Quiz n° 26 et 27 :

 

Quiz_26
Quiz n° 26 : Equipe du KSMP Echo Ojczyste Mons en championnat du Hainaut :
Le n° 5 = Jean Grzeskowiak ; Samuel Roland ; André Karasiński ; le n° 1 = Zdzisław Blaszka ; le n° 8 = Christian Wala ; le n° 12 = Edward Kucharzewski ; Monsieur Mieczysław Gruszczynski, notre responsable et ancien joueur de volley à Quaregnon-Rivage ;
Le n° 3 = Pascal Fabio Cozatti ; le n° 4 = Raymond Mielcarek ; le n° 6 = Richard Mielcarek ; le n° 7 = Serge Bernard, le coach ; le n° 2 = Michel Mielcarek ; le n° 10 Guy Loison.
Pour la petite histoire, la maison que l’on voit en arrière- plan était occupée, à l’époque, par les prêtres polonais. La remise-garage y attenante servait de vestiaire. Ni douches, ni chauffage, mais sûrement un p’tit coin réservé pour les remontants.
PS : c’est une belle photo souvenir, manque le n° 20 pour que ce soit une très belle photo !

Signé le n° 20.
Quiz_26b
Quiz n° 26 b : Le 10 = Guy Loison ; le 14 = Gaetan Bernard ; le 2 = Michel Mielcarek ; le 4 = Samuel Roland ; le « fameux » 20 = Czesiu Kucharzewski ; le 8 = Nicolas Gioia.

Quiz_26c

Quiz n° 26 c : Le 14 = Gaetan Bernard ; le 1 = Jean-Louis Cassart ; le 17 = Gérard Lescot ; le 2 = Michel Mielcarek ; le 16 = Edward Kucharzewski ; Czesiu Kucharzewski ; le 3 = Sege Bernard ( Coach ) ; le 15 = Jean Grzeskowiak ; le 11 = Raymond Mielcarek ; ?.
Il faut savoir aussi qu’il y avait  une équipe A et une équipe B

Quiz_27
Quiz n° 27 : Kz. Kurzawa ; Casimir Swiderski ; ( ? ) ; Michel Spiewak ; Lucette Kieltyka ; les enfants Stachura ? ; St Nicolas ; Richard Szymczak ; la petite Rybacka ? ; Lilianne Kieltyka ; Therèse Spiewak ; des enfants Krzywinski ; Marek et Annie Kieltyka ; Eveline Ogonowski donnant la main de Freddy Kieltyka ; et derrière, Dominique Ogonowski.

 

 

0212 : Notre folklore ( 2 ) : « Za górami, za lasami »

Si les górale étaient importants … que dire des góralki ? C’est pour elles qu’ils s’affrontaient. C’est aussi pour elles – nos góralki à nous, celles de Comblain – que nous nous affrontions !

« Za górami, za lasami, za dolinami,
Pobili się dwaj górale ciupagami. 
»

Bien sûr, à Comblain elles n’avaient pas ces jupes si colorées, ni des chaussettes dans leurs kierpce, mais leurs tresses, avec un peu d’imagination, on pouvait presque se les partager :

« Hej górale, nie bijta się
Ma góralka dwa warkocze, podzielita się. 
»

Ça nous arrangeait bien de croire que, pour nous, elles avaient tout en double … « dwa warkocze », « dwoje oczu » et surtout un cœur immense « duże serce » qui pouvait contenir toutes nos passions et nous consoler de toutes nos défaites.

« Hej górale, czy dobrze wam ?
Mata na łbie wielkie guzy ja dziewczyne mam ! 
»

Mais nos góralki prenaient véritablement leurs éclats sur scène, dans les spectacles des KSMP. C’est là, dans l’habit traditionnel, comme sur les photos en annexe, qu’elles resplendissaient. Leurs chansons si particulières, avec cette tonalité et l’accent des montagnards, nous faisaient frissonner de plaisir. Quant à leur danse, elle tranchait singulièrement avec les autres chorégraphies, les Mazurs et les Polonaises aux gestes amples, aux pas allongés et aux mouvements lents et majestueux. Ici, tout paraissait concentré, millimétré … ajusté.

On les regardait tricoter avec leurs jambes légères, des petits pas si rapides, si précis, si resserrés qu’on ne pouvait pas s’empêcher de les imaginer sur les hauteurs des Carpates … là où l’espace manque et le temps est compté.

Autour d’elle, les garçons, les górale, s’appliquaient pour être remarqués. Ils rivalisaient d’adresse, de souplesse et de puissance vocale pour les séduire.

« W murowanej piwnicy,
Tańcowali zbójnicy,
Kazali se piknie grać,
I na nóżki pozirać. 
»

Parfois la douleur les faisait grimacer … jamais elle ne les arrêtait :

« Tańcowałbyk kiebyk móg,
Kiebyk ni mioł krzywych nóg.
Ale krzywe nózki mom,
Co podskoczem, to sie gnom. 
»

Et quand la danse se faisait Trojak, comme sur la photo 1.590, le góral était joyeux … il avait deux góralki pour lui tout seul … une dans chaque main … n’en lâchant aucune …

« Zasiali górale owies, owies,
Od końca, do końca, tak jest, tak jest ;
Zasiali górale żyto, żyto,
Od końca, do końca wszystko, wszystko ! 
»

Il profitait des mouvements plus lents pour contempler ses conquêtes et se préparait déjà à les faire virevolter autour de lui dès que rythme s’accélérerait …

« A mom ja ci trzy mendele
W domu dwa, w domu dwa
Zadna mi si
ę nie podoba
Tylko ta, tylko ta ! 
»

C’est là qu’il était le plus heureux … il savait déjà que la figure se terminerait inéluctablement par un bisou de chacune de ses deux góralki. Le bonheur !

En annexe, le 2ème extrait de l’article d’Anne Wuidar consacré aux montagnards. Dans ce deuxième extrait, elle nous parle, entre autres, des costumes et de la musique. Merci Anne.

25/02/2019 – JP Dz

1582_KSMP_Liège
1.582 : KSMP Liège : Spectacle du « Printemps polonais » : Jeanine Grajesz ; Haline Migon ; Régine Paluszkiewicz ; Pani Majewska ; ( ? ) ; ( ? ) ; Krysia Wochen ; Irène Jamka ? ; Madame Jamka ; Madame Wochen ; Elziunia Walczak ; Mirka Patalas ; Aline Bień ; Richard Migon ; Stasiu Krolak ; Edouard Paluszkiewicz ; César Napora ; Mieciu Musial.
1583_KSMP_Liège
1.583 : KSMP Liège : Góralski du « Pintemps polonais » : ( ? ) ; … ; André Paterka ; … ; ( ? ).
1584_KSMP_Liège
1.584 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
1585_KSMP_Liège
1.585 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : Avec à l’avant, Aline Bień ;  Gaby Stefanski ; Aline Jarosz ; Brigitte Witecki ; Helena Wochen ; Mirka Patalas. Derrière, Madame Wochen ; ( ? ) ; ( ? ) et … Georges Załobek.
1586_KSMP_Liège
1.586 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : Avec Stanis Debski ; Danielle Nieglos ; Régine Paluszkiewicz ; Jeanine Grajesz ; Zosia Bień ; ( ? ) ; ( ? ). Derrière, Monsieur Bolesław Chwoszcz ; Edouard Paluszkiewicz ; Edouard Jamka.
1587_KSMP_Liège
1.587 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : ( ? ) ; … ; Mirka Patalas ; … ; ( ? ).
1588_KSMP_Liège
1.588 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : Gaby Stefanski ; Mirka Patalas ; Christiane Stefanski ; Aline Bień ; Brigitte Witecki ; Helena Wochen ; Aline Jarosz ; Danielle Nieglos.
1589_KSMP_Liège
1.589 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : Mr Bolesław Chwoszcz ; Edouard Paluszkiewicz ; Jasiu Paluszkiewicz ; Edmond Walczak.
1590_KSMP_Ressaix
1.590 : KSMP Ressaix : Trojak : Eveline Ogonowski ; Vital Kciuk ; Dominique Ogonowski.

 

Les GÓRALES ou Gourals – par Anne Wuidar

 https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.slavorum.org/gorals-slavic-highlanders/&prev=search

https://www.zakopane.eu/fr/folklore-montagnard

https://www.mackoo.com/Pologne/zakopane-campagne.htm

https://pologneimmortelle.wordpress.com/category/6-folklore-et-traditions/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cor_des_Alpes

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=pl&u=https://pl.wikipedia.org/wiki/Trombita&prev=search

Le peuple Góral :

Les Górales (prononcer gourals), littéralement « montagnards ». C’est un groupe de populations indigènes du sud de la Pologne, du nord de la Slovaquie et de la région de Cieszyn en République tchèque. Il existe également une importante diaspora dans la région de Bucovine dans l’ouest de l’Ukraine et dans le nord de la Roumanie.

En Pologne, ils vivent dans la région de Podhale, dans les Tatras, et dans certaines parties des Beskides (Silésie de Cieszyn, Beskides de Silésie, Beskides de Wywiec). Dans la Slovaquie actuelle, ils vivent dans 4 groupes distincts : dans le nord de Spiš (34 villages subdivisés en deux groupes), Orava et Kysuce (2 villages) et des groupes plus petits dans 7 autres villages enclavés du nord de la Slovaquie.

Leurs divers dialectes descendent de l’ancien polonais, mais avec une influence non négligeable du slovaque depuis ces derniers siècles. En plus du polonais, la langue contient un vocabulaire d’autres origines, y compris le slovaque, le « Vlach » (langue des Valaques, à consonance romano-orientale, très parlée dans certaines régions de Roumanie) et des mots d’origine incertaine qui ont des liens avec d’autres dialectes des bergers de la région des Carpates.

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b

Pour la plupart des Górales, le facteur décisif dans leur identification à une nationalité n’est pas ethnique mais territoriale. Ceci, à mes yeux, est compréhensible du fait que comme leurs troupeaux, les hommes n’avaient pas conscience des frontières conventionnelles entre états. Historiquement, la question de leur identité ethnique a été très débattue et a abouti à des réclamations et à des demandes reconventionnelles à la fois de la part de la Pologne et de la Slovaquie. Ceux qui vivent dans des régions appartenant de longue date à l’État polonais s’identifient comme polonais, tandis que ceux qui vivent en Slovaquie se sont identifiés comme slovaques mais gardent en tête leur identité première, ce qui est le cas de beaucoup de minorités d’ailleurs. C’est également le cas des Hutsuls, présents en Ukraine et en Roumanie – des Lemkos, présents en Pologne, Slovaquie et en Ukraine – des Boïkos, présents en Ukraine, en Pologne et en Slovaquie. Ces trois peuples étant souvent connus sous le nom de Ruthènes.

Le costume traditionnel des hommes – qu’ils portent encore dans la vie courante à Zakopane et alentours – car les górales sont des bergers – est constitué de pantalon moulant en peau de mouton brodée (débarrassée de sa laine) de couleur blanche ou grise, décoré d’une broderie appelée « parzenica ». La parzenica est faite d’un large fil de couleur rouge et gris.

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Le reste de l’habit traditionnel comprend une chemise blanche de lin avec des pinces décoratives sous le cou. Par-dessus, en été les górals mettent des vestes en cuir ou des « cuchy » (des vestes blanches brodées). En hiver ils se vêtent de manteaux de cuir ou de fourrure.

L’élément le plus populaire de cet habit est un chapeau décoré de coquilles ainsi qu’une plume d’aigle. Leurs chaussures s’appellent « kierpce » et elles sont créées en cuir taillés dans un seul morceau. Elles sont attachées aux mollets par des lanières. Un chapeau et une cape sur les épaules complètent cette tenue.

Le costume traditionnel des femmes – Elles portent des jupes plissées avec un motif floral.

On assiste, et ce dernièrement, à un retour des anciennes jupes sans plis avec une bande de crêpe cousue dans la partie basse. Ces dernières sont accompagnées d’une chemise blanche et d’un corset lui aussi brodé avec des perles, les « kierpce », ainsi que des colliers de perles rouges autour du cou.

La musique, dite « góralska » est tour à tour ardente ou douce dans l’accompagnement des chants et danses. On y entend beaucoup le violon et l’accordéon.

La  trembita (ou trabita, ou trombita,), instrument à vent folklorique en forme de tuyau droit ou légèrement coudé à la fin, atteignant parfois 4 mètres de long, utilisé comme trompette de berger, produisant un son grave et profond et qui, comme les cors des Alpes était utilisé initialement pour communiquer à distance en montagne. Cet instrument se trouve en Suisse, en Autriche, en Allemagne, en France et, la trembita en Pologne par les Górales et les Hutsuls (régions de Beskides et de Podhale), en Ukraine et en Roumanie.

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La trembita était probablement comme le cor des Alpes, utilisée pour prévenir un village d’un danger, ou pour appeler les villageois à l’église, car le son peut parcourir des longues distances, et faire écho dans les vallées. Il servait aussi aux bergers qui pratiquaient la transhumance alpine.

Elle est réalisée dans le bois d’un jeune arbre coupé en deux moitiés dans le sens de la longueur. Ensuite, celles-ci sont creusées et jointes, collées avec de la colle. L’instrument est ensuite enveloppé d’étroites lanières d’écorces. L’extrémité est évasée. La manière de se souffler dans l’embout permet d’émettre des tonalités harmoniques différentes.

Amicalement vôtre : Anne Wuidar  –  wuiwui007@hotmail.com

Extrait n° 2 des « Muses Vagabondes – Petit Journal Culturel et Artistique Slave » – n° 25 de décembre 2018.

Quiz n° 23, 24 et 25 :

 

Quiz_23
Quiz n° 23 : Debout : Mme Kondraszuk de Trivières ; Mme Bardo ; ( ? ) ; Ks. Okroj ; ( ? ) ; Ks. Müller ; Ks. Rektor Repka ; Edmond Budzinski ; Stéphanie Goch ; Halina Ogonowski ; ( ? )  ; Monseigneur De jardin, délégué de l’épiscopat Belge auprès des réfugiés ; Ks. Lewandowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks. Kurzawa ; Ks. Karzimierz  Szymurski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr. Rzemeniewski ;
Assis : Jurek Stój ; Anne-Marie Mazgaj ; Mirka Patalas ; Mieciu Musial ; Krysia Wochen ; Mr. Wacek Bień.
Quiz_24
Quiz n° 24 : ( ? ) ; … ;  Ks. Rektor Repka ; Ks. Müller ; ( ? ) ; Cathy Cieslik ; Annick Cieslik ; Michel Pietka ; ( ? ) ; ( ? ).
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Quiz n° 25 : Ks. Brzezina ; Ks. Okroj ; Ks. Kuchcinski ; Ks. Müller ; Ks Szczesny ; Diacre Białecki ; Ks. Prałat Kurzawa et sa soeur Daniela ; Ks. Prałat Kiedrowski ; Ks. Krzeminki ; Ks. ( ? ) ; Pani Perzynowa. Assis : ( ? ) ; Laurence Perzyna ; Lodia Perzyna ; ( ? ) ; Sébastien Perzyna ; Vincent Swiderski ; Daniel Czajkowska ; ( peut-être Dorothée Swiderski ? ) ; Marek Swiderski.

 

 

0211 – Cours de moniteurs … délocalisés – 1974

Après le succès des cours de moniteurs organisés à Comblain, l’idée d’exporter le concept outre-Rhin s’est imposée. Il s’agissait de former de futurs « cadres » pour les colonies tout en procédant à un subtil mélange de genres afin de tirer le meilleur parti de toute cette jeunesse …

Nous nous sommes donc engagés – avec armes et bagages – dans l’expédition. On était peu nombreux … juste une poignée de braves et en matière d’armes, on avait surtout privilégié celle qui constituait un langage universel et qui nous paraissait être le plus à même d’adoucir les mœurs de nos futurs amis germains : la musique. Mr Bujanowski père s’était montré particulièrement agacé par l’équipement embarqué par Bujanowski fils, notre préposé aux divertissements. Il a fallu négocier et convaincre qu’on allait en terre inconnue et Dieu seul savait ce qui nous attendait. D’ailleurs, on n’emportait que le strict minimum : deux platines, un ampli, une petite table de mixage, un modulateur de lumières psychédéliques et deux colonnes de spots … difficiles de faire avec moins !

Le trajet vers Herzogenrath s’est déroulé sans trop de difficultés … même si nous avons pris du retard à cause de l’encombrement et de la fragilité du matériel qu’il fallait ménager. Mais l’histoire est témoin qu’aucune conquête majeure n’a jamais été possible sans impedimenta.

L’histoire a prouvé aussi que visiblement nos hôtes n’avaient pas la même conception de ce que devait être un cours pour moniteurs ! Ils devaient confondre « cours de moniteurs » et « petit séminaire ». À peine arrivés sur place, l’équipement n’était pas encore installé qu’on nous a invités à entrer dans une grande salle sans fenêtre.

De prime abord, le bâtiment nous avait semblé froid et austère comme un couvent … les bonnes sœurs en moins. La grande salle, où on nous faisait pénétrer, avait été transformée en chapelle !

Une quinzaine de jeunes polonais d’Allemagne y étaient installés docilement, depuis un certain temps et nous attendaient pour la messe ! On a très vite compris que sur ce coup-là … on s’était fait avoir : « A Comblain, ça n’aurait pas été possible ! ». Pris au piège, nous avons assisté à l’homélie en nous disant : « Au moins, ça s’est fait … après on pourra passer à autre chose ». C’était sans connaître les noirs desseins qu’on nous réservait pour la suite !

Le lendemain matin, pobudka à 7 h 00. Le prêtre allemand, responsable de la formation, nous invite de nouveau à le rejoindre à la messe quotidienne, obligatoire, indispensable et indiscutable. « Ah oui, mais non ! On ne va pas commencer comme ça ! », notre réaction a été immédiate, brutale, spontanée et bruyante. Le prélat a eu l’air surpris par notre opposition. Sans doute n’avait-il pas l’habitude que l’on discute sur ce point … Par contre, Ks Kurzawa – qui par bonheur était présent – lui n’a pas eu l’air d’être étonné … On avait même l’impression qu’il avait prévu ce qui arriverait. L’expression de son visage avait l’air de dire à ses homologues allemands : « Vous voyez … je vous l’avais bien dit ».

L’information s’est répandue de chambre en chambre : « Les belges résistent … ». Les organisateurs ne pouvaient tolérer notre insoumission et nous, on ne pouvait pas accepter leur diktat. La crise a atteint son paroxysme quand on nous a menacés de ne pas servir le déjeuner si nous n’assistions pas à la messe. La guerre était ouverte.

Face à l’offensive, nous, nous étions retranchés dans notre chambre. Ils voulaient nous imposer leur modèle et nous, on voulait imposer le nôtre, le modèle Comblain !

Face à des positions aussi « tranchées » et divergentes, la marge de manœuvre paraissait très étroite. Finalement, c’est Ks Kurzawa qui a pris les choses en main ; il s’est jeté dans la bataille en nous montrant une facette de sa personnalité qu’on ne lui connaissait pas : le Ks Kurzawa négociateur.

Heureusement qu’il était là pour déminer le terrain ! Parce que l’autre prêtre – qui de surcroît était l’un des chauffeurs à nous avoir conduits là – Ks Szczęśny s’est montré d’une neutralité affligeante.

Se targuant sans doute d’être prêtre polonais, mais ayant toutes ses attaches en Allemagne et étant « seulement » détaché au Borinage … il n’a pas prétendu prendre position ! Cela deviendra d’ailleurs, par la suite, une de ses spécialités …

C’est donc sur les épaules frêles, mais déterminées, de Ks Kurzawa que reposait tout le poids des pourparlers. Je le vois encore sortir de notre chambre, franchir le couloir – véritable no man’s land – et porter à l’adversaire nos dernières revendications ; et puis, revenir, porteur d’un accusé de non-réception.

Heureusement, ces va-et-vient ont fini par payer. De propositions en propositions, les intransigeances se sont estompées. La probabilité d’un cessez-le-feu devenait enfin possible.

Dans un dernier sursaut de diplomatie, Ks Kurzawa nous a demandé de comprendre que le prêtre allemand n’accepterait jamais l’offense de perdre la face. Il nous enjoignait donc d’aller à cette messe tout en nous faisant la promesse qu’elle serait la dernière. C’était un compromis à la belge. Comment refuser ? D’autant plus que nous commencions sérieusement à avoir faim. C’est donc drapés d’une dignité toute empreinte de sobriété, mais non sans panache, que nous avons daigné rejoindre les autres qui nous attendaient déjà depuis si longtemps. L’incident était clos et le reste de la formation s’est déroulé dans une « entente cordiale ».

Cette semaine ne restera cependant pas gravée dans nos mémoires comme un souvenir des plus agréables … ça manquait cruellement de filles ! Et un cours de moniteurs sans fille, c’était comme un parc de Comblain sans … arbres ! C’était le désert, plat et sans intérêt.

Après cette première expérience, les allemands ne nous ont plus jamais invités. Allez savoir pourquoi !

18/02/2019 – JP Dz

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1.576 : DE COMBLAIN-LA-TOUR A HERZOGENRATH : Cours de moniteur délocalisé.
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1.577 : HERZOGENRATH : A défaut d’avoir la moindre photo de cette semaine-là, voici quelques cartes postales de la ville.
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1.578 : HERZOGENRATH : A défaut d’avoir la moindre photo de cette semaine-là, voici quelques cartes postales de la ville.
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1.579 : HERZOGENRATH : A défaut d’avoir la moindre photo de cette semaine-là, voici quelques cartes postales de la ville.
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1.580 : HERZOGENRATH : A défaut d’avoir la moindre photo de cette semaine-là, voici quelques cartes postales de la ville.
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1.581 : HERZOGENRATH : A défaut d’avoir la moindre photo de cette semaine-là, voici quelques cartes postales de la ville.

 

Quiz n° 22 :

 

Quiz_22
Quiz n° 22 : KSMP MONS : fin des années 70 début 80 Jeux de village à Hautrage-Etat ( mât de cocagne, course de brouette … ) que nous avons remporté d’ailleurs. Pascale Godon ; Martine Brzezicha ; Zuhal Gunal ; Hector Fazzini ; Edwin Green ; Freddy Motala ; Marie-Claude Castellain ; Czesiu Kucharzewski ; Didier Bouchei ; Giovani Cortelletti ; Patrick Szczepanski ; Marek Bujanowski ; Pierre Front ; Géniu Bujanowski. Tous ces jeunes dont le nom ne sonne pas très polonais ont pourtant porté fièrement les costumes du KSMP Mons. Ce « multiculturalisme à la polonaise » fut très enrichissant. Dommage, que certains n’ont RIEN compris… !! Cz K.

 

0210 – Loreto, raconté par Czesiu qui … n’a pas été

Je me suis laissé dire qu’un certain nombre d’adolescents qui ont séjourné à Comblain-la-Tour se sont vus proposer de poursuivre l’aventure plus loin … beaucoup plus loin … à Loreto !

J’ai cru comprendre que ces vacances en Italie étaient une sorte de prolongement de la formation initiée à Comblain ! Là-bas, les jeunes qui avaient été « sélectionnés » parachevaient un cycle … celui de prendre pleinement conscience de leur appartenance à la Communauté polonaise ! Et pour mettre en évidence ces valeurs, on rassemblait là, à Loreto, des jeunes polonais venus de tous les coins d’Europe !

Il m’est revenu que tous ceux qui ont eu le privilège de participer à ce séjour en ont gardé un souvenir inoubliable ! Tu m’étonnes … trois semaines de vacances en Italie … à 18 ans … avec une centaine de jeunes du même âge … tous parlant la même langue, même s’ils venaient de milieux différents … tous curieux de se découvrir les uns les autres … tous prêts à rendre ce séjour le plus « spécial » possible … Il faudrait être difficile pour ne pas apprécier !

On m’a expliqué que, contrairement à Comblain-la-Tour, les activités qui étaient offertes aux participants étaient multiples, même si les débats de fond, en petits groupes, sur des sujets sérieux, rythmaient l’ordinaire. Régulièrement, des autocars emmenaient tout le monde, y compris les prêtres et l’évêque, à la plage ! Méditer, en maillot de bain sur la plage, au bord de la  Méditerrané … c’est quand même plus sympa ( même si nous étions plutôt au bord de l’Adriatique ).

Avec moult détails, on m’a fait remarquer que les soirées à Loreto c’était quand même « autre chose » … Tous les soirs, il y avait bal ! Les filles – les anglaises en premier – mettaient un point d’honneur à revêtir leurs plus belles tenues … C’était presque un concours d’élégance … de séduction. Pendant ces soirées, il n’était pas rare qu’on improvise des jeux, des sketchs ou d’autres joyeuseries … comme à Comblain, mais qu’en plus, de véritables spectacles de danses folkloriques soient proposés par les participants. Les chorégraphies se préparaient pendant la journée et on pouvait voir régulièrement des répétitions de krakowiak et de kujawiak entre deux autres occupations.

Par pur sadisme, on m’a rapporté que le séjour était ponctué de voyages extraordinaires à la découverte de l’Italie. Les photos qu’on m’a montrées de Loreto, d’Ancône, d’Assise, de Venise et de Rome témoignaient des périples auxquels les jeunes étaient invités.

Et pour ne rien m’épargner, on m’a détaillé les sites grandioses que ces jeunes ont eu la chance de visiter … des Basiliques de Saint-François et de Sainte-Claire d’Assise au Palais des Doges de Venise, des ruines du Colisée au Forum romain, de la Basilique Saint-Pierre de Rome à l’incroyable Musée du Vatican … en passant par la Chapelle Sixtine, le tout avec un guide exceptionnel Mgr Szczepan Wesoły !

Vous l’aurez compris … je ne suis pas allé à Loreto ! Et la question que je me pose depuis, c’est « pourquoi ? ».

Qu’est-ce qui a fait qu’à moi, on ne l’a pas proposé ? Est-ce à cause de ce surnom qu’on m’avait donné à Comblain-la-Tour : Purpere Duivel ? Les plus hautes autorités ecclésiastiques, jusque Rome, auraient-elles entendu ce surnom ? Auraient-elles été inquiètes de me voir débarquer jusqu’au Vatican ? Allez savoir …

Calimero

11/02/2019 – Czesiu Kucharzewski – alias Purpere Duivel

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1.567 : LACO – 1979 : Cours Loreto : Autour de Monseigneur Szczepan Wesoły : … ; Elisabeth Rozenski ; Dominique Ogonowski ; Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; Betty Nowicki ; …
1568
1.568 : ROME – 1976 : Cours Loreto : Autour de Monseigneur Szczepan Wesoły : … ; Zosia Król ; Aline Bień ; Annie Nowicki ; Malvina Rusowicz ; Jerzy Bardo ; Marek Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; …
1569
1.569 : CASTELLON DE LA PLANA – 1971 : Cours Loreto : Autour de Monseigneur Szczepan Wesoły : … ; Marie-Françoise Fiutowski ; ….
1570
1.570 : LORETO : Spectacle de danses : Jean-Pierre Dziewiacien ; Aline Bień ; Zosia Król ; … ; ( ? ) ; …
1571
1.571 : ITALIE : Quelque part sur la plage : Zosia Król ; Aline Bień ; Jean-Pierre Dziewiacien en pleine lévitation ! ; Malvina Rusowicz ; Annie Nowicki.
1572
1.572 : VENISE : A la terrasse : ( ? ) ; Jerzy Bardo ; Marek Bujanowski ; ( ? ) ; Zosia Król ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Annie Nowicki ; Malvina Rusowicz.
1573
1.573 : VENISE : Dans une gondole : Annie Nowicki ; Zosia Król ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Aline Bień ; Malvina Rusowicz ; Marek Bujanowski.
1574
1.574 : ROME : Devant la fontaine de Trevi : Aline Bień ; Marek Bujanowski ; ( ? ) ; Zosia Król ; Annie Nowicki ; Malvina Rusowicz.
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1.575 : LACO : Dans une chambre : Elisabeth Rozenski ; Gaëlle Queret ( F ) ; ( ? ), danoise ; Dominique Ogonowski.

 

 

 

Quiz n° 20 et 21 :

Quiz_20
Quiz n° 20 : KSMP Mons : Anne-Marie Mazgaj ; Stéphanie Goch ; Richard Pawlak ; Zygmunt Mielcarek ; dans le fond, Mr et Mme Dziewiacien.
Quiz_21_a
Quiz n° 21 : Ressaix : Edouard Nowicki ; Bernadette Marszalkowski ; Dominique Ogonowski ; le góral derrière : Casimir Nowicki ; Christine Marszalkowski ; Eveline Ogonowski ; Vital Kciuk ; Richard Pietraszek; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Sabine Pietraszek, souriante. A l’arrière, de droite à gauche : Haline Ogonowski ; Christine Romanowicz ; Thérèse Kaminski ; Janine Leracz, ( ? ) ; Henri Sitarz.
Quiz_21_b
21 b : le même jour !

 

Quiz_21_c
21 c : le même jour !