0234 – La pause photo

J’adore ces photos de groupe ! Elles sont la parfaite démonstration d’un certain vivre ensemble.

Rappelez-vous … à l’époque, les appareils de photos n’étaient pas encore « intelligents », ni numériques.

En plus, le nombre de clichés à prendre était limité à 12 ou 24 et on ne se rappelait jamais du film qu’on avait introduit dans son appareil. Il fallait donc « économiser » les prises de vues pour tenir la distance.
Quand on décidait de prendre une photo, c’était le début d’un long processus qui commençait par : « Est-ce que c’est vraiment important d’immortaliser cette scène-là ? » ; « N’y aura-t-il pas d’autres moments encore plus essentiels à photographier avant la fin du séjour à Comblain-la-Tour ? ». Ça nous obligeait, dès le départ, à faire des choix, à sélectionner, à mesurer la pertinence du geste, à modérer nos ardeurs photographiques, à filtrer nos enthousiasmes et nos émotions.

Au final, les photos que nous découvrons, 40 ans plus tard, on peut être certain que ce sont les moments les plus importants … puisque les photographes ont « choisi » de les immortaliser ! Sans compter ( si j’ose dire ) que chaque photo avait un prix en monnaie sonnante et trébuchante … qu’elle soit réussie ou ratée !

Alors, il convenait de « prendre la pose » sérieusement ; on ne pouvait pas se permettre de multiplier les tentatives ; mais, même après le clic – qu’on n’était pas toujours sûr d’avoir bien actionné – rien ne permettait de savoir « en temps réel » si la photo serait, ou non, réussie. On croisait les doigts, en faisant confiance à nos talents de photographe… On promettait aux autres de leur envoyer une copie et on attendait d’être rentré chez-soi, après les colonies, pour porter le film au magasin où le spécialiste développerait le négatif ! En attendant… on imaginait déjà le plaisir qu’on aurait quand les clichés révéleraient enfin leurs secrets.

Et puis venait le jour de vérité ! Quelques jours – quelques jours toujours trop longs – après les avoir apportés chez le photographe, nous allions enfin les rechercher. Déjà au moment de payer, on vérifiait dans la grande enveloppe pour être sûr que c’était bien les nôtres. Et puis, à peine sorti du magasin, encore sur le seuil, on ne pouvait pas s’empêcher de tout déballer ! J’imagine nos sourires … et nos yeux humides. En rentrant chez soi, on redéballait le tout pour regarder « à son aise » en pensant déjà lequel de ces souvenirs mériterait d’être dupliqué et envoyé à ceux qu’on avait pris la peine de noter méticuleusement l’adresse.

Restait encore à coller les photos dans son album, à les organiser, à les annoter, les commenter et ranger le précieux recueil jusqu’à la prochaine occasion de le ressortir pour « partager ».

Aujourd’hui, il suffit d’un « clic » pour capter la scène, et un autre pour « diffuser » l’évènement ! Évidemment … c’est beaucoup plus rapide ! Mais, du coup, mesurez-vous toute la gamme d’émotions que n’existe plus ?

Aujourd’hui, nous ne vivons plus « ensemble », nous vivons « connectés ».

N’allez pas me faire dire ce que j’ai l’air de penser. Je ne suis ni contre le progrès, ni contre les nouvelles technologies. Ce sont d’ailleurs elles qui nous ont permis de nous retrouver et de rester « en contact ». Je ne suis pas, non plus, un névrosé de la nostalgie qui s’enfermerait dans le passé pour échapper à je-ne-sais-quoi.

Mais j’avoue être un peu dubitatif … A la dictature de la « pensée positive », j’oppose timidement mon regard sceptique et interrogateur.

Aujourd’hui, il n’y a plus de limite … on ne photographie plus, on matraque, on mitraille. Il n’est pas rare qu’au retour d’un city-trip, on ramène huit cents photos prises en deux jours. Bien sûr, on ne les imprime pas ; pour quoi faire ? On les garde dans nos appareils, ou sur des supports de plus en plus surdimensionnés, mais de plus en plus fragiles et éphémères. On ne les trie pas non plus ; pas l’temps. Les photos s’accumulent, s’entassent, se mélangent à toutes les autres « applis » dont on ne sait plus se passer. On garde tout. On n’est plus capable de choisir. Et en plus, « on ne lâche rien ». On a même inventé le concept du Selfie, parce qu’on n’accepte plus de ne pas être sur toutes les photos.

On a l’impression que pour être dans le coup, il nous faut absolument être partout, tout voir par soi-même, tout suivre, tout essayer, ne rien rater et surtout, tout bien partager avec les autres. On finit par être surinformé, surbooké, surchargé, sur sollicité, surexploité … le tout dans un tourbillon sans fin. Alors, je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui, ce soit plus simple ? Comment saurons-nous, dans 40 ans, ce qui était important en 2019 … alors que déjà aujourd’hui, dans cet océan d’images et d’exaltations où on se noie, on n’arrive pas à le savoir ?

29/07/2019 – JP Dz

Commentaires :

Monique Kieltyka : « Oui, tu as raison JP, on jouait à « l’économie » en prise de photos, parce que tout le monde n’avait pas un appareil à soi. Je me souviens que moi, j’ai eu mon premier appareil photo cadeau de communion … on prenait rarement le paysage sans personnages …. sinon c’était considéré comme du gâchis de pellicule … Quant à la couleur … c’est venu vraiment plus tard … mais sans exagérations nostalgiques ces « prises de vues » sont une belle immortalisation de moments heureux ».

Dominique Stefanski : « Mon cher Jean-Pierre, je suis bien d’accord avec toi … sur tout … sauf pour le selfie … Avant le selfie, si on voulait une photo devant tel ou tel monument, point de vue ou autre, il fallait qu’un membre se dévoue et soit le photographe et on avait deux fois la même photo avec un photographe différent à chaque fois pour que chacun ait son souvenir … ou il fallait choisir quelqu’un au hasard et lui demander de prendre la photo. Il s’agissait alors de repérer avec soin, l’honnête homme ( ou femme ) qui ait l’air assez dégourdi pour savoir se servir de l’appareil et pas trop athlétique au cas où il lui prendrait l’envie de partir en courant avec ton appareil photo … Le selfie a résolu tous ces dilemmes … on est devenu photo-autonome, reste plus qu’à atteindre la photo-synthèse et ne garder que le meilleur !!!

1804
1.804 :  COMBLAIN-LA-TOUR – 1962 : Photo de groupe devant l’escalier : Au centre Ks Kurzawa ; derrière lui, Jeanine Leracz avec les lunettes ; on reconnaît aussi : Mr et Mme Bardo ; Mr Józef Rzemieniewski ; Alice et André Bardo ; ( ? ) ; … ; Pierre Ogonowski ; Vital Kciuk ; le petit Jerzy Bardo ; ( ? ) ; tout à droite, en polo et short clair, Jerzyk Kiełtyka ; Kazimir Kiełbowicz.
1805
1.805 : COMBLAIN-LA-TOUR : Photo de groupe dans le parc : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1806
1.806 : COMBLAIN-LA-TOUR : Photo de groupe devant le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; ( ? ) ; André Bardo ; ( ? ) ; ( ? ).
1807
1.807 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1962 : Photo de groupe à la gare : 1ère rangée : Sliwinska Halina ; Barbara Ruminska, de Boussu-Bois ; Wanda ?, de Flénu ; Barbara klimczak, de Boussu-Bois ; ? Bogomila, d’Elouges ; Jeanine Osyra, de Boussu-Bois ; Kazimierz Miksiewicz, actuel Président de SPK de Boussu-Bois ; 2ème rangée : Janek ?, moniteur ; Annie Gilson ; et entre les deux, légèrement en arrière, Leokadia Ros ; ensuite, Mario Dannielewski, du Centre qui accompagnait nos chants à l’accordéon ; Mme Kiełtyka et juste derrière elle, son mari, Mr Josef Kiełtyka ; Mr Pawel Malec d’Elouges, 1er prezez du SPK débutant à DOUR ; André Bardo ; Pan Jan ; Kazimierz Socha ; Wanda ? monitrice, originaire de Winterslag et son mari, Mr. Bogusław Ferdyn ; Accroupis : Heniu Ferdyn, fils de Pani Wanda et Pan Bogus Ferdyn. Mais il y a encore du « monde » derrière la barrière … parce que pour accéder au quai c’était payant …. donc, on attendait là ! Monique Kiełtyka est perchée sur les épaules de Stefan Broniecki.

Commentaires :

Henryk Tomczak : « Superbe photo souvenir. Mon épouse Annie Gilson ( 2ème rangée, 2ème à gauche, blouse blanche), début août 1962, en stage d’initiation au scoutisme, sous la direction du Dr Edward Pomorski à Comblain. Année durant le festival de jazz où Ray Charles était présent … Ce stage a débuté le 26/07/1962 pour une durée de 15 jours ».

Alexandra Akytleik : « En toute objectivité, mes grands-parents étaient canons. N’est-ce pas Monique Kieltyka ? » ;

Monique Kieltyka : « On peut le dire … Ils avaient 35 et 32 ans. Ton Dziadzia était fort grand 1m87 et noir de cheveux … C’est vrai que Babcia avait un petit air de Juliette Binoche dans le « Patient Anglais » … Toujours ensemble partant à se dévouer là où il avait un coup de main à donner. Et naturellement jamais sans leurs enfants … on nous a toujours fait participé à toutes leurs « aventures » c’est ça qui était gai et qui a fait de nous ce que nous sommes … ».

Monique Kieltyka : « À l’extrême gauche, au deuxième rang, le grand blond en chemise foncée et sifflet de moniteur autour du cou, c’est Janek ( mais je ne me souviens plus de son nom de famille ). Il était moniteur et très copain avec Ks Adamski et me portait aussi sur ses épaules pendant les longues balades ».

1808
1.808 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1962 : Photo de groupe à la gare : Les mêmes que sur la photo 1.807, mais légèrement dans le désordre. Au milieu, en veston foncé et polo blanc, Ks. Adamski qui est sans doute le photographe de la photo précédente.

Commentaires :

Monique Kieltyka : « Cette photo est un des « trésors » de la collection de mes parents …. sur le quai de la gare de Comblain-la-Tour. Ils raccompagnaient ou venaient accueillir les petits vacanciers de la maison polonaise comme disaient les villageois … çà doit être en 1962 ou 63.

1809
1.809 : COMBLAIN-LA-TOUR : Photo de groupe devant l’Outhe : Henri Zapalowski ; ( ? ) ; … ; Piotr Rozenski ; ( ? ) ; … ; Hélène Piech ; ( ? ) ; … Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; … ( ? ) .
1810
1.810 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1974 ? 1976 ? : Photo de groupe dans le parc : Accroupis : Fabienne Laffut ; Dominique Ogonowski ; Isabelle Swiderski ; Elisabeth Rozenski ; Betty Nowicki ; Monica Nauschutz ; Regina Gymza ; Debout : Lilianne Kieltyka ; Renata Zapalowski ; Christine Piech ; Anne-Marie Kantyka ; Zosia Król.
1811
1.811 : COMBLAIN-LA-TOUR : Photo de groupe sur le terrain de volley : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz ; Bernadette Lachowicz.
1812
1.812 : COMBLAIN-LA-TOUR : Photo de groupe en promenade : Cécile Dannielewski ; Hélène Piech ; ? Paluszkiewicz ; ( ? ) ; Monique Paluszkiewicz ; Béatrice Laffut ; ( ? ) ; Marilyne Desmet ; Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech, les inséparables.

Commentaires :

Dominique Ogonowski : « Cette année-là, j’étais leur monitrice et on avait décidé de faire nos cheveux comme « fifi brindacier » ».

1813
1.813 : COMBLAIN-LA-TOUR : Photo de groupe dans le parc : ( ? ) ; … ; ( ? ). A l’arrière, Mme Kołodziejka.
1814
1.814 : COMBLAIN-LA-TOUR : Photo de groupe devant l’Ourthe : 1ère rangée : ( ? ) ; Piotr Rozenski ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; 2ème rangée : Ludovic Serwan ; Johanna Serwan ; ( ? ) ; ( ? ).

Commentaires :

Krysia Cieslik : J’ai été très étonnée de voir sur cette photo ( vacances à Comblain la Tour ) mon fils Ludovic. À gauche au second rang, le premier qui fait des cornes avec les doigts et ensuite ma fille, Johanna, au second rang également, la première fille en partant de la gauche. 1981 ou 1982 ? – Pour la petite histoire, il a eu le « béguin » pour une jeune fille venant d’Allemagne, Eva Spendel. ( Il me dit que c’était une année suivante ?? ). Il a déjà essayé de chercher sur les réseaux sociaux pour la trouver, sans résultat !!

 

0163 – Galerie 2

Voici encore quelques tableaux à accrocher au petit musée de notre mémoire … ! Ils représentent des scènes d’une vie ordinaire mais dans un endroit qui, lui, ne l’est pas du tout … !

À première vue, ces tableaux n’ont pas grand-chose en commun : les photos ont été prises à des époques différentes, les personnages sont différents et ne se connaissent sans doute même pas, ce ne sont pas les mêmes photographes qui ont immortalisé ces instants-là …

Aussi, s’il fallait écrire quelques mots pour inaugurer cette galerie-là, on aurait beaucoup de mal à trouver le fil d’Ariane capable de relier tous ces tableaux … à part, très certainement, le plaisir partagé lors de ces instantanés de vie, saisis au vol … !

On pourrait alors pousser la réflexion un peu plus loin et s’interroger sur ce que nous avions réellement en commun ou ce qui faisait que là, nous nous sentions tous si bien ?

Bien sûr, on pourrait être tenté de rechercher la réponse dans le fait que nous étions tous polonais, tous catholiques pratiquants, tous issus de l’immigration, tous … Mais ce type de réponse serait un peu réducteur et ne correspondrait pas à la réalité des faits. Cela pourrait donner l’impression qu’il y avait une volonté de se retrouver entre soi, qu’il y avait comme une forme de sélection, pour ne pas dire de « ségrégation » qui n’avait cependant pas cours, à l’époque à Comblain.

C’est au contraire le mot « ouverture » que j’associe spontanément à la formidable mixité qui régnait durant les colonies. Rappelez-vous … combien d’entre nous ne parlaient qu’un polonais approximatif ? Combien ne le parlaient pas du tout ? Combien d’entre nous n’avaient qu’un seul parent d’origine polonaise, ou aucun des deux ? Il suffirait de retrouver les noms de famille de tous les participants pour en être persuadé. Et ça n’a jamais posé le moindre problème à personne.

Ce n’est pas non plus notre lieu de résidence, ni la langue que nous parlions quotidiennement qui nous rapprochaient. À Comblain, on venait des 4 coins de la Belgique et même d’ailleurs. À Comblain, on parlait polonais, mais aussi néerlandais, français, anglais, allemand … et, même sans être polyglotte, tout le monde se comprenait. La langue n’a jamais été un obstacle pour nous. Nous avons appris très jeune à utiliser les mots pour en faire des ponts et non pas des barrières, ni des murs. Je n’ai pas le souvenir d’avoir croisé un seul enfant mis à l’écart pour sa différence d’appartenance à tel ou tel groupe linguistique ou autre … J’ai par contre d’innombrables souvenirs d’enfants et d’adolescents se traduisant les consignes, les plans pour de futures bêtises et les histoires drôles … et tout le monde s’amusait des mêmes choses. Et c’est maintenant le mot « légèreté » qui s’impose dans mon esprit. C’est lui qui reflète le mieux notre état d’esprit d’alors.

Une fois sur place, on découvrait des « étrangers » qui devenaient très vite des amis. Personne ne songeait à économiser ses efforts, ni à se protéger … se protéger de qui ? On avait confiance. Cette « confiance » était spontanée, naturelle et sans aucune arrière-pensée. Elle transpirait de partout, et tous les visages souriants qu’on croisait n’étaient que l’expression d’une confiance intérieure qui semblait inépuisable. Elle était même à l’origine de tout. Car il leur a fallu une sacrée confiance, quand « ils » ont décidé de se lancer dans cette aventure et acheter l’Hôtel du Parc … de la confiance les uns dans les autres … de la confiance envers la communauté polonaise – sans qui ils n’auraient pas pu financer l’achat – mais aussi de la confiance dans l’avenir et dans les générations futures.

C’est ainsi, qu’avec ces trois valeurs « ouverture, légèreté et confiance », le rêve de quelques-uns est devenu le petit paradis de tant d’autres.

Depuis, nous avons grandi. On nous a convaincus qu’il était important d’être raisonnable, sérieux, réfléchi.

On nous a appris qu’il fallait être plus méfiant, qu’il fallait savoir tenir une certaine distance avec les autres … surtout quand ils étaient trop différents … On sait maintenant faire la part des choses, veiller à nos intérêts, jauger les avantages et les risques du quotidien, distiller notre confiance et notre amitié ; pour un peu, on aurait perdu notre belle âme d’enfant …

Mais quand on y pense, il suffit de pas grand-chose pour retrouver un peu de la magie de cette enfance révolue : quelques souvenirs évoqués sur la page des Anciens de Comblain, quelques retrouvailles d’anciens et les galeries du petit musée de la mémoire s’éclairent soudain de mille sourires …

Merci pour vos visites et n’oubliez pas le guide … n’oubliez pas que le guide, c’est vous et que ce petit musée de la mémoire est appelé à grandir chaque fois que nos souvenirs communs seront évoqués et partagés !

26/03/2018 – JP Dz

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1.144 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko sur le terrain de volley-ball : ( ? ) ; ( ? ).
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1.145 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire, anniversaire de Pani Załobek : Au centre, Pani Załobek ; autour, Pani Bardo ; … ; Mr Joseph Szczepanski ; Léo Wattiez ; … ; ( ? ) ; Georges Bardo ; Isabella Cosaro ; Luciano Cosaro ; Christine Mironczyk ? ; … ; ( ? ).
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1.146 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue des Ecoles : ( ? ) ; Richard Musiał ; Yollande Hordynska.
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1.147 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; Yolande Lewandowska ; ( ? ).
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1.148 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : ( ? ) ; … ; Piotr Rozenski ; … ; ( ? ).
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1.149 : COMBLAIN-LA-TOUR : Deux cuisinières devant l’Ourthe : Madame Dziewiacien ; Madame Bujanowski.
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1.150 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Madame Wojas ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.151 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; ( ? ).
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1.152 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Sur le perron : Fabienne Laffut ; Michel Konarski ; Richard Chwoszcz ; Thérèse Spiewak ; ( ? ) ; ( ? ).

 

0108 – Et toi, tu reviens à quel turnus ?

Sur la photo 705, qui date 1977, moi je vois déjà : Ks Kurzawa … Pani Bardo … Ks Kiek … Mr Paperka … Pani Merta … Mr Dulak … Pour les enfants … difficile de dire d’où ils viennent ?
Est-ce de Wallonie ? Du Limbourg ? D’Allemagne ? D’Angleterre ? Ou des Pays-Bas ?

Ce qui m’amène à revenir sur l’organisation des « turnus » ! ? ! Est-ce que quelqu’un d’entre vous a la moindre idée de savoir quelles étaient les raisons profondes qui prévalaient dans l’organisation de ceux-ci ?

Pour rappel, les colonies étaient structurées en 3 « turnus » ( traduction littérale = roulement … oui, c’est déjà moins romantique … On pourrait aussi traduire par « tournante » … roulement ou tournante, tous ces termes évoquent cependant bien  le même  tourbillon d’émotions et de sentiments qui nous emportait à chaque nouvelle colonie ). Deux turnus donc de 15 jours en juillet, suivi d’un turnus en août.
Ensuite, les deux dernières semaines permettaient à des pensionnés de séjourner quelques jours à Comblain.

( Notez au passage que ces pensionnés devaient avoir, en moyenne, plus ou moins 60 ans. Nous, ça nous paraissait être un âge canonique. Aujourd’hui … ).

Mais revenons sur la problématique des « roulements ». À chaque fois que se terminaient nos vacances, nous n’avions qu’une seule idée en tête : revenir et retrouver tous ceux – ou celles – qu’on avait connus durant cette période si courte. Et presque à chaque fois … l’année suivante … on se retrouvait dans un « turnus » différent.

On rêvait de revoir les petites anglaises … et on se retrouvait avec des allemandes … On avait envie d’avouer à cette allemande ( ou cet allemand ) combien elle était extraordinaire … et on passait nos vacances suivantes avec des nouveaux inconnus. Bref, c’était souvent une frustration.

Heureusement, la frustration était de courte durée. De la tournante des arrivages à la tourmente des sentiments, il y avait heureusement une nouvelle saison pour se remettre … Le plaisir de rencontrer de nouvelles têtes et le besoin de se lier d’amitié – ou plus si affinités –  avec  d’autres personnes prenaient le dessus. Au bout de quelques jours, on avait oublié « Stacy » … on avait rangé « Grechen » dans un tiroir de notre mémoire … et on était amoureux de « Brigitte » ou de « Rita » … ou le contraire.

N’empêche … j’aimerais quand même bien savoir qui – et avec quelle sorte de cruauté – imaginait ces « turnus » ? Savait-il seulement combien ces « roulements » nous ont torturés et combien ils ont influencé nos amours. Qui sait comment se serait organisée notre existence si nous avions revu « Stacy », si on avait pu avouer notre tendresse à « Grechen » et si « Andy » était revenu pour entendre – enfin – le petit secret de « Grażena » ?

NB : L’auteur de ce qui précède, par soucis de préserver la paix dans les ménages et de garder un équilibre inter-régional le plus sain possible, a volontairement choisi des prénoms, et des sensibilités totalement inventés. Autrement dit : « Je te jure, ma chérie, que je ne me souviens plus de « Stacy » et encore moins de « Grechen » ; quant à « Andy », … je te jure que c’est quand même toi que j’aurai préféré … SI, si. ». Ouf.

La photo 706 date de 1965 / 1967. Je reconnais : Pan Jan … Sophie Swierkowicz … Yolande ( ? ) … Mr Rzemieniewski … Ks Kurzawa … Kazimir Kiełbowicz … Mr Zerznik … Ici aussi, difficile de reconnaître tout le monde et de savoir de quelle région ils viennent.

Sur cette photo, on peut encore voir, la serre, le tilleul dans toute sa splendeur et l’ancien bâtiment qui sera démoli et deviendra celui des chambres des garçons.
Je me demande si, à l’avenir, je ne devrais pas me contenter d’évoquer seulement les arbres, les feuilles et les papillons ? Je prendrai sûrement … moins de risques. Qu’en pensez-vous ?

20/03/2017 – Les Anciens de Comblain

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0705 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1977 : Sur l’escalier de la porte principale : Ks Kurzawa ; Pani Bardo ; Ks Kiek ; Mr Paperka ; Pani Merta ; Mr Dulak ; … ; ( ? ).
0706
0706 : COMBLAIN-LA-TOUR : Entre le perron et l’Ourthe : Pan Jan ; Sophie Swierkowicz ; Yolande ( ? ) ; Mr Rzemieniewski et à sa gauche, l’infirmière qui était venue de Pologne ; Ks Kurzawa ; Kazimir Kiełbowicz ; Mr Zerznik ; … ; le président de la Macierz Szkolna de Londres + quelques anglaises ; au premier rang, à gauche accroupi Basia de Londres ; ( ? ).
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0707 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur l’escalier du perron : Chwoszcz François ; Jendrzejczyk Pol ;  Wochen Krystiane ; Swierkowicz Sophie ; Paluszkiewicz Jean ; Jadzia, la monitrice épouse de René Owca ; … ; ( ? ).
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0708 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur l’escalier du perron : Mr Mirosław Wochen et Marianna, son épouse ; Pani Merta et son mari Wacek ; Mr Pomorski ; Mr Jan Stefanski et son épouse ; Mme Nioucka Bień ; Aline Bień ; Mr Dulak ; Pan Bardo ; Mme Marianna Kołodziejka ; Mr Marysia et Bolek Chwoszcz ; Mirka Chwoszcz ; … ; Mr Kiełtyka et Mme Kiełtyka ; André Paterka ; Danielle Paterka ; Mr Kaziu Rogacki ; Mme Irène Drabina et son mari ; Mr Tadek Plichta ; Mr Angowski ; ( ? ).

 

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0709 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Elisabeth Rozenski ; Piotr Rozenski ; Zosia Krol ; … ; ( ? ).

 

0058 – Galerie 1

Depuis le début de nos nouvelles aventures, nous nous efforçons de rassembler – et de partager – les souvenirs et les témoignages de nos années Comblain. C’est loin d’être facile. Nos mémoires sont si poreuses …

Parfois, l’évocation d’une anecdote, qui a marqué plus durablement l’un d’entre nous, réveille chez d’autres, comme en écho, le souvenir agréable qu’on a partagé ensemble ; parfois une anecdote en rappelle une autre, sans qu’on sache pourquoi. Les photos qui illustrent ces anecdotes ont un rôle très important. C’est souvent elles qui déclenchent le processus de mémoire. On y reconnaît untel … on se souvient vaguement de celui-ci … par contre, celui-là, ne nous dit plus rien … pourtant, il a laissé tant de souvenirs aux autres.

L’Histoire de Comblain est écrite à l’intérieur de chacun de nous … dans une mémoire collective.

Et nous avons le choix : la laisser doucement s’éteindre, au rythme de nos trous de mémoire, ou lui donner une deuxième jeunesse, un deuxième souffle. Nous, on a choisi.

Ce n’est pas « vivre dans le passé » que de vouloir sourire tendrement à son enfance.

Bien sûr, Comblain n’a été qu’une parenthèse – ou plutôt une série de parenthèses – dans nos vies respectives. On a aussi été heureux ailleurs … à d’autres moments … avec d’autres gens …

Mais Comblain symbolise si bien la légèreté, l’insouciance, l’adolescence. Il concentre tant d’énergie positive, tant d’espoirs, de promesses, de douceur, d’amitié. Il irradie de tant d’amour.

Nous avons la chance d’avoir un « espace tendresse » où poser nos bagages d’adolescent, un terrain de jeu où on peut réinventer tout ce qu’on a oublié, ou réécrire ce qu’on aurait voulu vivre autrement, et le privilège de pouvoir y revenir à chaque fois que le besoin s’en fait sentir. Profitons-en.

« Le monde a la beauté du regard qu’on y pose » chantait Duteil. Celui que nous posons sur Comblain est sans doute déformé. Il y a eu aussi des cris, des pleurs, des drames et des conflits. Mais ce n’est pas ce qu’on retiendra. Ce qu’on retiendra, c’est ce terreau fertile à tant d’amitié … ce sont ces moments magiques propices à tant d’émotions … ces instantanés-bonheur qu’on n’imaginait pas si fragiles.

En voici quelques-uns. Ils n’ont pas besoin de commentaires. Ils témoignent.

Ils sont des fragments de vie … des parcelles d’un tout… les tableaux d’une galerie … les trésors cachés d’un musée qu’il nous faut créer … ensemble.

Aidez-nous à faire de Comblain ce musée de la mémoire.

18/04/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0321 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Helcia Garsztka ; Danielle Mironczyk ; Monia Krasowska ; ( ? ) ; ( ? ) ; Christine Mironczyk ; Irena Goch ? ; Christine Konarski ? ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Elźbieta Kowalska ; ( ? ) ; Basia ? ( belle-soeur de Leon Brocki ) ; ( ? ) ; Mirka ( Mirusia ) Tschaika.
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0322 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le réfectoire : Debout : Zbyszek ( Jean-Pierre ) Blaszka ; ( ? d’ Haine St Paul ) ; Richard Chmielecki ; Madame Rose Łagocki ; Edmond Łagocki – Chef moniteur ; Bernard Lukasczczyk ; Ks Kurzawa ; Helcia Garsztka ; Monique ( Monia ) Krasowski ; Danielle Gruszczynski ; Stéphanie Goch ; Accroupis : Raymond Mielcarek ; ( Stefan ? ) ; ( Leszek ? ) ; Henryk ( Heniek ) Kurek ; ( ? ).
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0323 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le petit escalier de l’entrée : François Chwoszcz ; Krystiane Wochen ; Mirka ( ? ) du Limbourg ; Wanda ( ? ) de Charleroi ; …….. ; Madame Bardo ; … ; tout au dessus : Alice Bardo.
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0324 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Devant le nouveau bâtiment : Accroupis : ( ? ) ; Monsieur Paterka ; Debout : ( ? ) ; Pani Duszowa de Pologne  ; ( ? ) ; ( ? ) il venait de Krakow … en Fiat 500 ; Madame Bardo ; ( ? ) ; Madame Koldziejka ; ( ? ).
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0325 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Ks Kurzawa ; … ; Georges Bardo ; … ; et la moitié de la tête de Dominique Ogonowski ; …
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0326 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Accroupis : ( ? ) ; Heniek Kurek ; Zdzisław Blaszka ; Debout : Bernard Pytel ; ( ? ) ; Serge Préat ; Richard Materna ; ( ? ) ; Basia Czarny-Karas ? (a nglaise ) ; André Karasinski ; ( ? ) ; Bogdan Konarski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Monsieur Rzeznik. ( collection Zdzisław Blaszka ).
0327
0327 : COMBLAIN-LA-TOUR : Entre la maison et l’Ourthe : La famille Swiderski et leurs amis … dans le désordre nous pouvons reconnaître : Beata Kotara ; Richard Szymczak ; Liliane Kieltyka ; Isabelle Swiderski ; Marcel Swiderski ; Nathalie Swiderski ; Ema Swiderski ; Madame Kieltyka ; Annie Kieltyka ; Fredy Kieltyka ; Jeanine Leracz ; katty et Christophe Swiderski ; ….
0328
0328 : COMBLAIN-LA-TOUR : Isabelle Malec ; Michel Konarski ; Hélène Piech ; Piotr Rozenski ; Cécile Danielewski.

 

0004 – Photos de groupe sur escaliers

Bonjour à tous et à toutes,

Les photos de groupe sur escaliers, c’est une tradition à Comblain-la-Tour.

Il faut dire que les équipements s’y prêtent bien ; il y a des escaliers devant comme derrière, et du haut de ces gradins, tout le monde a une chance d’être vu. C’est sans doute pour cette raison, qu’on y avait droit à chaque « turnus ». Normalement, ça devrait être facile d’en retrouver un certain nombre. En voici déjà trois.

L’avantage de ce genre de photos, c’est qu’elles représentent bien le grand nombre de participants.
Nul ne pourra plus affirmer que les colonies, à l’époque, n’attiraient pas grand monde. Au contraire, on s’y entassait.

L’inconvénient, c’est qu’elles sont prises de loin et souvent on a du mal à reconnaître les figurants.
Mais le but n’est pas toujours de reconnaître.

Ainsi la photo 22, représente la colonie installée sur l’escalier du côté rue. La grille d’entrée est entrouverte.
Le message est clair : « Regardez comme nous sommes nombreux ; regardez comme nous sommes heureux ; laissez-vous tenter ; venez nous rejoindre. » Cette photo a été imprimée à des milliers d’exemplaires sous forme de carte postale. Elle permettait aux enfants d’écrire aux parents, mais jouait également un rôle de publicité pour recruter de nouveaux participants.

Les Anciens de Comblain ont le même objectif : rassembler. Notre porte à nous est aussi grande ouverte.
C’est bien pour cela que nous voulions débuter ce tour d’horizon de nos souvenirs par cette photo.

La photo 23, est elle de très bonne qualité. On peut y reconnaître quelques figures familières.
À l’avant plan, accroupi, Zdisław Blazka. Il a été le premier moniteur et Chef moniteur de Comblain.
On aperçoit facilement Ks Kurzawa, Pani Bardo, Georges Bardo, Pan Jan et même, pour les plus anciens, un autre moniteur qui se prénommait Jurek. Pour le reste,… c’est beaucoup plus compliqué.

Les spécialistes reconnaîtront Eveline et Dominique Ogonowski et leur maman.

Pour les autres ? Je donne ma langue au chat. Mais je suis sûr que certains d’entre vous seront plus perspicaces. Alors, à vos loupes et faites travailler vos mémoires.

Si, en définitif, on ne reconnaît plus personne d’autre, ce n’est pas grave… nous aurons contribué à faire reculer la maladie d’Alzheimer. Et puis, comme disait Antoine de Saint-Exupéry : « Il y a plus de plaisir à poursuivre la vérité qu’à la rattraper ».

La photo 24, est plus récente, mais beaucoup plus floue. Sur la gauche, on peut néanmoins apercevoir Alexis Lagocki, Pierre Bartnik et ( plus difficilement ) Jean-Pierre Dziewiacien.

Avez-vous remarqué qu’au centre du groupe, une petite fille fait sa communion solennelle ?
Cet évènement est exceptionnel puisque fait en juillet et pas au mois de mai.
La petite fille venait, pour la circonstance, de Pologne.

En reconnaissez-vous d’autres ?

13/07/2015 – Jean-Pierre Dziewiacien

0022 - COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : groupe sur escalier, côté grillage d’entrée
0022 – COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : groupe sur escalier, côté grillage d’entrée
0023 - COMBLAIN-LA-TOUR – 1968 : groupe sur escalier du perron : BLAZKA Zdisław ; Ks KURZAWA ; Pani BARDO ; BARDO Georges; Pan Jan ; ( ? ) Jurek ; ………
0023 – COMBLAIN-LA-TOUR – 1968 : groupe sur escalier du perron : BLAZKA Zdisław ; Ks KURZAWA ; Pani BARDO ; BARDO Georges; Pan Jan ; ( ? ) Jurek ; Mme OGONOWSKI ; Eveline et Dominique OGONOWSKI ; ………
0024 - COMBLAIN-LA-TOUR – 197? : groupe sur escalier du perron : LAGOCKI Alexis ; BARTNIK Pierre ; DZIEWIACIEN Jean-Pierre ; ……..
0024 – COMBLAIN-LA-TOUR – 197? : groupe sur escalier du perron : LAGOCKI Alexis ; BARTNIK Pierre ; DZIEWIACIEN Jean-Pierre ; ……..