Śpiewnik – 092 – Dziura w desce

https://www.youtube.com/watch?v=1pDrL6Jjf_c

Wysokie płoty tato grodził,
Wysokie płoty tato grodził,

Żeby do Kasi, do Kasi żeby,
Żeby do Kasi nikt nie chodził.
Żeby do Kasi, do Kasi żeby
Żeby do Kasi nikt nie chodził.

Ale ta Kasia mądra była,
Ale ta Kasia mądra była,

I dziurę w desce, i w desce dziurę,
I dziurę w desce wywierciła.
I dziurę w desce, i w desce dziurę,
I dziurę w desce wywierciła.

Oj, żeby nie ta dziura w desce,
Oj, żeby nie ta dziura w desce,

Byłaby Kasia, Kasia by była,
Byłaby Kasia panną jeszcze.
Byłaby Kasia, Kasia by była,
Byłaby Kasia panną jeszcze.

Ale ta deska przeszkodziła,
Ale ta deska przeszkodziła,

Kasia się panną, panną się Kasia,
Kasia się panną nie nabyła.
Kasia się panną, panną się Kasia,
Kasia się panną nie nabyła.

Oj ! nie pomogą tato płoty,
Oj ! nie pomogą tato płoty,

Gdy Kasia rada, gdy rada Kasia,
Gdy Kasia rada na zaloty.
Gdy Kasia rada, gdy rada Kasia,
Gdy Kasia rada na zaloty.

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0159 – Madame Bardo

Du couple formé par Pan et Pani Bardo, on retiendra surtout l’incroyable vivacité de Monsieur … toujours en mouvement, toujours en train de courir, de sourire, de s’agiter, de travailler. Véritable Zébulon, monté sur ressort et chargé comme une pile atomique, il en faisait des kilomètres sur sa journée. Après ça, on pensait qu’il avait besoin de dormir … pour récupérer … que nenni ! Il faut croire que sa lampe de poche souffrait d’insomnie, tellement il se sentait obligé de la promener partout, dans les couloirs, dans tous les recoins de la maison et du parc, jusque très tard dans la nuit. Quand dormait-il ?

Nous le soupçonnions d’être équipé d’une oreille bionique et d’un sixième sens extraordinaire … sinon comment aurait-il fait pour être partout, et surtout là où on ne l’attendait pas ? Il était capable de nous prendre la main dans le sac, avant même que le sac ne soit ouvert. C’est ça l’expérience ! Il y en a même qui disent qu’il aurait eu le don d’ubiquité … Finalement, les seuls moments où il s’arrêtait, c’était quelques secondes quand on lui demandait de faire une photo.

De Madame, on retiendra surtout le sourire plein de tendresse et de douceur. Si Comblain-la-Tour devait être représenté par un seul visage, c’est sans nul doute le sien qui serait le plus représentatif.

Elle a connu tout le monde. Présente dès les premières années, son dévouement au service de la communauté polonaise n’a connu aucun répit au cours du temps. Du coup, elle en a vu passer des enfants, des ados, des moniteurs, des monitrices, mais aussi des cuisinières, des factotums, et tous les parents qui passaient par Comblain. Pour chacun, elle avait un sourire et quelques phrases accueillantes et apaisantes. On aurait dit, que la nature, qui est bien faite, les avait réunis – elle si douce et lui si speed – l’un pour compenser l’autre … l’autre pour équilibrer l’un. Saviez-vous que Pani Bardo avait aussi été monitrice la première année ?

La dernière fois que j’ai eu le plaisir de la revoir, c’était fin des années 199.., peut-être 1999 ? En arrivant à Comblain-la-Tour, comme ça à l’improviste, alors que je n’y avais plus mis les pieds depuis tant d’années, je n’imaginais pas qu’elle puisse être encore là … Quand je l’ai aperçue, perchée sur le perron, je me suis dit : « Quel bonheur, ici rien n’a changé ! ». Quand à son tour elle nous a aperçus, Eveline et moi, on lisait sur son visage qu’elle nous avait reconnus, mais que c’était devenu impossible de mettre un nom sur nos visages.

Nous nous sommes approchés, nous l’avons embrassée, et pour répondre à la question que ses yeux posaient, on s’est présenté. On a vu alors son sourire s’illuminer. « Ah, oui … je me souviens ! ». Sa mémoire revenait et éclairait son sourire, comme un rayon de soleil après une matinée brumeuse … Maintenant, elle se souvenait de la maman d’Eveline et de la mienne … des petites bêtises qu’ensemble elles avaient vécues dans la cuisine et ailleurs. Le souvenir des papas reprenait forme aussi. Elle resituait des épisodes lointains qu’elle s’étonnait que nous ignorions. Et quand son mari est apparu dans l’encoignure de la porte, elle s’est empressée de lui dire : « Tu les reconnais ? C’est la fille d’Ogonowski et le fils de Martha ».

Les cheveux gris du couple nous paraissaient tellement inattendus … comme si eux ne pouvaient pas vieillir.
Bien sûr, Pan Bardo n’avait plus cette énergie qu’on lui avait connue ; il semblait fatigué, mais quel plaisir de voir son sourire intact et son enthousiasme toujours aussi communicatif. Dieu merci, le destin avait compris que ces deux-là étaient inséparables … il n’avait pas osé les séparer. Nous avons évoqué quelques souvenirs, quelques banalités, dans un polonais de plus en plus approximatif … Je m’en suis voulu de ne pas pouvoir leur offrir mieux … eux qui ont tant fait pour nous apprendre à parler et à chanter en polonais.

Pani Bardo se souvenait, à présent, de nos ognisko … elle se rappelait qu’elle aimait venir s’asseoir à côté d’Eveline et Dominique pour chanter sa chanson préférée « Colonine Tango » …

« I choć nas dzieli,
Może tysiące wiosek i mil,
Nie zapominaj razem spędzonych chwil.
Tę leśną serenadę śpiewam dla Ciebie,
Colonine tango, które nam wspomnienia śle 
».

Ensuite, nous sommes repartis après les avoir embrassés une dernière fois.

Sur la route du retour, avec Eveline, nous partagions nos impressions ; on se disait : « Quel couple fusionnel … ces deux-là ne pourraient pas vivre l’un sans l’autre ». Les revoir après tant d’années, les cheveux gris et la mémoire défaillante, nous a profondément touchés. Madame Bardo, celle qui connaissait mieux que personne tous les polonais qui passaient par Comblain … la mémoire des lieux … la seule qui savait les prénoms et les noms de tous les enfants … qui avait pris la peine, et le temps, d’écouter chacun de nous, de consoler les uns et de rire avec les autres … Madame Bardo commençait à ne plus se souvenir de nous … Peut-être que sa mémoire était trop pleine de nous … peut-être que son cœur débordait de cette gentillesse qu’elle avait en trop ?

Quelque temps plus tard, nous avons appris, par hasard, qu’elle nous avait quittés … et que son mari l’avait suivi peu de temps après. Ils n’auraient pas supporté de vivre l’un sans l’autre.

Madame, soyez rassurée, le souvenir de tout ce qui s’est passé à Comblain est inscrit profondément en nous. Vous étiez comme un livre ouvert où chaque page racontait une tranche de vie de Comblain … Vous étiez comme une petite encyclopédie recueillant des connaissances sur tout et tous … Vous nous avez donné l’envie de ne rien oublier … jamais. Ces souvenirs ont laissé tant de traces en chacun de nous qu’on s’est donné pour mission de les entretenir, de les perpétuer en revisitant les années « Comblain », pour capter, inscrire et faire vivre cette mémoire …

On vous le doit bien … Cette histoire, que vous avez tant contribué à écrire, on fera tout pour qu’elle continue de rayonner et qu’elle s’éparpille, ici et là, au gré du temps … Chacun de ces souvenirs est comme une petite graine qu’on aurait plantée en nous … qui a trouvé là un terrain fertile … et qui commence à ressembler à un magnifique jardin qui s’appelle « les Anciens de Comblain ».

Madame … nous ne sommes pas près de vous oublier …

26/02/2018 – JP Dz

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1.115 : COMBLAIN-LA-TOUR : La famille Bardo au complet : Jerzy Bardo ; Pani Bardo ; Pan Bardo ; Alice Bardo ; André Bardo.
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1.116 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le perron : A l’avant plan : Zdzisław Blaszka ; Pani Bardo. A l’arrière plan : Elzbieta Kowalska ; Danielle Mironczyk ; Didier Chmielecki. ( collection Zdzisław Blaszka ).
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1.117 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans la cuisine : Pani Bardo ; ( ? ) ; … ; Kz Kurzawa ; Pani Załobek ; ( ? ) ; …
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1.118 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le terrain de volley : ( ? ) ; ( ? ) ; Pani Bardo et ses petits-enfants, ? Brismez et son frère David Brismez ; ( ? ) ; …
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1.119 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Pani Bardo ; Pani Koldziejka ; ( ? ) ; Pani Stanislawa Gzresinska ( épouse Andzej Paluskiewicz ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.120 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le terrain de volley : ( ? ) ; Pani Bardo et ses petits-enfants, ? Brismez et son frère David Brismez ; … A l’arrière plan : Isabelle Swiderski ; Fabienne Laffut ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.121 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans les bois : ( ? ) ; … ; Pani Bardo ; ( ? ) ; …
1122_1990
1.122 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Dans la cuisine : Pani Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1123_1990
1.123 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Sur le perron : ( ? ) ; ( ? ) ; Pani Bardo ; ( ? ).

 

Śpiewnik – 091 – Ej, przeleciał ptaszek

https://www.youtube.com/watch?v=9eX1rdq8KDA

Ej, przeleciał ptaszek kalinowy lasek,
Siwe piórka na nim zadrżały.
Nie płacz ty, dziewczyno, nie płacz ty, jedyna,
Albo ci to świat mały ?

Szumi gaj, szumi gaj, szumi gałązeczka
Żółte listki z drzewa padają, ej padają.
Zabrali mi chłopca, a ja w świecie obca,
Innego mi rodzice rają.

Leć głosie po rosie, ku zieleskim łąkom,
Przeleć Wisłę, przeleć dunaje,
Powiedzże miłemu, że ja się tu błąkam,
Że mi serce się kraje.

Leć, ptaszku, wysoko, leć, ptaszku, daleko
Do chłopca mego, jedynego. Jedynego!
Niechże on przyjeżdża, niechże on przybywa,
Bo mi rają niekochanego.

Kochanie, kochanie, dalekośwa siebie,
Niech płyną do ciebie moje łzy,
Szeroko, daleko słoneczko na niebie,
Jeszcze dalej jesteś ty.

Nie przybędziesz do mnie ani ja do ciebie,
Nie doleci do ciebie mój głos. Nie doleci !
Smutne życie moje, kiedy nie we dwoje,
Smutny mój — bez ciebie — smutny los.

 

0158 – 1961 – Jazz à Comblain-la-Tour

Nous n’étions pas les seuls polonais à débarquer à Comblain en cette année 1961. Le festival de jazz accueillait, lui aussi, quelques polonais : Andrzej Kurylewicz et son quartet et la chanteuse Wanda Warska.

Ce 3ème festival se déroulera les 29 et 30 juillet … au moment de notre 1ère colonie. Il acquiert ses lettres de noblesse … les magazines spécialisés français, Jazz Hot et Jazz Mag, envoient une équipe de journalistes à Comblain. Comme l’année précédente, 2 heures de diffusion en Eurovision permettent à des milliers de fans d’assister au spectacle, en direct, tout en restant chez eux. Les images de Comblain-la-Tour font le tour de l’Europe.

Pendant ce temps-là, les premiers vacanciers polonais s’organisent et prennent possession de leur nouvelle résidence. Bien sûr, tout n’est pas parfait. On mesure tout ce qu’il faudra encore faire pour améliorer les choses. Il manque de place, de lits, de structures … mais on fait avec ce qu’on a. Des tentes ont été dressées dans le parc et certains s’y sont installés. Durant le festival de jazz, ils ne sont pas les seuls à loger au château … quelques-uns des artistes partagent les lieux avec eux. Annie Gilson – qui faisait partie de ces premiers vacanciers polonais – se souvient très bien qu’elle a vu un des musiciens du festival s’asseoir devant le fameux piano noir, dont nous nous souvenons tous, et qu’il s’est mis à jouer. La scène l’avait frappée … parce que ce musicien-là était aveugle … et qu’il a fallu l’aider à rejoindre le piano. C’était : Monsieur Ray Charles.

Bien sûr, en 1961, Ray Charles n’était pas encore aussi célèbre qu’il ne le deviendra par la suite. D’ailleurs, en 1961, il n’aura droit qu’à une petite prestation avec un petit Jazz-Band. Il reviendra plus tard, en 1964, comme la vedette principale du festival de Comblain. En attendant, il était bien chez nous et a profité de l’hospitalité des premiers arrivants polonais au centre de vacances.

Mais revenons au festival, lors de la retransmission, en Eurovision, de samedi, on pourra entendre : l’A.F.N. Jazz all Stars ; le quintet Jean-Claude Gogny ; The Great Charlie Galbraith all Stars Jazz Band ; Henry Segers et son grand orchestre ; et la grande Diana Dors, qui se produit pour la toute première fois comme chanteuse de jazz dans un festival. La retransmission du dimanche sera consacrée : au trio Jack Van Poll ; à Arly Day ; au trio Georges Gruntz qui accompagnera successivement Flavio Ambrosetti et Dusko Gojkovic et enfin au Roman New Orléans Jazz Band.

Mais tout le monde ne peut pas passer à l’Eurovision. Beaucoup d’autres artistes sont là. Tout d’abord, les fidèles du Festival de Comblain comme : Jacques Pelzer ; Benoit Quersin ; Sadi ; Philip Catherine ; Robert Jeanne et son New Jazz Quartet ; le trio Eric Moseholm ; Lilian Terry ; Rita Reys ; et l’immense Kenny Clarke.

Ensuite, les « superstars du jazz » : Bud Powell ; Tele Montoliu ; Bobby Jaspar, Chris Barber, Stéphane Grapelly, Amadeo Tommasi ; Mais aussi, Ottilie Patterson, Cecily Forde ; Tany Golan, chanteuse de Jazz du Katanga ; On ne compte plus les orchestres, comme : l’orchestre Jean Kesteman ; l’orchestre Pol Baud ; l’orchestre Henri Segers ; le grand orchestre Swinging 16. C’est une suite ininterrompue de trios, de quintets, de sextet, …

Les artistes de variétés seront largement représentés avec les grandes vedettes du moment  comme : Colette Deréal, qui venait de participer, en 1961 à Cannes, au concours Eurovision de la chanson pour la principauté de Monaco ; Sacha Distel, qui a évité les tomates en choisissant d’apparaître plutôt comme guitariste de jazz ; les Cousins … Et comment ne pas citer : les duettistes français Roger Pierre et Jean-Marc Thibault.

Le spectacle commencera samedi par le Tournoi National pour orchestre amateur qui sera remporté par Robert Babs qui gagnera, à cette occasion, son poids en fromage ( 59 kilos ), un contrat à la RTB « Jazz pour tous » et une prestation au Palais des Congrès de Liège. Le bal de clôture sera animé par Jo Carlier.

Entre-temps, ce n’est pas moins de 240 instrumentistes qui se produiront sur scène. Ils draineront 30.000 entrées. L’évènement sera couvert par quatorze radios des quatre coins du monde et sera présenté par une kyrielle de présentateurs. Une fois de plus, des disques seront enregistrés à Comblain.

https://www.youtube.com/watch?v=MYWDuB9Z2qY = Andrzej Kurylewicz
https://www.youtube.com/watch?v=XG6kp-rfULg&index=13&list=RDTtnvAuscnHA = Andrzej Kurylewicz
https://www.youtube.com/watch?v=T6Tk3-e1Qks = Wanda Warska
https://www.youtube.com/watch?v=zQ1gkLH_3cQ&list=RDTtnvAuscnHA&index=4 = Wanda Warska
https://www.youtube.com/watch?v=7LThOGnemOc = Chris Barber / Ottilie Patterson

19/02/2018 – JP Dz

1105_jazz_1961
1.105 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.
1106_jazz_1961
1.106 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.
1107_jazz_1961
1.107 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Un grand bal clôturera le festival ; Jo Carlier.
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1.108 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Pochette du disque.
1109_jazz_1961_Bud_Powel
1.109 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Bud Powel, pianiste américain.
1110_jazz_1961_Cecily_Forde
1.110 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Cecily Forde.
1111_jazz_1961_Chris_Barber_Ottilie_Patterson
1.111 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Chris Barber ; Ottilie Patterson.
1112_jazz_1961_Flavio_Ambrosetti
1.112 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Flavio Ambrosetti.
1113_jazz_1961_Kurylewicz_Warska
1.113 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1961 : Jazz à Comblain-la-Tour : Andrzej Kurylewicz ; Wanda Warska.
1114_A_Echos_Comblain_juillet_1961
1.114 A : Extrait des Echos de Comblain : juillet 1961 – page 56.
1114_B_Echos_Comblain_aout_1961
1.114 B : Extrait des Echos de Comblain : aout 1961.

 

Śpiewnik – 090 – Ukochany kraj, umiłowany kraj

https://www.youtube.com/watch?v=YC4qMXZs0Lk

Wszystko tobie ukochana ziemio,
Nasze myśli wciąż przy tobie są,
Tobie lotnik tryumf nad przestrzenią,
A robotnik daje dwoje rąk.

Ty przez serca nam jak Wisła płyniesz,
Brzmi jak rozkaz twój potężny głos ;
Murarz, żołnierz, cieśla, zdun, inżynier
Wykuwamy twój szczęśliwy los.

Ukochany kraj, umiłowany kraj,
Ukochane i miasta i wioski.
Ukochany kraj, umiłowany kraj,
Ukochany, jedyny nasz, polski.

Ukochany kraj, umiłowany kraj,
Ukochana i ziemia i nazwa
Ukochany kraj, umiłowany kraj,
Nasza droga i słońce i gwiazda.

My trudności wszystkie pokonamy,
Żaden wróg nie złamie hartu w nas,
W słońce jutra otworzymy bramy,
Rozśpiewamy, rozświecimy czas.

To dla ciebie najgorętsze słowa,
Wszystkie serca, siła wszystkich rąk,
To dla ciebie, piękna i ludowa,
Każdy dzień i każdy nowy dom.

Ukochany kraj, umiłowany kraj,
Ukochane i miasta i wioski
Ukochany kraj, umiłowany kraj,
Ukochany, jedyny nasz, polski.

Ukochany kraj, umiłowany kraj,
Ukochana i ziemia i nazwa
Ukochany kraj, umiłowany kraj,
Nasza droga i słońce i gwiazda.

0157 – L’accueil des Comblinois

Le petit garçon assis, à côté de son papa, devant le magasin familial, Rue des Écoles, à quelques dizaines de mètres de la maison polonaise de Comblain-la-Tour, c’est Patrick. Nous sommes début des années soixante ( photo 1.093 ).

Le papa de Patrick était boulanger et venait, tous les jours nous livrer le pain quotidien que nous dévorions comme des petits ogres. Patrick accompagnait souvent son père. Nous l’avons donc croisé à maintes reprises.

Aujourd’hui, comme nous, il a grandi et il est devenu Monsieur Patrick LECERF, le Député Bourgmestre de HAMOIR. De cette époque, il a gardé un souvenir touchant. Voici ce qu’il nous en dit :

« Je suis né à Comblain le 20 septembre 1959, en face de l’école du village, dans la boulangerie que tenaient mes parents depuis le printemps 1958.

Mes premiers souvenirs de la maison polonaise remontent au début des années 60, lorsque durant l’été je venais au parc avec mon père pour livrer le pain quotidien.

Je me souviens que ça grouillait de jeunes gens et que l’ambiance était très chaleureuse. Je me souviens également qu’il y avait une petite friterie à côté du parc.

Et puis ces années ont été marquées par les nombreuses courses cyclistes qui se terminaient dans la rue des écoles, en face de la salle Talier.

 Pour la petite histoire, mes parents ont construit une boulangerie à Hamoir en 1967 et nous venons d’en fêter les 50 ans. C’est aujourd’hui mon frère qui en est le propriétaire.

Pour ma part, je suis devenu bourgmestre de la commune de Hamoir en 1993 et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé la maison polonaise et que j’ai modestement aidé les responsables à satisfaire aux obligations en termes de sécurité incendie.

 Un autre souvenir dont je n’ai malheureusement pas de photo est la rencontre de football entre les jeunes Polonais et la toute nouvelle équipe locale de cadets ( je pense ) ».

Patrick LECERF  –  Député Bourgmestre de HAMOIR

Merci Monsieur le Député pour ce témoignage … et aussi pour avoir contribué à nous nourrir à une époque où notre croissance – et notre appétit – exigeaient une alimentation pantagruélique.

J’ajoute que Monsieur LECERF est trop modeste. Je sais de source sûre que sa contribution au maintien du Centre Millennium dépasse largement le cadre légal de ses obligations en matière de sécurité incendie. Il a fait preuve de beaucoup de compréhension et s’est énormément investi pour préserver le bâtiment durant les heures noires qu’a traversé la maison polonaise.

Mais revenons en arrière … Depuis le début – depuis que les polonais ont débarqué à Comblain-la-Tour, en 1961 – l’accueil qui leur a été reversé, par les comblinois et leurs autorités communales, a toujours été excellent. J’en veux pour preuve ces photos anciennes où le Bourgmestre de l’époque, Monsieur Raoul WARROQUIERS ( photos 1.095 et suivantes ), participe aux messes et aux fêtes du mois de juin. Ces documents datent du début des années 1970. On peut y voir également des réceptions, organisées en soirée, qui se déroulent dans notre réfectoire.

Monsieur Raoul WARROQUIERS sera le dernier Bourgmestre de la commune de Comblain-Fairon de 1968 jusqu’à la fusion des communes en 1976. Depuis, Comblain-la-Tour est repris dans l’entité d’Hamoir. Monsieur WARROQUIERS continuera malgré tout d’exercer des missions au sein du collège communal de l’entité, puisqu’il sera Échevin des Finances et de l’État civil de 1976 à 1982.

Monsieur André PHILIPPE, natif de Comblain-la-Tour ( en 1944 ) et actuel responsable de la salle Talier, attenante au café des Sports, et où il organise toutes sortes d’activités ( théâtre, tennis de table, marches ADEPS, cinéma pour les enfants et soupers ), est le beau-fils de feu Monsieur Raoul Warroquiers.

Il nous précise que : « En ce qui concerne l’arrivée des polonais dans le village, l’entente avec la population de Comblain a toujours été bonne. Au mois de juin, lors de votre fête, les comblinois étaient invités à participer et les conversations allaient bon train « Ah, les polonais arrivent … » ».

En dehors des manifestations officielles, des amitiés sincères se sont nouées entre les villageois et les nouveaux arrivants. Nous avons déjà évoqué comment « Jan la belote » avait été intégré à la vie locale.

Plus tard, ce fut le tour de Monsieur Stéphane PATERKA, qui appréciait particulièrement les festivités du comité Saint Nicolas organisées « au Parc Polonais ». Il était d’ailleurs devenu fort ami avec les familles Bougelet et Larock.

Monsieur André PHILIPPE se souvient également : « Qu’étant responsable du club de tennis local, le directeur de l’époque ( sans doute Ks KURZAWA ) m’ autorisait à pénétrer dans le domaine du parc pour apprendre la pratique du ping-pong ; Mr et Mme Bardo n’étaient pas trop d’accord ». Pourtant, il connaissait particulièrement bien les lieux. En effet, « J’ai fait une bonne partie de ma jeunesse à l’Hôtel du Parc avec le fils de Mr et Mme Marie-Louise Gavage, propriétaire. En 1955, ceux-ci ont racheté un hôtel à Chaudfontaine ». Merci à Mr André pour ce témoignage.

Pour terminer, je me dois d’associer encore Monsieur LEGROS, Bourgmestre ff de l’entité d’Hamoir ( dont dépend Comblain-la-Tour ), à ce concert de remerciements pour l’excellent accueil que vous avez, de tout temps, réservé aux émigrés, et fils d’émigrés, que nous sommes.

12/02/2018 – JP Dz

1093
1.093 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue des Ecoles : Mr Patrick Lecerf ( le Député / Bourgmestre d’Hamoir ) et son papa, Monsieur Lecerf, notre boulanger.
1094
1.094 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; le porteur de fleurs : Pan Wladysław  Wojciechowski ; … ; ( ? ).
1095
1.095 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; Mr Raoul Warroquiers, ancien Bourgmestre de Comblain-la-Tour de 1968 à 1976.
1096
1.096 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Raoul Warroquiers.
1097
1.097 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Bardo ; ( ? ) ; Mr Raoul Warroquiers.
1098
1.098 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Mr Raoul Warroquiers ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
1099
1.099 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Mr Raoul Warroquiers ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
1100
1.100 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Raoul Warroquiers ; ( ? ) ; ( ? ).
1101
1.101 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ).
1102
1.102 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Mr Raoul Warroquiers ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1103
1.103 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; Mr Raoul Warroquiers ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1104
1.104 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Raoul Warroquiers ; ( ? ).

 

Śpiewnik – 089 – To ostatnia niedziela

https://www.youtube.com/watch?v=5b1NSinlUeg

Teraz nie pora szukać wymówek,
Fakt, że skończyło się.
Dziś przyszedł drugi, bogatszy
I lepszy ode mnie,
I wraz z tobą skradł szczęście me.
Jedną mam prośbę, może ostatnią,
Pierwszą od wielu lat :
Daj mi tę jedną niedzielę,
Ostatnią niedzielę,
A potem niech wali się świat.

To ostatnia niedziela,
Dzisiaj się rozstaniemy,
Dzisiaj się rozejdziemy
Na wieczny czas.
To ostatnia niedziela,
Więc nie żałuj jej dla mnie,
Spojrzyj czule dziś na mnie
Ostatni raz.
Będziesz jeszcze dość tych niedziel miała,
A co ze mną będzie, któż to wie ?
To ostatnia niedziela,
Moje sny wymarzone,
Szczęście tak upragnione
Skończyło się.

Pytasz co zrobię i dokąd pójdę.
Dokąd mam iść ? Ja wiem !
Dziś dla mnie jedno jest wyjście,
Ja nie znam innego,
Tym wyjściem jes … no, mniejsza z tem.
Jedno jest ważne, masz być szczęśliwa,
O mnie już nie troszcz się,
Lecz zanim wszystko się skończy,
Nim los nas rozłączy,
Tę jedną niedzielę daj mi.

To ostatnia niedziela,
Dzisiaj się rozstaniemy,
Dzisiaj się rozejdziemy
Na wieczny czas.
To ostatnia niedziela,
Więc nie żałuj jej dla mnie,
Spojrzyj czule dziś na mnie
Ostatni raz.
Będziesz jeszcze dość tych niedziel miała,
A co ze mną będzie, któż to wie ?
To ostatnia niedziela,
Moje sny wymarzone,
Szczęście tak upragnione
Skończyło się.