0268 – Modernisation

La modernisation du château Detienne ne s’est pas arrêtée en 1960 quand la Communauté polonaise a acheté ce qui était déjà l’Hôtel du Parc … bien au contraire.

Dès le départ et jusqu’aujourd’hui, des bonnes volontés se sont relayées pour entretenir, agrandir, améliorer et mettre au goût du jour le bâtiment principal comme les annexes. Bien sûr, ce sont les moyens financiers disponibles qui ont rythmé cette évolution régulière. Ces dernières années d’ailleurs ce rythme s’est considérablement accéléré … nous ne pouvons que nous en réjouir. Cette mutation est devenue à ce point rapide que, à chaque fois que nous partons pour Comblain-la-Tour, on se demande qu’est-ce qu’on va y trouver comme nouveautés ? Les nouvelles chambres VIP sont quelques exemples de cette modernisation permanente. Merci à Madame Barbara Wojda et à ses équipes.

Dans les années 60 / 70, les moyens étaient plus limités … Ça n’a pas empêché d’avoir des projets et de les mettre en œuvre. De nombreux bénévoles ont offert leur temps et leur énergie pour restaurer ce qui pouvait l’être. Il ne reste malheureusement que peu de photos pour témoigner … c’est bien dommage ! À l’époque, tout le monde n’avait pas encore le « réflexe » de tout photographier. Mais il reste quand même quelques documents importants … Merci à Zdzisław Blaszka d’avoir eu la bonne idée d’immortaliser ces moments-là. Ses photos illustrent la démolition du vieux bâtiment et la reconstruction de ce qu’on appelle aujourd’hui « la maison rouge ». Je pense que les travaux ont dû être exécutés en 1972. Ce fut un projet d’ampleur qui a mobilisé énormément de moyens. Mais quel plaisir de voir à quel point ce projet était utile et comment il est exploité aujourd’hui. Ces dernières années, d’autres travaux ont été réalisés dans la maison rouge pour encore plus de confort.

Parfois, lors de travaux, les ouvriers retrouvent des vestiges … des traces de l’histoire déjà ancienne de notre château. Ce fut le cas encore en 2018. La photo 2.191 montre une inscription – pas très nette – qui date du 15 juin 1900 … Ce message a été retrouvé, le 23/01/2018, dans la chambres n° 14, au premier étage, sous 4 couches de tapis. Les bâtisseurs de l’époque voulaient laisser leur empreinte à la postérité. Leurs noms de famille ne sont pas très lisibles ( si l’un d’entre vous a une formation en graphologie, je l’invite à déchiffrer et à partager ) mais nous pouvons déjà remercier Léon, Joseph, Emile, Etienne, Louis et Nicolas pour leur contribution à l’aménagement de Château Detienne.

À d’autres moments, apparaissent des prises de vues étonnantes … C’est le cas de la photocopie n° 2.192. Pour avoir exploré, en long et en large, énormément de documents, de photos et de cartes postales sur Comblain-la-Tour, je peux vous affirmer que cette photo-là est très rare ! D’ailleurs, à part cette photocopie, je n’ai jamais vu l’original du cliché. Et je serais heureux d’en avoir une copie plus nette. Je sais qu’elle appartient à un comblinois qui nous lit peut-être … Je l’encourage à prendre mon contact en lui promettant de lui rendre son trésor après copie.

Si cette dernière photo est si singulière, c’est qu’elle montre qu’un bâtiment existait, à l’intérieur du parc, avec accès vers le sentier qui longe le parc. Peut-être la demeure de domestiques, du garde-chasse, ou d’un concierge ? À ce stade, il est évidemment impossible de dire avec certitude ni la date de la photo, ni à qui ce bâtiment était-il réservé … Il est seulement la preuve que des travaux de modernisation n’ont jamais cessé à Comblain-la-Tour.

23/03/2020 – JP Dz

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2.181 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( ? ) ; Mr Jean Dziewiacien ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Léon Czak ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mme Veronika Załobek. ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.182 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.183 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.184 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( ? ) ; Jurek Stoj ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Janek Perzyna ; Mr Casimir Swiderski . ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.185 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( ? ) ; ( ? ) ; ( , ) ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.186 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : Mr Zbigniew Matusiewicz ; Pan Jan ; Mr Léon Warchulski ; Mr Walek Chmielecki ; Mr Baron d’Hensies ; ( ? ) ; Mme Veronika Załobek ; ( ? ) ; Mr Franek Bujanowski ; Mr Kazik Michalski ; Mr Léon Czak. ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.187 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.188 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.189 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).
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2.190 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bâtiment rouge.
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2.191 : COMBLAIN-LA-TOUR : Archive rupestre.
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2.192 : COMBLAIN-LA-TOUR : Bâtiment latéral ?

 

0084 – Vue d’en haut, au fil du temps – suite ( 8 )

Voici la suite – et la fin – des cartes postales consacrées au château Detienne / Hôtel du Parc. Sur chacune d’elles, on peut voir le Centre Millennium … sous différents angles.

L’avantage de ces vues prises de très haut, c’est qu’on peut situer la maison par rapport au reste du village.

On peut également voir l’évolution du village. Il y a là des choses que nous avons connues, d’autres qui ont disparu.

Sur la photo 528, par exemple, on peut voir que le terrain de football n’existe toujours pas. Par contre, à l’arrière, on voit très bien la « Closerie de Chirmont ». Nous, ça nous a donné l’envie d’aller un peu plus loin … Ça nous a donné l’envie d’en savoir plus sur Comblain-la-Tour ; de revisiter Comblain.

Bien sûr, nous ne sommes pas des historiens et les documents sont rares, mais le peu que nous savons déjà, nous prendrons plaisir à le partager avec vous.

Nul doute que, lors de ce voyage que nous ferons ensemble, nous apprendrons d’autres choses sur Comblain. Nous découvrirons des noms de lieux-dits que nous fréquentions. On comprendra mieux pourquoi une telle rue s’appelle comme ça. On regardera autrement un tel bâtiment ou un tel monument. Bref, nous allons – de temps en temps – nous réapproprier le village de nos aventures.

Et si tout ça permet de faire resurgir vos souvenirs … tant mieux.

Et si tout ça vous donne envie de revenir à Comblain … tant mieux.

Ça nous permettra de nous revoir.

10/10/2016 – Piotr Rozenski et Jean-Pierre Dziewiacien

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0527 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0528 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0529 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0530 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0531 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0532 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0533 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
0534
0534 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
0535
0535 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.

 

 

0075 – Vue d’en haut, au fil du temps ( 7 )

Comme vous avez pu le constater dans les articles consacrés à la petite histoire du Centre Millennium, l’évolution du bâtiment et du parc s’est faite petit à petit.

Tantôt « château Detienne », tantôt « Hôtel du Parc », pour devenir in fine, Notre colonie de vacances. ( Pour les habitants de Comblain, c’est le « home polonais » ! ).

Il est très difficile de donner des dates ; de dire « C’est cette année-là que ceci a été fait » …

Nos seules sources, ce sont les cartes postales anciennes. Heureusement, le village de Comblain-la-Tour a toujours eu beaucoup de succès et donc, de nombreuses cartes postales ont circulé, et circulent encore.

Sur ces cartes figure rarement la date de la photo … mais sur les timbres, il y a une date.

Il faut être prudent, une carte peut très bien avoir été envoyée des années après que la photo ait été prise.

Les photos en annexe sont des cartes postales sur lesquelles figure, à chaque fois le château Detienne ou l’Hôtel du Parc. Elles ont été prises à des moments différents et avec des angles différents.

Elles sont le reflet de l’évolution qu’a connu le site.

C’est surtout au niveau du parc et de la végétation que les différences sont les plus marquantes.

Amusez-vous à retrouver la maison et à découvrir les différences. Bon amusement.

Pour ce qui est des dates, nous pensons que :

  • on retrouve des cartes, avec le château, envoyées en 1904: le château doit donc être antérieur. La carte 436 semble même indiquer que le château est antérieur à 1902.
  • une carte envoyée en 1938, suggère qu’il n’y a pas, à cette date, d’extension du réfectoire.
  • une carte envoyée en 1948, montre que la première extension est réalisée.
  • le document 442_1949 ( verso de la carte 332 ) semble avoir été envoyé en 1949 ( à votre avis ? ) ; on y voit déjà la deuxième extension.

Les deux extensions du réfectoire semblent donc avoir été réalisées dans une période allant de la fin des années trente à la fin des années quarante…

  • une carte envoyée en 1955, prouve, sans contestation, que la deuxième extension est réalisée.

08/08/2016 – Piotr Rozenski et Jean-Pierre Dziewiacien

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0435 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le château à partir du Rocher de la vierge.
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0436 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le château à partir du Rocher de la vierge.
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0437 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le château à partir du Rocher de la vierge.
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0438 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le château à partir du Rocher de la vierge.
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0439 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1938 : Vue sur le château à partir du Rocher de la vierge.
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0440 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le château à partir du Rocher de la vierge.
0441
0441 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le château à partir du Rocher de la vierge.
0442_1949 - verso_332
0442 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1949 : Recto de la carte postale n° 332.

 

0066 – L’intérieur de l’Hôtel du Parc

L’intérieur de l’Hôtel du Parc est resté très riche ( 6 ).

La grande pièce qui donne sur le perron est devenue un petit salon ( photo 370 ). Quelques tables et quelques chaises permettent aux clients de s’installer pour fumer.

Le passe-plat qui donne accès directement à la cuisine est déjà présent. Nous l’avons utilisé constamment. J’ai l’impression aussi de reconnaître le lampadaire ; je me trompe peut-être.

Deux grands meubles rehaussent l’aspect cossu de la pièce : une vitrine et un dressoir. L’ensemble est fabriqué en bois noble et sculpté. Le dressoir est rehaussé par une plaque de marbre.

Sur la photo 371, les grands meubles sont restés les mêmes, mais les tables et les chaises sont différentes. Le style s’est démocratisé. On dirait maintenant une salle de jeu. D’ailleurs, une sorte de billard, posé devant la fenêtre, invite le client à jouer une partie.

La cheminée est splendide ; l’immense miroir qui règne au-dessus lui confère encore plus de majesté. L’horloge et les deux candélabres ajoutent une impression de richesse. Dans le reflet du miroir, on peut voir la vitrine située en face.

Des tableaux sont suspendus aux murs et les rideaux de la fenêtre complètent un décor sobre, mais élégant.

La porte grande ouverte, montre le réfectoire – sans doute qu’à l’époque, c’était « le restaurant ».

Dans le restaurant ( photos 372, 373, 374 et 375 ), les tables sont dressées pour le repas.

Les belles nappes blanches et les couverts élégants attestent du souci des propriétaires à tendre vers un certain raffinement. Le nombre d’assiettes rangées au milieu de la pièce semble indiquer que le restaurant attire de nombreux clients.

C’est difficile de jurer, mais il semble bien que la différence entre la photo 372 et la photo 373 soit la longueur du restaurant. En effet, sur 372, on ne voit que deux pilastres, et le fond du restaurant est assez proche. La photo pourrait dater d’avant le deuxième agrandissement du restaurant. Sur la 373, on voit que d’autres pilastres ont été ajoutés.

De plus, entre les trois fenêtres du fond et celles du début, il existe un espace qui, selon moi, indique l’endroit où la pièce a subi son agrandissement.

Les têtes de biches sur les pilastres me rappellent quelque chose. Pas vous ?

13/06/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien ( merci à Piotr Rozenski pour son aide )

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0370 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1948 : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0371 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0372 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0373 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0374 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0375 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.

0059 : L’Hôtel du Parc ( 5 )

Décidément… sur chacune des faces du bâtiment, on peut lire le nom de l’hôtel ( photos 329, 330, 332 ).

Ce qui surprenait sur la photo 292, c’était la longueur du réfectoire… il semblait… trop court.

Au rez-de-chaussée, il n’y avait que 4 fenêtres ; au premier, une seule fenêtre, à côté du grand écriteau. L’ensemble se terminait par une gouttière.

En comparaison, les photos 329, 330 et 332 – beaucoup plus récentes – montrent au rez-de-chaussée 7 fenêtres et au premier, côté Ourthe, 3 fenêtres. Sur cette même photo 332, l’ancienne gouttière n’a pas changé. Elle est toujours à la même place, mais le bâtiment lui, s’est allongé.

La photo 331 permet de voir la serre dans toute sa beauté ; un petit chemin est d’ailleurs aménagé entre la grille d’entrée et la serre. On peut voir aussi le perron plus aéré et plus décoratif.

Sur la photo 332, le perron et la balustrade sont dans le même état qu’aujourd’hui… plus robuste… pourtant, c’est encore l’hôtel du parc.

La photo 333, envoyée en 1955, montre le bâtiment dans les années cinquante – soixante, comme nous l’avons connu. Elle permet de comparer les différentes évolutions.

Visiblement, le réfectoire, les chambres du premier étage et le perron sont restés comme du temps de l’Hôtel du Parc. La photo 334 montre le bâtiment en 1960.

C’est à cette époque que la communauté polonaise achète la maison et le parc.

25/04/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien ( Merci à Piotr Rozenski pour son aide ).

0329
0329 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0330
0330 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0331
0331 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0332_1949
0332 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1949 : Hôtel du Parc.
0333_1955
0333 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1955 : Hôtel du Parc.
0334_1960
0334 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1960 : Hôtel du Parc.

 

 

0053 – L’Hôtel du Parc – Restaurant 1er ordre ( 4 )

 

L’Hôtel du Parc – Restaurant 1er ordre ( 4 ) :

Quelque temps plus tard, nous retrouvons notre château transformé en hôtel – Restaurant.

Entre les deux … j’ignore totalement ce qui s’est passé.

On ne peut que hasarder des théories. Peut-être que la présence joyeuse de l’armée allemande – qui semblait être là bien accueillie – n’a pas été appréciée par tous ? Ce n’est qu’une supposition.

Mais il a fière allure notre hôtel. Et il est fier de son nouveau statut et de son nouveau nom.

Même sur le toit, on peut lire : « HÔTEL du PARC » ( photo 290 ). Le drapeau belge flotte dorénavant sur la façade.

Un peu plus tard encore, l’hôtel devient un endroit chic. Sans doute que sa renommée s’améliore.

D’ailleurs, l’écriteau accroché sur la grille d’entrée a même été complété ; maintenant on peut lire : « HÔTEL DU PARC – RESTAURANT 1er ORDRE ». Sur la grille, des panneaux métalliques, en forme d’écusson, annoncent aux visiteurs que l’hôtel est membre de toute sorte de d’organisation  ( photo 291 ).

On a sorti les tables et les chaises d’extérieur, et les parasols aussi. L’endroit est redevenu accueillant.

Avez-vous remarqué les différences entre la photo 290 et la photo 291 ?

Tout d’abord, la grille d’entrée … Sur la photo 290, elle est parfaitement symétrique.

C’est-à-dire que la grande ouverture du milieu est entourée de 2 pilastres imposants. De chaque côté des 2 pilastres, deux barrières plus petites permettent d’entrer à pied, sans ouvrir la grande porte. De chaque côté des 2 petites portes, des grilles se prolongent sur un muret.

Sur la photo 291… la petite porte du côté droit a disparu !

Ce qui signifie que le pilastre, côté droit, a été complètement démonté et remonté un mètre plus loin.

On voulait ainsi élargir la grande ouverture centrale.

Ça veut dire aussi, que les 2 grandes grilles qui s’ouvrent ont dû être élargies.

Mais ce n’est pas la seule chose qui a été agrandie … regardez l’arrière du bâtiment.

Sur la photo 291 déjà, on aperçoit le réfectoire et les chambres du premier étage construites au-dessus.

La photo 292, prise du côté de l’Ourthe, est encore plus claire. Le bâtiment s’est allongé.

Normal … ce qui était assez grand pour un château, était sans doute trop petit pour un hôtel.

Mais … si vous comptez bien … il y a 4 fenêtres au réfectoire. L’agrandissement n’est pas fini.

Ce qui veut dire que l’agrandissement du château d’origine s’est fait en plusieurs étapes.

Mais à quel moment ?

D’autres travaux ont également été réalisés. Les deux fenêtres du second étage sont à présent équipées de châssis ( photo 293 ), ce qui n’était pas le cas sur la photo 217.

L’auvent au-dessus de la porte d’entrée a été remplacé ; avant, il était arrondi et, sans doute, en verre ( je dirais, dans le même style que l’ancienne version de la terrasse derrière ). Sur la photo 290, il est devenu droit et en dur, mais on peut toujours voir les marques de la version précédente, arrondie, sur le mur.

Autre changement visible sur la photo 290 : la construction d’une extension côté cuisine.

Dans le parc, les arbres grandissent et commencent à être impressionnants ( photo 293 et 294 ).

21/03/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien et Piotr Rozenski

0290
0290 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0291
0291 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0292_1948
0292 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1948 : Hôtel du Parc.
0293
0293 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0294
0294 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.

 

0049 – La cour de Comblain envahie par la troupe

Les 4 photos – très rares – qui suivent illustrent l’occupation du château par l’armée allemande.

Même si nous avons du mal à l’imaginer, Comblain a été habité avant nous. Comblain n’a pas échappé à l’histoire. Ces photos datent, sans doute, de la guerre 14 / 18.

Sur la photo 259, On voit des soldats attablés, dehors, sur la pelouse, entre la maison et la rivière. Certaines tables sont recouvertes de nappes, d’autres non. Il y a là, on peut l’imaginer, des officiers et des sous-officiers.

À l’arrière, un orchestre au complet joue à la gloire des joyeux combattants.

Des serveurs, tout en blanc vêtu, attendent le bon vouloir des consommateurs.

Clairement, ces soldats-là ne sont pas la troupe ; ce sont des gradés.

Ils profitent d’être à l’arrière du front pour se délasser tout en bénéficiant du climat des Ardennes belges.

La photo 260 illustre la troupe qui s’amuse. Après le repas, l’exercice.

Une armée qui manque d’exercice est une armée qui s’enlise…

Heureusement, les officiers veillent à garder chez les hommes « un esprit sain dans un corps sain ».

Et comme il n’y a rien à faire, on a ressorti les sacs à pommes de terre, et en avant : course de sac à petotes.

Vu comme ça, elle est jolie l’armée allemande. Elle fait moins peur…

On dirait une colonie de vacances avant l’heure.

Ils ont l’air de bien s’amuser entre eux, même si tout cela manque cruellement de femmes.

Derrière eux, la serre est intacte. Pas un seul carreau de cassé. Visiblement, aucun combat n’a eu lieu dans les parages. Apparemment, ils n’ont rien détruit ; ils sont juste un peu… envahissants.

Sur les photos 261 et 262, les mêmes à l’heure des grands travaux.

L’armée teutonne, qui s’est installée dans le château de Comblain, a été confrontée – tout comme nous quelques décennies plus tard – au problème de l’Ourthe.

Nous, on faisait le tour par le pont. Eux, ils ont décidé de faire un pont ; sans doute que pour des raisons stratégiques… ou peut-être simplement que de l’autre côté de la rivière, il y avait un estaminet, un débit de boissons ou que sais-je encore… Visiblement, le jeu en valait la chandelle.

Quand le Génie germanique se met en branle… on peut s’attendre à tout.

Le début des travaux semble difficile, comme le montre la photo 261.

Quand on voit comment ils s’y prennent pour traverser l’Ourthe, on comprend mieux pourquoi ils n’ont jamais réussi à traverser l’Yser !

Au final, le pont est… coquet.

Bien sûr, ce n’est pas le pont de la rivière Kwaï, mais ce n’est pas trop mal.

D’ailleurs, ils ont l’air très fiers de leur réalisation.

Une sentinelle veille sur l’ouvrage d’art, pour ne pas que l’armée ennemie, débarque sournoisement, prenne le pont et reconquiert la maison et le parc.

À mon avis, le principal ennemi du pont, ce n’était pas l’armée adversaire…. c’est la crue.

D’ailleurs aujourd’hui, il n’existe plus aucune trace de l’ouvrage d’art. Pourtant aucun manuel d’histoire ne parle d’une quelconque bataille du « petit pont de Comblain-la-Tour… ».

Alors de deux choses l’une, ou bien il a été emporté à la première crue de l’Ourthe, ou bien il s’est écroulé sous le poids… des militaires.

22/02/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

0259
0259 : COMBLAIN-LA-TOUR – entre 1914 et 1918 : Occupation par l’armée allemande.
0260
0260 : COMBLAIN-LA-TOUR – entre 1914 et 1918 : Occupation par l’armée allemande.
0261
0261 : COMBLAIN-LA-TOUR – entre 1914 et 1918 : Occupation par l’armée allemande.
0262
0262 : COMBLAIN-LA-TOUR – entre 1914 et 1918 : Occupation par l’armée allemande.

0045 – Le château Detienne ( 2 )

Le château Detienne ( 2 ) :

L’intérieur du château était cossu ( photo 237 ).

La fameuse pièce – qui servait de bureau au directeur de la colonie, et où nous évitions de passer, ou alors le moins de temps possible – était à l’origine un petit salon ou un fumoir.

Elle était décorée richement. Sur la cheminée, derrière la splendide horloge, un miroir imposant.

Dans ce miroir, par reflet, on peut apercevoir le portrait d’un vénérable personnage largement décoré.

Si on en juge par sa prestance, sa moustache et par l’épée qu’il porte sur sa droite, il devait s’agir probablement de quelqu’un d’important.

Moi, il me donne la chair de poule. Je n’aimais déjà pas beaucoup cette pièce avant…

Elle a toujours représenté « l’autorité ».

Les rares fois que j’ai été « invité » à m’y présenter, c’était pour me faire engueuler…

Ks Kurzawa, assis derrière son bureau, avait une manière très personnelle d’imposer sa discipline.

Je l’ai entendu rarement crier… mais les mots qu’il prononçait étaient lourds de sens.

Tout compte fait, je préfère cette pièce comme elle était à l’origine, avec les fauteuils confortables et une table conviviale.

Avez-vous remarqué, à gauche, sur le divan ? Manifestement, il y a une dame assise… à moins que ce soit un ectoplasme ?

Sur la photo 238, la même pièce avec quelques changements.

Le mobilier est le même, mais les tableaux ont changé. Comme l’angle de la prise de vues est différent, on peut voir le plafond et le lustre. Le plafond est resté le même.

Ce bureau a fait l’objet d’une restauration minutieuse. Ceux qui étaient présents lors de notre week-end de septembre 2015, ont pu voir les travaux en cours. Je profite de l’occasion pour remercier chaleureusement les gestionnaires actuels de la maison qui ont à cœur d’entretenir, avec beaucoup d’amour, ce patrimoine inestimable. Un tout grand merci à eux et BRAVO pour leur dévouement.

La photo 239, montre les voisins immédiats du château.

On peut lire sur l’écriteau, tout au-dessus du bâtiment : « Confections pour hommes ».

Il s’agit en fait de la maison du tailleur Dabée, et à droite de la photo, une des pompes publiques du village.

La photo suivante ( 240 ) montre la même maison en 2015.

Juste à côté, l’autre bâtisse, c’est l’Hôtel Rorive ( photo 241 ). Ce sympathique hôtel, qui affiche joyeusement sa spécialité – la Stella Artois – a tout pour me plaire. Avez-vous remarqué, sur la carte postale de l’époque, le n° de téléphone de l’établissement ? « 293 »…

25/01/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

0237
0237 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne – intérieur.
0238
0238 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne – intérieur.
0239
0239 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne : le voisin, le tailleur Dabée.
0240
0240 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Le même bâtiment aujourd’hui.
0241
0241 : COMBLAIN-LA-TOUR : l’Hôtel Rorive.
0242
0242 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : l’Hôtel Rorive aujourd’hui : Ce n’est plus un hôtel.

 

0041 – La petite histoire du château ( 1 )

Bonjour à tous et à toutes,

Les colonies de vacances à Comblain-la-Tour ont été – pour beaucoup d’enfants polonais – un véritable conte de fées.

Et comme pour tous les contes de fées, au début, il y a toujours… un château.

Le château Detienne : photo 214

L’imposante bâtisse a donc été construite au bord de l’Ourthe par la famille Detienne, des notables déjà bien installés à Comblain-la-Tour.

En effet, Maître Detienne, notaire de son état, avait épousé la fille de Monsieur Biron.

Celui-ci avait fait construire l’autre bâtiment imposant – au centre du village – la Villa Biron, entourée d’un très beau parc ( photo 215 ).

Cette Villa Biron, a été achetée par la commune d’Hamoir, en 1979, et restaurée en 1988, elle sert actuellement d’accueil extrascolaire pour les enfants. Elle abrite aussi la bibliothèque et l’Académie des Ardennes.

Mais revenons sur Notre château, sur la photo 214, on peut voir le « petit personnel » qui devait servir Maître Detienne et toute sa famille. Ces enfants-là, semblent n’être Que des domestiques …

Ils ne devaient pas s’amuser souvent à courir dans le parc.

Le château : photo 216

Le parc était déjà bien présent ; les murs autour, aussi.

Par contre, les arbres sont peu nombreux sur la photo.

Sans doute qu’ils étaient trop petits pour être aperçus par dessus les murs qui entouraient la propriété.

Le château : photo 217

Vu de l’arrière, le bâtiment, bien qu’impressionnant, semble … incomplet.

Pour nous qui l’avons toujours connu avec le réfectoire et les chambres du premier étage – qui sont construites au-dessus du réfectoire – l’image surprend.

À la réflexion, on peut même s’étonner du peu de place disponible, surtout au rez-de-chaussée …

D’un côté, il y avait la cuisine, et son arrière-cuisine. Juste contre la cuisine, l’énorme cage d’escalier avec le couloir. De l’autre côté du couloir, une salle qui a servi à différents usages : tantôt échoppe ou buvette, tantôt local pour lave-vaisselle …

Un petit hall d’entrée donnait sur la porte d’entrée principale. De là, on pouvait passer dans la plus grande pièce. Celle-ci donnait accès sur le perron, côté Ourthe. Une autre porte permettait d’accéder au bureau.

Et puis … c’est tout.

Ce qui fait finalement peu de pièces.

Par contre, le parc était sans doute plus grand. Un chemin aménagé passait presque contre le bâtiment. Il est situé à l’emplacement du futur réfectoire.

Le perron existait déjà. Mais sa structure était plus légère, en métal travaillé.

Les deux fenêtres du second étage sont toujours murées.

De quand date la construction ? Difficile à dire. Sur la carte Ferraris ( que nous a retrouvée Jef Rozenski ) qui a été dressée entre 1771 et 1778 ( document 220 ), il est clair que des bâtiments existent à cet endroit. Mais, on ne reconnaît pas la forme de NOTRE CHÂTEAU … qu’en pensez-vous ?

28/12/2015 – Jean-Pierre Dziewiacien ( Merci à Jef Rozenski )

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0214 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne : Le « petit personnel ».
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0215 : COMBLAIN-LA-TOUR : La villa Biron.
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0216 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne.
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0217 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le château, vue arrière.
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0218 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne.
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0219 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château, vue de l’autre côté de l’Ourthe : Les « Maîtres » posent devant le perron.
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0220 : COMBLAIN-LA-TOUR : La carte Ferraris ( entre 1771 et 1778 ).