Je voudrais aujourd’hui évoquer avec vous un personnage et une réalité …
Le personnage, c’est Andreï Makarow … ce nom ne vous dit rien ? C’est normal … c’est une des personnes les plus modestes qui soit et qui ait fréquenté assidûment Comblain-la-Tour. Mais regardez les photos en annexe et son visage familier vous rappellera forcément quelqu’un que vous avez – forcément – croisé.
Andreï Makarow mérite amplement l’hommage que nous souhaitons lui rendre … et si du haut du ciel, où il se trouve aujourd’hui, ces quelques mots pouvaient le faire frissonner de plaisir … ce ne serait que justice et reconnaissance.
À Comblain, il a sacrifié énormément de temps et d’énergie. Cantonné aux tâches « ingrates », il n’a jamais économisé ses forces pour l’intérêt général … sans vraiment être remercié par les ingrats que nous étions. Il faut dire qu’entrer en communication avec lui n’était pas chose aisée …
Andreï Makarow, comme son nom l’indique n’était pas polonais ; il était russe. Ce qui ne nuisait en rien à sa bonté et à sa générosité naturelle. Par contre, sa manière très particulière de mélanger la langue de Tolstoï et celle de Mickiewicz avait quelque chose de poétique, mais de difficilement audible. Il fallait tendre l’oreille et s’accrocher. Ceux qui le fréquentaient régulièrement parvenaient à déchiffrer.
Dans la vie ordinaire – je veux dire en dehors de Comblain – Andreï habitait dans la région du Centre, et plus exactement à Ressaix, Rue Defuisseaux, surnommée la Rue des Diables avec ses comparses Tadek Szymczak, Józiu Młynarczyk et Mr Kiełtyka. Pour compléter la joyeuse « clique », il y avait encore Adam Ogonowski ( le papa d’Eveline et de Dominique ) et Michal Miklusiak. Des inséparables.
Même si toute cette bande de lurons s’amusait régulièrement à taquiner leur « russe », leur amitié était indéfectible. Il faut dire qu’Andreï était toujours disponible … et pas seulement à Comblain. Il a participé à de nombreux travaux, tant à l’école polonaise qu’à la construction de l’église. Il avait d’ailleurs habité antérieurement « aux baraques » ( appelé aussi le Camp Roland … c’est là que se situe aujourd’hui le Foyer du Père Kolbe, l’école, l’église polonaise et la cure ), comme beaucoup d’autres familles après la guerre. Et comme tous ces congénères il avait travaillé au charbonnage. Et comme tous les autres … il ne crachait pas sur une petite goutte ou sur une grosse pinte.
Pour compléter le tableau, je me dois d’ajouter qu’Andreï était le Dżadek de Notre Marilyne Desmet.
Par reconnaissance pour tous les services qu’il avait rendus pour le Millénium de Comblain, une délégation de responsables du Centre, emmenée par Stefania Ludwikowski, lui a rendu hommage en participant à ses funérailles au cimetière de Péronnes.
La réalité, c’est le fait que tous les bienfaiteurs de Comblain n’étaient pas … loin de là … des polonais.
Si Andreï était russe, ma maman, qui a travaillé pendant de nombreuses années aux cuisines, était ukrainienne, d’autres encore étaient lituaniens, biélorusses, … Personne n’y a jamais vu l’ombre d’un problème. C’était naturel.
Il faut dire qu’après la guerre, il y avait eu un tel mélange de population … il y avait eu tant de souffrances … qui ont débouché sur une telle envie de vivre, un tel enthousiasme, une telle solidarité que c’est l’Humanité qui prévalait sur toutes les autres considérations. Alors, qu’ils soient russes, ukrainien, ou d’autres origines, toutes les bonnes volontés étaient bonnes à prendre … tous les enthousiasmes … étaient les bienvenus.
La semaine dernière, j’avais mis l’accent sur nos amis « autres que polonais » qui étaient des membres à part entière de nos KSMP – et qui méritaient amplement de l’être – aujourd’hui, je veux rendre un vibrant hommage aux « non polonais » qui ont largement contribué à la réussite de Comblain-la-Tour.
17/06/2019 – JP Dz
1.744 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Pan Bardo ; Mr Andreï Makarow ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; ( ? ).1.745 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Mr Andreï Makarow, sa fille et Chantal sa belle-fille.1.746 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Mme Catherine Buski ; ( ? ) ; Mr Paterka ; Mr Andreï Makarow ; Mr Victor Buski ; ( ? ) ; ( ? ).1.747 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans la remise : ( ? ) ; Georges Załobek ; Mr Andreï Makarow.1.748 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le perron : ( ? ) ; Mr Andreï Makarow.1.749 : RESSAIX : Foyer du Père Kolbe : Mr Tadek Szymczak ; Mr Michal Miklusiak ; Mr Andreï Makarow qui tient sa petite-fille Karina ( Kalinka ) Gines Janicka ; ( ? ) ; ( ? ).1.750 : RESSAIX : Foyer du Père Kolbe : Denis Haine ; ( ? ) ; Mr Andreï Makarow ; Mr Nowicki ; ( ? ) ; Mme Młynarszyk ; Eveline Ogonowski.1.751 : BINCHE : Carnaval : ( ? ) ; Mr Andreï Makarow.1.752 : RESSAIX : Foyer du Père Kolbe : Mr Tadek Szymczak ; Mr Michal Miklusiak ; Mr Andreï Makarow ; Mr Romanowicz ; Mr Rusowicz.
À force de chanter « Hej tam pod lasem, coś błyszczy zdala, banda cyganów, ogień rozpala » … à force d’être toute la sainte journée sur les routes de Comblain-la-Tour … à force de passer nos plus doux moments au « Camp des gitans » … à force d’accumuler tant de plaisir à se réunir autour des ognisko … nous finissions – nous aussi – pour nous prendre pour des « cygane ».
On est toujours un peu tzigane quand on est libre dans sa tête ; on est toujours un peu gitan quand on est en vacances ; et quand, rassemblé dans l’obscurité, autour d’un feu de camp qui crépite, on entend les premières notes de guitare, on devient tous, spontanément, des romanichels … des « Cygan bez roli », des « Cygan bez chaty », mais des « Cygan szczęśliwy », des « Cygan bogaty » … Bom, stradi dadi … Bom, stradi dadi …
Pas besoin de spiewnik pour cette chanson … nous la chantions si souvent qu’on connaissait le texte par cœur et on attendait le refrain pour chanter encore plus fort « Malowany koń, malowany wóz ». Et même si on ne comprenait pas exactement tous les mots, on avait bien saisi la finalité du message … il s’agissait ici de convaincre les filles de s’intéresser plutôt à nous « Nie kochaj dziewczę, kmiecia ni pana, lecz całym sercem, kochaj cygana » … Bom, stradi dadi … Bom, stradi dadi …
Cette musique est tellement entraînante que très vite on se sentait comme happé. Ça commençait, à chaque fois, par un irrésistible balancement de droite à gauche, en rythme, où tout le monde entraînait tout le monde … puis les mains se sentaient obligées d’intervenir pour battre la mesure. On improvisait d’insolites tambourins avec tout ce qui nous tombait sous la main … et presque aussitôt les jambes, à leur tour, s’agitaient. C’était difficile de rester assis. Alors les filles enfilaient leur plus longue robe colorée, se couvraient les épaules d’un châle et Béatrice devenait « Esmeralda », et Fabienne « Rodriguo » … comme quelques années plutôt Sophie et Alice, sur le même air … Bom, stradi dadi … Bom, stradi dadi …
Après les colonies, quand on rentrait chez nous, sur nos terres, dans nos groupes folkloriques, on avait encore envie de prolonger la tentation de se prendre pour des cygane. Au KSMP de Mons, on en a fait carrément une des danses le plus souvent reprises dans nos représentations : le « Cyganski ». Tout y était, le faux ognisko, les tambourins, les robes longues, les châles et les filles dansaient … sans soulier, en chaussettes blanches … Bom, stradi dadi … Bom, stradi dadi …
C’était un moment du spectacle qui était très apprécié des spectateurs. Personne ne se posait la question de savoir pourquoi cette incursion de la culture tzigane dans la culture polonaise. Pour nous c’était naturel ; nous l’avions découvert à Comblain-la-Tour et donc nous l’avions adopté. La culture et le folklore ne sont jamais figés, au contraire, c’est un partage … on prend d’un côté et on donne de l’autre. C’est tellement vrai que la photo 1.743 est, à ce titre, assez exceptionnelle : on y voit le KSMP de Mons en costumes traditionnels – avec au premier rang, accroupies, les filles habillées en gitanes – mais on y voit aussi quelques artistes qui n’avaient rien de polonais ! Ils étaient là parce que notre enthousiasme était communicatif. Ils dansaient avec nous parce qu’ils adoraient ça … tout simplement. Ils chantaient avec nous, souvent sans comprendre le moindre mot, mais avec le sentiment d’appartenir à la communauté polonaise. C’est ce qu’on appelle le brassage culturel et nous avons tous gagné à ce mélange-là … Bom, stradi dadi … Bom, stradi dadi …
On est tous un peu bohémiens quand on est sur une scène ! Bom, stradi dadi … Bęc.
10/06/2019 – JP Dz
1.733 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Ognisko. ( ? ) ; … ; ( ? ).1.734 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : ( ? ) ; Béatrice Laffut ; … ; ( ? ).1.735 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; … ; ( ? ).1.736 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko – de jour – devant le perron : Les danseuses : Thérèsia Swierkowicz ; Alice Bardo ; ( ? ) ; Sur l’escalier à gauche : Mr Bardo.1.737 : KSMP Mons : En spectacle à Louvain-la-Neuve : Hélène Borowski ; Zuhal Gunal ; Christine Nahorniak ; Micheline Zwierzyk ; Annie Borowski ; Lydia Młynarski ; Stéphanie Goch ; Monia Krasowska ; … ; Léon Warchulski ; Edmond Łagocki.1.738 : KSMP Mons : En spectacle : Edmond Łagocki ; Sylvie Wawrzyniak ; Laurence Norkiewich ; Lydia Hantson ; Martine Brzezicha ; Zuhal Gunal ; Patricia Dudziak.1.739 : KSMP Mons : En spectacle : Laurence Norkiewich ; Candy Kucharzewski ; Lydia Hantson.1.740 : KSMP Mons : En spectacle : Laurence Norkiewich.1.741 : KSMP Mons : En spectacle.1.742 : KSMP Mons : En spectacle.1.743 : KSMP Mons : En spectacle : Accroupis : Micheline Zwierzyk ; Thérèse Taporski ; Stéphanie Goch ; Anna Dudziak ; Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; 1ère rangée : Giovani Cortelletti ; Jeanine Dudziak ; Annie Wisła ; Martine Brzezicha ; Thérèse Dudziak ; Martine Mazgaj ; Véronique ? ; Carine Moury ; Patricia Dudziak ; Czesław Kucharzewski ; 2ème rangée : Pierre Front ; Richard Glogowski ; ( ? ) ; Richard Pawlak ; Michel Mikołajczyk ; Géniu Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Marc Bouchez ; Michel Brzezicha ; Marek Bujanowski ; Alexis Łagocki.
Si c’est le mot « effervescence » qui vient en premier à l’esprit quand on évoque le Jamborée de Comblain-la-Tour, l’idée qui s’impose toute de suite après, c’est : « Quelle organisation ! » …
En effet, ils – les organisateurs – avaient pensé à tout. De la sécurité à la logistique, de l’intendance au bien-être des participants, de leur bonne information à leur divertissement, tout était minutieusement ordonné et judicieusement aménagé. C’est d’autant plus étonnant, que ces organisateurs n’étaient pas des professionnels de ce qu’on appelle aujourd’hui « l’évènementiel » … au contraire. Tous étaient des amateurs, des bénévoles, mais tous étaient aussi des passionnés … en un mot, ils étaient Scouts. Ce qui explique le petit côté ordonnancement quasi militaire, mais d’une efficacité parfaite.
La meilleure preuve de cette rigueur, c’est le road-book que chaque participant avait reçu. Ils y ont trouvé exactement tout ce qu’ils devaient savoir quand ils débarquaient des U.S.A, du Canada, d’Australie, ou d’ailleurs, sur les terres de Comblain.
Ils ne connaissaient rien de la Belgique ? Pas de problème, le road-book, situait la Belgique et ses caractéristiques ( voir la page 1.726 a ) :
« La Belgique :
Le Royaume de Belgique se situe au croisement des chemins des voyageurs d’Europe centrale. La Belgique fait partie du Benelux, au même titre que la Hollande et le Luxembourg, et en même temps, est un membre de l’Union Économique Européenne dont le siège est à Bruxelles. Ses habitants sont Flamands au nord, parlant en néerlandais, et Wallons au sud, parlant en français. En tout, il y a en Belgique 9,8 millions d’habitants.
La capitale est Bruxelles – plus d’un million d’habitants – et les plus grandes villes sont : les ports d’Anvers et d’Ostende, Gand, Charleroi et Liège, ancienne principauté épiscopale. Le pays se divise en provinces : Anvers, Brabant, Flandre, Limbourg, au nord, et Hainaut, Liège, Luxembourg, Namur, au sud. La province de Liège est sise sur la limite du vieux massif montagneux des Ardennes – la plus haute altitude se trouve à Botrange : 692 m. Et c’est ici précisément, dans la vallée de l’Ourthe, sur les rochers, que nous avons installé les tentes du 3ème rassemblement mondial des Scouts.
L’histoire de la Belgique se mélange, depuis le début, avec l’histoire de la Pologne car, quand fut déclarée en 1830 l’indépendance de la Belgique, l’armée belge fut soutenue par les officiers polonais, qui devaient quitter la Pologne après le soulèvement de novembre et qui ont aidé ensuite à la formation de l’armée belge.
Aujourd’hui, la Belgique, même petite, constitue un des plus importants États d’Europe. Elle a une solide industrie de transformation, conduit commerce énergique et possède une agriculture efficace ».
Ils ignoraient où se nichait Comblain-la-Tour ? Le Road-book se chargeait, en quelques mots, de présenter le petit village et ses alentours ( page 1.726 b ) :
« Comblain-la-Tour
« Combleng » est semble-t-il l’ancien nom celtique de la localité de Comblain-la-Tour. Aujourd’hui, peu des 800 habitants de ce petit village silencieux se rappellent de ces histoires anciennes, mais ils se souviennent certainement du célèbre festival de jazz qui a été organisé entre 1959 et 1966, et que rappelle le monument aux « trois joueurs de jazz », près du pont qui enjambe l’Ourthe.
Est-ce qu’un monument sera érigé pour commémorer notre rassemblement ? Sans doute que non. Par contre, nous nous efforcerons de laisser derrière nous la meilleure image du Scoutisme Polonais aux habitants de Comblain qui nous ont si chaleureusement accueillis.
Le petit village de Comblain-la-Tour se situe à 35 Km au sud de Liège et constitue un point de départ idéal pour de nombreuses promenades. Pour ceux qui aiment flâner, il existe la vieille « Route Buissonnière ».
Dans les alentours, il y a des énormes grottes et lacs souterrains à Remouchamps, un beau château à Xhoris, des ruines à Aywaille, une vieille église à Xhignesse, un parc de jeux à Hamoir et un plus grand parc à Esneux, des curieux monuments à Durbuy et Harzé et, évidemment des bois et des montagnes.
Au-dessus du village, sur le rocher, une statue de la Sainte Vierge veille sur les bateliers qui naviguent sur la rivière. Prions, en passant par là, pour la réussite de notre travail de scout et pour notre patrie, la Pologne. »
Ils ne savaient rien du Centre Millénium ? Le road-book, se plaisait à les informer ( page 1.731 b ) :
« Centre de vacances Millennium
La maison « Millennium » de Comblain-la-Tour, c’est encore un petit coin de la Pologne sur une terre, étrangère, mais néanmoins hospitalière. Cet immeuble a été acheté en 1960 par la Macierz Szkolna des Polonais libres de Belgique.
Depuis ce temps, grâce aux soins et aux efforts de nombreux polonais, la maison a été rénovée, le jardin rendu agréable, les salles et chambres adaptées aux besoins de la Macierz et aujourd’hui constitue un centre de vie polonaise en Belgique.
Ici sont organisées, par la Macierz Szkolna, des vacances pour les enfants de Belgique, d’Allemagne, de Hollande. Ici se déroulent des camps et des colonies scouts. Ici sont organisées des vacances pour les retraités par le cercle des Anciens Scouts. Ici affluent des polonais de tous les coins de la Belgique pour des rencontres et du repos.
Cette année, Macierz Szkolna a accordé l’aimable hospitalité au centre Millennium à l’Union des Scouts Polonais pour son rassemblement mondial. Nous les remercions et souhaitons à nos hôtes de nombreuses années de réussite dans leur projet. »
Mais le road-book va encore plus loin, il présente le programme détaillé du séjour et des feux de camp, le planning journalier ( 1.722 b ) ; il présente le staff, la hiérarchie, les responsables ( 1.723 a ) ; il accueille les participants, propose des chansons, des jeux, des concours, mais aussi des informations sur la Patrie, le scoutisme, … ; il encourage à profiter du séjour pour acquérir de nouvelles capacités ; il présente le plan d’installation des différents campements dans Comblain-la-Tour ( 1.727 a ) ; il offre la possibilité de rédiger ses propres notes de voyage ; il aborde, enfin, des aspects plus pragmatiques, comme la traduction de quelques phrases simples, comme l’adresse postale, le taux de change, etc.
Avouez que c’est, pour le moins, un précieux sésame pour un séjour réussi. Ce fascicule témoigne de l’extraordinaire sens de l’organisation des scouts et est un précieux ouvrage de référence pour tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur le Jamborée de 1982 à Comblain-la-Tour.
03/06/2019 – JP Dz
1.721 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.721 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.722 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.722 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.723 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.723 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.724 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.724 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.725 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.725 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.726 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.726 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.727 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.727 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.728 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.728 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.729 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.729 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.730 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.730 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.731 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.732 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.732 a : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.1.732 b : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : 3ci Światowy Zlot ZHP : le road-book.
1.732 c : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : L’intendance : Sur le tracteur : Ryszard Chwoszcz, avec deux gars sympas venus d’Angleterre et parlant un polonais impeccable.
1.732 d : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : L’intendance : Autour de la citerne à eau : ( ? ) ; Piotr Rozenski ; André Paterka, de dos ; Christophe Stefański sur la jeep.
J’ai longtemps cru que nous étions, nous les polonais, les premiers « étrangers » qui avaient débarqué à Comblain-la-Tour et qui avaient trouvé là l’amour … Je pensais que l’expression « Comblain-l’amour » ne s’appliquait qu’à nous. Et ben non … nous n’étions pas les premiers, ni les seuls dont l’histoire mérite d’être racontée. Laissez-moi vous conter le parcours authentique de ces quatre valeureux jeunes hommes qui ont atterri un jour à Comblain-la-Tour, qui y ont trouvé l’âme sœur, et qui ne sont jamais repartis :
C’était dans les années 1860 quand à Comblain on construisait le chemin de fer.
« On comprendra aisément que ces travaux considérables nécessitaient l’emploi d’une importante main-d’œuvre, ouvriers plus ou moins qualifiés, arrivés de tous les coins du pays et même … de l’étranger.
C’est ainsi qu’étaient parvenus à Comblain-la-Tour deux jeunes Français : Etienne Auduc et Charles Magnette, le premier originaire de Saône et Loire, l’autre du Haut-Rhin. Ils précédaient deux jeunes Luxembourgeois d’Orgéo ( Bertrix ) : les frères Auguste et Pierre Talier.
Les étrangers s’étaient rapidement adaptés à la vie de notre région. C’étaient de joyeux drilles qui adoraient prendre « la chopine », mais qui avaient comme on dit, le gosier « assez bien en pente ».
À leur sujet, on nous a raconté l’anecdote suivante : L’année de l’inauguration de la ligne ( 1866 ) la contrée fut éprouvée par une épidémie de choléra, maladie redoutable s’il en fut, parce que terriblement contagieuse. On déplora 37 décès pour la commune, soit plus du double des années précédentes. Or, il se fait que ces jeunes gens, experts dans l’art de « lever le coude » ne furent le moins du monde inquiétés par l’épouvantable maladie. Est-ce l’alcool absorbé en grande quantité qui les immunisait ?
On ne le sut jamais, mais ce que l’on constata immédiatement ce fut le courage et l’abnégation dont ils firent preuve dans ces moments tragiques : corvées dangereuses pour apporter des soins aux malades, et non moins fastidieuses opérations d’aide au fossoyeur pour ensevelissement et inhumation des morts, ceux-ci devant être enterrés le jour même du décès. Inutiles d’ajouter que ces dévoués furent adoptés d’emblée par la population ; et ils le furent si bien, adoptés, qu’ils se fixèrent définitivement chez nous.
Les Français n’avaient d’ailleurs pas laissé traîner les choses, ils n’avaient pas hésité à prendre pour compagnes de jeunes Comblinoises. Magnette avait épousé Marie-Josèphe Lejeune le 15 décembre 1864 et s’était retiré sur Lawé … Le lendemain, son compatriote Auduc se mariait avec Marie-Henriette Gillard …
Pierre Talier, lui, n’était pas si pressé, il attendit 1874 pour unir sa destinée à celle de Marie-Catherine Lahaye. Il alla habiter à Comblinay … Quant à Auguste Talier, il convola en justes noces en 1867 avec Joséphine Jeandin. Contrairement à ses trois compagnons qui après la terminaison des travaux ferroviaires, étaient devenus ouvriers carriers, il se fit marchand de fruits et de chiffons. Il installa son commerce Rue des Écoles… ». Les Échos de Comblain – Novembre 1965 page 81 et 82
Cent ans plus tard, c’était le tour des polonais de débarquer à Comblain-la-Tour. Eux aussi, comme les quatre valeureux ci-dessus, étaient des « joyeux drilles qui adoraient prendre « la chopine », mais qui avaient comme on dit, le gosier « assez bien en pente » … eux aussi laisseront des traces de leur passage dans le village … eux aussi trouveront l’amour … parfois éphémère, parfois par intermittence, mais toujours sincère.
Combien de ces rencontres le destin a-t-il orchestré là ? Combien d’entre nous sont-ils rentrés « troublés » après les colonies ? Combien de noces trouvent-elles leurs origines dans le parc du centre Millennium ? Combien de mariages ont-ils été célébrés à la maison polonaise ? Bien sûr, le temps aussi a fait des ravages et certains couples se sont perdus … mais beaucoup d’autres résistent et Comblain-l’amour n’a pas volé sa réputation.
C’est justement ce qu’a voulu souligner Madame le Consul Paciorek lors du bal de ce 23 juin 2018 à Comblain. Elle a fait venir auprès d’elle deux couples d’Anciens de Comblain … Pour ces quatre-là, l’histoire d’amour a commencé là et se poursuit toujours. Eveline et moi, nous fêtions ce jour-là nos 48 ans de rencontre dans le parc de Comblain … pour Stephanie et Lutek, c’est encore plus …
À travers nous, Madame la Consul a voulu fêter l’amour et fêter tous ceux qui l’ont trouvé là.
Quant à cette effroyable maladie – le choléra – qui a ravagé Comblain beaucoup plus souvent qu’à son tour et qui a marqué l’histoire des comblinois, et plus particulièrement les 4 jeunes gens dont je vous ai parlé ci-dessus, nous avons eu une explication scientifique lors d’une récente visite aux grottes de Comblain-au-Pont :
Le guide nous a expliqué qu’en ces temps lointains, quand une vache ou un autre animal mourrait et qu’on n’osait pas la manger sans connaître la cause de la mort, il était fréquent qu’on se débarrasse de la carcasse en la jetant dans une fosse, un trou ou un gouffre naturel … L’animal finissait par atterrir dans les grottes de Comblain où il se décomposait. La rivière qui traverse la grotte entraînait avec elle les restes en décomposition. Et, évidemment, quand la rivière rejaillissait plus loin, on buvait l’eau ! ( Si vous voulez voir où la rivière de la grotte de Comblain-au-Pont sort de la montagne et se jette dans l’Ourthe, c’est facile, c’est juste à côté du restaurant « les roches grises » ).
C’est ainsi que le choléra naissait dans les ténèbres de la grotte et finissait par arriver en pleine lumière … Et c’est sans doute à cela que faisait référence Pan Jan quand, les jours un peu trop arrosés, il nous mettait en garde contre la « Jasna cholera » ! ! !
27/05/2019 – JP Dz
1.713 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue des Ecoles, jadis.
1.714 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vers la tour, jadis.
1.715 : COMBLAIN-LA-TOUR : La vie en plein air, jadis.
1.716 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rue du Parc, jadis.
1.717 : COMBLAIN-LA-TOUR – 23 juin 2018 : Powitanie Lata : Madame le Consul Agnieszka Paciorek ; Barbara Wojda et son beau-fils.
Les photos d’aujourd’hui – comme celles de la semaine dernière d’ailleurs – datent de septembre 1981 lors du traditionnel week-end des scouts. Nos rencontres actuelles des Anciens de Comblain sont, en quelque sorte, des répliques de ces week-ends. Ils s’organisaient toujours en septembre et donnaient lieu à une joyeuse ambiance.
Ceci me donne l’occasion de revenir sur le rôle essentiel des scouts, et des comités d’anciens scouts, dans la vie sociale et culturelle des polonais de Belgique et plus particulièrement dans l’aide à la gestion du Centre Millennium de Comblain-la-Tour.
Je ne suis pas la personne la plus habilitée pour parler de l’action des scouts – mon parcours a été différent – et j’aimerais beaucoup que ceux qui ont participé à cette action nous en parlent. Mais ce qui me paraît capital c’est d’affirmer que, contrairement à ce que d’aucuns affirment, il n’y a jamais eu de conflit entre les scouts d’une part et les KSMP d’autre part. Toutes ces organisations vivaient en parfaite harmonie. Et si vous voulez vous en persuader, il suffit de lire le PV de la réunion générale du cercle des Anciens Scouts de Belgique ci-dessous.
Ce PV, rédigé par Mr Józef Rzemieniewski et traduit par André Karasiński, date du 23/03/1977, c’est-à-dire d’il y a 42 ans.
À la lecture de ce document, vous verrez que la préoccupation essentielle du cercle était de soutenir le Centre Millennium. Quant aux personnes qui travaillaient activement dans l’organisation de l’un, elles étaient souvent présentes dans l’autre. Rien d’étonnant que les noms cités ici se retrouvent également dans les KSMP : W. Bień ; B. Chwoszcz ; Wocheń ; Żałobek ; Kiełtyka ; Stefański ; Paterka ; …
Et pour revenir sur les photos du jour, lors de ce week-end de septembre 1981, une importante délégation du KSMP de Mons était présente et participait aux activités avec les jeunes de Liège et du Limbourg. Le tout dans une entente parfaite et une joyeuse ambiance.
Narodowiec du 23/03/1977 – Nouvelles de Belgique
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU CERCLE DES ANCIENS SCOUTS EN Belgique
Ce sera peut-être plus utile de commencer ce PV par ce qui a été discuté à la fin de la réunion dans le tour de table ainsi que par le programme des tâches à effectuer ?
On y a, en effet, débattu de questions présentant un intérêt général.
La réunion s’est déroulée au Centre de vacances du Comité des écoles à Comblain-la-Tour. Le Centre a d’ailleurs été au centre des débats.
Ceci est tout à fait compréhensible puisque depuis deux ans le Cercle des anciens scouts collabore étroitement avec le Comité des écoles et apporte une aide substantielle au Centre de vacances. Le Cercle aide financièrement et cette aide dépasse les 100.000 francs. En outre, bon nombre de membres du Cercle effectuent gratuitement des travaux au Centre. À l’initiative du bureau du Cercle, un certain nombre d’événements sont également organisés au Centre pour les Polonais mais aussi pour les Belges.
Les bénéfices de ces événements viennent aussi renforcer la trésorerie du Comité des écoles.
Cela fait beaucoup de choses. Certains s’imaginent parfois, surtout ceux qui ont rejoint cette action il y a peu, que c’est seulement maintenant que « Comblain » vient de commencer à vivre. Ils oublient que cette vie a débuté il y a 15 ans déjà et que les débuts furent très difficiles. On ne peut donc oublier ceux qui ont aidé à surmonter ces difficultés à une époque où d’aucuns pensaient que le Comité des écoles n’y parviendrait pas. Ce serait leur manquer, à la fois, de reconnaissance et de gratitude. Et c’est cela qu’a rappelé Monsieur J. Kiełtyka. Nous possédons maintenant un cheval sellé mais il en a fallu des efforts pour que le cheval s’habitue à la selle, a-t-il déclaré !
Et il avait le droit de s’exprimer de la sorte puisque avec son épouse il a fait partie de ceux qui ont aidé à seller ce cheval. Monsieur Fr. Żałobek s’est également exprimé sur ce sujet en ayant certainement une pensée pour feue sa maman. Ce n’est pas l’endroit de rappeler tout le monde mais, parmi les participants à la réunion, il faut citer encore messieurs L. Czak et W. Bień.
En partant de presque rien, il a été possible de rembourser, charges d’intérêt comprises, plus de deux millions de francs, d’équiper le Centre, de veiller à son entretien et, en plus, de construire une nouvelle maison.
Outre les colonies de vacances, des événements divers ont été organisés. Que d’efforts déployés, durant des jours et des nuits sans sommeil, pour tirer profit du Centre pendant les festivals internationaux de jazz ! D’autres événements ont également été organisés, relativement peu malheureusement puisque, activités professionnelles obligent, il y avait peu de volontaires disponibles pour donner un coup de main. Maintenant, il ne manque pas de retraités.
Ceux qui furent les premiers, ceux de la période dite « héroïque », se réjouissent maintenant que leurs efforts ne furent pas vains, que d’autres les rejoignent, on travaille dans la continuité. Ils se réjouissent également de l’aide efficace apportée par le Cercle des anciens scouts au Centre.
Il faut préciser, car certains semblent ignorer ce fait, que l’aide du Cercle dans le cadre du plan d’action déterminé par le Comité des écoles. Cette aide constitue seulement un don du Cercle au Comité des écoles. Seuls les dons d’origine douteuse peuvent être refusés par le Comité. D’autres organisations peuvent aider en fonction de leurs possibilités. De nouvelles fenêtres doivent, par exemple, être placées au Centre et par conséquent chaque organisation a l’occasion de prendre en charge ne fût-ce que le remplacement d’une seule fenêtre.
Pour le moment, certaines organisations sont en retard, depuis des années, de paiement des cotisations dont elles ont fixé elles-mêmes les montants.
Comment expliquer la pénurie d’équipes de scouts ?
Durant les premières années d’après-guerre, le scoutisme était la seule organisation de jeunesse en Belgique. Dans les faits, actuellement, il n’y a plus aucune équipe. D’aucuns, pour se justifier, prétendent que cette situation a été provoquée par certaines personnes pour qui il était important détruire le scoutisme.
Lors de la discussion sur ce thème, quelqu’un a fait remarquer, à juste titre, que « s’il en est ainsi, si le scoutisme a disparu en Belgique, nous en sommes avant tout les responsables. J’en suis responsable car, après mon mariage, je me suis retiré du scoutisme alors que pourtant ma femme était guide. Beaucoup ont agi de la sorte. Sans doute le scoutisme avait-il ses adversaires mais ce ne sont pas ces derniers mais nous-mêmes qui sommes responsables de la situation actuelle ». Personne n’ayant contredit cette opinion, elle devait être pertinente.
Compte rendu des débats
Durant la réunion, les membres du bureau sortant, messieurs J. Stefański, président, Karpiński, secrétaire et S. Paterka, trésorier ont présenté un rapport d’activité. Le président comme le secrétaire ont souligné l’action du Cercle en faveur du Centre du Comité des écoles grâce à une collaboration étroite avec son bureau. On a également mentionné l’excursion pour les membres du Cercles et les activités organisées.
Le trésorier a informé que durant le mandat écoulé, les recettes se sont élevées à 523.887 francs et les dépenses à 486.029 francs ce qui donne un solde de 37.858 francs.
La discussion fut animée. Ensuite le président Comité de vérification a déclaré que le comité a constaté la régularité des écritures et la justification des dépenses et a émis la proposition d’accorder la décharge au bureau sortant. Cette proposition a été adoptée.
On est passé ensuite à l’élection du nouveau bureau : président J. Stefański, secrétaire Karpiński et trésorier S. Żałobek.
Comité de vérification ; président B. Chwoszcz, membres J. Angowski, Wocheń, Bień, Trzęsień.
Monsieur Stefański a encore présenté un plan d’action. Dans la discussion on a attiré l’attention sur la nécessité d’élaborer des statuts car pour le moment le Cercle fonctionne sur la base des règles du droit commun. Il faudra aussi relancer les régions.
Après tous ces débats intéressants et parfois très animés, les participants ont clos la réunion en entonnant l’hymne national.
( j. n. ) 1
1 Józef Rzemieniewski
1.702 : COMBLAIN-LA-TOUR – septembre 1981 : Week-end des scouts : André Paterka, au lancé ; Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Freddy Motała ; ( ? ) ; Georges Załobek ; ( ? ) ; Bernard Angowski.
1.703 : COMBLAIN-LA-TOUR – septembre 1981 : Week-end des scouts : ( ? ) ; … ; Freddy Motała ; Sylvie Motała ; … ; Georges Załobek.
1.704 : COMBLAIN-LA-TOUR – septembre 1981 : Week-end des scouts : ( ? ) ; … ; Zuhal Gunal ; Béatrice Laffut ; Freddy Motała ; Pascal Łagocki ; Richard Chwoszcz ; Henri Zapałowski ; ( ? ) ; Georges Załobek ; ( ? ) ; …
1.709 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant l’Ourthe : Madame Kiełtyka ; Monsieur Józef Rzemieniewski ; Madame Wanda Biatuszewska – Ferdyn de Winterslag ( Ancienne Guide polonaise du Limbourg ) ; Madame Mikucka ( du Limbourg aussi, elle a toujours été de toutes les « cuisines » pour camps de vacances ), la dernière dame était, il me semble de la région liégeoise. Vous pouvez remarquer qu’il n’y avait pas encore de haies derrière eux et que nous ( les enfants ) ne pouvions pas jouer de ce côté-là …. Monique Kiełtyka
1.710 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans la grande salle d’accueil : Mme Chwoszcz ; Mr Léon Czak ; Mr Wacek Bień et son épouse ; Mr Stempniewicz ; Mr Józef Rzemieniewski ; Mr Wochen ; Mr Karpiński ; Pan Jan.
1.711 : Narodowiec du 23/03/1977 – Nouvelles de Belgique.
1.712 : Narodowiec : Week-end des Anciens scouts à Comblain-la-Tour.
Nous avons déjà évoqué les cours qui étaient organisés à Comblain-la-Tour …
Car outre, les cours de moniteurs organisés à de maintes reprises, les cours de danse, merveilleux souvenirs de l’année1972, et les cours de Loreto, qui étaient le prolongement de Comblain, les cours qui y étaient dispensés, ont été pour nous, une mine de connaissances et de ressources en tous genres dans lesquelles nous avons pu puiser en bien des circonstances ! Il faut dire que c’est le but premier de la Macierz Szkolna, propriétaire du site et garante de l’éducation polonaise en Belgique.
Je précise – pour ceux qui ne maîtrisent pas totalement la langue de Mickiewicz – que « Szkolna » est l’adjectif dérivé du mot « école » que l’on peut traduire par « scolaire » et que le mot « Macierz » signifie littéralement « matrice ». Le terme peut paraître surprenant, mais il convient de l’aborder sous l’angle de la définition qu’en donne Wikipédia : « Une matrice ( du latin matrix ( matricis ), lui-même dérivé de mater, qui signifie « mère » ) est un élément qui fournit un appui ou une structure, et qui sert à entourer, à reproduire ou à construire ». C’est donc bien la transmission du savoir, l’apprentissage, l’éducation qui sont au cœur du projet et de l’ambition de cette structure.
Ce serait utopique de vouloir dresser une liste exhaustive de tous les savoirs que nous avons acquis – ou perfectionné – à Comblain. Mais comment ne pas souligner que, derrière l’organisation des colonies de vacances, c’est la transmission d’une multitude d’apprentissages qui était visée. Je n’en citerais que quelques-uns : l’amélioration de la langue polonaise, l’éveil à la culture, les chansons traditionnelles, les danses folkloriques, les habitudes culinaires, les usages et autres traditions, sans compter l’art du « vivre ensemble » et du respect de l’autre. Le tout en s’amusant ! Comment ne pas apprendre dans de telles conditions ?
Je suis sûr que si vous vous posez la question individuellement vous trouverez, vous aussi, des tas de domaines que Comblain a contribué à impacter positivement … des domaines ou des aspects plus personnels où vous avez pu progresser, comme la timidité des uns, la fragilité des autres, …
Les photos d’aujourd’hui me donnent l’occasion de mettre l’accent sur un de ces apprentissages « collatéral » qui s’est avéré bien utile ! Nous étions tous membres d’organisations de jeunesse et tous, nous collaborions activement aux développements et à l’essor de ces organisations. À ce titre, nous participions énergiquement aux multiples tâches que nécessitait l’organisation des festivals, des bals, des soirées dansantes, et autres « surboums », … Il nous fallait donc, non seulement danser sur scène, mais aussi nous acquitter d’un certain nombre de tâches qui, même si elles étaient moins prestigieuses que le spectacle donné, étaient toutes aussi fondamentales et devaient être réalisées. D’autant plus que l’apport financier de ces manifestations n’était pas négligeable pour l’achat de nouveaux costumes et accessoires.
Alors, le « kaftan » à peine remisé sur le cintre, le jupon à peine détaché, nous nous activions déjà parmi le public … les uns s’occupant des commandes … les autres ramassant les verres vides. Il nous fallait, non seulement savoir manipuler la « cuipaga », mais aussi le plateau à verres remplis de bières ou de vodka … les deux demandant adresse et concentration. Dans des salles pleines à craquer ( c’était un temps où les normes de sécurité paraissaient aussi souples et élastiques que nos sauts sur scène et comme ceux-ci, elles se sont un peu raidies depuis lors ), il en fallait des contorsions pour réussir à servir tous ces consommateurs avides d’étancher une soif qu’ils nous accusaient d’avoir provoquée par la poussière de nos enthousiasmes scéniques. Quelques minutes plus tôt, nous étions sur scène, nous étions, en toute modestie, les « vedettes » et on nous applaudissait … là, dans la salle, on râlait parce que le service n’allait pas assez vite !
L’idée de nous préparer pour affronter ces moments de grande agitation et de stress n’était donc pas si saugrenue : apprendre à apporter le plateau à bon port, sans renverser, et quelle que soit la difficulté du parcours … en voilà une formation bien utile pour laquelle on peut dire merci à ceux qui y ont pensé !
En regardant les photos en annexe, vous verrez que tous les participants s’y sont prêtés avec tout le sérieux nécessaire … comme toujours à Comblain-la-Tour ! Et même si tout ça était orchestré sous forme de jeux … la finalité n’était pas la compétition mais l’apprentissage et la recherche d’une certaine excellence …
Bien sûr, à ces jeux de rôles, où on était alternativement le serveur et / ou le buveur … il y avait souvent des lendemains difficiles. D’ailleurs, sur la dernière photo, celle des trois comparses qui devaient avoir largement contribué à l’élaboration de ce stage, on devine que les verres étaient remplis quand ils arrivaient à destination mais qu’ensuite, ils ont dû se faire un devoir de les vider … car oui, c’était un devoir !
Mais quand on croit à ce qu’on fait … on le fait à fond et j’ajoute que les polonais sont des gens de conviction quand il s’agit de sacrifier son foie … à sa foi !
13/05/2019 – JP Dz
Complément d’information apporté par André Karasiński :
Le mot « Macierz » peut être abordé sous un autre angle : Dans la langue polonaise, le substantif « macierz » a plusieurs significations :
la Patrie ;
le tableau comprenant m lignes et n colonnes ;
la mère, la maman ( anciennement, plus usité actuellement ).
On trouve également dans les dictionnaires polonais : « Mot figurant dans les noms d’anciennes associations éducatives polonaises » ou « Le nom d’associations éducatives polonaises actives à partir de la fin du 19ème siècle ». On n’est pas plus avancés avec ces explications !
En cherchant l’origine de « Macierz szkolna », j’ai découvert ceci : « Macierz Polska, créée en 1882 à Lwów à l’initiative de J.I. Kraszewski, dirigeait l’activité d’éducation et d’édition destinée aux couches populaires … »
En parcourant Internet, on se rend compte que les Américains et les Anglais ( ou les Polonais des E-U et de GB ? ), quand ils parlent de Polska Macierz Szkolna, précisent « polish Alma Mater » ou « in english Alma Mater ».
Mon explication :
« Alma Mater Studiorum » est la devise de la plus ancienne université du monde occidental, l’Université de Bologne, fondée en 1088. L’usage de cette expression s’est ensuite progressivement propagé dans les autres universités européennes. Plus tard, Rabelais a utilisé cette expression pour désigner l’université dans laquelle une personne a suivi ses études. Le terme est essentiellement employé dans le monde de l’enseignement supérieur comme en Amérique latine, en Belgique, en Suisse, au Canada. Dans les pays anglophones, est aussi utilisé pour un « college ou un lycée. »
Je pense donc qu’en créant une association chargée de l’éducation des couches populaires, les fondateurs ont transposé le Alma Mater Studiorum – mère nourricière des étudiants – en Macierz szkolna, utilisant le nom donné encore un peu à l’époque à maman, Macierz et lui ont accolé l’adjectif szkolna, scolaire, dans le sens « qui a trait à l’école, qui concerne l’école ».
Mon explication tient-elle la route ? Quelqu’un peut-il confirmer ou infirmer ( et justifier ) ?
André Karasiński
Merci André … tu es notre scientifique.
1.692 : COMBLAIN-LA-TOUR – septembre 1981 : Week-end scout : Christian Szczepanski ? ; à l’arrière, Richard Chwoszcz ; …
Autre grand moment de communion folklorique, culturelle et amicale … nos Festivals des KSMP … Chaque année, à la même époque, c’était le rendez-vous de la Jeunesse Catholique Polonaise de Belgique ! Cette grand-messe était organisée alternativement dans les différentes régions où les polonais étaient implantés … comme pour souligner l’unité d’une communauté dispersée aux quatre coins du pays.
Pour fixer la date de l’événement, et la région qui relèverait une fois de plus le défi, une réunion se tenait annuellement à Bruxelles, chez le Recteur … dans cette grande salle, moitié rez-de-chaussée, moitié cave. L’ambiance y était excellente, la bonne humeur générale et il ne manquait jamais de courageux volontaires qui se proposaient d’organiser l’événement chez eux. Parfois même, il y avait compétition … tant la fierté de rapporter, dans son fief, le privilège d’être la région à l’honneur agitait les participants.
Par contre, une fois rentré – l’euphorie faisant place au réalisme – on se rendait compte de l’ouvrage ! Parce qu’en y réfléchissant bien – à tête reposée – ce n’était pas une mince affaire que de réunir tout le monde, de gérer les innombrables détails et de « rivaliser » dans l’excellence. Parce que … bien sûr … il fallait faire mieux que l’année d’avant, mieux que la région d’à côté, mieux que la dernière fois que l’on avait organisé soi-même. Mais cette rivalité, teintée de chauvinisme, demeurait malgré tout bon enfant. Tout au plus y trouvions-nous l’énergie de nous surpasser. Restait plus qu’à relever les manches.
Il fallait tout d’abord trouver la salle qui conviendrait le mieux. C’est-à-dire un endroit qui devait être suffisamment grand, pour accueillir tout le monde … suffisamment équipé, pour nourrir toutes ces bouches affamées et … assoiffées … suffisamment accessible, pour ceux qui venaient de si loin … suffisamment agréable, pour satisfaire les plus difficiles.
Il fallait prévoir assez de coulisses pour que tous les KSMP puissent trouver leur aise pour se préparer, assez de parking pour tous les autocars, assez de programmes, assez de « bigos ». Il fallait organiser la cérémonie, définir l’ordre de passage, estimer la durée des prestations, décider qui prendrait la parole, sans frustrer les uns, ni saouler les autres, et n’oublier ni la messe, ni le protocole, ni l’orchestre pour le bal … tout en tenant compte des sensibilités et des susceptibilités. Vaste programme !
Mais le défi était avant tout humain. Il consistait à rassembler, autour du projet, suffisamment de personnes de bonne volonté pour le mener à bien. Parce qu’il en fallait des bénévoles pour remplir la grille des tâches, déjà définies sur papier, mais qui n’attendaient qu’à être attribuées. De ceux qui géreraient les tickets d’entrée, ceux qui piqueraient les petites cocardes bicolores au revers des vestons, en passant par les vendeurs de tombola, les cuisinières, les garçons de salle, les ramasseurs de verres vides et ceux qui les laveraient … aux responsables de tout genre, c’est une armée de volontaires désintéressés qui, le moment venu, grouillerait dans tous les sens pour essayer de contenter le plus grand nombre. Toutes ces personnes étaient importantes, essentielles.
Penser à tout ! Ne rien oublier ! Faire preuve d’humilité ! Ne pas hésiter à faire appel aux anciens, pour leur expérience … même si on ne partageait pas toujours les mêmes avis … composer … rassembler … faire ensemble. C’est là – j’en suis persuadé – que nous avons donné le meilleur de nous … gratuitement.
La tâche était d’autant plus compliquée qu’à l’époque, souvenez-vous, il n’y avait ni GSM, ni mail, ni Facebook, ni réseaux sociaux … quant au téléphone, rares étaient ceux qui en possédaient. Et pourtant, miracle, nous parvenions à communiquer ! J’ai même l’impression qu’à l’époque nous communiquions mieux … plus souvent … plus simplement … plus complètement. Nous pouvons être fiers. Dans l’euphorie, on ne s’en rendait sans doute pas compte, mais avec le recul … quelle fierté !
Aujourd’hui, il reste le souvenir … et encore … lentement il se dissipe. La preuve : qui peut encore nous dire avec certitude que cette année-là, c’était cette région-là qui organisait ? Pas simple. Si on veut compléter cette liste, il faudra qu’on s’y mette tous … comme jadis … comme quand il suffisait de lancer le projet pour que toutes les bonnes volontés suivent … comme quand nous donnions le meilleur de nous … sans compter.
1960 : KSMP Liège 1961 : KSMP Centre : à La Louvière – 17 septembre 1961
1962 : 1963 : KSMP Mons : à Tertre 1964 : KSMP Châtelineau : à Gilly – le 20 septembre 1964
1965 :
1966 :
1967 :
1968 : Bruxelles – le 20/10/1968
1969 : 1970 : KSMP Centre : à Binche
1971 : 1972 : KSMP Liège : à Liège – le 24 septembre 1972 1973 : KSMP Heusden-Zolder : à Lumen – Genebos – 30 septembre 1973 1974 : KSMP Centre : à Binche – 29 septembre 1974 1975 : KSMP Mons : à Hautrage-Etat – 14 septembre 1975 1976 : KSMP Liège : à Liège – le 19 septembre 1976
1977 : 1978 : KSMP Centre : à Binche – 17 septembre 1978 1979 : KSMP Liège : à Liège – 14 septembre 1979
1980 : 1981 : KSMP Mons : à Villerot – 20 septembre 1981 1982 : KSMP Centre : à Péronnes-lez-Binche – 26 septembre 1982
1983 :
1984 :
1985 :
1986 :
1987 : 1988 : KSMP Centre : à Péronnes-lez-Binche – 15 octobre 1988 1995 : KSMP Charleroi : 18 novembre 1995
06/05/2019 – JP Dz
1.682 : Festival du KSMP – 1976 : Liège : Programme.
1.683 : Festival du KSMP – 1968 et 1976 : Bruxelles et Liège : Programme.
1.684 : Festival du KSMP – 1964 : Châtelineau : Programme.
1.685 : Festival du KSMP – 1975 : Mons : Programme.
1.686 : Festival du KSMP – 1975 : Mons : Programme.
1.687 : Festival du KSMP – 1975 : Mons : Programme.
1.688 : Festival du KSMP – 1995 : Charleroi : Programme.
1.689 : Festival du KSMP – 1961 : Binche : Les 3ème et 4ème en partant de la gauche, Thérèse Ogonowski et Marysia Swiderski ; les autres ( ? ) ; … ; ( ? ).
1.690 : Festival du KSMP – 1969 : KSMP de Liège : A l’avant et de droite à gauche, Gaby Stefanski ; Irène Jamka ; Mirka Patalas ; Krystiane Wochen ; Régine Paluszkiewicz ; Helena Wochen ; Irène Ostaszewski ; Danusia Nieglos ; Haline Sereda. Derrière, Elzunia Krutul ; Mieciu Musial ; Edmond Walczak ; Pani Majewska ; Wacek Pawlak ; Ryszard Migon ; César Napora.
1.691 : Festival du KSMP – 19 ??? : KSMP Mons : Marek Bujanowski ; Christian Wala ; Zdzisław Blaszka ; Isabella Cosaro ; Micheline Zwierzyk ; ( ? ) ; Ursula Twardowska ; Anne-Marie Mazgaj.
L’année passée, en septembre, lors de notre week-end des Anciens de Comblain, l’Ourthe a fait assaut de modestie … Loin de son humeur tumultueuse coutumière, elle se l’est joué timide … presque timorée. Là où jadis son débit impressionnant couplé à une hauteur d’eau significative nous imposaient crainte et respect, elle est apparue discrète, dévoilant d’antiques secrets qu’elle ne nous avait pas permis de connaître et d’observer jusqu’alors.
Entre cet excès de retenue et ses débordements épisodiques, que nous avons déjà évoqués précédemment, la rivière souhaite probablement nous démontrer qu’elle aussi, elle existe et occupe une place à part entière dans cet environnement que nous chérissons tant. N’est-ce pas un peu elle qui s’imposait à nous, n’est-ce pas elle que nous évoquions quand, assis dans l’herbe du parc, nous chantions tous ensemble :
Płynie Wisła, płynie
Po polskiej krainie
Considérer le Domaine de Comblain-la-Tour comme un appendice de notre lointaine patrie d’origine n’est pas une hérésie. D’ailleurs, à plusieurs reprises, de la terre venue de Pologne y a été déposée … marquant ainsi symboliquement le lien étroit qui lie cet îlot de polonitude avec le pays de nos ancêtres. Comblain-la-Tour, c’est un peu notre Gibraltar à nous … accroché entre les rochers et les flots. Aussi, associer, dans un même esprit, la Vistule ( Wisła ) et l’Ourthe apparaît comme une évidence. C’est même tout naturel …
D’ailleurs, pour marquer plus encore, l’assimilation de la rivière à la terre polonaise quand elle traverse le parc ne l’a-t-on pas rebaptisée : « Ourtha » ? Et finalement chanter : « Płynie Ourtha, płynie, po polskiej krainie» n’a rien d’anachronique. Tout au plus pourrait-on nous reprocher une vision trop romantique de la chose … et alors ?
Vous me direz que les humeurs de l’Ourthe s’apparentent plutôt à celle du Mississippi. C’est vrai. Nous avons déjà signalé que la petite maison où logent à présent les cuisinières – celle qui servait d’habitation à Pan Jan, puis à Mr Paterka – est désormais désignée par l’appellation : « Villa Mississippi ». Mais cette proximité d’humeur ne doit pas cacher qu’à chaque débordement ce fut un drame pour ceux qui ont été victimes.
Wisła, de son côté connaît également des crues historiques mais elle continue d’incarner un symbole de force et de pérennité ; son évocation est synonyme de cet attachement profond et de l’amour inconsidéré qu’on lui porte :
A dopóki płynie,
Polska nie zaginie.
Fort de ce qui précède, et sourd aux critiques des puristes, moi, je continuerai à chanter l’Ourtha à ma manière. Et si vous, vous doutez encore de l’affection que la rivière porte à notre petit bout de terre polonaise, regardez bien les photos en annexe qui datent de 1993 … Alors ? C’est pas une étreinte çà ? C’est pas de l’amour ?
Zobaczyła Comblain,
Wnet go pokochała, A w dowód miłości,
Wstęgą opasała.
Comment comparer sérieusement Wisła qui est un fleuve de 1.047 kms à l’Ourthe qui est une rivière de 165 kms ? Et bien, si vous regardez sur Via Michelin, Comblain-la-Tour et Cracovie sont distantes de 1.226 kms, soit à peu près la longueur de Wisła et Ourtha conjuguées, n’est-ce pas … un signe ????
Aussi, je pense qu’il est grand temps d’officialiser ces noces … et donc, d’unir Ourtha à Wisła dans un jumelage officiel, dans des épousailles symboliques qui seraient le reflet de notre attachement égal à ces deux figures de légende ! Ceci n’est pas un poisson d’avril … ni la conséquence d’un apéro prolongé. Je suis parfaitement sérieux ! C’est même une idée séduisante. J’imagine déjà les autorités polonaises en charge de la Wisła et ceux, wallonnes, en charge de l’Ourthe, se congratulant autour d’un bon verre de wódka, dans le parc de Comblain-la-Tour, après une courte cérémonie protocolaire qui scellerait un jumelage en bonne et due forme.
Cette idée n’est pas aussi saugrenue qu’il n’y paraît. D’autres canaux, ou rivières, ont déjà été jumelés parce qu’ils avaient des points communs. Le « Canal du Centre », par exemple, a été jumelé le 09/05/84 avec le « Trent and Mersey Canal » ( England ) et avec le « Canal de Neuffossé » ( France ). Alors … pourquoi pas nous ? N’avons-nous pas suffisamment de points communs ?
Je lance donc, par l’intermédiaire de cet appel, une bouteille ( de wódka ) à la mer … ou plutôt à la rivière. Avec un peu de chance, la bouteille redescendra la rivière jusqu’à Liège, puis rejoindra la Mer du Nord … et si des vents favorables s’en mêlent, elle pourrait même rejoindre la Mer Baltique. On peut rêver ! Il y a une phrase de Marcel Pagnol que j’aime beaucoup : « Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et … qui l’a fait ». Et puis, de toute façon, « Impossible », c’est toujours provisoire … c’est comme « parfait » ou « extrême », mais ce n’est pas comme « horizon », ni comme « rêve ».
Je croise les doigts pour que mon appel soit entendu, relayé et soufflé dans les oreilles de ceux qui ont le pouvoir d’infléchir le sens des vents, le cours des marées et somme toute, de l’histoire …
29/04/2019 – JP Dz
1.672 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1993 : Płynie Ourtha, płynie : Inondation du Centre Millennium.
1.673 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1993 : Płynie Ourtha, płynie : Inondation du Centre Millennium.
1.674 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1993 : Płynie Ourtha, płynie : Inondation du Centre Millennium.
1.675 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1993 : Płynie Ourtha, płynie : Inondation du Centre Millennium.
1.676 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1993 : Płynie Ourtha, płynie : Inondation du Centre Millennium.
1.677 : COMBLAIN-LA-TOUR : Płynie Ourtha, płynie : Cave du Centre Millenium avec l’indication de la hauteur atteinte par l’eau, lors de l’inondation de 1993.
1.678 : COMBLAIN-LA-TOUR : Płynie Ourtha, płynie : Cave du Centre Millenium avec l’indication de la hauteur atteinte par l’eau, lors de l’inondation de 1993.
1.679 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1993 : Płynie Ourtha, płynie : Inondation sous le pont.
1.680 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1993 : Płynie Ourtha, płynie : Inondation Place du Wez.
1.681 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1993 : Płynie Ourtha, płynie : Inondation Rue des Ecoles.
Nouveau défi : voici 2 photos … la plupart de ces jeunes sont des Anciens de Comblain et des Anciens du KSMP. Reste à trouver les noms ET trouver qui est le photographe ! ! ? ! Non, non … ce n’est pas « impossible » ; il suffit de reconnaître celui qui manque sur une des 2 photos pour en déduire que … cette fois-là … c’est lui qui est le photographe. Facile !
Quiz n° 38 : photo 38/a :
Quiz n° 38 : photo 38/b :
A gauche, Pierre Front, à droite Richard Konarski, et entre les deux : Thérèse et Jeanine Dudziak ; Lydia et Patricia Młynarski ; Christiane et Bernadette Bierczyk ; … + notre regretté Janek Konarski sur l’une des deux photos et Jean-Pierre Dziewiacien sur l’autre = les 2 photographes.
Je ne sais pas si l’habit fait le moine ? Mais le nom de famille peut faire l’humeur … Il en est la parfaite illustration ! Nom de famille : Wesoły ; Principale caractéristique : toujours joyeux ; profession : évêque ! ( Pour ceux qui ne maîtrisent pas le polonais, Wesoły est le mot polonais pour dire « joyeux » … ). Tous ceux qui l’ont approché peuvent en témoigner : cet homme était extraordinairement humain.
C’est à Loreto, où il officiait chaque année, que le personnage se révélait. Là, entouré d’une centaine de jeunes gens, il était dans son élément … parfaitement cool ( comme on dit aujourd’hui ). À aucun moment il ne nous faisait sentir le prestige de sa situation, au contraire. Je l’ai vu, sur la plage, boire à la paille dans les berlingots de jus de fruits qu’on se passait les uns les autres … dans une incroyable décontraction. Nous étions des adolescents, mais c’est presque lui qui nous provoquait … tant il ne correspondait pas à l’image qu’on se faisait d’un Monseigneur.
Quand il débarquait en Belgique, à Comblain-la-Tour, Ressaix, Liège ou ailleurs, nous étions stupéfiés de voir se précipiter vers lui nos autorités ecclésiastiques. Ks Kurzawa, Ks Szymurski, et tous les autres se jetaient à genoux devant Monseigneur Wesoły pour embrasser sa bague et témoigner ainsi leur soumission. L’évêque se prêtait un instant au cérémonial, mais très vite cherchait du regard sur qui il pouvait s’élancer pour « fraterniser ». Les prêtres n’étaient pas encore relevés, que l’évêque était déjà en train de bondir sur tel ou tel jeune qu’il avait reconnu. À notre plus grand étonnement, il se rappelait parfaitement nos noms et prénoms, et pour chacun d’entre nous il avait un souvenir à nous rappeler, une anecdote à évoquer. Derrière, les prêtres, enfin debout, suivaient la scène avec plus ou moins de frustration.
Les photos qui sont associées à ce texte ne sont malheureusement pas représentatives du personnage. On dirait même qu’il savait « figer » son sérieux le temps de la photo, mais … dès que la photo était prise … son naturel joyeux reprenait le dessus. Il avait cette noblesse de l’âme qui faisait qu’il n’avait pas besoin ni d’imposer, ni d’impressionner … il lui suffisait d’être.
J’ai discuté récemment avec un de nos prêtres les plus âgés qui l’a bien connu. Ce dernier m’a raconté que pour « taquiner » leur évêque, les prêtres lui faisaient régulièrement remarquer qu’il était plus souvent dans des avions que sur le plancher des vaches. Faut dire qu’avec une diaspora comme la diaspora polonaise, dont il avait la charge, Monseigneur Wesoły était le berger du troupeau le plus dispersé qui soit. Et donc, l’avion s’imposait naturellement pour visiter ses ouailles.
À force de prendre de la hauteur, il avait atteint ce stade de la sagesse qui permet de tout relativiser et d’utiliser le sourire pour désarmer les plus intransigeants. Finalement, même les anges et toutes les autres créatures qui peuplent le ciel ont fini par s’habituer à sa présence. Et quand il nous a définitivement quittés, c’était pour rejoindre modestement, mais le sourire aux lèvres, ceux qui l’avaient déjà tant côtoyé.