Christophe Czerwiec

Nous devons déplorer malheureusement, et une fois de plus, le départ de l’un d’entre nous ! Isabella Czerwiec vient d’annoncer le décès de son frère Christophe Czerwiec.

J’ai eu personnelle le plaisir d’avoir Christophe comme moniteur à Comblain-la-Tour. J’en ai gardé un souvenir formidable. Mais il était, avant tout, le fondateur et premier dirigeant de l’ensemble Wisła.

Nous avions d’ailleurs évoqué – pas plus tard que ce 22 mars 2021 – sa personnalité et le rôle essentiel qu’il a joué pour ce groupe, mais aussi pour Comblain et pour le folklore polonais.

C’est un grand Monsieur qui nous quitte.

Au nom de tous les Anciens de Comblain et de tous les KSMP, je présente nos plus sincères condoléances à la famille, mais aussi à l’ensemble Wisła.

29/04/2021 JP Dz

Christophe Czerwiec.

0331 – Prénom : Alice / Nom de famille : Bardo

Écrit par Eveline Ogonowski

Je n’ai pas l’habitude d’intervenir directement sur les canaux des Anciens de Comblain, et pourtant, c’est avec énormément de plaisir que je m’apprête à le faire. Il faut dire de la personnalité qui est mise à l’honneur aujourd’hui n’est autre que ma monitrice … et même ma monitrice préférée. Son sourire et sa gentillesse font partie de ces choses qui m’ont fait adorer aller à Comblain-la-Tour.

Bien sûr, nous nous sommes perdue de vue … le temps des colonies de vacances est déjà si lointain. Mais j’ai toujours gardé dans le fond de ma mémoire comme une sorte de tendresse pour elle. Alice Bardo, c’est bien d’elle qu’il est question restera pour toujours « Ma monitrice ». Aussi, quand nous avons retrouvé son fils David, je me suis empressée de lui demander d’embrasser sa maman pour moi.

J’ignore si Alice se souvient encore bien de moi – il faut dire qu’elle a été souvent monitrice et que beaucoup d’autres ont été « ses » filles – mais David a été un excellent ambassadeur, et à notre grande joie, Alice n’a pas hésité à nous ouvrir son album de photos et à partager, avec nous, ses souvenirs d’enfance et d’adolescence. Ce recueil a été une mine d’or pour nous … il y a là énormément de photos. Je pense qu’avec les parents qu’elle avait, ses vacances à elle ça devait être « Comblain toujours ».

Grâce à toi Alice, nous avons pu découvrir quelques-unes des plus belles photos de cette période si heureuse. Nous avons pu aussi rendre un hommage bien mérité à tes parents.

Au moment de scanner toutes les photos de ton album, je me suis amusé à le parcourir à l’envers … c’est-à-dire en commençant par la fin. J’avais l’impression de remonter le temps. C’était très drôle de voir comment les différents courants de la mode évoluaient, comment les véhicules « rétrogradaient », comment nos coiffures de fille s’allongeaient ou raccourcissaient au fil du temps …

C’est donc de cette manière que j’ai souhaité présenter ce matin, à tous les Anciens de Comblain, tout un panel de photos sur lesquelles tu es toujours présente, mais … en reculant dans le temps. Ils pourront eux aussi constater que tu changeais souvent de coiffure, mais que ton sourire est toujours resté le même. Et je ne l’ai pas oublié.

Merci Alice.

26/04/2021 – Eveline Ogonowski

2.980 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le perron : Alice Bardo, son frère Jerzy et le papa.
2.981 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Alice Bardo.
2.982 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la grille d’entrée : Alice Bardo ; ( ? ) ; Thérèsia Swierkowicz.
2.983 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la maison blanche : Alice Bardo ; ( ? ).
2.984 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; Alice Bardo ; ( ? ).
2.985 : COMBLAIN-LA-TOUR : Près de l’entée : Thérèsia Swierkowicz ; Alice Bardo.
2.986 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : la famille Bardo au complet.
2.987 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la porte d’entrée : Pan Bardo, Jerzy et Alice.
2.988 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Alice, Jerzy et André.
2.989 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le toboggan : Mme Bardo, Jerzy et Alice.
2.990 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le mât du drapeau : Alice, Jerzy, ( ? ) et Mme Bardo.
2.991 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la serre : Alice, sa maman, Jerzy, ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2.992 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant, Pani Bardo ; Alice Bardo ; ( ? ) ; au milieu, ( ? ) ; ( ? ) ; derrière : Lutek Kurek ; André Bardo ; Pan Bogusław Ferdyn ; ( ? ) ; ( ? ).
2.993 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Pani Bardo et ses 3 enfants Alice, André et Jerzy.
2.994 : NIEUPORT : Les colonies de vacances à la mer : Alice, Pani Bardo ; ( ? ) , ( ? ) ; ( ? ).
2.995 : Alice Bardo entourée par ses parents.

Joanna SKOWRON

J’ai à nouveau une bien triste nouvelle à vous annoncer … Joanna SKOWRON nous a quittés.

Joanna était une ancienne de Comblain et une ancienne du KSMP de Ressaix, où elle a d’ailleurs été secrétaire et au sein duquel elle a dansé de nombreuses années. Elle s’en est allée subitement ce lundi à 54 ans nous laissant dans une profonde tristesse.

C’est encore un peu de nous qui disparaît.

Au nom des Anciens de Comblain et de tous les KSMP, je présente nos plus sincères condoléances à Frédéric SWIDERSKI, son mari, et à toute la famille déjà durement éprouvée ces dernières années.

24/03/2021 – Jean-Pierre Dz

0322 – Regard indiscret …

Ce 10 mars, c’est l’anniversaire de Pan Bardo … il aurait eu aujourd’hui 102 ans.

Pour la circonstance, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous ces 2 merveilleuses photos du couple que formaient Anna et Zbigniew … et en même temps … j’ai un peu honte d’interrompre un moment si tendre … si romantique … si touchant …

J’ai l’impression que mon regard, que nos regards, sont indiscrets et inopportuns …

Ne nous attardons pas. Laissons Monsieur et Madame Bardo profiter, encore un peu, de la douceur de cette soirée à Comblain-l’amour.

10/03/2021 – JP Dz

Anna et Zbigniew
Zbigniew et Anna

Monsieur Edmond Łagocki

C’est encore une fois, une bien triste nouvelle que je dois vous annoncer.

Monsieur Edmond Łagocki nous a quittés aujourd’hui…

Edmond était notre Maître à danser. C’est lui qui a donné au KSMP de Mons ses lettres de noblesse. Nous lui en sommes éternellement reconnaissants. Ce soir, c’est toute notre jeunesse qui est en deuil.

Nous voulons nous associer à la douleur de son épouse Rosalie, de son fils Alexis et de toute leur famille pour leur témoigner notre profonde tristesse ainsi que toute notre amitié.

Au nom des Anciens de Comblain, je leur présente toutes nos condoléances.

03/11/2020 – Jean-Pierre Dziewiacien

Le KSMP de Mons en deuil.

0300 – 3 émotions pour le prix d’une

Si vous lisez nos publications depuis le début, vous savez déjà que j’affectionne les chiffres ronds. C’est souvent l’occasion de partager des documents encore plus « spéciaux » que d’habitude. Et ça tombe bien, parce qu’aujourd’hui nous sommes ( déjà ) à la trois centième publication. Vous savez aussi qu’il est aisé de retrouver les 299 publications précédentes en parcourant la table des matières.

Mais revenons à notre 300ème. J’avais envie – pour marquer le coup – de vous entraîner vers trois émotions différentes … trois manières d’appréhender Notre Comblain … trois démarches qui nous sont ici familières.

La première, c’est la curiosité historique. Voici 3 photos inédites du Centre Millennium bien avant l’arrivée des Polonais. Ces clichés sont conservés précieusement dans un musée ; ils sont issus des collections du Musée de la Vie Wallonne. C’est un de nos sympathisants locaux qui me les a transmis. Et ils sont nombreux les comblinois ( et même au-delà de la localité ) à nous suivre régulièrement … et aussi parfois à apprendre des choses sur leur propre village. C’est cette curiosité historique qui nous a rapprochés … mais pas seulement … Ce qui marque ces autochtones, c’est surtout notre attachement à Comblain, notre vision romantique du lieu, notre manière d’en parler. Voici donc, en 3 photos, Notre château !

La deuxième, c’est la poésie … Elle émane des magnifiques photos qui suivent et qui ont toutes le même objectif : montrer toute la beauté de l’Ourthe à Comblain-la-Tour. Ces photos, j’ai pris plaisir à les glaner, par-ci par-là, sur les réseaux sociaux … ce sont vos photos … vos souvenirs … votre regard. C’est une vision tellement poétique. Mais par-delà le charme des images, il y a cette fascination que la rivière exerce sur chacun de nous … On ne résiste pas à l’envie de photographier l’Ourthe … et à partager ses photos … Voici donc comment vous voyez Notre Ourthe !

La troisième, c’est la tendresse du regard que nous posons sur cette période. Ce troisième document est sonore. C’est un enregistrement qui date de 1985 et qui a été réalisé pour les auditeurs polonais. On peut y entendre les enfants de la colonie, les moniteurs et les responsables. Ces derniers dressent une sorte de bilan, après déjà 25 ans de présence à Comblain-la-Tour. Mr Dulak explique les améliorations permanentes qui ont été apportées aux infrastructures ( constructions, rénovations, peintures, nouvelles armoires en bois, nouveaux matelas en mousse, nouvelles couvertures, … ).

Mais l’évolution n’est pas seulement matérielle, comme poursuit Mr Dulak, elle est aussi « linguistique » … En effet, si les premiers jeunes à venir aux colonies, dès le début des années 60, parlaient parfaitement le polonais, il faut bien admettre que cette langue s’est peu à peu détériorée avec les générations suivantes. Heureusement aujourd’hui ( en 1985 ), on assiste à un effet contraire ! De plus en plus d’enfants viennent de Pologne et maîtrisent parfaitement leur langue maternelle. Ce sont les moniteurs et les monitrices – issus de l’ancienne émigration – qui parlent beaucoup moins bien le polonais et qui « apprennent » aux contacts des enfants.

Nous étions là, en 1985, à un moment charnière … la fin d’une époque, le début d’une autre ! C’était la fin de Notre époque !

Voici l’enregistrement :
https://mega.nz/file/fMACUDDY#byxK-eRA4HCrDd8mld7l25GzQA4fnVHsm-dAGBHwTWE

Mais comme tout doit toujours finir par des chansons et de la musique, vous avez certainement entendu la guitare qui accompagne le chant des enfants … et le guitariste, vous l’avez évidemment reconnu – surtout ses fans et je sais qu’elles sont nombreuses – et bien oui, c’est lui ! Pas de doute. Il avait une manière si douce de caresser les cordes de sa guitare … C’est bien Notre Piotr Rozenski.

19/10/2020 – JP Dz

PS : Merci aux 2 frères Piotr et Jef Rozenski pour avoir préservé, converti et partagé le document sonore.

2.610 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le château Detienne.
2.611 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le château Detienne.
2.612 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le château Detienne.
2.613 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.614 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.615 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.616 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.617 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.618 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.619 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.620 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.621 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.622 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.

0295 – À l’ombre de Kurzawa

Ce lundi 14 septembre, c’est l’anniversaire de Ks Kurzawa. Né en 1912, il aurait eu aujourd’hui 108 ans ! C’est l’occasion de se recueillir quelques minutes en méditant sur le privilège que nous avons tous eu de côtoyer cette personnalité hors du commun.

C’est l’occasion aussi de mesurer son héritage. Je ne parle pas d’argent, évidemment, mais de tout le reste … de tout ce qui compte finalement le plus …

La première photo d’aujourd’hui date de 1979, c’est-à-dire déjà presque 20 ans après le début des colonies à Comblain. Le prêtre est toujours là. On a même l’impression que c’est la même soutane depuis le début ! En tout cas, c’est le même regard bienveillant sur les enfants qui l’entourent. Et même si les enfants regroupés autour de lui sont déjà la Nième génération à se succéder, il n’y a que les visages qui ont changé … les sourires, le plaisir, la sérénité et la quiétude sont les mêmes. Ils ont l’air serein. Que pouvait-il leur arriver ? Rien, ils sont là à l’abri, à l’ombre de Ks Kurzawa.

Si vous regardez bien, vous reconnaîtrez sur cette magnifique photo, Vincent Swiderski – déjà lui – les bras croisés, l’air décidé, conquérant et … quelques centimètres plus loin, Alice Golusinski – déjà elle – les bras croisés aussi, mais enroulé autour de son pull, avec cet air timide et réservé qu’elle a toujours conservé. Ces deux-là feront leur vie ensemble … eux aussi, ils se sont rencontrés là … à l’ombre de Ks Kurzawa.

Combien d’autres se sont rencontrés comme ça ? Combien d’histoire d’amour, combien de contes de fée, de destins se sont noués là … à l’ombre de Ks Kurzawa ?

14/09/2020 – JP Dz

2.516 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Vincent Swiderski et Alice Golusinski ; mais aussi, ks Kurzawa ; Thérèse Spiewak ; Denis Haine ; Frédéric Kiełtyka ; Annie Kiełtyka ; Nathalie Swiderski ; Stanislas Malec, avec la chemise à carreaux bleu et blanc ; Laurent Malec, avec le kway rouge ; Ewa Malec à gauche ;…
2.517 : Ks Kurzawa.
2.518 : Franek Andrzejczak ( papa de Sonia ) ; Ks Kurzawa ; Marianna ( la maman de Sonia ) ; Henryk Andrzejcak ; debout : ( ? ) ; Sonia Andrzejczak / Czajkowski ; et Stefka ( sa belle-sœur ).
2.519 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Devant le perron : ( ? ) ; Nathalie Haine ; ( ? ) ; Hélène Piech ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Georges Załobek.
2.520 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Ks Kurzawa.
2.521 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Ks Kurzawa entouré par 3 enfants de cœur.
2.522 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Pan Jan ; Ks Kurzawa ; Henri Zapalowski ; ( ? ) ; Elzunia Osiadacz ; Wanda Omasta ; Karin Malek ; ( ? ) ; Elisabeth Rozenski.
2.523 : RESSAIX – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : la moitié de Dominique Ogonowski ; Bernadette Marzalkowski ; Eveline Ogonowski ; Ks Kurzawa ; Casimir Nowicki ; Gieniu Perzyna ; Daniel Pietka.
2.524 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans les bois : ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; Pani Bardo ; ( ? ).
2.525 : COMBLAIN-LA-TOUR 1978 : Devant l’Ourthe : Ks Kurzawa entouré par tous les enfants de la colonie.

0283 – Quand nous sommes sortis …

Quand nous sommes rentrés, ce jour-là, dans la petite église de Ressaix, cela faisait exactement 10 ans – jour pour jour – que nous nous étions rencontrés, Eveline et moi, à Comblain-la-Tour … lors de la Majówka de 1970.

Devant nous, les deux petits garçons qui ouvraient la marche, c’était la nouvelle génération des petits polonais du Centre. Eux – Sébastien Perzyna et Vincent Swiderski – connaissaient déjà bien l’église … ils y officiaient régulièrement. Et bien que l’église n’ait été consacrée que depuis peu ( le 08/06/1975 ) … ils y avaient déjà leurs habitudes, malgré leur jeune âge. Il faut dire que ces deux cousins germains baignaient, depuis toujours, dans cette communauté polonaise qui avait l’habitude de relever ses manches pour réaliser ses rêves.

Le papa de Sébastien, Gieniu Perzyna, était un des piliers de cette communauté. Le papa de Vincent, Casimir Swiderski, c’était celui qui avait bâti l’église de ses mains … c’en était le maître d’œuvre, le maçon en chef et celui qui entraînait derrière lui tous les autres bénévoles. Voir Sébastien et Vincent passer devant … c’était tellement symbolique …

Derrière les enfants de chœur, Ks Kurzawa … évidemment. Ça ne pouvait pas être quelqu’un d’autre … Lui, il nous connaissait depuis toujours … il nous avait vus grandir, mûrir … À Comblain, il nous tenait particulièrement « à l’œil » … il savait. Je pense qu’il était enfin soulagé de nous conduire vers l’autel.

Ici, Ks Kurzawa était chez lui … sur ses terres … dans son église. Cette église, il l’avait rêvée depuis longtemps. Il l’avait dessinée dans sa tête, l’avait décorée, et tout ça bien avant que le projet ne débute. Il en avait fait l’œuvre de sa vie … c’était son cadeau pour les générations futures. Et Dieu sait combien il a mouillé sa vieille soutane noire pour réaliser son rêve !

Derrière le curé, Eveline et moi. Nous aussi nous avions déjà bien œuvré pour la communauté polonaise … et même un peu pour cette église … même si ma contribution aux travaux n’a été que modeste … très modeste. Quand je venais à Ressaix pour « construire » l’église, j’aidais bien un peu les adultes … au matin ; mais vers midi, quand Eveline apparaissait sur le chantier … mon rendement devenait nul, voire négatif ! N’empêche que, ce jour-là, en entrant dans l’église, j’étais très fier de penser que j’avais contribué à bâtir l’église dans laquelle nous allions nous unir.

Derrière nous, les deux familles, les amis, un peu de la communauté polonaise du Centre, un peu de celle du Borinage.

Quand nous sommes sortis … nous étions mariés. C’était il y a exactement 40 ans … jour pour jour !

C’était le 28 juin 1980 !

28/06/2020 – JP Dz

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2.368 : RESSAIX – 28/06/1980 : L’église polonaise – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : À l’avant plan : Sébastien Perzyna et Vincent Swiderski.

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2.369 : RESSAIX – 28/06/1980.

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2.370 : RESSAIX – 28/06/1980.

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2.371 : RESSAIX – 28/06/1980 : Vincent Swiderski ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Sébastien Perzyna.

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2.372 : RESSAIX – 28/06/1980.

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2.373 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ks Kurzawa ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.

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2.374 : RESSAIX – 28/06/1980.

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2.375 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ks Kurzawa ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.

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2.376 : RESSAIX – 28/06/1980.

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2.377 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Vital Kciuk ; Simone Wattiez ; Danièle Czajkowski ; Malvina Rusowicz ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.

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2.378 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe.

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2.379 : RESSAIX – 28/06/1980 : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Danièle Czajkowski ; Simone Wattiez ; Malvina Rusowicz ; Christine Marszalkowski ; ( ? ) ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Eveline Ogonowski ; Robert Logist ; Dominique Ogonowski ; André Walasczyk ; ( ? ).

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2.380 : RESSAIX – 28/06/1980 : Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.

 

0279 – Et flûte à Kopernik !

Qu’y avait-il de plus doux que ces longues soirées d’été quand la lumière commençait à s’estomper et à laisser place à un crépuscule rempli de promesse ? Il nous restait encore un peu de temps devant nous avant que le rassemblement du soir ne vienne clôturer une journée de colonie. Nous en profitions pour nous allonger sur la grande pelouse que Pan Jan avait fraîchement tondue et pour admirer le combat entre la lumière et l’obscurité

… surtout quand le hasard avait voulu nous désigner pour le « turnus » du mois d’août et que nous savions déjà que l’obscurité nous envahirait plus vite … et, en tout cas, avant le coup de sifflet. C’était pour nous l’occasion d’admirer les étoiles et « pas que … ».

Les plus jeunes dépensaient leurs dernières énergies à courir autour du parc, à grimper à l’arbre aux singes, à inventer des jeux ou à jouer à cache-cache en utilisant la pénombre pour mieux se dissimuler … Nous, les plus grands, les moniteurs et les monitrices, installés au centre de la pelouse, nous feignions de les surveiller de loin tout en nous abandonnant à nos propres émotions … Et les premières étoiles s’illuminaient dans le ciel de Comblain-l’amour !

A l’école, nous avions tous entendu parler de la « Grande Ourse » et de la « Petite Ourse » … certains ( en prévision des longues soirées de colo ) avaient été plus loin … histoire de pouvoir en tirer profit le moment venu ! Ils avaient étudié le ciel … enfin juste ce qu’il faut pour dire.

Imaginez-vous … vous êtes allongé sur l’herbe … à côté de cette jolie fille qui vous résiste depuis le matin … et là, au bon moment, vous lui montrez le ciel avec le doigt : « Regarde là, la Petite Ourse » … Dans quel état pensez-vous que la jolie fille soit ? Elle fond ! Vous prenez alors l’air complètement fasciné pour lui expliquer le magnétisme que vous inspire la voûte céleste. Elle craque ! Vous vous retournez alors subitement vers elle et vous plongez dans ses yeux … Là, avec une voix tremblotante, vous lui confessez que les étoiles sont encore plus belles quand elles se reflètent dans le noir de sa pupille … Elle flanche ! C’est le bon moment pour vous rapprocher de son visage … pour « mieux apercevoir le reflet de la Petite Ourse dans cette constellation que tes yeux redessinent si tendrement » … Normalement, là, elle cède ! Les garçons tombent amoureux d’abord avec leurs yeux … les filles, c’est d’abord avec leurs oreilles. Merci les étoiles pour ce coup de pouce complice qui rendait nos filles si vulnérables.

On peut bien vous l’avouer aujourd’hui, le truc de la « Petite Ourse », c’est un tuyau que les garçons se refilaient les uns les autres par solidarité masculine … avec plus au moins de sincérité et de romantisme. Pour les plus sentimentaux, le doux baiser qui suivait restera gravé dans leur mémoire. Pour les moins tendres, c’était juste un bon moyen de gagner du temps.

N’empêche que … pour y arriver il fallait au moins rester un peu crédible … parce que même vulnérables, elles n’en restaient pas moins vigilantes … et aucun d’entre nous n’était à l’abri de se prendre un « râteau ».

Nous devions au moins maîtriser quelques bases … Dieu merci, ce n’était pas trop compliqué. Tout ce que nous devions savoir c’est que pour trouver la « Petite Ourse », il suffisait de regarder le ciel dans la direction du Nord … et là c’était facile, c’était en direction de la gare de Comblain et du camp des gitans. L’Étoile polaire ( ou Polaris en latin ) était là … juste au-dessus de la gare … c’était l’étoile la plus brillante de la constellation de la « Petite Ourse ». Un peu plus à gauche, on voyait même la « Grande Ourse ».

On n’était pas obligé d’en savoir davantage … Elles n’en n’exigeaient pas plus. Et l’obscurité faisait le reste.

Pour nous, il n’y avait pas de doute … le Centre du monde ce n’était pas « Jérusalem » – comme l’avait affirmé le matin même Ks Kurzawa pendant son sermon dans la petite église Saint-Clément – ce n’était pas non plus une escroquerie comme l’annonçait Jacques Prévert « Jérusalem j’ai rusé l’âme ! » … Non … le Centre du monde existait bien et c’était ici … autour de nous … dans le parc de Comblain-la-Tour. C’était nous ! Nous étions le centre de l’univers … Et flûte à Kopernik …

01/06/2020 – JP Dz

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2.326 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du ciel.

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2.327 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue vers le ciel : Copie d’écran d’un logiciel qui permet de voir comment était le ciel à un endroit précis et à un moment précis. Voici comment était le ciel quand on le regardait, à partir du parc vers le Nord, c’est-à-dire vers la gare de Comblain-la-Tour, le dimanche 6 août 1972 à 21 h 00 !

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2.328 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue vers le ciel : Voici comment était le ciel quand on le regardait, à partir du parc vers le Sud, c’est-à-dire vers Hamoir, le dimanche 6 août 1972 à 21 h 00 !

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2.329 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue vers le ciel : Voici comment était le ciel quand on le regardait, à partir du parc vers le Nord, c’est-à-dire vers la gare de Comblain-la-Tour, le dimanche 8 août 1976 à 21 h 00 !

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2.330 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du ciel.

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2.331 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du ciel.

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2.332 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du ciel : Cette photo a été prise récemment par Tom Gawlik. Merci Tom.

 

 

 

0238 – Être jeune

Voici déjà plus de 4 ans qu’on vous entraîne, chaque semaine, à nous rejoindre au pays de notre enfance … Tous les lundis matin, ensemble, nous rajeunissons …

Je ne sais pas si c’est « courir, à nouveau, en culottes courtes dans le parc de Comblain » ou si c’est « revoir les visages de ces jeunes filles – ou de ces jeunes garçons – qui nous ont tant troublés », mais le remède est efficace … on en oublie presque nos soixante balais … voire septante pour certains …

On dit toujours que l’appétit vient en mangeant … on pourrait ajouter que la jeunesse renaît en se souvenant. Mais s’est-elle vraiment éteinte un jour ? Avez-vous eu l’impression – un jour – de devenir adulte ?

Comme disait Brel : « L’enfance, qui peut nous dire quand ça finit, qui peut nous dire quand ça commence … C’est rien avec de l’imprudence … l’enfance ». Moi, j’avoue … je n’ai rien senti. Et vous ?

Quelques années sont passées … quelques rêves se sont éloignés … quelques douleurs se sont installées … mais finalement, ça veut dire quoi « vieillir » ? Ça veut dire quoi : « Être jeune» ?

Une fois de plus, c’est dans le petit journal des « Echos de Comblain », où je puise parfois mes informations sur l’histoire locale, que j’ai découvert cette petite citation du Général Mac Arthur qui répond parfaitement à ces questions :

«Être jeune :

La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

 On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.

 Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

 Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande comme l’enfant insatiable : « et après ? ». Il défie les évènements et trouve de la joie au jeu de la vie.

 Vous êtes aussi jeune que votre foi ; aussi vieux que votre doute ; aussi jeune que votre confiance en vous-même ; aussi jeune que votre espoir ; aussi vieux que votre abattement.

 Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand ; réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

 Si, un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard. ».

Général Mac Arthur – 1945 – Extrait des Echos de Comblain

Alors, j’espère qu’on pourra encore longtemps s’étonner et s’émerveiller ensemble. Parce qu’en définitive : « L’enfance, qui nous empêche de la vivre, de la revivre infiniment, de vivre à remonter le temps, de déchirer la fin du livre ? ». Je vous laisse, une fois de plus, avec le grand Jacques et avec cette chanson qu’on dirait qu’elle a été écrite pour nous …

 Quant à moi, je me retire sur la pointe des pieds pour vous laisser rêver encore un peu … et je vous remercie de l’attention que vous m’avez accordée.

L’aventure des Anciens de Comblain ne s’arrête pas pour autant … elle continue sur le blog et sur face-book où Vos photos et Vos commentaires continueront à être partagés … peut-être avec moins de régularité, mais toujours avec autant de plaisir.

 26/08/2019 – Jean-Pierre Dziewiacien

https://www.youtube.com/watch?v=w9clUgde-w4

L’enfance
Qui peut nous dire quand ça finit
Qui peut nous dire quand ça commence
C’est rien avec de l’imprudence
C’est tout ce qui n’est pas écrit

L’enfance
Qui nous empêche de la vivre
De la revivre infiniment
De vivre à remonter le temps
De déchirer la fin du livre

L’enfance
Qui se dépose sur nos rides
Pour faire de nous de vieux enfants
Nous revoilà jeunes amants
Le cœur est plein la tête est vide
L’enfance… L’enfance

L’enfance
C’est encore le droit de rêver
Et le droit de rêver encore
Mon père était un chercheur d’or
L’ennui c’est qu’il en a trouvé

L’enfance
Il est midi tous les quarts d’heure
Il est jeudi tous les matins
Les adultes sont déserteurs
Tous les bourgeois sont des Indiens

L’enfance… L’enfance

 Jacques Brel

1846
1.846 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : ( ? ) : ( ? ).

1847
1.847 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; … ; ( ? ).

1848
1.848 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : ( ? ) ; Ks Kurzawa ; … ; ( ? ) ; Béatrice Laffut ; ( ? ) ; …

1849
1.849 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : ( ? ) ; … ; ( ? ).

1850
1.850 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Cécile Danielewski ; ( ? ) ; … ; ( ? ).

1851
1.851 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : ( ? ) ; … ; Fabienne Laffut ; Hélène Piech ; Christine Piech ; … ; ( ? ).

1852
1.852 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : ( ? ) ; … ; Fabienne Laffut ; Hélène Piech ; Christine Piech ; … ; ( ? ).

1853_80
1.853 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Dans le hall : Henri Zapałowski ; Pascal Łagocki ; ( ? ) ; Richard Chwoszcz ; Elisabeth Rozenski ; ( ? ) ; Philippe Rouls ; Freddy Motała ; ( ? ) ; …