Śpiewnik – 069 – Piękna nasza Polska cała

https://www.youtube.com/watch?v=TQVoQ3tLDoY

Piękna nasza Polska cała,
Piękna, żyzna i niemała,
Wiele krain, wiele ludów,
Wiele stolic, wiele cudów,

Lecz najmilsze i najzdrowsze,
Przecież człeku jest Mazowsze.
Lecz najmilsze i najzdrowsze,
Przecież człeku jest Mazowsze.

Bo gdzie takie cudne stroje,
I śpiewanki, i dziewoje,
Kto w podkówki tak wykrzesze ?
Komu miłe tak pielesze,

Jak ojczyste Mazurowi ?
Niechaj cała Polska powie !
Jak ojczyste Mazurowi ?
Niechaj cała Polska powie !

Tęgi Mazur wej w pokoju,
Lecz się przyda i do boju,
Znane w Polsce kosyniery,
I do boju Mazur szczery.

Gdy do kosy się przyłoży,
Tnie najeźdzcę, jak gniew Boży.
Gdy do kosy się przyłoży,
Tnie najeźdzcę, jak gniew Boży.

Dana, dana, dana, dana,
Za Ojczyznę miła rana !
Prędzej zginą rzeki, góry,
Niźli Polska i Mazury !

A więc nasza, nasza góra,
Nie masz w świecie nad Mazura.
A więc nasza, nasza góra,
Nie masz w świecie nad Mazura.

 

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0124 – Powitanie lata 2017

Quand on rentre crevé d’un week-end à Comblain …
Qu’on a fait la fête sans vraiment penser au lendemain …
Qu’on a mal aux pieds, d’avoir trop marché, trop dansé …
Que les articulations grincent et la voix déraille d’avoir trop chanté …
Qu’on a la tête lourde, d’avoir un peu trop arrosé l’amitié …
Et l’esprit rebelle qui refuse de tourner la page, de se concentrer …

Quand on rentre crevé d’un week-end à Comblain …
Qu’il faut écrire quelques lignes, pour le lundi matin …
Et qu’on ne sait même pas par où on pourrait commencer …
On se dit qu’on a vieilli, qu’on aurait dû un peu s’économiser …
Qu’il y a un âge pour tout, que le mien est un rien « avancé » …
Et que la prochaine fois, c’est sûr, « Je vais me modérer » …

Mais … quand on rentre crevé d’un week-end à Comblain …
Qu’on a la tête vide, le foie surchargé et l’estomac plein …
On se dit finalement : « Qu’est-ce que j’ai bien fait d’y aller … ».
On essaie de se souvenir de tous les sourires partagés …
Et on s’endort, en mesurant combien on est des sacrés privilégiés …
Parce que … « Qu’est-ce que c’est bon d’être polonais ! ».

26/06/2017 – JP Dz

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809 : COMBLAIN-LA-TOUR : Powitanie lata 2017.
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810 : COMBLAIN-LA-TOUR : Powitanie lata 2017.
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812 : COMBLAIN-LA-TOUR : Powitanie lata 2017.
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817 : COMBLAIN-LA-TOUR : Powitanie lata 2017.
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818 : COMBLAIN-LA-TOUR : Powitanie lata 2017.

0123 – … à la plage

Il n’y avait presque rien, là … juste un peu d’herbe, un peu d’eau, un peu de soleil … et pourtant, c’est là que nous voulions aller le plus souvent … On s’installait par terre – au milieu de rien – et on se laissait vivre.

Quand l’un d’entre nous avait pensé à rapporter une couverture, on était quinze à la partager. On passait notre temps à patauger dans l’Ourthe et ensuite à sécher, à lézarder au soleil. Quand l’un d’entre nous avait pensé à rapporter un essuie, on était quinze à se frotter « avec ». Quand l’un d’entre nous avait eu la bonne idée de rapporter une bouteille d’eau du robinet, on était quinze à boire au même goulot.

Il n’y avait rien, là … pas de toilettes, pas de confort, pas de cabine pour se changer, et encore moins de distributeurs de boissons ou de friandises. La colonie était loin et personne n’imaginait retourner jusque-là pour aller chercher ce qu’il aurait oublié. Pourtant, aussi loin que remonte ma mémoire, je pense – j’en suis même sûr – que personne n’a jamais eu l’impression qu’il lui ait « manqué quelque chose ».

Il n’y avait là ni balançoire, ni toboggan, ni tremplin pour plonger … Pourtant, personne ne s’y est jamais ennuyé …

Inutile de chercher sur les photos, vous ne trouverez ni crème bronzante protection totale, indice machin, ni lunettes de protection polarisées contre les UV, ni casquette pour se cacher du soleil. Quand le soleil tapait vraiment trop fort, on improvisait des couvre-chefs pour les plus petits avec toutes sortes de linges que l’on trempait dans la rivière pour plus de fraîcheur, le reste du temps … on ne mettait rien … ou alors, parfois, quand on en trouvait, on coupait de grandes feuilles de rhubarbe pour se les mettre sur la tête.

N’y cherchez pas non plus de spray contre les abeilles, de crème contre les fourmis, de lotion contre les démangeaisons. Il n’y avait là, ni pharmacie, ni boîte de secours, ni pansements … non pas que l’on ait été négligent ou insouciant, c’était juste la nature et nous. Tous les petits bobos se résolvaient la plupart du temps, d’eux-mêmes, on prenait sur soi, personne n’aurait songé à se plaindre pour quelques attaques de fourmis ou quelques piqûres d’orties. D’ailleurs, on nous disait que c’était bon pour la circulation, les rhumatismes, … aussi, on « souffrait » de bonne grâce et en silence …

Il n’y avait pas non plus, là, de « maître nageur agréé » … « l’agréation », c’était la confiance que l’on plaçait en nous et qui était la meilleure des garanties …

Personne n’envisageait de se protéger de la nature, de La protéger … et encore moins de La sauver. On faisait corps avec elle, on ne se sentait pas coupable de ce qui risquerait d’arriver si nos jeux improvisés nous amenaient à casser une branche ou à déplacer trois cailloux. On n’avait pas la naïveté de croire qu’on était maître de la nature ou que son sort dépendait de nous … non, on aimait simplement, véritablement la nature, à une époque où tout était évident et … naturel … c’est tout.

Il n’y avait là ni connexion, ni réseau, ni 3 G ou 4 G. On n’avait pas, non plus, internet pour nous dire quelle était la température, à un moment précis, à Johannesburg ou à Anchorage … et on s’en fichait pas mal parce que nous étions pleinement heureux d’être simplement là où nous étions ! On n’avait pas « d’appli » pour nous préciser à quelle altitude on se trouvait par rapport au niveau de la mer … et ce n’était pas trop grave, parce que ce qui nous importait, c’était de pouvoir nous asseoir ou nous étendre sur l’herbe, quelle qu’ait été sa position par rapport aux astres !

On n’était pas contraint d’envoyer ou de répondre à 145 SMS par heure parce que nos meilleurs souvenirs on les gardait précieusement dans un coin de notre mémoire pour pouvoir les raconter avec force de détails, on n’était pas obligé de « liker » la dernière blague ou le dernier potin de tel ou tel autre puisqu’on avait l’occasion de se voir en « vrai » et de se « charrier » en direct. Aucun d’entre nous n’avait envie d’user ses pouces à raconter à des « amis-qui-avaient-préféré-ne-pas-être-là » comment ça se passait ici … Nos amis, ils étaient autour de nous. On n’était pas connecté avec le reste du monde – c’était même plutôt l’inverse – et ça ne perturbait personne … bien au contraire !

On vivait l’instant présent. Personne n’avait apporté sa montre ; on comptait sur notre ventre pour nous avertir que c’était l’heure de rentrer pour manger. Et quand le soleil décidait qu’il en avait assez fait comme ça pour la journée, on rentrait, à la colonie, le cœur léger … Quant aux « followers » qui nous suivaient ( pléonasme ? ), ils étaient juste derrière, en chair et en os, en file indienne, sur l’étroit sentier qui nous ramenait chez nous … Il n’y avait là, rien de virtuel ; tout était simple, direct, concret et pourtant personne n’avait l’impression d’avoir perdu son temps … bien au contraire. On avait juste passé un bon moment à la plage.

19/06/2017 – JP Dz

0448
0448 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au bord de l’Ourthe : Richard Konarski ; Dominique Ogonowski ; Pierre Bartnik.
0803
0803 : COMBLAIN-LA-TOUR : Traversée de l’Ourthe : Piotr Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
0804
0804 : COMBLAIN-LA-TOUR : La plage : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
0805
0805 : COMBLAIN-LA-TOUR : La plage : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
0806
0806 : COMBLAIN-LA-TOUR : La plage : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
0807
0807 : COMBLAIN-LA-TOUR : La plage : Carte postale.
0808
0808 : COMBLAIN-LA-TOUR : La plage : Carte postale.

 

Śpiewnik – 068 – W poniedziałek rano

https://www.youtube.com/watch?v=j1ZMc8PpPBY

W poniedziałek rano,
kosił ojciec siano,

Kosił ojciec, kosił ja,
kosiliśmy obydwa.
Kosił ojciec, kosił ja,
kosiliśmy obydwa.

A we wtorek rano
Grabił ojciec siano,

Grabił ojciec, grabił ja,
Grabiliśmy obydwa.
Grabił ojciec, grabił ja,
Grabiliśmy obydwa.

A we środę rano
Suszył ojciec siano,

Suszył ojciec, suszył ja,
Suszyliśmy obydwa.
Suszył ojciec, suszył ja,
Suszyliśmy obydwa.

A we czwartek rano
Zwoził ojciec siano,

Zwoził ojciec, zwoził ja,
Zwoziliśmy obydwa.
Zwoził ojciec, zwoził ja,
Zwoziliśmy obydwa.

A zaś w piątek rano
Sprzedał ojciec siano,

Sprzedał ojciec, sprzedał ja,
Sprzedaliśmy obydwa.
Sprzedał ojciec, sprzedał ja,
Sprzedaliśmy obydwa.

A w sobotę rano
Przepił ojciec siano,

Przepił ojciec, przepił ja,
Przepiliśmy obydwa.
Przepił ojciec, przepił ja,
Przepiliśmy obydwa.

A w niedzielę z rana
Już nie było siana,

Płakał ojciec, płakał ja,
Płakaliśmy obydwa.
Płakał ojciec, płakał ja,
Płakaliśmy obydwa.

 

0122 – Bolek

Le 4 juillet prochain, n’oubliez pas d’avoir une pensée émue pour celui que nous surnommions affectueusement : « Bolek ». Ce sera le 16ème anniversaire de son décès.

Nous avions déjà pour lui un profond respect. Après avoir lu ce qui suit, sa biographie, je suis sûr, que chacun d’entre vous éprouvera une immense fierté … Ce fut un grand Monsieur avec qui nous avons eu l’occasion de partager tant de chose.

Biographie de Monseigneur B. Kurzawa, protonotaire apostolique – Texte original en polonais1

Kurzawa Bolesław – prêtre du diocèse de Włocławek. Né le 14 septembre 1912 à Pieczyska près de  Kalisz. Fils de Jan et de Józefa née Archańska.  Après ses études secondaires à Kalisz et l’obtention du baccalauréat, il a étudié pendant un an à l’école des officiers de réserve de Szczypiorno. Ensuite il est entré au Grand séminaire de Wloclawek. En tant que diacre, le 7 novembre 1939, il a été arrêté par la Gestapo avec un groupe de séminaristes, de professeurs du séminaire et de l’évêque Michał Kozal. Emprisonné d’abord à Ląd et Szczeglin, il fut transporté le 29 août 1940 au camp de concentration de Sachsenhausen, puis le 14 décembre 1940 à Dachau.

Après la libération, le 29 avril 1945, il se rendit à Paris où, le 29 Juillet de la même année, il fut ordonné prêtre par l’évêque de Włocławek Karol Radański. Aumônier des réfugiés polonais dans un camp à Vevey ( Suisse ), il s’est rendu à Fribourg et a entamé des études théologiques, obtenant son doctorat en 1951. Vu le refus des autorités de la République Populaire de Pologne pour un retour au pays, il a entrepris des études de philosophie à l’université de Louvain, études couronnées par le titre de licencié en philosophie scholastique.

Parallèlement, durant les années 1951-1954 il a été aumônier des militaires polonais à Gand, St. Nicolas, Anvers et dans la région minière du Centre. Devant le manque persistant des autorités d’une autorisation pour retourner en Pologne, Il a rejoint la pastorale des Polonais en Belgique, dans la région du Centre ( Saint Vaast, Boussoit, Ressaix ). Il fonde des écoles pour les enfants polonais. A Levant-de-Mons ( sic ), dans des bâtiments cédés par le curé belge, outre l’école, il crée le club polonais. Il a acheté le terrain à Ressaix, y a initié la construction de l’église dédiée à Saint Maximilien Kolbe, y a construit un presbytère.

En 1981, il est devenu recteur de la Mission catholique polonaise en Belgique mais n’a pas renoncé à accomplir ses fonctions pastorales dans le Centre, continuant à gérer le Foyer Saint Maximilien Kolbe à Ressaix et à favoriser l’intégration socio – culturelle de la diaspora polonaise de Belgique.

Durant son rectorat la Pologne a connu les remous sociaux et le soulèvement de « Solidarnośċ »,  l’instauration de la loi martiale et, suite à ces événements, une autre vague d’émigration du pays. Il est venu en aide aux militants de « Solidarnośċ ».  Il a lancé des appels à ses compatriotes de Belgique afin de venir en aide aux arrivants et à tous ceux qui étaient restés au pays. Il a pris contact avec le directeur de l’antenne de « Solidarnośċ » à Bruxelles, Jan Kułakowski. Il a fait parvenir au pays la littérature paraissant à l’étranger qui ne pouvait pas apparaître en Pologne. Il a accueilli des militants ayant réussi à émigrer et a organisé leur séjour.

Son attitude a provoqué la réaction des évêques belges qui, après l’instauration de la loi martiale en Pologne, ont publié le 17 décembre 1981 leur « Appel pour la Pologne » tandis que le cardinal Danneels Godfried, primat de Belgique, a célébré une messe à l’intention de la Pologne, le 20 décembre à 10 heures en la cathédrale des Saints Michel et Gudule à Bruxelles. Il a demandé également aux évêques belges d’intervenir auprès des autorités polonaises au sujet de la disparition du père Jerzy Popiełuszko.

En 1995, en reconnaissance des services rendus à l’Eglise, il a été élevé à la dignité de protonotaire apostolique. Il est décédé le 4 Juillet 2001 pendant son congé au pays. Il est enterré dans le cimetière paroissial de Brzeziny près de Kalisz.

  • SZYMAŃSKI, Józef. T.1. Duszpasterze Polonii i Polaków za granicą, p. 85-87.

Lublin 2010. BIBLIOTEKA Ośrodka Archiwów, Bibliotek i Muzeów Kościelnych Katolickiego Uniwersytetu Lubelskiego Jana Pawła II Nr 16 .

Texte traduit par André Karasinski – Un tout grand merci à lui.

Un tout grand merci aussi à Casimir Nowicki.

Pour les Anciens de Comblain, Casimir a retrouvé la tombe de Ks Kurzawa et y a déposé une gerbe de fleurs. Je suis sûr que le prêtre a du trésaillir de plaisir en voyant arriver Casimir et son épouse.

« Si vous aussi, vous en avez l’occasion, je vous invite à lui rendre visite. La tombe de Ks. Kurzawa se trouve dans la localité de Brzeziny ( Kaliski ) au sud, sud-est de la ville de Kalisz et à 25 km de celle-ci et à 100 km à l’ouest  de Lodz. Plus simplement expliqué : sur la carte trouver Lodz et à gauche de Lodz trouver Kalisz et légèrement en bas et à droite Brzeziny ».

Casimir Nowicki

0794_1954_06_07
0794 : MONTAIGU – 07/06/1954 : Pèlerinage de la communauté polonaise de St Niklaas : … ; Ks Kurzawa ; …
0795_1966_07_28
0795 : COMBLAIN-LA-TOUR – 28/07/1966 : Dans le parc : Ks Kurzawa.
0796_1970
0796 : RESSAIX – ??/05/1970 : Pendant la messe : Ks Kurzawa.
0797_1977
0797 : RESSAIX – 1977 : L’église Saint Maximilien Kolbe, construite par Ks Kurzawa.
0798
0798 : BRZEZINY ( KALISKI ) : La tombe de Ks Kurzawa.
0799
0799 : BRZEZINY ( KALISKI ) : La tombe de Ks Kurzawa.
0800
0800 : BRZEZINY ( KALISKI ) : La tombe de Ks Kurzawa : Casimir Nowicki.
0801
0801 : BRZEZINY ( KALISKI ) : La tombe de Ks Kurzawa : Casimir Nowicki.
0802
0802 : Ks Kurzawa : biographie.

 

Śpiewnik – 067 – W zielonym gaju

https://www.youtube.com/watch?v=X9d6Ka5GcB8

Słoneczko zaszło, czy mi zagasło,
I gwiazdki świecą, już nad borem.

W zielonym gaju, ptaszki śpiewają,
Ptaszki śpiewają pod jaworem.
W zielonym gaju, ptaszki śpiewają,
Ptaszki śpiewają pod jaworem.

Powiedzcie gwiazdki, i ty księżycu,
Coście widzieli, ten wiezcorem.

W zielonym gaju, ptaszki śpiewają,
Ptaszki śpiewają pod jaworem.
W zielonym gaju, ptaszki śpiewają,
Ptaszki śpiewają pod jaworem.

W zielonym gaju, ptaszki śpiewają,
Ptaszki śpiewają pod jaworem.
W zielonym gaju, ptaszki śpiewają,
Ptaszki śpiewają pod jaworem.

 

0121 – 1980 … une météo exécrable

Piotr Rozenski nous a déjà évoqué, et avec combien d’émotion, cette fameuse année 1980, où la météo avait décidé de perturber les vacances à Comblain. La pluie quasi-permanente avait fini par faire déborder l’Ourthe. L’évacuation du centre s’est avérée indispensable … au grand dam des enfants et des moniteurs.

Mais cette météo exécrable avait déjà commencé plus tôt ; elle s’était déjà invitée à la fête du printemps pour jouer les « troubles fêtes ». Dans l’article du Narodowiec ci-dessous – qui date du 02/10/1980 – Mr Rzemieniewski, à son tour, nous rappelle cette « annus horribilis».

Narodowiec  du 02/10/1980  –  Nouvelles de Belgique

( traduit pour les Anciens de Comblain par André  Karasiński )

 QUOI DE NEUF AU CENTRE DE VACANCES DU COMITÉ DES ÉCOLES À COMBLAIN-LA-TOUR ?

 Les vacances sont derrière nous. A cette occasion, en ayant à l’esprit des vacances dans un environnement polonais, consacrons quelques lignes à une institution de Belgique : le Centre du Comité des écoles à Comblain-la-Tour. La saison s’est ouverte comme tous les ans par la « Fête du printemps » qui se déroule toujours le dernier dimanche de juin.

Cette année, le beau temps ne fut pas de la partie, il a plu presque toute la journée, mais cela n’a pas eu d’influence particulière sur le nombre de participants. Ce fait doit être souligné car la majorité des gens viennent de loin et s’ils le font malgré les mauvaises conditions climatiques, cela prouve que les Polonais de Belgique sont attachés au Centre de Comblain-la-Tour, qu’ils le considèrent comme le leur, qu’ils s’empressent de lui venir en aide dans la mesure de leurs moyens, convaincus que cette aide n’est pas dilapidée.
Comme habituellement, la messe a été célébrée par le recteur le père  H. Repka qui a également prononcé l’homélie. Le père Szymurski a animé les chants avec l’aide d’un groupe de membres de la chorale du KSMP de Liège.

Après le dîner, accueil des hôtes au nom du bureau du Comité des écoles par J. Rzemieniewski.

L’après-midi dansante s’est poursuivie tard dans la soirée.

Pour la première fois, les organisateurs ont été confrontés à une déconvenue. Le groupe de jeunes qui devait animer la partie artistique de la journée a brillé par son absence. A qui la faute ? Il semblerait qu’elle ne soit pas du côté du groupe.

Aucune déception toutefois de la part de ceux qui depuis tant d’années prennent en charge l’organisation de cette journée, en cuisine, dans les différents bars, etc … Ils sont nombreux, difficile de tous les nommer mais il faut exprimer à tous notre gratitude. Gros succès également de la tombola dont s’occupe depuis des années Madame M. Wilczek. Les « professionnels » dans ce domaine savent combien il est compliqué de récolter près de 1.000 lots gratuits ; c’est pourtant ce qu’a réussi à faire Madame Wilczek.

Les colonies de vacances :

Quelques jours après la fête du printemps – le mercredi 2 juillet – ont débuté les colonies de vacances. Elles accueillirent des enfants de Belgique et des Pays-Bas mais très peu de la République fédérale d’Allemagne. Plus tard et dans un autre contexte il faudra éclaircir ce fait. Soulignons simplement que cette situation n’est pas due au manque de candidats à des vacances à Comblain.

 Cette année, le soleil fit défaut en juillet. Difficile de partir pour de longues balades. En grande partie, les activités furent organisées au Centre ce qui a impliqué des obligations supplémentaires pour l’équipe éducative. A la place du feu de camp dans le parc, on organisa des veillées à l’intérieur du bâtiment. Diverses activités furent proposées ; concours de décoration des chambres, chants, bricolage, jeux d’intérieur, etc … Deux excursions en autocar furent également organisées.

 Les pluies continuelles, nous étions heureusement pratiquement à la fin des colonies, finirent par faire sortir de son lit l’Ourthe qui longe tout notre parc. Parc sous eau, caves inondées, il a fallu évacuer les enfants.

Les pompiers de la commune Hamoir – Comblain-la-Tour nous sont venus en aide ainsi que les habitants de Comblain-la-Tour avec leur curé en tête. La plupart des enfants furent emmenés à Liège où ils furent pris en charge par le père Szymurski. Il n’y eu aucune victime. Les parents sont arrivés et les enfants sont rentrés sains et saufs à la maison.

 Pour la première fois, la direction de la colonie fut confiée au père Sztylka assisté de Monsieur Z. Bardo au secrétariat avec Madame T. Kruzel-Szmytka à l’infirmerie. Monsieur St. Paterka s’est chargé de l’approvisionnement et Madame A. Bardo a géré la petite boutique. Bien secondée par Mesdames Duś Wł. et Jakubiak M., Madame Kołodziej M. s’est chargée de la préparation de repas appropriés pour les enfants.

L’entretien des locaux a été pris en charge par Mesdames Miller E., Kucharek A. et IngrytaMonsieur Makarow A. a veillé au bon état du parc tout en apportant spontanément son aide partout où elle était nécessaire. Madame Hilberding H. a animé le groupe de 12 enfants venus des Pays-Bas. Il ne faut pas oublier Madame K. Stefański qui est venue tous les week-ends préparer de délicieux beignets ( pączki ) aux enfants.

 Vacances pour les retraités

Quelques jours après le départ des enfants, Comblain-la-Tour a accueilli pour la septième fois d’affilée d’autres vacanciers : majoritairement les grands-parents des enfants. Ils doivent se plaire ici puisque leur nombre ne cesse d’augmenter. Cette année ils étaient plus de cinquante ce qui a posé quelques difficultés d’hébergement.

C’est le Club des anciens scouts qui organise le séjour des retraités.

 Contrairement à juillet, le mois d’août a été très ensoleillé. Ambiance et bonne humeur ont donc régné en maîtres parmi les retraités profitant de ces vacances reposantes à Comblain-la-Tour.

Promenades, jeux de cartes, partage de souvenirs, discussions politiques étaient au programme. Chaque soir, ils se réunissaient devant la petite chapelle du parc pour la prière commune ; petite chapelle toujours fleurie des soins des membres présentes des Dames du Rosaire.

 Tous, ici, ne forment en quelque sorte qu’une seule famille et l’on pense donc à fêter tous les anniversaires.

Cette année,  les époux Zmyślony de Liège fêtaient leurs noces d’or. Ils les ont célébrées dans leur commune mais à Comblain-la-Tour on y a pensé également : réfectoire décoré, menu spécial, cadeaux nombreux. Deux ans auparavant, les époux Zmyślony ont joué, ici même, le rôle des parents des époux Pisera de Houthalen à l’occasion de leurs noces. Cette fois, ce sont les époux Pisera qui étaient les enfants adoptifs des époux Zmyślony et Monsieur Pisera a donc prononcé le discours de circonstance. On a également chanté une chanson spécialement écrite pour l’occasion par L. Czak. La soirée s’est terminée par des danses au son de l’accordéon du docteur Kowalski de Liège mais originaire de Retinne.

Les six dames prénommées Marie présentes cette année, ont été fêtées le 15 août : Sto lat, fleurs et vœux. L’anniversaire du « Miracle sur la Vistule » ( Cud nad Wisłą ) n’a pas été oublié. Pour le feu de camp allumé par le docteur E. Pomorski, un des participants à la guerre polono-soviétique, un programme spécial a été préparé. Chaque dimanche, la messe a été célébrée par le père Pielorz.

Les retraités ont pu assister, sur place, à une soirée de chants et de danses interprétés par le groupe de jeunes Wisła de Winterslag. Une excursion au Luxembourg a également été organisée. Chaque dimanche nos retraités recevaient la visite de leurs enfants et petits-enfants : bonne ambiance toujours au rendez-vous.

 Ce séjour agréable de deux semaines on le doit aux organisateurs qui ont travaillé sans relâche aux cuisines et ailleurs. Ils savent toujours créer une atmosphère agréable.

Un des participants, Monsieur Leon Czak, leur a donc dédié une chanson qui commence par ces mots : les vacances se terminent, nous vous disons au revoir, merci aux cuisinières qui nous ont régalés, qui réagissaient immédiatement si quelque chose manquait …

Et bien évidemment, beaucoup de participants se sont donné rendez-vous l’année prochaine. Puisse Dieu, dans sa miséricorde, y consentir !

 Weekend scout :

Traditionnellement, le weekend scout, ou plus exactement celui des anciens scouts car organisé par leur Cercle pour ses membres et leurs amis, clôt la saison d’été de Comblain-la-Tour. Ce rendez-vous connaît un succès croissant. L’ambiance polonaise de Comblain-la-Tour a le don d’attirer les gens. Chaque nouvel arrivant regrette généralement de ne pas être venu plus tôt.

Cette année le weekend avait attiré 250 personnes. Ce fut un fameux casse-tête pour les organisateurs d’installer confortablement tous les participants pour les repas.

La rencontre a eu lieu cette année les 13 et 14 septembre et a débuté par une messe célébrée par le père K. Szymurski qui a également prononcé l’homélie. La petite église paroissiale a accueilli avec peine tous les participants. Les jeunes étaient présents en nombre et leurs chants magnifiques ont suscité des commentaires élogieux.

 Après la messe et le souper qui s’ensuivit, tous ont pris part au feu de camp dont le programme a été combiné avec la célébration du 50-ème anniversaire de la troupe scoute de Péronnes-lez-Binche, créée, notamment, par J. Stefański le président du Cercle des anciens scouts. Le feu a été allumé au moyen d’une torche confectionnée spécialement pour cette occasion par L. Czak.

 Le programme varié du feu de camp s’est achevé par le chant « La nuit tombe » ( Idzie noc ). Les participants se sont ensuite à nouveau réuni dans le réfectoire où ils ont dansé jusqu’aux premières heures du jour, au son de l’orchestre de Monsieur Bień. Et pourtant il a fallu se lever tôt, particulièrement ceux qui, nombreux, devaient prendre part aux épreuves sportives.

Au pentathlon, la victoire est revenue à Czerwiec avec 1.824 pts, vainqueur également du saut en longueur avec un bond de 5,37 m. La deuxième place est revenue à Chwoszcz avec 1.662 pts et des victoires individuelles au lancer du javelot ( 37,27 m ) et du poids ( 9,30 m ). Troisième place pour A. Samygin qui a totalisé 1.516 pts et a dominé le 400 m en 58″1. Suivent au classement : Lipowski, Popoff, Berken, Podobieszach, Drewinsky, Samygin, Żałobek, Brych, Zapałowski.

Parmi tous ces jeunes concurrents se trouvaient, comme vous avez pu le constater à la lecture des noms, des scouts russes membres d’une troupe bruxelloise.

Les aînés se sont affrontés à la pétanque. Les vainqueurs furent Żałobek A. et Mauze J-P ainsi que Kubacki St. Et Merta M.

 Les prix ont été remis aux vainqueurs par Karpiński, l’organisateur des jeux. Le weekend a été une réussite et une mention spéciale doit être décernée aux jeunes qui furent très nombreux à y participer.

Une dernière remarque s’impose. Le Club des anciens scouts, qui organise à Comblain-la-Tour toutes ses activités, paie au Comité des écoles pour la location du Centre de vacances le même montant que toutes les autres organisations ou les personnes privées qui utilisent les installations du Centre à l’une ou l’autre occasion. Avec cette différence cependant : les scouts affectent plus de la moitié de leurs bénéfices à l’entretien du Centre. Tout commentaire est inutile.

                                                                                                           ( j. n. ) 1

1 Józef Rzemieniewski

 Un tout grand merci à André  Karasiński pour la traduction.

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0787 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Météo exécrable et débordement de l’Ourthe : Extrait n° 1 du Narodowiec du 02/10/1980.
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0788 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Météo exécrable et débordement de l’Ourthe : Extrait n° 2 du Narodowiec du 02/10/1980.
0789_1980_10_02
0789 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Météo exécrable et débordement de l’Ourthe : Extrait n° 3 du Narodowiec du 02/10/1980.
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0790 : COMBLAIN-LA-TOUR : Débordement de l’Ourthe.
0791
0791 : COMBLAIN-LA-TOUR : Débordement de l’Ourthe.
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0792 : COMBLAIN-LA-TOUR : Débordement de l’Ourthe.
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0793 : COMBLAIN-LA-TOUR : Débordement de l’Ourthe.