0200 – « Millennium »

Pour désigner la maison polonaise de Comblain-la-Tour, j’ai régulièrement utilisé les termes : « Centre Millennium » … C’est le nom officiel du bâtiment. Pour ceux qui l’ignorent – ou qui l’auraient oublié – le mot « Millennium » fait référence à un épisode crucial de l’Histoire de la Pologne contemporaine. En effet, en 1966 ( c’est-à-dire 5 ans à peine après les premières colonies ), la Pologne tout entière célébrait ses 1.000 ans de chrétienté …

Les commémorations de cet évènement ont marqué toute la nation polonaise … et ont largement débordé à l’extérieur des frontières d’un pays qui, rappelons-le, était encore, à ce moment-là, administré par un régime communiste. Dans toute la Pologne, ce n’était que des rassemblements gigantesques ( photo 1.483 ). Les Polonais, dans leur immense majorité, voulaient ainsi affirmer leur foi et revendiquer la liberté d’un culte millénaire.

Monseigneur le Cardinal Stefan Wyszyński ( archevêque de Varsovie et de Gniezno, et Primat de Pologne de 1948 à 1981 – photo 1.484 ), qui a présidé toutes ses manifestations, a payé un lourd tribut pour défendre ses engagements … il avait été jeté en prison de 1953 à 1956.

Dix ans plus tard, en 1966, l’occasion était trop belle pour prouver au régime, et au monde entier, que les polonais étaient résolument catholiques. Le Millennium fut en même temps un acte de foi et une gigantesque démonstration de force. Sans doute peut-on voir là, sans se tromper, le premier épisode du combat qui mènera à la chute du rideau de fer et à la résurrection d’une Pologne indépendante en 1989. On sait aujourd’hui le rôle que joua le Vatican dans ces évènements.

En 1966, Comblain-la-Tour n’a pas échappé à ce raz-de-marée qui s’est répandu à travers toute la Pologne ( Varsovie, Cracovie, Toruń, Lublin, Gdańsk, Pozńan, Gniezno, Kielce, Wrocław, Częstochowa sur la photo 1.485, …) et à l’extérieur, en Belgique ( photo 1.486 ), France ( photo 1.487 et 1.488 ), Grande-Bretagne, Italie, … jusqu’aux États-Unis. La maison polonaise de Comblain fut rebaptisée « Centre Millennium » et le pape y a envoyé son délégué, le nonce apostolique Monseigneur Silvio Oddi, pour bénir les lieux. Sur la photo .1.489, on le voit sortir du bâtiment en compagnie de Ks Repka, recteur de la Mission Catholique Polonaise du Benelux.

À peine 13 ans plus tard, en 1979, c’est le pape lui-même qui est venu à la rencontre d’Anciens de Comblain. Sur la photo 1.490, on peut voir Sa Sainteté Jean-Paul II – Karol Józef Wojtyła – en grande discussion avec Dominique Ogonowski et Monseigneur Szczepan Wesoły ( en charge de l’immigration et des réfugiés polonais et des prêtres polonais à l’étranger ). Tout ça dans une joyeuse ambiance. Pas de doute, entre ces deux dates, entre ces deux dernières photos, le monde avait commencé à basculer …

La photo 1.489, est extraite d’un livre luxueux : Millennium Poloniae Christianae ( Millénaire de la Pologne chrétienne ) qui relate les commémorations du Millennium à travers le monde. Comblain-la-Tour y trouve tout naturellement sa place dans l’Histoire. Ce livre nous – les Anciens de Comblain – nous l’avons offert au centre Millennium lors de notre traditionnel week-end de septembre 2018. Il est le symbole de la petite histoire de ces lieux … celle que nous tentons inlassablement de vous raconter … celle qui commence beaucoup plus tôt, quand une poignée de bénévoles a décidé d’acheter un vieux château pour en faire un tremplin pour des générations futures de petits polonais.

La photo 1.490, n’est finalement que la suite logique de ce pari fou. En effet, un certain nombre d’enfants ayant séjourné à Comblain se sont vus proposer de continuer l’aventure à Loreto … le destin a fait le reste !

03/12/2018 – JP Dz

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1.483 : Millennium – Manifestations à LUBLIN.
1484
1.484 : Millennium – POZNAŃ : Le Cardinal Stefan Wyszyński, le chanoine Goździewicz et Monseigneur Baraniak, Archevêque de Poznań.
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1.485 : Millennium – CZĘSTOCHOWA : Sanctuaire de Notre-Dame à Jasna Góra : Couverture du livre.
1486
1.486 : Millennium – MONTAIGU : Sanctuaire de Notre-Dame de Montaigu. A gauche, Edmond Budzinski ; … ; ( ? ) ; … ; à droite, Zdzisław Blaszka.
1487
1.487 : Millennium – LENS : Consécration de l’église polonaise.
1488
1.488 : Millennium – VAUDRICOURT : Congrès de la jeunesse catholique polonaise.
1489
1.489 : Millennium – COMBLAIN-LA-TOUR – 1966 : Devant la porte d’entrée principale : Le Nonce apostolique Monseigneur Silvio Oddi bénit le centre Millennium ; Kz Repka ; …
1490
1.490 : ROME – 1979 : Audience papale : Dominique Ogonowski ; le pape, Jean-Paul II ; Monseigneur Szczepan Wesoły.

 

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Mini-tornade … maxi-dégâts !

L’orage violent qui s’est invité à Comblain-la-Tour dans la nuit de jeudi à vendredi – le 17/08/2018 vers 3 heures du matin – laissera des souvenirs et des séquelles … Qualifié par les autorités de « mini-tornade », il a mobilisé toutes les énergies, flanqué une fameuse pagaille, déclenché la phase communale d’urgence, nécessité l’intervention des pompiers, du service des travaux, des techniciens de la société d’électricité … et surtout fait quelques blessés.

Pour les blessés, ils sont à dénombrer de chaque côté de l’Ourthe. Dans notre parc un arbre est tombé sur une des tentes des scouts. Bilan : le petit-fils de Stefania Ludwikowski et de Lutek Kurek a le poignet cassé, son père s’en tire avec 3 côtes cassées … Ce bilan aurait pu être infiniment plus grave … Dans le camping du Rocher de la Vierge, une dame s’est fracturé le bassin, et quelques autres personnes sont également touchées.

Compte tenu de la violence du vent et du spectacle de désolation qu’on peut voir un peu partout … c’est presque miraculeux ! Nous souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés.

La nuit a été agitée, c’est le moins que l’on puisse dire. Réveillés en pleine nuit par les éléments en furie, les malheureux scouts du groupe Wisła, installés dans le parc pour leur traditionnel camp de vacances, ont eu la peur de leur vie … surtout les plus jeunes d’entre eux. Et il y avait de quoi paniquer. On imagine le bruit sinistre des grosses branches qui se cassaient et tombaient tout autour du campement. Et quand des gros arbres, à leur tour, se sont couchés, le tout dans une obscurité totale, que seuls des éclairs effrayants venaient interrompre comme pour montrer un décor de plus en plus affolant, et qu’aux cris de panique ont succédé les cris de douleur … on devine l’atmosphère et on frissonne d’émotion.

Le parc aussi se souviendra de cette nuit ! Quelques arbres sont à terre ! Des grosses branches ont craqué et menacent toujours d’entraîner les arbres auxquels elles ne sont plus attachées que par hasard ! Il faudra couper. Des milliers de branches gisent un peu partout, par terre, sur le toit du préau, … La foudre a fendu certains arbres dans le sens de la longueur … c’est impressionnant ! Il urge maintenant d’expertiser pour savoir ce qui restera et ce qui doit malheureusement être abattu. Le travail est gigantesque.

Depuis vendredi matin, des bénévoles sont à pied d’œuvre pour essayer d’effacer les traces de cette « zabawa » infernale que l’orage a organisée à Comblain-la-Tour en invitant ses amis le vent, la tempête, la foudre, la tornade, … J’espère qu’ils se sont bien amusés et … qu’ils ne reviendront plus jamais !

https://www.tvl.be/nieuws/genks-danskamp-zwaar-getroffen-door-mini-tornado-in-luik-63955

19/08/2018 – JP Dz

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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
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Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.

 

0184 -Imaginez l’effervescence …

Imaginez l’effervescence … 1.280 personnes qui débarquent à Comblain-la-Tour, qui s’installent dans des camps et des infrastructures disséminées un peu partout dans le village … 1.280 personnes qu’il faut nourrir, désaltérer, guider … 1.280 personnes qui se retrouvent, le soir venu, autour d’un feu de camp … 1.280 personnes qui parlent, qui chantent en polonais, qui s’amusent, qui visitent, qui se promènent, qui achètent des souvenirs.

À ce moment précis, il y avait là, dans le village, plus de polonais que d’autochtones, plus de vacanciers que de résidents. Quant à la moyenne d’âge … elle a, tout d’un coup, fait  une extraordinaire cure de jouvence … C’est la langue polonaise qu’on entendait le plus dans toutes les rues … c’est l’uniforme des scouts qui était devenu la référence … c’est leur mode de fonctionnement qui était devenu la norme … et le village tout entier s’était mis à l’heure du Jamborée.

C’était en 1982. Cet événement, à Comblain, est resté unique et a laissé, à tous les participants, le souvenir d’une incroyable exaltation. Pour les comblinois aussi, ces quelques jours resteront gravés dans leur mémoire. Aujourd’hui encore, on en parle comme d’un évènement extraordinaire. Des habitants de Comblain-la-Tour m’ont interpellé récemment pour me demander d’évoquer et d’expliquer, à tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’y être, cette rencontre unique.

Personnellement, j’ai raté ce rendez-vous et je le regrette bien. Heureusement, un certain nombre d’Anciens de Comblain étaient présents. L’enthousiasme avec lequel ils en parlent fait naître, rétrospectivement bien des regrets. Je voudrais remercier plus particulièrement Elizabeth et Piotr Rozenski qui, non seulement ont fourni tous les documents et infos concernant le Jamborée, mais m’ont transmis le virus. Voici comment Piotr me l’a présenté :

« Il n’y a eu qu’UN seul jamborée à Comblain. C’était en 1982, il s’est tenu après nos colonies, du 29 juillet au 11 août plus précisément. Il s’agissait d’une réunion mondiale des scouts polonais ( zlot harcerski ), c’est-à-dire issus de la Polonia ( les polonais vivant hors de Pologne ), avec des participants du monde entier, des États-Unis, du Canada, d’Australie, du Royaume-Uni, etc … Ce genre de jamborées étaient organisés tous les 6 ans seulement. Celui de Comblain-la-Tour était le 3e après Monte Cassino, en 1969 et le Canada en 1976 et avant les US en 1988 et le Royaume-Uni en 1994.

 On a du mal à imaginer l’envergure de l’organisation et les contraintes de logistique ! Tout le village était mobilisé et impliqué. Les agriculteurs, par exemple, mettaient à disposition leurs champs, car tout le monde ( sauf les commandants … ) dormait sous tente. D’autres prêtaient leurs tracteurs et leurs équipements pour conduire, tous les matins, suffisamment d’eau à chaque lieu d’implantation. »

L’animateur principal, et celui qui a œuvré pour que le jamborée se tienne à Comblain, c’était Mieczysław Dulak ; mais il est loin d’être le seul à s’être investi … parmi les autres scouts belgo-polonais de la première heure, je citerai Mr Jean Stefanski, le Monsieur à la petite moustache grise stylée. Il a écrit un ( ou plusieurs ? ) article pour la presse locale, en français et néerlandais. Je me souviens qu’il m’avait demandé de corriger son texte. J’ignore dans quels journaux les articles ont été publiés, peut-être La Meuse ?

Pour l’occasion a été reconstitué un groupe ( hufiec ) de scouts belges, uniquement des filles ( ! ) sous la direction de Stefania Lutwikowska et Irena Malek, et composé de filles venant d’un peu partout, mais surtout de Maasmechelen ; il y avait là, ma soeur Elisabeth, Cécile Danielewski, Monika, la fille de Stefka, Carine Malek, la fille d’Irena, Claudia … mais aussi les soeurs Osiadacz, Elzunia et Danusia, Joanna Skowron, Elisabeth Czuk, …

 Je ne sais pas pourquoi les garçons n’ont pas formé de groupe. En revanche, nous, Ryszard Chwoszcz, Georges Zalobek, Heniu Zapalowski, moi, étions « réquisitionnés » pour la logistique, c’est-à-dire l’approvisionnement en eau potable notamment. Pour cette tâche, nous étions encadrés par Lutek Kurek. J’ai quelque part une photo de la citerne qu’on attelait à une vieille jeep Willy de la 2e Guerre Mondiale, qui après quelques jours était tombée en panne. Je me souviens aussi que Ryszard lui aussi, après quelques jours était « out », ayant reçu la citerne d’eau sur son pied. Mais bien entendu, on n’a pas pu s’empêcher d’intervenir dans l’organisation. Le soir, par exemple, on divertissait les commandants qui dormaient au château. Ça les amusait tellement que finalement, ils nous ont demandés, à nous les logisticiens, d’animer un ognisko devant un millier de participants, qui s’est tenu dans le parc du château Biron… Inutile d’ajouter qu’on a assuré !!! ».

Merci Piotr. Décidément … j’aurai vraiment voulu y être.

13/08/2018 – Piotr Rozenski et accessoirement JP Dz

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1.322 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Henri Zapałowski ; Mr Wacek Bień ; Richard Chwoszcz ; Mr Jean Stefanski ; Georges Załobek ; Mr Stefan Paterka ; Piotr Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.323 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Joanna Skowron ; Elisabeth Kciuk ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Elisabeth Rozenski.
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1.324 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Elisabeth Rozenski ; ( ? ) ; … ; Irène Malek ; ( ? ).
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1.325 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Elisabeth Rozenski ; ( ? ) ; … ; Irène Malek ; ( ? ).
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1.326 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Toute la troupe se rend à l’église.
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1.327 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Délégation du Canada.
1328
1.328 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Richard Chwoszcz ; Georges Załobek ; …
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1.329 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Georges Załobek ; ( ? ) ….
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1.330 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée.

 

0172 – 22 mai, l’anniversaire de Marie

Ce 22 mai, c’est l’anniversaire de Marie …

Je n’ai pas pour habitude de trahir l’âge de nos sympathisants … et encore moins quand ce sont des dames ! Mais aujourd’hui, c’est un peu particulier car le 22 mai, c’est l’anniversaire de Marie.

Marie est, parmi tous les Anciens de Comblain, la figure la plus connue, la plus représentative et certainement, la plus respectée … Du haut de ses 69 ans, elle est le symbole de Comblain-la-Tour, son originalité, son patrimoine. Aussi, comment pourrions-nous résister et ne pas lui dédier un « Sto lat » ?

Rien d’étonnant du coup, si c’est sa photo qui a été la première à être publiée sur le blog des Anciens de Comblain ( voir photo n° 0 ).

Rien d’étonnant, si c’est elle qui a pris la parole, la première pour se réjouir de notre retour sur les lieux de notre enfance, voir : article_0001_du 21_06_2015.

Vous l’aurez deviné … il s’agit de Marie, la Vierge du Rocher de la Vierge …

Avant elle, le Rocher de la Vierge portait déjà ce nom. L’origine de cette appellation remonte très loin. Il faut savoir qu’en pénétrant sur le territoire de Comblain-la-Tour, l’Ourthe voyait sa largeur se réduire fortement. Coincée à gauche par le « Chirmont » et à droite par les « Tartines », la rivière manifestait sa mauvaise humeur par d’incroyables tourbillons aussi dangereux qu’inattendus. Les bateliers – les Oûtelîs – étaient conscients des risques que ces remous pouvaient engendrer. Pour se protéger, ils avaient installé sur le rocher une petite statue de la Vierge. C’est cette statue qui donnera son nom au rocher.

Bien plus tard, lors des travaux de construction du chemin de fer, il a bien fallu se résoudre à créer un passage pour le train. Une partie des « Tartines » a été sacrifiée pour permettre la pose des rails. Lors du dynamitage, la petite statue a disparu … nous étions en 1866.

Un Rocher de la Vierge sans Vierge, c’est plus que les Comblinois ne pouvaient supporter. Du coup, quand l’Abée Defossez s’est décidé à porter un projet de réinstallation d’une nouvelle vierge, l’adhésion a été totale. Dès 1937, des collectes furent organisées, chaque dimanche, dans le but d’ériger une nouvelle statue. Mais il a fallu encore attendre. C’est finalement sous l’impulsion de l’Abée Gielen que le projet a été finalisé.

Un plan fut établi, dès 1947, par Mr Omer Davin, architecte à Comblain-au-Pont, et l’emplacement le plus favorable fut repéré.

C’est le sculpteur parisien J. Martin qui réalisa la statue en marbre blanc d’Italie. Elle était haute de 2 mètres et coûtait à l’époque, rendue à Comblain-la-Tour, la somme de 26.500 francs.

Elle arriva sur place en mars 1949. Son installation sur le Rocher débuta le 20 avril … jusqu’au 25, c’est-à-dire du mercredi après Pâques au lundi suivant. C’est la firme Galère et Colin de Chanxhe qui se chargea de cette installation à environ 80 mètres au-dessus du niveau de la rivière. L’inauguration fut fixée au dimanche 22 mai 1949 dans la soirée.

La cérémonie débuta à 20 h, en l’église de Comblain-la-Tour ou la « cantate pour l’érection d’une statue de la Sainte Vierge » de Vidal fut exécutée par la chorale paroissiale en présence de 10 prêtres. La procession s’organisera ensuite vers le pré « Fontaine », au tournant de la route de Xhoris. Sur place, il y eut encore un sermon, par le doyen de Ferrières, la bénédiction, une nouvelle prestation de la chorale, soutenue par l’harmonium amené sur place et un splendide feu d’artifice.

Depuis … Notre Vierge du Rocher veille sur Comblain, sur ses habitants, sur le Centre Millennium et … sur nous.

Marie a plusieurs fêtes inscrites au calendrier : le 15 août, le Lundi de Pentecôte, le 8 septembre, le 22 août, … et j’en oublie très certainement.

Pour ma part, je propose d’ajouter le 22 mai à notre petit calendrier rien qu’à nous, enfin, au calendrier de tous ceux pour qui le nom de Comblain a eu une consonance particulière. Je propose que dorénavant chaque 22 mai, nous ayons une pensée émue pour cette Marie qui nous a protégés, souvent contre nous-même et notre propre impétuosité, qui nous a aidés à grimper, sans encombre, jusqu’à elle.

Et qui nous a appris qu’ensemble, on pouvait aller plus haut, très haut même et je pourrais ajouter aussi « très longtemps » !

21/05/2018 – JP Dz

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Photo n° 0 : La Vierge de Comblain-la-Tour
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0203 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le rocher de la Vierge : Carte postale.
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0207 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le rocher de la Vierge : Pierre Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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0208 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le rocher de la Vierge. : La Vierge et l’enfant. Cette photo a été prise par Jef Rozenski.
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1.224 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les Rochers.
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1.225 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rochers de la Vierge : Vue du sommet.
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1.226 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sous le rocher de la Vierge.
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1.227 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le rocher de la Vierge : Carte postale de 1913 … sans la Vierge.
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1.228 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Le rocher de la Vierge : Vue à partir du parc.
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1.229 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Le rocher de la Vierge : Vue à partir du pied du rocher.
1230_Echos_de_Comblain_mai_1949
1.230 : COMBLAIN-LA-TOUR : Installation de la Vierge : Extrait des « Echos de Comblain » de 1949.

 

0169 – Inondation 2002

Piotr Rozenski nous a expliqué, avec beaucoup de romantisme, la crue de 1980 à Comblain ( article n° 50 :  inondation_1980 ). Malheureusement, ce ne fut pas la seule année où l’Ourthe s’est amusée à perturber nos vacances.

Les photos en annexe illustrent un autre épisode des fureurs de la rivière … en 2002. Ce qui n’était d’ailleurs une surprise pour personne.

Si vous regardez le document 1.196 – extrait d’une carte « Application inondations » de la Région Wallonne – vous constaterez que la maison et le parc sont clairement en zone inondable, en rouge sur le document.
Ces prévisions sont nettement confirmées par les autres photos qui montrent que l’Ourthe « préfère » sortir. Elle est même sortie à plusieurs reprises … et ce ne fut pas sans conséquence.

Mr Paterka, qui avait remplacé Pan Jan comme concierge, s’était installé dans la petite maison au bord de la rivière. C’est lui qui a été, à chaque fois, la première victime des humeurs de l’Ourthe. Au bout de quelques inondations, il a fini par jeter l’éponge ( c’est le cas de le dire ) et déménager.

Savez-vous comment les gestionnaires actuels du Centre appellent, avec beaucoup d’humour, cette petite maison ? « La villa Mississippi ».

En 2002, une fois de plus, les pompiers d’Hamoir sont venus à la rescousse. Ils avaient amené avec eux matériel et embarcations pour évacuer tout le monde.

Comme vous pouvez le constater sur les images, cette évacuation s’est très bien passée. Il n’y a eu ni blessé, ni précipitation, ni panique … au contraire. Les enfants installés dans les barques donnent même l’impression de s’amuser comme des petits fous. Pour eux, c’était une animation comme une autre … peut-être même mieux réussie que les autres. Vive l’insouciance de l’enfance.

Les barques ont été poussées, par les pompiers, vers le fond du parc où l’eau était moins haute. La gentillesse des pompiers et leur professionnalisme n’ont laissé que de bons souvenirs aux « rescapés ».

J’en viens même à me dire … connaissant bien quelques-unes de mes contemporaines … qu’elles aussi auraient été candidates à se faire … « évacuer » par ces pompiers-là … J’imagine déjà la scène …

Les photos du parc sous eau datent du 13 février 2002. Il ne s’agissait donc pas des colonies de vacances de juillet / août, mais des vacances de carnaval. Ce qui est d’ailleurs attesté par les tenues chaudes que les enfants portent.

Dieu merci, une fois de plus, tout finira bien. Les enfants ont eu, cette année-là un épisode de plus à raconter à leurs parents.

30/04/2018 – JP Dz

1196
1.196 : COMBLAIN-LA-TOUR : Inondations : Extrait de « l’Application inondations » de la Région wallonne. En rouge, les zones inondables.
1197_2002
1.197 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Notre terrain de volley … transformé en piscine.
1198_2002
1.198 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : L’Ourthe déborde.
1199_2002
1.199 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Balançoires et toboggans sous eau.
1200_2002
1.200 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Les pompiers d’Hamoir à la rescousse.
1201_2002
1.201 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Embarquement vers le fond du parc.
1202_2002
1.202 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Embarquement vers le fond du parc.

 

0136 – Mijn Jamboree 1982

door Elisabeth Rozenski :

In 1982 vond in Comblain-la-Tour een belangrijk evenement plaats … een Jamboree.

Het woord Jamboree, dat door Baden-Powell werd gebruikt, duidt op een bijeenkomst van scouts. De bedoeling van een Jamboree is om met een geweldig feest de scouts van heel de wereld rond een en hetzelfde vuur, symbool van de grote verbondenheid tussen de scouts, te verenigen. In juli 1982, organiseerde de ZHP ( Związek Harcerstwa Polskiego, vereniging van Poolse scouts buiten Polen ) zijn Jamboree, die gehouden werd in … Comblain-la-Tour.

Mijn Jamboree 1982 door Elisabeth Rozenski :

Tijdens de zomerkolonie van juli 1982 werden de voorbereidingen volop getroffen voor de jamboree van Poolse scouts ( buiten Polen ) ZHP ( Związek Harcerstwa Polskiego ) in Comblain-la-Tour.

Ik was dat jaar monitrice van de oudste groep meisjes ( van 11 tot 14 jaar ). Ook Irena Malek was in Comblain en het was vooral zij die vond dat er ook een Belgische groep scouts op de jamboree niet mocht ontbreken. Doch in die tijd bestonden er geen actieve groepen Poolse scouts in België meer, dus begon het idee te groeien om zelf een groepje op te richten.

Al snel hadden we een aantal meisjes uit mijn groep warm gemaakt om samen het scoutsleven te verkennen. Irena had ergens patronen en stof vast gekregen om uniformen te ontwerpen en eenmaal thuisgekomen zetten we onze moeders aan het naaien om er als een volwaardige scout de jamboree te kunnen meemaken.

Het resultaat mocht er zijn : we vormden uiteindelijk een groepje met een 20-tal leden. Op de foto herken ik Elzbieta en Danuta Osiadacz, Carine Malek ( dochter van Irena ), Monika Kurek, Cécile Danielewski, Elisabeth ( achternaam Kciuk ? ) van Luik. Ik denk dat er ook een paar van Frankrijk of Duitsland zich bij onze groep hadden aangesloten.

Anderzijds zocht men nog vrijwilligers voor de logistiek zoals de bedeling van het water op het scoutskamp. Hiervoor hadden een aantal monitoren zich kandidaat gesteld nl. Piotr Rozenski, Heniek Zapalowski, Georges Załobek, Richard Chwoszcz.

Uiteraard sliepen en leefden we de hele tijd als echte scouts in tenten op het scoutskamp. Het ontbijt was een Engels ontbijt ( spek met eieren, bonen, Cornflakes… ) daar het merendeel van de scouts uit Engeland kwam. Het toilet was een afbakening in het bos, met in het midden een diep gat.
We kregen een spoedcursus in morse tekens en sjorren. Ieder kreeg een totemnaam, maar ik herinner mij niet meer dewelke.

Het weer viel toen niet echt mee. Het had veel geregend. We hadden moeite om onze kleren droog te houden. Gelukkig hadden we de juiste connecties in het huis beneden ( Rue du Parc ), zodat we daar terecht konden om ons op te warmen aan een tas soep, te douchen en ook niet onbelangrijk, naar een deftige toilet te gaan.

Wat mij het meest is bijgebleven zijn de kampvuren. Iedereen zong vol passie mee en vooral het lied « Góralu czy ci nie żal » was een « kippevel »-moment. Dit lied werd opgedragen aan de toenmalige Poolse paus Karol Wojtyła, die als echte « góral » zijn vaderland verlaten had om paus te worden in Rome.

Op een zondag was het bezoekdag en werd er een groot kampvuur georganiseerd samen met de lokale bevolking. Wij hadden ons toen verkleed als de boerinnekes van destijds. Kleren die we trouwens van de plaatselijke bewoners gekregen hadden. Wij kregen toen hoog bezoek namelijk van de bisschop Szczepan Wesoły.

Verder hebben wij ook een aantal uitstappen gedaan zoals naar een militair kerkhof nabij Arnhem waar ook Poolse soldaten begraven liggen.

Op een bepaald moment was er ook iets te doen op het voetbalveld in Comblain. Op de foto’s te zien moesten we toen stickers proberen te verkopen.

Het werd een onvergetelijke vakantie. Achteraf hebben we nog de eed afgelegd tijdens het jaarlijkse scoutsweekend, dat plaats had in september in Comblain. Maar dat was dan meteen ook een afsluiter en einde van mijn scoutservaring.

18/09/2017 – Elisabeth Rozenski

Et voici la traduction par Piotr Rozenski :

En 1982, à Comblain-la-Tour s’est déroulé un évènement considérable … un Jamboree.

Le mot Jamboree, utilisé par Baden-Powell, désigne un rassemblement de scouts. Le Jamboree se veut être une fête extraordinaire, rassemblant tous les scouts du monde, autour d’un même feu, symbole de la grande fraternité scoute. En juillet 1982, le ZHP ( Związek Harcerstwa Polskiego, l’association des scouts polonais hors Pologne ) a organisé son Jamboree qui se tiendra à … Comblain-la-Tour.

Lors de la colonie de juillet 1982, le ZHP ( Związek Harcerstwa Polskiego, scouts polonais hors Pologne ) avait entamé les préparatifs pour leur jamboree qui allait se tenir à Comblain-la-Tour.

Cette année-là, j’étais monitrice des filles ainées ( 11-14 ans ). Irena Malek s’est également retrouvée à Comblain et c’est surtout elle qui était d’avis qu’un groupe de scouts belges devait être présent au jamboree. Comme à l’époque, en Belgique, il n’existait plus d’unités de scouts polonais actives, l’idée a commencé à germer de créer notre propre groupe.

Nous avons vite réussi à enthousiasmer plusieurs filles de mon groupe pour explorer ensemble la vie de scouts. Irena a trouvé quelque part des modèles et des tissus pour fabriquer des uniformes. Rentrées à la maison, nous avons mis nos mères à la couture afin qu’on puisse participer au jamboree en vrais scouts.

On n’avait pas à rougir du résultat. Finalement on a pu constituer un groupe d’une vingtaine de membres. Sur la photo je reconnais Elzbieta et Danuta Osiadacz, Carine Malek ( fille d’Irena ), Monika Kurek, Cécile Danielewski, Elisabeth ( Kciuk ? ) de Liège. Il me semble que plusieurs filles de France ou d’Allemagne sont venues renforcer l’équipe.

Par ailleurs, on cherchait encore des candidats pour effectuer des tâches logistiques, comme la distribution de l’eau dans les camps de scouts. Plusieurs moniteurs se sont portés volontaires : Piotr Rozenski, Heniek Zapalowski, Georges Załobek, Richard Chwoszcz.

Il va de soi qu’en vrais scouts, on dormait et on vivait dans des tentes qui avaient été montées dans un des camps de scouts. Comme une bonne partie des participants venait du Royaume-Uni, le matin on nous servait un English breakfast ( œufs avec bacon, haricots, Cornflakes… ). Pour les toilettes, ils avaient aménagé une espèce d’enclos dans les bois, avec un grand trou au milieu.

On a eu droit à un cours accéléré en morse et en travaux de pionnier, on a tous reçu un nom de totem, mais je ne me rappelle plus lequel.

La météo n’était pas vraiment au beau fixe. Il avait beaucoup plu et on avait du mal à garder nos vêtements au sec. Heureusement nous avions de bonnes relations avec le château ( Rue du Parc ), où on pouvait se réchauffer avec un bol de soupe, prendre une douche et, chose importante, aller aux toilettes dignes de ce nom.

Ce qui m’a le plus marqué l’esprit, c’est les feux de camp. Tout le monde chantait en se donnant à fond, surtout la chanson « Góralu czy ci nie żal » était à chaque fois un moment d’émotion intense. Cette chanson était dédiée au pape polonais de l’époque, Karol Wojtyła, qui, étant un vrai « góral », avait quitté sa patrie pour devenir pape à Rome.

Un dimanche – c’était le jour des visites – un grand feu de camp a été organisé avec la population locale. A cette occasion on s’est déguisées en paysannes d’antan, avec des habits qu’on a reçus des habitants du village. Un des dignitaires invités n’était pas moins que l’évêque Szczepan Wesoły.

On a participé à plusieurs excursions avec entre autres une visite au cimetière militaire d’Arnhem où se trouvent plusieurs tombes de soldats polonais. A un moment donné, il y avait un évènement sur le terrain de foot de Comblain. Comme on peut le voir sur une des photos, on était missionnés pour vendre des autocollants.

Bref, c’étaient des vacances inoubliables. Après coup, en septembre, on a prêté serment lors d’un weekend de scouts organisé à Comblain. C’était une dernière expérience et en même temps la fin de ma carrière de scout.

18/09/2017 – Elisabeth Rozenski

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0906 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : L’affiche officielle.
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0907 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : In het midden : Claudia ( ? ) ; zittend : Elisabeth Rozenski ; Cécile Danielewski ; ( voor hen : Carine Malek ) ; Irena Malek ; Ksiadz Kazimierz Szymurski. Au milieu : Claudia ( ? ) ; assises : Elisabeth Rozenski ; Cécile Danielewski ; ( devant elles : Carine Malek ) ; Irena Malek ; Ksiadz Kazimierz Szymurski, aumônier auprès des colonies des Ecole polonaises libres à Comblain ( à l’époque l’Aumônier faisait automatiquement partie du Comité de Direction ) et aussi aumônier des Scouts polonais.
0908
0908 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : In het midden : Claudia ( ? ) ; zittend : Elisabeth Rozenski ; Cécile Danielewski ; Irena Malek ; Monika Kurek ; Carine Malek ; Ksiadz Kazimierz Szymurski. Au milieu : Claudia ( ? ) ; assises : Elisabeth Rozenski ; Cécile Danielewski ; Irena Malek ; Monika Kurek ; Carine Malek ; Ksiadz Kazimierz Szymurski.
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0909 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Elisabeth Rozenski ; Cécile Danielewski ; Irena Malek ; ( ? ).
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0910 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Elisabeth Rozenski ; Piotr Rozenski ; Cécile Danielewski ; Heniu Zapalowski.
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0911 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Mgr Szczepan Wesoły.
0912
0912 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Bernard Angowski ; Bogdan Van Hemelrijck – Stefański ; Georges Załobek ; Henri Zapałowsi ; Janek Stefański ( le petit monsieur derrière Heniu ) ; Piotr Rozenski ; ( ? ) ; face à Wacek Bień et son accordéon : des membres de Wisła, dont Robert.
0913
0913 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : ( ? ) ; Irena Malek ; Lucie ( Nieduziak ? met vaandel ) ; Joanna Skowron ; Elisabeth Rozenski ; Monika Kurek ; Cécile Danielewski ; Carine Malek ; ( ? ). ( ? ) ; Irena Malek ; Lucie ( Nieduziak ? avec le drapeau ) ; Joanna Skowron ; Elisabeth Rozenski ; Monika Kurek ; Cécile Danielewski ; Carine Malek ; ( ? ).
0914
0914 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Cécile Danielewski ; Irena Malek ; Danusia Osiadacz ; Monika Kurek ; Elisabeth Rozenski.
0915
0915 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Cécile Danielewski ; Elisabeth Rozenski.
0916
0916 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Elisabeth Rozenski.
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0917 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : ( rechtstaand ? ) ; Elisabeth Rozenski ; Cécile Danielewski. ( debout ? ) ; Elisabeth Rozenski ; Cécile Danielewski.

 

0129 – Les Russes arrivent !

… ce que Georges Z. et Henri Z. vous ont toujours caché
Par Piotr Rozenski

Nul ne sait quand ni comment le contact s’est établi, si c’est eux qui nous ont repérés ou si c’est nous qui sommes allés les dénicher. Georges Z. est un des rares détenteurs des clés de ce secret bien gardé. N’était-ce pas lui qui a « arrangé » la première rencontre … qui, à force de vouloir se mesurer au grand frère slave, nous a entraînés dans cette série insensée d’affrontements fratricides ?

Quoi qu’il en soit, un soir de juillet 1980, ils nous ont officiellement invités « chez eux », dans leur camp de scouts près de Saint-Hubert, et une modeste délégation d’une poignée de moniteurs/-trices, triés sur le volet, s’est mise en route avec le Père Richard, dans sa splendide VW Jetta bleu ciel … serrés comme des sardines.

Soit dit entre nous, ce qu’on serrait, c’était surtout … les fesses. Il m’arrive encore de me réveiller la nuit, en sueurs froides, hanté par ce souvenir : le Père Richard – Robert Kubica de son vrai nom – roulant à 160 km/h sur les routes sinueuses de l’Ardenne belge, ricanant avant chaque chicane et virage en épingle : « Vaut mieux ralentir un peu avant les panneaux flèches rouge et blanc, non ? ! » Ouf, nous voilà rassurés !

Cela relève d’un miracle qu’on s’en soit sortis vivants … et encore plus, qu’on ait réussi à les trouver, les Russes. Le GPS n’existait pas et, franchement, ils ne nous facilitaient pas la tâche, là, retranchés dans le coin le plus reculé de la Forêt de Mirwart. Il semble qu’à ce jour, le site n’ait toujours pas été cartographié par Google Maps. Ce qui n’a pas empêché le Père Richard, visiblement guidé par le Saint-Esprit, de foncer tête baissée, tout droit au but, comme un cheval qui a reniflé l’écurie.

Tout d’un coup, ils ont surgi, les Russes, dits Blancs*, dans leur tanière au fond de cette forêt noire, vêtus en uniformes bleus, sous leurs tentes vert-kaki … impeccables, disciplinés, sympathiques, aux consonances mélodieuses de Volodia, Olga, Sacha, Katia ou Micha

L’accueil fut chaleureux, ponctué de chants polyphoniques qui font dresser le poil au bras et vous touchent au cœur. Et à chaque note, une myriade de voix d’anges s’élevait par-dessus les vallées jusqu’aux cieux, que dis-je, jusqu’aux confins des sphères étoilées. D’emblée, le ton était donné : 1-0 pour les Russes … Car, soyons honnêtes, malgré les barytons sonores de Georges Z. et de son compagnon de route de longue date, Henri Z. ( y mettant pourtant leurs tripes, s’efforçant de faire sortir de leurs gosiers le double des décibels habituels, c’est dire l’effort ), les nôtres venaient s’échouer, comme des râles épais, au pied du premier rang de pins de la Forêt de Mirwart.

Des anges, oui … sauf qu’au moment d’investir l’arène, ils se donnaient corps et âme, se transformant en véritables machines de guerre. Si pour nous, un jeu de nuit, c’était … un jeu, pour eux, ce qui était en jeu c’était, au bas mot, l’honneur de la Patrie et la gloire éternelle.

Lors de la première confrontation nocturne déjà, ils avaient tout prévu : camouflages, treillis, talkies-walkies, bref, ils étaient armés jusqu’aux dents … les kalachnikovs en moins. Nous, en jeans délavés, les visages pâles, qui contrastaient dans la nuit tel Zorro dans la neige, et comptant, comme seul moyen de communication, sur nos voix … audibles à des kilomètres. Passés maîtres dans l’art du guet-apens, ils avaient posté leurs Lada sur les hauteurs, aux abords de la « war zone ». En arrivant, on était aussitôt pris dans leurs phares, comme des biches. Nous voilà éblouis, tétanisés, proies faciles. Il leur a suffi de 30 secondes pour décimer 80 % de nos troupes. 2-0 !

Franchement, on ne peut le dire autrement – et sans mauvais jeu de mots – pour nous, c’était la Bérézina.

Rentrés au château au petit matin, on s’est juré : PLUS JAMAIS CA ! On n’attendait que l’heure de la revanche et, cette fois-ci, on n’allait plus se laisser prendre comme des bleus.

Un an après. L’un venait tout juste de boucler son service militaire : Georges Z., Z comme « Ze Caporal of Flémalle », un titre honorifique qui a vite commencé à circuler après son retour au bercail, où il a notamment su s’imposer au sein des « FFF » ou « Flémalle Freedom Fighters », en se forgeant une réputation solide de combattant infatigable. L’autre, rongé par l’envie de rejoindre les « marines » au plus vite possible : Henri Z., Z comme « Zéro Tolérance ».

Métamorphosés en Rambos et prêts à en découdre, ils avaient tout prévu, treillis et camouflages sophistiqués, traçant sur leurs visages, comme des calligraphes japonais, des lignes raffinées et empreintes de poésie, de complexes dessins ésotériques, en référence aux runes mythiques ou à d’autres obscurs rites kabbalistiques dont nul, hormis nos deux « warriors », n’était à même de décrypter les subtilités profondément énigmatiques.

Ce qui plus est, Henri Z. détenait maintenant une arme redoutable. Certains l’appelaient la « Grosse Berthe de Liège », d’autres y voyaient carrément la V2 des temps modernes. Mais pour le modeste Henri – naguère encore surnommé le Petit Nicolas de Saint-Nicolas – c’était tout simplement … la mère de toutes les bombes.

Depuis des mois, à ses heures perdues, il avait patiemment mis au point, dans son garage, des grenades fumigènes, soigneusement bricolées sur la base d’azotes et phosphates, méticuleusement récupérés à partir des engrais laissés à l’abandon dans l’abri-jardin de son père et de la lessive subtilisée dans le cellier de sa mère. Si vous voulez vous faire une petite idée de l’effet potentiellement dévastateur du mélange de ces produits, il suffit de vous pencher sur le cas de l’usine AZF à Toulouse, quand elle s’est littéralement désintégrée un beau matin de septembre 2001.

Semant d’abord, avec ses engins, la terreur sur sa commune natale, il a vite réussi – épaulé par Georges Z., devenu son frère d’armes inséparable, et selon toute probabilité appuyé par Francine Z., la sœur du caporal – à se frayer un chemin dans le cercle hermétique et mal famé de la « GHZZ » ou « Grâce-Hollogne Zombie Zone », « GH » ayant aussitôt été rebaptisé en « Gorges & Henri » ( prononcé avec l’accent british ), en l’honneur des deux illustres recrues fraîchement adoubées.

C’est là qu’Henri a reçu son nom de code définitif : « Boris Z. », Z comme « Zapalka » ( allumette ). Son renom allait bientôt franchir les frontières de la bourgade, sévissant sur tout le bassin liégeois, voire conquérant quasiment tout l’Est du royaume. Inutile de préciser qu’avec une seule étincelle, il aurait pu éradiquer l’ensemble des réseaux maléfiques de Verviers.

Modeste, certes. Pour autant, Henri Z. exécrait le boulot fait à moitié. Avant de larguer ses projectiles sur les Russes, il tenait absolument à effectuer un dernier test, grandeur nature. Lors d’un jeu de nuit, organisé entre nous, Henri Z. avait bien l’intention de démontrer toute l’étendue de leur efficacité et de faire honneur à son nom de guerrier. Il va de soi qu’il avait tout prévu … sauf l’imprévisible : la météo !!! Au moment de dégoupiller, le vent a tourné … de sorte qu’on s’est pris toute la fumée dans la figure. Toussant comme des tuberculeux, on n’a pas eu d’autre issue que de battre en retraite, sans coup férir. L’arme fatale a fini par se tourner contre nous.

Et tant pis pour la V2, on avait appris la leçon, on avait pris de l’aplomb. Motivés à bloc, on était dorénavant capables de nous battre à armes égales avec les Russes. On l’a bien démontré ce fameux après-midi à Anthisnes, quand « GG », le Général Georges, est sorti des bois brandissant le drapeau comme un trophée, perché, tel un torero, sur les épaules de son plus fidèle lieutenant Boris. Eh oui, on les a bel et bien tenus en échec, nos frères slaves ( voir photo 850 et 851 ). 2-1 !

Et si ce n’est pas sur le champ de bataille, c’est autour du feu de camp. Même si elle n’est pas claire et nette, la photo ( 853 ) ne ment pas : on les a bien roulés dans la farine, ces Russes ( la seule fois qu’on les a vraiment vus en blanc ! ). 2-2 !

Ouf, l’honneur était sauf.

 *Descendants des Russes ayant fui leur pays dans les années suivant la Révolution bolchévique de 1917 (blanc en opposition à la couleur rouge des communistes).

31/07/2017 – Piotr Rozenski

0848
0848 : MIRWART : Un petit village tranquille, qui en rappelle un autre : Carte postale.
0849
0849 : MIRWART : Un petit village tranquille, qui en rappelle un autre : Carte postale.
0850_(0410)
0850 : Les Stepennes : Jeu du drapeau : Anne-Marie Kantyka ; … ; Georges Załobek ; Piotr et Tomasz Maj ; … ; Henri Zapałowski ; Elisabeth Rozenski ; … ; Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; Michel Konarski ; Cécile Danielewski ; Hélène Piech ; Richard Chwoszcz ; Irène Malek ( ? ) ; Freddy Motała ; Piotr Rozenski ; … et Michel Volodimiroff.
0851_(0411)
0851 : Les Stepennes : Jeu du drapeau : Anne-Marie Kantyka ; … ; Georges Załobek ; Piotr et Tomasz Maj ; … ; Henri Zapałowski ; Elisabeth Rozenski ; … ; Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; Michel Konarski ; Cécile Danielewski ; Hélène Piech ; Richard Chwoszcz ; Irène Malek ( ? ) ; Freddy Motała ; Piotr Rozenski ; … et Michel Volodimiroff.
0852
0852 : COMBLAIN-LA-TOUR : Prêt pour le combat : Michel Volodimiroff ; Henri Zapałowski ; Georges Załobek.
0853_Michel_Volodimiroff
0853 : COMBLAIN-LA-TOUR : Mise à blanc : Michel ( Misha ) Volodimiroff ; Vania Drewinsky.