0256 – Les Échos de Comblain : quand le livre se referme …

En cette toute fin d’année 2019, j’ai décidé de tirer un énorme coup de chapeau à une équipe dont la jeunesse, le dynamisme et l’enthousiasme font rêver … je veux parler du comité de rédaction du périodique des Échos de Comblain. Depuis 4 ans et demi que nous revisitons ensemble notre passage par Comblain-la-Tour, vous m’avez régulièrement entendu faire référence à cette publication ; je dis « référence » parce qu’il s’agit réellement d’un ouvrage de référence … même si chaque mois ce qui arrive dans ma boîte aux lettres ressemble à 4 pages photocopiées d’un visuel assez modeste … mais quel contenu !

C’est ici que j’ai puisé les informations les plus pertinentes, les plus justes, en un mot, les plus intéressantes sur l’histoire de Comblain. Bien sûr, ce n’était pas ma seule source et les illustrations proposées n’étaient pas récupérables ; il me fallait élargir les recherches pour vous montrer d’anciennes cartes postales de Comblain-la-Tour, mais nulle part ailleurs qu’aux Échos de Comblain vous ne trouverez autant de détails et de précisions sur l’histoire locale. Imaginez-vous que le mensuel est publié depuis le mois d’avril 1946 !

Dans son n° 1 de la 1ère année, d’avril 1946, l’éditorial annonçait déjà fièrement : « Une feuille nouvelle, « Les Échos de Comblain » se présente à vous. Elle constitue l’organe officiel du « Syndicat d’Initiative touristique » dont elle diffusera les buts, le programme et les réalisations ». Tout un programme ! On était juste un an après la guerre !

Quant aux buts poursuivis par le périodique, ils ont été précisés d’emblée : « faire mieux connaître Comblain au monde touristique ; le faire apprécier d’avantage par la population … ;… faire le maximum d’efforts pour attirer le touriste … » ( à peu de chose près, c’est le but que nous poursuivions, nous Anciens de Comblain, quand nous avons entrepris de faire revivre notre propre découverte des lieux, et plus précisément dans les articles consacrés à « Revisitons Comblain » ). Et depuis plus de septante ans … les publications s’enchaînent sans interruption ! Quelle constance … quelle persévérance … quelle opiniâtreté … quelle cohérence ! Je ne connais pas d’autres communes qui peuvent s’enorgueillir de posséder une telle bible sur leur histoire locale. L’ouvrage mérite d’être conservé dans un musée de la vie rurale. Bravo.

Si j’ai décidé de vous parler des Échos de Comblain aujourd’hui, ce n’est pas par hasard … Dans l’exemplaire que j’ai reçu il y a quelques jours – le mensuel de novembre 2019 – j’ai eu la tristesse de lire que l’aventure se termine … En effet, Mr Alphonse Castermans, qui dirige le périodique, annonce la fin des publications. Si vous prenez le temps de lire ce que Mr Castermans écrit, et que j’ai reproduit ci-dessous, vous comprendrez pourquoi l’histoire s’arrête. Ce jeune homme a aujourd’hui 92 ans ! Son collègue, Mr Robert De Ridder, a aussi 92 ans ! Et le dernier membre de l’équipe, Mr Françis Dadoumont – que j’ai eu le plaisir de rencontrer et que vous reconnaîtrez sur deux des photos en annexe – est … un peu plus jeune ! Et donc, quand, en commençant ces quelques lignes, je parlais d’une équipe « dont la jeunesse, le dynamisme et l’enthousiasme font rêver … » c’était pour mettre en évidence un esprit et une vitalité dont beaucoup de « plus jeunes » devraient s’inspirer …

J’aimerais aussi associer à ce coup de chapeau notre ami René Defossé. C’est lui, notre correspondant local, qui m’a fait découvrir les Échos de Comblain. Quand il m’a prêté sa collection complète de tous les fascicules, dont certains étaient déjà reliés, j’ai tout lu … presque tout. J’ai, en tout cas, pris plaisir à extraire de cette encyclopédie tout ce qui pouvait intéresser les Anciens de Comblain. Par exemple quand, en février 1951, alors que le Centre Millennium n’était encore que l’Hôtel du Parc, la publication annonçait qu’un « écusson » à caractère touristique devrait être apposé sur toutes les façades de ce qu’on n’appelait pas encore le secteur Horeca ( photos 2.055 et 2.056 ) ; ou quand, en 1962, il annonçait l’inauguration du Centre de vacances polonais ( document 2.057 ).

C’est donc avec un regret ponctué de respect que je vois se refermer une page essentielle de la vie locale de Comblain-la-Tour. Soyez assurés Messieurs que votre travail sera mis en valeur à chaque fois que ce sera possible. Et nous, Anciens de Comblain, nous profitons de l’occasion pour vous chanter un STO LAT aussi mérité que sincère.

30/12/2019 – JP Dz

Et voici le texte de Mr Alphonse Castermans :

« Au revoir et merci …

Durant des mois et des mois, le comité de rédaction des Échos a attendu du renfort, espérant qu’un jeune pensionné allait se manifester : en vain !

Actuellement, ce comité est réduit à 3 personnes : votre serviteur, 92 ans, Robert De Ridder, même âge, et Françis Dadoumont, heureusement un peu plus jeune, lequel, outre ses articles, assume tous les déplacements nécessaires et les contacts avec l’imprimeur.

Aussi ai-je pris la décision qui s’imposait, si pénible soit-elle, de mettre fin à la publication de nos chers Échos de Comblain, avant que l’un de nous trois soit brusquement incapable de poursuivre ; les deux autres se retrouvant plongés dans la situation intenable que l’on devine !

 Le moment est donc venu de dire merci. D’abord à nos dizaines de collaborateurs aujourd’hui disparus et en premier à Emile Detaille, fondateur du mensuel et qui allait pendant plus de 40 ans par ses articles d’une richesse incroyable lui donner cette réputation dépassant nos frontières locales, à Arthur Jadot, Ninie Dehossay, Jean Luxen, Paul Senny ( je cite de mémoire les plus prolifiques ) mais aussi ceux toujours bien vivants, en premier lieu Robert Martin, mon prédécesseur à la rédaction durant près de 25 ans et dont on ne soulignera jamais assez les qualités littéraires. Je pense notamment à sa série d’articles « L’homme traqué », un modèle du genre. Salut mon cher Robert et mes hommages à ta si charmante épouse. Citons encore Ivan Rasquin ou Pol Walhain. N’oublions pas Cyrill Tahay, qui au comité de direction nous a aidés efficacement pendant plusieurs années ; dernièrement des ennuis de santé l’ont obligé à « lever le pied ».

 Le moment est venu de remercier chaleureusement la cheville ouvrière de Échos, c’est-à-dire les indispensables distributeurs locaux et leur champion local Jean Braipson. Actuellement il distribue Comblain centre et le Pont-de-Sçay, alimente Géromont et Mont ; il est partout avec un dévouement et une bonne humeur qui n’ont d’égal que sa modestie. Merci Jean. Cette 72ème année de parution prend fin en avril 2020.

 Afin de remercier nos fidèles abonnés, le comité a décidé d’arrêter la publication en mars mais nos abonnés recevront donc gratuitement nos trois derniers numéros.

 Et oui, les meilleures choses ont une fin. Au revoir et à tous un tout grand merci.

 Alphonse Castermans »

2049
2.049 : COMBLAIN-AU-PONT – 2.018 : Mr Françis Dadoumont ; Jean-Pierre Dziewiacien.
2050
2.050 : COMBLAIN-AU-PONT – 2.018 : Mr Françis Dadoumont ; Jean-Pierre Dziewiacien.
2051
2.051 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Au Centre Millennium : Dominique Ogonowski ; René Defossé ; Dominique Stefanski.
2052
2.052 : COMBLAIN – 1.946 : Premier numéro des Échos de Comblain. Première page.
2053
2.053 : COMBLAIN – 1.946 : Premier numéro des Échos de Comblain. Extrait.
2054_Ecusson
2.054 : COMBLAIN – 1.951 : 6ème année de parution des Échos de Comblain. Extrait.
2055
2.055 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1.951 : Hôtel du Parc : Différents écussons présents sur la grille.
2056_Ecusson_3
2.056 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1.951 : Hôtel du Parc : Différents écussons présents sur la grille.
2057_1962_inauguration
2.057 : COMBLAIN – 1.962 : Les Échos de Comblain. Extrait annonçant l’inauguration, le 24 juin, du « Centre de vacances pour enfants polonais ».

 

 

 

0255 – Heusden Zolder : Double cérémonie

Je suis particulièrement heureux de braquer le projecteur de ce lundi sur la communauté polonaise d’Heusden-Zolder. D’autant plus que l’article ci-dessous – traduit du polonais – décrit, avec beaucoup de détails, la vivacité de cette implantation polonaise du Limbourg. Vous y lirez des noms qui nous sont familiers : Mr Mikołaj Król, le papa de Zosia ; Mr Grzegorz Rozeński, professeur pendant 17 ans à l’école polonaise de Heusden-Zolder et papa d’Elizabeth, de Jef et de Piotr, Ks Marcin Noskiewcz, mais aussi Zosia Król, Eric Nowicki, Karinka Prekowska … et surtout Madame Pelagia Nowicka, la maman d’Annie, de Betty, de Józek, d’Éric et d’Eddy.

Ce texte n’est malheureusement pas daté … il évoque une cérémonie qui se serait passé un 15 mai … sans doute au début des années 70 et au plus tard en 1975. Il n’est pas signé non plus … sauf d’un très modeste : « Un participant ». Alors, est-ce Mr Rzemieniewski qui l’aurait écrit ? Il était, en tout cas, régulièrement présent à la salle « Millenium » … mais pourquoi ne l’a-t-il pas signé comme d’habitude par son célèbre « j.n. » ? Ou peut-être que quelqu’un l’a aidé à rédiger le texte ? Si vous avez une explication … je suis preneur.

Je vous laisse donc en compagnie de la communauté polonaise d’Heusden-Zolder … Mais sachez déjà que je reviendrais prochainement, et avec grand plaisir, sur l’une des figures les plus emblématiques de la région … quelqu’un que j’ai eu le privilège de connaître et qui symbolise, à elle seule, la passion du folklore polonais et l’acharnement à vouloir partager cette passion : Madame Pelagia Nowicka.

23/12/2019 – JP Dz

Double cérémonie dans la communauté d’Heusden Zolder

 Dans la communauté polonaise du Limbourg, le travail et l’intérêt pour la tradition polonaise fuse de partout et fait éclore une vivacité collective nationale. L’expression de cette vitalité polonaise a été le dernier événement célébrant le 3 mai dans la communauté d’Heusden-Zolder.

 La génération plus âgée, qui a quitté volontairement ou par la force son pays d’origine, garde dans son âme l’image de sa patrie ; aujourd’hui cet amour de la Patrie et des traditions polonaises se transmet dans les âmes de la jeune génération et, par l’intermédiaire d’évènements et de célébrations, leur apprend à aimer le pays d’origine de leurs pères et mères.

 Le 15 mai de cette année, la communauté d’Heusden-Zolder, à Lindeman, a célébré la fête de la Constitution du 3 mai dans la salle polonaise « Millenium », avec la participation des personnes plus âgées, des jeunes et des enfants. Nous avons commencé notre journée par la Sainte Messe en l’église de Lindeman. Ensuite, nous avons marché, avec les drapeaux déployés, pour rejoindre la salle commune polonaise.

 Pour commencer les festivités, le président Mikołaj Król a prononcé un discours pour souhaiter la bienvenue aux participants. Mr Grzegorz Rozeński, professeur de l’école libre polonaise, a lu un exposé rappelant à chacun les circonstances de la création de la Constitution du 3 mai.

 Les enfants de l’école ont présenté un court programme, chantant des chansons polonaises et récitant des poèmes de circonstance. Puis, est montée sur scène avec son groupe, Mme Pelagia Nowicka, dirigeante de l’Association Catholique de la Jeunesse Polonaise (KSMP) et des futurs jeunes. Le programme était extrêmement varié, plein de folklore polonais, exprimé par des danses nationales, des chants et des tableaux scéniques.

 Il fallait voir cette jeune génération, née à l’étranger, les visages heureux et souriants, avec l’enthousiasme, la verve et l’habileté dont ils faisaient preuve dans toutes les scènes, dansant, chantant. Personne ne peut nier à quel point la scène a été touchante quand, à un moment donné, toute cette marmaille est descendue du podium, tenant un bouquet de fleurs, les offrant aux mères présentes dans la salle.

Puis, ils ont chanté ensemble une chanson pour leur mère, car la fête du 3 mai était combinée avec la fête des mères.

 Ensuite encore, il y a eu des danses en trois groupes : les plus âgés, les moyens et les plus jeunes. Ils dansaient les Krakowiak, les Mazurek et les Oberek.

Dans une autre scène, la petite Zosia Król a chanté une chanson sur les champignons, et les plus jeunes ont dansé dans la forêt, et plus tard encore, ils ont exécuté une danse des « góral ».

Eric Nowicki a interprété, en solo, un « Zbójnicki » qui a déclenché une tempête d’applaudissements.

S’en est suivi un duo de petits danseurs, en la personne des petits Eric et Karinka Prekowska, qui s’accrochant à la ciupaga du montagnard, refaisaient le « Zbójnicki ».

 Nous devons tout cela à notre Dirigeante du KSMP, Mme Pelagia Nowicka, qui consacre son temps, et parfois sa santé, à la préparation des événements et des célébrations. Sous son œil attentif et ses conseils, nos jeunes gens dansent, chantent et récitent.

 Et donc, la communauté polonaise du Limbourg ne s’endort pas, ne disparaît pas et ne mourra pas, parce qu’elle est un véritable exemple d’existence conforme à la tradition polonaise.

 Alors que le spectacle des jeunes touchait à sa fin, notre prêtre polonais, Ks. Marcin Noskiewcz, a chaleureusement et cordialement remercié tous ceux qui ont participé à la célébration du 3 mai, rappelé les valeurs spirituelles des fêtes nationales, demandé aux personnes réunies, en particulier aux parents, de préserver et de cultiver les fêtes nationales polonaises dans leur famille, d’implanter dans l’esprit et le cœur de leurs enfants tout ce qui est polonais, ce qu’ils avaient apporté du pays : Dieu, la foi et la langue maternelle.

 Enfin, le Président, Mikołaj Król, s’est de nouveau exprimé, remerciant ses compatriotes d’être venus si nombreux à cette cérémonie. C’est la chanson « Je ne vais pas quitter ma terre » qui a clôturé cette célébration du 3 mai.

 Un participant

2038
2.038 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Eric Nowicki ; Carine Prekowski.
2039
2.039 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Debout : Zosia Król ; Brigitte Prekowski, ( ? ) ; Igor Gymza ( ! ) ; ( ? ) ; Christiane Niemiec ; Annie Nowicki ; Regina Gymza ; Assises : ( ? ) ; Carine Prekowski  ; Betty Nowicki ; Elisabeth Rozenski.
2040
2.040 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : ( ? ) ; Carla ? ; ( ? ) ; ( ? ) ; Zosia Król ; Regina Gymza ; Betty Nowicki ; Elisabeth Rozenski.
2041
2.041 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Brigitte Prekowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mme  Pelagia ( Pela ) Nowicki-Bednarek ; Zosia Król ; Regina Gymza ; Betty Nowicki ; Elisabeth Rozenski.
2042
2.042 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Carine Prekowski ; Pelagia ( Pela ) Nowicki-Bednarek ; Józek Nowicki ( à droite ).
2043
2.043 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Marek Ordutowski  ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Brigitte Prekowski ; Eddy Nowicki ; Carine Prekowski ; Sabine Lacroix ; et Eric Nowicki dans le fond.
2044
2.044 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Annie Nowicki ; Zosia Król ; Eddy Nowicki.
2045
2.045 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Pelagia ( Pela ) Nowicki-Bednarek ; Betty Nowicki ; Annie Nowicki ; Zosia Król ; Brigitte Prekowski ; Elisabeth Rozenski ; Anka et Marek Ordutowski ; Premier plan : Eddy Nowicki ; Eric Nowicki ; Carine Prekowski ; Brigitte Krasinski.
2046
2.046 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Betty Nowicki ; Henry Bogdanski.
2047
20.47 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Eric Nowicki ; Marek Ordutowski ; Carine Prekowski ; Brigitte Krasinski.
2048
2.048 : HEUSDEN – ZOLDER : Double cérémonie, dans les années 70 : L’article.

 

Bonne année 2020

Pour vous souhaiter à tous une bonne année, je cherchais la photo qui symboliserait le mieux notre passé commun, notre culture commune et en même temps ce regard positif que nous portons vers notre avenir. Je crois que j’ai trouvé ! Avec quelques jours d’avance, Bonne année 2020 et merci à tous pour votre contribution à notre communauté de souvenirs des Anciens de Comblain.

Jean-Pierre Dz

Bonne_année_2020
Helena Wochen ; Sonia Zaar. ( Photo d’Edward Witecki )

 

 

0254 – Kolędy

Si je vous propose de lire :

« Dzisiaj w Betlejem, dzisiaj w Betlejem, wesoła nowina,
że Panna czysta, że Panna czysta porodziła Syna.

Chrystus się rodzi, nas oswobodzi,
anieli grają, króle witają,
pasterze śpiewają, bydlęta klękają,
Cuda, cuda ogłaszają ».

Je suis sûr que vous avez lu en fredonnant. Comme d’ailleurs ceci :
« Bóg się rodzi, moc truchleje,
Pan niebiosów obnażony !
 
».

Ou encore :
« Pójdźmy wszyscy de stajenki, do Jezusa i Panienki
Powitajmy maleńkiego i Maryję matkę jego
Powitajmy maleńkiego i Maryję matkę jego
».

Eh oui, revoici le temps des Kolędy, nos chants de Noël … ceux qui ont bercé notre enfance quand le mois de décembre pointait son nez froid. Comment ne pas se souvenir de ces veillées au coin du feu, où nos mamans nous apprenaient patiemment les paroles compliquées qu’on devrait chanter ensemble, à l’église, le soir du réveillon ?

Pour vous aider à replonger dans cette ambiance, voilà un petit fascicule qui reprend la plupart des  Kolędy que nous connaissions par cœur à l’époque. Bon amusement !

Et voici encore de quoi faire un karaoke :

https://www.youtube.com/watch?v=Syo9wn-Ow8I

16/12/2019 – JP Dz

2022
2.022
2023
2.023
2024
2.024
2025
2.025
2026
2.026
2027
2.027
2028
2.028
2029
2.029
2030
2.030
2031
2.031
2032
2.032
2033
2.033
2034
2.034
2035
2.035
2036
2.036
2037
2.037

 

 

 

 

0253 – Ah, les séminaristes …

Durant les années soixante et septante, nous avons été régulièrement confrontés, à Comblain-la-Tour, à la présence de séminaristes … Je n’ai jamais très bien compris ce qu’ils venaient faire là ? Est-ce pour parfaire leur éducation ? Venaient-ils, à Comblain, pour se confronter à des réalités auxquelles le séminaire ne pouvait pas les préparer ou bien est-ce un dernier « petit moment de liberté » avant d’épouser définitivement la carrière ecclésiastique ?

À moins que ce soit – et l’idée est effrayante – pour s’assurer de la solidité de leur engagement … En effet, où ailleurs qu’à Comblain, ces jeunes gars, plein de vigueur, pouvaient-ils mieux tester leur résistance aux péchés ? Ici, c’était rempli de jolies filles, plus belles les unes que les autres, plus candides les unes que les autres. Il fallait être sérieusement accroché pour ne pas craquer devant tant de charme.

Dieu merci, la plupart de ces séminaristes savaient se tenir. Ils étaient entièrement investis par leur vocation et totalement insensibles aux plaisirs terrestres. Amen. Envers eux, nous les garçons, nous avions beaucoup de sympathie et même un peu de compassion. Ils ne nous dérangeaient pas, s’occupaient de leurs affaires et ne piétinaient pas nos plates-bandes. Certains d’entre eux resteront même des exemples et partageront les moments les plus importants de la vie de quelques-uns d’entre nous. Ils seront présents aux mariages comme aux heures sombres des amis qu’ils avaient connus à Comblain-la-Tour.

J’avoue humblement que ce ne sont pas les séminaristes qui occupaient, à ce moment-là, mon esprit ! Alors, je préfère vous laisser à vous le plaisir de les évoquer vous-même … je suis sûr que vous le ferez mieux que moi ! À vos plumes !

09/12/2019 – JP Dz

2012
2.012 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : Sur cette photo, il y a deux séminaristes : à l’extrême gauche, Smalcerz, qui était l’organiste de l’internat à Vaudricourt, et à droite Stasiu Adamski, frère de Józef Adamski. Stasiu est décédé en 2012, il était curé de Waziers en France. Sur la photo encore : Leokadia Ros ; Jadzia ? ; René Owca ; Olga ? de Flénu et à ses côté, Florian Hapek, du Limbourg, un ancien joueur de foot de Waterschei. A l’arrière, Bernard Lukasczyk et à droite André Bardo et Stefan Broniecki et Stasiu Adamski. ( Merci Raymond ).           Le Père Józef Adamski – kapłan Zgromadzenia Misjonarzy Oblatów Mary Omi ( Oblate ) – est né le 2 mars 1935 à Bruay en Artois ( France ). Fils de Wojciech et Victoria Jędrzejak. Diplômé en Belgique. Il a été ordonné le 29 juin 1961 à Vaudricourt. Curé de paroisse en 1965-1968, il meurt tragiquement en se noyade dans le lac 12 juillet 1968 à Montaubray. ( Merci André ).

2013

2.013 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Adamski et sur ses épaules, Monique Kiełtyka ; Leokadia Ros ; ( ? ).

2014
2.014 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : Ks Stasiu Adamski.

Commentaires :

Raymond Mielcarek : C’est Stasiu qui a célébré notre mariage. Je l’ai connu à l’internat St Casimir.

2015
2.015 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : Janine ? ; Ks Stasiu Adamski ; lodzia ?.
2016
2.016 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; … ; Ks Adamski, debout en polo clair ; Janek …?, le moniteur blond ; Monique Kiełtyka ( le bout’chique blond ) ; au milieu, Valentine Kieltyka – Ciura, qui semblait avoir une migraine … … ; ( ? ).
2017
2.017 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Smalcerz ; Stefan Broniecki ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2018
2.018 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; … ; le séminariste Kz Kazik ; Alice Golusinski ; Eva Malec ; Ks Kurzawa ; ( ? ).
2019
2.019 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : ( ? ) ; … ; Nathalie Haine ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; le séminariste Kz Kazik.
2020
2.020 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les séminaristes : Edward Kucharzewski ; ? Mielcarek ; ( ? ) ; ( ? ) ; Lydia Młynarski juste devant sa maman ; ( ? ) ; Zuhal Gunal ; la maman de Franca Fisher ; Annie Wisła ; Mme Dziewiacien ; ( ? ) ; ( ? ) ; Czesiu Kucharzewski ; Richard Konarski ; à l’arrière, Mme Konarski ; Franca Fisher ; debout et tout dubitatif Georges Persich ; Jerzy Bardo ; ( ? ) ; … ; le séminariste, Joseph ; Helena Wochen ; Eveline Ogonowski ; le séminariste Kazik ; Henri Bogdanski ; ( ? ) ; … ; Mr et Mme Załobek ; Mr Rzemieniewski ; …

Commentaires :

Milczanowski Véronique : De dos à l’avant plan, avec un genre de pardessus bleu /gris, ce n’est pas Dominique ? Parce que si oui, la fille à sa gauche pourrait être moi.

Betty Nowicki : La fille avec la casquette bleue, je pense que c’est moi ; et juste à côté Fabienne la soeur de Béatrice laffut.

Béatrice Laffut : Oui la fille à la casquette bleue, c’est bien toi Betty ! Par contre je ne me vois pas sur la photo, ni ma sœur … Il y a les parents de Francine … son papa Tony, avec l’oeil à la caméra ( ou à l’appareil photo) et son épouse Christine derrière lui. Eveline n’est pas loin non plus …. il me semble. Et la petite fille au centre, c’est ma soeur Isabelle.

Dominique Ogonowski : En bref, tout ce qu’a écrit JP est correct, et les suivantes aussi. Vous avez toutes bon ! Je suis assise de dos avec une veste empruntée à Jean-Pierre je crois ; Véronique près de moi ; cette année, il y avait le groupe du Limbourg ; Betty, Monica, Regina, Elzbieta et on était prêtes et déguisées pour un sketch.

2021
2.021 : MONTEGNÉE : Les séminaristes : Les séminaristes Zenon Mach et Jósek Pietrusiak ; Georges Załobek ; debout Mme Załobek.

 

4 décembre 196 ??

En ce jour de Sainte-Barbe, comment ne pas avoir un pincement au cœur en se souvenant de nos papas mineurs polonais qui exerçaient le métier le plus pénible qui soit, mais qui étaient si fiers d’être tellement utiles à leur famille et surtout à leur pays d’adoption.

04/12/2019 – JP Dz

Jul15$01
4 décembre 196? : La société Saint-Barbe des mineurs d’Harchies – Bernissart : Mr Bierczyk père ; Mr Stefan Młynarski ; Mr Szczepanski ; Mr Władek Likos ; Mr Majczak ; Mr ? ; Mr Sylvestre Bierczyk ; Mr Stefan Dudziak ; Mr Jean Dziewiacien, mon papa, qui porte le drapeau de la société.

 

0252 – Święty Mikołaj

La fête de Saint-Nicolas n’est pas ancrée dans la tradition polonaise. À l’origine, c’est un évènement qui était surtout célébré dans l’est et le nord de la France, en Belgique, aux Pays-Bas et dans l’ouest de l’Allemagne. Pourtant, quand les polonais se sont installés en Belgique, tout naturellement, ils ont adopté les coutumes de leur pays d’accueil. Et quelle bonne idée pour nous les enfants !

Tous ceux qui ont connu ces fêtes dédicacées à « Święty Mikołaj », en gardent un souvenir délicieux. Pourtant, les organisations polonaises qui étaient à l’origine de ces rassemblements ne roulaient pas sur l’or … loin de là. Il en fallait de la persévérance pour pouvoir offrir, chaque année, à tous les enfants ces petites attentions qui nous faisaient tant plaisir. Ce n’était pas grand-chose certes, mais puisque c’était Saint-Nicolas qui nous l’offrait … et qui l’offrait à tous les enfants … qu’ils aillent ou non à l’école polonaise … que leurs parents soient ou non assidus à la messe … qu’ils payent ou non leur cotisation … nous étions tous sur le même pied d’égalité et fiers d’appartenir à cette communauté.

Pour la circonstance, le saint homme distribuait, à tous les gosses présents, un énorme paquet composé de bonbons, de noix, de noisettes, d’amandes et autres mandarines. Et nous passions la soirée à nous partager ce petit trésor. C’était des moments d’exception qui rythmaient nos enfances.

Un peu plus tard, quand nous accédions à l’adolescence, on continuait à apprécier le cadeau … mais notre attention se focalisait plutôt sur l’image du généreux donateur. Le saint homme, sous sa longue barbe blanche, ressemblait toujours à un des membres de l’association. Cette ressemblance, qui troublait un peu les plus jeunes, se transformait en devinette pour les galopins que nous étions devenus : « Qui se cachait, cette année-là, sous l’habit ? Lequel de nos papas ou de nos Wuja se prêtait ainsi au jeu ? ». C’était alors pour nous l’occasion de le taquiner pour essayer de le déstabiliser. Mais l’habit fait le moine, tout le monde le sait, et sous le costume l’homme restait impassible. Alors, pour confirmer nos doutes, nous analysions les chaussures de Saint Nicolas … le souci du détail n’allait jamais jusqu’à changer de souliers. Au final, après sa prestation, et au vu de ses chaussures, on reconnaissait toujours le déguisé. Parfois, des « écarts » de langage ou des tics nous avaient déjà mis sur la piste. Malgré ça … aucun d’entre nous n’aurait voulu rater la fête.

Les photos qui illustrent ce texte sont des témoignages mémorables d’une époque où c’est la simplicité qui prévalait. Entouré par des enfants impressionnés, Saint Nicolas joue son rôle : celui d’entretenir l’imaginaire des plus petits.

02/12/2019 – JP Dz

2004
2.004 : Saint-Nicolas à RESSAIX : Kz. Kurzawa ; Casimir Swiderski ; ( ? ) ; Michel Spiewak ; Lucette Kiełtyka ; les enfants Stachura ? ; St Nicolas ; Richard Szymczak ; la petite Rybacka ? ; Lilianne Kiełtyka ; Therèse Spiewak ; des enfants Krzywinski ; Marek et Annie Kiełtyka ;  les filles Rybaczek ; Marek Janicki. ; Eveline Ogonowski donnant la main de Freddy Kiełtyka ; et derrière, Dominique Ogonowski.
2005
2.005 : Saint-Nicolas à RESSAIX : Christine Chudzicki ? ; Kz. Kurzawa ; Mr Tadek Szymczak ; ( ? ) ; Saint-Nicolas ; Casimir Swiderski ; Les enfants : ( ? ) ; … ( ? ).
2006
2006 : Saint-Nicolas à RESSAIX : Mr Tadek Szymczak ; Saint-Nicolas ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2007
2.007 : Saint-Nicolas à ? : Saint-Nicolas ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2008
2008 : Saint-Nicolas à l’école polonaise de COURCELLES- FÉRRIÈRE : Jasełka avec Irène Adamczyk ; sa soeur ; Zygmund ; Mr Kotarzewski = Saint-Nicolas.
2009
2.009 : Saint-Nicolas à ? : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Saint-Nicolas ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2010
2.010 : Saint-Nicolas à RESSAIX – 1976 : Richard Szymczak ; Michel Spiewak ; Nathalie Haine ; Thérèse Spiewak ; Elisabeth Kciuk ; Denis Haine ; Et les dames du rosaire : Mme Ogonowski ; Mesdames Miklusiak ; Bartecka ; Spiewak ; Pietraszek ; ciocia Franka, …
2011
2.011 : Saint-Nicolas à RESSAIX 1976 : Thérèse Ogonowski ; Mr Michał Miklusiak ; Michel Spiewak ; Richard Szymczak ; Thérèse Spiewak ; Elisabeth Kciuk ; Beata Kotara ; Lydia Białecka ; Kz. Kurzawa.
Dorota
Dorota Druszcz ; Ks Lewandowski ; St Nicolas ; …

Commentaires :

Dorota Druszcz : C’était l’école polonaise de Châtelineau avec ks Lewandowski. Maman avait fait mon corset à la main, n’étant pourtant pas couturière pour notre danse « Zasiali górale ». Plus tard, elle l’a prêté à un groupe et plus jamais je ne l’ai reçu en retour. Je me rends compte que cela devait être mignon. J’étais la plus jeune, malheureusement plus tard, il n’y avait plus de KSMP à Châtelineau et je suis allée rejoindre mes amies de Charleroi.