0103 – COMBLAIN Rockollection

Après l’épisode un peu frisquet de la semaine dernière, on avait envie de se réchauffer en chantant, tous ensemble, à tue-tête, avec des paroles à nous, mais sur une musique très célèbre de Laurent Voulzy :

On a tous aimé
Ces p’tites soirées de juillet
Nous étions tous en rond
Et on chantait des chansons
Assis autour du feu
Nous étions tous amoureux
On était tellement bien
Dans notre parc à Comblain
Et les p’tites filles chantaient
Et les p’tites filles chantaient
Et le parc résonnait
Et le parc résonnait
D’un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Płonie ognisko w lesie,
Wiatr smętną piosnkę niesie.
Przy ogniu zaś drużyna
Gawędę rozpoczyna.
 »

On a tous en tête
Nos escapades champêtres
On s’promenait main dans la main
Dans toutes les rues du patelin
On avait l’diable au corps
Et on criait très fort
Pour réveiller les riverains
C’est la folie à Comblain
Les moniteurs chantaient
Les moniteurs chantaient
Les monitrices enchaînaient
Les monitrices enchaînaient
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps :

« Wędrujemy, wędrujemy
Ścieżynami zielonymi,
Czy to słońce czy to deszcz,
Wędrujemy po ojczystej naszej ziemi,
By ją zwiedzić wzdłuż i wszerz. 
»

A quoi ça va m’servir
D’re faire mon lit pour dormir
Est-ce que j’ronflerai mieux
S’il y a des draps sur mon pieu
Comme j’étais obstiné
On voulait m’faire plier
J’ai répondu à Bardo
T’as qu’a te plaindre au dirlo
Et j’me suis fait saqué
Et j’me suis fait saqué
Et Kurzawa hurlait
Et Kurzawa hurlait
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Z młodej piersi się wyrwało,
W wielkim bólu i rozterce
I po drodze uciekało
Zakochane czyjeś serce.
 »

C’est dans le fond du parc
Qu’on f’sait les singes dans les arbres
Et qu’on allait s’cacher
Pour échanger des baisers
On cherchait tous l’amour
Et on a tout fait pour
Parfois l’amour venait
Parfois c’était les regrets
Et les oiseaux chantaient
Et les oiseaux chantaient
Et nous on roucoulait
Et nous on roucoulait
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Gdzie jest ta ulica, gdzie jest ten dom
Gdzie jest ta dziewczyna
Co kocham ją.
Znalazłem ulicę, znalazłem dom
Znalazłem dziewczynę
Co kocham ją. 
»

Mais l’bonheur ça file
L’arrêter c’est difficile
Pour des adolescents
Qui se croient tout puissants
C’est à l’heure des au-revoirs
Juste avant le départ
Quand on était cafards
Qu’il attrapait sa guitare
Et Pierre Bartnik chantait
Et Pierre Bartnik chantait
Et les filles se pâmaient
Mais les garçons râlaient
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Ce n’est qu’un au-revoir, mes frères,
Ce n’est qu’un au-revoir
Oui, nous nous reverrons, mes frères,
Ce n’est qu’un au-revoir. 
»

13/02/2017 – JP Dz

0667
0667 : COMBLAIN-LA-TOUR : Répétition de chant devant le réfectoire.
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0668 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; Georges Persich.
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0669 : COMBLAIN-LA-TOUR : Perchés sur un arbre : Cucup ? ; Sophie Swierkowicz ; Cucup Hélène.
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0670 : COMBLAIN-LA-TOUR : Perchés sur un arbre : Isabella Cosaro ; Géniu Bujanowski.
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0671 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1973 ?: Dans le parc : Quelques jolies filles de Zolder : Renata ( ? ) ; Gosia ( ? ) ; et d’Allemagne : Jadwiga ( ? ) ; Irena ( ? ).
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0672 : COMBLAIN-LA-TOUR : Concert de guitare devant l’ognisko : Ksiadz Kurzawa ; Pan Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Andrei Makarov.
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0673 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Place du Wez : Béatrice Laffut ; Michel Konarski.
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0674 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Dans le parc ? : Fabienne Laffut ; Freddy Motała.
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0675 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare de Comblain : Debout : Ksiadz Kurzawa ; Philippe Pietka ; Vital Kciuk ; Michel Pietka ; Marilyne Desmet ; Patrick Madaj ; Freddy Motala ; ( ? ) ; ( ? ) ; Assis : Cécile Danielewski ; Antek Romaniuk ; Dominique Ogonowski ; Pierre Bartnik ; Michel Konarski ; Hélène Piech ; Christine Piech ; Vincent Swiderski ; Sébastien Swiderski ( ? ).

 

 

0096 – le perron

Qu’est-ce qu’on était bien sur le perron …

Pas vraiment à l’intérieur … pas tout à fait à l’extérieur … protégé de la pluie … et de la joyeuse animation qui régnait entre la cuisine et le réfectoire … on pouvait en même temps respirer l’air frais et les bonnes odeurs qui s’échappaient des casseroles par la fenêtre ouverte de la cuisine.

Le perron a toujours été un endroit central et stratégique. C’est là qu’on pouvait rencontrer les cuisinières qui voulaient souffler un peu, quand la journée de travail touchait à sa fin, comme Pani Załobkowa sur la photo 612.

C’est là qu’on s’agglutinait quand il faisait un peu frisquet, mais qu’on n’avait pas encore envie de rentrer. Là qu’on prolongeait la soirée, en écoutant Pierre Bartnik et en se serrant les uns contre les autres. Et quand le soir commençait à s’installer, nous nous laissions doucement envahir par la pénombre ; elle nous permettait de nous rapprocher encore un peu plus. Les gestes se faisaient plus tendres … les filles moins farouches … les garçons plus entreprenants. On se laissait submerger par une obscurité complice et bienveillante.

C’est là aussi qu’on affichait les avis, les programmes, les menus, et où le grand tableau noir nous permettait d’exprimer notre plaisir d’être là et notre bonheur d’y être ensemble : « Śmiej się razem z nami » J. ( photos 613 et 614 – avec  l’écriture caractéristique de Kz. Kurzawa ).

Mais c’est là aussi qu’on entreposait nos valises juste avant le départ ( photo 615 ). Tout était prêt pour partir … sauf nous. Il fallait encore un peu retenir ce temps qui était passé si vite. Il fallait encore une fois se serrer, se promettre, se regarder, se frôler.

Quant à Pani Bardo, c’est là qu’elle aimait accueillir les nouveaux arrivants … ceux que nous croisions avec tellement de jalousie. Eux arrivaient tout sourire … nous, on s’en allait tout tristesse.

Mais le perron pouvait aussi prendre la grosse tête et se la jouer « officiel ». On y installait l’autel et il devenait l’endroit « sacré ». La photo 617 illustre une de ces messes qu’on célébrait sur le perron.

À la gauche du prêtre ( ? ), l’animation musicale est assurée par une délégation de Liège. Au clavier, c’est Mr Bień qui assure le rôle de l’organiste. Autour de lui, on peut reconnaître Mme Bień, un peu plus loin, Aline Bień. Il y a aussi Mr Załobek, et sa fille Francine. Au centre, c’est Helena Wochen. Les autres visages me sont familiers, même si leurs noms m’échappent.

Dans l’assistance, au pied du perron et de dos, on reconnaît Mr Rzemieniewski, Mr Paterka, Pan Jan, …

La présence de cette délégation de Liège me donne l’occasion, une fois de plus, de lancer un appel.

Nous savons tous ce que Comblain doit aux gens de Liège, aux scouts ( dont un grand nombre venait d’ailleurs de Liège ), aux polonais du Limbourg ( très souvent issus du scoutisme aussi ), de Charleroi et de la région de Bruxelles. Moi, malheureusement, je ne peux raconter que ce que j’ai connu et vécu moi-même. Donc, j’évoque souvent – trop souvent ? – des histoires hennuyères. J’aimerais tant qu’on puisse raconter le Comblain vu par les autres. Le Comblain tel que les anciens de Liège le vivaient … ou ceux du Limbourg … et tous les autres.

Le but ici n’est pas la compétition, ni le concours de la meilleure anecdote ou du jeu de mots le plus subtil … le but est de partager nos souvenirs et faire revivre une étape de l’immigration polonaise en Belgique.

Cette histoire, c’est vous qui l’avez écrite ( et vos parents ) … c’est vous qui pouvez la raconter le mieux … et si vous ne la racontez pas … elle disparaîtra.

Avouez que ce serait dommage.

26/12/2016 – JP Dz

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0612 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le Perron : Mme Veronica Załobek.
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0613 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Sur le Perron : David Brismé ; ( ? ).
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0614 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Sur le Perron.
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0615 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le Perron : ( ? ) ; Patrick Madaj ; Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; Vital Kciuk ; ( ? ) ; Michel Konarski ; Cécile Dannielewski ; Marilyne Desmet ; Michel Pietka ; Freddy Motała ; Anne-Marie Kantyka ; Pierre Bartnik ; Philippe Pietka ; Mme Koldziejka.
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0616 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Sur le Perron : Mme Bardo ; Me Wojas ( ? ).
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0617 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Messe sur le Perron : Ks Kiek ( ? ) ; Mme Bień ; ( ? ) ; ( ? ) ; Helena Wochen ; ( ? ) ; Francine Załobek ; Mr Bień ; Aline Bień ; Mr Załobek ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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0618 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Messe sur le Perron.

 

0091 – Messe au Centre Millennium

Ks Kurzawa ne célébrait pas seulement la messe à l’église paroissiale de Comblain, il aimait aussi le faire au Centre Millennium … chez lui … sur ses terres … dans le parc. Les photos 581 à 589 illustrent ces célébrations.

Saviez-vous qu’à plusieurs reprises de la terre a été apportée de Pologne pour être dispersée dans le parc de Comblain ? Oh, pas des tonnes. C’était plutôt symbolique. Juste pour dire que tous les polonais s’y sentent comme chez eux. Je suppose que Ks Kurzawa – encore plus qu’un autre – se laissait emporter par son imagination et, tout en priant pendant sa messe, se voyait quelque part en Pologne.

D’ailleurs, pour peu que quelques costumes folkloriques se retrouvent dans l’assistance, comme sur les photos 587 et 588, ne se croirait-on pas à Cracovie, dans un parc, le long de la Wisła ? Quant à l’Ourthe, elle nous a tellement souvent entendus chanter « Płynie Wisła, płynie po polskiej krainie » qu’elle n’a pas de mal à croire qu’en longeant le parc, elle change de nom.

Et si, pour fignoler le tableau, vous cherchez le dragon – le Smok – comme celui qui trône à Cracovie, le long du fleuve, je suis sûr qu’en cherchant un peu dans l’assistance, parmi les plus « pénétrés » vous trouverez un ou une équivalent qui fera l’affaire.

Mais revenons à Ks Kurzawa. Quand on regarde ces photos, on est frappé par la dévotion des participants à la messe. C’est même étonnant qu’il n’y ait pas eu plus de vocations à rejoindre les ordres parmi les garçons qui sont passés par Comblain. Sans doute que la présence de tant de jolies filles en a détourné plus d’un.

À ma connaissance, Ks Kurzawa n’a jamais essayé de recruter. Il savait qu’il n’avait aucune chance devant tant de charme. Tout compte fait, il était pragmatique et sa personnalité, bien que complexe, était attachante.

Laissez-moi vous raconter deux anecdotes à son propos.

Richard Materna m’a raconté ce qui suit. Richard, comme beaucoup d’entre nous, parlait un polonais moyen. Donc, la première fois qu’il a rencontré Ks Kurzawa et qu’il a souhaité lui parler, il s’est demandé comment aborder le grand homme avec toute la déférence qui sied à pareille personne. Ne trouvant rien d’autre, il a simplement traduit ce qui se fait en français : « Monsieur le Curé ». Il s’est donc approché du prêtre et lui a dit : « Pan Ksiaz » … Ce qui a eu pour effet de mettre notre brave ecclésiastique dans une colère noire ! !
Il a hurlé au manque de respect, vociféré pendant un quart d’heure et classé Richard dans la catégorie des blasphémateurs irrévérencieux.

Richard, qui avait cru bien faire, a appris deux leçons ce jour-là : 1° se méfier des traductions et 2° pour aborder Ks Kurzawa, il convient de respecter ses codes à lui.

Monica Nauschutz m’a expliqué que c’est elle que les filles du Limbourg envoyaient vers Ks Kurzawa quand elles avaient quelque chose à lui demander. Le problème, c’est que Monica ne parle pas le polonais. Difficile dans ces conditions de communiquer avec le prêtre. Pourtant, tous les deux parlaient couramment l’allemand. Donc, Monica s’adressait à Ks Kurzawa en allemand et … systématiquement … il refusait de lui répondre et même de l’écouter quand il y avait d’autres personnes à proximité ! ! !

Par contre, quand ils n’étaient que deux … Ks Kurzawa se montrait affable et la conversation, en allemand, se terminait souvent par l’autorisation sollicitée.

Monica a très vite compris comment il convenait d’aborder notre directeur.

28/11/2016 – JP Dz

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0581 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : ( ? ) ; ( ? ) ; …. ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; ( ? ).
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0582 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : En groupe et dans le désordre : les familles Swiderski, Kiełtyka et Perzyna du Centre ; Madame Jurek et ses 2 fils ; Fabienne Laffut ; dans le fond, Andrei Makarov, le grand père de Marilyne; ( ? ) ; … ; Ks Keik.
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0583 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Irène Szapotnik ; … ; Annie Kiełtyka ; Irena Malek ; Liliane Kiełtyka ; Fabienne Laffut ; Isabelle Swiderski ; Pani Bardo et ses petits-enfants ; …
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0584 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Irène Szapotnik ; … ; Annie Kiełtyka ; Irena Malek ; Liliane Kiełtyka ; Fabienne Laffut ; Isabelle Swiderski ; Pani Bardo et ses petits-enfants ; Stani Malek ; Richard Szymczak ; Michel Pająk ; …
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0585 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Les mêmes que sur la photo 584, mais en plus, on voit Jean Chudzicki.
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0586 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Kurzawa ; ( ? ) ; …
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0587 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Keik ; Georges Załobek ; Richard Chwoszcz ; Freddy Motała ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; Michel Pająk ; …
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0588 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Keik ; ( ? ) ; Pani Koldziejka ; Georges Załobek ; Freddy Motała ; Michel Konarski ; Richard Chwoszcz ; Piotr Rozenski ; Pan Jan ; Béatrice Laffut ; le polonais de Krakow ; Pani Bardo ; … ; Nathalie Haine ; Cécile Dannielewski ; Gisèle Wojas …
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0589 : COMBLAIN-LA-TOUR : Messe dans le parc : Ks Kurzawa ; ( ? ) ; …

 

 

0085 – Le réfectoire

Heureusement qu’ils l’ont agrandi … le réfectoire … sinon où aurions-nous été ?

C’était le refuge, le havre … là où tous se rassemblaient, où tout se passait, quand dehors ce n’était pas le bon moment. C’était là qu’on mangeait … là qu’on jouait, les jours de pluie … là qu’on simulait l’ognisko, quand la météo  nous faisait la gueule … là qu’on faisait la fête, qu’on faisait les fous et la prière, et même la messe parfois.

C’était là qu’on apprenait à danser, pendant le cours de danses … là qu’on apprenait à devenir des moniteurs … là qu’on apprenait à chanter … là qu’on chantait « Sto lat » aux anniversaires … et la « Digue du c… » quand notre statut d’adolescent l’exigeait … « D’Comblain à Montaigu … la digue, la digue … ».

C’est là qu’on écoutait religieusement les concerts improvisés de Pierre Bartnik.

C’est l’endroit de Comblain le plus imprégné d’émotions, de souvenirs, d’odeurs … celle du cacao chaud de quatre heures, celle du thé du souper … celle du café du matin.

Et ce brouhaha qui ne s’arrêtait que quelques minutes … juste le temps de la prière … et qui reprenait de plus belle.

Quand j’étais enfant, à chaque fois que je pénétrais dans le réfectoire, j’avais l’impression d’entrer dans un navire. C’est sans doute la configuration de cette immense pièce qui me donnait cette impression. Avec ses fenêtres de chaque côté et devant aussi, le réfectoire ressemble à un grand paquebot de croisière.

Moi, je voyais là, à bâbord les voies du chemin de fer et à tribord l’Ourthe. Devant, sur le mât, comme sur tous les bateaux du monde, les couleurs nationales flottaient dans le vent. Nous, nous étions prêts à larguer les amarres et à prendre le large … cap sur Hamoir. On devenait pirates, flibustiers, capitaines ou simple corsaires et tous les trésors du monde nous attendaient.

J’aurais beaucoup aimé être là pendant les inondations … voir l’eau envahir doucement le parc … entourer le bâtiment … soulever notre navire  … et flotter, enfin. I believe i can fly !

Aujourd’hui, le navire est toujours là. Il a connu des assauts, des abordages, des avaries, des mesquineries. Il a subi des tempêtes, connu des ivresses et des sécheresses, des heures de gloire et de désintérêt, des cales pleines et des soutes vides. Il a transporté des migrants, recueilli des naufragés, il a risqué de sombrer … mais n’a jamais échoué.

Il a connu des vents favorables et des heures où il a fallu ramer ; des discours grandiloquents et des lendemains austères ; des fêtes mémorables et des soirs tristounets ; des personnes admirables et d’autres … moins.

Il a été « boat » pour des « people » qui rêvaient d’autre chose … simple radeau pour les « médusés » qui refusaient d’y croire … «  bateau amiral » pour ceux  qui se voyaient déjà … et simplement « bateau de croisière » pour les vacanciers, comme nous, qui ne venaient y chercher que le plaisir.

Mais il est toujours là. Il faut dire que cette coque-là est faite d’un matériau totalement indestructible et inoxydable : l’âme des polonais.

17/10/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0536 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Repas dans le réfectoire : Malgosia Jaroszewska ( ? ) ; ….. ; Regina Gymza ; … ; Isabelle Swiderski ; … ; Dominique Ogonowski ; … ; Michel Konarski ; …; Philippe Pietka ; Patrick Madaj ; Piotr Rozenski ; Eddy Nowicki ; Michel Pietka de dos.
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0537 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1974 : Ognisko dans le réfectoire : Ks Kurzawa ; … ; Ksiadz Kiek ; … ; Micheline Zwierzyk ; Isabella Cosaro ; Patricia Młynarski ; Hélène Borowski ; Annie Borowski ; … ; Zuhal Gunal ; le séminariste Kazik Rzymowski ( ? ) ; …
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0538 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Repas de l’intendance dans le réfectoire : Ksiadz Kiek ; Leszek ( ? ) ; Pan Jan ; Mr Franek Front ; ( ? ) ; Pani Bardo ; le séminariste Jozek Pietruszik ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pani Merta ; le séminariste Zenon Mach ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; ( ? ).
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0539 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Repas de l’intendance dans le réfectoire : Pani Bardo ; les 2 petits-enfants de Pani Bardo : David Brismé et sa soeur ; un gars de Cracovie ( ? ) ; le séminariste Kazik Rzymowski ( ? ) ; ( ? ) ; Pan Paterka.
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0540 : COMBLAIN-LA-TOUR : Concert de Pierre Bartnik : A l’arrière : Eveline Ogonowski ; Pierre Front ; Jean-Pierre Dziewiacien. Devant : Michel Pietka ; Michel Konarski ; Patrick Madaj ; ( ? ) ……….. ; Pierre Bartnik ; Ks Kurzawa.
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0541 : COMBLAIN-LA-TOUR : Anniversaire dans le réfectoire : Assises : Madame Koldziejka ; ( ? ) ; Debout : ( ? ) ; ( ? ) ; Andrei Makarov ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pani Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pan Paterka ; ( ? ).
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0542 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Fiesta dans le réfectoire : Debouts : Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Georges Załobek ; Freddy Motała. Accroupis : ( ? ) ; ( ? ) ; Michel Łagocki ; Philippe Rouls.
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0543 : COMBLAIN-LA-TOUR : Conférence dans le réfectoire : Peut-être une réunion d’un comité des Dames du Rosaire : ( ? ) ; Madame Pierzyna ; ( ? ).
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0544 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2001 : Bal dans le réfectoire : L’accordéoniste : Stasiu Kieronski ( du groupe limbourgeois Wisła ) ; Heniu Zapałowski et Aniela Paterka ( épouse de Stasiu ).

 

0083 : Sophie Swierkowicz

Sophie Swierkowicz vous parle de son Comblain :

Comme je le peux, je vais essayer de relater les quelques photos … mais je ne me souviens que de temps en temps de prénoms, sans plus. Ces souvenirs remontent si loin, mais étrange aussi, proches dans le cœur.

Mes souvenirs se résument principalement aux balades habituelles de Comblain-La-Tour à Comblain-au-Pont, pas très fan – déjà à l’époque – de la marche, je repérais les pierres sur le chemin afin de m’orienter sur le nombre de kilomètres et mètres encore à parcourir pour rentrer au bercail ; hé oui pas très sportive …

La venue des anglais a également marqué un séjour par la diversité de ces arrivants bien sympas. Je pense même que les petites anglaises ont charmé plus d’un garçon à cette époque  » à nous les petites anglaises …« . Ceci dit avec humour bien sûr.

Les feux de camp, j’adorais, des moments de joie, de convivialité, de complicité, d’amusement, tout était chaleureux.

Les petites amourettes par-ci par-là, les petits bonheurs et parfois les grandes peines qui faisaient le lot des périodes passées à la Maison Polonaise ; des destins confirmés ou avortés, qui sait ?

Les arbres, j’ai adoré cet épisode, ils parleront peut-être ou raviveront de bons souvenirs.

Qu’il est loin ce temps d’insouciance où le matérialisme a pris le dessus, où certains ont prôné la démonstration de leur « moi je » et une soi-disant réussite sociale pour jeter de la poudre aux yeux. Pas de jugement, loin de là, juste une petite parenthèse pour mieux ressentir les merveilleux moments de ces années passées à Comblain.

Tertre est resté une partie en moi et je constate sur le blog, à mon grand plaisir, que certains sont restés en superbe connexion.

C’est avec une grande émotion que je te transfère ce message pour compléter le blog des Anciens de Comblain.

Il me reste encore quelques photos ( peu ) que je transférerai ultérieurement.

Bien à vous.

03/10/2016 – Sophie Swierkowicz

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0516 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1963 : Dans le parc : Sophie Swierkowicz ; Sabine Matyjaszyk. Pas encore inscrite pour les vacances à la Maison Polonaise, mais probablement pour rendre visite à une connaissance qui s’y trouvait. À ma gauche, une copine qui se prénomme Sabine … suivant l’inscription au dos de la photo sans plus de précisions, oui c’est très lointain dans le temps.
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0517 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1964 : Ognisko : Jean Paluszkiewicz ; ( ? ) …….. 1964 ( sauf erreur ) : le gamin qui fait le poirier est Jean-Jean Paluszkiewicz ( Ksmp Liège ).
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0518 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1966 : Devant la maison : A gauche Jean-Jean Paluszkiewicz, Mirka à côté de moi et derrière Christiane et François. A côté de François, Bernard Lukasczyk, le moniteur … les autres je ne sais plus.
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0519 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1966 : En balade : Sophie Swierkowicz, Helene, Mirka.
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0520 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1966 : En balade, le long du chemin de fer : En avant plan, Hélène, Sophie, Mirka, derrière à gauche clin d’œil de Jean-Jean.
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0521 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1967 : Dans le parc : Sophie Swierkowicz ; Yolande Hordynski.
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0522 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1967 : Devant l’Ourthe : Sophie Swierkowicz, Yolande Hordynski, Mirka.
0523
0523 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1967 : Devant l’entrée de la maison : Yolande Hordynski.
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0524 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1967 : Devant le perron : Qui reconnaît qui ? Kazimir Kielbowicz ( de face, tout en haut ) ; … ; Jurek Stoj ; Yolande Hordynski ; Sophie Swierkowicz ; …
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0525 : COMBLAIN – 1967 : Halte au village : Halte village, Comblain-la-Tour ou Comblain-au-Pont ? Sophie Swierkowicz et Yolande Hordynski ( 2 et 3ème ) entourées des petites anglaises ( ? ).
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0526 : COMBLAIN – 1967 : En promenade : A droite, Yolande Hordynski et Sophie Swierkowicz avec ( ? ) … Repos sur un tronc d’arbre dans une plaine d’un petit bois … mais où ?

 

 

0076 – Dominique Ogonowski

Vous êtes nombreux à me demander où Dominique Ogonowski puise l’énergie qu’elle canalise  –  via Facebook – vers les Anciens de Comblain … Difficile à dire !

Dominix, c’est comme Obélix … elle est tombée dedans quand elle était toute petix.

Tout d’abord, saviez-vous qu’elle est venue au monde le jour où la vierge est montée au ciel ? Non … pas la même année … mais le même jour … le 15 août, le jour de l’Assomption. Je ne sais pas quelle conclusion on peut en tirer … mais en tout cas : Bon anniversaire Domi !

Ensuite, Domi est une enfant de Comblain, ou presque. Elle était là dès le début de l’organisation des vacances. Sur la photo 443, vous la reconnaîtrez à l’avant-plan … déjà.

Derrière elle, Alina Chudziski et Eveline Ogonowski. Toutes les trois sont installées sur la fameuse balancelle que nous avons tous connue. Remarquez à l’arrière-plan, le verger avec ses arbres fruitiers dont les troncs étaient chaulés pour les protéger contre toutes les petites vermines. ( Aujourd’hui, le potager et le verger ont fait place à cette grande pergola / salle de spectacle ).

J’ignore si c’est le fait d’avoir trop joué à côté du potager, mais Domi a grandi très vite … l’engrais peut-être ? Elle a rapidement dépassé sa sœur … qui n’était pas forcément le bon exemple à suivre … la plupart des arbres du parc s’en souviennent ( Photo 444 ) !

Sur les années qui ont suivi, les archives sont assez floues … comme la photo 445.

Mais ce qui est sûr, c’est qu’elle a été de toutes les aventures : les colonies, les majòwka ( ou ki ), les cours de moniteurs, les cours de danse, etc … Sa timidité et sa réserve naturelle nous ont laissé peu de documents pour illustrer cette période. C’est dommage.

On la retrouve quelques années plus tard : sous-monitrice. C’est une autre « grand figure de Comblain » qui l’a formée ( ou déformée ? ) : Francine Załobek… Aïe ! C’est avec Francine que Dominique apprend le métier ( photo 446 ).

Même si, celle qu’on appelle dorénavant « la grande Dominique », a une perception très personnelle de la manière de surveiller les enfants ( photo 447 ) … C’est sans doute une période de sa vie ( à Comblain ) où elle s’est économisée … sans trop se mouiller … quoique… ( photo 448 ) ! ! !

Et finalement, elle devient monitrice ( photo 449 ).

Très appréciée par les filles de ses groupes successifs, elle a arpenté Comblain-la-Tour, en long et en large, promenant ses couettes et sa bonne humeur ( ? ) par monts et par vaux ( photo 450 ).

Comblain-la-Tour a été pour Domi un petit paradis. Nul doute que son acharnement d’aujourd’hui puise ses racines dans ces années bonheur.

De ses périples, de ses aventures, de ses expériences, de son passage à Loreto ( en 1979 ), elle n’a gardé que des bons souvenirs. Et comme elle a une mémoire d’éléphant, et se trompe rarement, elle est une source inépuisable d’anecdotes et de détails.

Alors, ne cherchez pas plus loin … l’enthousiasme est né du plaisir. Ceux qui, comme Dominique, ont été, à Comblain-la-Tour, saturés de bonnes vibrations, n’ont qu’une seule idée en tête : vibrer à nouveau.

15/08/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0443 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur la balancelle, devant le potager : Dominique Ogonowski ; Alina chudzicki ; Eveline Ogonowski.
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0444 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, sur un arbre : Eveline Ogonowski ; Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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0445 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; ( ? ).
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0446 : COMBLAIN-LA-TOUR : Spectacle de chants : Francine Załobek ; Dominique Ogonowski ; …….
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0447 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Patrick Madaj ; Dominique Ogonowski ; Vincent Swiderski ; ( ? ).
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0448 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au bord de l’Ourthe : Richard Konarski ; Dominique Ogonowski ; Pierre Bartnik.
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0449 : COMBLAIN-LA-TOUR : Spectacle de chants : Dominique Ogonowski ; Anne-Marie Kantyta ; Marilyne Desmet ; Hélène Piech ; Monique Paluszkiewicz ; ….
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0450 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Accroupies : Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; Marilyne Desmet. Assises : ( ? ) ; ( ? ) ; Béatrice Laffut ; ( ? ). Debout : ( ? ) ; Anne-Marie Kantyta ; Monique Paluszkiewiecz.

0047 : La messe à l’église de Comblain

Si le mardi, c’était le marché, le dimanche, à Comblain, c’était la messe… obligé.

Essentielle pour les uns, contrainte pour les autres, personne n’y échappait ; personne n’aurait osé dire à Ks Kurzawa : « Benh, ce matin, non, je n’ai pas très envie d’y aller. Ce sera pour dimanche prochain… Mais merci d’avoir pensé à moi… ». Impensable.

Les seuls qui avaient une bonne excuse pour ne pas y aller, c’était les cuisinières qui étaient indispensables pour la préparation du repas dominical. D’autant plus, que ce jour-là, tout une série de parents débarquaient à la colonie pour voir leurs enfants.

Donc, la tradition immuable faisait que le samedi déjà, on se rendait à l’église pour « répéter » les chansons.

On aurait peut-être pu le faire dans le réfectoire… mais à l’église… il y avait la dimension spirituelle en plus ; et nos vocalises s’élevaient mieux vers le ciel. Il y avait comme une ligne directe. Les voies du Seigneur sont impénétrables !

Le dimanche matin, tout le monde était « endimanché » ; c’était encore le temps où les habits du dimanche n’étaient pas ceux de tous les jours – photo 248. On se rangeait en file indienne – plus sérieux et plus concentrés qu’en semaine – et la joyeuse troupe s’ébranlait vers le haut du village. Je me suis souvent demandé ce que devaient penser les riverains de ce pèlerinage hebdomadaire. Ça avait de la gueule.

Une fois dans l’église, Ks Kurzawa attendait patiemment que tout monde soit installé sur les bancs, les spiewnik de la messe en main et que le brouhaha cesse. Parfois, il fallait quelques longues minutes.

Dès que le silence s’imposait, la cérémonie commençait. Elle était concélébrée avec d’autres prêtres ( les « guest » présents ) ou avec les séminaristes qui nous accompagnaient tout le long des colonies et partageaient notre « ordinaire ».

L’église était mignonne. Elle avait été restaurée récemment. Mais savez-vous dans quelle circonstance ?

L’église de Comblain-la-Tour – dédié à Saint-Clément – a été bâtie en 1743 sur les bases d’un ancien édifice. Juste après la deuxième guerre mondiale, elle était en piètre état.

Le curé d’alors, l’abbé Pesser, a certainement supplié avec persuasion le Saint Patron de la paroisse pour lui venir en aide. Et ses prières n’ont pas été veines. Encore un effet de la fameuse ligne directe.

L’aide divine s’est manifestée sous forme d’un G.I. américain du nom de Joe Napoli.

Joe Napoli connaissait les Ardennes Belges puisqu’il avait séjourné à Xhoris pendant la bataille des Ardennes.

Il s’était lié d’amitié avec la famille Pirotton et les Distrée de Comblain-la-Tour.

Après la guerre, passionné de jazz et imprésario de Chet Baker, il a eu l’idée de créer le festival de jazz de Comblain-la-Tour, qui a perduré entre 1959 et 1966 ; ce qui fera sans doute l’objet d’autres articles

Ce sont les premiers bénéfices du Festival de Jazz qui permettront la restauration du toit de l’église.

Les habitants de Comblain lui sont particulièrement reconnaissants, encore aujourd’hui. Vous pouvez encore voir des traces de cette reconnaissance sur la façade d’une des maisons de la Rue des Écoles, au n° 16 ; c’est la rue qui relie la maison polonaise à l’église et que nous empruntions pour rejoindre la messe. Photo 253.

08/02/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

 

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0248 : COMBLAIN-LA-TOUR : En route pour la messe à l’église : Francine Załobek ; Dominique Ogonowski ; ….
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0249 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sortie de l’église : Alice Bardo ; Raymond Mielcarek ; Zdzisław Blaszka ; Georges Bardo ; … ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0250 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sortie de l’église : ( ? ) ; Mr Franek Bujanowski ; Mme Bujanowski ; …. ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0251 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’église – carte postale.
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0252 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’église – carte postale.
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0253 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hommage à Joe Napoli : Façade du 16 Rue des Ecoles.