0198 – Ce jour-là, il y avait banane …

Je me mets à la place de ceux qui avaient reçu comme instruction, avant de partir en colo, d’écrire régulièrement aux parents pour expliquer leurs activités journalières … Pour certains jours, c’était relativement facile, un évènement ou un autre avait tout à coup fait irruption dans notre quotidien … c’était l’évènement du jour, tout le monde en parlait et il semblait important de le raconter aux parents. Par contre, il y a des jours … où il ne se passait rien !

La journée s’était déroulée sans péripétie particulière. Tout ce qui avait été programmé s’était enchaîné sans incident. C’était la routine qui battait la mesure au rythme des usages immuables qui ordonnançaient chaque moment de la journée … sans qu’aucun de nos rituels habituels ne subisse le moindre dérapage. Bref, il n’y avait rien à dire !

J’imagine les malheureux « reporters » désespérés devant leur feuille blanche, mâchouillant le stylo à bille et se creusant la cervelle pour quand même écrire quelque chose … C’était d’autant plus important qu’il fallait abreuver les parents de toutes sortes de détails pour qu’ils aient le sentiment que leur progéniture non seulement ne s’ennuie pas, mais n’arrêtent pas de découvrir, d’apprendre, d’expérimenter … Nous, la douceur de la routine … l’absence d’extraordinaire, ne nous dérangeait pas … au contraire, on en redemandait.

Nous, depuis le matin, on avait déjà chanté et prié devant le drapeau, on avait eu nos trois promenades et nos quatre repas, on était partis à l’aventure sous une chaleur de plomb et on était rentré trempés sous une drache mémorable, on avait participé à la vaisselle, ramasser les « grzybki », vécu une journée ordinaire … alors quand le soir arrivait, et que nous étions enfin libres de faire ce qu’on avait envie, c’est souvent « ne rien faire de tout » qu’on choisissait.

On se laissait glisser lentement vers cette sorte de torpeur qui fait qu’on se sent vraiment en vacances. On laissait l’oisiveté nous envahir … On traînait un peu dans le parc, on se laissait aller à quelques confidences, on en profitait pour faire des papouilles au petit chat et des ronds dans l’eau de la rivière en y jetant ces petits cailloux noirs qu’on avait ramassés sur les chemins … L’Ourthe, sans doute heureuse de nous retrouver, jouait cette petite musique si agréable, si mélancolique, qui nous enveloppait d’une langueur si douce que pour rien au monde on n’aurait voulu être ailleurs … Même la lumière du jour, inspirée par notre indolence, décidait de faire relâche en nous offrant cette clarté suave si propice à la mélancolie. On s’apprêtait à aller, enfin, s’installer dans un de ces petits endroits si singuliers, qui ne prêtaient pas de mine, mais qui nous donnaient l’impression que chacun d’entre nous avait sa place … préférée.

Alors, cette fameuse lettre à écrire … cette corvée qui allait nous faire perdre quelques minutes de si précieuse paresse … il fallait trouver le moyen d’en finir ! J’imagine, en regardant la photo 1.466, à quoi elle pouvait se résumer :

« Chère maman, cher papa,

Aujourd’hui, on a eu des bananes …
Pour le reste, tout va bien, je n’ai pas le temps de vous écrire plus … on a encore plein de chose à faire avant d’aller dormir.

Alors bonne nuit !

Jean-Pierre, à Comblain-la-Tour, le 14 juillet 1972 »

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1.466 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Au premier plan : Czesiu Kucharzewski ; ( ? ) ; Georges Załobek ; Jerzy Bardo ; Léo Wattiez ; A l’arrière : Alexandre Persich ; Christian Wisła ; Pierre Front ; ( ? ).
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1.467 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; ( ? ) ; Dr Rudolf Wilczek ; ( ? ).
1468
1.468 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Beata Kotara ; Nathalie Swiderski ; Annie Kieltyka.
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1.469 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Sophie Swierkowicz ; Yolande Hordynska.
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1.470 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Dominique Ogonowski ; Christine Piech ; Monique Paluszkiewicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; Anne-Marie Kantyka.
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1.471 : COMBLAIN-LA-TOUR : A la vaisselle : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1472
1.472 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Dominique Ogonowski ; Alexis Łagocki ; Marek Bujanowski.
1473
1.473 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au bord de l’Ourthe : Hélène Piech.
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1.474 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : A sa place préférée, en attendant le prince charmant : Dominique Ogonowski.

 

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0188 – Purpere Duivel

Pas plus tard que la semaine dernière, j’évoquais le passage à Comblain-la-Tour d’un « sex-symbol » Roger Moore, alias « Le saint » ! Mais l’illustre acteur n’est pas le seul Don Juan qui ait hanté les rues du petit village ardennais. Que nenni … il y en a eu d’autres … Bien sûr, tous n’ont pas été surnommés « Le saint » … parfois c’était même le contraire ! Celui dont il est question aujourd’hui était surnommé : « Purpere Duivel », le diable pourpre ! ? !

Malgré de longues recherches et d’inlassables questionnements, je ne suis pas en mesure aujourd’hui d’expliquer pourquoi Czesiu Kucharzewski a été rebaptisé le « Purpere Duivel » de Comblain. Je pense que lui non plus ne le sait pas. Nous en sommes donc réduits aux conjectures. Et puisqu’il nous faut envisager différentes hypothèses … allons-y. Je me régale déjà …

Tout d’abord les faits : bien que je m’honore d’être un proche de Czesiu, je n’avais jamais entendu parler, durant les colonies, de ce surnom. Pourtant il était connu et largement utilisé par les filles. La preuve : lors de notre première rencontre, en septembre 2015, c’est la première chose que ces dames du Limbourg – Zosia, Regina, Monica et Elisabeth – ont rappelée ! Pour se souvenir, après 40 ans, d’un détail aussi précis à propos de quelqu’un … il faut que cette personne ait marqué durablement les esprits. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le type ne laissait pas indifférent et n’est pas passé inaperçu ! Mais pourquoi le Diable pourpre ?

Je pense qu’on peut d’emblée rejeter une quelconque ressemblance avec le personnage de « Simon Templar » de la série télévisée. L’un est un intrépide cascadeur … l’autre moins. De là à prétendre que c’est tout le contraire, et que donc c’est normal d’opposer le Saint au Diable, c’est un paralogisme que je me refuse d’envisager. D’autant plus que Roger et Czesiu ont quand même des points communs … ils sont tous les deux aussi sympathiques que beaux gosses !

Peut-être faudrait-il essayer de trouver l’explication en commençant par la couleur parce qu’il est bien question ici de la couleur « pourpre » et non pas « rouge » … la nuance est précise ! « Rode duivel » aurait été bien plus simple, on aurait pu penser à la politique ou au sport !

Le pourpre, c’est la couleur des cardinaux. On en revient à quelque chose qui évoque la sainteté. Et donc, associer la couleur du Vatican au pire ennemi de l’Église, n’est-ce pas une manière de mettre en lumière l’ambivalence du personnage ? Ou de décomposer le spectre de lumière qui s’en dégage ? D’autant plus que la couleur pourpre est absente dans l’arc-en-ciel … le saviez-vous ?

Alors bien sûr, les plus pragmatiques d’entre vous ne me suivront pas si loin et opteront plutôt pour une explication plus basique … Le pourpre est la teinte la plus proche du mauve, avec qui il partage d’ailleurs cette exception grammaticale … celle des adjectifs de couleurs qui proviennent de noms de choses, mais qui s’accordent quand même. On dira : « des robes marron », et non pas « des robes « marronnes », mais pourpres s’accorde, donc : « les culottes sont pourpres ». J’ignore si Czesiu portait des culottes pourpres ?

Mais si c’est le cas, qui – et dans quelles circonstances – aurait pu dévoiler cette petite fantaisie vestimentaire ? L’information serait alors passée de bouches à oreilles et aurait traversé les années sans qu’on puisse se souvenir comment elle aurait filtré ? Mais ce n’est qu’une hypothèse, bien sûr. Peut-être que d’ici quelques jours, lors de notre week-end de septembre, nous pourrions vérifier ?

Le mauve est aussi la couleur de club de football d’Anderlecht qui avait, à l’époque, la faveur de Czesiu … c’est aussi une explication possible, mais beaucoup moins poétique. Mais je préfère la précédente.

Pour le reste, il faut bien admettre qu’avec sa « petite gueule d’ange » et son humour « démoniaque », Czesiu était inclassable … à part dans la catégorie « mi-ange – ni-démon ». Son côté « petit diable », n’échappait à personne. On aurait pu lui donner le bon Dieu sans confession et en même temps, on préférait échapper à ses reparties qui pouvaient parfois être cinglantes.

Pour en avoir le cœur net, j’ai analysé plus en détail les photos sur lesquels il est présent, et … en y regardant de plus près … j’ai constaté qu’un détail m’avait échappé jusqu’ici… voyez vous-même. Je n’ai fait qu’augmenter la sensibilité des clichés…

10/09/2018 – JP Dz

1358_Le_Saint
1.358 : Roger Moore, alias « Le Saint ».
1359_L'autre_Saint
1.359 : COMBLAIN-LA-TOUR : Purpere Duivel : Czesiu Kucharzewski, alias le « Purpere Duivel » ; Richard Konarski ; Freddy Fuitowski ; Jerzy Bardo.
1360
1.360 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Czesiu Kucharzewski, « Purpere Duivel », entouré de Annie Borowski ; ( ? ) ; Zosia Król ; Hélène Borowski ; Annie Wisła ; Micheline Zwierzyk ; Betty Nowicki ; Alexandre Persich ; Isabella Cosaro ; Annie Nowicki ; Zuhal Gunal ; ( ? ) ; Eric Nowicki.
1361
1.361 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Edward Kucharzewski ; ( ? ) ; … ; Lydia Młynarski ; Zuhal Gunal ; Annie Wisła ; Mme Martha Dziewiacien ; ( ? ) ; … ; Czesiu Kucharzewski ; Richard Konarski ; Georges Persich, debout ; Jerzy Bardo ; Pierre Bartnik ; Ks Józek, le séminariste ; Helena Wochen ; Eveline Ogonowski ; Ks Kazik, le séminariste ; Henri Bogdanski ; ( ? ) ; … ; Mr Załobek ; Mme Załobek ; Mr Józef Rzemieniewski.
1362
1.362 : En spectacle avec le KSMP de Mons : Pierre Front ; Czesiu Kucharzewski ; à l’arrière, Pascal Łagocki ; Freddy Motała ; Giovani Cortelletti.
1363
1.363 : Quelque part, au bord d’un lac : Zuhal Gunal ; Czesiu Kucharzewski.
1364
1.364 : Quelque part, au bord d’un lac : Pierre Front ; Michel Brzezicha ; Pascal Łagocki ; Czesiu Kucharzewski ; Didier Boucheï ; Freddy Motała ; Giovani Cortelletti ; Martine Brzezicha ; Lydia Hantson ; Patricia Dudziak ; Sylvie Motała ; Zuhal Gunal ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.365 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Au retour de la promenade à Hamoir : Jean-Pierre Dziewiacien ; Czesiu Kucharzewski.
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1.366 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Spectacle commun de Spotkanie et Wisła : Czesiu Kucharzewski, entouré des danseuses de Spotkanie.
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1.367 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Au bord de l’Ourthe : Czesiu Kucharzewski, enfin apaisé …

0170 – Salle des moniteurs

J’ai envie, aujourd’hui, d’évoquer avec vous une des aspirations les plus récurrentes des moniteurs et monitrices que nous étions : le besoin d’avoir quelques moments rien qu’entre nous !

Toutes nos journées à Comblain étaient réglées comme du papier à musique … Les activités s’enchaînaient et nous laissaient peu de place pour un peu de temps de libre. Nous étions responsables des enfants 24 heures sur 24. Alors, le soir venu, on se prenait à rêver de quelques minutes … rien que quelques minutes … où on pourrait décompresser … lâcher prise … s’entourer de jeunes gens qui avaient le même âge et les mêmes préoccupations que nous … Il nous paraissait important aussi d’échanger nos expériences de la journée, d’apprendre, aux autres moniteurs, ce que nous avions découvert nous-même, de partager …

Évidemment, à toutes ces nobles intentions, il faut bien ajouter notre besoin de se retrouver entre garçons et filles pour « fréquenter » un peu.

Ks Kurzawa n’était pas favorable à ces échanges. Quand je dis qu’il n’était pas favorable, c’est un euphémisme !

Pour lui, le sacrifice devait être complet. On était venus pour s’occuper des enfants … « alors occupez-vous des enfants ! ». Et pas question de revendiquer quoi que ce soit ! On avait beau lui expliquer qu’on en avait besoin … que ça ne nuisait en rien à l’efficacité de notre engagement, au contraire … qu’il n’avait qu’à, lui, s’occuper toute la journée d’une bande de joyeux lurons pour qui mettre en difficulté un moniteur ou une monitrice était un passe-temps très amusant … notre directeur restait inébranlable.

Et puis tout d’abord, dire qu’« On était venus pour ça … », c’était une vision très poétique … Il fallait le dire vite pour le croire un peu. Nous venions à Comblain pour beaucoup de raisons … un peu pour s’occuper des enfants … mais aussi « beaucoup » pour s’amuser, pour rencontrer d’autres jeunes du même âge et de la même origine que nous. Et si de ces rencontres pouvaient naître des couples qui perpétueraient les traditions et poursuivraient l’action, c’était tant mieux. Tous les adultes autour de nous en étaient pleinement conscients … sauf Ks Kurzawa.

Du coup, chaque année, à chaque turnus, c’était le même manège : les premiers jours, on n’osait pas trop en parler, pour ne pas brusquer le directeur … après quelques jours, on finissait par aborder le sujet, du bout des lèvres, sans vraiment insister … le prêtre faisait semblant de ne pas comprendre … quelques jours encore, et on osait enfin dire ce que nous voulions … Ks Kurzawa semblait tomber des nues … comme si la demande était nouvelle … devant son attitude, on commençait à insister fortement … il se mettait en colère en espérant que ses cris nous dissuaderaient … on faisait monter la pression … il se raidissait … finalement … il acceptait que nous nous réunissions pendant une heure en soirée … mais c’était déjà la fin des vacances. Et quand le nouveau turnus recommençait, on recommençait la boucle.

L’homme était très  rusé. Il savait parfaitement qu’en jouant à ce petit jeu du chat et de la souris, il parviendrait à limiter nos aspirations à un petit peu de liberté. En fait, il ne se départissait jamais de son rôle de garant de la morale et du sérieux. Comme il connaissait trop bien la nature humaine en général et la notre en particulier, il comprenait certainement nos besoins, mais il semblait persuadé que nous n’étions pas des anges … allez savoir pourquoi …

Plusieurs d’entre vous m’ont déjà évoqué leur combat. Quelques fois, l’issue a été positive, à d’autres moments, il a fallu aller jusqu’à faire « grève » … Par moments, on a été jusqu’à avoir notre propre salle des moniteurs … mais ça n’a jamais duré très longtemps. Racontez-nous vos expériences, vos victoires et vos défaites.

Elles font partie de l’histoire mouvementée de nos colonies de vacances.

07/05/2018 – JP Dz

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1.203 : COMBLAIN-LA-TOUR : Salle pour les moniteurs : Henri Zapałowski ; Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; Irena Malec ; Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Jef Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Richard Szymczak.
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1.204 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; ( ? ) ; Lodzia Baum et Jean Paluszkiewicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.205 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur l’escalier de l’entrée principale : Michel Pająk ; Dominique Ogonowski ; Patricia Jakobowski ; Pierre Bartnik ; Helena Wochen.
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1.206 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le terrain de volley : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; ( ? ).
1207
1.207 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; Antek Kiełbowicz ; Jerzy Bardo ; Pani Veronica Załobek ; … ; ( ? ).
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1.208 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans le parc : Pani Bardo ; Pani Duszowa ; Ks Kurzawa ; David Brismé et sa soeur.
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1.209 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans le parc : Fabienne Laffut ; Piotr Rozenski.

 

0166 – Balançoires, carrousels et toboggans

Les photos d’aujourd’hui semblent directement sorties d’un catalogue de vente de jeux et d’équipements de plein air ! On y voit des enfants sagement installés sur des toboggans, des carrousels et autres portiques. On s’attend presque à voir, juste en dessous, une légende du genre : « Voyez comment ces enfants sont heureux d’utiliser les toboggans « truc-much » et les balançoires « machin-chose. Si vous voulez voir vos enfants aussi satisfaits, n’hésitez pas à acheter nos modèles en stock ! ».

Et c’est vrai, que nous adorions passer du temps sur ces engins-là. D’ailleurs, il y avait souvent la queue. Nous filions vers le terrain de volley, après chaque repas, pour être les premiers à nous balancer … mais il fallait être rapide … les places étaient chères. Heureusement, en bonne cohabitation, et devant l’impatience des retardataires, les premiers venus finissaient toujours par partager leur temps de lévitation. Les frustrations restaient de courte durée. Par contre, les cris de joie, et parfois de frayeurs, n’arrêtaient jamais.

On aurait pu proposer ces photos à des publicistes … il y avait là du bonheur à revendre … mais personne n’y a pensé. Personne d’ailleurs ne pensait à tirer profit de quoi que ce soit. Ce n’était pas encore « à la mode » de se faire sponsoriser. Le seul plaisir que nous connaissions, c’était celui de vivre intensément l’instant présent.

Il n’y a pas de doute, ces installations ont été bien amorties. Nous y avons usé nos fonds de culotte. On ne peut que remercier les responsables de l’époque d’avoir toujours veillé à nous offrir ce qui se faisait de mieux comme jeux de plein air. Même si parfois l’attraction était un peu dangereuse, comme cette fameuse balancelle qui a tant coincé de doigts ! Finalement, c’est nous qui étions plus dangereux que ces installations. La preuve, combien en avons-nous abîmé ? Et que sont-elles devenues ?

Soyons clairs, tout le monde se fiche éperdument de savoir où sont passés les quelques piquets, plus ou moins colorés, les quelques bouts de bois et de fer, les cordes et les planchettes, plus ou moins usées, qui composaient chacun de ses équipements ; bien sûr qu’on s’en fiche. Le côté matériel des choses n’a finalement que peu de valeur … mais le temps que nous y avons passé … le plaisir que nous avons pris … et l’insouciance … ça n’a pas de prix.

« C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante » disait le renard au petit Prince.

Je ne pense pas que nous avons perdu notre temps à nous balancer au gré de nos envies. On ne perd jamais son temps quand on s’en sert pour se faire plaisir ; pas plus hier qu’aujourd’hui. Ne croyez pas tous ces fâcheux qui essayent de nous culpabiliser, qui prétendent que le temps, c’est de l’argent, qui nous conseillent de « rentabiliser » chaque instant de notre existence … Pour peu qu’on les écoute, ils finiront par nous encourager à nous soumettre … à tendre la joue droite quand on nous frappe sur la joue gauche … et puis quoi encore ?

Moi, je vais mettre une des photos d’aujourd’hui comme fond d’écran sur mon ordinateur. Je veux me souvenir toujours que le bonheur c’est léger comme un petit tour en balançoire. Chaque fois que j’allumerai mon ordinateur, il me rappellera qu’on peut – l’espace d’un instant – échapper à la pesanteur …

Et si vous me permettez de vous donner un conseil, mettez-vous en vacance, trouvez-vous un carrousel ou un manège ( ou un rocking-chair, ce sera … bientôt … plus de notre âge ), replongez-vous dans vos émotions d’enfant, prenez le temps de regarder les nuages et ayez le courage de dire : « Finalement … tout le reste … on s’en balance ! »

Croyez-moi, si aujourd’hui, nous éprouvons tant de plaisir à l’écriture et à la lecture de ces petits fragments de notre passé, c’est peut-être que nous avons trouvé ici – ensemble – enfin – comment dire « au revoir » à notre enfance …

09/04/2018 – JP Dz

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1.172 : COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans : Pyramide sur le carrousel : ( ? ) ; Annie Paluszkiewicz ; Vincent Swiderski ; Gisèle Wojas ; André Wojas ; ( ? )..
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1.173 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Balançoires, carrousels et toboggans: Ca se bouscule sur le toboggan : ( ? ) ; Véronique Swiderski ; Annie Kiełtyka ; Béatrice Laffut ; Nathalie Swiderski ; Hélène Piech ; ( ? ).
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1.174 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1977 : Balançoires, carrousels et toboggans : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1175
1.175 : COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans : Jurek Stoj ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).
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1.176 : – COMBLAIN-LA-TOUR : Balançoires, carrousels et toboggans.

 

0151 – Bobos, sparadrap et mercurochrome

On avait beau être sous la protection de la Vierge du Rocher, il arrivait quand même parfois qu’à force de faire des bêtises … on se fasse mal ! Dans l’immense majorité des cas, ce n’était pas bien grave. C’était l’occasion d’aller à l’infirmerie pour se faire placer un bout de sparadrap sur trois gouttes de mercurochrome. En ressortant de là, on arborait le pansement comme si c’était une décoration.

La petite infirmerie était installée juste à gauche en rentrant dans le réfectoire, à l’emplacement de l’actuel escalier. C’était une sorte de couloir aménagé avec un lit, une petite table et la pharmacie. En temps normal, on ne pouvait pas y pénétrer … sauf l’infirmière … bien sûr. Car nous avions toujours une infirmière.

Elles se sont succédé, d’année en année, avec des profils divers … plus ou moins douces, et plus ou moins agréables ! La palme dans cette dernière catégorie revenant – à l’unanimité – à cette très jolie infirmière venue de Pologne qui aimait prendre des bains de soleil dans des endroits improbables pour échapper aux regards. La pauvre !

Elle ignorait sans doute que « retrouver l’endroit où l’infirmière s’allonge pour bronzer » était devenu le passe-temps préféré des garçons. Dès que le nouvel endroit était connu, l’information circulait à la vitesse du son. Pourtant, on n’avait pas encore de smartphone ! Et très vite, on décidait d’inventer des activités qui « comme par hasard » n’étaient pas trop éloignées du site de bronzage. Mais n’allez pas imaginer une quelconque intention déplacée … non, non ! Nous, on voulait juste être sûr que s’il nous arrivait quelque chose, l’infirmière ne serait pas loin pour nous secourir. Si, si.

Je crois qu’elle se doutait quand même de l’intérêt qu’elle suscitait. Finalement, pour nous échapper, elle essayait de trouver des endroits hors d’atteinte … comme le toit du réfectoire !

Mais assez de digressions, revenons à nos « bobos ». L’infirmerie n’était pas l’endroit le plus surpeuplé, ni le plus couru, de la colonie. Elle servait peu. Mais il y a quand même eu quelques épisodes stressants. Piotr Rozenski nous a déjà raconté l’accident de la friterie où Erik ou Eddy ( décidément, on ne saura jamais ! ) s’était sérieusement coupé.

Parfois, on arrivait à Comblain déjà blessé. Hélène Piech, par exemple, s’était fait mordre par un chien quelques jours avant les colonies. Sa blessure nécessitait des soins quotidiens et pour qu’elle puisse participer à la colo, ses parents ont voulu être sûrs qu’une infirmière serait là pour s’en occuper. C’est d’ailleurs Eveline Ogonowski qui était de service cette année-là. C’est la première chose qu’Hélène et Eveline ont évoqué quand elles se sont retrouvées … 40 ans plus tard.

D’autres, accidents sont arrivés, comme c’est souvent le cas, de manière fortuite et … fort improbable. Véronique Swiderski avait été choisie pour participer à un gag présenté lors d’un ognisko. En résumé, elle avait les yeux bandés et on lui faisait croire qu’elle était en hauteur … alors qu’elle n’était à peine qu’à 10 cm de sol. Quand elle a sauté, elle s’est cassé le pied ! Après un passage à l’hôpital et un plâtre, la suite de son séjour à Comblain a été plus … compliquée.

Mais l’incident le plus grave qui m’a été rapporté, reste la chute d’un enfant sur les rails du chemin de fer. Il faut dire que cette année-là, le groupe venu d’Allemagne était particulièrement « animé ». Parmi eux, il y avait un garnement qui se distinguait particulièrement par ses « pitreries ». Lors d’une escalade du rocher de la Vierge, qui faisait partie des incontournables de Comblain, il a tant fait le zouave qu’il a fini par décrocher et tomber, d’une hauteur considérable, sur … les rails du chemin de fer !

Malgré des blessures et un état de choc qu’on peut aisément imaginer, il a néanmoins été suffisamment conscient pour entendre qu’un train arrivait alors qu’il gisait sur les rails. Dans un geste salvateur, quasi miraculeux, il s’est laissé rouler hors des rails. Le train est alors passé à quelques centimètres de lui …

Je suis convaincu qu’il faut voir là une intervention de la Vierge du Rocher. Sans cela, comment expliquer que l’enfant s’en est tiré uniquement avec de multiples contusions, mais vivant ! Ce jour-là, nous avons frôlé le pire.

Après une visite à l’hôpital et un contrôle général, le « miraculé » est rentré au Centre pour terminer sa colonie, alité, dans une chambre du deuxième étage. Durant les jours qui ont suivi, c’est un autre ange qui a veillé sur lui et qui n’a pas ménagé sa peine pour rendre la fin de son séjour à Comblain le plus agréable possible ; cet ange c’était Christine Piech.

01/01/2018 – JP Dz

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1.031 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Richard Chwoszcz ? ; Daniel Pietka ? ; Georges Załobek ; Georges Bardo.
1032_1974
1.032 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1974 : Ognisko : Christine Piech ; ( ? ) ; Anne-Marie Kantyka ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; Véronique Milczanowski ; Elisabeth Rozenski ; ( ? ) ; … ; Patrick Madaj ; Michel Konarski ; Eddy Nowicki ; Romek Ordutowski ? ; Eric Nowicki ; Piotr Rozenski ; Henry Bogdanski ; Henry Zapalowski ; …
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1.033 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1984 ou 1985 : Sur le rocher de la Vierge : Ludovic Sevran ? ; Eric Krol ; Piotr ? d’Anvers ; un gars d’Allemagne ? peut-être le célèbre Ziggy ; Pawel Bryndza ; un gars d’Anvers ?
1034
1.034 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1984 ou 1985 : Sur le rocher de la Vierge : un gars d’Anvers ? ; Eric Krol ; Ludovic Sevran ?
1035
1.034 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1981 : Devant le perron : Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; et derrière Elisabeth Rozenski et sans doute Béatrice Laffut.
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1.036 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1977 : Dans une chambre : Hélène Piech ; Pierre Bartnik ; Patrick Madaj ; Dominique Ogonowski ; Philippe Pietka ; Marilyne Desmet ; Christine Piech ; Cécile Danielewski.
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1037 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Quelque part, en promenade : ( ? ) ; ( ? ) ; Cécile Danielewski ; Hélène Piech.
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1.038 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Quelque part, en promenade : ( ? ), le fils de Madame Jurek ; ( ? ) ; ( ? ) ; Cécile Danielewski ; Hélène Piech.

 

0145 – « Driiiiiiiiing ! »

Vous souvenez-vous de ce son strident qui nous faisait sursauter quand nous étions à table dans le réfectoire ?

C’était le gros téléphone noir à cadran qui était installé dans le bureau de Ks Kurzawa. Sa tonalité était tellement intense que même dans nos chambres, même dans l’autre bâtiment, pendant la sieste on l’entendait. Et à chaque fois, Ks Kurzawa se précipitait pour décrocher. C’était une époque où un coup de téléphone était encore un évènement !

Nous, quelque part, on rêvait que c’était nous qui serions appelés pour répondre. Ça arrivait parfois que le prêtre ressortait du bureau pour venir chercher un tel ou une telle … mais c’était rare. Personnellement, je n’ai jamais été appelé… Qui voulez-vous qui m’appelle ? Ma mère était systématiquement cuisinière à Comblain, je n’avais ni frère ni sœur, et tous mes amis étaient déjà autour de moi. C’est comme pour le courrier.

Car, rappelez-vous, nous avions notre propre système de distribution du courrier à la colonie. Bien sûr, le facteur « officiel » apportait les lettres jusqu’au Centre, mais ensuite, c’est Betty qui prenait la relève. Betty Nowicki faisait ça très bien. Elle s’appliquait avec beaucoup de sérieux. Profitant que nous étions attablés pour le repas du midi, elle se harnachait du gros sac des correspondances ( presque trop gros pour elle ) pour lire tout haut et citer, un à un, les noms des heureux bénéficiaires d’une lettre ou d’une carte postale. Chaque bénéficiaire devenait une sorte de héros … il avait reçu des nouvelles du reste du monde.

On a du mal à s’imaginer aujourd’hui, dans notre monde ultra-connecté, ce que pouvait représenter, pour nous, un courrier reçu alors que nous étions en « vacances ». Betty c’était le lien entre l’univers de Comblain et tout le reste. C’est à ce point vrai que, il y a quelques années, quand le nouveau logo B-Post est apparu en Belgique, j’ai cru tout un temps que ça voulait dire « Betty-Post » … je me suis dit : « Tiens, Betty a repris du service ».

Perso, et pour les mêmes raisons que pour le téléphone, je n’ai jamais rien reçu. Pourtant, je me souviens d’avoir écrit beaucoup … mais à qui ? D’ailleurs, je pense qu’il y a plus de lettres qui sont parties de Comblain que l’inverse. Ce serait intéressant d’en trouver traces.

Voici quelques années, alors que je commençais à m’intéresser aux cartes postales anciennes de Comblain, je suis tombé par hasard, au marché aux puces de Temploux, sur une carte postale écrite par Francine Zalobek ! J’ai été très surpris de la voir en vente sur ce marché de l’occasion ( je parle de la carte, pas de Francine ) et je l’ai achetée. C’est amusant de voir comment notre histoire a pu voyager dans le temps et dans l’espace. Je vous engage à l’avenir à être vigilant … si ça tombe, les marchés aux puces sont inondés des témoignages de notre passé … il suffirait peut-être de prendre le temps de fouiller dans tout ce fourbi … ce serait bête de rater une « occasion ».

20/11/2017 – JP Dz ( merci à Jef Rozenski pour m’avoir soufflé l’idée du thème ).

0995
0995 : Betty Nowicki.
0996
0996 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Richard Konarski ; Betty Nowicki.
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0997 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Monsieur Nowicki ; Annie Nowicki ; Daniel Pietka ; Erik Nowicki ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Betty Nowicki ; Eddy Nowicki.
0998
0998 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Carte postale : Envoyée par Francine et Georges Załobek.
0999
0999 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Carte postale : Envoyée par Olivier ( ? ).

 

0103 – COMBLAIN Rockollection

Après l’épisode un peu frisquet de la semaine dernière, on avait envie de se réchauffer en chantant, tous ensemble, à tue-tête, avec des paroles à nous, mais sur une musique très célèbre de Laurent Voulzy :

On a tous aimé
Ces p’tites soirées de juillet
Nous étions tous en rond
Et on chantait des chansons
Assis autour du feu
Nous étions tous amoureux
On était tellement bien
Dans notre parc à Comblain
Et les p’tites filles chantaient
Et les p’tites filles chantaient
Et le parc résonnait
Et le parc résonnait
D’un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Płonie ognisko w lesie,
Wiatr smętną piosnkę niesie.
Przy ogniu zaś drużyna
Gawędę rozpoczyna.
 »

On a tous en tête
Nos escapades champêtres
On s’promenait main dans la main
Dans toutes les rues du patelin
On avait l’diable au corps
Et on criait très fort
Pour réveiller les riverains
C’est la folie à Comblain
Les moniteurs chantaient
Les moniteurs chantaient
Les monitrices enchaînaient
Les monitrices enchaînaient
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps :

« Wędrujemy, wędrujemy
Ścieżynami zielonymi,
Czy to słońce czy to deszcz,
Wędrujemy po ojczystej naszej ziemi,
By ją zwiedzić wzdłuż i wszerz. 
»

A quoi ça va m’servir
D’re faire mon lit pour dormir
Est-ce que j’ronflerai mieux
S’il y a des draps sur mon pieu
Comme j’étais obstiné
On voulait m’faire plier
J’ai répondu à Bardo
T’as qu’a te plaindre au dirlo
Et j’me suis fait saqué
Et j’me suis fait saqué
Et Kurzawa hurlait
Et Kurzawa hurlait
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Z młodej piersi się wyrwało,
W wielkim bólu i rozterce
I po drodze uciekało
Zakochane czyjeś serce.
 »

C’est dans le fond du parc
Qu’on f’sait les singes dans les arbres
Et qu’on allait s’cacher
Pour échanger des baisers
On cherchait tous l’amour
Et on a tout fait pour
Parfois l’amour venait
Parfois c’était les regrets
Et les oiseaux chantaient
Et les oiseaux chantaient
Et nous on roucoulait
Et nous on roucoulait
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Gdzie jest ta ulica, gdzie jest ten dom
Gdzie jest ta dziewczyna
Co kocham ją.
Znalazłem ulicę, znalazłem dom
Znalazłem dziewczynę
Co kocham ją. 
»

Mais l’bonheur ça file
L’arrêter c’est difficile
Pour des adolescents
Qui se croient tout puissants
C’est à l’heure des au-revoirs
Juste avant le départ
Quand on était cafards
Qu’il attrapait sa guitare
Et Pierre Bartnik chantait
Et Pierre Bartnik chantait
Et les filles se pâmaient
Mais les garçons râlaient
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Ce n’est qu’un au-revoir, mes frères,
Ce n’est qu’un au-revoir
Oui, nous nous reverrons, mes frères,
Ce n’est qu’un au-revoir. 
»

13/02/2017 – JP Dz

0667
0667 : COMBLAIN-LA-TOUR : Répétition de chant devant le réfectoire.
0668_1976
0668 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; Georges Persich.
0669
0669 : COMBLAIN-LA-TOUR : Perchés sur un arbre : Cucup ? ; Sophie Swierkowicz ; Cucup Hélène.
0670
0670 : COMBLAIN-LA-TOUR : Perchés sur un arbre : Isabella Cosaro ; Géniu Bujanowski.
0671
0671 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1973 ?: Dans le parc : Quelques jolies filles de Zolder : Renata ( ? ) ; Gosia ( ? ) ; et d’Allemagne : Jadwiga ( ? ) ; Irena ( ? ).
0672
0672 : COMBLAIN-LA-TOUR : Concert de guitare devant l’ognisko : Ksiadz Kurzawa ; Pan Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Andrei Makarov.
0673_80
0673 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Place du Wez : Béatrice Laffut ; Michel Konarski.
0674_80
0674 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Dans le parc ? : Fabienne Laffut ; Freddy Motała.
0675
0675 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare de Comblain : Debout : Ksiadz Kurzawa ; Philippe Pietka ; Vital Kciuk ; Michel Pietka ; Marilyne Desmet ; Patrick Madaj ; Freddy Motala ; ( ? ) ; ( ? ) ; Assis : Cécile Danielewski ; Antek Romaniuk ; Dominique Ogonowski ; Pierre Bartnik ; Michel Konarski ; Hélène Piech ; Christine Piech ; Vincent Swiderski ; Sébastien Swiderski ( ? ).