0302 – 1974 : Binche … le 13ème Festival

Cette fois-ci … c’était bien le 13ème ! D’ailleurs pour que tout le monde en soit bien persuadé, c’était clairement écrit en grande lettre sur la scène … du moins au début … À la longue, et vu l’enthousiasme des danseurs, quelques-unes des lettres ont fini par tomber … les autres se sont mises à suivre la cadence et danser à leur tour.

Les KSMP présents étaient ceux de Waterschei, de Liège, de Ressaix, de Mons et d’Heusden-Zolder ; ce sont ces derniers – ou devrais-je dire ces dernières – qu’on voit ici sur scène. Et même si la qualité des photos n’est pas optimale, on reconnaît nos sympathiques Regina, Zosia, Elisabeth, Annie et Betty … toutes membres des Anciens de Comblain et aussi Pela … évidemment.

C’est l’orchestre de Fr. Klimanowicz qui a animé le bal final.

C’est aussi ce jour-là – qui était particulièrement ensoleillé – qu’a choisi le KSMP de Mons pour réaliser ces quelques photos qui seront reproduites par centaines sous forme de carte postale et vendues au profit du groupe pour l’achat des costumes.

Pour le reste et le détail, je vous renvoie à l’article écrit ce jour-là par Mr Rzemieniewski et traduit intégralement ci-dessous. Bonne lecture.

02/11/2020 – JP Dz

2.633 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : ( ? ) ; Zosia Król ; Regina Gymza ; ( ? ).
2.634 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Zosia Król ; Regina Gymza ; ( ? ) ; … ; Elisabeth Rozenski.
2.635 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder.
2.636 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.637 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Derrière à gauche, Regina Gymza et en face Zosia Król ; Marysia Nowicki ; les soeurs Prekowski ; ( ? ) ; Betty Nowicki ; dans les coulisses, Pani Pela.
2.638 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Annie Nowicki ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Betty Nowicki.
2.639 : BINCHE – 1974 : Sur scène, l’orchestre qui anime le bal : à la guitare, Kuba ; à la trompette, Gieniu Perzyna ; ( ? ) ; à l’accordéon, Franek Klimanowicz. Les têtes coupées à l’avant, Pierre Jurga et ses deux soeurs.
2.640 : BINCHE – 1974 : Devant l’entrée de la salle : debout : Regina Gymza ( Heusden – Zolder ) ; Annie Borowski ( Mons ) ; Hélène Borowski ( Mons ) ; Isabella Cosaro ( Mons ) ; Annie Wizla ( Mons ) ; Zosia Król ( Heusden – Zolder ) ; Janek Konarski ( Mons ) ; accroupis : Annie Nowicki ( Heusden – Zolder ) ; Zuhal Gunal ( Mons ) ; Micheline Zwierzyk ( Mons ) ; Czesiu Kucharzewski ( Mons ).
2.641 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna ; Max Mitka ; Marek Bujanowski ; Alexis Łagocki ; Richard Konarski ; 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) ; Mr Léon Warchulski ( violoniste ) ; Annie Wizla ; Christina Nahorniak ; Martine Mazgaj ; Thérèse Dudziak ; Pascal Łagocki ; René Sarpette ( guitariste ) ; 3ème rangée : Zuhal Gunal ; Isabella Cosaro ; Martine Brzezicha ; Thérèse Taporski ; Stéphanie Goch ; Patricia Młynarski ; Jeanine Dudziak ; 4ème rangée : Lydia Młynarski ; Franca Fisher ; Monia Krasowska ; Annie Borowski ; Micheline Zwierzyk ; Hélène Borowski ; 5ème rangée : Czesław Kucharzewski ; Pierre Front ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Richard Pawlak ; Géniu Bujanowski ; Mr Henri Łagocki ; Michel Mikołajczyk ; Janek Konarski.
2.642 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Les mêmes sous un autre angle.
2.643 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Les mêmes sous un autre angle.
2.644 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Polska Wiosna de Liège dans un journal en français.
2.645 : BINCHE – 1974 : Narodowiec du 16/10/1974.
2.646 : BINCHE – 1974 : Narodowiec du 16/10/1974.

Festival de la Jeunesse catholique de Belgique

C’était déjà le treizième festival des KSMP de Belgique. Il convient de noter que dans ce cas, le chiffre « 13 » s’est avéré être heureux, car le festival a effectivement été un succès, tant en ce qui concerne les spectacles des jeunes que l’organisation technique du festival.

Mais avant de parler de son déroulement, quelques remarques plus générales s’imposent.

Quelqu’un, qui n’a raté aucun de ces 13 festivals revient sur ses souvenirs du passé, malgré sa volonté, non pas de les comparer seulement, mais pour réfléchir sur ce qui est pérenne en eux et a donc résisté à l’épreuve du temps. Ces festivals de la jeunesse, dès le départ, et dans les conditions actuelles, n’ont pas été organisés uniquement pour magnifier la beauté du folklore polonais. Ce ne serait pas suffisant. Ce n’est pas comme ça non plus que les jeunes le comprennent, ni ne pensent ceux qui s’occupent d’eux.

Et c’est ce que certains messieurs, de la table verte, semblent ne pas voir, souvent éloignés de l’environnement polonais, amers et désolés que l’on ne les comprend pas, ne réalisant pas que leur langage est difficile à comprendre. Ceux qui n’écoutent que leur propre voix, n’entendent pas la voix des autres.

Ils ne connaîtront pas ces déclarations d’un des Belges influents qui, tout en observant la jeunesse polonaise dansant et chantant, n’a pas hésité à dire « Qu’une nation qui possède une telle jeunesse ne peut être que libre ». Et quand je regarde cette jeunesse colorée et énergique réunie ici, je vois aussi leurs grands-parents, leurs parents, qui sont venus ici travailler dur dans les mines. Ils ont travaillé mais sont restés eux-mêmes, ils sont restés fidèles aux idéaux qu’ils ont apportés du pays et ont su les transmettre aux générations, pour que même ici, ce qui est polonais ne connaisse pas d’interruption, pour que cela dure.

Et encore un autre Belge d’ajouter que ces jeunes sont un véritable lien entre l’ancien et le nouveau, qu’ils veulent construire un monde nouveau et meilleur, mais sans avoir à subir l’épreuve du temps. Ce festival a commencé par un service religieux et il a aussi sa signification. Il convient ici de mentionner tout cela pas pour convaincre ces personnes sourdes, car elles n’entendront pas de toute façon. Il convient de le mentionner pour qu’en même temps, à cette occasion, nous exprimions notre gratitude et notre appréciation aux grands-parents et aux parents qui élèvent leurs enfants de cette manière, pour dire à ceux qui s’occupent de ces jeunes, dont beaucoup surmontent souvent des difficultés, qu’ils servent la cause, pour rappeler à ces jeunes aussi que c’est à eux qu’il appartient de savoir à quel point ils seront humains et polonais demain. Ne laisseront-ils pas tomber l’espoir de ceux qui leur ont fait confiance.

Le déroulement du festival

Le festival lui-même a eu lieu à Binche le dimanche 29 septembre ; il a débuté par une messe concélébrée par le recteur H. Repka, Mgr E. Dejardin et les prêtres K. Szymurski et J. Dezor. C’est Ks Szymurski, assistant général des KSMP de Belgique, qui a prononcé le sermon. Les problèmes des jeunes ont été son sujet principal. Des chants religieux ont été interprétés par les jeunes accompagnés par Mr. W. Bień. Les drapeaux des organisations polonaises de la région du centre entouraient l’autel. La messe s’est terminée par le chant : « Boże coś Polskę ». Puis, il y a eu la pause pendant laquelle les organisateurs ont accueilli, par un dîner, ceux qui venaient de loin.

Les spectacles des jeunes

À 15h30, le rideau se lève ; les jeunes rassemblés sur la scène chantent l’hymne national polonais et belge, puis le Ks Dr. B. Kurzawa accueil les personnes présentes. Il exprime sa gratitude à ceux qui ont accepté le protectorat honoraire, et c’est l’ancien ministre R. Petre, Mgrs E. Dejardin et Joos ainsi que le recteur H. Repka.

Il remercie tous ceux qui l’ont aidé à préparer l’événement, les frères du chapelet vivant pour l’envoi des porte-drapeaux ; il accueille les invités belges, les représentants de la Macierzy Szkolna et du Narodowiec, les président et présidente d’honneur des KSMP, Mlle L. Białecka et Mr. E. Budziński, le président de l’Union des Catholiques, Mr. Fr. Gałązka, les prêtres présents : l’assistant général des KSMP, ks K. Szymurski, ks Moskiewicz et ks Okrój, le prêtre belge local et le délégué du syndicat chrétien Mr. A. Drożdzyniak.

Ensuite, c’est le président du comité général des KSMP J. Paluszkiewic qui prend la parole. Il remercie tout le monde d’être venu, demande d’avoir de la compréhension envers les jeunes, de réaliser que ces prestations scéniques sont le résultat d’un travail de longue haleine ; elles seront une sorte d’examen pour les jeunes tout en permettant au spectateur de passer une belle après-midi.

Le Président St. Goch, profite de l’occasion pour souligner en quelques mots les questions importantes des jeunes, pour dire que beaucoup se trompent dans leurs jugements sur les jeunes et n’essaient pas de comprendre l’essence du problème. La jeunesse voudrait tout connaître, mais se rend compte, avec raison, qu’il est impossible de tout savoir. Après tout, l’homme est une créature inconnue, a dit le prix Nobel : Karel. C’est pourquoi de plus en plus de jeunes cherchent en Dieu l’explication sur la réalité et sur leurs doutes, tout en recherchant son soutien. C’est en tout cas l’esprit qui anime les jeunes réunis au sein du KSMP.

Comme dans un kaléidoscope, les images en couleur se déplacent

Ensuite, c’est déjà le temps des spectacles. L’un après l’autre, les différents KSMP se succèdent dans un défilé coloré. D’abord les hôtes de la région du Centre, le KSMP de Ressaix, puis ceux de Waterschei, Heusden, Liège, Mons. Chacun y va avec une chanson différente, une danse différente, ce qui mérite d’être souligné.

Le public applaudit, peut-être plus chaleureusement encore, ceux qui rencontrent les plus grandes difficultés, comme le groupe de Heusden, dans leurs beaux costumes silésiens, où la soliste était Zosia Król et P. Nowicka la responsable. Ils étaient accompagnés par J. Nowicki et Fr. Klimanowicz.

Le KSMP de Waterschei a été autant applaudi. Même s’ils ont commencé leurs activités depuis peu, leurs performances étaient déjà au niveau. Le mérite en revient au premier président Mr. Cegłowski, et à l’actuelle président Mr. Ferdyn. Bien qu’il fasse son service militaire, il trouve le temps de s’occuper des répétitions et il a du talent. Il en a hérité de ses parents, anciens scouts. L’accompagnateur était ici Mr. M. Małecki.

Le KSMP de la région du Centre n’est pas non plus l’un des plus anciens, mais il ne manque pas de bonne volonté et de persévérance, c’est pourquoi les spectateurs l’ont également beaucoup apprécié. L’accompagnement musical pendant les répétitions et en spectacle est assuré par Mr. Fr. Klimanowicz.

Les KSMP de Liège et de Mons sont, et depuis longtemps, parmi les plus durables. Il n’y a jamais eu d’interruption dans leur activité. Le personnel instructeur est presque toujours le même. C’est pourquoi, ils se distinguent par le niveau de leurs performances en matière de danse et de chant, ainsi que par le nombre de leurs membres et l’abondance des costumes colorés.

En ce qui concerne Liège, il faut noter un fait très caractéristique et sympathique.

Dans la plupart des cas, lorsque les jeunes se marient, même s’ils appartenaient tous les deux au KSMP, ils perdent le contact avec cette organisation.

À Liège, c’est différent. Là, sur scène, surtout dans la chorale, on peut voir des couples mariés qui restent actifs au sein du KSMP, et ce n’est pas seulement un ou deux. C’est pourquoi les chanteurs sont ici si nombreux.

L’un de ces époux, l’aîné des Paluszkiewicz, explique dans une conversation privée : « J’ai trois enfants » – dit-il – « C’est un problème. Mais il faut toujours bien aller quelque part … alors n’est-il pas préférable d’aller aux répétitions du KSMP ? C’est amusant d’être là avec les jeunes et le temps s’écoule agréablement. C’est beaucoup plus plaisant que dans un café quelconque ». Peut-être que cette déclaration sera prise en compte par d’autres jeunes couples s’ils veulent eux aussi rester jeunes le plus longtemps possible. Les grands-mères s’occuperont certainement de leurs petits-enfants pendant cette période.

Le groupe de Mons qui, selon les voix entendues dans la salle, compte de nombreux supporters parmi les Belges, est ici connu, et apparemment bien connu en tant qu’ambassadeur de la cause polonaise.

Le groupe de Liège était accompagné par Mr. W. Bień, celui de Mons par Mrs L. Warchulski et Blaszka sénior.

Les différents ensembles ont été présentés individuellement par Mr G. Perzyna et avec beaucoup d’« à propos » et juste ce qu’il faut de passion par L. Zabinska, étudiante du conservatoire royal de Bruxelles.

Ont également pris la parole, pendant le festival, Mgr Joss, Mgr E. Dejardin et le recteur H. Repka, pour remercier les jeunes pour un si beau spectacle, qui témoigne aussi de leur persévérance, pour exprimer de la reconnaissance pour leur engagement, au service de ce qui est divin et polonais.

Ensuite, résonne l’hymne de la jeunesse « Hej do apelu » et le festival se termine.

Le festival était parfaitement organisé, ce qui est également confirmé par le fait que les représentations ont pu, comme prévu, s’inscrire dans un cadre de deux heures et laisser un peu de temps aux jeunes pour s’amuser.

Et ceux qui étaient venus de loin ont déjà dû partir à 21 heures pour rentrer chez eux. C’est l’orchestre de Fr. Klimanowicz qui a animé le bal.

Dans la préparation du festival, et pendant sa durée, Ks. Kurzawa a été aidé par beaucoup de gens, des femmes, des hommes, des jeunes et des vieux. Citer tous les noms serait une bien longue litanie. Ils méritent tous notre gratitude. Le succès de l’événement est certainement leur récompense la plus précieuse.

(J. n.)

Jóseph Nikodem Rzemieniewski

0298 – 1964 Châtelineau organise son Festival des KSMP

« Une partie de la communauté polonaise belge, en tout cas la partie qui participe activement à notre vie nationale, pourrait être appelée « les pèlerins nationaux ». Il n’y avait probablement pas, cette année, de dimanche d’été, où un bus n’est venu – le matin ou l’après-midi – devant les maisons polonaises pour emmener tout ou une partie des familles à une manifestation.

En mai, le pèlerinage à Montaigu, puis la Majówka à Comblain, – les vacances à Comblain sont aussi l’occasion pour les parents d’y venir tous les dimanches – puis une magnifique manifestation à Merksplac et le même dimanche la consécration du foyer polonais de Ressaix. La compétition organisée par le comité central de l’Union des Polonais en avril, les jeux sportifs début juin, une grande fête au sein du Comité du Millénaire à Saint-Nicolas, et après deux semaines, à nouveau cette belle fête du KSMP, que nous décrivons ci-dessous.

Et ceux-ci ne sont que les manifestations nationales. Et pourtant, les régions et les implantations individuelles organisent également divers types d’événements, en y invitant leurs voisins !

Il semblait donc que les gens se fatiguent, que les considérations financières les incitent à rester chez eux. En effet, les mêmes visages sont souvent rencontrés, donc les mêmes paient toujours. On craignait donc qu’avec le temps, il n’y ait plus de participants, que les salles soit vides. C’est ainsi que ce 5e festival du KSMP en Belgique avait suscité une inquiétude particulière, car il s’agissait de la dernière manifestation générale de la saison en cours. Il y avait donc un manque de volonté ou de moyens pour venir à Gilly, près de Charleroi, où se déroulait le festival. Les craintes se sont révélées injustifiées. Les participants ont été très nombreux … ».

C’est par ces mots que notre chroniqueur préféré – Mr. Rzemieniewski – commence son article du 27/09/1964 consacré au 5ème festival des KSMP organisé, à Gilly, par le KSMP de Châtelineau. L’intégralité de son article traduit en français se trouve ci-dessous.

Ce jour-là, le journaliste est particulièrement en forme … et spécialement prolixe ! Je ne sais pas si c’est la présence dans la salle de Mr. M. Kwiatkowski jr. ( Fils du rédacteur en chef du Narodowiec ) ou si c’est l’absence de toute délégation venant du Limbourg qui semble « l’énerver » … mais Mr. Rzemieniewski prend ses aises et s’étire sur plusieurs pages. Se doutait-il que, 60 ans plus tard, ses émotions seraient encore traduites, analysées et partagées ? Elles sont le reflet de la vie communautaire telle que nos parents et nous-même la vivions. Témoignages précieux s’il en est … même si parfois les sources se contredisent. En effet, un journal en français ( doc 2.557 ) affirme que le KSMP de Winterslag était présent à ce festival et a même interprété sa danse des Montagnards ??? Bizarre !

Mais revenons à l’essentiel. C’est grâce à Jean Dalgan, président du KSMP de Châtelineau, que nous pouvons nous replonger dans cette magnifique manifestation. Jean a pris soin de conserver les documents qui sont exposés ici.

On peut dire que le Festival 64 a été une réussite. « Rien n’était boiteux » affirme Mr Rzemieniewski … c’est sa manière à lui de dire que tout était parfait. Un grand moment. Un de ces moments qui justifie que tant d’années plus tard … on s’en souvienne encore.

05/10/2020 – JP Dz

2.547 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Programme.
2.548 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Programme.
2.549 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Jean Dałgan ; Ks Adamski ; KSMP Liège.
2.550 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Dans la salle.
2.551 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Châtelineau.
2.552 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Liège.
2.553 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Opérette « l’hôpital des fous » interprétée par le KSMP de Liège.
2.554 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Liège ; les invités d’honneur ; KSMP Mons.
2.555 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Mons.
2.556 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Châtelineau.
2.557 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Coupure de presse en français.
2.558 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Châtelineau.
2.559 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/09/1964.
2.560 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/09/1964.
2.561 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/09/1964.
2.562 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/09/1964.
2.563 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/08/1964.
2.564 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Coupure de presse en français.
2.565 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec, invitation pour le festival.
2.566 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Coupure de presse en français.

Narodowiec du 27/09/1964 – Wiadomości z Begii

Le cinquième festival des KSMP de Belgique est devenu une belle manifestation de la jeunesse polonaise

Une partie de la communauté polonaise belge, en tout cas la partie qui participe activement à notre vie nationale, pourrait être appelée « les pèlerins nationaux ». Il n’y avait probablement pas, cette année, de dimanche d’été, où un bus n’est venu – le matin ou l’après-midi – devant les maisons polonaises pour emmener tout ou une partie des familles à une manifestation.

En mai, le pèlerinage à Montaigu, puis la Majówka à Comblain, – les vacances à Comblain sont aussi l’occasion pour les parents d’y venir tous les dimanches – puis une magnifique manifestation à Merksplac et le même dimanche la consécration du foyer polonais de Ressaix. La compétition organisée par le comité central de l’Union des Polonais en avril, les jeux sportifs début juin, une grande fête au sein du Comité du Millénaire à Saint-Nicolas, et après deux semaines, à nouveau cette belle fête du KSMP, que nous décrivons ci-dessous.

Et ceux-ci ne sont que les manifestations nationales. Et pourtant, les régions et les implantations individuelles organisent également divers types d’événements, en y invitant leurs voisins !

Il semblait donc que les gens se fatiguent, que les considérations financières les incitent à rester chez eux. En effet, les mêmes visages sont souvent rencontrés, donc les mêmes paient toujours. On craignait donc qu’avec le temps, il n’y ait plus de participants, que les salles soit vides. C’est ainsi que ce 5e festival du KSMP en Belgique avait suscité une inquiétude particulière, car il s’agissait de la dernière manifestation générale de la saison en cours. Il y avait donc un manque de volonté ou de moyens pour venir à Gilly, près de Charleroi, où se déroulait le festival.

Les craintes se sont révélées injustifiées

Les participants ont été très nombreux. Les visiteurs sont venus principalement de la région wallonne de Belgique, car cette fois il n’y avait pas d’ensembles de jeunes du Limbourg, et dans la salle, on remarquait peu d’adultes venus de cette région, même si elle n’est pas si lointaine de Charleroi.

C’est d’autant plus étrange quand on sait que la communauté polonaise du Limbourg est la plus nombreuse et aussi la plus riche. Il ne s’agit pas du premier « blocage du moteur polono-limbourgeois », il sera donc du devoir de ses dirigeants de rechercher les raisons de ces « blocages ». Mais ceci est une autre affaire. Revenons au festival proprement dit, qui malgré l’absence du Limbourg, s’est transformé en une très belle manifestation de la jeunesse polonaise.

La partie matinale du festival

Le cinquième festival des KSMP de Belgique a débuté par la messe célébrée dans l’église paroissiale de Gilly Sart Allet, par le recteur Repka, assisté des pères Strójwąs et de Adamski.

Un beau sermon, adressé aux jeunes, a été donné par l’assistant général des KSMP de Belgique, ks. K. Szymurski. Il a notamment rappelé que le patron de la jeunesse était saint Stanislas Kostka, et a donné de nombreux exemples montrant que seule la volonté d’aider son prochain, la force de caractère, la poursuite du but visé, la lutte contre ses faiblesses, peuvent donner un sens à notre vie, la rendre précieuse. Pendant la messe, de nombreux jeunes sont venus à la table du Seigneur.

La chorale du KSMP de Liège, sous la direction de Mr B. Lachowski et le chant en solo de Mr Majewski ont embelli la célébration de la messe, qui s’est terminée par le chant commun : « Boże coś Polskę ».

Pendant la pause, les organisateurs du festival ont reçu leurs invités avec un dîner très soigneusement préparé.

Outre le Recteur, ks. Repka, les prêtres polonais : Szymurski, Strójwąs, Müller, Adamski, Mr P. Gałązka, de l’Union des chrétiens, des présidents et des présidentes des différents KSMP présents, la réception a également été honorée par la présence du délégué de l’épiscopal belge pour les réfugiés, Monseigneur E. Dejardin, le curé belge local, le Père Peters, et le représentant du Ministre Brasseur, M. Marc, etc.

Le déroulement du festival, sa partie solennelle

L’immense salle de la paroisse de Gilly Sart Allet était remplie à ras bord lorsqu’à 14h30, le père Adamski et Janek Dałgan, président du KSMP de Châtelineau, sont apparus sur le podium pour saluer, en polonais et en français, les personnes réunies au nom des organisateurs. Ils ont adressé leurs chaleureuses paroles de bienvenue au recteur de la mission catholique polonaise, le père H. Repka, au délégué de l’épiscopat belge pour les étrangers, Monseigneur E. Dejardin, au représentant du ministre Brasseur, à M. Marc, au curé belge local, le père Peters, ainsi qu’aux différents prêtres polonais de Belgique : Ks Szymurski, assistant général des KSMP de Belgique, Ks Müller, Ks Kurzawa, Ks Noskiewicz, Mr P. Gałązka, de l’Union des chrétiens. Ils ont également adressé un chaleureux accueil à la délégation venue de France en la personne du directeur général des KSMP de France, le père doyen Ks Lewicki, du vice-président des KSMP de France et délégué aux affaires internationales, Mr M. Kwiatkowski jr., de la secrétaire générale des KSMP, Mlle L. Klaczyńska de Noeux-les-Mines, du trésorier général des KSMP et responsable de la II région ( Douai ) Mr. Piechowiak, ainsi que M. E. Madejów. Cette délégation française a reçu du public de chaleureux applaudissements. L’accueil s’est poursuivi par l’énumération d’autres personnalités présentes : le représentant du « Narodowiec » en Belgique, Mr. Rzemieniewski, ainsi que les représentants de toutes les organisations polonaises, parmi lesquels se trouvaient également Mr. M. Gruszczynski, président du Conseil général de l’Association des hommes catholiques en Belgique, M. Wł. Kosiorek, vice-président du Conseil général de l’Association des Polonais en Belgique, M. K. Wójcik, vice-président du Conseil général du SPK Belgique, et, bien sûr, les président et présidente du comité général des KSMP Mr. E. Budzyński et Mlle L. Białecka etc.

Ensuite, le KSMP Châtelineau a chanté les hymnes nationaux polonais et belge. Ce fut un beau geste d’accueillir les invités avec des fleurs par les enfants de l’école. Tout ceci restera un agréable souvenir du festival.

Le discours Monseigneur Dejardin

À son tour, le représentant de l’épiscopat belge pour les étrangers, Monseigneur Dejardin a pris la parole.

Il a dit entre autres choses : « Je vous apporte le salut de l’épiscopat belge. Salutations à toute la communauté polonaise, et en particulier aux jeunes qui sont si fiers de tenir dans leurs mains le drapeau de la Pologne libre et catholique. Je vous remercie pour l’exemple que vous donnez aux Belges. Celui qui parle de la Pologne parle de la Pologne catholique, celui qui parle des Polonais parle des gens d’honneur !

C’est la famille qui est au centre de vos intérêts, la famille unie. Grâce à la famille, à une bonne éducation des jeunes, vous voulez réaliser vos idéaux nationaux et religieux. Par le chant, l’enthousiasme, cette jeunesse exprime son attachement à l’église et au pays des pères. Et quiconque regarde ces jeunes, observe leur dynamisme, doit aussi croire en l’avenir de la nation qui les a engendrés. Il doit croire que ces jeunes gens assureront aussi un meilleur avenir à leur patrie, que cette patrie sera un jour à nouveau vraiment libre, libre et catholique.

Vous célébrez maintenant un grand anniversaire. L’anniversaire du millénaire de la chrétienté de votre nation.

Vous le célébrez en union avec les Polonais dispersés dans le monde entier, en union avec vos frères dans le pays. C’est une date de votre histoire nationale. Vous célébrez cet anniversaire à un moment où l’église de Pologne traverse des moments difficiles. Mais le symbole de la « croix » doit constamment être vu à travers les yeux de ceux qui croient. Car c’est par la croix qu’a eu lieu la rédemption de l’humanité. Il ne faut donc pas perdre espoir. Et je sais que le doute n’est pas dans vos cœurs. Il ne remplit pas non plus le cœur des jeunes.

Ces jeunes, que je donne souvent en exemple dans les réunions épiscopales, comme un exemple de leur attachement aux principes de la foi et de la nation dont ils sont issus.

Continuez à travailler de cette manière, en chérissant vos traditions nationales, car grâce aux souffrances de la nation et aux efforts de vos jeunes, grâce au sacrifice de tous les Polonais, votre patrie sera à nouveau libre et catholique ».

Ce discours a été récompensé par un tonnerre d’applaudissements. Cependant, il vaudrait la peine que chacun réfléchisse plus profondément aux paroles de Monseigneur Dejardin. Qu’il les examine et en tire les conclusions appropriées. Pour certains, ce sont là des mots d’appréciation et d’encouragement pour la poursuite du travail, pour d’autres, enfin, ces mots peuvent les aider à sortir de leur léthargie, leur rappeler les obligations qui leur incombent parce qu’ils sont nés polonais.

Discours du représentant de la ministre Brasseur

Au nom du ministre Mr. Brasseur qui, avec l’évêque du diocèse de Tournai, a accepté le protectorat honoraire du festival, Mr. Marc a transmis, à l’assemblée, les salutations de monsieur le ministre et a lancé le cri : « Vive la Pologne ! Vive la Belgique ! ».

Le père Peters a salué les invités en son nom et au nom du comité paroissial, s’exprimant en trois langues : polonais, flamand et français. Dans la deuxième partie du programme, M. Kwiatkowski jr., délégué des KSMP de France et du « Narodowiec » a également pris la parole.

Allocution de Mr Kwiatkowski jr.

Parlant en français, Mr. Kwiatkowski exprime sa reconnaissance pour les belges qui sont les amis des polonais de Belgique. Ils apportent une aide très substantielle à de nombreuses initiatives polonaises en Belgique et pour cela tous les Polonais leur sont reconnaissants. L’actuel Concile du Vatican aborde, entre autres, le problème de l’unité humaine et de la coexistence harmonieuse des nations. Les Belges donnent déjà un bon exemple de la manière de faire de cette coexistence une réalité grâce à une coopération fraternelle avec les Polonais.

S’exprimant ensuite en polonais, M. Kwiatkowski a salué les jeunes et les anciens au nom des KSMP de France.

Les jeunes en France suivent le développement du KSMP en Belgique avec appréciation, ils connaissent le travail sacrificiel des membres et des adhérents de ce beau mouvement. Ce dévouement est souvent un exemple pour les KSMP en France. Les contacts entre les organisations nationales du KSMP doivent être encouragés.

Ainsi, le projet du Père Lewicki, créant le conseil d’administration de KSMP pour les pays d’Europe occidentale, devrait être mis en œuvre prochainement. À cette fin, une réunion des représentants des KSMP de France, de Belgique, d’Angleterre et d’autres pays où le KSMP existe sera convoquée dans un avenir proche, probablement en Belgique.

Mr. Kwiatkowski adresse également les meilleurs vœux du Père Czajka, ancien curé de Charleroi, qui n’a pas pu assister en personne au festival, mais qui est très satisfait des réalisations de la jeunesse polonaise de Belgique. Et enfin, l’orateur, salue l’assistance, au nom du « Narodowiec » et de son éditeur Mr Kwiatkowski qui passe son existence au service des mêmes idéaux que ceux défendus par le KSMP.

Partie artistique du festival – Représentations du KSMP Châtelineau

Seuls trois groupes KSMP se sont produits dans ce festival : KSMP Châtelineau, Liège et Mons.

Le plus jeune d’entre eux, et en même temps l’hôte du festival, l’ensemble KSMP Châtelineau, s’est produit en chantant et en dansant. Ces représentations ont été dûment préparées. De nouveaux costumes folkloriques ont également été présentés. La performance de cet ensemble était, entre autres, une preuve du progrès continu, de son souci d’une forme et d’une qualité toujours meilleure. Et il convient de le souligner, tout en exprimant sa reconnaissance à tous ceux qui travaillent avec cette équipe, qui en prennent soin, car ce n’est pas l’œuvre d’un seul homme. Il faut croire que ce groupe a un bel avenir devant lui. La garantie de l’avenir est, entre autres, l’enthousiasme des jeunes eux-mêmes, qui interagissent harmonieusement les uns avec les autres, l’enthousiasme et la bonne volonté de la direction de cette branche du KSMP.

« Les vétérans » de Liège …

Le KSMP de Liège, ce sont déjà les « vétérans ». Les vétérans ne sont ni les membres, ni les adhérents, car il y a toujours des changements parmi eux. Les années passent, et le groupe existe depuis plusieurs années maintenant, donc certaines personnes avaient le droit de devenir un peu « vieilles », et de quitter les rangs du KSMP. Des nouveaux arrivants sont venus à leur place. Il y a donc de nouveaux membres, mais le même encadrement expérimenté. Le chœur de cet ensemble a été admiré, pour la première fois, dans l’église pendant la messe. Dans le programme du festival, ce groupe s’est produit avec une opérette intitulée « l’hôpital des fous ». Il y avait là de la place pour la danse, pour le chant et pour un dialogue vivant. On a donc pu admirer, outre la danse, le chant de groupe et les solistes, mais aussi le mot polonais « pur », dans des scènes particulièrement bien interprétées et d’excellents jeux d’acteurs.

L’ensemble de Liège a gagné une reconnaissance bien méritée. La forme de l’opérette elle-même constituait déjà une certaine diversification du programme du festival, où prédominaient principalement la danse et le chant. Mais l’opérette, c’est aussi de l’action. Il est juste dommage que l’agitation dans la salle n’ait pas permis à tout le monde de suivre l’action de près. Pour certains, comme pour l’auteur de ces lignes également, il semblait qu’en raison du riche programme du festival, l’opérette prenait trop de temps. Toutefois, les conversations avec le public ont montré que cette préoccupation n’était pas justifiée. Personne ne s’est plaint de s’être ennuyé ; tous ont confirmé qu’ils s’amusaient bien avec les péripéties qui s’enchaînaient sur scène. Et la voix du public est la plus importante, car les spectacles ont été préparés pour eux !

Les interprètes des différents rôles étaient : Genia Idzikowska, dans le rôle d’Izaura, Henryk Krauze dans celui de médecin ; Michał Majewski dans le rôle d’Edward, Stasiu Formusiewicz dans celui d’Hydrogène et Heronim Paluszkiewicz dans celui de Jakub. L’accompagnement musical a été assuré par M. B. Lachowski.

Les grandes performances de KSMP Mons

Et enfin, le KSMP de la région de Mons. Le groupe s’est déjà fait une réputation pour le chant, dirigé par Mr. J. Karasiński, et pour la danse, dirigée par Mr. E. Łagocki. La prestation de cet ensemble, dans le cadre du festival KSMP, a confirmé l’opinion dont il bénéficie. Et on a déjà beaucoup écrit sur ce sujet. Il faut ajouter ici que le répertoire des chansons du groupe est de plus en plus riche et international. Outre les chansons polonaises, il interprète également des chansons françaises et italiennes.

Les groupes individuels ont été présentés par Mr. B. Kaczmarczyk. Derrière lui, c’est le président du KSMP Châtelineau Mr. J. Dałgan qui prendra la parole, pour annoncer la fin du festival, remercier tout le monde d’y avoir participé et inviter tout le monde au bal. Les derniers mots ont été prononcés par le recteur Ks H. Repka.

Discours final du recteur ks H. Repka

Tout d’abord, en français, le Recteur a remercié les invités belges pour leur aide, en particulier le P. Dejardin, pour sa constante bienveillance sur les Polonais et la sympathie qu’il leur a témoignée de manière concrète.

Il a aussi remercié tous ceux qui ont participé à la préparation du festival : les équipes de jeunes et leurs soutiens, les responsables dans les coulisses, ce qui est un exemple concret d’une coexistence fructueuse entre les jeunes et la vieille génération.

Le recteur a également exprimé sa gratitude à la sympathique délégation française du KSMP pour sa venue, soulignant l’utilité de tels contacts. Enfin, le recteur a adressé des compliments particuliers à l’organisateur du cinquième festival, à la section de Châtelineau du KSMP, à son patron, le père Adamski, et à toutes les personnes qui se sont empressées d’aider si généreusement. Tous tireront le meilleur de leurs souvenirs de cet événement, et repartiront avec la conviction que là où il y a coopération et ordre, il y a de beaux résultats pour l’église et pour la nation.

Une soirée de divertissement très réussie

Le soir, la musique a été jouée pour tout le monde : jeunes et vieux se sont mis à danser. Les plus jeunes surtout, parce qu’ils étaient nombreux, et c’est aussi une réussite remarquable de cet événement.

Nous concluons en affirmant que durant cet événement, tout a réussi grâce à une bonne organisation et à la volonté de coopérer. Rien n’était boiteux. Les jeunes n’ont pas été privés de leur voix. Ils ont été chargés d’une grande responsabilité, notamment le comité du KSMP Châtelineau pendant l’exécution du programme du festival, et cela a été une volonté de la direction.

Les dames qui se sont occupé de la cuisine ont fait leur devoir à la perfection. Beaucoup ne pensaient pas qu’il y avait d’aussi bonnes cuisinières à Farciennes. Le service au buffet était agréable. Le service d’ordre était poli et serviable, car ils étaient déjà « en service » dans la rue, afin que ceux qui viennent de loin puissent trouver le bon chemin, pour qu’ils ne s’égarent pas. Tout ceci a fait le succès des festivités.

( J. n. )

Jóseph Nikodem Rzemieniewski

0294 – Lummen 1973 … douzième ou treizième ?

Le festival des KSMP de 1973 se tenait à Lummen-Genebos au Limbourg et était organisé par le KSMP Heusden-Zolder. Il faisait suite à celui de 1972 que nous avons déjà évoqué. Pourtant, si vous relisez l’article que Mr Rzemieniewski a consacré au festival 1972 … vous remarquerez qu’il y a comme une bourde ! En effet, le journaliste affirme qu’en 1972 « C’était déjà la 11ème édition » … et il commence son récit détaillé du festival 1973 en parlant du « 13e festival du KSMP » … cherchez l’erreur … Où est donc passé le douzième ? ( la traduction complète de cet article est comme d’habitude reprise ci-dessous ).

Visiblement, Mr Rzemieniewski avait hâte d’être au chiffre 13 ! Peut-être que c’est un chiffre qui lui portait bonheur ? D’ailleurs, il persiste et conclut sa rubrique par : « Cette treizième édition du festival KSMP a été un véritable succès ». Et là, il faut bien reconnaître qu’il avait raison … sauf pour le numéro !

C’est vrai que l’ambiance était magique et l’accueil mémorable. Je me souviens que, dans le fond de la salle, la vodka coulait à flots … et personne ne s’en plaignait. L’immense majorité des personnes présentes était venue en autocar des autres régions de la Belgique … alors un petit verre de plus … en petit verre de trop … ce n’était pas bien grave. Sauf que

Sauf que … cette vodka était si bonne que certains des chauffeurs de cars n’ont pas résisté. Au moment du retour, ils étaient « imbibés ». On m’a raconté que le car qui ramenait la délégation venue de Ressaix a connu bien des péripéties … Ks Kurzawa et Monsieur Szymczak devaient intervenir fréquemment jusque sur le volant pour éviter l’embardée. Mais ce n’est rien comparé au retour épique du KSMP de Mons …

À peine avions-nous quitté la salle de spectacle, que le chauffeur s’est « égaré » sur une mauvaise pente … Il a fini par immobiliser l’autocar dans une zone de chantier … L’engin complètement en panne … pas de téléphone ( ni évidemment de GSM à l’époque ) … en pleine nuit … et dieu sait où ! La situation était critique. Il fallait trouver le moyen de prévenir la société de location du car … au Borinage … de réveiller le patron, de trouver un autre chauffeur et un autre véhicule, de l’envoyer au Limbourg, …

Pendant ce temps-là, les membres du KSMP – dont la moyenne d’âge était au environ de 13 / 14 ans – commençaient à avoir sérieusement froid. Il fallait donc aussi trouver le moyen de les réchauffer … la nuit allait être longue ! Dieu merci ( ? ) à quelques mètres de l’endroit où le car s’était immobilisé, il y avait une sorte de café … avec des lampes rouges et des rideaux tirés … Avions-nous le choix ? Nous avons donc été frapper à cette porte pour demander l’asile. L’accueil de ces dames a été merveilleux. Elles ont très vite compris la situation et tous les 50 membres du KSMP sont entrés dans l’établissement. On a eu droit à du café et on s’est réchauffé. Bien sûr, la discrétion des dames a été exemplaire. Ce soir-là, elles n’ont pas fait de chiffre d’affaires. Merci encore à elles.

Quelques longues heures plus tard, le véhicule de remplacement est enfin arrivé. Enfin, nous pouvions poursuivre la route du retour … non sans inquiétude, car personne n’avait aucun moyen de prévenir les parents dont la nuit a dû être épouvantable d’anxiété. Quand on est arrivé, au petit matin, dans le Borinage, Stéphanie Goch et moi – qui étions respectivement présidente et président du KSMP – avons exigé du chauffeur qu’il respecte un itinéraire différent des autres fois, mais qui nous permet de descendre les derniers. Il fallait absolument accompagner chaque membre jusque dans sa maison … expliquer … s’excuser … rassurer …

Je n’oublierai jamais les visages de ces parents qui sortaient tous sur la rue, au moindre bruit, en espérant que c’était enfin les enfants qui rentraient ! Les traits étaient tirés, les yeux boursouflés par des heures d’angoisse et de larmes. Les gorges étaient serrées et les mots qui en sortaient étaient rares, mais reconnaissants. Nous avons pris le temps d’expliquer à chaque fois … à chaque parent … Et quand enfin nous sommes descendus Stéphanie et moi … ( il devait être 10 h du matin ) nous en étions sûrs … c’était la fin du KSMP de Mons. Plus aucun parent n’acceptera plus jamais d’envoyer ses enfants.

Le samedi qui a suivi, il ne manquait personne à la répétition !!!

Je ne sais pas si le chiffre treize portait chance à Mr Rzemieniewski … ou si c’était la vodka qui l’avait embrouillé aussi … mais nous, on s’en souviendra toujours … d’autant plus que c’était bien le douzième festival.

07/09/2020 – JP Dz

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2.502 : KSMP Heusden – Zolder – Année 1977 : Regina Gymza ; Brigitte Prekowski ; Annie Nowicki ; Mariachia ; Zosia Król.

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2.503 : KSMP Heusden – Zolder – Année 1958 à Beringen : ( ? ) ; Madame Pelagia Bednarek / Nowicka ; Pani Szkudlarska ; … ; Karol Prekowski ( le père de Brigitte et Carine ) ; tout à droite, Mr Grzegorz Rozenski ( le père d’Elizabeth, Piotr et Jef ). Ce sont les « 25-lecie Kaplanstwa Ojca Marcina Noskiewicza ».

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2.503 bis : Merci à Stan Maj pour les précisions.

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2.504 : KSMP Heusden – Zolder – Année 1976 : Sans costume traditionnel plus a gauche, Anka Ordutowski ; ( ? ) ;  et plus à droite, Carine Prekowski. La grande à cote d’elle, Brigitte Prekowski.

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2.505 : KSMP Heusden – Zolder – Année ?? : ( ? ) ; … ; à l’arrière, Madame Pelagia Bednarek / Nowicka ; ( ? ) ; … ; tout à droite, Annie Nowicki.

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2.506 : KSMP Heusden – Zolder – Année ?? : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; …

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2.507 : KSMP Heusden – Zolder – Année ?? : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; …

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2.508 : KSMP Heusden – Zolder – Année ?? : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Jan i Wiesław Król.

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2.509 : KSMP Heusden – Zolder – Année ?? : Józek Nowicki ; Madame Pelagia Bednarek / Nowicka ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; …

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2.510 : KSMP Heusden – Zolder – Année ?? : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; …

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2.511 : KSMP Heusden – Zolder – Année 1970 : Pendant une émission à la télé flamande : De gauche à droite, Wiesiu Król ; Helcia Cucup ; Hendryk ( Heniek ) Cucup ; ( ? ) ; Jan Król ; Madame Pelagia Bednarek / Nowicka ; Józek Nowicki à l’accordéon et la petite avec la poupée, Betty Nowicki.

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2.512 : KSMP Heusden – Zolder – Année ?? : Sous le chapiteau à Comblain-la-Tour.

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2.513 : KSMP Heusden – Zolder – Année ?? :
Heniek Cucup ; Wiesiu Król ; Jan Król ; Józef ( joeziek ) Piekarski.

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2.514 : Narodowiec du 18/10/1973.

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2.515 : Narodowiec du 18/10/1973.

Nouvelles de Belgique – 18/10/1973

XIII Festival des K.S.M.P. en Belgique

Nos grands-parents, et même nos parents, venaient à la « świetlica » polonaise pour une fête polonaise, peut-être par nécessité, parce que c’était la seule possibilité pour eux de se socialiser ou de s’impliquer. Ne connaissant pas la langue de leur pays de résidence, n’étant pas très haut placés dans la hiérarchie sociale, il leur était difficile de s’impliquer dans la vie du milieu environnant. Avec leurs enfants, la situation est différente. Ils ne connaissent pas les troubles linguistiques, élevés dans leur pays de résidence, ils occupent souvent des postes plus élevés que leurs parents et sont donc délivrés de ce types de complexes.

Ainsi, s’ils prennent part à la vie organisationnelle polonaise, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas d’autres possibilités ou ne les utilisent pas, ou seulement par amour pour un « mazur » ou une tenue colorée de « Łowicz ». Ils s’impliquent dans cette vie parce que c’est là qu’ils se trouvent, parce qu’ils sentent qu’ils en ont besoin pour développer leur personnalité. Regardons l’exemple de ces jeunes qui ont participé au 13e festival KSMP en Belgique.

On n’y voit, parmi eux, pas seulement quelques-uns qui possède un diplôme universitaire belge et qui occupe un poste correspondant à ses qualifications, mais aussi d’un plus grand nombre de personnes qui ont terminé l’enseignement secondaire professionnel et général, d’écoliers et de travailleurs. Un véritable échantillon d’une société saine. Ils sont venus là de leur propre gré.

Dans la salle, pendant la discussion, un des jeunes travailleurs, un membre actif de la société polonaise, déjà père de famille, probablement de la quatrième génération en exil, a déclaré : « Je me sens Polonais ! ». Et cela ne l’empêche pas d’être président, dans sa propre ville, d’une section d’un parti politique belge.

Cette évolution n’est pas prise en compte par certains intellectuels et souvent aussi – pour d’autres raisons – par un certain nombre d’activistes communautaires de la vieille génération. Ils utilisent toujours les mêmes méthodes qu’il y a des années, et plus tard ils se plaignent qu’ils sont seuls … à savoir que les jeunes les évitent. Le « Krakowiac » et le « mazurek » ne peuvent pas être un objectif ici, mais seulement un moyen d’atteindre un autre objectif.

Déroulement du festival

Il convient de noter d’emblée que le 13e festival du KSMP en Belgique a été consacré à la célébration du 500e anniversaire de la naissance de Copernic. Il a eu lieu le dimanche 30 septembre. Il a été organisé par le district du Limbourg, ou plutôt par le KSMP Heusden-Zolder, qui a été efficacement aidé par la branche locale de l’Union des Polonais et la Confrérie du Rosaire Vivant. Toute la préparation a été supervisée par Mme P. Nowicka.

Le festival a eu lieu à Lummen-Genebos. Il a été précédé d’une messe célébrée par le recteur H. Repka, qui a également fait le sermon. L’autel était entouré des bannières des organisations polonaises. Pendant la messe, le chœur du KSMP de Liège, dirigé par M. W. Bień, a interprété les chants religieux. Le chant « Boże coś Polskę » a mis fin à la partie de la cérémonie consacrée à l’église.

Le spectacle

 Après la messe, tout le monde s’est réunis dans la grande salle du centre paroissial local. Il était rempli à ras bord. Les participants sont accueillis en polonais et en flamand par M. P. Nowicka, au nom des organisateurs, derrière elle les jeunes sont réunis sur la scène. Elle rappelle à quoi sert cet événement, combien d’efforts et de préparatifs des différentes branches l’ont précédé, car le travail partout n’a pas manqué. Cette année, alors que le monde célèbre le 500e anniversaire du grand élève polonais, M. Copernic, les jeunes veulent aussi célébrer avec leur fête la mémoire de son grand compatriote.

L’orchestre accompagne l’hymne national polonais et l’hymne du Limbourg. Puis la présidente du KSMPż St. Goch prend la parole. Son introduction au festival est un court exposé sur le caractère, qui se manifeste également au service des idéaux de la nation dont la jeunesse est originaire.

Après les discours introductifs, les représentations commencent. Ensuite, des groupes individuels apparaissent sur la scène. Il y a d’abord eu une représentation du KSMP Heusden-Zolder, puis du groupe de scouts « Wisla » de Winterslag, du KSMP « Echo Ojczyste » de Mons, du KSMP du centre et du KSMP de Liège. Un ordre similaire a été maintenu dans la deuxième partie du programme.

Chaque groupe a donné un programme différent. Il n’y a donc pas eu de répétition de danse et de chant. Par conséquent, chaque fois que le rideau était levé, on voyait quelque chose de nouveau et toujours avec grand plaisir. Chaque téléspectateur a été frappé par l’effort que les jeunes ont fourni pour préparer le programme.

Il y avait des chansons, des danses, de beaux costumes. Les plus jeunes ont probablement été les premiers, en fait les premières, car les filles ont dominé le groupe Heusden-Zolder. Ils ne manquaient pas d’élégance, même chez les plus petits, les Nowicki, même s’ils ne savaient parfois pas quoi faire du micro et interrogeaient leur mère du regard. Zosia Król, de ce groupe, est une chanteuse chevronnée. Ils étaient accompagnés par J. Nowicki et Fr. Klimanowicz.

L’équipe des scouts « Wisła » de Winterslag, dirigée par l’ingénieur K. Czerwiec, est presque professionnelle. Ils impressionnent aussi par leur nombre. La technique est ici combinée à une belle présentation, il n’est donc pas étonnant que la salle a réagi par d’intenses applaudissements et a exigé un rappel. Surtout quand il s’agissait du « góralski ». L’accompagnateur était St. Kierowski.

Le KSMP de Mons, que dirige E. Łagocki, fait également partie de l’élite. C’est toujours plaisant de regarder ces enchaînements de danses arrangés, par E. Łagocki, ou cette danse romantique du « cygański ». De l’accompagnement musical, s’est chargé le groupe de p. Blaszka.

Le KSMP du centre est l’une des équipes les plus jeunes actuellement. Il a été rétabli après quelques années d’interruption. Chacune de ses représentations est une preuve de son travail constant et de son souci d’élever son niveau. Cela a également été le cas pendant le festival.

Liège impressionne par la couleur de ses tenues de Łowicz, le chœur, dirigé par M. W. Bień, est excellent ici, et les danses sont également de haut niveau. Certains, surtout les étrangers, ont suivi les performances de cet ensemble la bouche ouverte.

Discours et clôture

 Pendant les pauses, il y a eu les discours. Le bourgmestre de Lummen, parlant français et flamand, a exprimé sa joie que ce festival ait lieu dans sa commune. Il s’est montré enchanté par les danses, les chants et la multitude des couleurs des costumes dont les Belges ne peuvent se vanter. Il a parlé de son amitié pour les Polonais qu’il a rencontrés pour la première fois dans les camps de prisonniers de guerre en Allemagne

L’assistant général des KSMP de Belgique, ks. K. Szymurski, a souligné que les jeunes ont droit à la joie, mais qu’ils n’atteindront pas la plénitude de la vie s’ils sont étrangers à tout idéal.

A la fin, le Recteur ks. H. Repka a pris la parole pour trasmettre aux participants les salutations du Comité Général des Polonais Libres de Belgique, du Révérend Prélat E. Dejardin, pour remercier les jeunes participants au festival, car ce qu’ils ont montré était magnifique. Il a également remercié le bourgmestre de Lummen et son épouse, ainsi que les invités belges pour leur participation à l’événement, et les organisateurs du festival pour sa bonne préparation.

Le président du KSMP, Fr. Klimanowicz, s’exprimant d’abord en flamand, puis en polonais, a également remercié tous ceux qui ont contribué au succès de ce festival.

C’est à Mme P. Nowicka que revenait le mot de la fin. Elle a informé que, dans la même sale, un orchestre va débuter le bal dans un instant et que ce sera pour tous l’occasion de s’amuser.

Ce sera la chanson « Rota » qui mettra fin à la partie officielle du festival. Les organisateurs offriront un verre de vin aux invités et aux représentants des organisations, pendant que, dans la salle, tout le monde danse aux sons de l’orchestre « Melodia Ojczysta », dont le chef d’orchestre est Fr. Klimanowich.

Cette treizième édition du festival KSMP a été un véritable succès. Le niveau des performances des groupes participants a fait que ces quelques heures n’ont pas semblé longues, que l’intérêt du public n’a pas diminué. Et c’est probablement la meilleure récompense pour les jeunes qui y ont pris part et pour ceux qui l’ont préparée.

La seule chose qui s’avérait peut-être un peu faible, c’était la publicité vers le public belge.

( j. n. )

Mr Jóseph Nikodem Rzemieniewski

0292 – Liège … « Je vous parle d’un temps …

« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître … ».

En effet, les photos que je vous invite à découvrir – ou à redécouvrir – aujourd’hui, ne datent pas d’hier. D’ailleurs, j’ai beaucoup de mal à reconnaître les artistes sur scène … à part Mirka Patalas bien sûr … qui ne change pas !

Je compte beaucoup sur nos amis liégeois pour nous aider à identifier leurs danseurs, chanteurs et musiciens. Ils sont ici immortalisés, à différents moments, sur différentes scènes de spectacle. Les décors changent mais l’ardeur demeure. Peut-être que ces toiles de fond pourront nous aider à trouver l’endroit où ces représentations ont eu lieu.

Pour ce qui concerne les photos 2.479 et 2.480, j’ai ma petite idée … je pense qu’il s’agit de la salle de spectacle de Bois-du-Luc à Houdeng-Aimeries ? Cette salle fait partie du complexe des fameux « carrés » de Bois-du-Luc ; site devenu musée en hommage aux mineurs. Mais je me trompe peut-être.

Parmi les autres photos, je suis sûr qu’il y a aussi la mythique « Salle des Anglais » de Liège – située dans la rue du même nom – où tant d’événements culturels polonais ont eu lieu.

Manifestement, nous sommes ici dans les années soixante.

24/08/2020 – JP Dz

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2.478 : KSMP Liège : Mirka Patalas ; Irène Jamka et son frère Edouard ; derrière, Michel Majewski ; Aline Migon.

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2.479 : KSMP Liège :

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2.480 : KSMP Liège :

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2.481 : KSMP Liège : Opłatek à Liège : à l’avant en bas, Mr Formusiewicz ; Mr Majewski ; Mr Załobek. Sur la scène : Krystiane Wochen ; Christiane Nicpon ; Mirka Patalas ; Irène Jamka ; Henri Paluszkiewicz ; Henri Krauza ; Jeanine Grajesz ; Aline Migon ; Mme Nicpon ; ……. ; Mme Majewska ; Mr Lachowski ? ; derrière, Stefan Drozda ; Edmond Walczak ; Richard Nicpon ; Edouard Jamka.

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2.482 : KSMP Liège : De gauche à droite : Irène Jamka ; Richard Migon ; Aline Migon ; Stephan Drozda ; Christiane Nicpon ; Mieciu Musial ; Jeanine Grajesz ; Tadziu Wojciak ; Lili Cegielski ; Jojo Trzesien ; Mirka Patalas ; Richard Nicpon.

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2.483 : KSMP Liège :

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2.484 : KSMP Liège : Le groupe des 4 : Henri Krauza ; Henri Paluszkiewicz ; Edouard Paluszkiewicz ; Edmond Walczak.

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2.485 : KSMP Liège :

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2.486 : KSMP Liège :

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2.487 : KSMP Liège :

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2.488 KSMP Liège :

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2.489 : KSMP Liège :

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2.490 : KSMP Liège :

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2.490 a : KSMP Liège : Quelques années plus tard …

Commentaires :

 Lodzia Paluszkiewicz : Après la Noël, nous allions chanter des kolędy lors de messes polonaise dans la région liégeoise. C’était la belle époque et je saurais te citer ceux qui en faisaient partie bisous.

Krystiane Wochen et François Chwoszcz : Voici de gauche à droite : Stasia Jamka – Kaca ; Czesia Stempniewicz ; Genia Idzikowska ; Maria Dudziak ; Lodzia Paluszkiewicz ; Mme Nieglos ; Zenon Wojcik ; Zbysiu ..?….. ;  Mieciu Musial ; Edward Jamka ; et les 2 frères Henri et Jean Paluszkiewicz.

0290 : Księga protokółów

Tout doucement, des pans entiers de notre histoire commune remontent à la surface … Des documents qu’on croyait disparus à jamais réapparaissent … Ceux qui en avaient la charge, les ont conservés précieusement – comme des reliques – en attendant le jour où ils pourraient les ressortir et les partager … en attendant le bon moment ! Et le bon moment est arrivé.

C’est ainsi qu’on vient de nous remettre la « Księga protokółów du KSMP de Ressaix », attendez par là : le livre des procès-verbaux ; autrement dit, la bible … l’ouvrage dans lequel on a scrupuleusement acté et retranscrit, au fur et à mesure, les réunions, les décisions, les compositions des différents comités et tout l’historique du KSMP. Ce document est évidemment essentiel. Il était à l’abri. Ce sont les 2 derniers responsables du KSMP de Ressaix, Elisabeth Kciuk, la présidente et son mari Vincent Latour, le secrétaire qui avaient pris soin de préserver le livre dans l’espoir de le transmettre un jour, et aussi, peut-être … pourquoi pas, lui redonner l’importance qu’il mérite. Merci Elisabeth et Vincent pour votre confiance.

Ce livre a donc rejoint l’Album pamiątkowy du même KSMP que nous avions déjà récupéré et feuilleté ensemble. Ces deux documents sont complémentaires. L’un illustre l’autre, l’autre explique le premier.

Nous avions, par ailleurs, déjà retrouvé les costumes folkloriques du KSMP de Ressaix. Ceux-ci, après avoir été « reconditionnés », sont allés rejoindre l’ensemble Spotkanie … dans l’espoir de servir encore. Ainsi, se reforme, peu à peu, le puzzle de nos sagas. Les pièces dispersées retrouvent leurs places … s’emboîtent parfaitement … et redessinent les contours de toute une époque. C’est l’unique objectif de notre communauté de souvenir.

Évidemment, je me suis plongé dans ce livre … évidemment, nous allons en partager les meilleurs moments ! Mais ce qui m’a frappé pour commencer, c’est l’écriture … la calligraphie devrais-je dire. Waouh ! C’était un temps où on savait écrire … un temps où on prenait le temps de faire les choses. Quand j’évoquais, il y a quelques semaines, la chanson « Écrire pour ne pas mourir » d’Anne Sylvestre, je pensais surtout au fond. Ici, il y a le fond et la forme. On sent bien que les secrétaires s’appliquent à rendre la lecture agréable. On admire la technique … on s’extasie devant les circonvolutions des majuscules. Bravo.

La deuxième chose qui m’a frappé, c’est la filiation ! La première page du livre débute par le compte rendu de la première réunion … celle où le KSMP de Ressaix est né. Nous sommes 17 février 1959. Et déjà, des noms de famille se distinguent : Marcel Swiderski sera le premier président, son frère, Casimir Swiderski sera le directeur technique ( le chorégraphe ). Leur épouse, Emma Marzec et Marysia Perzyna sont déjà présentes aussi. Ils sont entourés d’autres dont les noms de famille se retrouveront tout au long de l’histoire de la communauté polonaise de Ressaix : Chudzicki, Wazbinski, Saweruk, Ogonowski, Leracz, Gębka, …

Le livre se termine par la réunion du 13 septembre 1986 … la dernière réunion générale ! Si vous vous attardez sur la liste des membres présents, vous lirez : Katty Swiderski et Frédéric Swiderski, les enfants de Marcel et Emma, mais aussi Dorothée Swiderski et Vincent Swiderski, les enfants de Casimir et Marysia … C’est extraordinaire … 27 ans plus tard, ce sont les enfants des fondateurs ! Quelle filiation ! Et bien sûr, ils sont entourés d’autres : Malvina Rusowicz et son mari André Walasczyk, d’Alice Golusinski, l’épouse de Vincent, de Joanna Skowron, l’épouse de Frédéric, d’Elisabeth Kciuk, de Janek Perzyna, de son frère Gieniu, mais aussi de Sébastien, le fils de Gieniu, de Jean-Michel Deputat, et encore quelques autres … Ce sont deux générations qui sont ici mélangées, mais c’est avant tout une grande et merveilleuse histoire de famille !

Et bien sûr, tous ceux-là, mais aussi leurs frères, sœurs et cousins … sont des habitués de Comblain !

10/08/2020 – JP Dz

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2.462 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Couverture et première page.

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2.463 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Premier compte-rendu : Réunion du 17 février 1959.

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2.464 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Premier compte-rendu : Liste du premier comité et des premiers membres.

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2.465 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Premier compte-rendu : Clôture de la réunion. Signature du président et du secrétaire.

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2.466 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Réunion du 13 septembre 1986. Liste des membres présents.

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2.467 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Suite.

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2.468 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Suite.

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2.469 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Suite.

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2.470 : Księga protokółów du KSMP de RESSAIX : Dernier compte-rendu : Suite.

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2.471 : KSMP de RESSAIX – 1959 : Première photo de l’album pamiątkowy : ( ? ) ; Casimir Swiderski ; Danuta Koper ; Ks Kurzawa ; … ; Thérèse Ogonowski ; Edouard Rozlach ; Bogdan Pietraszek ; …; Elisabeth Saweruk ; Janka Miklusiak ; Emma Marzec ; Lydie Białecka ; … ; Bolek Piotrowski ; Mr Młynarczyk ; Pierre Pietraszek ; Marcel Swiderski ; … ; Pan Lelonek ; … ; Ks Okrój ; Mr Stepien. Mais aussi à gauche, Edouard Janowski ; Lino Mestriner ; Tadek sołtisyk ; Richard Janowski, l’époux de Barbara Kubarek qui est à l’arrière, à gauche de Mr Młynarczyk.

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2.472 : KSMP RESSAIX – 1986 : À PÉRONNES-LEZ-BINCHE, Rue Defuisseaux : Lors d’une fête de la Communauté italienne : Danièle Czajkowski ; Frédéric Swiderski ; Elisabeth Kciuk ; Vincent Latour.

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2.473 : KSMP RESSAIX – 1986 : À PÉRONNES-LEZ-BINCHE, Rue Defuisseaux : Lors d’une fête de la Communauté italienne : Danièle Czajkowski ; Frédéric Swiderski ; Elisabeth Kciuk ; Vincent Latour.

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2.474 : KSMP RESSAIX – 1986 : À PÉRONNES-LEZ-BINCHE, Rue Defuisseaux : Lors d’une fête de la Communauté italienne : Agnes Golusinski ; Dorothée Swiderski ; Danièle Czajkowski ; Elisabeth Kciuk et Jean-Franco.

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2.475 : KSMP RESSAIX – 1986 : À PÉRONNES-LEZ-BINCHE, Rue Defuisseaux : Lors d’une fête de la Communauté italienne : Agnes Golusinski avec Vincent Swiderski ; Dorothée Swiderski avec Sébastien Perzyna ; Danièle Czajkowski avec Frédéric Swiderski ; Elisabeth Kciuk  avec Vincent Latour ; et en bas, Jean-Franco surveillait le plancher dont les panneaux s’écartaient dangereusement, sous les coups de talons. Quelle frayeur !

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2.476 : COMBLAIN-LA-TOUR : Entre la maison et l’Ourthe : La famille Swiderski et leurs amis … dans le désordre nous pouvons reconnaître : Beata Kotara ; Richard Szymczak ; Liliane Kiełtyka ; Isabelle Swiderski ; Marcel Swiderski ; Nathalie Swiderski ; Emma Marzec ; Madame Kiełtyka ; Annie Kiełtyka ; Fredy Kiełtyka ; Jeanine Leracz ; katty Swiderski et Christophe Swiderski ; ….

 

0288 – Mr Edmond Łagocki

Que serait une communauté sans ses leaders ? Que serait une passion sans ses emblèmes ? Celui sur qui j’ai envie de braquer les projecteurs aujourd’hui fait partie de ces monstres sacrés … de ces fous de folklores qui ont marqué notre histoire commune.

Dans la région de Mons, Mr Edmond Łagocki, c’est LE chorégraphe mythique du KSMP « Echo Ojczyste » … mais sa réputation a, depuis longtemps, dépassé les frontières du Borinage. Durant plusieurs décennies, il a mis toutes ses forces et toute son énergie dans un seul engagement : celui de défendre et de propager le folklore polonais …

Pour atteindre son objectif, il n’a pas ménagé sa peine. Il lui en a fallu du courage, pour traverser toutes ces années où les problèmes, les polémiques et les conflits n’ont pas manqué ! Tout le monde sait que là où il y a 2 polonais, il y a au moins 4 comités différents. Lui, il souhaitait juste partager sa passion pour les danses polonaises. Il ne voulait pas autre chose que transmettre aux générations futures ce qu’il avait appris. Qu’elles ont dû être lourdes, pour lui, ces querelles d’ego, stériles et contre-productives. Lui, sa vocation ce n’était pas de régler les conflits des « vieux » … lui, il ne se sentait bien qu’entouré de la jeunesse … Pourtant, il a dû affronter des montagnes de contrariétés … mais jamais il n’a abandonné … jamais nous ne l’avons senti découragé !

Il lui en a fallu du dévouement pour s’occuper de plusieurs générations d’adolescents, des années 60 aux années 90. Et Dieu sait combien, durant ces années-là, les mentalités évoluaient vite, combien les mœurs changeaient radicalement, combien la société se transformait en profondeur. Il a dû faire preuve de psychologie, d’ouverture, d’adaptation, de compréhension. Et nous, fidèles à nos statuts d’ados … nous ne lui avons pas vraiment rendu la tâche facile. J’ai encore en mémoire des débats animés, des revendications aussi farfelues qu’éphémères, des combats « juste-pour-gagner » … Je ne me souviens pas d’avoir vu Mr Łagocki s’énerver … Et même quand il était coincé entre les « normes » dictées par les « instances supérieures » et nos aspirations naturelles, il a toujours pris le parti de la jeunesse.

Il lui en a fallu de l’abnégation pour régler les « détails » … Pour contenir, par exemple, les musiciens … entre l’appétit féroce des uns et la fragilité des autres … entre la suffisance des uns et l’excès d’humilité des autres … Il a fallu constamment rassurer ceux-ci, canaliser ceux-là … Parfois, il fallait trancher, quitte à perdre en qualité musicale, du moment que l’intérêt général et l’esprit de la jeunesse, qu’il incarnait, triomphaient.

Mr Łagocki est le seul adulte que je tutoyais et que j’appelais par son prénom. Je pense que nous étions assez nombreux dans le cas. Pas par manque de respect … bien au contraire ! On avait l’impression qu’Edmond avait notre âge … il avait l’âge de tous ceux qu’il a formés, tant dans les années 60 que dans les années 80 … C’est sans doute le secret de sa longévité au sein du KSMP : il « était » la jeunesse. Si les autres adultes avaient voulu nous imposer telle ou telle chose, nous aurions en chœur rejeté, par principe, toute ingérence dans notre sacro-sainte liberté, lui … il faisait à peu près ce qu’il voulait de nous. Il a su, en toutes circonstances, tiré le meilleur de chacun d’entre nous !

Souvent dans l’ombre, toujours dans les coulisses, son plaisir à lui, c’était les applaudissements que nous recevions … Il a vécu le succès par procuration. Aujourd’hui, avec le recul, nous mesurons tous le bonheur d’avoir connu cette époque si heureuse et nous reconnaissons tous le rôle essentiel qu’Edmond y a joué. Et même si la vie a fait que naturellement nous nous sommes quelque peu distancés des rives de nos adolescences, chaque fois que nous tournons la tête vers l’arrière, on finit toujours par revoir cette douce lumière qui nous a guidés, protégés … tel un phare inaltérable … cette douce lumière d’une passion que Monsieur Łagocki a voulu partager avec nous.

27/07/2020 – JP Dz

Voici une courte biographie écrite par Raymond Mielcarek :

Mr Edmond Łagocki est né en Belgique en 1932, il habite Ghlin, et il est l’un des cinq enfants de la famille Łagocki : Jeanine, Monique, Edmond, Henri et Régine. Son papa, Waclaw Łagocki ( 1901 – 1947 ), fut président national de « Związek Polaków » en Belgique, à l’époque, il faisait les déplacements aux réunions à vélo !

Edmond fait partie des jeunes scouts polonais, et puis, comme d’autres polonais de Ghlin, la famille Łagocki quitte Ghlin et vient s’installer à la Cité Wauters à Tertre. À la cité Wauters, ils retrouvent beaucoup de polonais. Sa maman, Maria, sera également longtemps responsable de Matki Różańcowej de Tertre. Dans les années cinquante, il va goûter au folklore polonais avec les autres polonais de la Cité Wauters. On apprend, entre adultes polonais, à danser les danses folkloriques polonaises pour une festivité prévue au terrain de football de Tertre ( voir photos ). Mais Edmond ne s’arrête pas là, il va s’inscrire au cercle polonais d’Hautrage « Koło Solskie », et va jouer des pièces de théâtre ( voir photos ).

Début des années soixante, l’abbé Woryna crée le KSMP « Echo Ojczyste » et fait appel à Edmond pour remplir le rôle de chorégraphe de ce réputé KSMP ! Son épouse Rosalie Wierus, va l’aider dans la besogne en assumant durant de longues années le rôle de costumière du KSMP. En 1966, on retrouve Edmond à Comblain-la-Tour, cette fois-ci comme Chef moniteur ( voir photos ) il aidera alors Ks Kurzawa à la tête de la colonie de vacances. Par après, Edmond jouera encore un autre rôle, car en panne d’instituteurs polonais, il lui est demandé de s’occuper de l’école polonaise d’Hautrage, et enfin et surtout il a passé un temps considérable au centre culturel polonais « Ośrodek Kulturalno Oświatowej » d’Hautrage-Etat et ce jusqu’en 2010 ! On ne peut passer sous silence aussi le rôle joué par son épouse Rosalie qui toujours présente à ses côtés est encore aujourd’hui présidente active de Matki Różańcowy d’Hautrage ainsi que son fils Alexis qui fut membre du comité du KSMP.

Petit détail amusant … Edmond et Rosalie habitent depuis de nombreuses années … la Rue de Varsovie à Tertre.

Raymond Mielcarek

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2.436 : TERTRE : Photo symbolique au pied du terril : C’était déjà Mr Edmond Łagocki qui avait contacté des personnes qu’il connaissait – amis et famille – pour faire des danses polonaises. Il y avait là : Mr Dzierzgowski Antoine et son épouse Mélanie Bachowski ; mais aussi la sœur d’Edmond, Régine Łagocki avec Mr Stephane Blaszka ( le papa des 2 frères ) ; ensuite Rózia Ranocha avec Zbyszek Kożlowski ; et également, une cousine d’Edmond, avec lui, Sabine Łokietek. L’accordéoniste est Mr Edziu Ranocha qui a joué par après avec le KSMP Echo Ojczyste à ses débuts !

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2.437 : HAUTRAGE-ETAT : Koło teatralne imienia Ludwiga Solskiego : Mr Edmond Łagocki entouré d’autres artistes.

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2.438 : HAUTRAGE-ETAT : Koło teatralne imienia Ludwiga Solskiego : Mr Edmond Łagocki entouré d’autres artistes.

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2.439 : KSMP Echo Ojczyste de Mons : Sur le terrain de football du RFC Hautrage, à côté du salon du charbonnage : Devant : Mr Edmond Łagocki ; Zbyszek Blaszka ; Genia Grzeszkowiak ; Jeanine Krasowska ; Jeanine Wawrzeniak ; Thérèse Mielcarek ; Mme Hélène Menes ( la maman de Pascal et Michel Łagocki ) ; Danièle Gruszczynski ; Dorotka  Kapelczak ; Irène Grzegorzewski ; Richard Chmielecki ; derrière : Mr Henri Łagocki ; Richard Duszak ; ? Zuraszek ; Ghislain Zwierczyk ; Zygmund Mielcarek ; Zdzisław Blaszka ; ( ? ) ; Zenon Grzeszkowiak, entre les 2 filles ; tout devant : Alexis Łagocki ; Zdzisław Chmielecki.

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2.440 : KSMP Echo Ojczyste de Mons : Devant : ( ? ) ; … ; Mr Henri Łagocki ; ( ? ) ; Derrière : Mr Edmond Łagocki ; … ; Mme Hélène Menes ; ( ? ).

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2.441 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le réfectoire : Debout : Zbyszek Blaszka ; Christine Karasik d’ Haine St Paul ; Richard Chmielecki ; Madame Rose Łagocki ; Edmond Łagocki – Chef moniteur ; Bernard Lukasczczyk ; Ks Kurzawa ; Helcia Garsztka ; Monique ( Monia ) Krasowski ; Danielle Gruszczynski ; Stéphanie Goch ; Accroupis : Raymond Mielcarek ; Stefan Broniecki ; ( Leszek ? ) ; Henryk ( Heniek ) Kurek ; ( ? ).

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2.442 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna – Max Mitka – Marek Bujanowski – Alexis Łagocki – Richard Konarski. 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) – Mr Léon Warchulski ( violoniste ) – Annie Wizla – Christina Nahorniak – Martine Mazgaj – Thérèse Dudziak – Pascal Łagocki – René Sarpette ( guitariste ). 3ème rangée : Zuhal Gunal – Isabella Cosaro – Martine Brzezicha – Thérèse Taporski – Stéphanie Goch – Patricia Młynarski – Jeanine Dudziak. 4ème rangée : Lydia Młynarski – Franca Fisher – Monia Krasowska – Annie Borowski – Micheline Zwierzyk – Hélène Borowski 5ème rangée : Czesław Kucharzewski – Pierre Front – Jean-Pierre Dziewiacien – Richard Pawlak – Géniu Bujanowski – Mr Henri Łagocki – Michel Mikołajczyk – Janek Konarski.

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2.443 : BINCHE – 1978 : Festival des KSMP : Mr Edmond Łagocki, dans les coulisses, entouré des musiciens ; sur scène, le KSMP de Mons.

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2.444 : Mr Edmond Łagocki et son fils Alexis.

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2.445 : HAUTRAGE-ETAT : Groupe folklorique des années 1950 : Mme Stasia Bachowski avec Mr Zygmunt Kaczorowski ; Mme Sophie Mielcarek et César Mielcarek ; Mme Kazia Lyskawska – Bujanowska ( la maman de Géniu et Marek ) et son frère Tadek Lyskawski ; dernier couple ?.

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2.446 : HAUTRAGE-ETAT : Groupe folklorique des années 1950.

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2.447 : HAUTRAGE-ETAT : Groupe folklorique des années 1950.

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2.448 : HAUTRAGE-ETAT : Groupe folklorique des années 1950.

0286 – 1972 : Un festival pas comme les autres

En 1972, le festival des KSMP de Belgique s’est déroulé à Liège. C’était déjà la 11ème édition … et elle fut exceptionnelle. En effet, cette année-là, non seulement tous les KSMP étaient présents – Liège, Châtelineau, Mons, Heusden-Zolder, Waterschei-Genk, Ressaix / Centre – mais on a pu aussi y applaudir le groupe des scouts « Wisła » de Winterslag … et c’était leur première présence au festival.

Il faut dire que cette manifestation, qui s’est déroulée le 24 septembre, était le premier festival qui suivait le fameux cours de danse à Comblain-la-Tour. Madame Olga Żeromska, notre chorégraphe britannique, souhaitait distribuer à quelques participants des diplômes et des certificats de formateur aux danses folkloriques. Ces lauréats se comptaient dans tous les KSMP mais aussi parmi les danseurs de « Wisła ». Leur présence sur scène était donc indispensable. Dommage que leur présence aux festivals n’est pas été plus nombreuse !

Monseigneur Szczepan Wesoły était également de la fête, ainsi qu’une délégation venue de France et une autre de Grande-Bretagne. Durant la messe, l’évêque a donné le sacrement de la confirmation à quelques enfants de la paroisse de Ks Müller. Cette célébration a été rehaussée par l’exécution, par le KSMP Liège, de la très belle « Messe de Maklakiewicz » – œuvre difficile, magnifique et dynamique, la Messe de Maklakiewicz est une œuvre contemporaine ; elle est parue seulement après la guerre.

Après la messe, tout le monde s’est retrouvé dans la salle St. Louis qui était bourrée à craquer. Ce sont les hymnes nationaux polonais et belge qui ont débuté les festivités. Ensuite, chaque groupe a montré ce qu’il savait faire. On a eu droit, tout d’abord, à une « polonaise » par le KSMP de Châtelineau, puis, par les mêmes, à une mise en scène, entrecoupée d’une chanson intitulée « Charleroi świętuje » et en « Pologne ».

C’est l’opérette « Słowiczku », interprétée par des jeunes liégeois, qui a suivi, ainsi que leur « mazur ». Ce fut le tour ensuite d’Heusden-Zolder, dont la prestation comprenait des chants et une « wiązanka » ; puis de Waterschei-Genk, qui a marqué les esprits par son interprétation d’une danse de « Podhale » ; et pour clôturer la première partie, « Echo Ojczyste » de Mons a dansé son « Cyganski ».

La deuxième partie du programme a également débuté par le KSMP de Mons, par des chants et un « oberek » ; les scouts de « Wisła » ont enchaîné par leur « oberek » et quelques chansons ; c’est ensuite un KSMP de Ressaix ( Centre ) fraîchement reconstitué qui a suivi par son programme. Et c’est Liège qui a clôturé le spectacle tout d’abord par un solo d’E. Walczak et enfin, par sa « łowiczanka ».

Il ne restait plus qu’à distribuer les diplômes d’instructeur de danses aux lauréats, ce que Mme Olga Żeromska s’est empressée de faire sous les applaudissements d’un public conquis, et c’était déjà l’heure du grand bal animé par l’orchestre de Mr Wacek Bień.

On a eu droit, ce jour-là aussi – et c’est une tradition polonaise – à beaucoup de discours, de remerciements et de congratulations … La presse s’est fait largement l’écho de cette manifestation. Les journaux « La cité », « La libre Belgique », « La Meuse », « La Wallonie », ont publié des articles élogieux … ils sont annexés à ce texte. Mais c’est notre sympathique journaliste du « Narodowiec » Mr Jóseph Nikodem Rzemieniewski – merveilleux narrateur – qui a le mieux exprimé le contentement général de cet agréable moment. Il a, comme à son habitude pris des notes dans son calepin tout au long de la journée. Le récit qu’il en a fait dans le journal du 11 octobre 1972 est extrêmement complet. Vous trouverez une traduction complète de son article ci-dessous, juste après les photos. Il a merveilleusement décrit une formidable journée qui s’inscrit parfaitement dans une formidable époque.

13/07/2020 – JP Dz

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2.414 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec du 11/10/1972 : Wiadomości z Belgii.

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2.415 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec du 11/10/1972 : Wiadomości z Belgii.

2416_Narodowiec_1972_10_11
2.416 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec du 11/10/1972 : Wiadomości z Belgii.

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2.417 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec date inconnue : Wiadomości z Belgii.

2418_La_Cité_1972_09_28
2.418 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Journal La Cité du 28/09/1972.

2419_La_Libre_Belgique_1972_09_22
2.419 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Journal La Libre Belgique du 22/09/1972.

2420_La_Meuse_1972_09_23
2.420 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Journal La Meuse du 23/09/1972.

2421_La_Wallonie_1972_09_23
2.421 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Journal La Wallonie du 23/09/1972.

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2.422 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Narodowiec 14/09/1972 : Invitation au festival.

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2.423 : LIEGE – 24/09/1972 : Festival des KSMP : Mme Olga Zeromska, distribue les « Swiadectwo Instruktora tańców ludowych » aux participants du cours de danse de Comblain ; sur la photo, Lydia Młynarski ; ( ? ) ; Alexis Łagocki ; ( ? ) ; Stéphanie Goch ; Eveline Ogonowski ; Malvina Rusowicz ; ( ? ) ; et encore quelques autres …

Nouvelles de Belgique : 11ème festival KSMP de Belgique

Narodowiec du 11/10/1972

La jeunesse polonaise de toute la Belgique s’est rassemblée. Sont venus, ce qui n’a pas toujours été le cas, toutes les composantes du KSMP, ainsi que l’unité des scouts de Winterslag. Ils se sont réunis à Liège le 24 septembre, car cette année, c’était au tour du KSMP liégeois d’organiser le festival. Derrière la jeunesse, les plus âgés ont également suivi, les invités belges n’ont pas été déçus. Dans la salle, qui n’était pourtant pas petite, il manquait de place.

Messe

Cette année, le festival a également bénéficié de la présence de Monseigneur S. Wesoły. Ce qu’il fait pour la jeunesse polonaise au niveau européen est largement connu. Pas étonnant qu’il veuille voir de ses propres yeux si son effort n’est pas vain. Il a donc profité du festival pour voir de ses propres yeux la jeunesse polonaise en Belgique. L’évêque a célébré la messe dans l’église Saint-Louis, assisté par le recteur H. Repka et père J. Olszewski. Auparavant, de l’autel, le père K. Szymurski, assistant général du KSMP en Belgique, a accueilli l’invité de marque en prononçant des paroles sincères au nom des hôtes, et a également exprimé sa gratitude ainsi qu’au père H. Repka pour sa présence.

Pendant la messe, l’évêque a donné le sacrement de la confirmation aux enfants de la paroisse du père A. Müller, qui milite pour obtenir le plus possible que les premières communions se fassent dans un environnement polonais, il a donc profité de l’occasion pour que ses enfants reçoivent le sacrement de la confirmation des mains de l’évêque polonais. Il est agréable de constater qu’il y a aussi des parents qui facilitent l’accomplissement de ce souhait du père Müller.

Monseigneur S. Wesoły a également prononcé le sermon du jour. Se référant aux paroles de l’évangile selon lesquelles l’hôte payait le même salaire à tous, quelle que soit la durée du travail dans sa vigne, il fait remarquer que tous ceux qui se considèrent comme des serviteurs de Dieu seront jugés de la même manière.

S’adressant aux jeunes du KSMP, il a souligné que, conscient de son appartenance à une organisation catholique, il doit confirmer son engagement par les actes. Les rangs de cette organisation devraient être ouverts au plus grand nombre possible de jeunes. Et à ceux qui ont reçu le sacrement de confirmation, il a répété qu’ils devaient se souvenir que, de cette façon, ils étaient devenus chevaliers de Dieu et avaient fait vœu d’être fidèles à Lui.

Durant la Sainte Messe, c’est le chœur du KSMP de Liège qui a chanté. C’était un chant parfait.

L’autel était entouré par les drapeaux des organisations polonaises de la région de Liège, qui a formé également une haie d’honneur pour l’évêque quand celui-ci se dirigeait vers l’autel. De nombreux fidèles, dont un groupe important de jeunes, ont pris part à la communion. Le chant commun de « Boże coś Polskę » a mis fin à la partie religieuse de la cérémonie.

Partie artistique du festival

Après la messe, tout le monde s’est rassemblé dans la grande salle du cercle St. Louis. La salle était pleine. Les invités ont d’abord été accueillis en polonais par M. Musiał, au nom des hôtes.

Il a souhaité la bienvenue à Monseigneur S. Wesoły, au recteur Ks. H. Repka, à Ks. K. Szymurski, assistant général du KSMP en Belgique, aux prêtres présents, à Mr Fr. Gałazka, président de l’Association chrétienne des Polonais libres en Belgique, aux président et présidente d’honneur du KSMP Lidia Białecka et Edmund Budziński, aux représentants de toutes les organisations polonaises, au représentant de journal « Narodowiec » ainsi qu’aux délégations venues de l’étranger : le père Fr. Wałensa, assistant général des KSMP de France avec une délégation de cette organisation composée de : G. Garson, T. Małecka, J. Major, A. Jaskulski ;

venant de Grande-Bretagne, Mme O. Żeromska, qui dirigeait le cours de danse folklorique à Comblain-la-Tour, ainsi que T. Mundzielowicz et A. Zarembianka du groupe de jeunes du nom de O. Kolberg,

et parmi les invités belges, le Père Maunier, représentant du diocèse de Liège, Monseigneur G. M. Van Zuylen, le père E. Dejardin, délégué de l’épiscopat belge pour les immigrés, directeur du Collège de Saint-Louis, etc.

En français, c’est Mademoiselle Mirka Patalas qui s’est adressée aux invités.

Au nom du comité général des KSMP, c’est Mademoiselle Krysia Wocheń qui a déclaré que les jeunes nés en Belgique font par nature partie de la société belge. Mais, ils ne veulent pas entrer les mains vides en profitant de l’héritage culturel du pays d’implantation, ils veulent y apporter ces valeurs dont la nation polonaise est également fière. Ce festival est l’une des manifestations de cette volonté.

Mademoiselle Stefcia Goch présente en quelques mots les principes idéologiques du KSMP ; parce que son activité ne se résume pas seulement en danses et en chants, pour ensuite appeler les parents à faire preuve de compréhension et de soutien envers les jeunes, et aux jeunes qui demandent à être intégrés dans les rangs du KSMP.

Le dernier des jeunes orateurs était le président du KSMP de Belgique, Mr Franek Klimanowicz. Se référant au fait qu’il s’agissait déjà de la 11e édition du festival, il a souligné que ceux qui avaient émis l’idée de cette initiative peuvent en être fiers. Il est également bon que les jeunes aient inclus le maintien des traditions folkloriques dans leur programme d’activités. Ils reflètent l’âme de la nation, son caractère et sa saine joie de vivre, le sens de la beauté.

Spectacle des groupes

Madame. J. Musialska a gracieusement présenté en polonais et en français les différents groupes de jeunes et donné quelques explications. Tout d’abord, les personnes présentes ont écouté les hymnes nationaux, polonais et belge, joués au piano. Ensuite, le programme artistique commence par le groupe KSMP de Châtelineau avec une polonaise très digne. Puis, nous regardons toujours ce groupe dans une mise en scène, entrecoupée d’une chanson intitulée « Charleroi świętuje » et en « Pologne ».

L’opérette « Słowiczku » interprétée par des jeunes liégeois a déjà été mentionnée ici. Cette opérette a de nouveau été mise en scène par les jeunes dans le programme du festival avec une distribution inchangée, recevant beaucoup d’applaudissements, ainsi que pour le mazur dansé à son tour.

Le public s’est manifesté par un tonnerre d’applaudissement pour la performance du groupe de Heusden-Zolder, composé seulement de filles, et très jeunes. La petite B. Nowicka a été particulièrement ovationnée pour avoir suivi et tenu le rythme de ses congénères plus âgées qu’elle, ainsi que pour Z. Król, pour le fait d’avoir persévéré, même si à un moment donné, fatiguée, sa voix s’est cassée. Cette « wiązanka » de danses « śłaskich » était vraiment agréable.

Ensuite, c’est le KSMP de Waterschei-Genk qui a présenté ses chants et ses danses. En ce qui concerne le chant, les voix sont pures naturelles et donc très agréables à l’oreille. Il ne manquait pas de dynamisme pour cette danse de « Podhale ». Ils étaient tous bons, mais je pense que le plus applaudi a été H. Ferdyn.

Dans cette partie du programme, l’ensemble « Echo Ojczyste » de Mons s’est également produit. Ce groupe possède déjà sa « marque » et, bien qu’il doive surmonter de nombreuses difficultés, il reste à son niveau. Lorsque les plus âgés partent, il y a toujours des plus jeunes à leur place. Il n’y a donc pas de pénurie dans les rangs.

La deuxième partie du programme a également débuté par le KSMP de Mons. Au début, ils ont brillé par une danse « tsigane » aussi romantique que très vivante, puis dans un oberek et par des chants. Les applaudissements ont été bien mérités. Il est important d’exprimer avec satisfaction le souci de la direction de choisir les bons costumes.

Une tempête d’applaudissements a également récompensé la performance de l’équipe de scouts « Wisła » de Winterslag. L’oberek, en particulier, a suscité beaucoup d’enthousiaste dans la salle. Les musiciens ont également été très applaudis, en particulier le tout jeune violoniste. Il faut souligner que le groupe a parfaitement maîtrisé les paroles des chansons, tout comme Heusden.

Une agréable surprise a été l’apparition d’un nouveau KSMP venu de la région du Centre. Depuis quelque temps, il y avait là un ralentissement des activités. Il s’avère qu’il ne faut jamais désespérer. Les efforts de Ks Dr Kurzawa et de ceux qui l’aident constamment commencent à porter leurs fruits. On a pu constater le soin apporté à l’exécution des danses et à la préparation des chansons.

Bien sûr, il y avait aussi E. Walczak de Liège. Son solo de chant est toujours un ajout agréable au programme.

Comme le veut la tradition, le festival de danse s’est terminé par une représentation de Liège, d’abord par sa chorale, puis par sa « łowiczanka ». Un soin particulier a été apporté pour montrer les costumes authentiques de Łowicz. Leurs couleurs et la bonne préparation technique des danseurs et des danseuses ont rendu la danse vraiment charmante. Cette prestation convenait parfaitement au final.

Discours des invités

Pendant les entractes, les invités ont pris la parole. Tout d’abord, Monseigneur S. Wesoły. Il a exprimé son appréciation pour le travail de chacun et a encouragé à la persévérance. Il a souligné que la prise de conscience accrue de son origine nationale ne fait que contribuer à l’enrichissement de la personnalité des jeunes, les rendant plus riches dans l’environnement dans lequel ils vivent.

Le révérend Meunier, représentant de Monseigneur G.M. Van Zuylen, a parlé de l’attitude bienveillante de l’épiscopat belge envers les étrangers, de l’attitude digne de la nation polonaise, de sa religiosité, des réalisations polonaises qui devraient servir de modèle. Il a exprimé son appréciation pour le travail des prêtres polonais en exil.

Le père E. Dejardin, délégué de l’épiscopat belge pour les immigrés, a exprimé son admiration pour ce qu’il avait vu, soulignant que la préparation de ce programme a nécessité de nombreuses heures de travail, et donc de la persévérance. Il est donc évident qu’une nation qui possède une jeunesse aussi dynamique peut envisager l’avenir avec confiance.

Ks recteur H. Repka a tout d’abord remercié Monseigneur S. Wesoły d’être venu et d’avoir participé à cette manifestation. La visite de l’évêque est toujours très agréable pour les fidèles. Surtout quand l’évêque montre autant d’intérêt pour les jeunes et les soutient sans ménager ses efforts. Le recteur a également remercié les prêtres et tous ceux qui ont, non seulement contribué à l’organisation de ce festival, mais aussi servi la jeunesse depuis tant d’années. Sans eux, sans leur sacrifice, comme par exemple Mr. E. Łagocki et Mme P. Nowicka, ces beaux spectacles ne pourraient pas être regardés. Il a tenu également à remercier Mme O. Żeromska, pour avoir dirigé le cours de danse folklorique à Comblain-la-Tour.

Quelques commentaires

Ce festival était une preuve de plus que ces jeunes sont vraiment polonais, qu’ils veulent le rester et qu’ils le manifestent. Sinon comment expliquer autrement le sacrifice et la persévérance dont ils font preuve, par exemple, dans la préparation du programme du festival. Et pourtant, leurs activités ne se résument pas seulement à cela. Bien sûr, beaucoup de choses dépendent des dirigeants. Les prêtres ont beaucoup de mérite à cet égard, mais aussi les personnes déjà mentionnées et d’autres : Czerwiec, Patalas, Wocheń, Klimanowicz, Pasternak, Musiał, Perzyna et ce groupe de personnes plus âgées qu’il n’est pas possible d’énumérer ici.

Que chacun sache que leurs efforts ne sont pas vains.

Ces représentations étaient en effet soigneusement préparées, elles n’étaient pas vues comme des corvées. On peut en être convaincu, ne serait-ce que par l’assurance avec laquelle les jeunes sont apparus sur scène, leur souci de la performance. Tout cela nous touche et nous émeut.

Avant le festival, un cours de danse folklorique de dix jours a été organisé. Les bénéfices de ce cours étaient déjà visibles sur scène durant le festival. Il était facile pour tout le monde de deviner quel groupe avait envoyé des participants à ce cours, et quel autre n’avait pas envoyé de représentants. Dans le cadre de ce cours, il convient d’ajouter qu’à la fin du festival, Mme O. Żeromska a remis des diplômes et des certificats de formateur aux danseurs, qui ont obtenu les meilleurs résultats. Ces diplômes ont été obtenus grâce aux efforts de Mme M. Szymańska.

Il convient également d’ajouter que pendant les entractes, les hôtes de la fête ont reçu leurs invités avec un verre de vin, et que celle-ci était organisée sous le patronage de Monseigneur G.M. Zuylen et de Monseigneur S. Wesoły. Un comité d’honneur a également été créé qui était composé de Polonais et de Belges.

En ce qui concerne l’aspect technique de l’organisation du festival, il faut souligner qu’il a été efficace. Et en disant cela, il faut rendre hommage à ceux qui ont participé à la préparation de son organisation et aux nombreuses activités qu’elle a impliqué avant le spectacle, pendant et après, qu’elles soient visibles ou non, comme au buffet ou à la cuisine. Leur contribution n’est pas non plus négligeable.

Le festival s’est terminé par une soirée dansante aux sons de l’orchestre de Mr W. Bień.

( j. n. )
Mr Jóseph Nikodem Rzemieniewski

0282 – Mazur

De toutes les danses traditionnelles polonaises, celle que j’ai toujours préféré danser c’est le Mazur ! Pourtant dans le Mazur … tout est si compliqué !

Je me rappelle l’apprentissage … J’étais encore un gamin à l’époque. J’avais tout au plus 13 ans à tout casser. Les autres, les grands du KSMP de Mons, maîtrisaient parfaitement ce pas de Mazur qui me semblait à moi en même temps si léger, si élégant … mais si difficile. J’essayais de le comprendre et dans les coulisses, quand j’étais tout seul, pour ne pas être ridicule, je m’efforçais de le reproduire. C’était pas gagné. Plus tard, on a commencé à m’apprendre à danser. Et tout naturellement, l’apprentissage a commencé par les danses les plus simples comme le Krakowiac, l’Oberek, … et moi j’attendais impatiemment d’être capable … enfin … d’apprendre le Mazur.

Et quelle fierté le jour où le déclic a eu lieu ! Franchement, je ne sais plus qui s’est proposé de m’initier, ni combien de fois il ou elle a dû recommencer l’explication, ni combien de temps il a fallu … mais moi j’avais compris. Après ça, j’avais l’impression qu’aucune autre danse ne me résisterait. J’étais tellement content de moi que j’ai commencé à donner des conseils aux autres … quel prétentieux !

Quand les « nouveaux » membres du KSMP ont commencé à venir … la relève … j’ai pris beaucoup de plaisir à les « coacher ». « Transmettre » ce n’était pas seulement une tradition, c’était avant tout une nécessité … mais dans le cas du Mazur, c’était pour moi un vrai bonheur. J’y ai passé beaucoup de temps. Ce pas là est vraiment compliqué. Pour rassurer les novices, je me souviens que je leur expliquais mes débuts et mes difficultés. Certains de mes « élèves » ont compris plus vite que moi … d’autres ont mis plus de temps. Tout cet apprentissage s’est fait sous l’œil avisé et les conseils permanents de notre infatigable chorégraphe Mr Edmond Łagocki. Edmond, qui a formé toutes les générations de danseurs du KSMP de Mons, avait l’art de rendre les choses tellement naturelles que je ne connais personne qui a abandonné … Il avait l’art de donner confiance. Avec Edmond, on n’avait pas l’impression d’apprendre … on savait juste à un moment donné qu’on avait compris !

En 1972, quand la chorégraphe londonienne Olga Zeronska avait relevé le défi de donner le premier cours de danses à Comblain-la-Tour – et que nos « looks » ne correspondaient pas vraiment à ses attentes – c’est par ce même pas de Mazur qu’elle a souhaité débuter son cours … histoire de voir ce qu’on était capables de faire … et très vite, elle s’est rendu compte que nous avions déjà un sérieux bagage. Tout le reste de la formation n’était plus que du plaisir.

Mais il n’y a pas seulement le pas du Mazur qui est compliqué … le costume aussi ! Au KSMP de Mons, on avait résolu le problème en faisant le minimum syndical … pour les garçons, c’était les fameuses bottes rouges, le pantalon ligné rouge et blanc, une chemise blanche et un petit boléro noir … On était loin du costume d’apparat qui convenait pour cette danse prestigieuse de la cour. On avait tout misé sur l’excellence de la prestation des danseurs. Plus tard, quand j’ai dansé le Mazur avec le KSMP de Ressaix, les garçons étaient revêtus d’un long manteau blanc … voir les photos en annexe. C’est très bien … même si nous étions loin du costume idéal. On faisait le mieux possible avait ce qu’on avait.

Quant à vous expliquer le pas, l’origine de la danse, la différence entre le Mazur et la Mazurka … j’ai essayé … mais j’ai renoncé … trop compliqué pour moi. Et que dire des Mazurka de Chopin … à part qu’elles sont très belles, mais indansables ! Si l’un ou l’une d’entre vous souhaite relever le défi, j’en serais très heureux.

En attendant, voici trois sites qui étancheront votre soif d’en savoir plus sur le Mazur :

https://www.youtube.com/watch?v=bUvQAa24Ycw

http://www.tance.edu.pl/pl/dances/show/category/0/dance/720

https://www.youtube.com/watch?v=H5D46aHhRDM

22/06/2020 – JP Dz

Commentaires :

André Karasiński : « Comme toujours, très beau texte sur le mazur. Rythme des phrases vivant et gai mais aussi très élégant, si tu me suis dans mes élucubrations. Bravo, en tout cas.

 Mazur ? Mazurek ? Tu as raison, on a du mal à s’y retrouver. Rien d’étonnant. On trouve sur internet des publications très savantes sur le sujet faisant références à de travaux de chercheurs en musiques folkloriques, musicologues, ethnomusicologues et même de linguistes.

 Si j’ai bien compris, mazurek, oberek, kujawiak font partie du groupe de danses « mazurek » (grupa tańców mazurkowych) caractérisé par un certain nombre de rythmes spécifiques qui eux-mêmes dérivent de l’accentuation dans la langue polonaise. Ouf, c’est dit. 

 Mazurek est donc une danse populaire, une danse folklorique qui serait née à la fin du XVe siècle et dont on trouve les premières partitions au milieu du XVIe siècle.

L’appellation mazur serait apparue au début du XVIIIe siècle. 

Les noms mazur et mazurek étaient utilisés côte à côte dans la littérature du XVIIIe-XIXe siècle. 

 Peu à peu, on aurait réservé le nom mazur à une danse de salon très populaire dans les cours européennes au début du XIXe siècle. La danse populaire polonaise est devenue une danse de bal et les Français l’ont rebaptisée mazurka. Cela explique peut-être pourquoi le gouvernement polonais actuel s’oppose tellement au transsexualisme. Lol !

L’hymne national est (le) Mazurek Dąbrowskiego, en Pologne et  la mazurka de Dąbrowski, en France. 

 Pour terminer (et continuer à nous embrouiller), lorsque tu interroges Internet à propos des danses nationales polonaises, tu trouves comme réponse : « krakowiak, polonez, mazur, oberek i kujawiak » ».

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2.357 : KSMP Ressaix – 1978 : Festival de Binche : A l’avant plan : ( ? ) ; Gieniu Perzyna ; Les danseurs : Casimir Nowicki ; Janek Perzyna ; Richard Szymczak ; Vital Kciuk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; André Walasczyk ; Jeanine Szabera ; Danièle Perzyna ; Isabelle Swiderski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz.

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2.358 : KSMP Ressaix – 1978 : Festival de Binche : Casimir Nowicki ; Janek Perzyna ; Richard Szymczak ; Vital Kciuk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; André Walasczyk ; Jeanine Szabera ; Danièle Perzyna ; Isabelle Swiderski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz.

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2.359 : KSMP Ressaix – 1978 : Festival de Binche : Casimir Nowicki ; Janek Perzyna ; Richard Szymczak ; Vital Kciuk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; André Walasczyk ; Jeanine Szabera ; Danièle Perzyna ; Isabelle Swiderski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz ; à l’accordéon, Daniel Pietka.

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2.360 : KSMP Ressaix : « Idzie Maciek przez wieś z bijakiem za pasem » : Casimir Nowicki ; Vital Kciuk ; Janek Perzyna ; ( ? ) ; Claude Soulas ; Jean-Michel Deputat ; ( ? ).

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2.361 : KSMP Ressaix : Mazur : Malvina Rusowicz ; Bernadette Marszalkowski ; Michel Spiewak ; Casimir Nowicki ; Irène Sitarz ; Janek Perzyna.

2362_KSMP_Ressaix
2.362 : KSMP Ressaix : Mazur : Dominique Ogonowski ; Eveline Ogonowski ; Halina Ogonowski ; Jeanine Szabera ; Irène Sitarz ; Bernadette Marszalkowski ; André Cornut ; Jean-Michel Deputat ; ( ? ) ; ( ? ) ; Vital Kciuk ; Casimir Nowicki.

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2.363 : KSMP Ressaix : Sous un chapiteau dressé dans la cour de l’Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Ks Kurzawa ; Les enfants : ( ? ) ; … ; Isabelle Swiderski ; Gieniu Perzyna ; Les grands ; Eveline Ogonowski ; Nadine Deputat ; Irène Sitarz ; Bernadette Marszalkowski ; Dominique Ogonowski ; Thérèse Ogonowski ; ( ? ) ; … ; Edouard Nowicki ; Janek Perzyna ; Antosz Kiełbowicz ; et tout à fait à droite, avec son appareil de photo sur les genoux, Mr Jóseph Rzemieniewski.

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2.364 : KSMP Ressaix : Devant l’église dédiée à Św. Maksymiliana Kolbe : Accroupis : Antosz Kiełbowicz ; ( ? ) ; Janek Perzyna ; Edouard Nowicki ; Casimir Nowicki ; Vital Kciuk ; Jean-Michel Deputat ; Debout : Nadine Deputat ; Bernadette Marszalkowski ; Thérèse Ogonowski ; Irène Sitarz ; Eveline Ogonowski ; Dominique Ogonowski.

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2.365 : KSMP Ressaix : Sous chapiteau : Jean-Pierre Dziewiacien ; Eveline Ogonowski ; Michel Spiewak ; Danièle Czajkowski ; Vital Kciuk ; Danièle Perzyna ; Janek Perzyna ; Simone Wattiez ; Jean-Michel Deputat ; Marilyne Desmet ; André Walasczyk ; Malvina Rusowicz.

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2.366 : Costumes de mazur.

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2.367 : Costumes de mazur.

0280 – Liège en spectacle

Il y a 42 ans, en 1978, ( le 17/09/1978 pour être précis ) le festival des KSMP se déroulait à Binche … à deux pas du « Musée International du masque » … eh oui, en Belgique on a un musée du masque … mais pas de stock !

J’ai déjà publié quelques photos de l’évènement. Vous les retrouverez facilement sur le blog sous le n° 185 : « Spotkanie » entre le passé et l’avenir. Les photos d’aujourd’hui sont entièrement consacrées aux prestations scéniques du jour du KSMP de Liège.

Nous avons déjà retrouvé plusieurs documents reprenant les programmes des festivals, mais pour cette année-là, nous ne l’avons pas ( encore ). Donc, nous ne pouvons nous fier qu’à nos mémoires … Je pense ne pas trop m’égarer en disant que ce jour-là, Liège nous a offert un Trojak, un Kujawiak, un Krakowiak et … évidemment un récital. J’appelle les membres du KSMP de Liège à confirmer ou à infirmer. Ils connaissaient mieux que moi leurs costumes et les danses qu’ils interprétaient dans ces costumes.

Ceci dit, quel plaisir de revoir ces photos et de redécouvrir tels ou telles artistes. C’est aussi l’occasion de se souvenir – et je me suis pourtant juré de ne pas comparer les prestations des uns et des autres – des points forts de chaque KSMP … mais il nous faut bien admettre que la chorale de Liège … Je mettrais aussi un triple AAA ( c’est très à la mode ) à la manière d’occuper l’espace.

Pour le reste … je laisse la parole aux jeunes et aux « moins jeunes » de Liège … et on vous autorise ( pour une fois ) à faire preuve de chauvinisme …

Par contre, comme toutes ces photos sont consacrées à un seul ensemble, on devrait pouvoir retrouver les noms de tous les membres du KSMP de Liège qui étaient présents ce jour-là à Binche et en faire une liste ?
Allez … je vous écoute !

08/06/2020 – JP Dz

Les artistes du KSMP de Liège ce jour-là étaient : Par ordre alphabétique :

Jacques Brych
Mr. Bolesław Chwoszcz
Richard Chwoszcz
Stanislas Debski
Eveline Ghion
Wieslaw Jakubowski
Aline Jarosz
Monique Kieltyka
Marysia Knol
Mme Laffut
Béatice Laffut
Fabienne Laffut
Chirstine Paluszkiewicz
Edouard Paluszkiewicz
Jean Paluszkiewicz
Régine Paluszkiewicz
Mirka Patalas
Chistiane Switon
le fère de Christiane Switon
Elizabeth Stempniewicz
Brigitte Witecki
Edward Witecki
Helena Wochen
Fabiola Wojas
Francine Zalobek
Valérie ???

Commentaires :

Edward Witecki : Polka, Trojak, Krakowiak, Oberek, Polonez, Lowiczanka, que de belles danses que nous avons données en spectacle ce jour-là.

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2.333 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège : Pour le nom des artistes, voir la liste plus haut.

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2.334 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

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2.335 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

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2.336 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

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2.337 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège : Jean Paluszkiewicz avec Eveline Ghion ; Wieslaw Jakubowski avec Monique Kieltyka.

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2.338 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

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2.339 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

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2.340 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

2341_KSMP_Liège
2.341 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

2342_KSMP_Liège
2.342 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

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2.343 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

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2.344 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

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2.345 : Festival à BINCHE – 1978 : Polska wiosna – Le printemps polonais : KSMP de Liège.

 

0276 – Pela

Il y a des personnalités que, quand on pense à elle, on se demande comment on aurait fait sans elle … Pela fait partie de ces gens.

Madame Pelagia BednarekPani Nowicka – est l’incarnation de ces bénévoles « fous de folklore » qui ont tout donné pour transmettre et diffuser leur passion pour la culture polonaise … sans jamais compter ni leur temps, ni leur énergie.

Rien d’étonnant de toujours la trouver, sur les photos, entourée par des enfants ou des ados habillés de costumes traditionnels. Ne vous étonnez pas non plus, de voir son nom figurer sur tellement d’articles écrits dans le Narodowiec … Elle était partout. Elle a formé plusieurs générations de danseurs ; elle a donné le goût du folklore à tant de jeunes ; elle a transmis le virus si souvent.

Dans son fief, à Heusden – Zolder, c’était la « Madame à tout faire » … et à tout faire bien ! Mais son implication dépassait largement les frontières de son Limbourg. De Montaigu à Banneux, pour les pèlerinages, de Bruxelles à Comblain-la-Tour, pour les réunions et les manifestations importantes, comme partout ailleurs où il était question de danses folkloriques … son sourire et sa détermination bousculaient les obstacles. Elle a marqué de son empreinte toutes les scènes de tous les festivals de KSMP.

J’ai eu le privilège de la connaître et la chance de la croiser régulièrement … toujours avec autant de plaisir. Et j’avoue que j’étais toujours impressionné par son opiniâtreté. À ce propos, laissez-moi vous raconter cette anecdote tout à fait authentique :

Ce jour-là, nous avions organisé un spectacle suivi d’un bal au Salon du Charbonnage à Hautrage-Etat … sans doute était-ce pour fêter un des nombreux anniversaires de notre KSMP de Mons.

J’ai vu arriver Pani Pela avec sa fille Annie. Elles arrivaient toutes les deux directement d’Heusden en voiture. Madame Nowicka avait le bras droit dans le plâtre jusqu’au-dessus du coude … et je savais qu’Annie était trop jeune pour conduire l’auto. Je me suis donc inquiété de savoir comment elles avaient fait pour venir de si loin ? Surtout qu’à l’époque, il n’y avait pas encore d’autoroute et il s’agissait là de traverser toute la Belgique. Madame Pelagia m’a souri et m’a simplement répondu : « J’ai conduit avec la main gauche et c’est Annie qui changeait les vitesses ». Je ne sais pas si vous mesurez l’exploit ! Moi, j’étais soufflé !

Ce jour-là, j’ai compris que, quand Pela avait décidé … rien ne pouvait l’arrêter.

11/05/2020 – JP Dz

Commentaires :

Monique Kieltyka : On pourrait résumer « à cœur vaillant, rien d’impossible ». Ça aurait pu être la devise de beaucoup de nos « Anciens », qui pensaient plus à la collectivité et aux générations futures. Un devoir de survie de la mémoire et de la fierté de nos origines … Ceux qui avaient dû quitter le « confort » de leur pays pour diverses raisons et qui ne pouvaient pas « oublier » leurs identités, leurs « âmes » …

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2.280 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka : Annie Nowicki ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Regina Gymza ; Pelagia Bednarek ; ( ? ) ; Betty Nowicki.

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2.281 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Pelagia Bednarek.

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2.282 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka : Pelagia Bednarek ; Carine Prekowski ; Eric Nowicki ; ( ? ) ; … ; ( ? ).

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2.283 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka : Accroupis : Halinka Niemiec ; Margot Lewkin ; Mirusia Czajka ; Genia Goraj ; Edith Kozlowski ; Helcia Cucup ; Annie Nowicki. Debout : Pelagia Bednarek ; Eddy Zielinski ; Józiu Piekarczyk ; Kazik Cucup ; Wiesiu Król ; Wanda Popis ; Józiu Nowicki.

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2.284 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka : ( ? ) ; … ; Pelagia Bednarek ;… ; ( ? ) ; et la toute petite devant, Betty Nowicki.

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2.285 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pelagia Bednarek ; Betty Nowicki.

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2.286 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka : Mr Mikolaj Król, le papa de Zosia ; Pelagia Bednarek.

2287
2.287 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka à Montaigu : Wanda Popis ; Helcia Cucup ; Brigitte Prekowski ; Annie Nowicki ; Betty Nowicki ; Pelagia Bednarek.

2288
2.288 : – Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka à Montaigu : (? ) ; … ; ( ? ) ; Wanda Popis ; Helcia Cucup ; Brigitte Prekowski ; Annie Nowicki ; Betty Nowicki ; Pelagia Bednarek.

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2.289 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka à Montaigu : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Annie Nowicki ; Betty Nowicki ; Pelagia Bednarek.

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2.290 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka.

2291
2.291 : Madame Pelagia Bednarek – Pani Nowicka à Comblain-la-Tour : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Betty Nowicki ; Pelagia Bednarek ; ( ? ).