0170 – Salle des moniteurs

J’ai envie, aujourd’hui, d’évoquer avec vous une des aspirations les plus récurrentes des moniteurs et monitrices que nous étions : le besoin d’avoir quelques moments rien qu’entre nous !

Toutes nos journées à Comblain étaient réglées comme du papier à musique … Les activités s’enchaînaient et nous laissaient peu de place pour un peu de temps de libre. Nous étions responsables des enfants 24 heures sur 24. Alors, le soir venu, on se prenait à rêver de quelques minutes … rien que quelques minutes … où on pourrait décompresser … lâcher prise … s’entourer de jeunes gens qui avaient le même âge et les mêmes préoccupations que nous … Il nous paraissait important aussi d’échanger nos expériences de la journée, d’apprendre, aux autres moniteurs, ce que nous avions découvert nous-même, de partager …

Évidemment, à toutes ces nobles intentions, il faut bien ajouter notre besoin de se retrouver entre garçons et filles pour « fréquenter » un peu.

Ks Kurzawa n’était pas favorable à ces échanges. Quand je dis qu’il n’était pas favorable, c’est un euphémisme !

Pour lui, le sacrifice devait être complet. On était venus pour s’occuper des enfants … « alors occupez-vous des enfants ! ». Et pas question de revendiquer quoi que ce soit ! On avait beau lui expliquer qu’on en avait besoin … que ça ne nuisait en rien à l’efficacité de notre engagement, au contraire … qu’il n’avait qu’à, lui, s’occuper toute la journée d’une bande de joyeux lurons pour qui mettre en difficulté un moniteur ou une monitrice était un passe-temps très amusant … notre directeur restait inébranlable.

Et puis tout d’abord, dire qu’« On était venus pour ça … », c’était une vision très poétique … Il fallait le dire vite pour le croire un peu. Nous venions à Comblain pour beaucoup de raisons … un peu pour s’occuper des enfants … mais aussi « beaucoup » pour s’amuser, pour rencontrer d’autres jeunes du même âge et de la même origine que nous. Et si de ces rencontres pouvaient naître des couples qui perpétueraient les traditions et poursuivraient l’action, c’était tant mieux. Tous les adultes autour de nous en étaient pleinement conscients … sauf Ks Kurzawa.

Du coup, chaque année, à chaque turnus, c’était le même manège : les premiers jours, on n’osait pas trop en parler, pour ne pas brusquer le directeur … après quelques jours, on finissait par aborder le sujet, du bout des lèvres, sans vraiment insister … le prêtre faisait semblant de ne pas comprendre … quelques jours encore, et on osait enfin dire ce que nous voulions … Ks Kurzawa semblait tomber des nues … comme si la demande était nouvelle … devant son attitude, on commençait à insister fortement … il se mettait en colère en espérant que ses cris nous dissuaderaient … on faisait monter la pression … il se raidissait … finalement … il acceptait que nous nous réunissions pendant une heure en soirée … mais c’était déjà la fin des vacances. Et quand le nouveau turnus recommençait, on recommençait la boucle.

L’homme était très  rusé. Il savait parfaitement qu’en jouant à ce petit jeu du chat et de la souris, il parviendrait à limiter nos aspirations à un petit peu de liberté. En fait, il ne se départissait jamais de son rôle de garant de la morale et du sérieux. Comme il connaissait trop bien la nature humaine en général et la notre en particulier, il comprenait certainement nos besoins, mais il semblait persuadé que nous n’étions pas des anges … allez savoir pourquoi …

Plusieurs d’entre vous m’ont déjà évoqué leur combat. Quelques fois, l’issue a été positive, à d’autres moments, il a fallu aller jusqu’à faire « grève » … Par moments, on a été jusqu’à avoir notre propre salle des moniteurs … mais ça n’a jamais duré très longtemps. Racontez-nous vos expériences, vos victoires et vos défaites.

Elles font partie de l’histoire mouvementée de nos colonies de vacances.

07/05/2018 – JP Dz

1203
1.203 : COMBLAIN-LA-TOUR : Salle pour les moniteurs : Henri Zapałowski ; Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; Irena Malec ; Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Jef Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Richard Szymczak.
1204
1.204 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; ( ? ) ; Lodzia Baum et Jean Paluszkiewicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1205
1.205 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur l’escalier de l’entrée principale : Michel Pająk ; Dominique Ogonowski ; Patricia Jakobowski ; Pierre Bartnik ; Helena Wochen.
1206
1.206 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le terrain de volley : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; ( ? ).
1207
1.207 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; Antek Kiełbowicz ; Jerzy Bardo ; Pani Veronica Załobek ; … ; ( ? ).
1208_1979
1.208 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans le parc : Pani Bardo ; Pani Duszowa ; Ks Kurzawa ; David Brismé et sa soeur.
1209_1979
1.209 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans le parc : Fabienne Laffut ; Piotr Rozenski.

 

Publicités

0166 – Balançoires, carrousels et toboggans

Les photos d’aujourd’hui semblent directement sorties d’un catalogue de vente de jeux et d’équipements de plein air ! On y voit des enfants sagement installés sur des toboggans, des carrousels et autres portiques. On s’attend presque à voir, juste en dessous, une légende du genre : « Voyez comment ces enfants sont heureux d’utiliser les toboggans « truc-much » et les balançoires « machin-chose. Si vous voulez voir vos enfants aussi satisfaits, n’hésitez pas à acheter nos modèles en stock ! ».

Et c’est vrai, que nous adorions passer du temps sur ces engins-là. D’ailleurs, il y avait souvent la queue. Nous filions vers le terrain de volley, après chaque repas, pour être les premiers à nous balancer … mais il fallait être rapide … les places étaient chères. Heureusement, en bonne cohabitation, et devant l’impatience des retardataires, les premiers venus finissaient toujours par partager leur temps de lévitation. Les frustrations restaient de courte durée. Par contre, les cris de joie, et parfois de frayeurs, n’arrêtaient jamais.

On aurait pu proposer ces photos à des publicistes … il y avait là du bonheur à revendre … mais personne n’y a pensé. Personne d’ailleurs ne pensait à tirer profit de quoi que ce soit. Ce n’était pas encore « à la mode » de se faire sponsoriser. Le seul plaisir que nous connaissions, c’était celui de vivre intensément l’instant présent.

Il n’y a pas de doute, ces installations ont été bien amorties. Nous y avons usé nos fonds de culotte. On ne peut que remercier les responsables de l’époque d’avoir toujours veillé à nous offrir ce qui se faisait de mieux comme jeux de plein air. Même si parfois l’attraction était un peu dangereuse, comme cette fameuse balancelle qui a tant coincé de doigts ! Finalement, c’est nous qui étions plus dangereux que ces installations. La preuve, combien en avons-nous abîmé ? Et que sont-elles devenues ?

Soyons clairs, tout le monde se fiche éperdument de savoir où sont passés les quelques piquets, plus ou moins colorés, les quelques bouts de bois et de fer, les cordes et les planchettes, plus ou moins usées, qui composaient chacun de ses équipements ; bien sûr qu’on s’en fiche. Le côté matériel des choses n’a finalement que peu de valeur … mais le temps que nous y avons passé … le plaisir que nous avons pris … et l’insouciance … ça n’a pas de prix.

« C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante » disait le renard au petit Prince.

Je ne pense pas que nous avons perdu notre temps à nous balancer au gré de nos envies. On ne perd jamais son temps quand on s’en sert pour se faire plaisir ; pas plus hier qu’aujourd’hui. Ne croyez pas tous ces fâcheux qui essayent de nous culpabiliser, qui prétendent que le temps, c’est de l’argent, qui nous conseillent de « rentabiliser » chaque instant de notre existence … Pour peu qu’on les écoute, ils finiront par nous encourager à nous soumettre … à tendre la joue droite quand on nous frappe sur la joue gauche … et puis quoi encore ?

Moi, je vais mettre une des photos d’aujourd’hui comme fond d’écran sur mon ordinateur. Je veux me souvenir toujours que le bonheur c’est léger comme un petit tour en balançoire. Chaque fois que j’allumerai mon ordinateur, il me rappellera qu’on peut – l’espace d’un instant – échapper à la pesanteur …

Et si vous me permettez de vous donner un conseil, mettez-vous en vacance, trouvez-vous un carrousel ou un manège ( ou un rocking-chair, ce sera … bientôt … plus de notre âge ), replongez-vous dans vos émotions d’enfant, prenez le temps de regarder les nuages et ayez le courage de dire : « Finalement … tout le reste … on s’en balance ! »

Croyez-moi, si aujourd’hui, nous éprouvons tant de plaisir à l’écriture et à la lecture de ces petits fragments de notre passé, c’est peut-être que nous avons trouvé ici – ensemble – enfin – comment dire « au revoir » à notre enfance …

09/04/2018 – JP Dz

1172
1.172 : COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans : Pyramide sur le carrousel : ( ? ) ; Annie Paluszkiewicz ; Vincent Swiderski ; Gisèle Wojas ; André Wojas ; ( ? )..
1173_1975
1.173 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Balançoires, carrousels et toboggans: Ca se bouscule sur le toboggan : ( ? ) ; Véronique Swiderski ; Annie Kiełtyka ; Béatrice Laffut ; Nathalie Swiderski ; Hélène Piech ; ( ? ).
1174_1977
1.174 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1977 : Balançoires, carrousels et toboggans : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1175
1.175 : COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans : Jurek Stoj ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).
1176
1.176 : – COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans.

 

0151 – Bobos, sparadrap et mercurochrome

On avait beau être sous la protection de la Vierge du Rocher, il arrivait quand même parfois qu’à force de faire des bêtises … on se fasse mal ! Dans l’immense majorité des cas, ce n’était pas bien grave. C’était l’occasion d’aller à l’infirmerie pour se faire placer un bout de sparadrap sur trois gouttes de mercurochrome. En ressortant de là, on arborait le pansement comme si c’était une décoration.

La petite infirmerie était installée juste à gauche en rentrant dans le réfectoire, à l’emplacement de l’actuel escalier. C’était une sorte de couloir aménagé avec un lit, une petite table et la pharmacie. En temps normal, on ne pouvait pas y pénétrer … sauf l’infirmière … bien sûr. Car nous avions toujours une infirmière.

Elles se sont succédé, d’année en année, avec des profils divers … plus ou moins douces, et plus ou moins agréables ! La palme dans cette dernière catégorie revenant – à l’unanimité – à cette très jolie infirmière venue de Pologne qui aimait prendre des bains de soleil dans des endroits improbables pour échapper aux regards. La pauvre !

Elle ignorait sans doute que « retrouver l’endroit où l’infirmière s’allonge pour bronzer » était devenu le passe-temps préféré des garçons. Dès que le nouvel endroit était connu, l’information circulait à la vitesse du son. Pourtant, on n’avait pas encore de smartphone ! Et très vite, on décidait d’inventer des activités qui « comme par hasard » n’étaient pas trop éloignées du site de bronzage. Mais n’allez pas imaginer une quelconque intention déplacée … non, non ! Nous, on voulait juste être sûr que s’il nous arrivait quelque chose, l’infirmière ne serait pas loin pour nous secourir. Si, si.

Je crois qu’elle se doutait quand même de l’intérêt qu’elle suscitait. Finalement, pour nous échapper, elle essayait de trouver des endroits hors d’atteinte … comme le toit du réfectoire !

Mais assez de digressions, revenons à nos « bobos ». L’infirmerie n’était pas l’endroit le plus surpeuplé, ni le plus couru, de la colonie. Elle servait peu. Mais il y a quand même eu quelques épisodes stressants. Piotr Rozenski nous a déjà raconté l’accident de la friterie où Erik ou Eddy ( décidément, on ne saura jamais ! ) s’était sérieusement coupé.

Parfois, on arrivait à Comblain déjà blessé. Hélène Piech, par exemple, s’était fait mordre par un chien quelques jours avant les colonies. Sa blessure nécessitait des soins quotidiens et pour qu’elle puisse participer à la colo, ses parents ont voulu être sûrs qu’une infirmière serait là pour s’en occuper. C’est d’ailleurs Eveline Ogonowski qui était de service cette année-là. C’est la première chose qu’Hélène et Eveline ont évoqué quand elles se sont retrouvées … 40 ans plus tard.

D’autres, accidents sont arrivés, comme c’est souvent le cas, de manière fortuite et … fort improbable. Véronique Swiderski avait été choisie pour participer à un gag présenté lors d’un ognisko. En résumé, elle avait les yeux bandés et on lui faisait croire qu’elle était en hauteur … alors qu’elle n’était à peine qu’à 10 cm de sol. Quand elle a sauté, elle s’est cassé le pied ! Après un passage à l’hôpital et un plâtre, la suite de son séjour à Comblain a été plus … compliquée.

Mais l’incident le plus grave qui m’a été rapporté, reste la chute d’un enfant sur les rails du chemin de fer. Il faut dire que cette année-là, le groupe venu d’Allemagne était particulièrement « animé ». Parmi eux, il y avait un garnement qui se distinguait particulièrement par ses « pitreries ». Lors d’une escalade du rocher de la Vierge, qui faisait partie des incontournables de Comblain, il a tant fait le zouave qu’il a fini par décrocher et tomber, d’une hauteur considérable, sur … les rails du chemin de fer !

Malgré des blessures et un état de choc qu’on peut aisément imaginer, il a néanmoins été suffisamment conscient pour entendre qu’un train arrivait alors qu’il gisait sur les rails. Dans un geste salvateur, quasi miraculeux, il s’est laissé rouler hors des rails. Le train est alors passé à quelques centimètres de lui …

Je suis convaincu qu’il faut voir là une intervention de la Vierge du Rocher. Sans cela, comment expliquer que l’enfant s’en est tiré uniquement avec de multiples contusions, mais vivant ! Ce jour-là, nous avons frôlé le pire.

Après une visite à l’hôpital et un contrôle général, le « miraculé » est rentré au Centre pour terminer sa colonie, alité, dans une chambre du deuxième étage. Durant les jours qui ont suivi, c’est un autre ange qui a veillé sur lui et qui n’a pas ménagé sa peine pour rendre la fin de son séjour à Comblain le plus agréable possible ; cet ange c’était Christine Piech.

01/01/2018 – JP Dz

1031
1.031 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Richard Chwoszcz ? ; Daniel Pietka ? ; Georges Załobek ; Georges Bardo.
1032_1974
1.032 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1974 : Ognisko : Christine Piech ; ( ? ) ; Anne-Marie Kantyka ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; Véronique Milczanowski ; Elisabeth Rozenski ; ( ? ) ; … ; Patrick Madaj ; Michel Konarski ; Eddy Nowicki ; Romek Ordutowski ? ; Eric Nowicki ; Piotr Rozenski ; Henry Bogdanski ; Henry Zapalowski ; …
1033
1.033 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1984 ou 1985 : Sur le rocher de la Vierge : Ludovic Sevran ? ; Eric Krol ; Piotr ? d’Anvers ; un gars d’Allemagne ? peut-être le célèbre Ziggy ; Pawel Bryndza ; un gars d’Anvers ?
1034
1.034 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1984 ou 1985 : Sur le rocher de la Vierge : un gars d’Anvers ? ; Eric Krol ; Ludovic Sevran ?
1035
1.034 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1981 : Devant le perron : Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; et derrière Elisabeth Rozenski et sans doute Béatrice Laffut.
1036_1977
1.036 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1977 : Dans une chambre : Hélène Piech ; Pierre Bartnik ; Patrick Madaj ; Dominique Ogonowski ; Philippe Pietka ; Marilyne Desmet ; Christine Piech ; Cécile Danielewski.
1037_1979
1037 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Quelque part, en promenade : ( ? ) ; ( ? ) ; Cécile Danielewski ; Hélène Piech.
1038_1979
1.038 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Quelque part, en promenade : ( ? ), le fils de Madame Jurek ; ( ? ) ; ( ? ) ; Cécile Danielewski ; Hélène Piech.

 

0145 – « Driiiiiiiiing ! »

Vous souvenez-vous de ce son strident qui nous faisait sursauter quand nous étions à table dans le réfectoire ?

C’était le gros téléphone noir à cadran qui était installé dans le bureau de Ks Kurzawa. Sa tonalité était tellement intense que même dans nos chambres, même dans l’autre bâtiment, pendant la sieste on l’entendait. Et à chaque fois, Ks Kurzawa se précipitait pour décrocher. C’était une époque où un coup de téléphone était encore un évènement !

Nous, quelque part, on rêvait que c’était nous qui serions appelés pour répondre. Ça arrivait parfois que le prêtre ressortait du bureau pour venir chercher un tel ou une telle … mais c’était rare. Personnellement, je n’ai jamais été appelé… Qui voulez-vous qui m’appelle ? Ma mère était systématiquement cuisinière à Comblain, je n’avais ni frère ni sœur, et tous mes amis étaient déjà autour de moi. C’est comme pour le courrier.

Car, rappelez-vous, nous avions notre propre système de distribution du courrier à la colonie. Bien sûr, le facteur « officiel » apportait les lettres jusqu’au Centre, mais ensuite, c’est Betty qui prenait la relève. Betty Nowicki faisait ça très bien. Elle s’appliquait avec beaucoup de sérieux. Profitant que nous étions attablés pour le repas du midi, elle se harnachait du gros sac des correspondances ( presque trop gros pour elle ) pour lire tout haut et citer, un à un, les noms des heureux bénéficiaires d’une lettre ou d’une carte postale. Chaque bénéficiaire devenait une sorte de héros … il avait reçu des nouvelles du reste du monde.

On a du mal à s’imaginer aujourd’hui, dans notre monde ultra-connecté, ce que pouvait représenter, pour nous, un courrier reçu alors que nous étions en « vacances ». Betty c’était le lien entre l’univers de Comblain et tout le reste. C’est à ce point vrai que, il y a quelques années, quand le nouveau logo B-Post est apparu en Belgique, j’ai cru tout un temps que ça voulait dire « Betty-Post » … je me suis dit : « Tiens, Betty a repris du service ».

Perso, et pour les mêmes raisons que pour le téléphone, je n’ai jamais rien reçu. Pourtant, je me souviens d’avoir écrit beaucoup … mais à qui ? D’ailleurs, je pense qu’il y a plus de lettres qui sont parties de Comblain que l’inverse. Ce serait intéressant d’en trouver traces.

Voici quelques années, alors que je commençais à m’intéresser aux cartes postales anciennes de Comblain, je suis tombé par hasard, au marché aux puces de Temploux, sur une carte postale écrite par Francine Zalobek ! J’ai été très surpris de la voir en vente sur ce marché de l’occasion ( je parle de la carte, pas de Francine ) et je l’ai achetée. C’est amusant de voir comment notre histoire a pu voyager dans le temps et dans l’espace. Je vous engage à l’avenir à être vigilant … si ça tombe, les marchés aux puces sont inondés des témoignages de notre passé … il suffirait peut-être de prendre le temps de fouiller dans tout ce fourbi … ce serait bête de rater une « occasion ».

20/11/2017 – JP Dz ( merci à Jef Rozenski pour m’avoir soufflé l’idée du thème ).

0995
0995 : Betty Nowicki.
0996
0996 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Richard Konarski ; Betty Nowicki.
0997
0997 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Monsieur Nowicki ; Annie Nowicki ; Daniel Pietka ; Erik Nowicki ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Betty Nowicki ; Eddy Nowicki.
0998
0998 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Carte postale : Envoyée par Francine et Georges Załobek.
0999
0999 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Carte postale : Envoyée par Olivier ( ? ).

 

0103 – COMBLAIN Rockollection

Après l’épisode un peu frisquet de la semaine dernière, on avait envie de se réchauffer en chantant, tous ensemble, à tue-tête, avec des paroles à nous, mais sur une musique très célèbre de Laurent Voulzy :

On a tous aimé
Ces p’tites soirées de juillet
Nous étions tous en rond
Et on chantait des chansons
Assis autour du feu
Nous étions tous amoureux
On était tellement bien
Dans notre parc à Comblain
Et les p’tites filles chantaient
Et les p’tites filles chantaient
Et le parc résonnait
Et le parc résonnait
D’un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Płonie ognisko w lesie,
Wiatr smętną piosnkę niesie.
Przy ogniu zaś drużyna
Gawędę rozpoczyna.
 »

On a tous en tête
Nos escapades champêtres
On s’promenait main dans la main
Dans toutes les rues du patelin
On avait l’diable au corps
Et on criait très fort
Pour réveiller les riverains
C’est la folie à Comblain
Les moniteurs chantaient
Les moniteurs chantaient
Les monitrices enchaînaient
Les monitrices enchaînaient
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps :

« Wędrujemy, wędrujemy
Ścieżynami zielonymi,
Czy to słońce czy to deszcz,
Wędrujemy po ojczystej naszej ziemi,
By ją zwiedzić wzdłuż i wszerz. 
»

A quoi ça va m’servir
D’re faire mon lit pour dormir
Est-ce que j’ronflerai mieux
S’il y a des draps sur mon pieu
Comme j’étais obstiné
On voulait m’faire plier
J’ai répondu à Bardo
T’as qu’a te plaindre au dirlo
Et j’me suis fait saqué
Et j’me suis fait saqué
Et Kurzawa hurlait
Et Kurzawa hurlait
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Z młodej piersi się wyrwało,
W wielkim bólu i rozterce
I po drodze uciekało
Zakochane czyjeś serce.
 »

C’est dans le fond du parc
Qu’on f’sait les singes dans les arbres
Et qu’on allait s’cacher
Pour échanger des baisers
On cherchait tous l’amour
Et on a tout fait pour
Parfois l’amour venait
Parfois c’était les regrets
Et les oiseaux chantaient
Et les oiseaux chantaient
Et nous on roucoulait
Et nous on roucoulait
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Gdzie jest ta ulica, gdzie jest ten dom
Gdzie jest ta dziewczyna
Co kocham ją.
Znalazłem ulicę, znalazłem dom
Znalazłem dziewczynę
Co kocham ją. 
»

Mais l’bonheur ça file
L’arrêter c’est difficile
Pour des adolescents
Qui se croient tout puissants
C’est à l’heure des au-revoirs
Juste avant le départ
Quand on était cafards
Qu’il attrapait sa guitare
Et Pierre Bartnik chantait
Et Pierre Bartnik chantait
Et les filles se pâmaient
Mais les garçons râlaient
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Ce n’est qu’un au-revoir, mes frères,
Ce n’est qu’un au-revoir
Oui, nous nous reverrons, mes frères,
Ce n’est qu’un au-revoir. 
»

13/02/2017 – JP Dz

0667
0667 : COMBLAIN-LA-TOUR : Répétition de chant devant le réfectoire.
0668_1976
0668 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; Georges Persich.
0669
0669 : COMBLAIN-LA-TOUR : Perchés sur un arbre : Cucup ? ; Sophie Swierkowicz ; Cucup Hélène.
0670
0670 : COMBLAIN-LA-TOUR : Perchés sur un arbre : Isabella Cosaro ; Géniu Bujanowski.
0671
0671 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1973 ?: Dans le parc : Quelques jolies filles de Zolder : Renata ( ? ) ; Gosia ( ? ) ; et d’Allemagne : Jadwiga ( ? ) ; Irena ( ? ).
0672
0672 : COMBLAIN-LA-TOUR : Concert de guitare devant l’ognisko : Ksiadz Kurzawa ; Pan Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Andrei Makarov.
0673_80
0673 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Place du Wez : Béatrice Laffut ; Michel Konarski.
0674_80
0674 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Dans le parc ? : Fabienne Laffut ; Freddy Motała.
0675
0675 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare de Comblain : Debout : Ksiadz Kurzawa ; Philippe Pietka ; Vital Kciuk ; Michel Pietka ; Marilyne Desmet ; Patrick Madaj ; Freddy Motala ; ( ? ) ; ( ? ) ; Assis : Cécile Danielewski ; Antek Romaniuk ; Dominique Ogonowski ; Pierre Bartnik ; Michel Konarski ; Hélène Piech ; Christine Piech ; Vincent Swiderski ; Sébastien Swiderski ( ? ).

 

 

0096 – le perron

Qu’est-ce qu’on était bien sur le perron …

Pas vraiment à l’intérieur … pas tout à fait à l’extérieur … protégé de la pluie … et de la joyeuse animation qui régnait entre la cuisine et le réfectoire … on pouvait en même temps respirer l’air frais et les bonnes odeurs qui s’échappaient des casseroles par la fenêtre ouverte de la cuisine.

Le perron a toujours été un endroit central et stratégique. C’est là qu’on pouvait rencontrer les cuisinières qui voulaient souffler un peu, quand la journée de travail touchait à sa fin, comme Pani Załobkowa sur la photo 612.

C’est là qu’on s’agglutinait quand il faisait un peu frisquet, mais qu’on n’avait pas encore envie de rentrer. Là qu’on prolongeait la soirée, en écoutant Pierre Bartnik et en se serrant les uns contre les autres. Et quand le soir commençait à s’installer, nous nous laissions doucement envahir par la pénombre ; elle nous permettait de nous rapprocher encore un peu plus. Les gestes se faisaient plus tendres … les filles moins farouches … les garçons plus entreprenants. On se laissait submerger par une obscurité complice et bienveillante.

C’est là aussi qu’on affichait les avis, les programmes, les menus, et où le grand tableau noir nous permettait d’exprimer notre plaisir d’être là et notre bonheur d’y être ensemble : « Śmiej się razem z nami » J. ( photos 613 et 614 – avec  l’écriture caractéristique de Kz. Kurzawa ).

Mais c’est là aussi qu’on entreposait nos valises juste avant le départ ( photo 615 ). Tout était prêt pour partir … sauf nous. Il fallait encore un peu retenir ce temps qui était passé si vite. Il fallait encore une fois se serrer, se promettre, se regarder, se frôler.

Quant à Pani Bardo, c’est là qu’elle aimait accueillir les nouveaux arrivants … ceux que nous croisions avec tellement de jalousie. Eux arrivaient tout sourire … nous, on s’en allait tout tristesse.

Mais le perron pouvait aussi prendre la grosse tête et se la jouer « officiel ». On y installait l’autel et il devenait l’endroit « sacré ». La photo 617 illustre une de ces messes qu’on célébrait sur le perron.

À la gauche du prêtre ( ? ), l’animation musicale est assurée par une délégation de Liège. Au clavier, c’est Mr Bień qui assure le rôle de l’organiste. Autour de lui, on peut reconnaître Mme Bień, un peu plus loin, Aline Bień. Il y a aussi Mr Załobek, et sa fille Francine. Au centre, c’est Helena Wochen. Les autres visages me sont familiers, même si leurs noms m’échappent.

Dans l’assistance, au pied du perron et de dos, on reconnaît Mr Rzemieniewski, Mr Paterka, Pan Jan, …

La présence de cette délégation de Liège me donne l’occasion, une fois de plus, de lancer un appel.

Nous savons tous ce que Comblain doit aux gens de Liège, aux scouts ( dont un grand nombre venait d’ailleurs de Liège ), aux polonais du Limbourg ( très souvent issus du scoutisme aussi ), de Charleroi et de la région de Bruxelles. Moi, malheureusement, je ne peux raconter que ce que j’ai connu et vécu moi-même. Donc, j’évoque souvent – trop souvent ? – des histoires hennuyères. J’aimerais tant qu’on puisse raconter le Comblain vu par les autres. Le Comblain tel que les anciens de Liège le vivaient … ou ceux du Limbourg … et tous les autres.

Le but ici n’est pas la compétition, ni le concours de la meilleure anecdote ou du jeu de mots le plus subtil … le but est de partager nos souvenirs et faire revivre une étape de l’immigration polonaise en Belgique.

Cette histoire, c’est vous qui l’avez écrite ( et vos parents ) … c’est vous qui pouvez la raconter le mieux … et si vous ne la racontez pas … elle disparaîtra.

Avouez que ce serait dommage.

26/12/2016 – JP Dz

0612
0612 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le Perron : Mme Veronica Załobek.
0613_1979
0613 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Sur le Perron : David Brismé ; ( ? ).
0614_1979
0614 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Sur le Perron.
0615
0615 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le Perron : ( ? ) ; Patrick Madaj ; Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; Vital Kciuk ; ( ? ) ; Michel Konarski ; Cécile Dannielewski ; Marilyne Desmet ; Michel Pietka ; Freddy Motała ; Anne-Marie Kantyka ; Pierre Bartnik ; Philippe Pietka ; Mme Koldziejka.
0616_1990
0616 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Sur le Perron : Mme Bardo ; Me Wojas ( ? ).
0617_1976
0617 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Messe sur le Perron : Ks Kiek ( ? ) ; Mme Bień ; ( ? ) ; ( ? ) ; Helena Wochen ; ( ? ) ; Francine Załobek ; Mr Bień ; Aline Bień ; Mr Załobek ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
0618
0618 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Messe sur le Perron.

 

0091 – Messe au Centre Millennium

Ks Kurzawa ne célébrait pas seulement la messe à l’église paroissiale de Comblain, il aimait aussi le faire au Centre Millennium … chez lui … sur ses terres … dans le parc. Les photos 581 à 589 illustrent ces célébrations.

Saviez-vous qu’à plusieurs reprises de la terre a été apportée de Pologne pour être dispersée dans le parc de Comblain ? Oh, pas des tonnes. C’était plutôt symbolique. Juste pour dire que tous les polonais s’y sentent comme chez eux. Je suppose que Ks Kurzawa – encore plus qu’un autre – se laissait emporter par son imagination et, tout en priant pendant sa messe, se voyait quelque part en Pologne.

D’ailleurs, pour peu que quelques costumes folkloriques se retrouvent dans l’assistance, comme sur les photos 587 et 588, ne se croirait-on pas à Cracovie, dans un parc, le long de la Wisła ? Quant à l’Ourthe, elle nous a tellement souvent entendus chanter « Płynie Wisła, płynie po polskiej krainie » qu’elle n’a pas de mal à croire qu’en longeant le parc, elle change de nom.

Et si, pour fignoler le tableau, vous cherchez le dragon – le Smok – comme celui qui trône à Cracovie, le long du fleuve, je suis sûr qu’en cherchant un peu dans l’assistance, parmi les plus « pénétrés » vous trouverez un ou une équivalent qui fera l’affaire.

Mais revenons à Ks Kurzawa. Quand on regarde ces photos, on est frappé par la dévotion des participants à la messe. C’est même étonnant qu’il n’y ait pas eu plus de vocations à rejoindre les ordres parmi les garçons qui sont passés par Comblain. Sans doute que la présence de tant de jolies filles en a détourné plus d’un.

À ma connaissance, Ks Kurzawa n’a jamais essayé de recruter. Il savait qu’il n’avait aucune chance devant tant de charme. Tout compte fait, il était pragmatique et sa personnalité, bien que complexe, était attachante.

Laissez-moi vous raconter deux anecdotes à son propos.

Richard Materna m’a raconté ce qui suit. Richard, comme beaucoup d’entre nous, parlait un polonais moyen. Donc, la première fois qu’il a rencontré Ks Kurzawa et qu’il a souhaité lui parler, il s’est demandé comment aborder le grand homme avec toute la déférence qui sied à pareille personne. Ne trouvant rien d’autre, il a simplement traduit ce qui se fait en français : « Monsieur le Curé ». Il s’est donc approché du prêtre et lui a dit : « Pan Ksiaz » … Ce qui a eu pour effet de mettre notre brave ecclésiastique dans une colère noire ! !
Il a hurlé au manque de respect, vociféré pendant un quart d’heure et classé Richard dans la catégorie des blasphémateurs irrévérencieux.

Richard, qui avait cru bien faire, a appris deux leçons ce jour-là : 1° se méfier des traductions et 2° pour aborder Ks Kurzawa, il convient de respecter ses codes à lui.

Monica Nauschutz m’a expliqué que c’est elle que les filles du Limbourg envoyaient vers Ks Kurzawa quand elles avaient quelque chose à lui demander. Le problème, c’est que Monica ne parle pas le polonais. Difficile dans ces conditions de communiquer avec le prêtre. Pourtant, tous les deux parlaient couramment l’allemand. Donc, Monica s’adressait à Ks Kurzawa en allemand et … systématiquement … il refusait de lui répondre et même de l’écouter quand il y avait d’autres personnes à proximité ! ! !

Par contre, quand ils n’étaient que deux … Ks Kurzawa se montrait affable et la conversation, en allemand, se terminait souvent par l’autorisation sollicitée.

Monica a très vite compris comment il convenait d’aborder notre directeur.

28/11/2016 – JP Dz

0581_1978
0581 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : ( ? ) ; ( ? ) ; …. ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; ( ? ).
0582_1978
0582 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : En groupe et dans le désordre : les familles Swiderski, Kiełtyka et Perzyna du Centre ; Madame Jurek et ses 2 fils ; Fabienne Laffut ; dans le fond, Andrei Makarov, le grand père de Marilyne; ( ? ) ; … ; Ks Keik.
0583_1978
0583 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Irène Szapotnik ; … ; Annie Kiełtyka ; Irena Malek ; Liliane Kiełtyka ; Fabienne Laffut ; Isabelle Swiderski ; Pani Bardo et ses petits-enfants ; …
0584_1978
0584 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Irène Szapotnik ; … ; Annie Kiełtyka ; Irena Malek ; Liliane Kiełtyka ; Fabienne Laffut ; Isabelle Swiderski ; Pani Bardo et ses petits-enfants ; Stani Malek ; Richard Szymczak ; Michel Pająk ; …
0585_1978
0585 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Les mêmes que sur la photo 584, mais en plus, on voit Jean Chudzicki.
0586_1979
0586 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Kurzawa ; ( ? ) ; …
0587_1979
0587 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Keik ; Georges Załobek ; Richard Chwoszcz ; Freddy Motała ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; Michel Pająk ; …
0588_1979
0588 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Keik ; ( ? ) ; Pani Koldziejka ; Georges Załobek ; Freddy Motała ; Michel Konarski ; Richard Chwoszcz ; Piotr Rozenski ; Pan Jan ; Béatrice Laffut ; le polonais de Krakow ; Pani Bardo ; … ; Nathalie Haine ; Cécile Dannielewski ; Gisèle Wojas …
0589
0589 : COMBLAIN-LA-TOUR : Messe dans le parc : Ks Kurzawa ; ( ? ) ; …