0094 – Après Comblain …

Dominique Ogonowski se rappelle :

Après Comblain … c’était toujours encore un peu … Comblain. On n’avait pas envie que ça s’arrête.

À chaque retour de colonie, je racontais, à mes parents, pleins d’histoires vécues ou ( un peu ) inventées … Pour moi, c’était tellement magnifique ces vacances à Comblain ! Souvent, j’en profitais – après une petite pause et un petit « Hum, hum » – pour placer : « Et peut-être que des copains ou des copines viendront un jour ou un week-end me rendre visite … ça ne vous dérange pas j’espère ? ».

Et maman, toujours philosophe, me répondait : « De toute façon, les amis que l’on se fait en vacances, tu sais bien qu’ils t’oublient vite. Mais s’ils viennent, pas de problèmes, on les accueillera ». Je suppose que maman n’y croyait pas beaucoup. En ce temps-là, il n’y avait ni gsm, ni Internet, et tout le monde ne possédait pas un téléphone à domicile, donc, les contacts ne se faisaient que par courrier postal.

Les premiers jours, on attendait impatiemment les cartes ou lettres que nos amis rencontrés à Comblain nous envoyaient. Mais le courrier se faisait de plus en plus rare à mesure que les semaines avançaient dans l’année – loin des yeux … loin du cœur … – il ne restait plus alors qu’à attendre les grandes vacances suivantes dans l’espoir de se retrouver.

Heureusement, pour un certain nombre d’entre nous, il y avait, pendant l’année en cours, d’autres occasions de se revoir. Pour ceux qui faisaient partie des KSMP, nous avions chaque année notre festival ( 602  et 603 ) qui se déroulait alternativement dans chacune des régions où existait un KSMP. D’autres, qui faisaient partie des associations de Związek Polaków, participaient à des concours de théâtre ou d’opérette ( 604 ). Les scouts avaient leurs propres rassemblements. Mais tous on se retrouvait à Montaigu ( 605 ) et à Banneux pour participer aux messes et aux processions. Parfois, des évènements exceptionnels nous réunissaient, comme l’inauguration de l’église polonaise de Ressaix ( 606 ).

Et … parfois … Comblain ne s’arrêtait pas le jour du départ.

Piotr Rozenski nous a raconté ( voir article n° 50 ) que lors de l’été 1981, celui de l’inondation, le départ précipité, le manque de temps pour se dire un « vrai au revoir » et l’envie irrésistible de prolonger le plaisir ont poussé Elisabeth et Piotr Rozenski, Michel Łagocki, Michel Konarski, Freddy Motala et d’autres à se donner rendez-vous à Tertre et Hensies et à visiter ensemble le château de Beloeil.

À d’autres moments, des bourlingueurs – Freddy Motala, Michel Konarski, … – se sont retrouvés à Liège, chez Béatrice et Fabienne Laffut, ou à Charleroi, chez Christine et Hélène Piech. D’autres encore ont entretenu et prolongé des relations privilégiées. Lors de nos premières retrouvailles en 2015, Hélène Piech m’a expliqué être allée chez Cécile Danielewski … Raymond Mielcarek nous a raconté comment, en 1966, quelques courageux ont été jusqu’à Comblain … à vélo !

De mon côté, j’ai eu aussi un épisode assez troublant : Antek, un copain rencontré à Comblain, m’avait promis qu’il passerait à la maison, mais je n’y croyais pas trop. D’autant plus qu’il habitait à Duisbourg en Allemagne.

Pourtant … un soir, on sonne à la porte. Machinalement, je vais ouvrir … et à ma grande stupéfaction … je vois Antek avec un autre copain. Dès qu’il m’a vu, il m’a crié : « Dominique » ! ! ! Et moi … prise de cours … je lui ai claqué la porte au nez.

Totalement perturbée, je suis rentrée au salon et me suis assise. Ma mère, qui avait assisté à la scène et qui ne comprenait pas, m’a demandé : « Qui a sonné ? ». Et moi de répondre : « Oh, ce n’est rien ».

Heureusement, maman, voyant ma tête, s’est précipitée à la porte pour ouvrir et faire rentrer les 2 malheureux ! On a bien ri … surtout de moi … moi, je riais jaune. La suite s’est très bien passée. On a soupé ensemble et nous avons passé un week-end très agréable.

Cet épisode n’a pas découragé Antek, qui d’ailleurs est revenu, à plusieurs reprises, à la maison.

Un jour, nous sommes allés à l’école polonaise de Ressaix. Kz Kurzawa y donnait cours de polonais aux petits. Quand on est arrivé près de l’école, Antek s’est arrêté … il avait entendu le son de la voix de Kz Kurzawa qui grondait un enfant. Je me rappellerai toujours du sourire d’Antek à ce moment-là … Il m’a expliqué qu’il était heureux d’entendre la voix du curé qui lui rappelait de si bons souvenirs.

Je suis sûr, que vous avez tous des anecdotes et des histoires sur des rencontres extra-Comblain … N’hésitez plus … racontez nous. On est là pour ça !

12/12/2016 – Dominique Ogonowski

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0602 : LIEGE : Programme du festival des KSMP : Les dessins étaient réalisés par Aline Bień.
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0603 : BINCHE : Devant l’hôtel de ville, pour un festival des KSMP : Accroupis : Annie Nowicki ; Zuhal Gunal ; Micheline Zwierzyk ; Czesiu Kucharzewski ; Debouts : Regina Gymza ; Annie Borowski ; Hélène Borowski ; Isabella Cosaro ; Annie Wizla ; Zosia Król ; Janek Konarski.
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0604 : Concours de théâtre – 1967 : Organisé par « Związek Polaków w Belgii » : Au centre de la photo, debout : Anne-Marie Gilson et Henryk Tomczak.
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0605 : MONTAIGU / SCHERPENHEUVEL : Pèlerinage annuel : Vital Kciuk ; Janek Perzyna.
0606
0606 : RESSAIX : Le KSMP Ressaix et le KSMP Mons réunis pour l’inauguration de l’église : Ks Repka ; Monseigneur Dujardin ; Monseigneur Wesoły ; … ; l’abbé Pourbaix ; Henri Szulc ; Eveline Ogonowski ; Nadine Deputat ; … ; Stéphanie Goch ; Thérèse Taporski ; Thérèse Dudziak ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Michel Mikolajczyk ; Czesiu Kucharzewski ; Me et Mme Edmond Łagocki ; Richard Pawlak ; Max Mitka ; … ; Alexis Łagocki ; Casimir Swiderski ; ….
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0607 : RESSAIX : Cité Elizabeth : Antek ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; ( ? ).
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0608 : RESSAIX : Cité Elizabeth : Dominique Ogonowski ; Antek ( ? ) ; ( ? ).

0093 – Revisitons Comblain ( 2 ) : le pont ( 2 )

Le pont construit en 1949 – c’est toujours celui-là qui est en place – a été érigé sur le même modèle que ceux qui avaient été détruits ; c’est-à-dire avec trois arches et deux piliers solidement ancrés dans l’Ourthe.

Depuis cette date, le pont de Comblain n’a subi que quelques modifications mineures. Si vous regardez les photos plus anciennes ( article 88 ), vous remarquerez qu’il n’existait, à l’époque, sur le pont, aucun poteau d’éclairage, ni mât à drapeaux comme aujourd’hui.

C’est la sobriété qui dominait. À peine avait-on équipé une des piles, d’une échelle graduée pour contrôler le niveau de l’Ourthe. En effet, il faut savoir qu’on naviguait sur l’Ourthe … avec des bateaux « commerciaux » ! Bien sûr, les bateaux étaient adaptés à une rivière dont la profondeur – le tirant d’eau – pouvait varier d’un jour à l’autre : les « bètchètes ».

Plus tard, l’éclairage public a été ajouté et, aux abords du pont, des bancs publics se sont invités dans le décor pour permettre, sans doute, d’admirer l’élégant ouvrage d’art. Mais ce qui retient surtout l’attention, ce sont les mâts à drapeaux. De quand datent-ils ? À quelle occasion les a-t-on placés-là ?

Quand on sait que le drapeau belge doit être arboré aux édifices publics aux dates officielles, et peut l’être lors d’importantes cérémonies, lorsque les usages locaux le demandent, ou encore lors de la visite officielle d’un chef d’Etat étranger, traverser le pont, pavoisé aux couleurs de toutes ces nations, c’est un peu  comme être accueilli officiellement ….

Bien sûr, le drapeau polonais est celui qui fait battre notre cœur un peu plus vite …

Le voir là … flotter au-dessus de l’Ourthe … c’est comme un signe de bienvenue qui nous serait spécialement destiné. C’est une invitation à entrer plus loin dans le village. On se sent déjà un peu chez nous.

Tous ces drapeaux  sont comme autant de marques symboliques d’un village qui se veut ouvert et tolérant. Peut-être que cet ensemble a été installé pour le festival de jazz qui a brassé tellement de monde et tellement de nationalités différentes. Moi, j’ai l’impression de les avoir toujours vus.

Qui se souvient du pont sans ses drapeaux ? En tous cas, les avoir laissés, après tout ce temps – et les entretenir – méritait d’être souligné. Merci donc aux autorités communales.

Parmi les « bonnes idées » aussi – elles sont assez rares et méritent d’être signalées – je me réjouis de la construction, en dessous du pont, de ce Ravel qui permet de relier Comblain-la-Tour à Comblain-au-Pont en toute sécurité. Si nous avions eu ce Ravel à l’époque … nos randonnées vers le marché du jeudi de Comblain-au-Pont auraient été infiniment plus sécurisées.

À propos, savez-vous comment s’appellent les habitants de Comblain-la-Tour ? Et ceux de Comblain-au-Pont ? Eh bien, les « Comblennois » vivent à Comblain-au-Pont et les « Comblinois » à Comblain-la-Tour. Si vous voulez un moyen mnémotechnique, retenez qu’à Comblain-au-Pont, il y a 2 ponts et … 2 n pour les habitants ; à Comblain-la-Tour, il y a 1 pont et … 1 n pour les habitants.

Une fois le pont franchi, on se retrouve le long de la route d’Hamoir à Comblain-au-Pont. Vers la droite, c’est la Rue de la Batterie ( en direction de Comblain-au-Pont ) et vers la gauche, c’est la Rue de Fairon ( vers Hamoir ).

Du coup, nous voilà entré dans un autre quartier : « PO D’LA » … mais ça … c’est pour la prochaine fois.

05/12/2016 – JP Dz

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0593 : COMBLAIN-LA-TOUR : Reconstruction du pont ( Les Echos de Comblain ).
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0594 : COMBLAIN-LA-TOUR : Reconstruction du pont ( Les Echos de Comblain ).
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0595 : COMBLAIN-LA-TOUR : Reconstruction du pont ( Les Echos de Comblain ).
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0596 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama bucolique au bord du pont.
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0597 : COMBLAIN-LA-TOUR : Carte postale.
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0598 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Sur le pont : Accroupis : Henri Zapałowski ; Richard Chwoszcz ; Freddy Motała ; Philippe Rouls ; Debout : ( ? ) ; ( ? ) ; Michel ou Pascal Łagocki ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski.
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0599 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Le drapeau polonais sur le pont.
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0600 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Le drapeau polonais sur le pont.
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0601 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont, vue aérienne.

 

 

0092 – Sainte-Barbe

J’aimerais profiter de ce week-end de Sainte-Barbe pour rendre hommage à tous les anciens mineurs polonais … à ceux qui sont descendus dans les mines de Wallonie et de Flandre pour participer à l’essor économique de leur pays d’adoption … à ceux qui n’ont jamais hésité un instant devant ce travail si dur et si éprouvant, à ceux qui savaient que la mine n’était pas sans dangers, mais qui n’ont pas hésité à risquer leurs vies pour rendre les nôtres meilleures … à ceux pour qui Sainte-Barbe était une amie et une protectrice à laquelle ils confiaient certainement leurs doutes et leurs angoisses et qui ornait leurs étendards … ceux qui étaient – et restent – notre fierté.

C’est à eux – à tous nos papas, à nos oncles, à tous nos grands-pères mineurs – que je dédie cette photo et ces quelques lignes. Puissions-nous ne jamais oublier ce que la mine a représenté pour eux … non pas un simple travail, mais l’engagement de toute une vie.

 

Le drapeau de la société Sainte-Barbe d’Harchies – Bernissart est de sortie.
Nous sommes au début des années 50. Le moment est solennel, tous les participants ont revêtu leurs plus beaux costumes et les chaussures sont fraîchement cirées.

L’écharpe bicolore ceint deux d’entre eux. Le port est fier, altier même.
Les mines sont graves. Il y a du défilé dans l’air.
On sent bien que chacun connaît sa place, le rôle qu’il a à jouer : les mouvements ont été répétés. C’est presque une chorégraphie.

On peut reconnaître, de gauche à droite : Jean Kobelski ( avec l’écharpe ) ; Jean Dziewiacien ; tous les autres sont des visages familiers ; mais je suis incapable de mettre un nom sur ces visages.

On peut toujours sourire en regardant cette photo …
On peut trouver le cérémonial désuet, le protocole excessif …
On peut minimiser l’importance du moment.
On peut imaginer ces hommes trop imprégnés de leur propre importance, les trouver un peu « ringards » même …
On peut toujours tout mélanger : fierté, honneur, patriotisme, nationalisme, …
On peut ne voir-là que les tentatives d’exilés de se raccrocher à leurs illusions, à une certaine image de la lointaine patrie …
On peut les plaindre. On peut juger leurs actions. On peut les oublier.

On peut toujours bannir les drapeaux et ranger les bannières dans les placards de l’histoire.
On peut refuser de regarder en arrière. On peut brûler les photos et faire taire les mémoires.
On peut déclarer que la nostalgie n’est qu’un dérèglement de l’humeur.
Et on peut toujours n’avoir comme préoccupation que son propre petit confort …

Mais on peut aussi voir là, autre chose.
On peut voir des hommes debout, ces mêmes hommes qui ont dû si souvent courber l’échine sous l’adversité ou sous l’occupant et qui continuent à arpenter, à ramper, toute la semaine, dans des galeries de mines, trop sombres, trop basses, trop froides.

Des hommes qui ont décidé de se relever, de retrouver leur fierté, d’afficher leur différence, de porter leurs couleurs, de tourner leurs regards vers l’avenir comme ils devaient certainement regarder le ciel en sortant de la fosse … avec gratitude et détermination …
Des hommes qui refusent la fatalité, qui souhaitent une vie meilleure pour leurs enfants, des hommes qui ont encore des rêves.

On peut aussi voir là, des êtres qui décident de ne pas se laisser réduire à n’être qu’une simple force de travail, des bras et de la sueur.
Des êtres humains qui sont conscients de leur potentiel, de leur identité et qui cherchent désormais à être reconnus.

Poussés par cet enthousiasme, par cet instinct qui encourage les hommes à s’unir pour être plus fort, pour triompher de l’adversité, ils se rassemblent, s’unissent, s’organisent, s’inventent, se montrent, défilent, occupent l’espace, s’imposent.

Leur drapeau, c’est leur signe de ralliement. C’est la preuve qu’ils ont choisi d’être unis sous sa bannière.
C’est, en même temps, un emblème et un pouvoir qu’ils ont – pour une fois – choisi eux-mêmes.
Cet étendard qu’ils poussent en avant, c’est leur moyen de se sentir protégé, de conjurer le sort, de vaincre la peur.

On peut toujours considérer que ce sont des gesticulations d’un autre temps et ne pas comprendre que c’est à travers ce genre d’actions que nos parents ont commencé à revivre, à reprendre confiance, à reconstruire leur identité.

On peut toujours enterrer le passé sous une grosse couche d’indifférence et remiser les symboles dans les cartons de l’oubli, mais on peut aussi décider de rester vivant, on peut accepter d’assumer ce qui fait notre différence.

On peut décider qu’un « bout de tissu », même aujourd’hui, ça peut être un symbole important par respect pour tous ces hommes dont le destin a été lié à la mine et pour qui tout travail était toujours une bénédiction.
02/12/2016 – JP Dz

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0590 : BERNISSART : Le drapeau de Sainte-Barbe est de sortie : Jean Kobelski ; Jean Dziewiacien , ( ? ) ; ( ? ) ; ….
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0591 : HAUTRAGE-ETAT : Le drapeau de Sainte-Barbe.
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0592 : HAUTRAGE-ETAT : Le drapeau de Sainte-Barbe.

 

 

0091 – Messe au Centre Millennium

Ks Kurzawa ne célébrait pas seulement la messe à l’église paroissiale de Comblain, il aimait aussi le faire au Centre Millennium … chez lui … sur ses terres … dans le parc. Les photos 581 à 589 illustrent ces célébrations.

Saviez-vous qu’à plusieurs reprises de la terre a été apportée de Pologne pour être dispersée dans le parc de Comblain ? Oh, pas des tonnes. C’était plutôt symbolique. Juste pour dire que tous les polonais s’y sentent comme chez eux. Je suppose que Ks Kurzawa – encore plus qu’un autre – se laissait emporter par son imagination et, tout en priant pendant sa messe, se voyait quelque part en Pologne.

D’ailleurs, pour peu que quelques costumes folkloriques se retrouvent dans l’assistance, comme sur les photos 587 et 588, ne se croirait-on pas à Cracovie, dans un parc, le long de la Wisła ? Quant à l’Ourthe, elle nous a tellement souvent entendus chanter « Płynie Wisła, płynie po polskiej krainie » qu’elle n’a pas de mal à croire qu’en longeant le parc, elle change de nom.

Et si, pour fignoler le tableau, vous cherchez le dragon – le Smok – comme celui qui trône à Cracovie, le long du fleuve, je suis sûr qu’en cherchant un peu dans l’assistance, parmi les plus « pénétrés » vous trouverez un ou une équivalent qui fera l’affaire.

Mais revenons à Ks Kurzawa. Quand on regarde ces photos, on est frappé par la dévotion des participants à la messe. C’est même étonnant qu’il n’y ait pas eu plus de vocations à rejoindre les ordres parmi les garçons qui sont passés par Comblain. Sans doute que la présence de tant de jolies filles en a détourné plus d’un.

À ma connaissance, Ks Kurzawa n’a jamais essayé de recruter. Il savait qu’il n’avait aucune chance devant tant de charme. Tout compte fait, il était pragmatique et sa personnalité, bien que complexe, était attachante.

Laissez-moi vous raconter deux anecdotes à son propos.

Richard Materna m’a raconté ce qui suit. Richard, comme beaucoup d’entre nous, parlait un polonais moyen. Donc, la première fois qu’il a rencontré Ks Kurzawa et qu’il a souhaité lui parler, il s’est demandé comment aborder le grand homme avec toute la déférence qui sied à pareille personne. Ne trouvant rien d’autre, il a simplement traduit ce qui se fait en français : « Monsieur le Curé ». Il s’est donc approché du prêtre et lui a dit : « Pan Ksiaz » … Ce qui a eu pour effet de mettre notre brave ecclésiastique dans une colère noire ! !
Il a hurlé au manque de respect, vociféré pendant un quart d’heure et classé Richard dans la catégorie des blasphémateurs irrévérencieux.

Richard, qui avait cru bien faire, a appris deux leçons ce jour-là : 1° se méfier des traductions et 2° pour aborder Ks Kurzawa, il convient de respecter ses codes à lui.

Monica Nauschutz m’a expliqué que c’est elle que les filles du Limbourg envoyaient vers Ks Kurzawa quand elles avaient quelque chose à lui demander. Le problème, c’est que Monica ne parle pas le polonais. Difficile dans ces conditions de communiquer avec le prêtre. Pourtant, tous les deux parlaient couramment l’allemand. Donc, Monica s’adressait à Ks Kurzawa en allemand et … systématiquement … il refusait de lui répondre et même de l’écouter quand il y avait d’autres personnes à proximité ! ! !

Par contre, quand ils n’étaient que deux … Ks Kurzawa se montrait affable et la conversation, en allemand, se terminait souvent par l’autorisation sollicitée.

Monica a très vite compris comment il convenait d’aborder notre directeur.

28/11/2016 – JP Dz

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0581 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : ( ? ) ; ( ? ) ; …. ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; ( ? ).
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0582 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : En groupe et dans le désordre : les familles Swiderski, Kiełtyka et Perzyna du Centre ; Madame Jurek et ses 2 fils ; Fabienne Laffut ; dans le fond, Andrei Makarov, le grand père de Marilyne; ( ? ) ; … ; Ks Keik.
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0583 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Irène Szapotnik ; … ; Annie Kiełtyka ; Irena Malek ; Liliane Kiełtyka ; Fabienne Laffut ; Isabelle Swiderski ; Pani Bardo et ses petits-enfants ; …
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0584 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Irène Szapotnik ; … ; Annie Kiełtyka ; Irena Malek ; Liliane Kiełtyka ; Fabienne Laffut ; Isabelle Swiderski ; Pani Bardo et ses petits-enfants ; Stani Malek ; Richard Szymczak ; Michel Pająk ; …
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0585 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Les mêmes que sur la photo 584, mais en plus, on voit Jean Chudzicki.
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0586 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Kurzawa ; ( ? ) ; …
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0587 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Keik ; Georges Załobek ; Richard Chwoszcz ; Freddy Motała ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; Michel Pająk ; …
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0588 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Messe dans le parc : Ks Keik ; ( ? ) ; Pani Koldziejka ; Georges Załobek ; Freddy Motała ; Michel Konarski ; Richard Chwoszcz ; Piotr Rozenski ; Pan Jan ; Béatrice Laffut ; le polonais de Krakow ; Pani Bardo ; … ; Nathalie Haine ; Cécile Dannielewski ; Gisèle Wojas …
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0589 : COMBLAIN-LA-TOUR : Messe dans le parc : Ks Kurzawa ; ( ? ) ; …

 

 

Śpiewnik – 050 – Jeszcze Polska nie zginęła

https://www.youtube.com/watch?v=MyLFTSUWRy8

https://www.youtube.com/watch?v=LnSSdf57Ei0

https://www.youtube.com/watch?v=gVLihJXOetw

Jeszcze Polska nie zginęła,
Póki my żyjemy.
Co nam obca przemoc wzięła,
Szablą odbierzemy.

Marsz, marsz, Dąbrowski,
Z ziemi włoskiej do Polski !
Za twoim przewodem
Złączym się z narodem.

Marsz, marsz, Dąbrowski,
Z ziemi włoskiej do Polski !
Za twoim przewodem
Złączym się z narodem.

Przejdziem Wisłę, przejdziem Wartę,
Będziem Polakami,
Dał nam przykład Bonaparte,
Jak zwyciężać mamy.

Marsz, marsz, Dąbrowski,
Z ziemi włoskiej do Polski !
Za twoim przewodem
Złączym się z narodem.

Marsz, marsz, Dąbrowski,
Z ziemi włoskiej do Polski !
Za twoim przewodem
Złączym się z narodem.

Jak Czarniecki do Poznania
Po szwedzkim zaborze,
Dla ojczyzny ratowania
Wrócim się przez morze.

Marsz, marsz, Dąbrowski,
Z ziemi włoskiej do Polski !
Za twoim przewodem
Złączym się z narodem

Marsz, marsz, Dąbrowski,
Z ziemi włoskiej do Polski !
Za twoim przewodem
Złączym się z narodem.

0090 – Le sérieux

Vacances à Comblain, ce n’était pas synonyme de laisser-aller … bien au contraire.

Ce qui frappe, quand on prend le temps d’analyser les photos de l’époque, c’est le sérieux qui domine quand il s’agit de montrer de quoi on est « capable ».

Fabriquer le feu de camp, l’allumer et l’entretenir demande du sérieux. Dans ce domaine, il y a quelqu’un qui semble être l’éternel préposé … Alexandre Persich.

Si vous allez revoir les photos 105 et 106 ( article 21 ), c’est déjà Alexandre qui est à la manœuvre. Sur la photo 553 ( article 87 ), c’est encore lui.

Sur les photos 575 et 576, en annexe, c’est toujours lui. D’ailleurs, je n’ai aucune photo de lui … sans feu de camp ! Bizarre ! La gentillesse d’Alexandre et son envie d’aider – et de bien faire les choses – expliquent sans doute qu’il ait été si souvent de corvée. Merci Alexandre.

Mais le sérieux s’exprime aussi – et surtout – lors de l’élaboration des spectacles.

Les photos 577 et 578 illustrent l’un de ces moments forts. Theresia Sierkowicz ( la blonde ), Alice Bardo et ( ? ) ont présenté, ce jour-là, un corps de ballet. J’ignore si c’est « Le lac des cygnes » ou « Casse-noisette » qui les a inspirées … ou bien si c’était une libre interprétation …. Mais force est de constater qu’elles y ont mis tout leur cœur.

Tout y est : la grâce, la posture, le costume, le sourire et le sérieux. Je ne doute pas que la danse était parfaite et leur succès total. Si quelqu’un possède d’autres photos de ce spectacle, merci de partager.

Quant aux danseuses, BRAVO et racontez-nous d’où vous est venue cette idée et comment l’avez-vous finalisée ?

Notez que sur la photo 71 ( article 12 ), c’était déjà Theresia Sierkowicz et Alice Bardo qui présentaient un spectacle de danse.

À d’autres moments, le sérieux prenait la forme des détails mis en œuvre.

Les costumes des photos 579 et 580 prouvent le souci d’aller au fond des choses. Et quand on sait le peu de moyen dont on disposait sur place, on se demande comment tout ça a pu voir le jour.

Ça veut dire – aussi – qu’en amont, il y avait une gigantesque envie de bien faire ! Je mesure toute l’imagination qu’il a fallu pour inventer … toute l’intelligence qu’il a fallu pour concevoir … toute la patience, pour convaincre … toute la créativité, pour concrétiser … et tout l’amour, pour finaliser.

Comblain-la-Tour c’était un formidable réservoir de pensées positives … un formidable réservoir d’amour.

21/11/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0575 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1974 : Ognisko : Alexandre Persich surveille le feu ;  Michel Konarski, Jozef Pachel et Jef Rozenski dans un sketch qui mettait en scène des mendiants …

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0576 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Devant le feu, Alexandre Persich et Jean-Pierre Dziewiacien ; Assis : ( ? ) ; …. ; Ks Kurzawa ; … ; Annie Nowicki ; Zosia Król ; Mme Pelagie Nowicki ; … ; ( ? ).

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0577 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1962 : Corps de ballet devant le perron : ( ? ) ; Thérèsia Swierkowicz ; Alice Bardo.
0578_1962
0578 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1962 : Corps de ballet devant le perron : ( ? ) ; Thérèsia Swierkowicz ; Alice Bardo ; ( ? ).
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0579 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Spectacle de danse : ( ? ) ; …. ; ( ? ).
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0580 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Spectacle de danse : ( ? ) ; …. ; Mme Załobek, la maman de Francine et Georges.

 

 

Śpiewnik – 049 – Głęboka studzienka

https://www.youtube.com/watch?v=agrxeSJI8Cc

Głęboka studzienka, głęboko kopana,
A przy niej Kasieńka, jak wymalowana.
A przy niej Kasieńka, jak wymalowana.

Przy studzience stała, wodę nabierała,
O swoim kochanku Jasieńku myślała.
O swoim kochanku Jasieńku myślała.

Gdybym cię Jasieńku, w wodzie zobaczyła,
To bym do studzienki, za tabą skoczyła.
To bym do studzienki, za tabą skoczyła.

Najpierw bym rzuciła, ten biały wianeczek,
Com sobie uwiła, ze samych różyczek.
Com sobie uwiła, ze samych różyczek.

Głęboka studzienko, czy mam do cię skoczyć
Za moim Jasieńkiem, co ma czarne oczy ?
Za moim Jasieńkiem, co ma czarne oczy ?

Ale ja nie skoczę, bo jest za głęboka,
Daleko jest do dna, i zimna jest woda.
Daleko jest do dna, i zimna jest woda.

Ucałuję listek, szeroki, dębowy,
Razem z pozdrowieniem, rzucę go do wody.
Razem z pozdrowieniem, rzucę go do wody.

Zanieś go studzienko, do Jasieńka mego,
Pozdrów go ode mnie – ja czekam na niego.
Pozdrów go ode mnie – ja czekam na niego.

 

0089 – Cours de moniteurs ( 2 ) :

Ces cours ont été organisés plusieurs années de suite. Malheureusement, il n’existe que très peu de photos pour témoigner du succès de ces formations. Beaucoup de jeunes y ont participé et en gardent des anecdotes cocasses.

Par exemple, un soir, nous avions décidé de faire le mur.

Pendant les colonies, la vigilance était de rigueur. On nous confiait des enfants, leur sécurité et leur bien-être dépendaient de notre sérieux. Aucun d’entre nous n’aurait abandonné son poste. Mais là … pendant les cours de moniteur … il n’y avait aucun enfant … à part nous. Se laisser aller à quelques enfantillages devenait séduisant. Et si de surcroît on pouvait un peu provoquer l’autorité, cela devenait franchement excitant.

Donc, nous avons organisé notre fuite en ne négligeant aucun détail.

Le soir venu, nous nous sommes rassemblés – dans le plus grand silence – au pied de l’escalier. De là, nous avons rejoint, à pas de loup, une fenêtre que nous avions pris soin de laisser ouverte. Toujours dans le plus grand silence, nous avons escaladé la fenêtre. Une fois sur le gravier, avec d’infinies précautions, nous nous sommes dirigés vers le parc.

Quand nous avons échangé nos premiers mots – tout bas – nous étions déjà loin de la maison. La suite du plan consistait à passer au-dessus de la clôture, rejoindre le sentier qui longeait le parc et la ligne de chemin de fer, ensuite se diriger vers le village. À l’approche de la grille d’entrée, le silence s’est imposé à nouveau. Nous marchions comme des voleurs …

Quelle ne fut pas notre stupéfaction quand nous avons vu que la grille était … grande ouverte ! ! !

Un peu décontenancé, on a quand même été boire un verre au café des Sports. C’était le but de l’escapade.

Mais en rentrant, une heure plus tard, certain d’entre nous imaginait le pire : « Et si c’était un piège ? ». « Et si un comité d’accueil nous attendait déjà pour nous prendre la main dans le sac ? ». Malgré tout, la décision fut prise d’affronter l’ennemi. Nous sommes rentrés … par la grille. Puis, quelqu’un a essayé d’ouvrir la porte d’entrée : elle était ouverte aussi … Etrange. Les plus pessimistes imaginaient déjà la punition du lendemain. Le piège allait se refermer sur nous … Nous sommes rentrés …. Personne. Nous sommes remontés dans nos chambres … Personne. On a même fait du bruit …. Rien … C’était presque vexant.

Le lendemain au déjeuner, nous avons été jusqu’à évoquer – à demi-mot – notre aventure nocturne. Personne n’y a prêté attention.

En fait, l’autorité savait faire la part des choses. Ce qui aurait été intolérable avec des enfants, devenait bénin en autre temps. Nous étions donc libres d’envisager d’autres escapades. Mais bizarrement … les nuits suivantes … nous ne sommes plus sortis.

14/11/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

0569
0569 : COMBLAIN-LA-TOUR : Cours de moniteurs : Assis par terre : Vital Kciuk ; Henri Bogdanski ; Debouts : Malvina Rusowicz ; Georges Persich ; Dominique Ogonowski ; Henri Szulc ; Eveline Ogonowski : Marek Bujanowski.
0570_1973
0570 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1973 : Cours de moniteurs : Au premier rang : ( ? ) : Alexandre Persich ; ( ? ) Annie Nowicki ; ( ? ) ; Deuxième rang : Malvina Rusowicz ; Francine Załobek ; Eveline Ogonowski ; Alfred Materna ; Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; Troisième rang : Alexis Łagocki ; Micheline Zwierzyk ; ( ? ) : Jean-Pierre Dziewiacien.
0571_1975
0571 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Cours de moniteurs : Au premier rang : Martine Brzezicha ; Zuhal Gunal ; Micheline Zwierzyk ; Alexis Łagocki ; Deuxième rang : Ks Kurzawa ; Thérèse Dudziak ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; Isabella Cosaro ; Géniu Bujanowski ; Troisième rang : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Zosia Król ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Pierre Front ; ( ? ) ; Edward ( ? ) d’Allemagne ; Dernier rang : Mr Rusowicz ; ( ? ) ; Mr Franek Bujanowski ; Mr Bardo ; Janek Konarski ; Regina Gymza ; Mr Léon Czak ; Marek Bujanowski ; Malvina Rusowicz ; ( ? ) ; ( ? ), ces 2 derniers d’Allemagne aussi, c’était la première fois qu’il y avait des allemands pour les cours de moniteurs.
0572
0572 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Cours de moniteurs : Assises par terre : Hélène Piech ; Dorota Druszcz ; ( ? ) ; Ks Ryszard Sztylka ; ( ? ) ; ( ? ) ; Debouts : Christine Piech ; ( ? ) ; ( ? ) ; Fabienne Laffut ; Elisabeth Rozenski ; Gisèle Wojas ; ( ? ) ; ( ? ).
0573
0573 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Cours de moniteurs : Assises par terre : Hélène Piech ; Dorota Druszcz ; ( ? ) ; Ks Ryszard Sztylka ; ( ? ) ; ( ? ) ; Debouts : Christine Piech ; ( ? ) ; ( ? ) ; Fabienne Laffut ; Elisabeth Rozenski ; Gisèle Wojas ; ( ? ) ; ( ? ).
0574_80
0574 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Cours de moniteurs : Pascal ou Michel Łagocki ; Stanisław Malek ; Philippe Rouls ; Ks Ryszard Sztylka ; Piotr Rozenski ; Michel Konarski ; Anne Marie Kantyka ; ( ? ) ; une demi Hélène Piech.

 

Śpiewnik – 048 – Szara piechota

( Maszerują strzelcy )

https://www.youtube.com/watch?v=t815V9viQeU

Nie noszą lampasów, lecz szary ich strój
Nie noszą ni srebra, ni złota,
Lecz w pierwszym szeregu podąża na bój,
Piechota ta szara piechota.
Lecz w pierwszym szeregu podąża na bój,
Piechota ta szara piechota.

Maszerują strzelcy, maszerują.
Karabiny błyszczą, szary strój.
A przed nimi drzewa salutują
Bo za naszą Polskę idą w bój.

Idą, a w słońcu kołysze się stal
Dziewczęta zerkają zza płota
A oczy ich dumnie utkwione są w dal
Piechota ta szara piechota
A oczy ich dumnie utkwione są w dal
Piechota ta szara piechota

Maszerują strzelcy, maszerują
Karabiny błyszczą, szary strój.
A przed nimi drzewa salutują
Bo za naszą Polskę idą w bój.

Nie grają im surmy, nie huczy im róg,
A śmierć im pod stopy się miota.
Lecz w pierwszym szeregu podąża na bój
Piechota ta szara piechota.
Lecz w pierwszym szeregu podąża na bój
Piechota ta szara piechota

Maszerują strzelcy, maszerują
Karabiny błyszczą, szary strój.
A przed nimi drzewa salutują
Bo za naszą Polskę idą w bój.