0165 – 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour

Record d’affluence pour la 4ème édition du Festival de Jazz de Comblain-la-Tour qui se déroule cette année les 4 et 5 août. C’est le bourgmestre, Mr Jean Daniel, qui donnera le signal de départ des festivités. Et le dimanche, une Messe sera radiodiffusée depuis l’église de Comblain.

 Pour calmer les puristes qui ne supportent pas de voir des vedettes de variété mélangées aux spécialistes du jazz, les organisateurs ont prévu un second podium dédié aux « yé-yé ». Sylvie Vartan, programmée sur le grand podium a eu droit aux spécialités maraîchères du cru. Elle resta stoïque sous une pluie de tomates.

Par contre, il y a quand même beaucoup d’amateurs devant l’autre podium … celui des variétés devant lequel çà twiste pas mal. Ce sont deux genres musicaux qui sont réunis là, deux styles, deux générations.

 40.000 personnes seront présentes, malgré la pluie, malgré le bourbier du terrain de foot, qu’il faudra affronter avec des bottes, et malgré le fait que Comblain n’a plus rien de champêtre. En effet, des kilomètres de câbles, des dizaines de projecteurs et d’équipements divers ont envahi l’espace. Ils sont nécessaires aux retransmissions radio et télé qui exigent de plus en plus d’infrastructures … au détriment des spectateurs.

Les esprits avaient été préparés très à l’avance. Depuis 3 mois, le journal « La Meuse » associé à l’organisation, éditait un roman-photo mettant en scène des festivaliers de Comblain. Pour jouer le rôle des amateurs, le journal avait même fait appel à des pointures : Dany Saval ( Madame Drukker ), Arlette Vincent, Benoit Quersin, Tony Napoli et Jean-Claude Mennessier.

 Le merchandising bat son plein. C’est à celui qui créera l’objet ou l’équipement le plus représentatif du festival … et qui en vendra le plus. Une grande maison de confection pour dames lance la veste « Comblain », présentée de style Tyrolien, avec un écusson de Comblain tissé. On ne compte plus les baraques à frites, les marchands de hot-dogs, les débits de boissons, les marchands et représentants de firmes qui se disputeront les places disponibles. Plusieurs 45 tours seront pressés dont le « Napoli twist » de Raoul Guy et Freddy Colpin. Même la poste s’en mêle en émettant des timbres, des cachets et des enveloppes pour la circonstance.

 Côté anecdote, citons celle de Julian Cannonball Adderley. Il était venu à Comblain deux jours en avance. Bloqué dans sa chambre d’hôtel par le mauvais temps, il regardait tomber la pluie par la fenêtre de la petite auberge. Le stress augmentait au fur et à mesure jusqu’à sa prestation qui fut paraît-il un des plus beaux moments de Comblain. On a pressé un microsillon pour l’occasion avec son morceau phare « Geminy ».

Quant à Frankie Avalon, vedette internationale, il dut battre en retraite devant les jazzeux qui s’échauffaient.

 Les Belges : Léo Flechet, Lerusse, Simtaine, Nicole Somers, Sadi, Frankie Sands, Léo Souris et son orchestre, Benoit Quersin, et Jacques Pelzer les fidèles de Comblain, un orchestre représentant l’armée belge, les Delta City Boys.

 Vedettes internationale : Pia Beck, Nadine Kieffer, Tony Kinsey et son quarted, Dutch Swing Collège Band, Old Merry Tale Jazz Band, Leathertown Jazzmen, New Orleans Jazz Senators, jazz quinted 60, Franco Ambrosetti, Gillian Hills, le Zagrebacki Jazz Quartet, Klaus Doldinger, Dona Hightower, Lou Bennett, Daniel Janin et son orchestre, Dora Musumeci.

 Dorénavant pour les artistes présents – les documents en annexe le prouvent – pouvoir dire qu’ils étaient là, à Comblain-la-Tour, est un « must ».

 02/04/2018 – JP Dz

Julian Cannonball Adderley = https://www.youtube.com/watch?v=9pUKEqpHGA8
Zagrebacki Jazz Quartet = https://www.youtube.com/watch?v=r3tjvSrH5Qk
Frankie Avalon = https://www.youtube.com/watch?v=pJ1mtGNKPh0

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1.159 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.
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1.160 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Carte postale + cachet postal.
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1.161 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Twist devant le podium de variété.
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1.162 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Leathertown Jazzmen – Allemagne.
1163_jazz_1962_New-Orleans_jazz_senators
1.163 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : New-Orleans Jazz senators – Italie.
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1.164 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : More about Comblain and Cannonball.
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1.165 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ambiance.
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1.166 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Julian Cannonball Adderley.
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1.167 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Music man of Comblain-la-Tour.
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1.168 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Cannonball in Europe.
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1.169 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Cannonball in Europe – The Cannonball Adderley Sextet.
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1.170 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Pochette de disque : The Dutch Swing College Band, recorded in Comblain-la-Tour Belgium.
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1.171 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1962 : Jazz à Comblain-la-Tour : Julian Cannonball Adderley + Joe Napoli.

 

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0164 – « Moteur … »

Je ne voulais pas vous en parler avant que l’affaire ne soit entièrement conclue …Aujourd’hui, puisque nous avons signé un précontrat, je peux enfin vous annoncer la bonne nouvelle : j’ai été contacté, il y a déjà quelques mois, par un producteur du nord de la France, qui était très intéressé par notre petite histoire et qui veut absolument en faire un film !

Tout d’abord, j’ai été surpris. Je pensais qu’il s’agissait d’une blague … Mais vu l’insistance du producteur, j’ai fini par l’inviter à la maison. Depuis, nous nous sommes déjà rencontrés une bonne douzaine de fois … y compris sur place à Comblain-la-Tour.

Je ne peux malheureusement pas tout vous dire … dans le précontrat que j’ai signé, il y a tout un paragraphe consacré à des clauses de confidentialité que je me dois de respecter à la lettre. Néanmoins, et puisque votre participation est indispensable à la réalisation du projet … nous avons convenu que je vous informe, dès à présent, de ce qui suit :

Un scénario est en cours d’écriture. L’action va se dérouler en 2 époques distinctes : la première partie se situera « début des années septante » et la seconde de nos jours. La trame générale, c’est l’histoire de la colonie de vacances des polonais à Comblain. Alors bien sûr, nous avons repris toute une série d’anecdotes authentiques, mais il a fallu tout mélanger, les turnus, les années, les participants, … pour avoir une cohérence du scénario et une unité de temps. Le scénariste « officiel » a souhaité ajouter des souvenirs personnels qu’il avait glanés lors de sa propre expérience dans le scoutisme. Donc, il y aura des scènes qui se sont réellement passées au bord de l’Ourthe, et d’autres qui n’ont rien à voir avec Comblain ;

Pour rendre le tout plus crédible, des acteurs professionnels ( et pas n’importe qui ) interpréteront les rôles les plus importants. Mais nous serons engagés – sous contrat d’artistes amateurs figurants – pour jouer notre propre rôle. Pour être plus précis, dans la première partie, on nous demandera de jouer le rôle des parents qui amènent leurs enfants pour la colo et dans la seconde partie, nous serons les enfants qui ont vieilli. Ça ne devrait pas être trop compliqué … ;

Nous avons aussi beaucoup travaillé pour trouver « qui » va jouer « quoi ». Deux vedettes ont d’ores et déjà signé leur accord. J’ai le grand plaisir de vous informer que Madame Sandrine Kiberlain sera notre infirmière qui « essayait-de-se-cacher-pour-bronzer-en-paix» et Monsieur Bouli Lanners endossera le rôle de Pan Jan. Un troisième acteur célèbre est sur le point de signer. Il s’agit de Monsieur Lambert Wilson que nous avons convaincu d’interpréter le personnage de Ks Kurzawa. Son rôle dans le film « Des hommes et des Dieux » prouve à quel point la soutane lui sied à ravir ;

Pour les autres « adultes » du début des années septante, il reste encore à compléter la distribution. Si vous avez des suggestions … c’est le moment. Nous, on pensait à Madame Josiane Balasko, dans le rôle de Pani Merta ( reste à voir combien elle demande ) et le producteur voudrait imposer Madame Marthe Villalonga pour jouer la chef cuisinière … J’avoue que cette dernière idée ne m’enchante guère … l’accent pied-noir de Madame Villalonga risque un peu de faire tache. Qu’en pensez-vous ? On cherche encore pour Pan Bardo et son épouse.

Pour le reste, concrètement, l’équipe de tournage sera déjà présente en juillet / août 2018 à Comblain pour faire le casting des enfants. Ensuite, ils reviendront lors de notre week-end de septembre pour nous auditionner et distribuer les rôles qui nous seront définitivement attribués. Il faudra sans doute prolonger le week-end pour tout mettre au point ;

J’ai fait aussi quelques allers-retours sur place avec le responsable de la photographie et l’ingénieur-lumière pour voir quel moment serait le plus opportun pour réaliser les scènes extérieures. Les photos d’aujourd’hui sont le résultat de ces visites. Il est plus que probable qu’on fera tous les extérieurs fin mai 2019, c’est là que la lumière est la plus propice.

Voilà, vous savez tout ( presque tout ) … On vous expliquera tous les détails lors de notre week-end en septembre. En attendant, faites de beaux rêves. Et si, en dormant, il vous vient des idées de scènes humoristiques n’hésitez pas à nous les envoyer. Et surtout, ne vous tracassez pas … la mise en scène a été confiée à deux types du coin qui ont l’habitude des films d’hauteur … les frères d’Ardenne.

Premier avril 2018 – JP Dz

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1.153 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc en été : Essais photos pour le film.
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1.154 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Ourthe en été : Essais photos pour le film.
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1.155 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le long de l’Ourthe en hiver : Essais photos pour le film.
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1.156 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le long de l’Ourthe en été : Essais photos pour le film.
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1.157 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bâtiment en hiver : Essais photos pour le film.
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1.158 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bâtiment en été : Essais photos pour le film.

 

Śpiewnik – 095 – A jak będzie słońce i pogoda

https://www.youtube.com/watch?v=nllOPf-Kn4U

A jak będzie słońce i pogoda, słońce i pogoda,
Pójdziemy se razem do ogroda,
Pójdziemy se razem do ogroda.

Będziemy se, fijołeczki smykać, fijołeczki smykać,
Będziemy se ku sobie pomykać,
Będziemy se ku sobie pomykać.

Nawąchasz się ziela zielonego, ziela zielonego
Napatrzysz się liczka rumianego,
Napatrzysz się liczka rumianego.

A jak będzie słońce i pogoda, słońce i pogoda,
Pójdziemy se razem do ogroda,
Pójdziemy se razem do ogroda.

0163 – Galerie 2

Voici encore quelques tableaux à accrocher au petit musée de notre mémoire … ! Ils représentent des scènes d’une vie ordinaire mais dans un endroit qui, lui, ne l’est pas du tout … !

À première vue, ces tableaux n’ont pas grand-chose en commun : les photos ont été prises à des époques différentes, les personnages sont différents et ne se connaissent sans doute même pas, ce ne sont pas les mêmes photographes qui ont immortalisé ces instants-là …

Aussi, s’il fallait écrire quelques mots pour inaugurer cette galerie-là, on aurait beaucoup de mal à trouver le fil d’Ariane capable de relier tous ces tableaux … à part, très certainement, le plaisir partagé lors de ces instantanés de vie, saisis au vol … !

On pourrait alors pousser la réflexion un peu plus loin et s’interroger sur ce que nous avions réellement en commun ou ce qui faisait que là, nous nous sentions tous si bien ?

Bien sûr, on pourrait être tenté de rechercher la réponse dans le fait que nous étions tous polonais, tous catholiques pratiquants, tous issus de l’immigration, tous … Mais ce type de réponse serait un peu réducteur et ne correspondrait pas à la réalité des faits. Cela pourrait donner l’impression qu’il y avait une volonté de se retrouver entre soi, qu’il y avait comme une forme de sélection, pour ne pas dire de « ségrégation » qui n’avait cependant pas cours, à l’époque à Comblain.

C’est au contraire le mot « ouverture » que j’associe spontanément à la formidable mixité qui régnait durant les colonies. Rappelez-vous … combien d’entre nous ne parlaient qu’un polonais approximatif ? Combien ne le parlaient pas du tout ? Combien d’entre nous n’avaient qu’un seul parent d’origine polonaise, ou aucun des deux ? Il suffirait de retrouver les noms de famille de tous les participants pour en être persuadé. Et ça n’a jamais posé le moindre problème à personne.

Ce n’est pas non plus notre lieu de résidence, ni la langue que nous parlions quotidiennement qui nous rapprochaient. À Comblain, on venait des 4 coins de la Belgique et même d’ailleurs. À Comblain, on parlait polonais, mais aussi néerlandais, français, anglais, allemand … et, même sans être polyglotte, tout le monde se comprenait. La langue n’a jamais été un obstacle pour nous. Nous avons appris très jeune à utiliser les mots pour en faire des ponts et non pas des barrières, ni des murs. Je n’ai pas le souvenir d’avoir croisé un seul enfant mis à l’écart pour sa différence d’appartenance à tel ou tel groupe linguistique ou autre … J’ai par contre d’innombrables souvenirs d’enfants et d’adolescents se traduisant les consignes, les plans pour de futures bêtises et les histoires drôles … et tout le monde s’amusait des mêmes choses. Et c’est maintenant le mot « légèreté » qui s’impose dans mon esprit. C’est lui qui reflète le mieux notre état d’esprit d’alors.

Une fois sur place, on découvrait des « étrangers » qui devenaient très vite des amis. Personne ne songeait à économiser ses efforts, ni à se protéger … se protéger de qui ? On avait confiance. Cette « confiance » était spontanée, naturelle et sans aucune arrière-pensée. Elle transpirait de partout, et tous les visages souriants qu’on croisait n’étaient que l’expression d’une confiance intérieure qui semblait inépuisable. Elle était même à l’origine de tout. Car il leur a fallu une sacrée confiance, quand « ils » ont décidé de se lancer dans cette aventure et acheter l’Hôtel du Parc … de la confiance les uns dans les autres … de la confiance envers la communauté polonaise – sans qui ils n’auraient pas pu financer l’achat – mais aussi de la confiance dans l’avenir et dans les générations futures.

C’est ainsi, qu’avec ces trois valeurs « ouverture, légèreté et confiance », le rêve de quelques-uns est devenu le petit paradis de tant d’autres.

Depuis, nous avons grandi. On nous a convaincus qu’il était important d’être raisonnable, sérieux, réfléchi.

On nous a appris qu’il fallait être plus méfiant, qu’il fallait savoir tenir une certaine distance avec les autres … surtout quand ils étaient trop différents … On sait maintenant faire la part des choses, veiller à nos intérêts, jauger les avantages et les risques du quotidien, distiller notre confiance et notre amitié ; pour un peu, on aurait perdu notre belle âme d’enfant …

Mais quand on y pense, il suffit de pas grand-chose pour retrouver un peu de la magie de cette enfance révolue : quelques souvenirs évoqués sur la page des Anciens de Comblain, quelques retrouvailles d’anciens et les galeries du petit musée de la mémoire s’éclairent soudain de mille sourires …

Merci pour vos visites et n’oubliez pas le guide … n’oubliez pas que le guide, c’est vous et que ce petit musée de la mémoire est appelé à grandir chaque fois que nos souvenirs communs seront évoqués et partagés !

26/03/2018 – JP Dz

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1.144 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko sur le terrain de volley-ball : ( ? ) ; ( ? ).
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1.145 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire, anniversaire de Pani Załobek : Au centre, Pani Załobek ; autour, Pani Bardo ; … ; Mr Joseph Szczepanski ; Léo Wattiez ; … ; ( ? ) ; Georges Bardo ; Isabella Cosaro ; Luciano Cosaro ; Christine Mironczyk ? ; … ; ( ? ).
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1.146 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue des Ecoles : ( ? ) ; Richard Musiał ; Yollande Hordynska.
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1.147 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; Yolande Lewandowska ; ( ? ).
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1.148 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : ( ? ) ; … ; Piotr Rozenski ; … ; ( ? ).
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1.149 : COMBLAIN-LA-TOUR : Deux cuisinières devant l’Ourthe : Madame Dziewiacien ; Madame Bujanowski.
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1.150 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Madame Wojas ; ( ? ) ; ( ? ).
1151
1.151 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; ( ? ).
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1.152 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Sur le perron : Fabienne Laffut ; Michel Konarski ; Richard Chwoszcz ; Thérèse Spiewak ; ( ? ) ; ( ? ).

 

Monsieur Eugeniusz Piech

C’est encore une bien triste nouvelle que je dois vous annoncer.

Celui qui nous a quittés aujourd’hui est une personnalité qui a beaucoup œuvré pour la communauté polonaise de Belgique, spécialement à Charleroi, et qui a largement contribué à l’essor de Comblain-la-Tour.

Si vous relisez l’article n° 100, consacré à la générosité, vous vous souviendrez de l’action de Monsieur Eugeniusz Piech. La Narodowiec du 21/06/1979 lui rendait hommage … c’était déjà il y a 40 ans …

C’est donc le papa de Christine et Hélène Piech qui s’en est allé. Nous voulons nous associer à leur douleur et leur témoigner, ainsi qu’à André et Janusz, notre profonde tristesse ainsi que notre amitié indéfectible.

Les Anciens de Comblain.

0648
0648 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le rocher de la vierge : Monsieur et Madame Eugeniusz Piech.

Śpiewnik – 094 – Pod borem

https://www.youtube.com/watch?v=xrn__QZkdKE

https://www.youtube.com/watch?v=pv5MiYm9g3Y

Pod borem, pod borem
Marysia stojała, Marysia stojała
I białą chusteczką gałązki wiązała
I białą chusteczką gałązki wiązała

Mam ci ja, mam ci ja
Trzech koni we stajni, trzech koni we stajni
Pięknie się ustroje i pojade do niej
Pięknie się ustroje i pojade do niej

Jeden kary kary, kary karusieńki
Kary karusieńki
Drugi siwy siwy, siwy siwiusieńki
Trzeci biały biały, biały bielusieńki

Łoj Maryś Marysiu Ty kochanie moje
Ty kochanie moje
Kiedy ja cie widzę o inne nie stoje
Kiedy ja cie widzę o inne nie stoje

A jak ja już będę siwa siwiusieńka
Siwa siwiusieńka
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka

Będę ci ja wierni nie roczek nie cztery
Nie roczek nie cztery
Jeno już do śmierci jakem charakterny
Jeno już do śmierci jakem charakterny

0162 – Les autocars

Si certains venaient à Comblain en train, d’autres arrivaient en autocar ; ceux-là, venaient de loin, parfois de très loin … d’Allemagne, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas. Du coup, chaque fois qu’un autocar ( on ne disait pas encore « car » à l’époque ) franchissait la grille d’entrée du Centre Millénium, il générait toutes sortes d’émotions et forcément, des attroupements s’organisaient, comme sur les photos en annexe.

Quand le véhicule amenait de nouveaux « vacanciers », c’était surtout la curiosité qui prédominait : « Qui sont les nouveaux arrivants ? À quoi ressemblent-ils ? Est-ce que ceux de l’année passée sont revenus ? Allons-nous nous entendre avec eux ? Sont-ils aussi sympas que ceux de la dernière fois ? ». Cette curiosité qui nous animait était cependant teintée d’un brin d’inquiétude, il faut bien l’avouer : « Ils ont l’air nombreux, aurons-nous assez de place pour loger tout le monde ? Ne devrons-nous pas changer de chambre et nous serrer ? Jusque-là, on avait nos aises … pourvu que ça dure ! ».

Nous tentions alors, de deviner, à travers les vitres qui étaient les enfants ou les adolescents … Ce n’est pas seulement les enfants et les ados du car qu’on essayait de deviner à travers les vitres, on essayait aussi de savoir combien d’adultes les accompagnaient. Avec l’expérience, on avait appris que  si le nouveau groupe était trop bien organisé et suffisamment encadré, il finirait par nous imposer son mode de fonctionnement ; et nous, on n’avait pas trop envie qu’on nous impose d’autres habitudes. Et quand ils commençaient à descendre, on tendait l’oreille, histoire d’apprendre s’ils parlaient mieux polonais que nous.

Au bout de quelques minutes, à force de dévisager un par un chacun des arrivants, on pensait reconnaître celui-ci ou celle-là : « On dirait que c’est Hania ? Lui, il ressemble beaucoup à Andy … mais je ne suis pas sûr. ». Les premiers contacts étaient réservés, voire prudents. Il ne fallait pas brusquer les choses. Et par où commencer ?

Heureusement, les valises des filles étaient toujours là pour nous offrir une bonne occasion de créer les premiers contacts : elles étaient tellement lourdes qu’on en profitait pour proposer notre aide … c’était la meilleure façon d’établir les premiers liens et la meilleure des entrées en matière …

Le même soir, toutes les inquiétudes et tous les a priori avaient disparu ; c’était comme si  on se connaissait depuis toujours.

Par contre, quand le même autocar venait rechercher nos nouveaux amis, c’est la tristesse qui prévalait. On s’en voulait de n’avoir pas suffisamment passé de temps avec eux, de n’avoir pas eu le cran d’avouer, à celle-ci, combien  elle allait nous manquer et à celui-ci, les sentiments qu’il nous inspirait. Et le temps était passé tellement vite … On se prenait à rêver que le moteur refuse de redémarrer ou qu’un incident suffisamment grave empêche le départ. Juste gagner encore un jour … une soirée … quelques heures. Mais le miracle ne s’est jamais produit. Tout au plus, le car repartait avec quelques dizaines de minutes de retard par rapport l’horaire prévu. Ensuite … le parc nous semblait soudain, tellement vide …

Parfois, quand un autocar franchissait la grille, à vide, ce n’était pas pour amener ou emporter des enfants, il venait nous chercher tous pour faire une excursion ensemble quelque part dans les Ardennes. Ça n’arrivait pas chaque année. Nous embarquions alors tous, excités et curieux, pour une fois qu’on allait promener sans devoir marcher. C’est ainsi qu’on a pu découvrir quelques destinations plus ou moins insolites. Eveline et moi, nous nous souvenons d’avoir visité, avec la colonie, Coo et sa cascade, mais aussi l’entreprise de mise en bouteille de Spa.

Ce qui nous avait marqués lors de cette visite, c’était le bruit infernal des milliers de bouteilles de verre ( à l’époque, elles étaient toutes en verre ) qui s’entrechoquaient les unes contre les autres sur les immenses tapis roulants de la chaîne d’embouteillage. On se demandait comment des travailleurs pouvaient supporter pareille tintamarre ? C’était épouvantablement assourdissant et désagréable. Je me demande si ce n’est pas là que j’ai été définitivement dégoûté de … boire de l’eau ?

19/03/2018 – JP Dz

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1.137 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : Mme Dziewiacien ; Mme Bujanowski ; ( ? ) ; … ; Pierre Front ; Marek Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Alexis Łagocki ; Eveline Ogonowski ; Francine Załobek ; Malvina Rusowicz ; … ; ( ? ).
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1.138 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; Mme Koldziejka ; … ; Mr Józef Rzemieniewski ; … ; ( ? ).
1139
1.139 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ….
1140
1.140 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ; … ; Pierre Bartnik ; Pan Bardo ; Marek Bujanowski ; ( ? ) ; Géniu Bujanowski ; Daniel Pietka ; le bout du coude de Jean-Pierre Dziewiacien.
1141
1.141 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ; … ; Mme Dziewiacien qui regarde vers le photographe qui n’est autre que son fils.
1142
1.142 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : Ks Kurzawa ; … ; Mr Józef Rzemieniewski ; … ; Marek Bujanowski ; Michel Mikolajczyk ; … ; Alexandre Persich ; … , ( ? ).
1143
1.143 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; ( ? ) ; … ; Zdzisław Blaszka ; … ; ( ? ) ; ( collection Zdzisław Blaszka ).