0302 – 1974 : Binche … le 13ème Festival

Cette fois-ci … c’était bien le 13ème ! D’ailleurs pour que tout le monde en soit bien persuadé, c’était clairement écrit en grande lettre sur la scène … du moins au début … À la longue, et vu l’enthousiasme des danseurs, quelques-unes des lettres ont fini par tomber … les autres se sont mises à suivre la cadence et danser à leur tour.

Les KSMP présents étaient ceux de Waterschei, de Liège, de Ressaix, de Mons et d’Heusden-Zolder ; ce sont ces derniers – ou devrais-je dire ces dernières – qu’on voit ici sur scène. Et même si la qualité des photos n’est pas optimale, on reconnaît nos sympathiques Regina, Zosia, Elisabeth, Annie et Betty … toutes membres des Anciens de Comblain et aussi Pela … évidemment.

C’est l’orchestre de Fr. Klimanowicz qui a animé le bal final.

C’est aussi ce jour-là – qui était particulièrement ensoleillé – qu’a choisi le KSMP de Mons pour réaliser ces quelques photos qui seront reproduites par centaines sous forme de carte postale et vendues au profit du groupe pour l’achat des costumes.

Pour le reste et le détail, je vous renvoie à l’article écrit ce jour-là par Mr Rzemieniewski et traduit intégralement ci-dessous. Bonne lecture.

02/11/2020 – JP Dz

2.633 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : ( ? ) ; Zosia Król ; Regina Gymza ; ( ? ).
2.634 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Zosia Król ; Regina Gymza ; ( ? ) ; … ; Elisabeth Rozenski.
2.635 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder.
2.636 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.637 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Derrière à gauche, Regina Gymza et en face Zosia Król ; Marysia Nowicki ; les soeurs Prekowski ; ( ? ) ; Betty Nowicki ; dans les coulisses, Pani Pela.
2.638 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Annie Nowicki ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Betty Nowicki.
2.639 : BINCHE – 1974 : Sur scène, l’orchestre qui anime le bal : à la guitare, Kuba ; à la trompette, Gieniu Perzyna ; ( ? ) ; à l’accordéon, Franek Klimanowicz. Les têtes coupées à l’avant, Pierre Jurga et ses deux soeurs.
2.640 : BINCHE – 1974 : Devant l’entrée de la salle : debout : Regina Gymza ( Heusden – Zolder ) ; Annie Borowski ( Mons ) ; Hélène Borowski ( Mons ) ; Isabella Cosaro ( Mons ) ; Annie Wizla ( Mons ) ; Zosia Król ( Heusden – Zolder ) ; Janek Konarski ( Mons ) ; accroupis : Annie Nowicki ( Heusden – Zolder ) ; Zuhal Gunal ( Mons ) ; Micheline Zwierzyk ( Mons ) ; Czesiu Kucharzewski ( Mons ).
2.641 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna ; Max Mitka ; Marek Bujanowski ; Alexis Łagocki ; Richard Konarski ; 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) ; Mr Léon Warchulski ( violoniste ) ; Annie Wizla ; Christina Nahorniak ; Martine Mazgaj ; Thérèse Dudziak ; Pascal Łagocki ; René Sarpette ( guitariste ) ; 3ème rangée : Zuhal Gunal ; Isabella Cosaro ; Martine Brzezicha ; Thérèse Taporski ; Stéphanie Goch ; Patricia Młynarski ; Jeanine Dudziak ; 4ème rangée : Lydia Młynarski ; Franca Fisher ; Monia Krasowska ; Annie Borowski ; Micheline Zwierzyk ; Hélène Borowski ; 5ème rangée : Czesław Kucharzewski ; Pierre Front ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Richard Pawlak ; Géniu Bujanowski ; Mr Henri Łagocki ; Michel Mikołajczyk ; Janek Konarski.
2.642 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Les mêmes sous un autre angle.
2.643 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Les mêmes sous un autre angle.
2.644 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Polska Wiosna de Liège dans un journal en français.
2.645 : BINCHE – 1974 : Narodowiec du 16/10/1974.
2.646 : BINCHE – 1974 : Narodowiec du 16/10/1974.

Festival de la Jeunesse catholique de Belgique

C’était déjà le treizième festival des KSMP de Belgique. Il convient de noter que dans ce cas, le chiffre « 13 » s’est avéré être heureux, car le festival a effectivement été un succès, tant en ce qui concerne les spectacles des jeunes que l’organisation technique du festival.

Mais avant de parler de son déroulement, quelques remarques plus générales s’imposent.

Quelqu’un, qui n’a raté aucun de ces 13 festivals revient sur ses souvenirs du passé, malgré sa volonté, non pas de les comparer seulement, mais pour réfléchir sur ce qui est pérenne en eux et a donc résisté à l’épreuve du temps. Ces festivals de la jeunesse, dès le départ, et dans les conditions actuelles, n’ont pas été organisés uniquement pour magnifier la beauté du folklore polonais. Ce ne serait pas suffisant. Ce n’est pas comme ça non plus que les jeunes le comprennent, ni ne pensent ceux qui s’occupent d’eux.

Et c’est ce que certains messieurs, de la table verte, semblent ne pas voir, souvent éloignés de l’environnement polonais, amers et désolés que l’on ne les comprend pas, ne réalisant pas que leur langage est difficile à comprendre. Ceux qui n’écoutent que leur propre voix, n’entendent pas la voix des autres.

Ils ne connaîtront pas ces déclarations d’un des Belges influents qui, tout en observant la jeunesse polonaise dansant et chantant, n’a pas hésité à dire « Qu’une nation qui possède une telle jeunesse ne peut être que libre ». Et quand je regarde cette jeunesse colorée et énergique réunie ici, je vois aussi leurs grands-parents, leurs parents, qui sont venus ici travailler dur dans les mines. Ils ont travaillé mais sont restés eux-mêmes, ils sont restés fidèles aux idéaux qu’ils ont apportés du pays et ont su les transmettre aux générations, pour que même ici, ce qui est polonais ne connaisse pas d’interruption, pour que cela dure.

Et encore un autre Belge d’ajouter que ces jeunes sont un véritable lien entre l’ancien et le nouveau, qu’ils veulent construire un monde nouveau et meilleur, mais sans avoir à subir l’épreuve du temps. Ce festival a commencé par un service religieux et il a aussi sa signification. Il convient ici de mentionner tout cela pas pour convaincre ces personnes sourdes, car elles n’entendront pas de toute façon. Il convient de le mentionner pour qu’en même temps, à cette occasion, nous exprimions notre gratitude et notre appréciation aux grands-parents et aux parents qui élèvent leurs enfants de cette manière, pour dire à ceux qui s’occupent de ces jeunes, dont beaucoup surmontent souvent des difficultés, qu’ils servent la cause, pour rappeler à ces jeunes aussi que c’est à eux qu’il appartient de savoir à quel point ils seront humains et polonais demain. Ne laisseront-ils pas tomber l’espoir de ceux qui leur ont fait confiance.

Le déroulement du festival

Le festival lui-même a eu lieu à Binche le dimanche 29 septembre ; il a débuté par une messe concélébrée par le recteur H. Repka, Mgr E. Dejardin et les prêtres K. Szymurski et J. Dezor. C’est Ks Szymurski, assistant général des KSMP de Belgique, qui a prononcé le sermon. Les problèmes des jeunes ont été son sujet principal. Des chants religieux ont été interprétés par les jeunes accompagnés par Mr. W. Bień. Les drapeaux des organisations polonaises de la région du centre entouraient l’autel. La messe s’est terminée par le chant : « Boże coś Polskę ». Puis, il y a eu la pause pendant laquelle les organisateurs ont accueilli, par un dîner, ceux qui venaient de loin.

Les spectacles des jeunes

À 15h30, le rideau se lève ; les jeunes rassemblés sur la scène chantent l’hymne national polonais et belge, puis le Ks Dr. B. Kurzawa accueil les personnes présentes. Il exprime sa gratitude à ceux qui ont accepté le protectorat honoraire, et c’est l’ancien ministre R. Petre, Mgrs E. Dejardin et Joos ainsi que le recteur H. Repka.

Il remercie tous ceux qui l’ont aidé à préparer l’événement, les frères du chapelet vivant pour l’envoi des porte-drapeaux ; il accueille les invités belges, les représentants de la Macierzy Szkolna et du Narodowiec, les président et présidente d’honneur des KSMP, Mlle L. Białecka et Mr. E. Budziński, le président de l’Union des Catholiques, Mr. Fr. Gałązka, les prêtres présents : l’assistant général des KSMP, ks K. Szymurski, ks Moskiewicz et ks Okrój, le prêtre belge local et le délégué du syndicat chrétien Mr. A. Drożdzyniak.

Ensuite, c’est le président du comité général des KSMP J. Paluszkiewic qui prend la parole. Il remercie tout le monde d’être venu, demande d’avoir de la compréhension envers les jeunes, de réaliser que ces prestations scéniques sont le résultat d’un travail de longue haleine ; elles seront une sorte d’examen pour les jeunes tout en permettant au spectateur de passer une belle après-midi.

Le Président St. Goch, profite de l’occasion pour souligner en quelques mots les questions importantes des jeunes, pour dire que beaucoup se trompent dans leurs jugements sur les jeunes et n’essaient pas de comprendre l’essence du problème. La jeunesse voudrait tout connaître, mais se rend compte, avec raison, qu’il est impossible de tout savoir. Après tout, l’homme est une créature inconnue, a dit le prix Nobel : Karel. C’est pourquoi de plus en plus de jeunes cherchent en Dieu l’explication sur la réalité et sur leurs doutes, tout en recherchant son soutien. C’est en tout cas l’esprit qui anime les jeunes réunis au sein du KSMP.

Comme dans un kaléidoscope, les images en couleur se déplacent

Ensuite, c’est déjà le temps des spectacles. L’un après l’autre, les différents KSMP se succèdent dans un défilé coloré. D’abord les hôtes de la région du Centre, le KSMP de Ressaix, puis ceux de Waterschei, Heusden, Liège, Mons. Chacun y va avec une chanson différente, une danse différente, ce qui mérite d’être souligné.

Le public applaudit, peut-être plus chaleureusement encore, ceux qui rencontrent les plus grandes difficultés, comme le groupe de Heusden, dans leurs beaux costumes silésiens, où la soliste était Zosia Król et P. Nowicka la responsable. Ils étaient accompagnés par J. Nowicki et Fr. Klimanowicz.

Le KSMP de Waterschei a été autant applaudi. Même s’ils ont commencé leurs activités depuis peu, leurs performances étaient déjà au niveau. Le mérite en revient au premier président Mr. Cegłowski, et à l’actuelle président Mr. Ferdyn. Bien qu’il fasse son service militaire, il trouve le temps de s’occuper des répétitions et il a du talent. Il en a hérité de ses parents, anciens scouts. L’accompagnateur était ici Mr. M. Małecki.

Le KSMP de la région du Centre n’est pas non plus l’un des plus anciens, mais il ne manque pas de bonne volonté et de persévérance, c’est pourquoi les spectateurs l’ont également beaucoup apprécié. L’accompagnement musical pendant les répétitions et en spectacle est assuré par Mr. Fr. Klimanowicz.

Les KSMP de Liège et de Mons sont, et depuis longtemps, parmi les plus durables. Il n’y a jamais eu d’interruption dans leur activité. Le personnel instructeur est presque toujours le même. C’est pourquoi, ils se distinguent par le niveau de leurs performances en matière de danse et de chant, ainsi que par le nombre de leurs membres et l’abondance des costumes colorés.

En ce qui concerne Liège, il faut noter un fait très caractéristique et sympathique.

Dans la plupart des cas, lorsque les jeunes se marient, même s’ils appartenaient tous les deux au KSMP, ils perdent le contact avec cette organisation.

À Liège, c’est différent. Là, sur scène, surtout dans la chorale, on peut voir des couples mariés qui restent actifs au sein du KSMP, et ce n’est pas seulement un ou deux. C’est pourquoi les chanteurs sont ici si nombreux.

L’un de ces époux, l’aîné des Paluszkiewicz, explique dans une conversation privée : « J’ai trois enfants » – dit-il – « C’est un problème. Mais il faut toujours bien aller quelque part … alors n’est-il pas préférable d’aller aux répétitions du KSMP ? C’est amusant d’être là avec les jeunes et le temps s’écoule agréablement. C’est beaucoup plus plaisant que dans un café quelconque ». Peut-être que cette déclaration sera prise en compte par d’autres jeunes couples s’ils veulent eux aussi rester jeunes le plus longtemps possible. Les grands-mères s’occuperont certainement de leurs petits-enfants pendant cette période.

Le groupe de Mons qui, selon les voix entendues dans la salle, compte de nombreux supporters parmi les Belges, est ici connu, et apparemment bien connu en tant qu’ambassadeur de la cause polonaise.

Le groupe de Liège était accompagné par Mr. W. Bień, celui de Mons par Mrs L. Warchulski et Blaszka sénior.

Les différents ensembles ont été présentés individuellement par Mr G. Perzyna et avec beaucoup d’« à propos » et juste ce qu’il faut de passion par L. Zabinska, étudiante du conservatoire royal de Bruxelles.

Ont également pris la parole, pendant le festival, Mgr Joss, Mgr E. Dejardin et le recteur H. Repka, pour remercier les jeunes pour un si beau spectacle, qui témoigne aussi de leur persévérance, pour exprimer de la reconnaissance pour leur engagement, au service de ce qui est divin et polonais.

Ensuite, résonne l’hymne de la jeunesse « Hej do apelu » et le festival se termine.

Le festival était parfaitement organisé, ce qui est également confirmé par le fait que les représentations ont pu, comme prévu, s’inscrire dans un cadre de deux heures et laisser un peu de temps aux jeunes pour s’amuser.

Et ceux qui étaient venus de loin ont déjà dû partir à 21 heures pour rentrer chez eux. C’est l’orchestre de Fr. Klimanowicz qui a animé le bal.

Dans la préparation du festival, et pendant sa durée, Ks. Kurzawa a été aidé par beaucoup de gens, des femmes, des hommes, des jeunes et des vieux. Citer tous les noms serait une bien longue litanie. Ils méritent tous notre gratitude. Le succès de l’événement est certainement leur récompense la plus précieuse.

(J. n.)

Jóseph Nikodem Rzemieniewski

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