0129 – Les Russes arrivent !

… ce que Georges Z. et Henri Z. vous ont toujours caché
Par Piotr Rozenski

Nul ne sait quand ni comment le contact s’est établi, si c’est eux qui nous ont repérés ou si c’est nous qui sommes allés les dénicher. Georges Z. est un des rares détenteurs des clés de ce secret bien gardé. N’était-ce pas lui qui a « arrangé » la première rencontre … qui, à force de vouloir se mesurer au grand frère slave, nous a entraînés dans cette série insensée d’affrontements fratricides ?

Quoi qu’il en soit, un soir de juillet 1980, ils nous ont officiellement invités « chez eux », dans leur camp de scouts près de Saint-Hubert, et une modeste délégation d’une poignée de moniteurs/-trices, triés sur le volet, s’est mise en route avec le Père Richard, dans sa splendide VW Jetta bleu ciel … serrés comme des sardines.

Soit dit entre nous, ce qu’on serrait, c’était surtout … les fesses. Il m’arrive encore de me réveiller la nuit, en sueurs froides, hanté par ce souvenir : le Père Richard – Robert Kubica de son vrai nom – roulant à 160 km/h sur les routes sinueuses de l’Ardenne belge, ricanant avant chaque chicane et virage en épingle : « Vaut mieux ralentir un peu avant les panneaux flèches rouge et blanc, non ? ! » Ouf, nous voilà rassurés !

Cela relève d’un miracle qu’on s’en soit sortis vivants … et encore plus, qu’on ait réussi à les trouver, les Russes. Le GPS n’existait pas et, franchement, ils ne nous facilitaient pas la tâche, là, retranchés dans le coin le plus reculé de la Forêt de Mirwart. Il semble qu’à ce jour, le site n’ait toujours pas été cartographié par Google Maps. Ce qui n’a pas empêché le Père Richard, visiblement guidé par le Saint-Esprit, de foncer tête baissée, tout droit au but, comme un cheval qui a reniflé l’écurie.

Tout d’un coup, ils ont surgi, les Russes, dits Blancs*, dans leur tanière au fond de cette forêt noire, vêtus en uniformes bleus, sous leurs tentes vert-kaki … impeccables, disciplinés, sympathiques, aux consonances mélodieuses de Volodia, Olga, Sacha, Katia ou Micha

L’accueil fut chaleureux, ponctué de chants polyphoniques qui font dresser le poil au bras et vous touchent au cœur. Et à chaque note, une myriade de voix d’anges s’élevait par-dessus les vallées jusqu’aux cieux, que dis-je, jusqu’aux confins des sphères étoilées. D’emblée, le ton était donné : 1-0 pour les Russes … Car, soyons honnêtes, malgré les barytons sonores de Georges Z. et de son compagnon de route de longue date, Henri Z. ( y mettant pourtant leurs tripes, s’efforçant de faire sortir de leurs gosiers le double des décibels habituels, c’est dire l’effort ), les nôtres venaient s’échouer, comme des râles épais, au pied du premier rang de pins de la Forêt de Mirwart.

Des anges, oui … sauf qu’au moment d’investir l’arène, ils se donnaient corps et âme, se transformant en véritables machines de guerre. Si pour nous, un jeu de nuit, c’était … un jeu, pour eux, ce qui était en jeu c’était, au bas mot, l’honneur de la Patrie et la gloire éternelle.

Lors de la première confrontation nocturne déjà, ils avaient tout prévu : camouflages, treillis, talkies-walkies, bref, ils étaient armés jusqu’aux dents … les kalachnikovs en moins. Nous, en jeans délavés, les visages pâles, qui contrastaient dans la nuit tel Zorro dans la neige, et comptant, comme seul moyen de communication, sur nos voix … audibles à des kilomètres. Passés maîtres dans l’art du guet-apens, ils avaient posté leurs Lada sur les hauteurs, aux abords de la « war zone ». En arrivant, on était aussitôt pris dans leurs phares, comme des biches. Nous voilà éblouis, tétanisés, proies faciles. Il leur a suffi de 30 secondes pour décimer 80 % de nos troupes. 2-0 !

Franchement, on ne peut le dire autrement – et sans mauvais jeu de mots – pour nous, c’était la Bérézina.

Rentrés au château au petit matin, on s’est juré : PLUS JAMAIS CA ! On n’attendait que l’heure de la revanche et, cette fois-ci, on n’allait plus se laisser prendre comme des bleus.

Un an après. L’un venait tout juste de boucler son service militaire : Georges Z., Z comme « Ze Caporal of Flémalle », un titre honorifique qui a vite commencé à circuler après son retour au bercail, où il a notamment su s’imposer au sein des « FFF » ou « Flémalle Freedom Fighters », en se forgeant une réputation solide de combattant infatigable. L’autre, rongé par l’envie de rejoindre les « marines » au plus vite possible : Henri Z., Z comme « Zéro Tolérance ».

Métamorphosés en Rambos et prêts à en découdre, ils avaient tout prévu, treillis et camouflages sophistiqués, traçant sur leurs visages, comme des calligraphes japonais, des lignes raffinées et empreintes de poésie, de complexes dessins ésotériques, en référence aux runes mythiques ou à d’autres obscurs rites kabbalistiques dont nul, hormis nos deux « warriors », n’était à même de décrypter les subtilités profondément énigmatiques.

Ce qui plus est, Henri Z. détenait maintenant une arme redoutable. Certains l’appelaient la « Grosse Berthe de Liège », d’autres y voyaient carrément la V2 des temps modernes. Mais pour le modeste Henri – naguère encore surnommé le Petit Nicolas de Saint-Nicolas – c’était tout simplement … la mère de toutes les bombes.

Depuis des mois, à ses heures perdues, il avait patiemment mis au point, dans son garage, des grenades fumigènes, soigneusement bricolées sur la base d’azotes et phosphates, méticuleusement récupérés à partir des engrais laissés à l’abandon dans l’abri-jardin de son père et de la lessive subtilisée dans le cellier de sa mère. Si vous voulez vous faire une petite idée de l’effet potentiellement dévastateur du mélange de ces produits, il suffit de vous pencher sur le cas de l’usine AZF à Toulouse, quand elle s’est littéralement désintégrée un beau matin de septembre 2001.

Semant d’abord, avec ses engins, la terreur sur sa commune natale, il a vite réussi – épaulé par Georges Z., devenu son frère d’armes inséparable, et selon toute probabilité appuyé par Francine Z., la sœur du caporal – à se frayer un chemin dans le cercle hermétique et mal famé de la « GHZZ » ou « Grâce-Hollogne Zombie Zone », « GH » ayant aussitôt été rebaptisé en « Gorges & Henri » ( prononcé avec l’accent british ), en l’honneur des deux illustres recrues fraîchement adoubées.

C’est là qu’Henri a reçu son nom de code définitif : « Boris Z. », Z comme « Zapalka » ( allumette ). Son renom allait bientôt franchir les frontières de la bourgade, sévissant sur tout le bassin liégeois, voire conquérant quasiment tout l’Est du royaume. Inutile de préciser qu’avec une seule étincelle, il aurait pu éradiquer l’ensemble des réseaux maléfiques de Verviers.

Modeste, certes. Pour autant, Henri Z. exécrait le boulot fait à moitié. Avant de larguer ses projectiles sur les Russes, il tenait absolument à effectuer un dernier test, grandeur nature. Lors d’un jeu de nuit, organisé entre nous, Henri Z. avait bien l’intention de démontrer toute l’étendue de leur efficacité et de faire honneur à son nom de guerrier. Il va de soi qu’il avait tout prévu … sauf l’imprévisible : la météo !!! Au moment de dégoupiller, le vent a tourné … de sorte qu’on s’est pris toute la fumée dans la figure. Toussant comme des tuberculeux, on n’a pas eu d’autre issue que de battre en retraite, sans coup férir. L’arme fatale a fini par se tourner contre nous.

Et tant pis pour la V2, on avait appris la leçon, on avait pris de l’aplomb. Motivés à bloc, on était dorénavant capables de nous battre à armes égales avec les Russes. On l’a bien démontré ce fameux après-midi à Anthisnes, quand « GG », le Général Georges, est sorti des bois brandissant le drapeau comme un trophée, perché, tel un torero, sur les épaules de son plus fidèle lieutenant Boris. Eh oui, on les a bel et bien tenus en échec, nos frères slaves ( voir photo 850 et 851 ). 2-1 !

Et si ce n’est pas sur le champ de bataille, c’est autour du feu de camp. Même si elle n’est pas claire et nette, la photo ( 853 ) ne ment pas : on les a bien roulés dans la farine, ces Russes ( la seule fois qu’on les a vraiment vus en blanc ! ). 2-2 !

Ouf, l’honneur était sauf.

 *Descendants des Russes ayant fui leur pays dans les années suivant la Révolution bolchévique de 1917 (blanc en opposition à la couleur rouge des communistes).

31/07/2017 – Piotr Rozenski

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0848 : MIRWART : Un petit village tranquille, qui en rappelle un autre : Carte postale.
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0849 : MIRWART : Un petit village tranquille, qui en rappelle un autre : Carte postale.
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0850 : Les Stepennes : Jeu du drapeau : Anne-Marie Kantyka ; … ; Georges Załobek ; Piotr et Tomasz Maj ; … ; Henri Zapałowski ; Elisabeth Rozenski ; … ; Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; Michel Konarski ; Cécile Danielewski ; Hélène Piech ; Richard Chwoszcz ; Irène Malek ( ? ) ; Freddy Motała ; Piotr Rozenski ; … et Michel Volodimiroff.
0851_(0411)
0851 : Les Stepennes : Jeu du drapeau : Anne-Marie Kantyka ; … ; Georges Załobek ; Piotr et Tomasz Maj ; … ; Henri Zapałowski ; Elisabeth Rozenski ; … ; Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; Michel Konarski ; Cécile Danielewski ; Hélène Piech ; Richard Chwoszcz ; Irène Malek ( ? ) ; Freddy Motała ; Piotr Rozenski ; … et Michel Volodimiroff.
0852
0852 : COMBLAIN-LA-TOUR : Prêt pour le combat : Michel Volodimiroff ; Henri Zapałowski ; Georges Załobek.
0853_Michel_Volodimiroff
0853 : COMBLAIN-LA-TOUR : Mise à blanc : Michel ( Misha ) Volodimiroff ; Vania Drewinsky.

 

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0128 – Les russes blancs

Cette année-là, les russes ont envahi Comblain … heureusement … c’étaient des russes blancs et leurs intentions étaient toutes cordiales ! Si vous voulez connaître tous les détails de cette rencontre peu banale, adressez-vous à Georges Załobek. Il est intarissable sur le sujet. Il faut dire qu’il est un des héros de l’aventure.

C’était en 1979 ; Ks ??? ( Georges a oublié le nom de ce curé … ; de cette année-là, il a surtout retenu « autre chose » ) donc, Ks ??? avait entraîné derrière lui quelques garçons de la colonie pour aller saluer un groupe de scouts russes qui avaient installé leur campement dans les forêts de Mirwart à Saint-Hubert. Parmi ces garçons, il y avait Georges, qui venait de terminer son service militaire et qui en profitait pour encore un peu retrouver la douceur de Comblain.

La rencontre entre les polonais et les russes s’est très bien déroulée. Le courant est si bien passé ( et … même un peu plus ) que, ce n’est pas si fréquent, ils ont même eu envie de se revoir. Il faut dire que Katia était si belle, et Georges si fringant. Déjà, ces deux-là, avaient échangé quelques mots, quelques émotions, quelques regards complices et … même un peu plus.

C’est ainsi, qu’un matin, un groupe assez important de scouts est arrivé à Comblain sous l’autorité de Michel Volodimirof et Katia. Après les présentations d’usage, le protocole a vite fait place à une ambiance particulièrement sympathique. Ensemble ( la colonie et les visiteurs ), ils ont levé les couleurs et salué ainsi une journée qui s’annonçait sous les meilleurs auspices. Ensuite, place aux activités qui avaient été programmées pour cette rencontre ; direction les bois autour des Stepennes et jeu de chasse au drapeau. Quelques photos de cette équipée ont déjà fait l’objet des articles n° 71 et 72.

Katia et Georges se sont particulièrement investis pour que cette journée soit une réussite. Ils n’ont pas hésité à mouiller leur chemise pour faire gagner leur équipe. C’est d’ailleurs Georges ( avec l’aide de quelques autres ) qui a retrouvé le fameux drapeau et ainsi remporté le match. Mais entre-temps, les péripéties en tous genres se sont succedé. Il a fallu courir, se cacher, plonger jusque dans les ronces et j’en passe et des meilleures. N’hésitez pas à demander à Georges qu’il vous raconte lui-même cette aventure et surtout regardez comment ses yeux brilleront quand il vous racontera l’épisode du plongeon dans les ronces … sans doute un de ses meilleurs souvenirs de Comblain … parce que lui … il avait un pantalon … mais Katia était en jupe. Et donc, après cet épisode épique, il a « été obligé » de soigner Katia, au mercurochrome, sur presque l’entièreté de ses jambes qui n’en finissaient pas. On pourrait  dire que  Georges « a vu rouge » en quelque sorte, avec tout ce mercurochrome, car ils en ont profité pour partager leur slavitude et … même un peu plus.

L’histoire du monde  aurait été tellement plus simple et les murs seraient tombés combien plus tôt, si le destin des hommes avait pu se régler lors de colonies de vacances plutôt que lors réunions internationales au sommet.

L’histoire ne s’est cependant pas arrêtée là. Michel Volodimirof et Katia sont revenus participer à un ognisko à Comblain et inversement, quelques-uns de la colonie, ont assisté à un ognisko chez eux à Mirwart.

Même après les colonies, les rencontres se sont prolongées pendant un certain temps. Georges vous dira combien il était surpris et impressionné par le faste qui régnait pendant les bals russes, organisés à Bruxelles ; c’était presque des défilés de haute couture et des concours de bonnes manières, le tout dans un écrin grandiose.

Et Katia était encore plus belle dans cet environnement élégant et raffiné. Ces soirées ont permis de partager encore quelques bons moments, de créer des souvenirs heureux mais aussi de prolonger certains échanges dont la nature était certes, diplomatique mais également véritablement chaleureuse  et … même un peu plus.

Mais, comme lors de la signature de traités ou d’accords  entre dirigeants de grandes nations, les protagonistes gardent souvent pour eux, toute une part de l’histoire qui ne sera pas écrite et que le monde ne connaîtra pas … demandez à Georges, il vous livrera peut-être des éléments inédits intéressants et … même un peu plus.

24/07/2017 – Au clavier, JP Dz ; au violon, Georges Załobek

0842_1979
0842 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Les russes blancs : Michel Volodimirof ; Katia Koutcharoff ; … ; ( ? ).
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0843 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Les russes blancs : Michel Volodimirof ; Katia Koutcharoff ; Ks Kurzawa ; Georges Załobek ; … ; ( ? ).
0844_1979
0844 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Les russes blancs : Michel Volodimirof ; Katia Koutcharoff ; … ; Mr Paterka de dos ; … ; ( ? ).
0845_1979
0845 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Les russes blancs : … ; Mme Bardo ; … ; Ksiadz Czesław Kiek ; Mr Paterka ; Michel Volodimirof ; Ks Kurzawa.
0846_1979
0846 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Les russes blancs : Nadia Sélezneff ; … ; Freddy Motała ; Richard Chwoszcz ; Michel Pająk ; Georges Załobek.
0847_1979
0847 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Les russes blancs : Nadia Sélezneff ; … ; Freddy Motała ; Richard Chwoszcz ; Michel Pająk ; Georges Załobek.

 

Śpiewnik – 072 – Marsz, marsz Polonia

https://www.youtube.com/watch?v=uvVC6rrtHOk

Jeszcze Polska nie zginęła,
Kiedy my żyjemy,
Co nam obca przemoc wzięła,
Szablą odbierzemy.

Marsz, marsz Polonia,
Nasz dzielny narodzie,
Odpoczniemy po swej pracy
W ojczystej zagrodzie.

Marsz, marsz Polonia,
Nasz dzielny narodzie,
Odpoczniemy po swej pracy
W ojczystej zagrodzie.

Przejdziem Wisłę, przejdziem Wartę,
Będziem Polakami,
Dał nam przykład Bonaparte,
Jak zwyciężać mamy.

Marsz, marsz Polonia,
Nasz dzielny narodzie,
Odpoczniemy po swej pracy
W ojczystej zagrodzie.

Marsz, marsz Polonia,
Nasz dzielny narodzie,
Odpoczniemy po swej pracy
W ojczystej zagrodzie.

Jeszcze Polska nie zginęła
I zginąć nie może,
Bo ty jesteś sprawiedliwy,
O ! wszechmocny Boże !

Marsz, marsz Polonia,
Nasz dzielny narodzie,
Odpoczniemy po swej pracy
W ojczystej zagrodzie.

Marsz, marsz Polonia,
Nasz dzielny narodzie,
Odpoczniemy po swej pracy
W ojczystej zagrodzie.

 

0127 – Itinéraire de la promenade 2017

Les lampions des festivités de fin juin à Comblain ne sont pas encore tout à fait éteints que vous nous manquez déjà. Et déjà, on n’a plus qu’une seule idée en tête, vous revoir. Heureusement, septembre approche à grand pas et notre prochaine rencontre des Anciens de Comblain se profile à l’horizon … plus que 2 mois et ce sera à « notre tour ». Pour vous mettre l’eau à bouche ( je sais que certains auraient préféré autre chose que de l’eau ), voici déjà l’itinéraire de notre balade 2017.

C’est grâce à René Defossé que nous avons pu découvrir un nouvel itinéraire. René habite à Comblain-au-Pont. Nous sommes passés juste devant chez lui lors de notre promenade de 2016. Il est l’époux de Madame Anna Kabat ( photo 830 ), membre du comité de la Macierz Szolna et bénévole aux cuisines du Centre Millennium. C’est dire combien il connaît sa région et combien il aime la partager. Merci à lui de nous avoir servis de guide.

Voici ce que nous vous proposons : une boucle, via Comblinay et la Heid Kepenne ; un parcours de 8 km avec un dénivelé de 142 m. Ça commence doucement. On part du Centre, on prend la Rue des Écoles ( on passera devant le Café des Sports ), la Rue des Crétalles et la Rue de Comblinay. Cette partie de l’excursion, tout le monde s’en souvient, nous la faisions souvent. C’est relativement plat et toujours sur des voiries carrossables. L’arrêt « vidange » se fera au ranch Little Creek ( photo 840 ). Ce sera aussi l’occasion de faire notre premier ravitaillement. Czésiu, sa voiture-bar, et son coffre rempli, seront au rendez-vous de tous ceux qui auront soif. Merci de nous aider préalablement à le remplir.

Après une courte pause, les choses sérieuses commencent. Un petit sentier très agréable ( surtout au début ) nous permettra de monter, à travers bois, pour arriver sur les hauteurs de Hôyemont. Cette pente est escarpée. C’est la partie sportive de l’itinéraire. À déconseiller pour ceux qui n’aiment pas trop marcher. Qu’à cela ne tienne, Czésiu reconduira au Centre tous ceux qui préféreront éviter ce genre d’exercice.

Pour les autres, il suffit de monter. Le décor est splendide, la nature grandiose et mérite le détour. Enfin, après quelques dizaines de minutes, nous serons tout en haut … le plus dur sera derrière nous et il suffira de se laisser descendre, toujours à travers bois. Le deuxième ravitaillement est prévu au sommet. Il sera le bienvenu.

Pour finir, on redescendra vers l’Ourthe, en passant à proximité du camp des gitans, le long du chemin de fer, à côté des carrières, pour arriver à la gare de Comblain-la-Tour. C’est là que le troisième ravitaillement nous attendra. Je propose que tous ceux qui n’auront pas fait la promenade en entier viennent nous rejoindre là … entre la gare et la carrière. Nous ferons ce dernier tronçon tous ensemble. Comme jadis, on s’arrêtera sur la petite Place du Wez pour se regrouper et de là nous rentrerons en chantant :

« Jak dobrze nam zdobywać góry
I młodą piersią chłonąć wiatr,
Prężnymi stopy deptać chmury
I palce ranić o szczyt Tart
 »

Les photos en annexe illustrent les décors que nous allons traverser. Je n’ai aucun doute sur le fait que vous allez apprécier. Cette troisième promenade s’inscrit parfaitement dans l’esprit des Anciens de Comblain.

Regardez la photo 841 … ensemble, avec nos balades, nous sommes en train de dessiner les pétales d’une marguerite dont la tige serait l’Ourthe. C’est notre manière à nous de dire à Comblain-la-Tour : « On t’aime, un peu, beaucoup, passionnément … irrémédiablement ! ».

17/07/2017 – JP Dz

0830
0830 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Anna Kabat ; René Defossé.
0831
0831 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Itinéraire.
0832
0832 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.
0833
0833 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : René Defossé ; Eveline Ogonowski.
0834
0834 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Eveline Ogonowski ; René Defossé.
0835
0835 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Une pente escarpée.
0836
0836 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Le ruisseau du Boé.
0837
0837 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Sur les hauteurs d’Hôyemont.
0838
0838 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Sur les hauteurs d’Hôyemont.
0839
0839 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Sur les hauteurs d’Hôyemont.
0840_Little_Creek_Ranch
0840 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Le Ranch Little Creek.
0841_Margueritte
0841 : COMBLAIN-LA-TOUR : Préparatifs à la promenade 2017 : Comblain-la-Tour : « On t’aime, un peu, beaucoup, passionnément … irrémédiablement ! ».

Śpiewnik – 071 – Siekiera, motyka

https://www.youtube.com/watch?v=I6wW1VWV_1c

Siekiera, motyka, styczeń, luty,
Niemiec z Włochem gubią buty.
Siekiera, motyka, linka, drut,
I pan malarz jest kaputt.

Siekiera, motyka, piłka, szklanka,
W nocy nalot, w dzień łapanka.
Siekiera, motyka, piłka, gaz,
Uciekajmy póki czas.

Siekiera, motyka, żandarm, buda,
Każdy zwiewa gdzie się uda.
Po co siedzieć w cytadeli
Albo w jakiejś innej celi.

Siekiera, motyka, piłka, deska,
Ta ulica Skaryszewska.
Siekiera motyka i dwie deski,
Już jesteśmy na Skaryszewskiej.

Jak tu być i o czym śnić,
Hycle nam nie dają żyć.
Wszak kultura nie zabrania
Robić takie polowania.

Siekiera motyka, piłka, szklanka.
W nocy nalot w dzień łapanka.
Siekiera motyka, piłka, gwóźdź.
Masz górala i mnie puść.

A jak nie masz tysiąc złotych
to wyjeżdżasz na roboty.
Siekiera motyka, piłka, linka,
Tutaj Prusy tam Treblinka.

Już nie mamy gdzie się skryć,
Hycle nam nie dają żyć.
Po ulicach gonią wciąż,
Patrzą kogo jeszcze wziąć.

Bo przecież kultura nie zabrania
Robić takie polowania
I widocznie z nimi źle
Kiedy za nas biorą się.

Siekiera, motyka, piłka, alasz.
Przegrał wojnę głupi malarz.
Siekiera, motyka, piłka nóż.
Przegrał wojnę już, już, już.

Siekiera, motyka, gaz i prąd
Kiedyż oni pójdą stąd.
Siekiera, motyka, prąd i gaz,
a żeby w was piorun trzasł.

 

0126 – Revisitons Comblain ( 9 ) : Le camping du Rocher de la Vierge

Le camping du Rocher de la Vierge et la colonie polonaise sont, apparemment, deux univers bien différents.

En effet, ces deux entités semblent appartenir à des mondes bien différents et rien, à première vue, ne justifie que ces deux univers se côtoient. Ils sont non seulement séparés par la rivière, mais aussi par beaucoup d’autres choses. Pourtant des ponts ont existé. Je ne parle pas de pont en pierres ou en béton, mais de pont « bâti » au hasard, des relations d’amitié.

Il faut dire que, quand nous allions à la « Plage », il n’était pas rare de faire un crochet par la buvette du camping. Et en revenant, c’était encore plus fréquent. Du coup, on rencontrait des vacanciers et on sympathisait.

En soirée, certains de ces campeurs ou campeuses faisaient le mur, mais dans le sens inverse de nos propres échappées et venaient nous rejoindre dans notre parc. C’était interdit. Ks Kurzawa s’y opposait formellement, mais pourtant c’était courant. La concentration de jeunes filles et de garçons présents à la colonie agissait un peu comme un « aimant » auprès des jeunes vacanciers avides de rencontres et d’aventure … c’était, en quelque sorte, la loi immuable de l’attraction universelle en version « jeunesse en vacances » ! Et après tout, qu’y avait-il de mal à ça ? Tout cela restait bien bon enfant …

J’ai quand même le souvenir d’une péripétie qui aurait pu tourner assez mal pour moi.

Ce jour-là, le groupe de garçon dont j’étais le moniteur était allé à Hamoir. C’était un exploit. Le reste du temps, ils ne voulaient que suivre les groupes de filles. Il faut que je précise que c’était un groupe de « grands » garçons … j’étais à peine un peu plus âgé qu’eux. Et j’ai vraiment dû insister pour faire une grande balade rien qu’entre garçons. Tout s’était très bien passé. J’étais content de moi.

Au retour, pour récompenser mes gaillards, j’avais promis de payer une tournée générale au camping du Rocher de la Vierge. Évidemment, ils ne l’avaient pas oublié. J’ai dû m’exécuter. Mais ça me faisait plaisir ; ils l’avaient mérité. On s’est donc tous arrêté au bar du camping. J’ai ouvert mon portefeuille et j’ai payé … mais dans l’euphorie, j’ai oublié mon portefeuille sur le comptoir.

Après un ou deux verres, nous sommes rentrés à la colonie. Je n’ai même pas remarqué que j’avais perdu quelque chose. Au camping, par contre, ils avaient retrouvé le portefeuille, et comme nous étions connus – peut-être trop – une des « filles-que-je-connaissais-très-bien » – peut-être trop – s’est proposée de me le ramener. Jusque-là, tout allait bien. Sauf que

En voulant rentrer à la maison polonaise, elle est tombée sur Pan Bardo ! Comme celui-ci refusait qu’elle rentre, elle lui a remis l’objet, gentiment, en disant : « Jean-Pierre l’a oublié chez nous au camping ».

Quelques minutes plus tard, j’étais convoqué dans le bureau de Ks Kurzawa. Le curé et Pan Bardo avaient les mines graves … on pressentait qu’un drame terrible se jouait entre ces murs. Ils m’ont directement assailli de questions … je me retrouvais devant un véritable tribunal d’inquisition : « Que faisais-tu au camping ? Avec qui as-tu passé la journée ? Comment se fait-il que ton portefeuille a glissé de ton pantalon ? Qui est cette fille qui te connaît si bien ? Pourquoi ramène-t-elle tes affaires ? ».

L’affaire était sérieuse, avec la tournure de l’interrogatoire, j’ai vite compris de quoi ils m’accusaient … tout à fait injustement. Le pire, c’est que c’était la première fois de toutes les vacances que le groupe allait là où j’avais dit que nous irions. Pour une fois que c’était la vérité !

J’essayais de me défendre, d’expliquer, mais aucun des deux ne voulait m’entendre. Pour eux, j’avais passé la journée au camping, avec cette fille, et avais perdu mon portefeuille peut-être en tombant mon pantalon ! J’étais horrifié par l’accusation et impuissant à les convaincre de ce qui c’était réellement passé … Ils m’ont dit que pareil comportement était totalement injustifiable et n’appelait qu’une seule réponse : mon renvoi de la colonie ! Cette injustice m’a fait exploser de colère.

Je me suis précipité vers mes garçons à qui j’ai expliqué toute l’affaire. Ils sont tous venus avec moi dans le bureau et tous ensemble, sans aucune exception, ils ont déclaré : « Si Jean-Pierre est renvoyé, nous rentrons tous à la maison ».

Je pense que face à la détermination de mes garçons, face à cet élan de solidarité ; les deux accusateurs ont dû admettre que nous étions sincères. Il n’y a eu finalement aucune suite à cette fâcheuse mésaventure. Le reste des vacances s’est très bien déroulé. Mais, je peux dire que j’ai eu … chaud ! Je n’ai jamais revu la fille du camping et je n’ai pas pu la remercier d’avoir rapporté mon portefeuille oublié … même si cet empressement à rendre service avait failli me coûter cher ….

Et vous, avez-vous des anecdotes inédites, amusantes, cocasses à partager concernant le camping ? Ne me laissez pas tout seul face à ce souvenir cuisant d’une déclaration de culpabilité et d’une condamnation imméritée …  enfin …  cette fois-là !

10/07/2017 – JP Dz

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0825 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le camping – carte postale.
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0826 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le camping – carte postale.
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Śpiewnik – 070 – Hej, hej ułani

https://www.youtube.com/watch?v=UnFM3UiSgQw

Ułani, ułani, malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.

Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.
Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.

Jedzie ułan, jedzie,szablą pobrzękuje
Uciekaj dziewczyno, bo cię pocałuje.

Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.
Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.

Niejedna panienka i niejedna wdowa
Zobaczy ułana kochać by gotowa.

Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.
Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.

Nie ma takiej wioski, nie ma takiej chatki
Gdzie by nie kochały ułana mężatki.

Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.
Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.

Babcia umierała, jeszcze się pytała :
« Czy na tamtym świecie ułani będziecie ? ».

Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.
Hej, hej ułani malowane dzieci
Niejedna panienka za wami poleci.