0215 – Dr Stefan Glaser

Après Monsieur Edward Pomorski, voici l’histoire d’une autre sommité qui a choisi de se faire enterrer modestement dans le petit cimetière de Comblain-la-Tour : Dr Stefan Glaser.

C’est André Karasiński qui vous raconte cette biographie impressionnante.

« Stefan Glaser est né le 20 janvier 1895 à Tarnów. Il décédera le 30 Avril 1984 à Bruxelles. Il est enterré au cimetière de Comblain-la-Tour, aux côtés de son épouse Marta.

 Professeur et avocat, il a commencé ses études de droit à Vienne et les a continuées à Lvov où il a obtenu, en 1918, le titre de docteur. Il a obtenu le titre de docteur habilité1 à la Faculté de droit de l’Université Jagellonne à Cracovie, dans le domaine de la procédure pénale et du droit pénal. Dans les années 1920-1924, il a enseigné à l’Université catholique de Lublin, où il a également exercé la fonction de doyen de la Faculté de droit. En 1924, il a déménagé à l’Université de Vilnius, où il a occupé la chaire de droit pénal et de procédure pénale.

 En 1930, il a été l’initiateur et l’un des signataires de la « Protestation de Brześć » dans laquelle, avec de nombreux professeurs d’université polonais, il s’est élevé contre l’arrestation de députés de l’opposition, 2 contre leur emprisonnement à la citadelle de Brześć et leur condamnation dans ce que l’on a appelé le « Procès de Brześć ». En guise de représailles, il a été privé de sa chaire à l’université et, en 1934, à 39 ans, il « a été admis » à la retraite. Par la suite, et jusqu’au déclenchement de la guerre, Stefan Glaser a travaillé comme avocat à Varsovie. Il a pris part à plusieurs procès politiques célèbres, en défendant, entre autres, Stanisław Cywiński, Stanisław Mikołajczyk, Władysław Tempka. Il a également représenté Stanisław Kot. Tout au long de cette période, il a poursuivi ses travaux scientifiques et a publié plusieurs livres et plus d’une centaine d’articles et de publications diverses.

 Après la défaite de septembre 1939, il s’est enfui en France, où il a rejoint le gouvernement polonais en exil du général Sikorski.3 Il était, entre autres, le représentant du gouvernement à la Commission des crimes de guerre des Nations Unies. Durant la seconde guerre mondiale, en Angleterre, il a été l’initiateur, le co-fondateur et ensuite le doyen de la Faculté polonaise de droit à l’Université d’Oxford ainsi que le co-organisateur de la Faculté polonaise de médecine à l’Université d’Édimbourg et de l’École polonaise d’architecture près l’Université de Liverpool. Il a aussi été un des membres fondateurs de la Société scientifique polonaise à l’étranger.

 Après la guerre, Stefan Glaser a enseigné à l’Université de Liège, à l’Université catholique de Louvain et, pour un temps, à l’Université de Gand. Il est devenu une sommité mondiale dans le domaine du droit pénal international. Il a été l’un des initiateurs de la Convention sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 26 novembre 1968.

 Stefan Glaser était un partisan de la coopération internationale et de l’intégration européenne. Il a participé au « Congrès de l’Europe » de La Haye où, le 8 mai 1948, au forum du Comité de la culture, il a présenté un rapport dans lequel il a plaidé pour que l’intégration en Europe ne se réalise pas seulement sur les plans politique et économique, mais également sur le plan éducatif. À cette fin, il a proposé, entre autres, la création d’une université internationale ».

Traduit et présenté par : André Karasiński

Source : https://pl.wikipedia.org/wiki/Stefan_Glaser

  1. L’habilitationest la plus haute qualification universitaire qu’une personne puisse recevoir dans certains pays, notamment européens. Faisant suite à un doctorat l’habilitation exige du candidat la rédaction d’une deuxième thèse, soutenue devant un jury analogue à celui du doctorat. Tandis qu’aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans la plupart des autres pays le doctorat est suffisant pour enseigner à l’université, dans certains autres pays (en Autriche, en Suisse, en Suède, en Bulgarie, en Pologne, en République Tchèque, en Roumanie, en Slovaquie en Estonie en Hongrie,…), seul ce supplément ouvre à l’enseignement académique ou à certains postes d’enseignement (niveau supérieur du professorat). En France, existe l’habilitation à diriger des recherches.
  2. Au maréchal Piłsudski.
  3. Après la défaite française de juin 1940, ce gouvernement ira s’installer à Londres.

 PS : Le Docteur Stefan Glaser était aussi brillant que discret. Malgré toutes nos recherches, nous n’avons pas trouvé de photo de lui ! Si quelqu’un possède une photo, ce serait gentil de la partager. Merci d’avance.

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1.610 : COMBLAIN-LA-TOUR : Tombe de Monsieur et Madame Stefan Glaser.

Et voici 2 photos du Dr Glaser ; Grand merci à Piotr Rozenski.

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Dr Glaser
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Dr Glaser
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1.611 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.612 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.613 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.614 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.615 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.617 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.618 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.
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1.619 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au fil de l’Ourthe.

 

Quiz n° 28, 29 et 30 :

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Quiz n° 28 : Ressaix aux « baraques » / foyer Maksimilian Kolbe devant la chapelle : De profil, la maman de Jerzyk, Antosz, Kazik, et Violette Kiełbowicz ; ( Mr.? ) ; de face, Genia, épouse de Stasiek Siuda de Vellereille-les-Brayeux ; de profil, Mme Spiewak ; de face encore, Cela ( Cécile ), maman de Nadine et Jean-Michel Deputat ; de l’autre côté du sztandar, Mme Młynarczykowa ; Véronique Swiderski, qui n’est venue qu’une fois à Comblain et a cassé sa jambe suite à un sketch à l’ognisko ; ? Stachura ; Elisabeth Kciuk ; Nathalie Haine ; Denis Haine ; Nathalie Swiderski ; Beata Kotara ; Maryline Desmet.
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Quiz n° 29 : Ressaix : Procession des Dames du Saint-Rosaire : Cherchez l’erreur ? ( ? ) ; … ; Jean-Pierre Dziewiacien ; ( ? ) ; … ; Laurence Perzyna derrière sa babcia ; …

Quiz_30_KSMP_Liège_014

Quiz n° 30 : KSMP LIEGE à Spa au centre de la « Fraineuse » – Centre Adeps : Evelyne Ghion ; Helena Wochen ; Monique Kiełtyka ; Liliane Musial ; Aline Jarosz ; Brigitte Witecki ; Elisabeth Stempniewicz ; Francine Załobek ; Mirka Patalas. Nous étions là pour nous entrainer avant un « remaniement » complet de notre programme de danses ( because nouveaux costumes ). Il y avait dans cet endroit une grande salle avec des miroirs et des tapis. On y a dansé l’Oberek « acrobatique », ou certains soulevaient soit les filles ou les garçons. Je me souviens aussi qu’il y avait un sauna après les exercices de « musculations », c’était une bénédiction pour ceux qui s’y sont risqué. Georges Załobek a eu un léger malaise qui nous a fait un peu peur. Dans l’ensemble, c’était réussi. Les jupes d’entrainement … toutes de la même couleur et du même tissu. C’était génial de danser avec çà ! Je suis à côté de Liliane … mon dieu que le temps passe … elle était si gentille et on rigolait beaucoup avec elle et Mirka. Monique Kiełtyka

 

 

0214 – Notre folklore ( 3 ) : le zbójnicki

Si certains KSMP avaient incorporé dans leur spectacle une danse des góral – c’est-à-dire avec des garçons et des filles – au KSMP de Mons, on se voulait original … et donc on avait choisi de présenter plutôt un « zbójnicki », autrement dit une danse virile, où il n’y avait que des garçons. Le thème des zbójniki fait référence à ces brigands très populaires qui vivaient eux aussi dans les Carpates, parmi les góral, mais qui avaient une réputation particulière … Le plus connu d’entre eux, Janosik, est le Robin des Bois polonais !

Nous connaissions un peu les légendes qui couraient autour de ces brigands, sans vraiment connaître. On imaginait qu’ils passaient le plus clair de leur temps à se mesurer, à se défier et ainsi à briller aux yeux des filles. Il nous fallait donc sur scène rivaliser de souplesse et d’agilité. La danse était composée de figures en groupe, de combats de ciupagi et de solos, où chacun pouvait exprimer ses capacités et ses talents.

Les acrobaties – réalisées à l’aide de la ciupaga ou du chapeau – étaient souvent inspirées par l’ensemble Mazowse, mais parfois, c’était d’inspiration locale. Le tout était particulièrement dynamique et audacieux.

Tous les garçons se bousculaient pour y participer et tous en gardent des souvenirs cocasses. Personnellement, si je devais choisir, c’est trois anecdotes que je retiendrais :

1) Quand nous avons mis au point notre nouvelle chorégraphie, nous en étions très fiers. On avait beaucoup répété – à l’abri du regard des filles – et tout nous semblait être parfaitement au point. Tout naturellement, le premier spectacle était un moment important ; il fallait mettre « le paquet » pour impressionner le public.

Donc, nous nous sommes tous habillés au maximum … en ne négligeant aucun détail : chapeau, grosse ceinture en cuir, cape, etc … Mais … nous n’avions jamais répété en costume. Dès les premières minutes, ce fut un calvaire.

Mon chapeau – incontrôlable – m’a glissé sur les yeux. Je ne voyais plus du tout où j’étais par rapport au bord de la scène. Ma cape, dans le mouvement, s’est retrouvée devant … sur le chapeau. Impossible de m’en dépêtrer. Quant à la ceinture – beaucoup trop dure – elle m’empêchait de respirer quand je faisais des figures accroupi ; et comme la plupart des figures spectaculaires nécessitaient d’être accroupi … vous imaginez le problème ! J’ignore comment je suis arrivé au bout de la prestation ? Ni comment mes partenaires s’en sont sortis ? Les fois suivantes, j’ai dansé « light », en laissant au vestiaire chapeau, cape et ceinture.

2) Physiquement, c’était un effort incroyable. À la fin de la danse, nous étions toujours épuisés. Pourtant, une fois ( une seule fois ), l’orgueil a été plus fort que la fatigue et … que la raison. Le public était tellement enthousiaste que nous avons accepté de faire un bis. À la fin du deuxième zbójnicki d’affilée, je me suis écroulé dans les coulisses. J’étais complètement « hors service ». C’est Zdisław Blazka qui m’a emporté, dans ses bras, vers l’arrière de la salle. J’ai mis un long moment à m’en remettre.

3) Alexis Łagocki – qui entamait ses études d’ingénieur civil à Mons – devait présenter quelque chose aux autres étudiants dans le cadre des « baptêmes estudiantins ». Il a eu l’idée de présenter un zbójnicki.

Le spectacle se déroulait dans une grande salle bondée d’étudiants très excités et qui avaient consommé pas mal d’alcool. Quand ils nous ont vus arriver avec nos « déguisements » de góral, ils se sont mis à crier très fort et en chœur : « A poil, à poil, à poil,… ». Nous n’étions pas à l’aise dans nos kierpce. J’ai même cru que nous n’en sortirions pas indemnes.

Heureusement, dès les premières minutes de la danse, les cris se sont arrêtés et très vite les applaudissements les ont remplacés. Finalement, tout s’est bien terminé. OUF !

En annexe, le 3ème extrait de l’article d’Anne Wuidar consacré aux montagnards. Dans ce troisième extrait, elle nous parle des chants, des danses et de Zakopane. Merci Anne.

11/03/2019 – JP Dz

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1.602 : KSMP Mons : Zbójnicki : Czesiu Kucharzewski ; Michel Mikolajczyk ; Alfred Materna ; Pierre Front ; (? ) ; ( ? ) ; Alexis Łagocki.
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1.603 : KSMP Mons : Zbójnicki : Michel Mikolajczyk ; Marek Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Alexis Łagocki.
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1.604 : KSMP Mons : Zbójnicki : Dans les coulisses : (? ) ; ( ? ) ; … ; Christian Nahorniak ; (? ) ; Alfred Materna ; Pierre Front ; Christian Wisła ; Géniu Bujanowski ; Marek Bujanowski.
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1.605 : KSMP Mons : Zbójnicki : Géniu Bujanowski ; Alfred Materna ; Michel Mikolajczyk ; Pierre Front ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Christian Wisła ; Alexis Łagocki ; Marek Bujanowski.
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1.606 : KSMP Mons : Zbójnicki : Alexis Łagocki ; (? ) ; … ; ( ? ).
1607_KSMP_Mons
1.607 : KSMP Mons : Zbójnicki : Czesiu Kucharzewski ; Didier Boucheï ; Géniu Bujanowski ; (? ) ; Michel Brzezicha ; (? ).
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1.608 : KSMP Mons : Zbójnicki : Pascal Łagocki ; Pierre Front ; Freddy Motal ; Czesiu Kucharzewski ; Giovani Cortelletti.
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1.609 : KSMP Mons : Zbójnicki : Didier Boucheï ; Pierre Front ; Michel Mikolajczyk ; Patricia Dudziak ; Sylvie Warwzeniak ; Sylvie Motala.

 

  • Les GÓRALES ou Gourals ( suite ) – par Anne Wuidar

La danse : Les hommes dansent assez souvent avec leur piolet ou une hachette (outils qui se rapportent à leur vie quotidienne) ; et ce, sur un rythme d’enfer.

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Le chant : Contrairement à la plupart de leurs chants et danses très vifs, voici un chant nostalgique, dont les paroles, depuis deux siècles, bouleversent les Polonais – montagnards ou non – qui ont dû quitter leur patrie avec regret pour gagner leur pain : « Góralu, czy ci nie zal » (« Montagnard, n’es-tu pas nostalgique ? »)

Il paraît que c’était la chanson préférée du pape Jean-Paul II, né au pied des Tatras.

Montagnard, ne regrettes-tu pas,
De quitter le pays de tes parents,
Ces lacs, ces bois et ces collines,
Et ces ruisseaux d’argent ?

Goural, ne regrettes-tu pas,
Goural, reviens au pays (bis).

Mais le Goural regarde les montagnes,
Et essuie ses larmes avec sa manche,
Il faut bien quitter les montagnes,
Pour du pain, Monsieur, pour du pain.

Goural, ne regrettes-tu pas,
Goural, reviens au pays (bis).

Les chants caractéristiques ainsi que leurs danses vives, impressionnent toujours les touristes des basses terres.

Zakopane et les villages des alentours hébergent de nombreux groupes folkloriques qui se transmettent l’art du folklore de génération en génération. De nos jours, les jeunes portent de plus en plus souvent les habits traditionnels et soulignent leur appartenance à cette ancienne tradition des Tatras.

La plus grande fête de la région est le « Festival International de Folklore des Hautes Terres ». Il est organisé en fin d’août à Zakopane depuis 1968. Les górales du monde entier se retrouvent ainsi en compétition pour gagner les « ciupaga » (hache traditionelle) d’or d’argent et de bronze. Le touriste y revient souvent afin d’y revivre la joie d’être dans la tradition montagnarde, pour admirer les habits traditionnels et pour ressentir cette atmosphère inoubliable.

La région de Zakopane :

Depuis le 19eme siècle, elle est encensée par les poètes et les peintres ; par exemple, l’artiste-peintre Witkiewicz qui à la fin du 19ème siècle, lança, (en construisant sa célèbre maison appelée « Koliba »), ce qu’on a nommé « le style de Zakopane » désignant ces chalets pittoresques typiques. Cette région si excentrée au Sud, et cette localité de Zakopane si nichée au sein de montagnes, ont attiré depuis longtemps, les artistes les plus fameux de toute la Pologne. Ils se groupaient ici, discutant des évènements, dans ces « karczma » de bois, ou bien, dans les moments de paix, venant respirer et prendre les eaux. Il y eut Il y eut des écrivains, tels KRASZEWSKI, SIENKIEWICZ, GOMBROWICZ, WITKACY, des musiciens fameux tels Ignacy PADEREWSKI (retrouvant ici sa grande amie la célèbre comédienne Helena MODRZEJWSKA), Karol SZYMANOWSKI (dont subsiste la maison appelée « Atma »), et KARLOWICZ qui trouva la mort dans une avalanche aux alentours de Zakopane. Tous étaient sous le charme de cet endroit unique.

Quant à Karol WOJTYLA (Pape Jean-Paul II), né aux pieds de ces montagnes qu’il a escaladées, où il a skié, où il a randonné l’été, bien des photos le montrent dans ce coin de Pologne qu’il n’avait jamais oublié !

Promenades proches : Le mont Gubalowka est le départ de nombreux sentiers de promenades et de randonnées. Paysage bucolique, doucement vallonné où des vaches paissent en toute tranquillité. On peut aller jusqu’à Chocholow, qui est à 17 km vers l’ouest de Zakopane. Chocholow est un village dont la quasi-totalité des maisons ont été construites en bois au 19eme siècle, l’une d’elle a des poutres de 1m d’épaisseur. L’église de Chocholow est également intéressante.

Mode de vie : Les górales sont bergers de père en fils. Ils vivent paisiblement dans leurs maisons de bois, la plupart jouent du violon dès leur tendre enfance, les jeunes filles brodent, fabriquent du fromage avec le lait de leurs brebis.

Même les très nombreux touristes séjournant à Zakopane, qui les observent avec curiosité, ne les changent pas. Leur vie simple et joyeuse a résisté à tant de guerres meurtrières et de régimes politiques qu’il en faudrait plus pour bouleverser leurs habitudes.

Dans un journal précédent, où j’avais abordé les diverses étapes qui précédaient le tissage de la laine, j’avais parlé de la laine des chiens de bergers Podhale au poil particulièrement doux qui assure aux tisseuses et tricoteuses des vêtements d’hiver particulièrement légers. Ces chiens, ainsi que leur nom l’indique, proviennent de la région de Zakopane et sont d’excellents gardiens de moutons.

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Amicalement vôtre : Anne Wuidar  –  wuiwui007@hotmail.com

Extrait n° 3 des « Muses Vagabondes – Petit Journal Culturel et Artistique Slave » – n° 25 de décembre 2018.

 

Centenaires

J’aimerais aujourd’hui que nous ayons une petite pensée respectueuse pour Monsieur Bardo.
En effet, en ce 10 mars 2019, il aurait fêté ses 100 ans … s’il était toujours des nôtres. Mais le hasard est fantasque, le 10 mars 1919 a été non seulement le jour de la naissance de Pan Zbigniew Bardo, mais aussi de ma maman Martha Sladecka / Dziewiacien.

Ils sont nés, le même jour, à des centaines de kilomètres de distance, et tous les deux ont eu un début d’existence des plus atroces. Mais ça ne les a pas empêchés de croire viscéralement à la vie et d’offrir, sans retenue, leur temps aux autres …

L’histoire de Comblain est parsemée de ces bénévoles. Aujourd’hui, c’est la commémoration du centenaire de la naissance de ces deux-là, mais nous pourrions répéter cette commémoration à l’infini tant il y avait de bénévoles et tant il conviendrait de les fêter tous. Alors, derrière l’hommage d’aujourd’hui, il y a un hommage à tous les autres. C’est comme un cri pour dire : « Nous ne vous oublierons pas ».

Jean-Pierre Dziewiacien

La famille Bardo
La famille Bardo.
Trois cuisinières
Mme Martha Dziewiacien ( ma maman ) ; ( ? ) ; Mme Załobek.

 

0213 – The show must go on …

Sous titre : Bourdes, gaffes, bévues, gags, boulettes … sur scène !

Si nous gardons un excellent souvenir de nos spectacles folkloriques respectifs, il faut bien l’admettre … parfois … il y a eu des « dérapages ». Même préparés avec beaucoup de minutie, nos représentations ont, parfois, dû faire face à l’impondérable. Dans ces cas-là, nos bourdes, gaffes, bévues, gags et boulettes se sont donné le mot pour aggraver des situations déjà très compliquées. Et les fous rires, des uns et des autres, n’ont fait qu’augmenter notre difficulté à poursuivre le spectacle. Paradoxalement, ce sont ces anecdotes humoristiques qui nous reviennent en premier lieu ; elles sont le reflet de notre bonne humeur et d’un enthousiasme communicatif qui ne craignait ni la compétition, ni … les « embardées ».

Parfois, ça « cafouillait » dès le départ. Le KSMP de Ressaix ne dansait pas toujours avec un orchestre. Quand les musiciens n’étaient pas disponibles, c’est une cassette préenregistrée qui accompagnait les danseurs.
Ce jour-là, c’était le cas. Les danseurs étaient prêts à s’élancer pour leur fameux Krakowiak. Ils étaient tous dans les starting-blocks … une main en l’air … la jambe tendue … le chapeau à plume de paon fixé sur la tête … il ne manquait plus que la musique. Mais … dès que le préposé a appuyé sur « Start », c’est un tonitruant « Hey ! Manhattan » du chanteur C. Jérôme qui a retenti, en lieu et place du Krakowiak ! À l’époque, les cassettes avaient deux faces ; c’était la mauvaise. Inutile de dire que le public était hilare. Ça commençait déjà bien.

Parfois, ce sont les accessoires qui n’en faisaient qu’à leur tête … et quand la tête ne leur revenait pas …
Je laisse Francine Załobek vous raconter elle-même son moment de « dé-tresse » :

Petite anecdote au KSMP de Liège : Au cours des différents spectacles, il est parfois arrivé des incidents techniques : un élastique de pantalon qui craque ou un jupon qui se répand sur le sol … J’ai fait plus original et je ne pense pas que ce soit arrivé à quelqu’un d’autre. Notre « chorégraphe » de l’époque ( Évelyne ) tenait à ce qu’on forme un ensemble ; pas de bijoux apparents, pas de lunettes ( pratique ! ) et des tresses pour les filles.

 Dans les cheveux longs, ou mi-longs, pas de problème. Or j’avais des cheveux très courts. C’était donc une savante construction à base d’épingles et une tonne de laque. Vint un jour où, à la fin de la première partie, cet échafaudage s’écroula. En virevoltant gaiement, une tresse se détacha et vola dans les pieds du public. Moment de stupeur, puis de panique, les gens croyant avoir vu un rat. À la fin de la danse, honteuse et confuse, j’ai récupéré l’objet du délit ( Georges, hilare, me laissant seule devant mes responsabilités ). Je ne me souviens pas si j’ai terminé le spectacle avec une ou deux tresses, mais je sais qu’on en a rigolé très longtemps dans les chaumières.

Francine Załobek

À d’autres moments, ce sont les équipements mis à notre disposition qui n’était pas à la hauteur. Je me souviens, comme si c’était hier, d’un spectacle donné par le KSMP de Mons, fin des années soixante, à Baisieux ! J’étais alors trop jeune pour danser et j’ai donc assisté à la scène à quelques mètres du podium. Donc, ce jour-là, il n’y avait pas de chapiteau, seulement un podium installé – peut-être un peu trop vite – en plein air. Il semblait solide et stable. Mais c’était sans compter sur l’enthousiasme des danseurs …

Il faut dire que les Oberek, Mazur et autre Krakowiak sont particulièrement rythmés. Les danseurs sont obligés de compter leurs pas pour garder le tempo et être synchronisés. Régulièrement, au bout des huit mesures, il convenait de marquer le pas. Ça permet de donner un certain effet et surtout de se resynchroniser.

C’est ce qu’on appelle le « tąpanie ». Cette tradition polonaise a perduré tout au long de l’histoire des KSMP ; avec par moments plus … d’intensité. Ça permettait aussi à certains danseurs mâles d’affirmer leur virilité. Dans l’euphorie de l’instant et, pour certains d’entre eux, à cause d’une … très très légère surcharge pondérale, ils n’hésitaient pas à « frapper fort ».

Ce jour-là donc, dès les premiers pas sur scène des huit couples de danseurs … on a vu le podium commencer à se balancer. On aurait dit qu’ils étaient sur un radeau à un mètre du sol … Mais ce n’était pas le plus grave ! Aux premiers « tąpanie », c’est le plancher qui s’est demandé ce qui lui arrivait ! Évidemment, et très vite, un des garçons a percé la planche sur laquelle il claquait son pied … puis un autre … puis encore un autre ! A ce moment-là, plus personne n’avait de doute … ce plancher-là ne supporterait pas sa charge ! Mais la danse était loin d’être finie … et on n’arrête pas un polonais qui danse ! Du coup ( si j’ose dire ) certains garçons se sont dévoués pour « reclouer » des planches qui se relevaient dangereusement … à coup de talon, en rythme et parfois même, pas en rythme.

À la fin de la danse, le plancher était plein de trous ; on se serait cru sur une autoroute wallonne ! Le kiosque était inutilisable. Les organisateurs locaux ont dû finalement se résoudre à déplacer la représentation vers une salle voisine … C’est une réalité : le sol tremble souvent sous l’enthousiasme des polonais.

Je suis sûr que vous aussi, vous avez d’innombrables anecdotes du genre. C’est le moment de les partager.

04/03/2019 – JP Dz

En ce qui concerne le KSMP de Ressaix, effectivement cela s’est passé je pense à La Louvière, avec mon enregistreur à bande double piste et non à cassettes (qui servait aussi à toutes les répétitions du KSMP) où j’avais bien demandé au technicien de la scène de n’appuyer que sur le bouton START au moment voulu mais il est parvenu à changer de piste sur laquelle était enregistrée tout à fait autre chose. Vous devinez quelle était ma colère, nom de D… !

Cela me rappelle une autre anecdote que confirmera Gieniu Perzyna : lors d’une représentation à Marcinelle, peut-être un festival KSMP, lorsque le responsable-électricien de la salle branchait les spots de la scène, l’intensité du courant diminuait sur le circuit sur lequel était branché mon enregistreur à bande et celui-ci donc ralentissait au point que Gieniu Perzyna, avec un doigt, essayait tant bien que mal, à faire tourner la bande. Je vous laisse deviner le résultat : l’horreur !

Casimir Nowicki

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1.591 : The show must go on … : KSMP Liège : Georges Załobek ; Francine Załobek.
1592_KSMP_Liège
1.592 : KSMP Liège : Premier rang : Helena Wochen ; Gaby Stefanski ; Francine Załobek ; Aline Bień ; Deuxième rang : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Troisième rang : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Quatrième rang : Madame Bień ; ( ? ) ; ( ? ).
1593_KSMP_Liège
1.593 : KSMP Liège : Elizabeth ? ; Valérie ? ; Mirka Patalas ; ? Paluszkiewicz ; Christiane Switon ; Aline Bien ; Aline Jarosz ou Evelyne ( derière le micro ) et enfin Brigitte ….
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1.594 : KSMP Ressaix : Bernadette Marzalkowski ; Daniel Kowal ; Eveline Ogonowski ; Irène Sitarz ; André Cornut ; ( ? ) ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski.
1595_KSMP_Ressaix
1.595 : KSMP Ressaix : ( ? ) ; ( ? ) ; Danièle Perzyna ; Jean-Michel Deputat ; Simone Wattiez ; Daniel Kowal ; Vital Kciuk ; Danièle Czajkowski ; Dominique Gebka ; Dominique Ogonowski.
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1.596 : KSMP Ressaix : Simone Wattiez ; Jean-Michel Deputat ; Casimir Nowicki ; André Cornut ; Daniel Kowal ; Bernadette Marzalkowski ; Vital Kciuk ; Halina Ogonowski.
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1.597 : ( ? ) ; Lokietek ; Gieniu Perzyna ; ( ? ).
Cette photo a été prise à Rome en 1966, à l’ occasion du Millénaire de la Pologne. Ks. Rektor Repka avait choisi les étudiants de l’Université de Louvain pour représenter la jeunesse de Belgique. J’ai fait partie du groupe à la demande de Robert Domecki ( devenu aussi médecin ), du fait qu’ au dernier moment il y a eu un désistement d’un étudiant. Si mes souvenirs sont bons, outre les Polonais de l’ Europe de l’ouest, il y avait le pape Paul VI. Gieniu Perzyna

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1.598 : KSMP Mons : ( ? ) ; ( ? ) ; … ; Zygmund Mielcarek ; ( ? ) ; Stéphanie Goch ; Serge Préat.

1599_KSMP_Mons
1.599 : KSMP Mons : Serge Préat ; ( ? ) ; Stéphanie Goch ; … ; Ewa Dudziak ; …
1600_KSMP_Mons
1.600 : KSMP Mons : Didier Chmielecki ; … ; Nadine Kucharzewski ; Serge Préat ; Richard Chmielecki ; Urszula Twardowska.
1601_KSMP_Mons
1.601 : KSMP Mons : Michel Mielcarek ; Didier Chmielecki ; Nadine Kucharzewski ; Stéphanie Goch ; Serge Préat.

 

Quiz n° 26 et 27 :

 

Quiz_26
Quiz n° 26 : Equipe du KSMP Echo Ojczyste Mons en championnat du Hainaut :
Le n° 5 = Jean Grzeskowiak ; Samuel Roland ; André Karasiński ; le n° 1 = Zdzisław Blaszka ; le n° 8 = Christian Wala ; le n° 12 = Edward Kucharzewski ; Monsieur Mieczysław Gruszczynski, notre responsable et ancien joueur de volley à Quaregnon-Rivage ;
Le n° 3 = Pascal Fabio Cozatti ; le n° 4 = Raymond Mielcarek ; le n° 6 = Richard Mielcarek ; le n° 7 = Serge Bernard, le coach ; le n° 2 = Michel Mielcarek ; le n° 10 Guy Loison.
Pour la petite histoire, la maison que l’on voit en arrière- plan était occupée, à l’époque, par les prêtres polonais. La remise-garage y attenante servait de vestiaire. Ni douches, ni chauffage, mais sûrement un p’tit coin réservé pour les remontants.
PS : c’est une belle photo souvenir, manque le n° 20 pour que ce soit une très belle photo !

Signé le n° 20.
Quiz_26b
Quiz n° 26 b : Le 10 = Guy Loison ; le 14 = Gaetan Bernard ; le 2 = Michel Mielcarek ; le 4 = Samuel Roland ; le « fameux » 20 = Czesiu Kucharzewski ; le 8 = Nicolas Gioia.

Quiz_26c

Quiz n° 26 c : Le 14 = Gaetan Bernard ; le 1 = Jean-Louis Cassart ; le 17 = Gérard Lescot ; le 2 = Michel Mielcarek ; le 16 = Edward Kucharzewski ; Czesiu Kucharzewski ; le 3 = Sege Bernard ( Coach ) ; le 15 = Jean Grzeskowiak ; le 11 = Raymond Mielcarek ; ?.
Il faut savoir aussi qu’il y avait  une équipe A et une équipe B

Quiz_27
Quiz n° 27 : Kz. Kurzawa ; Casimir Swiderski ; ( ? ) ; Michel Spiewak ; Lucette Kieltyka ; les enfants Stachura ? ; St Nicolas ; Richard Szymczak ; la petite Rybacka ? ; Lilianne Kieltyka ; Therèse Spiewak ; des enfants Krzywinski ; Marek et Annie Kieltyka ; Eveline Ogonowski donnant la main de Freddy Kieltyka ; et derrière, Dominique Ogonowski.

 

 

0212 : Notre folklore ( 2 ) : « Za górami, za lasami »

Si les górale étaient importants … que dire des góralki ? C’est pour elles qu’ils s’affrontaient. C’est aussi pour elles – nos góralki à nous, celles de Comblain – que nous nous affrontions !

« Za górami, za lasami, za dolinami,
Pobili się dwaj górale ciupagami. 
»

Bien sûr, à Comblain elles n’avaient pas ces jupes si colorées, ni des chaussettes dans leurs kierpce, mais leurs tresses, avec un peu d’imagination, on pouvait presque se les partager :

« Hej górale, nie bijta się
Ma góralka dwa warkocze, podzielita się. 
»

Ça nous arrangeait bien de croire que, pour nous, elles avaient tout en double … « dwa warkocze », « dwoje oczu » et surtout un cœur immense « duże serce » qui pouvait contenir toutes nos passions et nous consoler de toutes nos défaites.

« Hej górale, czy dobrze wam ?
Mata na łbie wielkie guzy ja dziewczyne mam ! 
»

Mais nos góralki prenaient véritablement leurs éclats sur scène, dans les spectacles des KSMP. C’est là, dans l’habit traditionnel, comme sur les photos en annexe, qu’elles resplendissaient. Leurs chansons si particulières, avec cette tonalité et l’accent des montagnards, nous faisaient frissonner de plaisir. Quant à leur danse, elle tranchait singulièrement avec les autres chorégraphies, les Mazurs et les Polonaises aux gestes amples, aux pas allongés et aux mouvements lents et majestueux. Ici, tout paraissait concentré, millimétré … ajusté.

On les regardait tricoter avec leurs jambes légères, des petits pas si rapides, si précis, si resserrés qu’on ne pouvait pas s’empêcher de les imaginer sur les hauteurs des Carpates … là où l’espace manque et le temps est compté.

Autour d’elle, les garçons, les górale, s’appliquaient pour être remarqués. Ils rivalisaient d’adresse, de souplesse et de puissance vocale pour les séduire.

« W murowanej piwnicy,
Tańcowali zbójnicy,
Kazali se piknie grać,
I na nóżki pozirać. 
»

Parfois la douleur les faisait grimacer … jamais elle ne les arrêtait :

« Tańcowałbyk kiebyk móg,
Kiebyk ni mioł krzywych nóg.
Ale krzywe nózki mom,
Co podskoczem, to sie gnom. 
»

Et quand la danse se faisait Trojak, comme sur la photo 1.590, le góral était joyeux … il avait deux góralki pour lui tout seul … une dans chaque main … n’en lâchant aucune …

« Zasiali górale owies, owies,
Od końca, do końca, tak jest, tak jest ;
Zasiali górale żyto, żyto,
Od końca, do końca wszystko, wszystko ! 
»

Il profitait des mouvements plus lents pour contempler ses conquêtes et se préparait déjà à les faire virevolter autour de lui dès que rythme s’accélérerait …

« A mom ja ci trzy mendele
W domu dwa, w domu dwa
Zadna mi si
ę nie podoba
Tylko ta, tylko ta ! 
»

C’est là qu’il était le plus heureux … il savait déjà que la figure se terminerait inéluctablement par un bisou de chacune de ses deux góralki. Le bonheur !

En annexe, le 2ème extrait de l’article d’Anne Wuidar consacré aux montagnards. Dans ce deuxième extrait, elle nous parle, entre autres, des costumes et de la musique. Merci Anne.

25/02/2019 – JP Dz

1582_KSMP_Liège
1.582 : KSMP Liège : Spectacle du « Printemps polonais » : Jeanine Grajesz ; Haline Migon ; Régine Paluszkiewicz ; Pani Majewska ; ( ? ) ; ( ? ) ; Krysia Wochen ; Irène Jamka ? ; Madame Jamka ; Madame Wochen ; Elziunia Walczak ; Mirka Patalas ; Aline Bień ; Richard Migon ; Stasiu Krolak ; Edouard Paluszkiewicz ; César Napora ; Mieciu Musial.
1583_KSMP_Liège
1.583 : KSMP Liège : Góralski du « Pintemps polonais » : ( ? ) ; … ; André Paterka ; … ; ( ? ).
1584_KSMP_Liège
1.584 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
1585_KSMP_Liège
1.585 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : Avec à l’avant, Aline Bień ;  Gaby Stefanski ; Aline Jarosz ; Brigitte Witecki ; Helena Wochen ; Mirka Patalas. Derrière, Madame Wochen ; ( ? ) ; ( ? ) et … Georges Załobek.
1586_KSMP_Liège
1.586 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : Avec Stanis Debski ; Danielle Nieglos ; Régine Paluszkiewicz ; Jeanine Grajesz ; Zosia Bień ; ( ? ) ; ( ? ). Derrière, Monsieur Bolesław Chwoszcz ; Edouard Paluszkiewicz ; Edouard Jamka.
1587_KSMP_Liège
1.587 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : ( ? ) ; … ; Mirka Patalas ; … ; ( ? ).
1588_KSMP_Liège
1.588 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : Gaby Stefanski ; Mirka Patalas ; Christiane Stefanski ; Aline Bień ; Brigitte Witecki ; Helena Wochen ; Aline Jarosz ; Danielle Nieglos.
1589_KSMP_Liège
1.589 : KSMP Liège : Góralski du « Printemps polonais » : Mr Bolesław Chwoszcz ; Edouard Paluszkiewicz ; Jasiu Paluszkiewicz ; Edmond Walczak.
1590_KSMP_Ressaix
1.590 : KSMP Ressaix : Trojak : Eveline Ogonowski ; Vital Kciuk ; Dominique Ogonowski.

 

Les GÓRALES ou Gourals – par Anne Wuidar

 https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.slavorum.org/gorals-slavic-highlanders/&prev=search

https://www.zakopane.eu/fr/folklore-montagnard

https://www.mackoo.com/Pologne/zakopane-campagne.htm

https://pologneimmortelle.wordpress.com/category/6-folklore-et-traditions/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cor_des_Alpes

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=pl&u=https://pl.wikipedia.org/wiki/Trombita&prev=search

Le peuple Góral :

Les Górales (prononcer gourals), littéralement « montagnards ». C’est un groupe de populations indigènes du sud de la Pologne, du nord de la Slovaquie et de la région de Cieszyn en République tchèque. Il existe également une importante diaspora dans la région de Bucovine dans l’ouest de l’Ukraine et dans le nord de la Roumanie.

En Pologne, ils vivent dans la région de Podhale, dans les Tatras, et dans certaines parties des Beskides (Silésie de Cieszyn, Beskides de Silésie, Beskides de Wywiec). Dans la Slovaquie actuelle, ils vivent dans 4 groupes distincts : dans le nord de Spiš (34 villages subdivisés en deux groupes), Orava et Kysuce (2 villages) et des groupes plus petits dans 7 autres villages enclavés du nord de la Slovaquie.

Leurs divers dialectes descendent de l’ancien polonais, mais avec une influence non négligeable du slovaque depuis ces derniers siècles. En plus du polonais, la langue contient un vocabulaire d’autres origines, y compris le slovaque, le « Vlach » (langue des Valaques, à consonance romano-orientale, très parlée dans certaines régions de Roumanie) et des mots d’origine incertaine qui ont des liens avec d’autres dialectes des bergers de la région des Carpates.

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Pour la plupart des Górales, le facteur décisif dans leur identification à une nationalité n’est pas ethnique mais territoriale. Ceci, à mes yeux, est compréhensible du fait que comme leurs troupeaux, les hommes n’avaient pas conscience des frontières conventionnelles entre états. Historiquement, la question de leur identité ethnique a été très débattue et a abouti à des réclamations et à des demandes reconventionnelles à la fois de la part de la Pologne et de la Slovaquie. Ceux qui vivent dans des régions appartenant de longue date à l’État polonais s’identifient comme polonais, tandis que ceux qui vivent en Slovaquie se sont identifiés comme slovaques mais gardent en tête leur identité première, ce qui est le cas de beaucoup de minorités d’ailleurs. C’est également le cas des Hutsuls, présents en Ukraine et en Roumanie – des Lemkos, présents en Pologne, Slovaquie et en Ukraine – des Boïkos, présents en Ukraine, en Pologne et en Slovaquie. Ces trois peuples étant souvent connus sous le nom de Ruthènes.

Le costume traditionnel des hommes – qu’ils portent encore dans la vie courante à Zakopane et alentours – car les górales sont des bergers – est constitué de pantalon moulant en peau de mouton brodée (débarrassée de sa laine) de couleur blanche ou grise, décoré d’une broderie appelée « parzenica ». La parzenica est faite d’un large fil de couleur rouge et gris.

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Le reste de l’habit traditionnel comprend une chemise blanche de lin avec des pinces décoratives sous le cou. Par-dessus, en été les górals mettent des vestes en cuir ou des « cuchy » (des vestes blanches brodées). En hiver ils se vêtent de manteaux de cuir ou de fourrure.

L’élément le plus populaire de cet habit est un chapeau décoré de coquilles ainsi qu’une plume d’aigle. Leurs chaussures s’appellent « kierpce » et elles sont créées en cuir taillés dans un seul morceau. Elles sont attachées aux mollets par des lanières. Un chapeau et une cape sur les épaules complètent cette tenue.

Le costume traditionnel des femmes – Elles portent des jupes plissées avec un motif floral.

On assiste, et ce dernièrement, à un retour des anciennes jupes sans plis avec une bande de crêpe cousue dans la partie basse. Ces dernières sont accompagnées d’une chemise blanche et d’un corset lui aussi brodé avec des perles, les « kierpce », ainsi que des colliers de perles rouges autour du cou.

La musique, dite « góralska » est tour à tour ardente ou douce dans l’accompagnement des chants et danses. On y entend beaucoup le violon et l’accordéon.

La  trembita (ou trabita, ou trombita,), instrument à vent folklorique en forme de tuyau droit ou légèrement coudé à la fin, atteignant parfois 4 mètres de long, utilisé comme trompette de berger, produisant un son grave et profond et qui, comme les cors des Alpes était utilisé initialement pour communiquer à distance en montagne. Cet instrument se trouve en Suisse, en Autriche, en Allemagne, en France et, la trembita en Pologne par les Górales et les Hutsuls (régions de Beskides et de Podhale), en Ukraine et en Roumanie.

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La trembita était probablement comme le cor des Alpes, utilisée pour prévenir un village d’un danger, ou pour appeler les villageois à l’église, car le son peut parcourir des longues distances, et faire écho dans les vallées. Il servait aussi aux bergers qui pratiquaient la transhumance alpine.

Elle est réalisée dans le bois d’un jeune arbre coupé en deux moitiés dans le sens de la longueur. Ensuite, celles-ci sont creusées et jointes, collées avec de la colle. L’instrument est ensuite enveloppé d’étroites lanières d’écorces. L’extrémité est évasée. La manière de se souffler dans l’embout permet d’émettre des tonalités harmoniques différentes.

Amicalement vôtre : Anne Wuidar  –  wuiwui007@hotmail.com

Extrait n° 2 des « Muses Vagabondes – Petit Journal Culturel et Artistique Slave » – n° 25 de décembre 2018.