0201 – KSMP Centre « Orlęta » – de Ressaix

Voici quelques photos du KSMP Centre « Orlęta » de Ressaix. Avant d’évoquer ce sympathique ensemble folklorique, permettez-moi d’ouvrir une petite parenthèse personnelle. Ne soyez pas surpris de voir votre serviteur danser tantôt avec le KSMP de Mons et, à d’autres moments, avec le KSMP de Ressaix … c’est normal. Et je ne suis pas un cas unique, loin de là. Les « transferts » entre KSMP ont toujours existé … pour différentes raisons.

Pour ma part, quand j’ai frappé à la porte du KSMP de Ressaix, dans les premiers jours de 1978, ce n’était pas pour demander l’asile politique. Je n’étais menacé par personne. Je ne craignais pas pour mon intégrité physique. Seulement, après 10 ans de bons et loyaux servir au KSMP de Mons – dont quatre et demi comme président – l’heure était venue pour moi de fonder famille. C’est donc l’asile « sentimental » que j’ai demandé à Ressaix. Mon transfert n’a fait l’objet d’aucune transaction ; il faut dire que les danseurs sont beaucoup moins cotés que les joueurs de football !

Mon implication à Ressaix s’est poursuivie de janvier 1978 à octobre 1981. Et finalement, Eveline – qui a toujours été une membre très active, et même présidente pendant 3 ans – et moi avons quitté ce groupe fin 81.

Mais, dès le début de 1982, nous nous sommes rendu compte que l’ambiance des KSMP nous manquait terriblement. L’envie de danser était plus forte que tout. C’est comme ça que nous sommes revenus vers la région de Mons et rejoint le KSMP local. Pendant un an, nous avons retrouvé ce plaisir indicible d’être sur scène avec des amis. Fin 1982, nos obligations professionnelles nous ont obligés à quitter définitivement l’ambiance joyeuse des KSMP. Et voilà 36 ans que nous sommes … « en manque ».

Mais revenons au KSMP Orlęta. La première chose qui m’a touché quand j’ai débarqué à Ressaix : c’est l’accueil et la simplicité. Je connaissais déjà un peu tout le monde, mais sans vraiment connaître personne. Pourtant, spontanément, les jeunes du KSMP m’ont … « adopté ». Plus tard, j’ai compris que je n’étais pas une exception. A Ressaix, la convivialité, c’était une seconde nature, et les portes ouvertes, ce n’était pas seulement une métaphore … les portes étaient vraiment ouvertes. Et j’ai découvert là des personnalités très attachantes. Toutes méritent d’être mises en lumière … je vais commencer par trois d’entre elles :

Tout d’abord, Danielle Perzyna ( sur les photos 1.492, 1.494, 1.495, 1.500 et 1.501 ) … voilà bien quelqu’un qui mérite toute notre admiration, et pas seulement parce que sa personnalité, timide et effacée, ne lui a pas suffisamment permis de briller comme elle le méritait. C’est sa gentillesse qui éclatait dès qu’elle se mettait à sourire. Sa joie de vivre était communicative. Mais là où elle était extraordinaire, c’est en dansant.

Danielle est « malentendante ». La musique est sans doute pour elle un mystère. Tout ce qui permet aux autres de suivre le rythme, d’être synchronisés, lui est inconnu. Pourtant, elle danse avec une justesse inouïe. Pour avoir souvent dansé avec elle, je peux affirmer que ce fut, à chaque fois, un plaisir. Je ne comprends toujours pas son secret. J’imagine qu’elle arrive à capter les vibrations de son partenaire ?

J’ai envie aussi de parler de ces deux demoiselles ( photo 1.495 ) que nous avons vu débarquer pour la première fois lors d’une répétition. Elles nous ont expliqué qu’elles étaient italiennes et passionnées par la danse folklorique polonaise. Leur souhait … tout simplement intégrer le KSMP de Ressaix. Elles ne connaissaient personne. Elles voulaient juste danser. Cette démarche et cette spontanéité nous ont touchés.

Aujourd’hui, je suis désolé d’avoir oublié leurs noms. Par contre, Je n’ai pas oublié le plaisir que j’ai ressenti à leur apprendre à danser. Elles ont fait un bout de chemin avec nous. Ce fut un bout de chemin très agréable.

Ces exemples, à eux seuls, illustrent parfaitement le formidable pouvoir d’attraction et l’irrésistible envie de participer que le folklore polonais projette. Nous avons eu le privilège de tomber dedans dès notre enfance.

Nous avons eu la chance d’avoir des parents qui nous ont poussés dans cette direction et un environnement culturel qui était déjà organisé et qui n’attendait que nous pour poursuivre son but. Tout ceci explique que nous soyons, encore aujourd’hui, aussi nostalgiques de cette période.

10/12/2018 – JP Dz

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1.491 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta – 1959 / 1979 : Autocollant commémoratif des 20 ans d’existence.
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1.492 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Debout : Malvina Rusowicz ; Vital Kciuk ; Michel Spiewak ; Danièle Czajkowski ; Danièle Perzyna ; Thérèse Spiewak ; Marilyne Desmet ; Eveline Ogonowski ; Simone Wattiez ; Olek Jelen ; Dominique Ogonowski ; Janeczko Marcin. Accroupis : Freddy ? ; Jean-Michel Deputat ; André Walasczyk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Daniel Kowal.
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1.493 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta – 01/05/1977 – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Spectacle pour la bénédiction du drapeau des Dames du Rosaire de Ressaix : Simone Wattiez ; Daniel Kowal ; Irène Sitarz ; Casimir Nowicki ; Bernadette Marszalkowski ; Claude Soulas ; Dominique Ogonowski ; Vital Kciuk ; Eveline Ogonowski ; Jean-Michel Deputat ; Loretta Barbarossa ; Janek Perzyna.
1494_KSMP_Centre
1.494 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : Debout : Eveline Ogonowski ; Thérèse Ogonowski ; Georges Kiełbowicz ; Christiane Marszalkowski ; Danièle Perzyna ; Nathalie Haine. Accroupis : Janek Perzyna ; Nadine Deputat.
1495_KSMP_Centre
1.495 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Debout : ( ? ) ; Danièle Perzyna ; Thérèse Spiewak ; ( ? ) ; ( ? ). Accroupis : Jean-Pierre Dziewiacien ; Michel Spiewak ; Jean-Michel Deputat ; Dominique Gebka.
1496_KSMP_Centre
1.496 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : Marilyne Desmet ; Thérèse Spiewak.
1497_KSMP_Centre
1.497 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : Irène Sitarz ; Bernadette Marszalkowski ; Simone Wattiez ; Dominique Ogonowski ; Eveline Ogonowski.
1498_KSMP_Centre
1.498 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : A l’avant plan : Bernadette Marszalkowski et Daniel Kowal ; juste derrière : Irène Sitarz et André Cornut ; ….
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1.499 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : A l’avant plan : Eveline Ogonowski et Jean-Michel Deputat ; Irène Sitarz et Vital Kciuk.
1500_KSMP_Centre
1.500 : Sous un chapiteau : KSMP Centre Orlęta : André Walasczyk et Danièle Perzyna ; Vital Kciuk et Danièle Czajkowski ; Michel Spiewak et Marilyne Desmet ; Dominique Gebka et Dominique Ogonowski ; à l’arrière : Olek Jelen.
1501_KSMP_Centre
1.501 : Sous un chapiteau : KSMP Centre Orlęta : Debout : Dominique Ogonowski ; Marilyne Desmet ; Simone Wattiez ; Danièle Perzyna ; Eveline Ogonowski ; Malvina Rusowicz. Accroupis : Jean-Michel Deputat ; Daniel Kowal ; André Walasczyk ; Michel Spiewak ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Vital Kciuk.

 

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0200 – « Millennium »

Pour désigner la maison polonaise de Comblain-la-Tour, j’ai régulièrement utilisé les termes : « Centre Millennium » … C’est le nom officiel du bâtiment. Pour ceux qui l’ignorent – ou qui l’auraient oublié – le mot « Millennium » fait référence à un épisode crucial de l’Histoire de la Pologne contemporaine. En effet, en 1966 ( c’est-à-dire 5 ans à peine après les premières colonies ), la Pologne tout entière célébrait ses 1.000 ans de chrétienté …

Les commémorations de cet évènement ont marqué toute la nation polonaise … et ont largement débordé à l’extérieur des frontières d’un pays qui, rappelons-le, était encore, à ce moment-là, administré par un régime communiste. Dans toute la Pologne, ce n’était que des rassemblements gigantesques ( photo 1.483 ). Les Polonais, dans leur immense majorité, voulaient ainsi affirmer leur foi et revendiquer la liberté d’un culte millénaire.

Monseigneur le Cardinal Stefan Wyszyński ( archevêque de Varsovie et de Gniezno, et Primat de Pologne de 1948 à 1981 – photo 1.484 ), qui a présidé toutes ses manifestations, a payé un lourd tribut pour défendre ses engagements … il avait été jeté en prison de 1953 à 1956.

Dix ans plus tard, en 1966, l’occasion était trop belle pour prouver au régime, et au monde entier, que les polonais étaient résolument catholiques. Le Millennium fut en même temps un acte de foi et une gigantesque démonstration de force. Sans doute peut-on voir là, sans se tromper, le premier épisode du combat qui mènera à la chute du rideau de fer et à la résurrection d’une Pologne indépendante en 1989. On sait aujourd’hui le rôle que joua le Vatican dans ces évènements.

En 1966, Comblain-la-Tour n’a pas échappé à ce raz-de-marée qui s’est répandu à travers toute la Pologne ( Varsovie, Cracovie, Toruń, Lublin, Gdańsk, Pozńan, Gniezno, Kielce, Wrocław, Częstochowa sur la photo 1.485, …) et à l’extérieur, en Belgique ( photo 1.486 ), France ( photo 1.487 et 1.488 ), Grande-Bretagne, Italie, … jusqu’aux États-Unis. La maison polonaise de Comblain fut rebaptisée « Centre Millennium » et le pape y a envoyé son délégué, le nonce apostolique Monseigneur Silvio Oddi, pour bénir les lieux. Sur la photo .1.489, on le voit sortir du bâtiment en compagnie de Ks Repka, recteur de la Mission Catholique Polonaise du Benelux.

À peine 13 ans plus tard, en 1979, c’est le pape lui-même qui est venu à la rencontre d’Anciens de Comblain. Sur la photo 1.490, on peut voir Sa Sainteté Jean-Paul II – Karol Józef Wojtyła – en grande discussion avec Dominique Ogonowski et Monseigneur Szczepan Wesoły ( en charge de l’immigration et des réfugiés polonais et des prêtres polonais à l’étranger ). Tout ça dans une joyeuse ambiance. Pas de doute, entre ces deux dates, entre ces deux dernières photos, le monde avait commencé à basculer …

La photo 1.489, est extraite d’un livre luxueux : Millennium Poloniae Christianae ( Millénaire de la Pologne chrétienne ) qui relate les commémorations du Millennium à travers le monde. Comblain-la-Tour y trouve tout naturellement sa place dans l’Histoire. Ce livre nous – les Anciens de Comblain – nous l’avons offert au centre Millennium lors de notre traditionnel week-end de septembre 2018. Il est le symbole de la petite histoire de ces lieux … celle que nous tentons inlassablement de vous raconter … celle qui commence beaucoup plus tôt, quand une poignée de bénévoles a décidé d’acheter un vieux château pour en faire un tremplin pour des générations futures de petits polonais.

La photo 1.490, n’est finalement que la suite logique de ce pari fou. En effet, un certain nombre d’enfants ayant séjourné à Comblain se sont vus proposer de continuer l’aventure à Loreto … le destin a fait le reste !

03/12/2018 – JP Dz

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1.483 : Millennium – Manifestations à LUBLIN.
1484
1.484 : Millennium – POZNAŃ : Le Cardinal Stefan Wyszyński, le chanoine Goździewicz et Monseigneur Baraniak, Archevêque de Poznań.
1485
1.485 : Millennium – CZĘSTOCHOWA : Sanctuaire de Notre-Dame à Jasna Góra : Couverture du livre.
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1.486 : Millennium – MONTAIGU : Sanctuaire de Notre-Dame de Montaigu. A gauche, Edmond Budzinski ; … ; ( ? ) ; … ; à droite, Zdzisław Blaszka.
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1.487 : Millennium – LENS : Consécration de l’église polonaise.
1488
1.488 : Millennium – VAUDRICOURT : Congrès de la jeunesse catholique polonaise.
1489
1.489 : Millennium – COMBLAIN-LA-TOUR – 1966 : Devant la porte d’entrée principale : Le Nonce apostolique Monseigneur Silvio Oddi bénit le centre Millennium ; Kz Repka ; …
1490
1.490 : ROME – 1979 : Audience papale : Dominique Ogonowski ; le pape, Jean-Paul II ; Monseigneur Szczepan Wesoły.

 

Quiz n° 13

Sainte-Barbe 04/12/2018 :

Je ne sais pas qui est sur cette photo … et à la limite, je m’en fous.
Moi, j’y vois mon papa, ton papa, notre wujek, notre sąsiad, et leurs amis.
J’y vois une génération d’hommes courageux qui ont accepté de s’enterrer à 1.000 mètres sous terre pour que leurs enfants aient une vie meilleure …
Hier, ils ont contribué grandement à la richesse générale … ce n’est pas pour rien que leurs effigies étaient gravées sur les pièces d’une monnaie qui était encore nationale !

Aujourd’hui, je suis profondément déçu … leurs sacrifices n’ont servi à rien !!!
Nous sommes de nouveau obligés de nous battre pour survivre … et de nous battre contre les mêmes.

Quiz_13Quiz_13_bis

0199 – Revisitons Comblain ( 21 ) : Le tunnel

Puisque nous sommes dans le coin – rive droite, derrière les carrières, entre Comblain-au-Pont et Comblain-la-Tour – il m’apparaît opportun d’évoquer aujourd’hui un phénomène étrange qui nous surprenait quand, enfant, nous arrivions en train à Comblain-la-Tour.

Souvenez-vous … jusqu’à la gare de Comblain-au-Pont tout allait bien … Une fois que le train quittait la gare … presque tout de suite … nous étions plongés dans l’obscurité ! C’était comme si on nous demandait de fermer les yeux parce que la surprise allait apparaître … C’était presque comme avant un cadeau … Et au bout de quelques minutes, la lumière du jour réapparaissait et on était à … Comblain-la-Tour ! ! !

Le jour du retour, c’était tout aussi étrange … à peine le train avait-il quitté la gare de Comblain-la-Tour … qu’une sorte d’obscurité nous enveloppait … comme si notre chagrin de quitter la colonie trouvait un écho jusque dans la lumière du jour qui nous témoignait ainsi son désarroi !

Évidemment, ce phénomène n’avait rien d’étrange. Dommage. L’explication est d’une banalité affligeante : entre ces deux gares, il y a un tunnel … « le tunnel de Comblain ». Alors bien sûr, ce n’est pas le « Gothard », nous n’étions pas en route vers la Suisse pour des vacances à la neige … nous n’avions pas de « ski » avec nous … quoique … les « ski » ne manquaient pas … c’était même la terminaison la plus répandue pour la plupart de nos noms de famille. N’empêche que nous avions Notre tunnel et, même si les 393 mètres étaient franchis en quelques minutes, de l’autre côté c’était … chez nous.

Ce tunnel, nous l’avons pratiqué souvent sans jamais le voir vraiment. Les quelques photos d’aujourd’hui combleront cette lacune. Le plan ( doc 1.475 ) situe l’emplacement de l’ouvrage d’art. Les autres photos illustrent les entrées et sortie, hier et aujourd’hui.

Pour être complet, j’ajouterais : « On a commencé le creusement du tunnel de Comblain en amont du village, du côté de la Heid Keppenne ( c’est-à-dire du côté de Comblain-la-Tour ), le 15 janvier 1864. Nous ignorons la date de la fin des travaux. Notons que cet ouvrage d’art a une longueur de 393 mètres.

 Le premier train qui ait circulé sur la ligne de l’Ourthe, alors à voie simple, était un train de marchandises dont le voyage inaugural eut lieu le 18 juin 1866. Le 1er août 1866, c’est-à-dire treize jours après la mise en exploitation du service marchandises, le premier train de voyageurs passa par nos Comblain. L’arrivée du premier « convwè » ( nom wallon des premiers trains ) suscita une grande curiosité et provoqua dans la vallée et même au sommet des versants de l’Ourthe une affluence énorme de badauds venus des régions avoisinantes ( Condroz, vallée de l’Amblève, etc. ).

 La gare de Comblain-au-Pont fut ouverte le 18 juin 1866 pour le passage du premier train de marchandises. La gare de Comblain-la-Tour fut-elle également ouverte dès 1866 ? Nous l’ignorons, mais le premier chef de gare du village est cité en 1867 ». Les Échos de Comblain – Août 1966 page 61

« La construction de la ligne avait duré de très longs mois et avait déjà révolutionné la vallée. La main-d’œuvre était fort nombreuse. On est assez surpris d’apprendre par exemple qu’à Comblain-la-Tour « plus de deux cents ouvriers ont habité en 1864 – 1865 dont beaucoup avec famille et enfants », ce qui eut d’ailleurs pour résultat d’encombrer l’école en un temps où l’on ne s’étonnait guère de voir 75 ou 80 élèves ou plus encore dans la même classe. Certains de ces ouvriers se sont fixés chez nous et les Échos ont parlé de trois ou quatre d’entre eux dans leur numéro de novembre 1965 ». Les Échos de Comblain – Août 1966 page 57

Nous aussi nous reparlerons bientôt de ces braves qui ont été séduits par Comblain-la-Tour et qui y ont trouvé l’amour … tiens tiens … eux aussi ? Décidément Comblain-l’amour a toujours été la cité de l’amour !

26/11/2018 – JP Dz

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1.475 : Entre COMBLAIN-AU-PONT et COMBLAIN-LA-TOUR : Le tunnel : Plan représentant l’implantation du tunnel.
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1.476 : COMBLAIN-AU-PONT : Le tunnel : Oups ! Rectification : Ce tunnel n’est pas un tunnel de la ligne de l’Ourthe, mais celui qui est sur la ligne de l’Amblève à la sortie de la gare de Rivage. Les travaux : mise à 2 voies de la ligne de l’Ourthe. Francis Dadoumont
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1.477 : COMBLAIN-AU-PONT : Le tunnel : Entrée du tunnel, côté Comblain-la-Tour.
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1.478 : COMBLAIN-AU-PONT : Le tunnel : Entrée du tunnel, côté Comblain-la-Tour.
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1.479 : COMBLAIN-AU-PONT : Le tunnel : Entrée du tunnel, côté Comblain-au-Pont.
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1.480 : COMBLAIN-AU-PONT : Le tunnel : Entrée du tunnel, côté Comblain-la-Tour.
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1.481 : COMBLAIN-AU-PONT : Le tunnel : Entrée du tunnel, côté Comblain-la-Tour.
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1.482 : COMBLAIN-AU-PONT : Le tunnel : Entrée du tunnel, côté Comblain-la-Tour.

 

0198 – Ce jour-là, il y avait banane …

Je me mets à la place de ceux qui avaient reçu comme instruction, avant de partir en colo, d’écrire régulièrement aux parents pour expliquer leurs activités journalières … Pour certains jours, c’était relativement facile, un évènement ou un autre avait tout à coup fait irruption dans notre quotidien … c’était l’évènement du jour, tout le monde en parlait et il semblait important de le raconter aux parents. Par contre, il y a des jours … où il ne se passait rien !

La journée s’était déroulée sans péripétie particulière. Tout ce qui avait été programmé s’était enchaîné sans incident. C’était la routine qui battait la mesure au rythme des usages immuables qui ordonnançaient chaque moment de la journée … sans qu’aucun de nos rituels habituels ne subisse le moindre dérapage. Bref, il n’y avait rien à dire !

J’imagine les malheureux « reporters » désespérés devant leur feuille blanche, mâchouillant le stylo à bille et se creusant la cervelle pour quand même écrire quelque chose … C’était d’autant plus important qu’il fallait abreuver les parents de toutes sortes de détails pour qu’ils aient le sentiment que leur progéniture non seulement ne s’ennuie pas, mais n’arrêtent pas de découvrir, d’apprendre, d’expérimenter … Nous, la douceur de la routine … l’absence d’extraordinaire, ne nous dérangeait pas … au contraire, on en redemandait.

Nous, depuis le matin, on avait déjà chanté et prié devant le drapeau, on avait eu nos trois promenades et nos quatre repas, on était partis à l’aventure sous une chaleur de plomb et on était rentré trempés sous une drache mémorable, on avait participé à la vaisselle, ramasser les « grzybki », vécu une journée ordinaire … alors quand le soir arrivait, et que nous étions enfin libres de faire ce qu’on avait envie, c’est souvent « ne rien faire de tout » qu’on choisissait.

On se laissait glisser lentement vers cette sorte de torpeur qui fait qu’on se sent vraiment en vacances. On laissait l’oisiveté nous envahir … On traînait un peu dans le parc, on se laissait aller à quelques confidences, on en profitait pour faire des papouilles au petit chat et des ronds dans l’eau de la rivière en y jetant ces petits cailloux noirs qu’on avait ramassés sur les chemins … L’Ourthe, sans doute heureuse de nous retrouver, jouait cette petite musique si agréable, si mélancolique, qui nous enveloppait d’une langueur si douce que pour rien au monde on n’aurait voulu être ailleurs … Même la lumière du jour, inspirée par notre indolence, décidait de faire relâche en nous offrant cette clarté suave si propice à la mélancolie. On s’apprêtait à aller, enfin, s’installer dans un de ces petits endroits si singuliers, qui ne prêtaient pas de mine, mais qui nous donnaient l’impression que chacun d’entre nous avait sa place … préférée.

Alors, cette fameuse lettre à écrire … cette corvée qui allait nous faire perdre quelques minutes de si précieuse paresse … il fallait trouver le moyen d’en finir ! J’imagine, en regardant la photo 1.466, à quoi elle pouvait se résumer :

« Chère maman, cher papa,

Aujourd’hui, on a eu des bananes …
Pour le reste, tout va bien, je n’ai pas le temps de vous écrire plus … on a encore plein de chose à faire avant d’aller dormir.

Alors bonne nuit !

Jean-Pierre, à Comblain-la-Tour, le 14 juillet 1972 »

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1.466 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Au premier plan : Czesiu Kucharzewski ; ( ? ) ; Georges Załobek ; Jerzy Bardo ; Léo Wattiez ; A l’arrière : Alexandre Persich ; Christian Wisła ; Pierre Front ; ( ? ).
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1.467 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; ( ? ) ; Dr Rudolf Wilczek ; ( ? ).
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1.468 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Beata Kotara ; Nathalie Swiderski ; Annie Kieltyka.
1469
1.469 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Sophie Swierkowicz ; Yolande Hordynska.
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1.470 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Dominique Ogonowski ; Christine Piech ; Monique Paluszkiewicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; Anne-Marie Kantyka.
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1.471 : COMBLAIN-LA-TOUR : A la vaisselle : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.472 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Dominique Ogonowski ; Alexis Łagocki ; Marek Bujanowski.
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1.473 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au bord de l’Ourthe : Hélène Piech.
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1.474 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : A sa place préférée, en attendant le prince charmant : Dominique Ogonowski.