazowse ou de Śląsk, d’hymnes scouts, mais aussi de ces rengaines entendues si souvent lors des nombreux bals et festivités. On a pris tout ce qui passait et on en a fait une sorte de melting-pot bien à nous. C’est déjà vrai dans notre façon de parler en polonais, mais c’est encore plus vrai dans notre façon de chanter.

Du coup, nos chansonniers, nos Śpiewnik, sont devenus des « recueils » qui ont assimilé un peu de tout.

Le Śpiewnik des Anciens de Comblain est le reflet de cette diversité. On y trouve mélangé pêle-mêle des grandes mélodies à la gloire de la nation, des marches militaires célébrant le bonheur de partir à la guerre ( ! ), des tristes complaintes de jeunes filles délaissées ou de jeunes garçons cherchant désespérément l’âme sœur, mais aussi des comptines, des berceuses, des chansons à boire, parfois coquines, et des chansonnettes à Kubiak.

Vous voulez les entendre ? Vous voulez les chanter comme jadis ? Rien de plus simple, même si vous n’êtes pas expert en informatique. Il suffit de suivre cette méthode : Cliquez sur le lien du blog des Anciens de Comblain : https://anciensdecomblain.com/

Cliquez sur l’onglet : Śpiewnik ( copie d’écran 10 ) ;

La longue liste des chansons apparaît ( copie d’écran 11 ) ; elles sont déjà plus de 80 ;

Faites défiler cette liste et choisissez une chanson, par exemple : « 012 – Hej sokoły » ( copie d’écran 12 ) ;

Cliquez sur la chanson ; une nouvelle fenêtre va s’ouvrir ( copie d’écran 13 ) ;

Cette fenêtre vous donne accès à la chanson que vous avez choisie ( copie d’écran 13 ) :

en face de la flèche noire, vous aurez le titre de la chanson et le n° ordre dans le Śpiewnik

en face de la flèche verte, ce sont des liens internet qui revoient vers des sites où on peut écouter la chanson

en face de la flèche rouge, les paroles de la chanson.

Pour entendre la chanson, il suffit de cliquer sur un des liens internet avec le bouton gauche de la souris ;

Si vous voulez en même temps entendre et chanter la chanson : cliquer sur le lien avec la roulette de la souris. Une nouvelle fenêtre va s’ouvrir à côté de la fenêtre où les paroles resteront visibles ( copie d’écran 14 ) ;

Pour démarrer la chanson, cliquez une fois sur la nouvelle fenêtre ( celle que le lien vient d’ouvrir ) ( copie d’écran 15 ) ; la fenêtre va s’ouvrir et la chanson va démarrer ( copie d’écran 16 ) ;

Il vous reste à réappuyer sur l’onglet du blog ( Śpiewnik – 012 – Hej sokoły ) pour revenir sur les paroles tout en écoutant la musique et la chanson.

Il existe encore une autre manière de se faire plaisir : démarrer la playlist de toutes les chansons et les écouter les unes après les autres. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur la playlist qui se trouve sur les 2 endroits entourés dans la copie d’écran 17.

30/10/2017 – JP Dz

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0967 : – Stephan Kubiak.
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0968 : – Stephan Kubiak et son orchestre en 1972.
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0969 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : L’onglet « Śpiewnik ».
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0970 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Liste des chansons.
0971
0971 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Choix d’une chanson.
0972
0972 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Page de la chanson sélectionnée.
0973
0973 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Liens internet vers la vidéo de la chanson.
0974
0974 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Les deux onglets ouverts côte à côte permettent d’entendre et de chanter.
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0975 : Blog des Anciens de Comblain : Mode d’emploi du chansonnier : Les deux onglets ouverts côte à côte permettent d’entendre et de chanter.
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0976 : Blog des Anciens de Comblain : Play-list : Accès à toutes les chansons.

 

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0135 – Notre terrain de volley

Si vous prêtez l’oreille, sur le terrain de football de Comblain-la-Tour vous risquez d’entendre encore quelques accords de jazz. Mais si vous prêtez la même oreille sur Notre terrain de volley, c’est sûr, vous entendrez des notes familières … celles qui ont bercé notre enfance … celles du folklore polonais.

Ce terrain n’était pas seulement l’endroit idéal pour nos jeux et nos compétitions, il était aussi l’endroit parfait pour nos rassemblements et nos festivités. C’est là qu’on installait le grand chapiteau pour la majówka, là que les KSMP présentaient leurs spectacles, là qu’on organisait nos ognisko, qu’on arborait nos costumes folkloriques, là qu’on chantait, qu’on criait, qu’on s’exaltait. C’est l’endroit le plus saturé de nos rires et de notre joie de vivre.

Car il faut bien l’admettre, s’il y a bien une qualité chez tous les polonais, c’est celle de résister face à  l’adversité, de la surpasser pour en faire une dynamique positive ; aujourd’hui, on parlerait de « résilience », nous on sait que cela fait partie de notre nature profonde, que c’est inscrit dans notre histoire.

Dans les années 60, Monseigneur De jardin, délégué de l’épiscopat Belge auprès des réfugiés, participait régulièrement aux évènements organisés par la communauté polonaise. Quand on l’invitait sur scène pour s’exprimer, il aimait s’élancer dans des envolées lyriques mémorables. Le prélat était coutumier des petites phrases qui faisaient mouche. Je me souviens d’une de ses phrases qu’il avait prononcée lors d’un spectacle de danses folkloriques : « Une nation capable de faire chanter et danser sa jeunesse en exil, n’est pas une nation qu’on peut réduire en esclavage », disait-il d’une voix chevrotante.

Au premier abord, je me suis dit « Qu’en si beaux termes ces choses-là sont dites ». Bien sûr, il a raison. Et comment ne pas être fier d’inspirer une si belle image de Nos traditions. Le folklore est l’expression la plus aboutie de l’histoire et de la culture populaire. Il permet de transmettre, non seulement des valeurs, mais aussi un certain art de vivre. J’étais fier et heureux d’appartenir à une communauté capable d’y arriver.

Mais depuis, et après réflexion, ce sont les autres mots qui m’interpellent : « exil », « esclavage » … Quelle drôle d’idée ! Bien sûr, on peut toujours débattre de tout, mais … sommes-nous en exil ? Avons-nous le sentiment d’être, ou d’avoir été, ou d’avoir failli être « esclaves » ? Franchement … je n’ai jamais ressenti pareille blues. Être polonais n’a jamais été, pour moi, une souffrance … et vous ?

Je ne dis pas que nos parents, grands-parents, tantes et oncles n’ont pas souffert d’être obligés de quitter la Pologne. Je ne dis pas que l’accueil qu’ils ont reçu en Belgique était irréprochable. Je sais combien le travail qu’on leur confiait, au charbonnage ou ailleurs, était pénible … mais qui se souvient de les avoir entendus se plaindre ?

Ks Kurzawa, Pan Bardo, Dr Wilczek sont tous passés par des camps de concentration … vous ont-ils parlé de leurs souffrances ? Et combien d’autres, parmi nos familles, ont été prisonniers et maltraités par les nazis … vous ont-ils encouragés à la haine, à la vengeance et aux représailles ? Pas du tout. Au contraire. Ils nous ont appris à chanter, à danser … à vivre.

La grandeur des grands hommes se mesure par leur capacité à créer encore plus d’humanité dans chacun de nous ; la médiocrité des petits esprits, en revanche, n’est capable que d’attiser nos différences pour en faire des remparts contre leurs propres nullités.

Nos racines à nous sont Polonaises, mais toutes les racines sont faites pour aller plus loin, plus haut. Et c’est exactement à ça que nous ont préparé ceux qui veillaient sur nous à Comblain. Pas à oublier les racines, mais surtout à s’épanouir quel que soit le terrain sur lequel nos destins nous mèneraient. Ils n’ont pas, Dieu merci, essayé de faire de nous des nouveaux croisés capables de s’embraser, le moment venu, pour des doctrines périmées. Ils n’ont pas semé en nous les germes de l’insatisfaction permanente et de la révolte, comme on le voit tellement trop en ce moment. Ils ne comptaient pas sur nous pour une hypothétique reconquête. Ils ont mis en avant la culture, pas la nation. Ils ont choisi de nous transmettre les chansons, les danses et le folklore en général. Ils ont préféré nous inculquer la joie de vivre. Quelle sagesse !

Le terrain de volley de Comblain est, et restera pour toujours, un endroit singulier ; celui des rassemblements. C’est l’épicentre du Centre Millénium, presque sa raison d’être. C’est là qu’on vous donne rendez-vous ce 23 septembre 2017, pour fêter une fois de plus, le plaisir d’être ensemble.

11/09/2017 – JP Dz

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0897 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Sur le terrain de Volley : Véronique Milczanowski ; ( ? ) ; ….
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0898 ( et 32 ) : COMBLAIN-LA-TOUR – 1963 : Spectacle en costumes polonais : Les filles à partir de la gauche : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Sophie Nowak ; Fiutowski Marie-Françoise ; ( ? ) ; ( ? ) ; Nadine Kucharzewski.
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0899 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1968 : Majówka sur le terrain de Volley : La jeunesse de Bois-du-Luc : Alice Bardo ; Kazik Kielbowicz ; Yolande Hordynski ; Gieniu Perzyna ; Violette Kielbowicz ; François Krenc ; Jasia Wadowska ; Jasiu Jozwiak ; Halunia Zawadzka ; Franek Klimanowicz ; Thérèse Wojnarowska ; Jerzyk Kielbowicz.
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0900 : COMBLAIN-LA-TOUR : Majówka sur le terrain de Volley : KSMP « Echo Ojczyste » de Mons : les filles : Basia Mazgaj ; Eva Dudziak ; Anna Dudziak ; Gertrude Kunath ; Maria Dudziak ; Stéphanie Goch ; une des sœurs Pawlak ; Ingrid Walasiak ; Christine Blasiak ; Les garçons : Didier Chmielecki ; André Karasiński ; Richard Chmielecki ; Serge Préat ; Zdzisław Blaszka ; Zygmunt Mielcarek.
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0901 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Majówka sur le terrain de Volley : Krysia Mielcarek sur les genoux de Zdzisław Chmielecki ; Monia Krasowska sur les genoux de ( ? ) ; Anne-Marie Mazgaj sur les genoux d’Alexis Łagocki ; Anna Dudziak sur les genoux de Jean-Pierre Dziewiacien ; Stéphanie Goch sur les genoux d’Henri Łagocki ; Christine Konarski sur les genoux de Zygmunt Mielcarek.
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0902 : COMBLAIN-LA-TOUR : Spectacle en costumes polonais : ( ? ) ; …. ; ( ? ).
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0903 : COMBLAIN-LA-TOUR : Spectacle en costumes polonais : ( ? ) ; …. ; ( ? ).
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0904 : COMBLAIN-LA-TOUR : Spectacle en costumes polonais : ( ? ) ; …. ; ( ? ).
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0905 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Spectacle en costumes polonais : ( ? ) ; David Brismé et sa sœur ( ? ).

 

0100 – La générosité

 

Quel meilleur moment, que celui du 100ème article des Anciens de Comblain, aurions-nous pu choisir pour parler de la générosité de la Communauté polonaise de Belgique.

En effet, Comblain-la-Tour, c’est avant tout une histoire d’hommes, de femmes et surtout de … générosité.

Nous avons déjà expliqué combien la générosité de tous les « polaks » de Belgique a permis l’achat du Centre de vacances de Comblain ( article 60 ). Après l’achat, il a fallu remettre en état, consolider, améliorer, entretenir, meubler, … et faire vivre l’immeuble et le parc. Là aussi, c’est la générosité de TOUS qui a permis d’avancer. On avait besoin de bras, de patience et de bonne volonté, rien de cela n’a manqué. Mais on avait besoin aussi d’argent … de beaucoup d’argent. Et l’argent est venu.

Des généreux donateurs – plus ou moins anonymes – n’ont pas manqué. Je sais de source sûre que des « grands hommes » comme Mr Rzemieniewski n’ont jamais hésité à ouvrir largement leur portefeuille pour aider le centre Millénium, avec une discrétion et une abnégation admirable. Il n’était pas le seul. D’autres mécènes ont largement contribué à maintenir à flot l’œuvre commune, qu’ils soient personnes privées ou associations.

Parfois, des appels ont été lancés par la Macierz Szkolna – et plus particulièrement par le Dr. R. Wilczek – président de la Macierz Szkolna – en vue de récolter des fonds pour des projets spécifiques. Nous avons retrouvé des traces, dans le journal Narodowiec, d’un de ces appels à dons ; il date de 1979. Nous n’avons malheureusement retrouvé QUE 3 petits articles qui concernent cette affaire.

Je suis intimement convaincu que d’autres articles ont relayé la suite que TOUS les polonais de Belgique ont réservée à cet appel. Il n’y a donc ici qu’une partie … si vous avez d’autres articles du Narodowiec qui parlent du même sujet, merci de nous les transmettre.

Ces articles illustrent la générosité de TOUS les polonais quand il s’agissait d’aider Comblain. Et même si des pièces manquent au puzzle, on peut affirmer que l’ENSEMBLE des polonais a contribué, selon ses moyens, à offrir à notre communauté un espace commun dédié à l’enfance, à la jeunesse et à la détente de tous.

Nous pouvons être fiers de ce que la Communauté polonaise a fait en Belgique. Nous devons être fiers. Le verre n’est pas à moitié plein … il déborde ; il déborde de bonne volonté et de générosité.

Je suis fier de ce que nos parents ont réalisé … je suis fier d’être polonais.

23/01/2017 – JP Dz

Traduction du document 645 :

 Appel de la Macierz Szkolna des Polonais libres de Belgique aux Présidents et Présidentes des organisations polonaises de Belgique.

Comme déjà largement connu, l’année 1979 est l’année internationale de l’enfant.

À cette occasion, vu le caractère de notre organisation, nous nous permettons de nous adresser à tous les comités pour solliciter leur aide dans le développement de notre Centre de vacances de Comblain-la-Tour, qui a pour premier devoir de maintenir la jeunesse dans un esprit polonais.

Durant ces dernières années, nous avons pu, avec des rentrées normales, rembourser les frais résultants de l’acquisition du Centre et ceux de son entretien. En principe, nous sommes maintenant prêts à rembourser toutes les dépenses. Il nous importe néanmoins, de trouver des fonds pour financer des investissements spéciaux.

Il s’agit de :

  • L’installation d’un chauffage central qui est nécessaire à la conservation de l’immeuble et à la tenue d’évènements durant la saison hivernale. Provisoirement l’estimation est de 500.000 Fr.
  • L’autre investissement nécessaire, que nous aurions aimé concrétiser cette année, c’est le changement du réseau d’approvisionnement en eau. La rupture des canalisations entraîne chaque année des dégâts dans les pièces. Les dépenses liées à une nouvelle installation s’élèvent à plus ou moins 50.000 Fr.
  • Nous espérons aussi relever le « standing » de l’équipement en meubles des chambres à coucher par l’achat de nouveaux lits et de nouvelles armoires. Il conviendrait également de compléter le matériel de jeu et d’amusement pour les enfants durant les colonies.

À cette occasion, nous faisons remarquer que la proposition de recourir à cet appel nous a été « soufflée » par une initiative antérieure d’une organisation polonaise de la région de Mons. Cette organisation a versé, à l’occasion de l’année de l’enfant, une certaine somme au Centre de vacances de la Macierz à Comblain-la-Tour.

Nous pensons que notre appel rencontrera la compréhension de tous ceux que le bien-être des enfants tient à cœur. Ce pourquoi, déjà à présent, nous vous remercions.

Dr. R. Wilczek – président

A. Leskiewicz – secrétaire

Traduction du document 646 :

 Dons pour le Centre de Vacances de la Macierz.

En réponse à l’appel de la Macierz Skolna, les premiers dons ont déjà commencé à affluer pour aider au financement de l’installation de chauffage central au Centre de Vacances de Comblain-la-Tour.

Le premier généreux donateur a été Léon Czak de Chapelle-lez-Herlaimont, versant sur le compte de la Macierz, au titre de don, la somme de : 30.000 Fr.

Le don suivant a été versé par la Société Sainte-Barbe d’Hautrage-Etat pour une hauteur de : 2.000 Fr.

Le Cercle des Anciens Scouts a offert : 50.000 Fr.

De plus, pour aider à la cause, un prêt à 0 % a été consenti par P. Kondraszuk à hauteur de : 50.000 Fr.

Le Comité des Ecoles de Liège a dédicacé à cette cause les bénéfices des manifestations organisées à l’occasion de la fête nationale du 3 mai. Tandis que d’autres organisations polonaises de cette région, en plus de dons, sont prêtes à accorder à la Macierz des prêts sans intérêt à hauteur d’environ : 100.000 Fr.

D’autres dons sont espérés, ainsi que d’éventuels prêts de personnes privées ou d’organisations.

Peut-être permettront-ils à la Macierz de boucler le budget nécessaire sans passer par un prêt bancaire.

Traduction du document 647 : du 21/06/1979

 Nouvelles de Belgique

Suite des dons pour le Centre de Vacances de la Macierz à Comblain-la-Tour

En réponse à l’appel lancé par la Macierz, de nouveaux dons sont arrivés au profit du Centre de Vacances de Comblain-la-Tour, au titre de l’aide au recouvrement des frais pour l’installation du chauffage central.

Stępień Józef de Bruxelles : 30.000 Fr ; le Cercle des Anciens Scouts : 12.000 Fr ( deuxième don ) ; la Section Sportive près du Cercle des Anciens Scouts : 10.000 Fr ; Mr le curé Dr. B. Kurzawa : 1.000 Fr.

La Région de Charleroi a vendu des briquettes pour récolter de l’argent. C’est Monsieur Eugeniusz Piech, son Président, qui a mené cette action.

La Confrérie du Rosaire Vivant de Courcelles : 3.000 Fr ; la section de Związek Polaków de Courcelles : 3.000 Fr ; le Comité Régional de Związek Polaków de Charleroi : 1.000 Fr.

Ont offert 500 Fr, le Cercle des Femmes de Dampremy ; la section de Związek Polaków de Châtelineau ; l’Association des Hommes Catholique de Charleroi ; le PPS de Charleroi ; Kosiorek Władysław.

Jelen Jan : 300 Fr. Ont offert : 200 Fr : Pawliński Józef ; Szymczewski Franciszek ; Kaczmarczyk Bolesław.

Ont offert : 100 Fr, Walentynowicz Józef ; Kowal Mikołaj ; Mańzack Edmund ; Kubat Aleksander ; Warchulski Andzej ; Janeczko Marcin ; Kotarzewski Zdzisław ; Kotarzewski Eugeniusz ; Piech Andrzej ; Piech Eugeniusz ; Rybicki Leon ; Ciecka Władysław ; Kania Magdalena ; Nagła Maria ; Markowski Adolf ; Holemans Philippe, Bincoleto Renato ; Sebastianka Leokadia ; Sebastianka Teresa ; Strycharz Jan ; Abrachamowicz Bolesław ; Kubat Józef, Szybiak Aniela ; Jaworski Józef ; Szulkiewicz Wiktor ; Wójcik Jan ; Latkowski Czesław ; Rauzer Zygmunt ; Skworz Lorenz ; Serwan Maria ; Wojciechowska Zofia ; Celczyński Jan ; Kaczmarczyk Aniela ; Szybiak Michał ; Bossy Kazimierz.

Ont accordé un prêt à long terme et sans intérêt :

Stępień Jozef de Bruxelles : 100.000 Fr ; Kondraszczuk Paweł de Houdeng : 50.000 Fr : la Société Sainte-Barbe d’Hautrage-Etat : 20.000 Fr ; la Fraternité du Rosaire Vivant de Strépy-Bracquegnies : 10.000 Fr ; la Fraternité du Rosaire Vivant de Ressaix : 10.000 Fr.

À cet instant tous les dons ainsi que les prêts sans intérêt sont arrivés de la partie Wallonne et de Bruxelles.

Au titre de dons, la Macierz a reçu pour le moment : 145.000 Fr et sous forme de prêt sans intérêt : 190.000 Fr.

Il faut encore souligner que le comité de Macierz paie seulement le matériel indispensable à l’installation du chauffage central, environ de 500.000 Fr. Les travaux liés à la seule installation sont exécutés gratuitement par plusieurs personnes de bonne volonté. C’est aussi leur don et il est d’une grande valeur, étant donné la hauteur des dépenses, s’il fallait payer ce travail.

Ceci a été réalisé avec la conviction profonde  que la Macierz szkolna poursuit des objectifs dont l’importance et l’utilité ne font aucun doute. À tous ceux qui se sont hâtés de nous aider, le Comité de Macierz exprime des remerciements. L’action de collecte des fonds n’est pas encore terminée.

J. R.

0645
0645 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Narodowiec.
0646
0646 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Narodowiec.
0647
0647 : COMBLAIN-LA-TOUR – 21/06/1979 : Narodowiec.
0648
0648 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le rocher de la vierge : Monsieur et Madame Eugeniusz Piech.
0649
0649 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Monsieur et Madame Eugeniusz Piech.
0650
0650 : COMBLAIN-LA-TOUR : Des Anciens scouts devant le perron : Accroupis : Mme Zosia Bień ; Mr Léon Czak ; Mme Marianna Koldziejka ; Tonia Karpinski ; Debout : Mr Jan Stefanski ; Mr Rémy Karpinski ; Pan Jan ; Mr Józef Rzemieniewski ; Marysia et Bolek Chwoszcz ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Wacek Bień ; Mr Stefan Paterka ; Jan Stempniewicz ; Mr Rudolf Wilczek ; Mr Zbigniew Bardo.

 

 

0092 – Sainte-Barbe

J’aimerais profiter de ce week-end de Sainte-Barbe pour rendre hommage à tous les anciens mineurs polonais … à ceux qui sont descendus dans les mines de Wallonie et de Flandre pour participer à l’essor économique de leur pays d’adoption … à ceux qui n’ont jamais hésité un instant devant ce travail si dur et si éprouvant, à ceux qui savaient que la mine n’était pas sans dangers, mais qui n’ont pas hésité à risquer leurs vies pour rendre les nôtres meilleures … à ceux pour qui Sainte-Barbe était une amie et une protectrice à laquelle ils confiaient certainement leurs doutes et leurs angoisses et qui ornait leurs étendards … ceux qui étaient – et restent – notre fierté.

C’est à eux – à tous nos papas, à nos oncles, à tous nos grands-pères mineurs – que je dédie cette photo et ces quelques lignes. Puissions-nous ne jamais oublier ce que la mine a représenté pour eux … non pas un simple travail, mais l’engagement de toute une vie.

 

Le drapeau de la société Sainte-Barbe d’Harchies – Bernissart est de sortie.
Nous sommes au début des années 50. Le moment est solennel, tous les participants ont revêtu leurs plus beaux costumes et les chaussures sont fraîchement cirées.

L’écharpe bicolore ceint deux d’entre eux. Le port est fier, altier même.
Les mines sont graves. Il y a du défilé dans l’air.
On sent bien que chacun connaît sa place, le rôle qu’il a à jouer : les mouvements ont été répétés. C’est presque une chorégraphie.

On peut reconnaître, de gauche à droite : Jean Kobelski ( avec l’écharpe ) ; Jean Dziewiacien ; tous les autres sont des visages familiers ; mais je suis incapable de mettre un nom sur ces visages.

On peut toujours sourire en regardant cette photo …
On peut trouver le cérémonial désuet, le protocole excessif …
On peut minimiser l’importance du moment.
On peut imaginer ces hommes trop imprégnés de leur propre importance, les trouver un peu « ringards » même …
On peut toujours tout mélanger : fierté, honneur, patriotisme, nationalisme, …
On peut ne voir-là que les tentatives d’exilés de se raccrocher à leurs illusions, à une certaine image de la lointaine patrie …
On peut les plaindre. On peut juger leurs actions. On peut les oublier.

On peut toujours bannir les drapeaux et ranger les bannières dans les placards de l’histoire.
On peut refuser de regarder en arrière. On peut brûler les photos et faire taire les mémoires.
On peut déclarer que la nostalgie n’est qu’un dérèglement de l’humeur.
Et on peut toujours n’avoir comme préoccupation que son propre petit confort …

Mais on peut aussi voir là, autre chose.
On peut voir des hommes debout, ces mêmes hommes qui ont dû si souvent courber l’échine sous l’adversité ou sous l’occupant et qui continuent à arpenter, à ramper, toute la semaine, dans des galeries de mines, trop sombres, trop basses, trop froides.

Des hommes qui ont décidé de se relever, de retrouver leur fierté, d’afficher leur différence, de porter leurs couleurs, de tourner leurs regards vers l’avenir comme ils devaient certainement regarder le ciel en sortant de la fosse … avec gratitude et détermination …
Des hommes qui refusent la fatalité, qui souhaitent une vie meilleure pour leurs enfants, des hommes qui ont encore des rêves.

On peut aussi voir là, des êtres qui décident de ne pas se laisser réduire à n’être qu’une simple force de travail, des bras et de la sueur.
Des êtres humains qui sont conscients de leur potentiel, de leur identité et qui cherchent désormais à être reconnus.

Poussés par cet enthousiasme, par cet instinct qui encourage les hommes à s’unir pour être plus fort, pour triompher de l’adversité, ils se rassemblent, s’unissent, s’organisent, s’inventent, se montrent, défilent, occupent l’espace, s’imposent.

Leur drapeau, c’est leur signe de ralliement. C’est la preuve qu’ils ont choisi d’être unis sous sa bannière.
C’est, en même temps, un emblème et un pouvoir qu’ils ont – pour une fois – choisi eux-mêmes.
Cet étendard qu’ils poussent en avant, c’est leur moyen de se sentir protégé, de conjurer le sort, de vaincre la peur.

On peut toujours considérer que ce sont des gesticulations d’un autre temps et ne pas comprendre que c’est à travers ce genre d’actions que nos parents ont commencé à revivre, à reprendre confiance, à reconstruire leur identité.

On peut toujours enterrer le passé sous une grosse couche d’indifférence et remiser les symboles dans les cartons de l’oubli, mais on peut aussi décider de rester vivant, on peut accepter d’assumer ce qui fait notre différence.

On peut décider qu’un « bout de tissu », même aujourd’hui, ça peut être un symbole important par respect pour tous ces hommes dont le destin a été lié à la mine et pour qui tout travail était toujours une bénédiction.
02/12/2016 – JP Dz

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0590 : BERNISSART : Le drapeau de Sainte-Barbe est de sortie : Jean Kobelski ; Jean Dziewiacien , ( ? ) ; ( ? ) ; ….
0591
0591 : HAUTRAGE-ETAT : Le drapeau de Sainte-Barbe.
0592
0592 : HAUTRAGE-ETAT : Le drapeau de Sainte-Barbe.

 

 

0022 – Comblain et la Communauté Polonaise ( 1 ) :

La photo 111 illustre parfaitement l’atmosphère qui régnait, à Comblain-la-Tour, dans les années 60 / 70.

On peut y voir Mr Materna, Mr Chmielecki, Mr Markiewicz, Mr Matusiewicz, Mr Michalski et Mr Mazgaj de la région de Mons ; Mr Ogonowski, Mr Rusowicz, Mr Miklusiak et Mr Szymczak de la région du Centre ; Mde Załobek de la région de Liège.

D’autres photos montrent d’autres personnes des régions de Charleroi, du Limbourg, de Bruxelles et d’ailleurs ; tous venus là pour retrouver la même chaleur et le même esprit de partage.

Il est impossible d’évoquer Comblain-la-Tour sans parler de la communauté polonaise de Belgique, sans qui rien n’aurait existé. Cette communauté, répartie principalement autour des bassins miniers wallons et flamands, s’est organisée dans toute de sorte de structures. Il y avait les KSMP, les scouts, les comités de Związek polakók, les écoles polonaises, les sociétés St-Barbe de mineurs, les dames du Rosaire, les anciens combattants,…

Tous ces groupements ont été autant de réservoirs humains, et surtout de réservoirs d’enthousiasme qui se sont déversés sur Comblain pour donner à cet endroit mythique ses années les plus fastes.

Chacun dans leur coin, ces comités étaient souvent en proie à la compétition, à la concurrence, voir aux conflits.

Les mêmes, une fois réunis autour d’un feu de camp, dans le parc de Comblain, oubliaient leurs différends, leurs différences et leurs hostilités pour se fondre, comme par magie, dans l’harmonie d’une destinée commune.

Comblain a été, de tout temps, un pont entre tous les polonais. L’esprit de Comblain peut se résumer en 2 mots : réunir et partager. Les Anciens de Comblain s’inscrivent parfaitement dans ce programme.

Ainsi pour commencer cette série qui sera consacrée à la communauté polonaise de Belgique, je veux signaler et applaudir une initiative, toute récente, et qui mérite d’être largement diffusée.

Le groupe de danses folkloriques « Spotkanie » vient d’hériter de tous les costumes du KSMP de Mons.

Il s’agit aussi bien des costumes anciens des années 60, comme des « nouveaux » acquis dans la deuxième moitié des années 70, c’est-à-dire toute la série des Łowicz et des Kaszub.

Voilà le plus bel exemple de partage et bon sens que la communauté polonaise ait eu depuis longtemps.

À l’époque, l’acquisition de ces costumes a été une aventure extraordinaire.

Pour réunir la somme d’argent nécessaire ( et colossale ), le comité du KSMP de Mons et tous les membres ont travaillé sans relâche durant plusieurs années. On a organisé une multitude de manifestations, de bals, de surboums et d’autres activités.

Pour toutes les démarches et transactions, c’est le trio composé de Zdzisław Blaszka ; Raymond Mielcarek et Christian Wala qui a mouillé sa chemise.

Savoir qu’aujourd’hui ces costumes seront portés à nouveau, est une excellente nouvelle.

Je n’ai aucun doute sur le soin que « Spotkanie » apportera à l’entretien de cet héritage.

Je suis sûr qu’ils n’oublieront pas, non plus, d’où ce trésor provient, ni combien de jeunes avant eux les ont portés. Ceci est d’autant plus important quand on regarde les photos 112 et 113 et qu’on se rend compte que :

Annick Skopp ( décédée en 2014, à gauche sur la photo 112 ) ; Richard Glogowski ( décédé en 2013 au centre de la photo 112 ) et Freddy Motala ( décédé en 1985, au centre de la photo 113 ) ont été parmi les premiers à les porter.

Ces costumes sont chargés d’histoire. Aujourd’hui, cette histoire revit, et c’est magnifique.

Je félicite donc tous ceux qui ont participé à cette donation et j’encourage tous les autres à en faire autant.

Je suis sûr qu’il y a encore, dans les armoires de nos greniers et dans les mâles de nos caves, des costumes, des accessoires, des insignes, des drapeaux, des śpiewnik, des documents, des PV de réunion, et toute de sorte de trésors qui méritent mieux que de pourrir d’indifférence.

Il ne s’agit pas de « vivre dans le passé », mais plutôt de « ne pas laisser mourir le passé ».

Il s’agit de retrouver – et de faire revivre – une part de cet enthousiasme et de cette vitalité qui a coulé dans nos veines et qu’on a laissés, trop longtemps, coaguler.

Croyez-moi, l’enthousiasme c’est le meilleur médicament contre la vieillesse.

07/09/2015 – Jean-Pierre Dziewiacien – https://anciensdecomblain.com/

0111 : COMBLAIN-LA-TOUR – Devant l’escalier, côté grille d’entrée : Devant : Mr Michel Miklusiak ; Mr ? Rusowicz ; Mr Markiewicz ; Mme ( ? ) ; Mr Kazik Michalski ; Mr Zbigniew Matusiewicz ; Mr Tadek Szymczak ; au second plan : Mr ? Materna ; Mr Adam Ogonowski ; Mr Ludwig Mazgaj ; Sur l’escalier : Mr Walek Chmielecki ; Mde Weronika Załobek.
0111 : COMBLAIN-LA-TOUR – Devant l’escalier, côté grille d’entrée : Devant : Mr Michel Miklusiak ; Mr ? Rusowicz ; Mr Markiewicz ; Mme ( ? ) ; Mr Kazik Michalski ; Mr Zbigniew Matusiewicz ; Mr Tadek Szymczak ; au second plan : Mr ? Materna ; Mr Adam Ogonowski ; Mr Ludwig Mazgaj ; Sur l’escalier : Mr Walek Chmielecki ; Mde Weronika Załobek.
0112 : -HAUTRAGE-ETAT : Annick Skopp ; Richard Glogowski ; MAZGAJ Martine.
0112 : – HAUTRAGE-ETAT : Annick Skopp ; Richard Glogowski ; MAZGAJ Martine.
0113 : -HAUTRAGE-ETAT : Au centre, juste en dessous de l’aigle blanc : Freddy Motala.
0113 : – HAUTRAGE-ETAT : Au centre, juste en dessous de l’aigle blanc : Freddy Motala.