0101 – Revisitons Comblain ( 4 ) : Le Café Colson

En continuant vers la gauche, le bâtiment suivant – voisin de la villa Hody – était, à une certaine époque, lui aussi un café : Le Café Colson ( photos 651 à 654 ).

En effet, Comblain n’échappait pas à la règle. Il fut un temps où, dans tous les petits villages, il y avait l’embarras du choix quand il s’agissait de se désaltérer. Le Café Colson était l’un des nombreux cafés du village où l’on servait le « pèkèt ».

Depuis quelques années, quand on se promène à Comblain, la première impression qui nous vient, c’est que le village semble endormi. Il y a bien quelques commerces locaux, mais ils n’ont pas l’air de crouler sous la foule. Il y a bien une pharmacie … un funérarium … mais plus de magasin de souvenirs. Et si vous cherchez un petit bistrot … pour vous sustenter, inutile d’aller au café des Sports … il est fermé. Le seul endroit sympa où on peut encore boire un verre c’est à la supérette de Mr. Wen.

L’Hostellerie Saint Roch est fermée elle aussi… et cherche désespérément un hypothétique repreneur.

Où sont les touristes, les pêcheurs, les promeneurs, les amoureux des Ardennes ?

Nous avons connu un Comblain plus dynamique. Et avant nous, c’était encore plus … pétillant.

J’en veux pour preuve les nombreux cafés, hôtels, restaurants et villas qui faisaient la fierté du village.

À présent, même quand on passe devant, on a du mal à croire qu’ici, c’était un bistrot, là, un hôtel, et là plus loin, un commerce. Et pourtant …

Qu’est-il arrivé à Comblain ?

La petite histoire de Comblain, c’est un peu comme une profonde respiration … il y a eu des moments intenses et des moments de relâchement … des rues pleines et puis des rues désertes … une activité débordante et puis comme un engourdissement.

L’arrivée des ouvriers, pour travailler aux carrières et pour construire le chemin de fer, a permis de remplir tous les petits cafés du village ; la loi Vandervelde ( 29/08/1919 ) qui entendait lutter contre les ravages de l’alcoolisme, mettra un frein à l’essor et à la survie de bien de ces petits cafés …

L’arrivée du chemin de fer et des congés payés a attiré, ici, plein de monde. Les hôtels de Comblain se sont alors multipliés. Mais la mode des voyages plus lointains et des vacances plus exotiques les a éloignés.

L’idée géniale d’organiser, dès 1959 à Comblain, un gigantesque festival de jazz, a fait connaître l’endroit bien au-delà des frontières. L’arrêt du festival, en 1966, a mis fin à une success-story aussi éphémère qu’inattendue.

L’arrivée des polonais – qui se sont installés dans l’ancien Hôtel du Parc – a permis de prolonger la vocation internationale du village. Les enfants qui passaient là leurs vacances venaient non seulement de Belgique, mais aussi de France, d’Allemagne, d’Angleterre, des Pays-Bas et de Pologne. Mais là aussi, avec le temps, une certaine lassitude a eu raison de l’enthousiasme … et le Centre Millénium a connu sa traversée du désert.
Heureusement, le camping « le Rocher de la Vierge » a tenu le coup, mais ses adeptes sortent-ils du camp ?

Il y a peu de chance que les estaminets, comme le Café Colson, réouvrent leurs portes, mais ils restent les témoins  d’une époque où tout semblait  possible, ils étaient ces lieux qui créaient du lien,  où s’organisait la vie sociale des quartiers …

La nostalgie a du bon quand elle nous relie à notre histoire passée, à notre vécu ; quand elle donne du sens à certaines de nos actions…

Aujourd’hui, des passionnés tentent de redonner du lustre à Comblain en réorganisant un nouveau festival de jazz … aujourd’hui, les polonais reviennent … timidement … mais sûrement. Et si c’était reparti ?

30/01/2017 – JP Dz

0651
0651 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
0652
0652 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
0653
0653 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
0654
0654 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson et le quartier Po d’la.
0655
0655 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le café Colson.
0656
0656 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le café Colson.

 

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Śpiewnik – 055 – Idzie Maciek bez wieś

https://www.youtube.com/watch?v=u5h0m4gUL1Q

https://www.youtube.com/watch?v=VNyjsY1a2RU

Idzie Maciek przez wieś z bijakiem za pasem,
Przyśpiewuje sobie, dana, dana, czasem.

A kto mu w drodze stoi, tego pałką bez łeb złoi.
Oj dana dana dana, dana dana da.
A kto mu w drodze stoi, tego pałką bez łeb złoi.
Oj dana dana dana, dana dana da.

Oj, biedaż nam, bieda, że nasz Maciek chory,
Już w karczmisku nie był ze cztery wieczory.

Oj, któż nam tu zaśpiwa , oj, któż nam kupi piwa ?
Oj dana dana dana, dana dana da.
Oj, któż nam tu zaśpiwa , oj, któż nam kupi piwa ?
Oj dana dana dana, dana dana da.

Umarł Maciek, umarł, już leży na desce,
Zeby mu zagrali, podskoczyłby jeszcze !

Bo w Mazurze taka dusza, gdy zagrają, to się rusza.
Oj dana dana dana, dana dana da.
Bo w Mazurze taka dusza, gdy zagrają, to się rusza.
Oj dana dana dana, dana dana da.

0100 – La générosité

 

Quel meilleur moment, que celui du 100ème article des Anciens de Comblain, aurions-nous pu choisir pour parler de la générosité de la Communauté polonaise de Belgique.

En effet, Comblain-la-Tour, c’est avant tout une histoire d’hommes, de femmes et surtout de … générosité.

Nous avons déjà expliqué combien la générosité de tous les « polaks » de Belgique a permis l’achat du Centre de vacances de Comblain ( article 60 ). Après l’achat, il a fallu remettre en état, consolider, améliorer, entretenir, meubler, … et faire vivre l’immeuble et le parc. Là aussi, c’est la générosité de TOUS qui a permis d’avancer. On avait besoin de bras, de patience et de bonne volonté, rien de cela n’a manqué. Mais on avait besoin aussi d’argent … de beaucoup d’argent. Et l’argent est venu.

Des généreux donateurs – plus ou moins anonymes – n’ont pas manqué. Je sais de source sûre que des « grands hommes » comme Mr Rzemieniewski n’ont jamais hésité à ouvrir largement leur portefeuille pour aider le centre Millénium, avec une discrétion et une abnégation admirable. Il n’était pas le seul. D’autres mécènes ont largement contribué à maintenir à flot l’œuvre commune, qu’ils soient personnes privées ou associations.

Parfois, des appels ont été lancés par la Macierz Szkolna – et plus particulièrement par le Dr. R. Wilczek – président de la Macierz Szkolna – en vue de récolter des fonds pour des projets spécifiques. Nous avons retrouvé des traces, dans le journal Narodowiec, d’un de ces appels à dons ; il date de 1979. Nous n’avons malheureusement retrouvé QUE 3 petits articles qui concernent cette affaire.

Je suis intimement convaincu que d’autres articles ont relayé la suite que TOUS les polonais de Belgique ont réservée à cet appel. Il n’y a donc ici qu’une partie … si vous avez d’autres articles du Narodowiec qui parlent du même sujet, merci de nous les transmettre.

Ces articles illustrent la générosité de TOUS les polonais quand il s’agissait d’aider Comblain. Et même si des pièces manquent au puzzle, on peut affirmer que l’ENSEMBLE des polonais a contribué, selon ses moyens, à offrir à notre communauté un espace commun dédié à l’enfance, à la jeunesse et à la détente de tous.

Nous pouvons être fiers de ce que la Communauté polonaise a fait en Belgique. Nous devons être fiers. Le verre n’est pas à moitié plein … il déborde ; il déborde de bonne volonté et de générosité.

Je suis fier de ce que nos parents ont réalisé … je suis fier d’être polonais.

23/01/2017 – JP Dz

Traduction du document 645 :

 Appel de la Macierz Szkolna des Polonais libres de Belgique aux Présidents et Présidentes des organisations polonaises de Belgique.

Comme déjà largement connu, l’année 1979 est l’année internationale de l’enfant.

À cette occasion, vu le caractère de notre organisation, nous nous permettons de nous adresser à tous les comités pour solliciter leur aide dans le développement de notre Centre de vacances de Comblain-la-Tour, qui a pour premier devoir de maintenir la jeunesse dans un esprit polonais.

Durant ces dernières années, nous avons pu, avec des rentrées normales, rembourser les frais résultants de l’acquisition du Centre et ceux de son entretien. En principe, nous sommes maintenant prêts à rembourser toutes les dépenses. Il nous importe néanmoins, de trouver des fonds pour financer des investissements spéciaux.

Il s’agit de :

  • L’installation d’un chauffage central qui est nécessaire à la conservation de l’immeuble et à la tenue d’évènements durant la saison hivernale. Provisoirement l’estimation est de 500.000 Fr.
  • L’autre investissement nécessaire, que nous aurions aimé concrétiser cette année, c’est le changement du réseau d’approvisionnement en eau. La rupture des canalisations entraîne chaque année des dégâts dans les pièces. Les dépenses liées à une nouvelle installation s’élèvent à plus ou moins 50.000 Fr.
  • Nous espérons aussi relever le « standing » de l’équipement en meubles des chambres à coucher par l’achat de nouveaux lits et de nouvelles armoires. Il conviendrait également de compléter le matériel de jeu et d’amusement pour les enfants durant les colonies.

À cette occasion, nous faisons remarquer que la proposition de recourir à cet appel nous a été « soufflée » par une initiative antérieure d’une organisation polonaise de la région de Mons. Cette organisation a versé, à l’occasion de l’année de l’enfant, une certaine somme au Centre de vacances de la Macierz à Comblain-la-Tour.

Nous pensons que notre appel rencontrera la compréhension de tous ceux que le bien-être des enfants tient à cœur. Ce pourquoi, déjà à présent, nous vous remercions.

Dr. R. Wilczek – président

A. Leskiewicz – secrétaire

Traduction du document 646 :

 Dons pour le Centre de Vacances de la Macierz.

En réponse à l’appel de la Macierz Skolna, les premiers dons ont déjà commencé à affluer pour aider au financement de l’installation de chauffage central au Centre de Vacances de Comblain-la-Tour.

Le premier généreux donateur a été Léon Czak de Chapelle-lez-Herlaimont, versant sur le compte de la Macierz, au titre de don, la somme de : 30.000 Fr.

Le don suivant a été versé par la Société Sainte-Barbe d’Hautrage-Etat pour une hauteur de : 2.000 Fr.

Le Cercle des Anciens Scouts a offert : 50.000 Fr.

De plus, pour aider à la cause, un prêt à 0 % a été consenti par P. Kondraszuk à hauteur de : 50.000 Fr.

Le Comité des Ecoles de Liège a dédicacé à cette cause les bénéfices des manifestations organisées à l’occasion de la fête nationale du 3 mai. Tandis que d’autres organisations polonaises de cette région, en plus de dons, sont prêtes à accorder à la Macierz des prêts sans intérêt à hauteur d’environ : 100.000 Fr.

D’autres dons sont espérés, ainsi que d’éventuels prêts de personnes privées ou d’organisations.

Peut-être permettront-ils à la Macierz de boucler le budget nécessaire sans passer par un prêt bancaire.

Traduction du document 647 : du 21/06/1979

 Nouvelles de Belgique

Suite des dons pour le Centre de Vacances de la Macierz à Comblain-la-Tour

En réponse à l’appel lancé par la Macierz, de nouveaux dons sont arrivés au profit du Centre de Vacances de Comblain-la-Tour, au titre de l’aide au recouvrement des frais pour l’installation du chauffage central.

Stępień Józef de Bruxelles : 30.000 Fr ; le Cercle des Anciens Scouts : 12.000 Fr ( deuxième don ) ; la Section Sportive près du Cercle des Anciens Scouts : 10.000 Fr ; Mr le curé Dr. B. Kurzawa : 1.000 Fr.

La Région de Charleroi a vendu des briquettes pour récolter de l’argent. C’est Monsieur Eugeniusz Piech, son Président, qui a mené cette action.

La Confrérie du Rosaire Vivant de Courcelles : 3.000 Fr ; la section de Związek Polaków de Courcelles : 3.000 Fr ; le Comité Régional de Związek Polaków de Charleroi : 1.000 Fr.

Ont offert 500 Fr, le Cercle des Femmes de Dampremy ; la section de Związek Polaków de Châtelineau ; l’Association des Hommes Catholique de Charleroi ; le PPS de Charleroi ; Kosiorek Władysław.

Jelen Jan : 300 Fr. Ont offert : 200 Fr : Pawliński Józef ; Szymczewski Franciszek ; Kaczmarczyk Bolesław.

Ont offert : 100 Fr, Walentynowicz Józef ; Kowal Mikołaj ; Mańzack Edmund ; Kubat Aleksander ; Warchulski Andzej ; Janeczko Marcin ; Kotarzewski Zdzisław ; Kotarzewski Eugeniusz ; Piech Andrzej ; Piech Eugeniusz ; Rybicki Leon ; Ciecka Władysław ; Kania Magdalena ; Nagła Maria ; Markowski Adolf ; Holemans Philippe, Bincoleto Renato ; Sebastianka Leokadia ; Sebastianka Teresa ; Strycharz Jan ; Abrachamowicz Bolesław ; Kubat Józef, Szybiak Aniela ; Jaworski Józef ; Szulkiewicz Wiktor ; Wójcik Jan ; Latkowski Czesław ; Rauzer Zygmunt ; Skworz Lorenz ; Serwan Maria ; Wojciechowska Zofia ; Celczyński Jan ; Kaczmarczyk Aniela ; Szybiak Michał ; Bossy Kazimierz.

Ont accordé un prêt à long terme et sans intérêt :

Stępień Jozef de Bruxelles : 100.000 Fr ; Kondraszczuk Paweł de Houdeng : 50.000 Fr : la Société Sainte-Barbe d’Hautrage-Etat : 20.000 Fr ; la Fraternité du Rosaire Vivant de Strépy-Bracquegnies : 10.000 Fr ; la Fraternité du Rosaire Vivant de Ressaix : 10.000 Fr.

À cet instant tous les dons ainsi que les prêts sans intérêt sont arrivés de la partie Wallonne et de Bruxelles.

Au titre de dons, la Macierz a reçu pour le moment : 145.000 Fr et sous forme de prêt sans intérêt : 190.000 Fr.

Il faut encore souligner que le comité de Macierz paie seulement le matériel indispensable à l’installation du chauffage central, environ de 500.000 Fr. Les travaux liés à la seule installation sont exécutés gratuitement par plusieurs personnes de bonne volonté. C’est aussi leur don et il est d’une grande valeur, étant donné la hauteur des dépenses, s’il fallait payer ce travail.

Ceci a été réalisé avec la conviction profonde  que la Macierz szkolna poursuit des objectifs dont l’importance et l’utilité ne font aucun doute. À tous ceux qui se sont hâtés de nous aider, le Comité de Macierz exprime des remerciements. L’action de collecte des fonds n’est pas encore terminée.

J. R.

0645
0645 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Narodowiec.
0646
0646 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Narodowiec.
0647
0647 : COMBLAIN-LA-TOUR – 21/06/1979 : Narodowiec.
0648
0648 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le rocher de la vierge : Monsieur et Madame Eugeniusz Piech.
0649
0649 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Monsieur et Madame Eugeniusz Piech.
0650
0650 : COMBLAIN-LA-TOUR : Des Anciens scouts devant le perron : Accroupis : Mme Zosia Bień ; Mr Léon Czak ; Mme Marianna Koldziejka ; Tonia Karpinski ; Debout : Mr Jan Stefanski ; Mr Rémy Karpinski ; Pan Jan ; Mr Józef Rzemieniewski ; Marysia et Bolek Chwoszcz ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Wacek Bień ; Mr Stefan Paterka ; Jan Stempniewicz ; Mr Rudolf Wilczek ; Mr Zbigniew Bardo.

 

 

Śpiewnik – 054 – Tańcowała ryba z rakiem

Tańcowała ryba z rakiem,
A cebula z pasternakiem.
Cebula się dziwowała
Jak pietruszka tańcowała.
Tańcowała śliwa z banią,
Grochowianka z miotłą za nią.
Dziwujcie się, ludkowie,
Jak ta miotła tańcuje.

Tańcowała matka z ojcem,
Matka bokiem, ojciec końcem, .
Matka bardzo się kręciła,
Ojca w tańcu przewróciła.
Ojciec wrzasnął i się trzasnął,
I za chwilę w tańcu zasnął.
Matka głośno śmieje się,
Ojciec krzyczy, będzie źle.

Tańcowała żona z mężem,
Połączeni świętym węzłem.
Żona była dziś nie w sosie,
Miała w tańcu muchy w nosie,
Mąż się trochę zdenerwował,
Żonie lekko przyfasował,
Żona obraziła się :
« Mężu, więcej nie chcę cię ».

Tańcowała ryba z rakiem,
A cebula z pasternakiem.
Cebula się dziwowała
Jak pietruszka tańcowała.
Tańcowała śliwa z banią,
Grochowianka z miotłą za nią.
Dziwujcie się, ludkowie,
Jak ta miotła tańcuje.

0099 – Jean-Lou

Tout le monde la connaissait comme « Jean-Lou », mais savez-vous pourquoi ?
Une partie de la réponse se trouve sur la photo 637. Ce n’est pas l’arbre aux singes, mais il aurait pu s’appeler comme ça. Et là, tout en haut, c’est elle : Jean-Lou.

Déjà, c’était un vrai garçon manqué ; elle n’avait peur de rien. On aurait pu aussi bien l’appeler « Calamity James » … mais en beaucoup plus jolie.

Jean-Lou, parce qu’à l’époque un feuilleton télévisé – les Galapiats – mettait en scène une bande d’ados parmi lesquelles Jean-Lou était le héros principal et Marion, une des héroïnes, et qui deviendra le surnom de Malvina Rusowicz. Les 2 surnoms datent du temps où notre Jean-Lou avait les cheveux courts.

Cette photo 637 est à mettre en perspective avec les normes actuelles de sécurité. Si vous êtes observateur, vous avez remarqué qu’elle est montée en tong ( à l’époque, on appelait ça des « slashs » … ce n’était sans doute plus assez exotique, alors maintenant, ce sont des tongs ! ). Aujourd’hui, quand un ouvrier – pardon un agent de maintenance – doit monter à plus de 15 cm de hauteur, il est considéré comme « à grande hauteur » …

Pour accéder, à cette grande hauteur ( + de 15 cm ), il doit être équipé d’un casque homologué, de bottines de sécurité, avec des semelles en fer et des rebords rembourrés, de gants de sécurité, d’un harnais, contrôlé au moins une fois par an, munis de mousquetons estampillés CE, d’un pantalon spécial grande altitude, d’un baudrier fluorescent, etc …

De plus, avant d’attaquer « l’escalade », il doit être formé à cet exercice et détenir la licence appropriée. Nul ne sera autorisé à grimper – à de plus 15 cm de hauteur – si le risque n’est pas parfaitement connu et analysé par le Service de Prévention et de Protection du Travail, et qu’au pied de l’arbre, un ou plusieurs collègues quadrillent la zone préventivement. Des psychologues doivent être également présents pour intervenir au cas où les curieux seraient témoins d’un quelconque incident traumatisant ! ! ! Jean-Lou, elle montait en tong

D’ailleurs, elle n’était pas la seule à monter. Elle entraînait souvent sa petite sœur Dominique et d’autres derrière elle ( photo 638 ).

Tout ça pour dire qu’on avait moins peur avant.

Vous rappelez-vous la balancelle des photos 639 et 640 ?
Elle était « archi-dangereuse » ( maintenant, on dit méga / giga ! ). Les 2 arceaux courbés venaient se loger dans 2 rails fixés au sol. Qui avait le malheur de laisser traîner ses doigts, risquait à tout moment de les coincer entre l’arceau et le rail. Bonjour la douleur !

À ma connaissance, il n’y a eu aucun cas d’amputation ? Pourtant l’attraction a été retirée ; dieu merci. C’est vrai qu’il n’était pas rare qu’un enfant s’y fasse très mal. Mais nous avons survécu. Comme nous avons survécu aux escalades au rocher de la Vierge, …. et à tout le reste.

Nous avions, à l’époque, une autre approche du danger …
On dirait même que le danger nous attirait … nous excitait … la preuve … j’ai épousé Jean-Lou.

Bon anniversaire Eveline … aujourd’hui, tu as 4 fois 15 ans … et je t’aime toujours autant.

16/01/2017 – Jean-Pierre Dz

0637
0637 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, sur un arbre : Eveline Ogonowski – alias Jean-Lou.
0638
0638 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, sur un arbre : Eveline Ogonowski – alias Jean-Lou ; Dominique Ogonowski ; Yolla ( ? ).
0639
0639 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur la balancelle :,Antoche Kiełbowicz ; Georges Załobek ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; François Lachowicz.
0640
0640 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur la balancelle : Antoche Kiełbowicz ; Georges Załobek ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; François Lachowicz.
0641
0641 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Couché : Georges Załobek ; accroupis : ( ? ) ; Yolla ( ? ) ; Marek Malakov ; Debout : Eveline Ogonowski ; Georges Bardo ; Francine Załobek ; Antoche Kiełbowicz.
0642
0642 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : François Lachowicz ; Eveline Ogonowski.
0643
0643 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Eveline Ogonowski.
0644
0644 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Eveline Ogonowski.

 

0098 – Chez Pimpim

Piotr Rozenki nous parle de : Chez Pimpim :

 On s’imagine les objectifs que les migrants polonais d’après-guerre tenaient à l’esprit quand ils se sont lancés dans l’organisation de colonies de vacances : passer les valeurs qui leur étaient chères, comme l’amour pour la langue et la culture polonaise. Si en même temps, on pouvait inculquer un peu de rigueur et de discipline aux bambins, cela ferait deux pierres d’un coup.

On sait comment tout cela se traduisait en pratique. Les colos, c’était surtout une tour de Babel : on entendait du polonais, bien sûr, mais aussi des phrases qui se terminaient en français ou en néerlandais. Et quand on avait le plaisir d’accueillir nos copines et copains allemands ou anglais, on faisait des pieds et des mains pour se faire comprendre dans leur idiome, surtout quand cela permettait d’arriver à nos fins …

En ce qui me concerne, c’est surtout à Comblain que j’ai appris le français, je veux dire le vrai français, les expressions et locutions politiquement incorrectes qu’on n’apprenait pas à l’école en Flandre. Outre les moins élégantes – non moins utiles pour autant mais qui n’ont pas lieu d’être répétées ici – il y en avait une qui, Dieu sait pourquoi, était enveloppée de mystères. On la susurrait à voix basse, dans un chuchotement à peine audible, le plus souvent la nuit tombée : « faire le mur« .

Un soir, afin de ne pas compromettre l’action commando « soirée garçons » qui se tramait, les moniteurs francophones ont décidé de m’initier. C’est alors que j’ai appris que cela voulait tout simplement dire : ce soir, on va faire un petit tour dans le village, inaperçu si possible. Je continuais néanmoins à me demander pourquoi ils tenaient absolument à grimper par-dessus le mur, à ma connaissance, le portail restait grand ouvert jour et nuit.

Après avoir pris soin d’assurer la permanence dans l’immeuble des garçons – à cette fin, deux moniteurs venus de Pologne étaient désignés « volontaires chinois » – on s’est lancés à la découverte du village by night, en direction de son épicentre : Chez Pimpim, le petit café sympa en face du pont. Ceux qui ont tenté l’expérience le savent : on y était toujours bien accueilli. C’est là que j’ai été initié dans les spécialités locales : liégeois, perroquet, tango … C’est là que j’ai fait connaissance de Brel ( « Ne me quitte pas », mais uniquement quand on était accompagné des monitrices ) et Brassens qui, pour un sous, sortaient du vieux juke-box. Son répertoire n’avait pas connu de mise à jour depuis une quinzaine d’années, peu importe, pour l’occasion, « Les Copains d’abord » faisait bien l’affaire :

Au moindre coup de Trafalgar
C’est l’amitié qui prenait l’quart
C’est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu’leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit les sémaphores
Les copains d’abord

Ce jour-là, le coup de Trafalgar est intervenu vers les coups de minuit, quand la porte de l’établissement s’est ouverte avec un grincement et M. Bardo est apparu sur le seuil, sa grosse torche dans la main. Il n’avait pas besoin de paroles, un petit geste de sa lampe, telle un sémaphore, suffit pour dire : « Stop, vous rentrez illico presto, on en reparlera demain ».

C’est le lendemain que j’ai appris la portée de l’expression « passer un savon à quelqu’un ». Convoqués dès l’aube dans le bureau de direction, on s’est vu aligner par le père Richard. Il n’a pas fallu plus qu’un discours musclé axé autour des notions « rigueur et discipline » pour nous réveiller. En revanche, comme il ne pouvait renvoyer l’ensemble des participants de l’escapade nocturne – les garçons risquaient de se retrouver sans moniteurs – il cherchait à savoir qui en était l’instigateur. Or, à ce jour, sa question est restée sans réponse, tout simplement parce qu’il n’y avait pas de capitaine. Et pour cause, on était des copains d’abord

09/01/2017 – Piotr Rozenski

0633_80
0633 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Chez Pimpim : Eddy Kaminski ; Giovanni ( ? ) ; Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Freddy Motała.
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0634 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Chez Pimpim : Eddy Kaminski ; Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Tomassi ou Tomassini ( ? ).
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0635 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Chez Pimpim : Philippe Rouls ; Michel Łagocki ; Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; ( ? ) ; Freddy Motała.
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0636 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Devant le café des sports : Accroupis : ( ? ) ; ( ? ) ; Debout : Henri Zapałowski ; Piotr Rozenski ; Eddy Kaminski ; Richard Chwoszcz ; Michel Konarski.

 

0097 – Revisitons Comblain ( 3 ) : Po d’là

Une fois le pont franchi ( en laissant la gare derrière soi ), nous sommes dans un autre quartier de Comblain : le quartier « Po d’là ». Littéralement : « par-delà » … de l’autre côté de l’Ourthe.

Et oui, les habitants de Comblain utilisaient ( utilisent encore ? ) un patois local … nous l’avions déjà compris à la lecture des chansons du poète local : Joseph Huberty.

Tout de suite après le pont, à gauche, c’est la superette : « Chez Wen ».
Madame nous suit régulièrement sur facebook, son nom est Julie Ong. Saviez-vous que ce couple « qui n’est visiblement pas d’origine polonaise » – Mr Wen est d’origine chinoise et Julie d’origine malaisienne – a célébré son mariage chez nous … à la maison polonaise ?

De notre temps, cet établissement n’était pas une superette, mais un estaminet : chez «  Pimprenelle ».

Pour une raison qui m’échappe, nous, nous l’appelions : « Chez Pimpim ». C’était un des rares endroits où nous pouvions nous abreuver. J’ai le souvenir d’un patron particulièrement gentil qui avait pour les adolescents de la colonie une espèce  de bienveillance qui rendait son estaminet particulièrement accueillant.

Avant de s’appeler chez «  Pimprenelle / Pimpim », l’endroit s’appelait, à l’origine : « la maison Chabot » et était habité par Mr Becker, le chef de gare de Comblain-la-Tour. Plus tard, l’établissement se nommera : le « Cellier du Château », avant de devenir le Pimprenelle que nous avons connu.

A chacune de nos visites à Comblain, Eveline et moi, nous ne ratons jamais l’occasion d’aller saluer Mr et Mme Wen et d’en profiter pour … boire un verre.

C’est là aussi que les Anciens de Comblain – pour perpétuer une tradition déjà ancienne – se réfugient quand il s’agit « d’échapper » à … la messe de 11 h.

A gauche du pont, la très belle villa, était celle de la famille Hody devenue plus tard, celle des Habran.

Elle est adossée à la « Heid Guisson »( 1 ). Depuis le coin de la clôture de la maison Habran, un sentier menait à la ferme Delà les Monts, via la Heid Guisson( 1 ). Il n’en reste plus que quelques traces.

02/01/2017 – JP Dz

NB ( 1 ) : Comme vous le constaterez régulièrement dans les articles consacrés à « Revisitons Comblain », le mot « Heid » reviendra souvent. En résumé, il s’agit d’une « côte escarpée couverte de bruyères ou de bois ».

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0619 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le quartier Po d’la : la maison Chabot.
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0620 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le quartier Po d’la : la maison Chabot.
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0621 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le quartier Po d’la : Chez Pimpim.
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0622 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le quartier Po d’la : Chez Wen.
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0623 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Chez Wen : Janusz Latkowski ; Patricia Jakobowski ; Dominique Ogonowski ; Francine Załobek ; Hélène Piech ; Christine Piech ; Irek Mrzygłod ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Eveline Ogonowski ; André Warchulinski ; Pierre Front.
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0624 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Betty Nowicki ; Zosia Król ; Monica Nauschutz ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Czesiu Kucharzewski ; Géniu Bujanowski ; Casimir Nowicki ; André Walasczyk.
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0625 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Malvina Rusowicz ; André Walasczyk ; Casimir Nowicki ; Betty Nowicki.
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0626 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Czesiu Kucharzewski ; Géniu Bujanowski ; Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; Regina Gymza ; Mme Gymza ; Marie-Françoise Fiutowski.
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0627 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Marie-Françoise Fiutowski ; Sophie Nowak ; Louise-Marie Dupont ; André Karasiński ; André Warchulinski ; Malvina Rusowicz.
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0628 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Chez Wen : Dominique Stefanski ; Wilma Di Costanzo ; Stanisław Malek ; Michel Pietka ; Betty Nowicki ; Malvina Rusowicz ; Monica Nauschutz ; Marie-Françoise Fiutowski ; Zosia Król ; Sophie Nowak ; André Walasczyk ; Louise-Marie Dupont ; André Karasiński ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Casimir Nowicki ; Dorota Druszcz ; Janusz Latkowski ; Hélène Piech ; Irek Mrzygłod ; Christine Piech ; André Warchulinski ; Zuhal Gunal ; Isabella Cosaro ; Géniu Bujanowski ; Czesiu Kucharzewski ; Eveline Ogonowski ; Bénédicte Druszcz.
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0629 : COMBLAIN-LA-TOUR : La villa Hody.
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0630 : COMBLAIN-LA-TOUR : La villa Hody.
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0631 : COMBLAIN-LA-TOUR _2015 : La villa Hody.
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0632 : COMBLAIN-LA-TOUR _2015 : La villa Hody.