0302 – 1974 : Binche … le 13ème Festival

Cette fois-ci … c’était bien le 13ème ! D’ailleurs pour que tout le monde en soit bien persuadé, c’était clairement écrit en grande lettre sur la scène … du moins au début … À la longue, et vu l’enthousiasme des danseurs, quelques-unes des lettres ont fini par tomber … les autres se sont mises à suivre la cadence et danser à leur tour.

Les KSMP présents étaient ceux de Waterschei, de Liège, de Ressaix, de Mons et d’Heusden-Zolder ; ce sont ces derniers – ou devrais-je dire ces dernières – qu’on voit ici sur scène. Et même si la qualité des photos n’est pas optimale, on reconnaît nos sympathiques Regina, Zosia, Elisabeth, Annie et Betty … toutes membres des Anciens de Comblain et aussi Pela … évidemment.

C’est l’orchestre de Fr. Klimanowicz qui a animé le bal final.

C’est aussi ce jour-là – qui était particulièrement ensoleillé – qu’a choisi le KSMP de Mons pour réaliser ces quelques photos qui seront reproduites par centaines sous forme de carte postale et vendues au profit du groupe pour l’achat des costumes.

Pour le reste et le détail, je vous renvoie à l’article écrit ce jour-là par Mr Rzemieniewski et traduit intégralement ci-dessous. Bonne lecture.

02/11/2020 – JP Dz

2.633 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : ( ? ) ; Zosia Król ; Regina Gymza ; ( ? ).
2.634 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Zosia Król ; Regina Gymza ; ( ? ) ; … ; Elisabeth Rozenski.
2.635 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder.
2.636 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.637 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Derrière à gauche, Regina Gymza et en face Zosia Król ; Marysia Nowicki ; les soeurs Prekowski ; ( ? ) ; Betty Nowicki ; dans les coulisses, Pani Pela.
2.638 : BINCHE – 1974 : Sur scène, le KSMP Heusden – Zolder : Annie Nowicki ; ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Betty Nowicki.
2.639 : BINCHE – 1974 : Sur scène, l’orchestre qui anime le bal : à la guitare, Kuba ; à la trompette, Gieniu Perzyna ; ( ? ) ; à l’accordéon, Franek Klimanowicz. Les têtes coupées à l’avant, Pierre Jurga et ses deux soeurs.
2.640 : BINCHE – 1974 : Devant l’entrée de la salle : debout : Regina Gymza ( Heusden – Zolder ) ; Annie Borowski ( Mons ) ; Hélène Borowski ( Mons ) ; Isabella Cosaro ( Mons ) ; Annie Wizla ( Mons ) ; Zosia Król ( Heusden – Zolder ) ; Janek Konarski ( Mons ) ; accroupis : Annie Nowicki ( Heusden – Zolder ) ; Zuhal Gunal ( Mons ) ; Micheline Zwierzyk ( Mons ) ; Czesiu Kucharzewski ( Mons ).
2.641 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna ; Max Mitka ; Marek Bujanowski ; Alexis Łagocki ; Richard Konarski ; 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) ; Mr Léon Warchulski ( violoniste ) ; Annie Wizla ; Christina Nahorniak ; Martine Mazgaj ; Thérèse Dudziak ; Pascal Łagocki ; René Sarpette ( guitariste ) ; 3ème rangée : Zuhal Gunal ; Isabella Cosaro ; Martine Brzezicha ; Thérèse Taporski ; Stéphanie Goch ; Patricia Młynarski ; Jeanine Dudziak ; 4ème rangée : Lydia Młynarski ; Franca Fisher ; Monia Krasowska ; Annie Borowski ; Micheline Zwierzyk ; Hélène Borowski ; 5ème rangée : Czesław Kucharzewski ; Pierre Front ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Richard Pawlak ; Géniu Bujanowski ; Mr Henri Łagocki ; Michel Mikołajczyk ; Janek Konarski.
2.642 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Les mêmes sous un autre angle.
2.643 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Les mêmes sous un autre angle.
2.644 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Polska Wiosna de Liège dans un journal en français.
2.645 : BINCHE – 1974 : Narodowiec du 16/10/1974.
2.646 : BINCHE – 1974 : Narodowiec du 16/10/1974.

Festival de la Jeunesse catholique de Belgique

C’était déjà le treizième festival des KSMP de Belgique. Il convient de noter que dans ce cas, le chiffre « 13 » s’est avéré être heureux, car le festival a effectivement été un succès, tant en ce qui concerne les spectacles des jeunes que l’organisation technique du festival.

Mais avant de parler de son déroulement, quelques remarques plus générales s’imposent.

Quelqu’un, qui n’a raté aucun de ces 13 festivals revient sur ses souvenirs du passé, malgré sa volonté, non pas de les comparer seulement, mais pour réfléchir sur ce qui est pérenne en eux et a donc résisté à l’épreuve du temps. Ces festivals de la jeunesse, dès le départ, et dans les conditions actuelles, n’ont pas été organisés uniquement pour magnifier la beauté du folklore polonais. Ce ne serait pas suffisant. Ce n’est pas comme ça non plus que les jeunes le comprennent, ni ne pensent ceux qui s’occupent d’eux.

Et c’est ce que certains messieurs, de la table verte, semblent ne pas voir, souvent éloignés de l’environnement polonais, amers et désolés que l’on ne les comprend pas, ne réalisant pas que leur langage est difficile à comprendre. Ceux qui n’écoutent que leur propre voix, n’entendent pas la voix des autres.

Ils ne connaîtront pas ces déclarations d’un des Belges influents qui, tout en observant la jeunesse polonaise dansant et chantant, n’a pas hésité à dire « Qu’une nation qui possède une telle jeunesse ne peut être que libre ». Et quand je regarde cette jeunesse colorée et énergique réunie ici, je vois aussi leurs grands-parents, leurs parents, qui sont venus ici travailler dur dans les mines. Ils ont travaillé mais sont restés eux-mêmes, ils sont restés fidèles aux idéaux qu’ils ont apportés du pays et ont su les transmettre aux générations, pour que même ici, ce qui est polonais ne connaisse pas d’interruption, pour que cela dure.

Et encore un autre Belge d’ajouter que ces jeunes sont un véritable lien entre l’ancien et le nouveau, qu’ils veulent construire un monde nouveau et meilleur, mais sans avoir à subir l’épreuve du temps. Ce festival a commencé par un service religieux et il a aussi sa signification. Il convient ici de mentionner tout cela pas pour convaincre ces personnes sourdes, car elles n’entendront pas de toute façon. Il convient de le mentionner pour qu’en même temps, à cette occasion, nous exprimions notre gratitude et notre appréciation aux grands-parents et aux parents qui élèvent leurs enfants de cette manière, pour dire à ceux qui s’occupent de ces jeunes, dont beaucoup surmontent souvent des difficultés, qu’ils servent la cause, pour rappeler à ces jeunes aussi que c’est à eux qu’il appartient de savoir à quel point ils seront humains et polonais demain. Ne laisseront-ils pas tomber l’espoir de ceux qui leur ont fait confiance.

Le déroulement du festival

Le festival lui-même a eu lieu à Binche le dimanche 29 septembre ; il a débuté par une messe concélébrée par le recteur H. Repka, Mgr E. Dejardin et les prêtres K. Szymurski et J. Dezor. C’est Ks Szymurski, assistant général des KSMP de Belgique, qui a prononcé le sermon. Les problèmes des jeunes ont été son sujet principal. Des chants religieux ont été interprétés par les jeunes accompagnés par Mr. W. Bień. Les drapeaux des organisations polonaises de la région du centre entouraient l’autel. La messe s’est terminée par le chant : « Boże coś Polskę ». Puis, il y a eu la pause pendant laquelle les organisateurs ont accueilli, par un dîner, ceux qui venaient de loin.

Les spectacles des jeunes

À 15h30, le rideau se lève ; les jeunes rassemblés sur la scène chantent l’hymne national polonais et belge, puis le Ks Dr. B. Kurzawa accueil les personnes présentes. Il exprime sa gratitude à ceux qui ont accepté le protectorat honoraire, et c’est l’ancien ministre R. Petre, Mgrs E. Dejardin et Joos ainsi que le recteur H. Repka.

Il remercie tous ceux qui l’ont aidé à préparer l’événement, les frères du chapelet vivant pour l’envoi des porte-drapeaux ; il accueille les invités belges, les représentants de la Macierzy Szkolna et du Narodowiec, les président et présidente d’honneur des KSMP, Mlle L. Białecka et Mr. E. Budziński, le président de l’Union des Catholiques, Mr. Fr. Gałązka, les prêtres présents : l’assistant général des KSMP, ks K. Szymurski, ks Moskiewicz et ks Okrój, le prêtre belge local et le délégué du syndicat chrétien Mr. A. Drożdzyniak.

Ensuite, c’est le président du comité général des KSMP J. Paluszkiewic qui prend la parole. Il remercie tout le monde d’être venu, demande d’avoir de la compréhension envers les jeunes, de réaliser que ces prestations scéniques sont le résultat d’un travail de longue haleine ; elles seront une sorte d’examen pour les jeunes tout en permettant au spectateur de passer une belle après-midi.

Le Président St. Goch, profite de l’occasion pour souligner en quelques mots les questions importantes des jeunes, pour dire que beaucoup se trompent dans leurs jugements sur les jeunes et n’essaient pas de comprendre l’essence du problème. La jeunesse voudrait tout connaître, mais se rend compte, avec raison, qu’il est impossible de tout savoir. Après tout, l’homme est une créature inconnue, a dit le prix Nobel : Karel. C’est pourquoi de plus en plus de jeunes cherchent en Dieu l’explication sur la réalité et sur leurs doutes, tout en recherchant son soutien. C’est en tout cas l’esprit qui anime les jeunes réunis au sein du KSMP.

Comme dans un kaléidoscope, les images en couleur se déplacent

Ensuite, c’est déjà le temps des spectacles. L’un après l’autre, les différents KSMP se succèdent dans un défilé coloré. D’abord les hôtes de la région du Centre, le KSMP de Ressaix, puis ceux de Waterschei, Heusden, Liège, Mons. Chacun y va avec une chanson différente, une danse différente, ce qui mérite d’être souligné.

Le public applaudit, peut-être plus chaleureusement encore, ceux qui rencontrent les plus grandes difficultés, comme le groupe de Heusden, dans leurs beaux costumes silésiens, où la soliste était Zosia Król et P. Nowicka la responsable. Ils étaient accompagnés par J. Nowicki et Fr. Klimanowicz.

Le KSMP de Waterschei a été autant applaudi. Même s’ils ont commencé leurs activités depuis peu, leurs performances étaient déjà au niveau. Le mérite en revient au premier président Mr. Cegłowski, et à l’actuelle président Mr. Ferdyn. Bien qu’il fasse son service militaire, il trouve le temps de s’occuper des répétitions et il a du talent. Il en a hérité de ses parents, anciens scouts. L’accompagnateur était ici Mr. M. Małecki.

Le KSMP de la région du Centre n’est pas non plus l’un des plus anciens, mais il ne manque pas de bonne volonté et de persévérance, c’est pourquoi les spectateurs l’ont également beaucoup apprécié. L’accompagnement musical pendant les répétitions et en spectacle est assuré par Mr. Fr. Klimanowicz.

Les KSMP de Liège et de Mons sont, et depuis longtemps, parmi les plus durables. Il n’y a jamais eu d’interruption dans leur activité. Le personnel instructeur est presque toujours le même. C’est pourquoi, ils se distinguent par le niveau de leurs performances en matière de danse et de chant, ainsi que par le nombre de leurs membres et l’abondance des costumes colorés.

En ce qui concerne Liège, il faut noter un fait très caractéristique et sympathique.

Dans la plupart des cas, lorsque les jeunes se marient, même s’ils appartenaient tous les deux au KSMP, ils perdent le contact avec cette organisation.

À Liège, c’est différent. Là, sur scène, surtout dans la chorale, on peut voir des couples mariés qui restent actifs au sein du KSMP, et ce n’est pas seulement un ou deux. C’est pourquoi les chanteurs sont ici si nombreux.

L’un de ces époux, l’aîné des Paluszkiewicz, explique dans une conversation privée : « J’ai trois enfants » – dit-il – « C’est un problème. Mais il faut toujours bien aller quelque part … alors n’est-il pas préférable d’aller aux répétitions du KSMP ? C’est amusant d’être là avec les jeunes et le temps s’écoule agréablement. C’est beaucoup plus plaisant que dans un café quelconque ». Peut-être que cette déclaration sera prise en compte par d’autres jeunes couples s’ils veulent eux aussi rester jeunes le plus longtemps possible. Les grands-mères s’occuperont certainement de leurs petits-enfants pendant cette période.

Le groupe de Mons qui, selon les voix entendues dans la salle, compte de nombreux supporters parmi les Belges, est ici connu, et apparemment bien connu en tant qu’ambassadeur de la cause polonaise.

Le groupe de Liège était accompagné par Mr. W. Bień, celui de Mons par Mrs L. Warchulski et Blaszka sénior.

Les différents ensembles ont été présentés individuellement par Mr G. Perzyna et avec beaucoup d’« à propos » et juste ce qu’il faut de passion par L. Zabinska, étudiante du conservatoire royal de Bruxelles.

Ont également pris la parole, pendant le festival, Mgr Joss, Mgr E. Dejardin et le recteur H. Repka, pour remercier les jeunes pour un si beau spectacle, qui témoigne aussi de leur persévérance, pour exprimer de la reconnaissance pour leur engagement, au service de ce qui est divin et polonais.

Ensuite, résonne l’hymne de la jeunesse « Hej do apelu » et le festival se termine.

Le festival était parfaitement organisé, ce qui est également confirmé par le fait que les représentations ont pu, comme prévu, s’inscrire dans un cadre de deux heures et laisser un peu de temps aux jeunes pour s’amuser.

Et ceux qui étaient venus de loin ont déjà dû partir à 21 heures pour rentrer chez eux. C’est l’orchestre de Fr. Klimanowicz qui a animé le bal.

Dans la préparation du festival, et pendant sa durée, Ks. Kurzawa a été aidé par beaucoup de gens, des femmes, des hommes, des jeunes et des vieux. Citer tous les noms serait une bien longue litanie. Ils méritent tous notre gratitude. Le succès de l’événement est certainement leur récompense la plus précieuse.

(J. n.)

Jóseph Nikodem Rzemieniewski

0301 – Twist à Comblain

Le tout début des années soixante a été marqué par la vague des « Yé-yé » … Au même moment à Comblain-la-Tour, c’est une tout autre vague qui a submergé le petit village tranquille … l’arrivée des jeunes polonais !

Voici donc quelques photos de cette jeunesse à l’heure du twist. J’avoue que j’aime beaucoup regarder les photos de cette époque et spécialement les tenues vestimentaires et l’allure des participants. Ça sent la liberté, l’insouciance et la joie de vivre. J’y vois de jeunes adultes avec déjà un peu de « rock-and-roll » dans la tête, mais encore toujours aussi « class » dans l’habillement et dans l’attitude.

Chez les garçons … si la cravate n’est plus indispensable, elle reste très présente. Chez les filles, le souci de l’élégance l’emporte sur toutes les autres considérations. J’imagine aisément le poids que devaient avoir vos valises quand vous débarquiez en colonie … Mais qu’importe le poids du bagage puisqu’on trouvait – encore à l’époque – toujours un courageux porteur pour déposer le fardeau jusque dans la chambre … Je vous parle d’un temps où la galanterie des hommes répondait naturellement à l’élégance des dames.

Je ne sais pas si aujourd’hui, en 2020, on peut encore le dire … mais tant pis j’assume : « Mesdemoiselles … qu’est-ce que vous étiez belles ! ».

J’imagine aussi ( j’étais trop jeune à l’époque ) que, dès le soir tombé, quand vous aviez un peu de temps pour vous, des petits transistors réapparaissaient et que les chansons polonaises faisaient rapidement place aux standards du moment. Peut-être même esquissiez-vous quelques mouvements de twist endiablé ? Racontez-nous. Ce serait sympa de nous faire partager vos émotions et vos préférences de l’époque.

Je veux profiter aussi de l’occasion pour exprimer mon immense gratitude à Alice Bardo pour m’avoir ouvert son album de souvenirs. Merci Alice.

26/10/2020 – JP Dz

2.623 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; André Bardo ; ( ? ) ; Jan Mista ; ( ? ).
2.624 : COMBLAIN-LA-TOUR : Danielle Mironczyk ; Christine Mironczyk ; Alice Bardo ; Pani Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; à l’arrière, Jerzy Bardo.
2.625 : COMBLAIN-LA-TOUR : Mr Edmond Łagocki ; Irène Goch ; Alice Bardo ; … ; Mme Rose Łagocki ; Pan Bardo ; Pierre Jurga ; … ; Monia Krasowska ; accroupis : Ks Kurzawa ; Stéphanie Goch ; ( ? ) ; Jurek Stoj.
2.626 : COMBLAIN-LA-TOUR : Accroupis : Stéphanie Goch ; Helena Garsztka ; Jolanta Lewandowska ; Alice Bardo ; Debout : Pani Bardo ; André Karasiński ; Raymond Mielcarek ; Wiesław Król ; Henryk Kurek ; ( ? ) ; Didier Chmielecki ; Richard Materna ; Zdzisław Blaszka ; Monsieur Rzeznik.
2.627 : COMBLAIN-LA-TOUR : Mme Bardo ; Mr Edmond Łagocki ; Alice Bardo ; Irène Goch ; … ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; … ; Pierre Jurga ; … ; Monia Krasowska ; Richard Materna ; accroupis : Stéphanie Goch ; ( ? ) ; Jurek Stoj.
2.628 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; André Bardo ; ( ? ) ; ( ? ).
2.629 : COMBLAIN-LA-TOUR : Mr Edmond Łagocki ; Irène Goch ; Alice Bardo ; … ; Richard Materna ; Mme Rose Łagocki ; Pierre Jurga ; ( ? ) ; … ; Monia Krasowska ; accroupis ( ? ) ; Stéphanie Goch ; ( ? ) ; Jurek Stoj.
2.630 : COMBLAIN-LA-TOUR : Debout : ( ? ) ; Jan Mista ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; ( ? ) ; André Bardo ; accroupis : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Hélène Otto.
2.631 : COMBLAIN-LA-TOUR : Debout : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; accroupis : André Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Bruno Sitarz.
2.632 : COMBLAIN-LA-TOUR : ? une monitrice d’Angleterre ; ? venant du Limbourg ; ? une monitrice de Londres ; ? qui était la responsable des écoles en Angleterre et sur ses genoux, Barbara, la chef-monitrice ; Pani Bardo ; Jurek Stoj.

0300 – 3 émotions pour le prix d’une

Si vous lisez nos publications depuis le début, vous savez déjà que j’affectionne les chiffres ronds. C’est souvent l’occasion de partager des documents encore plus « spéciaux » que d’habitude. Et ça tombe bien, parce qu’aujourd’hui nous sommes ( déjà ) à la trois centième publication. Vous savez aussi qu’il est aisé de retrouver les 299 publications précédentes en parcourant la table des matières.

Mais revenons à notre 300ème. J’avais envie – pour marquer le coup – de vous entraîner vers trois émotions différentes … trois manières d’appréhender Notre Comblain … trois démarches qui nous sont ici familières.

La première, c’est la curiosité historique. Voici 3 photos inédites du Centre Millennium bien avant l’arrivée des Polonais. Ces clichés sont conservés précieusement dans un musée ; ils sont issus des collections du Musée de la Vie Wallonne. C’est un de nos sympathisants locaux qui me les a transmis. Et ils sont nombreux les comblinois ( et même au-delà de la localité ) à nous suivre régulièrement … et aussi parfois à apprendre des choses sur leur propre village. C’est cette curiosité historique qui nous a rapprochés … mais pas seulement … Ce qui marque ces autochtones, c’est surtout notre attachement à Comblain, notre vision romantique du lieu, notre manière d’en parler. Voici donc, en 3 photos, Notre château !

La deuxième, c’est la poésie … Elle émane des magnifiques photos qui suivent et qui ont toutes le même objectif : montrer toute la beauté de l’Ourthe à Comblain-la-Tour. Ces photos, j’ai pris plaisir à les glaner, par-ci par-là, sur les réseaux sociaux … ce sont vos photos … vos souvenirs … votre regard. C’est une vision tellement poétique. Mais par-delà le charme des images, il y a cette fascination que la rivière exerce sur chacun de nous … On ne résiste pas à l’envie de photographier l’Ourthe … et à partager ses photos … Voici donc comment vous voyez Notre Ourthe !

La troisième, c’est la tendresse du regard que nous posons sur cette période. Ce troisième document est sonore. C’est un enregistrement qui date de 1985 et qui a été réalisé pour les auditeurs polonais. On peut y entendre les enfants de la colonie, les moniteurs et les responsables. Ces derniers dressent une sorte de bilan, après déjà 25 ans de présence à Comblain-la-Tour. Mr Dulak explique les améliorations permanentes qui ont été apportées aux infrastructures ( constructions, rénovations, peintures, nouvelles armoires en bois, nouveaux matelas en mousse, nouvelles couvertures, … ).

Mais l’évolution n’est pas seulement matérielle, comme poursuit Mr Dulak, elle est aussi « linguistique » … En effet, si les premiers jeunes à venir aux colonies, dès le début des années 60, parlaient parfaitement le polonais, il faut bien admettre que cette langue s’est peu à peu détériorée avec les générations suivantes. Heureusement aujourd’hui ( en 1985 ), on assiste à un effet contraire ! De plus en plus d’enfants viennent de Pologne et maîtrisent parfaitement leur langue maternelle. Ce sont les moniteurs et les monitrices – issus de l’ancienne émigration – qui parlent beaucoup moins bien le polonais et qui « apprennent » aux contacts des enfants.

Nous étions là, en 1985, à un moment charnière … la fin d’une époque, le début d’une autre ! C’était la fin de Notre époque !

Voici l’enregistrement :
https://mega.nz/file/fMACUDDY#byxK-eRA4HCrDd8mld7l25GzQA4fnVHsm-dAGBHwTWE

Mais comme tout doit toujours finir par des chansons et de la musique, vous avez certainement entendu la guitare qui accompagne le chant des enfants … et le guitariste, vous l’avez évidemment reconnu – surtout ses fans et je sais qu’elles sont nombreuses – et bien oui, c’est lui ! Pas de doute. Il avait une manière si douce de caresser les cordes de sa guitare … C’est bien Notre Piotr Rozenski.

19/10/2020 – JP Dz

PS : Merci aux 2 frères Piotr et Jef Rozenski pour avoir préservé, converti et partagé le document sonore.

2.610 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le château Detienne.
2.611 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le château Detienne.
2.612 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le château Detienne.
2.613 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.614 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.615 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.616 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.617 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.618 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.619 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.620 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.621 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.
2.622 : COMBLAIN-LA-TOUR : Notre Ourthe.

0299 – Mais … on s’est lâché aussi …

Le sage a dit : « Qui vit sans folie n’est pas aussi sage qu’il le croit ! ». Il avait bien raison.

J’avoue qu’à la lecture de nos aventures, le lecteur « non-avisé » pourrait croire que nous avons été juste « parfaits ». Les innombrables photos et documents que nous avons déjà présentés, nous montrent en costumes folkloriques ou en uniformes impeccables, en rang d’oignons, en procession ou en pèlerinage, sagement alignés sur des podiums, à l’ombre d’une forêt de drapeaux patriotiques, ou attentifs et recueillis, écoutant religieusement le prêtre célébrer la sainte messe … Rassurez-vous … on s’est lâché aussi ! On a eu l’intelligence de ne pas tout miser sur l’austérité.

Et je ne vous parle pas des bals polonais auxquels nous participions régulièrement … Durant ces bals, on s’amusait beaucoup, mais bien souvent, c’est nous-même qui les organisions ou qui assumions les tâches indispensables. Du coup, entre deux polkas, il fallait ramasser les verres ou remplacer celui qui vendait les tickets de boissons … et qui voulait aussi sa part de polka. Bref, c’était un amusement à alternance responsable. C’est dans cette catégorie-là aussi qu’il convient de placer les nombreuses « surboums » que nous avons organisées au KSMP de Mons. Le but étant souvent de gagner de l’argent pour acheter des costumes. Ces évènements étaient ouverts à tous et drainaient souvent quelques … indésirables qu’il fallait canaliser. Il nous fallait donc garder le contrôle.

Non, quand je vous parle de « relâchement », je veux évoquer les soirées festives que nous nous réservions juste pour nous … Dans cette catégorie-là, il convient de classer les soirées costumées, les soirées à thèmes, les soirées « western », les soirées improvisées, … Là, entre nous, on laissait libre cours à nos fantaisies et on se lâchait vraiment.

Les photos d’aujourd’hui illustrent une ou l’autre de ces soirées costumées. Ces photos font partie de notre album commun. Elles reflètent parfaitement notre état d’esprit. Il nous fallait être, comme disaient les parents : « Jak do tańca, tak do różańca » … l’un n’empêchant pas l’autre. C’est souvent d’ailleurs lors de ces soirées mémorables qu’on a engrangé nos souvenirs les plus joyeux. Si vous avez d’autres photos du genre et venant d’autres régions … c’est le moment de les partager.

Parmi ces souvenirs inoubliables, la soirée la plus « spéciale » a été, sans conteste, cette soirée « hippies » organisée par le KSMP de Mons. Ce soir-là, non seulement tout le monde était habillé en hippies, mais on avait poussé le mimétisme jusqu’à ralentir nos mouvements, façon « flower – power », à s’asseoir par terre en petits groupes, à se planter des pâquerettes dans les cheveux et les barbes qu’on avait volontairement laissé pousser, le tout en buvant du lait dans des grands bols et en écoutant de la musique psychédélique … On avait pensé à tout SAUF … à prévenir les voisins de l’« Ośrodek Kulturalno Oświatowy » d’Hautrage-Etat où se déroulait le meeting …

Quand la police a débarqué, deux heures plus tard, les mitraillettes en bandoulière, en cherchant un responsable … j’avoue que je n’étais pas rassuré dans mes sandalettes ! Expliquer que j’étais le président de la jeunesse catholique polonaise … alors que j’étais sapé comme John Lennon revenant d’un ashram de Katmandou … n’a pas été évident. Pour les convaincre, on les a laissés rentrer ( avions-nous d’autres choix ? ) ; ils ont fait le tour … reniflé les bols de lait … observé nos pupilles … et, évidemment, rien trouvé … parce qu’évidemment il n’y avait pas la moindre trace de drogue. On était là juste pour s’amuser. Et même, bizarrement, ce soir-là, il y avait moins d’alcool que d’habitude ! Les forces de l’ordre se sont donc retirées rassurées en demandant seulement de baisser le niveau de la musique qui avait tant effrayé les riverains.

La soirée s’est poursuivie « cool », mais on n’a jamais recommencé … Si des photos de l’évènement existent, je serais très heureux de les voir. Quant aux photos d’aujourd’hui, qui reconnaîtra tous ceux qui se cachent derrière ces déguisements ?

12/10/2020 – JP Dz

2.567 : RESSAIX : ( ? ) ; ( ? ) ; Malvina Rusowicz ; Jean-Michel Deputat.
2.568 : RESSAIX : Pierre Front ; Simone Wattiez ; André Walasczyk ; Malvina Rusowicz.
2.569 : RESSAIX – 1979 : Danièle Czajkowski ; Marie-Lou Canard ; ( ? ) ; ( ? ) ; Halina Ogonowski ; Pierre Ogonowski.
2.570 : RESSAIX – 1979 : André Walasczyk.
2.571 : RESSAIX : Thérèse Spiewak.
2.572 : RESSAIX : Vincent Swiderski.
2.573 : RESSAIX : Jeanine Leracz ; Mr Tadek Szymczak ;  Mr Adam Ogonowski ; Mr Kiełtyka, Jean-Michel Deputat ; Micheline Zwierzyk et un morceau de Jean-Pierre Dziewiacien.
2.574 : RESSAIX : Jean-Pierre Dziewiacien avec Eveline Ogonowski ; André Walasczyk avec Marie-Lou Canard ; Halina Ogonowski avec Dominique Ogonowski.
2.575 : RESSAIX – 1980 : Dominique Ogonowski ; Janek Perzyna et sa fille Lodia ; Eric Visée ; Marc Cappiluppi ; Malvina Rusowicz et André Walasczyk.
2.576 : RESSAIX – 1979 : Derrière, Halina Ogonowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Czajkowski ; devant, Pierre Ogonowski ; Fredino ; Madame Czajkowska et Jean-Pierre Dziewiacien, en boxeur.
2.577 : RESSAIX – 1979 : ( ? ) ; … ; Simone Wattiez ; Halina Ogonowski ; Fredino ; ( ? ) ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.
2.578 : RESSAIX – 1979 : Simone Wattiez ; Halina Ogonowski ; Dominique Ogonowski ; André Cornut ; et Marilyne Desmet … en momie …
2.579 : RESSAIX -1979 : André Cornut ; Pierre Ogonowski ; de dos, Jean-Pierre Dziewiacien.
2.580 : RESSAIX – 1979 : Eveline Ogonowski, en pocharde ; Sébastien Perzyna.
2.581 : RESSAIX – 1980 : Simone Wattiez avec Dominique Gebka ; Danièle Czajkowski avec ( ? ) ; ( ? ) avec Thérèse Ogonowski ; Héléna Van Driessche avec Jean-Michel Deputat.
2.582 : RESSAIX : Jean-Michel Deputat, en Peggy ; Dominique Gebka, en Bécassine, Vincent Swiderski, en indien et Denis Haine.
2.583 : RESSAIX : Jean-Michel Deputat ; Danièle Perzyna ; ( ? ) ; ( ? ).
2.584 : RESSAIX -1980 : Héléna Van Driessche ; Lodia Perzyna ; Malvina Rusowicz.
2.585 : RESSAIX – 1980 : Gieniu Perzyna ; Vincent Swiderski ; Fredino.
2.586 : RESSAIX – 1980 : Héléna Van Driessche ; Nathalie Haine ; Thérèse Ogonowski ; Nadine Deputat.
2.587 : RESSAIX – 1980 : Héléna Van Driessche ; Lodia Perzyna ; à l’arrière, Jean-Pierre Dziewiacien avec Eveline Ogonowski.
2.588 : RESSAIX – 1980 : Héléna Van Driessche et son mari, Gieniu Perzyna.
2.589 : RESSAIX – 1980 : ( ? ) ; Janek Perzyna ; Nathalie Haine ; Danièle Czajkowski ; le bout de barbe à droite … ça doit être moi !
2.590 : RESSAIX : Marc Cappiluppi ; Danièle Perzyna ; Vital Kciuk.
2.591 : RESSAIX : Simone Wattiez ; Eveline Ogonowski ; Pierre Front ; Micheline Zwierzyk ; Jean-Pierre Dziewiacien.
2.592 : RESSAIX : Dominique Ogonowski ; Marie-Lou Canard ; André Walasczyk ; Jean-Michel Deputat ; Eveline Ogonowski.
2.593 : RESSAIX – 1980 : Nathalie Haine ; Lodia Perzyna dans les bras de sa maman, Nadine Deputat ; Laurence Perzyna ; Janek Perzyna.
2.594 : RESSAIX – 1979 : Daniel Kowal.
2.595 : RESSAIX : Danièle Czajkowski ; Simone Wattiez ; Daniel Kowal ; Malvina Rusowicz ; Thérèse Spiewak.
 
2.596 : RESSAIX : Danièle Czajkowski ; Malvina Rusowicz ; Irek Mrzygłod ; Thérèse Spiewak ; Simone Wattiez.
2.597 : RESSAIX : Danièle Czajkowski ; Simone Wattiez ; Malvina Rusowicz.
2.598 : RESSAIX : Simone Wattiez.
2.599 : RESSAIX : Thérèse Spiewak.
2.600 : RESSAIX : Danièle Czajkowski.
2.601 : RESSAIX : Dominique Gebka.
2.602 : RESSAIX : Danièle Perzyna ; Michel Spiewak.
2.603 : RESSAIX : Danièle Perzyna ; Dominique Gebka.
2.604 : RESSAIX : Michel Spiewak.
2.605 : RESSAIX : Eveline Ogonowski et Jean-Pierre Dziewiacien.
2.606 : RESSAIX : Jeanine Romanowicz ; Pierre Front ; Jean-Pierre Dziewiacien.
2.607 : RESSAIX : ( ? ) ; … ; Jean-Pierre Dziewiacien ; … ; Géniu Bujanowski ; …
2.608 : RESSAIX : Irek Mrzygłod.
2.609 : RESSAIX : Dominique Ogonowski.

0298 – 1964 Châtelineau organise son Festival des KSMP

« Une partie de la communauté polonaise belge, en tout cas la partie qui participe activement à notre vie nationale, pourrait être appelée « les pèlerins nationaux ». Il n’y avait probablement pas, cette année, de dimanche d’été, où un bus n’est venu – le matin ou l’après-midi – devant les maisons polonaises pour emmener tout ou une partie des familles à une manifestation.

En mai, le pèlerinage à Montaigu, puis la Majówka à Comblain, – les vacances à Comblain sont aussi l’occasion pour les parents d’y venir tous les dimanches – puis une magnifique manifestation à Merksplac et le même dimanche la consécration du foyer polonais de Ressaix. La compétition organisée par le comité central de l’Union des Polonais en avril, les jeux sportifs début juin, une grande fête au sein du Comité du Millénaire à Saint-Nicolas, et après deux semaines, à nouveau cette belle fête du KSMP, que nous décrivons ci-dessous.

Et ceux-ci ne sont que les manifestations nationales. Et pourtant, les régions et les implantations individuelles organisent également divers types d’événements, en y invitant leurs voisins !

Il semblait donc que les gens se fatiguent, que les considérations financières les incitent à rester chez eux. En effet, les mêmes visages sont souvent rencontrés, donc les mêmes paient toujours. On craignait donc qu’avec le temps, il n’y ait plus de participants, que les salles soit vides. C’est ainsi que ce 5e festival du KSMP en Belgique avait suscité une inquiétude particulière, car il s’agissait de la dernière manifestation générale de la saison en cours. Il y avait donc un manque de volonté ou de moyens pour venir à Gilly, près de Charleroi, où se déroulait le festival. Les craintes se sont révélées injustifiées. Les participants ont été très nombreux … ».

C’est par ces mots que notre chroniqueur préféré – Mr. Rzemieniewski – commence son article du 27/09/1964 consacré au 5ème festival des KSMP organisé, à Gilly, par le KSMP de Châtelineau. L’intégralité de son article traduit en français se trouve ci-dessous.

Ce jour-là, le journaliste est particulièrement en forme … et spécialement prolixe ! Je ne sais pas si c’est la présence dans la salle de Mr. M. Kwiatkowski jr. ( Fils du rédacteur en chef du Narodowiec ) ou si c’est l’absence de toute délégation venant du Limbourg qui semble « l’énerver » … mais Mr. Rzemieniewski prend ses aises et s’étire sur plusieurs pages. Se doutait-il que, 60 ans plus tard, ses émotions seraient encore traduites, analysées et partagées ? Elles sont le reflet de la vie communautaire telle que nos parents et nous-même la vivions. Témoignages précieux s’il en est … même si parfois les sources se contredisent. En effet, un journal en français ( doc 2.557 ) affirme que le KSMP de Winterslag était présent à ce festival et a même interprété sa danse des Montagnards ??? Bizarre !

Mais revenons à l’essentiel. C’est grâce à Jean Dalgan, président du KSMP de Châtelineau, que nous pouvons nous replonger dans cette magnifique manifestation. Jean a pris soin de conserver les documents qui sont exposés ici.

On peut dire que le Festival 64 a été une réussite. « Rien n’était boiteux » affirme Mr Rzemieniewski … c’est sa manière à lui de dire que tout était parfait. Un grand moment. Un de ces moments qui justifie que tant d’années plus tard … on s’en souvienne encore.

05/10/2020 – JP Dz

2.547 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Programme.
2.548 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Programme.
2.549 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Jean Dałgan ; Ks Adamski ; KSMP Liège.
2.550 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Dans la salle.
2.551 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Châtelineau.
2.552 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Liège.
2.553 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Opérette « l’hôpital des fous » interprétée par le KSMP de Liège.
2.554 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Liège ; les invités d’honneur ; KSMP Mons.
2.555 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Mons.
2.556 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Châtelineau.
2.557 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Coupure de presse en français.
2.558 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : KSMP Châtelineau.
2.559 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/09/1964.
2.560 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/09/1964.
2.561 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/09/1964.
2.562 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/09/1964.
2.563 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec du 27/08/1964.
2.564 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Coupure de presse en français.
2.565 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Narodowiec, invitation pour le festival.
2.566 : GILLY : 1964 – Châtelineau organise son Festival des KSMP : Coupure de presse en français.

Narodowiec du 27/09/1964 – Wiadomości z Begii

Le cinquième festival des KSMP de Belgique est devenu une belle manifestation de la jeunesse polonaise

Une partie de la communauté polonaise belge, en tout cas la partie qui participe activement à notre vie nationale, pourrait être appelée « les pèlerins nationaux ». Il n’y avait probablement pas, cette année, de dimanche d’été, où un bus n’est venu – le matin ou l’après-midi – devant les maisons polonaises pour emmener tout ou une partie des familles à une manifestation.

En mai, le pèlerinage à Montaigu, puis la Majówka à Comblain, – les vacances à Comblain sont aussi l’occasion pour les parents d’y venir tous les dimanches – puis une magnifique manifestation à Merksplac et le même dimanche la consécration du foyer polonais de Ressaix. La compétition organisée par le comité central de l’Union des Polonais en avril, les jeux sportifs début juin, une grande fête au sein du Comité du Millénaire à Saint-Nicolas, et après deux semaines, à nouveau cette belle fête du KSMP, que nous décrivons ci-dessous.

Et ceux-ci ne sont que les manifestations nationales. Et pourtant, les régions et les implantations individuelles organisent également divers types d’événements, en y invitant leurs voisins !

Il semblait donc que les gens se fatiguent, que les considérations financières les incitent à rester chez eux. En effet, les mêmes visages sont souvent rencontrés, donc les mêmes paient toujours. On craignait donc qu’avec le temps, il n’y ait plus de participants, que les salles soit vides. C’est ainsi que ce 5e festival du KSMP en Belgique avait suscité une inquiétude particulière, car il s’agissait de la dernière manifestation générale de la saison en cours. Il y avait donc un manque de volonté ou de moyens pour venir à Gilly, près de Charleroi, où se déroulait le festival.

Les craintes se sont révélées injustifiées

Les participants ont été très nombreux. Les visiteurs sont venus principalement de la région wallonne de Belgique, car cette fois il n’y avait pas d’ensembles de jeunes du Limbourg, et dans la salle, on remarquait peu d’adultes venus de cette région, même si elle n’est pas si lointaine de Charleroi.

C’est d’autant plus étrange quand on sait que la communauté polonaise du Limbourg est la plus nombreuse et aussi la plus riche. Il ne s’agit pas du premier « blocage du moteur polono-limbourgeois », il sera donc du devoir de ses dirigeants de rechercher les raisons de ces « blocages ». Mais ceci est une autre affaire. Revenons au festival proprement dit, qui malgré l’absence du Limbourg, s’est transformé en une très belle manifestation de la jeunesse polonaise.

La partie matinale du festival

Le cinquième festival des KSMP de Belgique a débuté par la messe célébrée dans l’église paroissiale de Gilly Sart Allet, par le recteur Repka, assisté des pères Strójwąs et de Adamski.

Un beau sermon, adressé aux jeunes, a été donné par l’assistant général des KSMP de Belgique, ks. K. Szymurski. Il a notamment rappelé que le patron de la jeunesse était saint Stanislas Kostka, et a donné de nombreux exemples montrant que seule la volonté d’aider son prochain, la force de caractère, la poursuite du but visé, la lutte contre ses faiblesses, peuvent donner un sens à notre vie, la rendre précieuse. Pendant la messe, de nombreux jeunes sont venus à la table du Seigneur.

La chorale du KSMP de Liège, sous la direction de Mr B. Lachowski et le chant en solo de Mr Majewski ont embelli la célébration de la messe, qui s’est terminée par le chant commun : « Boże coś Polskę ».

Pendant la pause, les organisateurs du festival ont reçu leurs invités avec un dîner très soigneusement préparé.

Outre le Recteur, ks. Repka, les prêtres polonais : Szymurski, Strójwąs, Müller, Adamski, Mr P. Gałązka, de l’Union des chrétiens, des présidents et des présidentes des différents KSMP présents, la réception a également été honorée par la présence du délégué de l’épiscopal belge pour les réfugiés, Monseigneur E. Dejardin, le curé belge local, le Père Peters, et le représentant du Ministre Brasseur, M. Marc, etc.

Le déroulement du festival, sa partie solennelle

L’immense salle de la paroisse de Gilly Sart Allet était remplie à ras bord lorsqu’à 14h30, le père Adamski et Janek Dałgan, président du KSMP de Châtelineau, sont apparus sur le podium pour saluer, en polonais et en français, les personnes réunies au nom des organisateurs. Ils ont adressé leurs chaleureuses paroles de bienvenue au recteur de la mission catholique polonaise, le père H. Repka, au délégué de l’épiscopat belge pour les étrangers, Monseigneur E. Dejardin, au représentant du ministre Brasseur, à M. Marc, au curé belge local, le père Peters, ainsi qu’aux différents prêtres polonais de Belgique : Ks Szymurski, assistant général des KSMP de Belgique, Ks Müller, Ks Kurzawa, Ks Noskiewicz, Mr P. Gałązka, de l’Union des chrétiens. Ils ont également adressé un chaleureux accueil à la délégation venue de France en la personne du directeur général des KSMP de France, le père doyen Ks Lewicki, du vice-président des KSMP de France et délégué aux affaires internationales, Mr M. Kwiatkowski jr., de la secrétaire générale des KSMP, Mlle L. Klaczyńska de Noeux-les-Mines, du trésorier général des KSMP et responsable de la II région ( Douai ) Mr. Piechowiak, ainsi que M. E. Madejów. Cette délégation française a reçu du public de chaleureux applaudissements. L’accueil s’est poursuivi par l’énumération d’autres personnalités présentes : le représentant du « Narodowiec » en Belgique, Mr. Rzemieniewski, ainsi que les représentants de toutes les organisations polonaises, parmi lesquels se trouvaient également Mr. M. Gruszczynski, président du Conseil général de l’Association des hommes catholiques en Belgique, M. Wł. Kosiorek, vice-président du Conseil général de l’Association des Polonais en Belgique, M. K. Wójcik, vice-président du Conseil général du SPK Belgique, et, bien sûr, les président et présidente du comité général des KSMP Mr. E. Budzyński et Mlle L. Białecka etc.

Ensuite, le KSMP Châtelineau a chanté les hymnes nationaux polonais et belge. Ce fut un beau geste d’accueillir les invités avec des fleurs par les enfants de l’école. Tout ceci restera un agréable souvenir du festival.

Le discours Monseigneur Dejardin

À son tour, le représentant de l’épiscopat belge pour les étrangers, Monseigneur Dejardin a pris la parole.

Il a dit entre autres choses : « Je vous apporte le salut de l’épiscopat belge. Salutations à toute la communauté polonaise, et en particulier aux jeunes qui sont si fiers de tenir dans leurs mains le drapeau de la Pologne libre et catholique. Je vous remercie pour l’exemple que vous donnez aux Belges. Celui qui parle de la Pologne parle de la Pologne catholique, celui qui parle des Polonais parle des gens d’honneur !

C’est la famille qui est au centre de vos intérêts, la famille unie. Grâce à la famille, à une bonne éducation des jeunes, vous voulez réaliser vos idéaux nationaux et religieux. Par le chant, l’enthousiasme, cette jeunesse exprime son attachement à l’église et au pays des pères. Et quiconque regarde ces jeunes, observe leur dynamisme, doit aussi croire en l’avenir de la nation qui les a engendrés. Il doit croire que ces jeunes gens assureront aussi un meilleur avenir à leur patrie, que cette patrie sera un jour à nouveau vraiment libre, libre et catholique.

Vous célébrez maintenant un grand anniversaire. L’anniversaire du millénaire de la chrétienté de votre nation.

Vous le célébrez en union avec les Polonais dispersés dans le monde entier, en union avec vos frères dans le pays. C’est une date de votre histoire nationale. Vous célébrez cet anniversaire à un moment où l’église de Pologne traverse des moments difficiles. Mais le symbole de la « croix » doit constamment être vu à travers les yeux de ceux qui croient. Car c’est par la croix qu’a eu lieu la rédemption de l’humanité. Il ne faut donc pas perdre espoir. Et je sais que le doute n’est pas dans vos cœurs. Il ne remplit pas non plus le cœur des jeunes.

Ces jeunes, que je donne souvent en exemple dans les réunions épiscopales, comme un exemple de leur attachement aux principes de la foi et de la nation dont ils sont issus.

Continuez à travailler de cette manière, en chérissant vos traditions nationales, car grâce aux souffrances de la nation et aux efforts de vos jeunes, grâce au sacrifice de tous les Polonais, votre patrie sera à nouveau libre et catholique ».

Ce discours a été récompensé par un tonnerre d’applaudissements. Cependant, il vaudrait la peine que chacun réfléchisse plus profondément aux paroles de Monseigneur Dejardin. Qu’il les examine et en tire les conclusions appropriées. Pour certains, ce sont là des mots d’appréciation et d’encouragement pour la poursuite du travail, pour d’autres, enfin, ces mots peuvent les aider à sortir de leur léthargie, leur rappeler les obligations qui leur incombent parce qu’ils sont nés polonais.

Discours du représentant de la ministre Brasseur

Au nom du ministre Mr. Brasseur qui, avec l’évêque du diocèse de Tournai, a accepté le protectorat honoraire du festival, Mr. Marc a transmis, à l’assemblée, les salutations de monsieur le ministre et a lancé le cri : « Vive la Pologne ! Vive la Belgique ! ».

Le père Peters a salué les invités en son nom et au nom du comité paroissial, s’exprimant en trois langues : polonais, flamand et français. Dans la deuxième partie du programme, M. Kwiatkowski jr., délégué des KSMP de France et du « Narodowiec » a également pris la parole.

Allocution de Mr Kwiatkowski jr.

Parlant en français, Mr. Kwiatkowski exprime sa reconnaissance pour les belges qui sont les amis des polonais de Belgique. Ils apportent une aide très substantielle à de nombreuses initiatives polonaises en Belgique et pour cela tous les Polonais leur sont reconnaissants. L’actuel Concile du Vatican aborde, entre autres, le problème de l’unité humaine et de la coexistence harmonieuse des nations. Les Belges donnent déjà un bon exemple de la manière de faire de cette coexistence une réalité grâce à une coopération fraternelle avec les Polonais.

S’exprimant ensuite en polonais, M. Kwiatkowski a salué les jeunes et les anciens au nom des KSMP de France.

Les jeunes en France suivent le développement du KSMP en Belgique avec appréciation, ils connaissent le travail sacrificiel des membres et des adhérents de ce beau mouvement. Ce dévouement est souvent un exemple pour les KSMP en France. Les contacts entre les organisations nationales du KSMP doivent être encouragés.

Ainsi, le projet du Père Lewicki, créant le conseil d’administration de KSMP pour les pays d’Europe occidentale, devrait être mis en œuvre prochainement. À cette fin, une réunion des représentants des KSMP de France, de Belgique, d’Angleterre et d’autres pays où le KSMP existe sera convoquée dans un avenir proche, probablement en Belgique.

Mr. Kwiatkowski adresse également les meilleurs vœux du Père Czajka, ancien curé de Charleroi, qui n’a pas pu assister en personne au festival, mais qui est très satisfait des réalisations de la jeunesse polonaise de Belgique. Et enfin, l’orateur, salue l’assistance, au nom du « Narodowiec » et de son éditeur Mr Kwiatkowski qui passe son existence au service des mêmes idéaux que ceux défendus par le KSMP.

Partie artistique du festival – Représentations du KSMP Châtelineau

Seuls trois groupes KSMP se sont produits dans ce festival : KSMP Châtelineau, Liège et Mons.

Le plus jeune d’entre eux, et en même temps l’hôte du festival, l’ensemble KSMP Châtelineau, s’est produit en chantant et en dansant. Ces représentations ont été dûment préparées. De nouveaux costumes folkloriques ont également été présentés. La performance de cet ensemble était, entre autres, une preuve du progrès continu, de son souci d’une forme et d’une qualité toujours meilleure. Et il convient de le souligner, tout en exprimant sa reconnaissance à tous ceux qui travaillent avec cette équipe, qui en prennent soin, car ce n’est pas l’œuvre d’un seul homme. Il faut croire que ce groupe a un bel avenir devant lui. La garantie de l’avenir est, entre autres, l’enthousiasme des jeunes eux-mêmes, qui interagissent harmonieusement les uns avec les autres, l’enthousiasme et la bonne volonté de la direction de cette branche du KSMP.

« Les vétérans » de Liège …

Le KSMP de Liège, ce sont déjà les « vétérans ». Les vétérans ne sont ni les membres, ni les adhérents, car il y a toujours des changements parmi eux. Les années passent, et le groupe existe depuis plusieurs années maintenant, donc certaines personnes avaient le droit de devenir un peu « vieilles », et de quitter les rangs du KSMP. Des nouveaux arrivants sont venus à leur place. Il y a donc de nouveaux membres, mais le même encadrement expérimenté. Le chœur de cet ensemble a été admiré, pour la première fois, dans l’église pendant la messe. Dans le programme du festival, ce groupe s’est produit avec une opérette intitulée « l’hôpital des fous ». Il y avait là de la place pour la danse, pour le chant et pour un dialogue vivant. On a donc pu admirer, outre la danse, le chant de groupe et les solistes, mais aussi le mot polonais « pur », dans des scènes particulièrement bien interprétées et d’excellents jeux d’acteurs.

L’ensemble de Liège a gagné une reconnaissance bien méritée. La forme de l’opérette elle-même constituait déjà une certaine diversification du programme du festival, où prédominaient principalement la danse et le chant. Mais l’opérette, c’est aussi de l’action. Il est juste dommage que l’agitation dans la salle n’ait pas permis à tout le monde de suivre l’action de près. Pour certains, comme pour l’auteur de ces lignes également, il semblait qu’en raison du riche programme du festival, l’opérette prenait trop de temps. Toutefois, les conversations avec le public ont montré que cette préoccupation n’était pas justifiée. Personne ne s’est plaint de s’être ennuyé ; tous ont confirmé qu’ils s’amusaient bien avec les péripéties qui s’enchaînaient sur scène. Et la voix du public est la plus importante, car les spectacles ont été préparés pour eux !

Les interprètes des différents rôles étaient : Genia Idzikowska, dans le rôle d’Izaura, Henryk Krauze dans celui de médecin ; Michał Majewski dans le rôle d’Edward, Stasiu Formusiewicz dans celui d’Hydrogène et Heronim Paluszkiewicz dans celui de Jakub. L’accompagnement musical a été assuré par M. B. Lachowski.

Les grandes performances de KSMP Mons

Et enfin, le KSMP de la région de Mons. Le groupe s’est déjà fait une réputation pour le chant, dirigé par Mr. J. Karasiński, et pour la danse, dirigée par Mr. E. Łagocki. La prestation de cet ensemble, dans le cadre du festival KSMP, a confirmé l’opinion dont il bénéficie. Et on a déjà beaucoup écrit sur ce sujet. Il faut ajouter ici que le répertoire des chansons du groupe est de plus en plus riche et international. Outre les chansons polonaises, il interprète également des chansons françaises et italiennes.

Les groupes individuels ont été présentés par Mr. B. Kaczmarczyk. Derrière lui, c’est le président du KSMP Châtelineau Mr. J. Dałgan qui prendra la parole, pour annoncer la fin du festival, remercier tout le monde d’y avoir participé et inviter tout le monde au bal. Les derniers mots ont été prononcés par le recteur Ks H. Repka.

Discours final du recteur ks H. Repka

Tout d’abord, en français, le Recteur a remercié les invités belges pour leur aide, en particulier le P. Dejardin, pour sa constante bienveillance sur les Polonais et la sympathie qu’il leur a témoignée de manière concrète.

Il a aussi remercié tous ceux qui ont participé à la préparation du festival : les équipes de jeunes et leurs soutiens, les responsables dans les coulisses, ce qui est un exemple concret d’une coexistence fructueuse entre les jeunes et la vieille génération.

Le recteur a également exprimé sa gratitude à la sympathique délégation française du KSMP pour sa venue, soulignant l’utilité de tels contacts. Enfin, le recteur a adressé des compliments particuliers à l’organisateur du cinquième festival, à la section de Châtelineau du KSMP, à son patron, le père Adamski, et à toutes les personnes qui se sont empressées d’aider si généreusement. Tous tireront le meilleur de leurs souvenirs de cet événement, et repartiront avec la conviction que là où il y a coopération et ordre, il y a de beaux résultats pour l’église et pour la nation.

Une soirée de divertissement très réussie

Le soir, la musique a été jouée pour tout le monde : jeunes et vieux se sont mis à danser. Les plus jeunes surtout, parce qu’ils étaient nombreux, et c’est aussi une réussite remarquable de cet événement.

Nous concluons en affirmant que durant cet événement, tout a réussi grâce à une bonne organisation et à la volonté de coopérer. Rien n’était boiteux. Les jeunes n’ont pas été privés de leur voix. Ils ont été chargés d’une grande responsabilité, notamment le comité du KSMP Châtelineau pendant l’exécution du programme du festival, et cela a été une volonté de la direction.

Les dames qui se sont occupé de la cuisine ont fait leur devoir à la perfection. Beaucoup ne pensaient pas qu’il y avait d’aussi bonnes cuisinières à Farciennes. Le service au buffet était agréable. Le service d’ordre était poli et serviable, car ils étaient déjà « en service » dans la rue, afin que ceux qui viennent de loin puissent trouver le bon chemin, pour qu’ils ne s’égarent pas. Tout ceci a fait le succès des festivités.

( J. n. )

Jóseph Nikodem Rzemieniewski

0297 – Impreza

J’aime beaucoup ce mot polonais « Impreza ». Il signifie littéralement : fête, événement, manifestation, cérémonie, … mais depuis quelques années, il a pris aussi une connotation plus argotique … plus humoristique. Il n’est pas rare d’entendre aujourd’hui tel joyeux fêtard expliquer qu’il a suffi de trois tranches de « kiełbasa », de deux « ogórki kiszone » et deux bouteilles de wódka et c’était « impreza ».

Ceci dit des « Imprezy», Comblain en a connu des mille et des cents … des plus modestes au plus raffinées … des plus improvisées ou mieux orchestrées … On a même l’impression que l’endroit a été – dès le départ – dédicacé pour la fiesta. Du coup, on retrouve ci et là des photos qui témoignent … Parfois on ne sait même plus quel événement était le prétexte ce jour-là à la fête. C’était un événement … mais lequel ???

Voici quelques exemples. Si vous pouvez nous expliquer, ce serait magnifique !

28/09/2020 – JP Dz

2.536 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : ( ? ).
2.537 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : ( ? ).
2.538 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1977 : ( ? ).
2.539 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
2.540 : COMBLAIN-LA-TOUR : De gauche à droite : Mme Biber ; Mme Hélène Dudek ; Krystiane Wochen, le petit garçon au centre, Georges Załobek ; à l’arrière Wanda ?? ; Alice Bardo ; ( ? ) ; …
2.541 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
2.542 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : La petite fille venait de Pologne et faisait sa communion à Comblain et je crois qu’elle venait de Kalisz. ( ? ) : … ; Ella Szerocinska ; les sœurs de Bogdan ?
2.543 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
2.544 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
2.545 COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
2.546 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le balcon : de gauche à droite : François Luczynski ; Mariette Maciejewska et sa maman ; Zosia Bień ; Danusia Nieglos ; Anielka Paterka ; Wacek Bień ; Mme Nieglos ; sur l’escalier, Jan et Czesia Stempniewicz ; en dessous de François Luczynski, Pani Skrzynska. À droite en bas, Izabela Światopełk – Czetwertyńska +  la présidente de Polonia Belgii à ce moment là ; à côté le 3ème Consul Général de Pologne Pan Drodz et son épouse ; ( ? ) ; …

0296 – Kto ty jesteś ?

Je suis sûr que ce petit poème vous rappelle quelque chose … Nous l’avons tous appris par cœur à l’école polonaise et récité sur scène ou devant Saint-Nicolas :

« Kto ty jesteś ?
Polak mały.
Jaki znak twój ?
Orzeł biały.

Gdzie ty mieszkasz ?
Między swemi.
W jakim kraju ?
W polskiej ziemi.

Czem ta ziemia ?
Mą ojczyzną.
Czem zdobyta ?
Krwią i blizną.

Czy ją kochasz ?
Kocham szczerze.
A w co wierzysz ?
W Polskę wierzę.

Coś ty dla niej ?
Wdzięczne dziecię.
Coś jej winien ?
Oddać życie
 ».

Władysław Bełza – « Wyznanie wiary dziecięcia polskiego »

21/09/2020 – JP Dz

2.526 : COMBLAIN-LA-TOUR : KSMP Charleroi : Ks Lewandowski ; Monseigneur Szczepan Wesoły ; Ks ? ; Ryszard Druszcz, en costume ; ( ? ) ; … ; Dorota Druszcz ; ( ? ) ; …
2.527 : HAUTRAGE-ETAT : L’école polonaise : Pour les filles : à gauche 1er rang : Marie-Françoise Fiutowski ; Sophie Nowak ; derrière,  Marie-christine Grzegorzewski ; Lucie Matusiewicz ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.528 : TERTRE : L’école polonaise : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.529 : RESSAIX : L’école polonaise : Halina, Eveline, Dominique et Pierre Ogonowski ; Jean-Michel Deputat ; ( ? ) ; Casimir Nowicki ;  Edouard Nowicki ; ( ? ) ; Janina Romanowicz ; Lucette Kieltyka ; Jeanine Leracz ; …
2.530 : HAUTRAGE-ETAT : L’école polonaise : 1 Sophie Nowak ; 2 Marie-Françoise Fiutowski ; 3 Nadine kucharzewski ; 4 Lucie Matusiewicz ; 5 Monia Krasowska ; 6 : Jeanine Mielcarek ; 7 : Marie-christine Grzegorzewski ; 8 Jeanine Krasowska ; 9 Henri Swieconek époux de Marianne Quintin ; ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.530 bis
2.531 : Premier ensemble folklorique à Heusden-Zolder ( avant la création du KSMP) : Prise en 1958 à Beringen-Mijn, à l’occasion du 25 anniversaire du « kapłanstwa » de Ojciec Marcin Noskiewicz ( curé pendant 30 ans, de 1948 à 1978 ). Sur la photo : premier couple, Madame Pelagia Bednarek ( Pani Nowicka ) et Monsieur Grzegorz Rozeński ( la papa d’Elizabeth, de Jef et de Piotr ). Derrière lui, le père de Carine et Brigitte Prekowski ( et beau-frère de Pela, car marié à sa sœur ). Au milieu de la foule : Ojciec Marcin himself.
2.532 : Montaigu / Scherpenheuvel – 1969 : Elisabeth Rozenski ; Annie Nowicki ; Zosia Król ; Betty Nowicki ; mais aussi, la maman de Zosia Król et celle d’Elizabeth Rozenski.
2.533 : Camp scouts avec les jeunes du Borinage : Stanis Łokietek ; Zdzisław Blaszka ; Christian Wala ; Michel Stokowski ; Zbigniew Blaszka ; Zygmund Łokietek, le cuistot ; Pawel Mikus ; Raymond Mielcarek ; Felix Nowak ; Henri Mielcarek ; Franusz Perz ; Edmond Mielcarek ; Zdzisław Goch ; Derrière, Léon Brocki.
2.534 : LIEGE – 1988: KSMP sous la direction de Lodzia Baum et Jean Paluszkiewicz – année ?: Jean Paluszkiewicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
2.535 : LIEGE – 1988: KSMP sous la direction de Lodzia Baum et Jean Paluszkiewicz : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).

Alice

Alice – qui voulait savoir où courait toujours son p’tit lapin blanc … qui n’avait pas l’temps, pas l’temps, pas l’temps – s’est retrouvée tout à fait par hasard « au Pays de Gottignies ».

Là, elle a rencontré toute sorte de personnages loufoques !

Un chapelier fou – complètement fou – l’a invité à prendre une tasse de thé … et ça tombait bien, c’était justement son non-anniversaire.

La reine de cœur qui régnait sur ce jardin magique est allée chercher quelques vieux albums photos et, tous ensemble, nous avons replongé « au Pays merveilleux de notre enfance ».

16/09/2020 – JP Dz

Alice Golusinski

T07 – Tour de France, 15/09/2020, 16-ème étape : La Tour-du-Pin – Villard-de-Lans !

« Quel rapport avec les Anciens de Comblain-la-Tour ? » me direz-vous.

Laissez-moi vous esquisser en quelques lignes l’histoire du Lycée polonais Cyprian Norwid de Villard-de-Lans.

En octobre 1940, sous l’impulsion de Zygmunt Lubicz-Zaleski, délégué en France du ministère polonais de l’Instruction publique, aidé par Wenceslas Godlewski, lecteur de langue polonaise à l’université de Lille, est créé le Lycée polonais Cyprian Norwid à Villard-de-Lans, en zone libre. Les cours sont dispensés en langue polonaise et se basent sur les programmes des écoles d’enseignement secondaire de la Pologne d’avant-guerre. À ces cours de base s’ajoute un enseignement approfondi de la langue et de la littérature française (cinq heures par semaine).

Les élèves suivent un cursus secondaire organisé en deux cycles : les quatre premières années sont sanctionnées par le « Mała matura » ; au terme des deux années terminales, les élèves passent le « Matura », reconnu équivalant au Baccalauréat par les autorités françaises.

Entre 1940 et 1946, le Lycée va accueillir des filles et garçons provenant de diverses origines : des jeunes soldats polonais ayant pris part aux campagnes de Pologne, de Norvège et de France, des évadés des camps de prisonniers, les enfants des réfugiés polonais arrivés en France en 1939 et 1940, les enfants des émigrés d’avant-guerre établis dans les bassins miniers,…

Les cours du programme de base sont donnés par d’anciens professeurs et chargés de cours venus d’universités polonaises. Les cours de français par des enseignants autochtones. Le Lycée comptera chaque année quelque deux cents élèves en moyenne (cent vingt-cinq en 1940 et deux cent trente en 1946).

Après la fin de la guerre et la reconnaissance par l’Ouest du gouvernement communiste, Varsovie envoie un émissaire, nommé vice-directeur, pour prendre en charge les études sur la Pologne.

Le Lycée Cyprian Norwid de Villard-de-Lans fermera définitivement ses portes au terme de l’année scolaire 1945-46. Une partie des élèves continueront leur scolarité au Lycée Polonais à Paris, d’autres rejoindront des lycées français pour éviter un établissement considéré comme soumis à Moscou.

Mais quel est donc le rapport avec Comblain ?

Dans le livre qu’a consacré au Lycée un de ses anciens, Tadeusz Łepkowski, j’ai pu lire : « Presque dès l’instant où, en 1946, le lycée fut transféré à Paris… les « Villardiens » envisagèrent d’écrire son histoire, désormais achevée, de laisser un témoignage sur eux-mêmes. La plupart d’entre eux avaient à l’esprit de raconter l’histoire du Villard polonais, et non celle, réécrite pour les besoins propagandistes des autorités de la nouvelle Pologne populaire,… ».

N’est-ce pas ce à quoi nous invite aussi Jean-Pierre Dziewiacień ? Écrire notre histoire, celle de l’émigration polonaise en Belgique, celle de nos cités minières, de nos organisations, de nos fêtes et commémorations, celle de nos colonies de vacances, telles que nous les avons vécues, ressenties. Faisons-le avec ce qu’il faut de subjectivité, voire de mauvaise foi mais surtout avec notre cœur et nos tripes. Aidons Jean-Pierre à compléter ce livre, témoignons, racontons ; laissons une trace qui ne pourra être dévoyée. Merci mille fois à toi, Jean-Pierre. Félicitations et courage.

D’autres liens existent entre la communauté polonaise de Belgique et Villard-de-Lans : l’abbé Kazimierz Czajka y a été professeur, Zofia Kułakowska-Wajs et Anna Gralla, élèves. Mais ce sera pour une prochaine publication.

15/09/2020 : André Karasiński

SOURCES

TADEUSZ ŁEPKOWSKI, Une école libre polonaise en France occupée, © Mémoire du Lycée Cyprian Norwid – Villard-de-Lans (1940-1946), juin 2013. http://www. http://www.lycee-polonais.com

MONIKA SALMON-SIAMA Chapitre 24. Le lycée polonais Kamil Cyprian Norwid de Villard de Lans. Un lycée pour les Polonais dans le Vercors. 

https://books.openedition.org/septentrion/7231?lang=fr

0295 – À l’ombre de Kurzawa

Ce lundi 14 septembre, c’est l’anniversaire de Ks Kurzawa. Né en 1912, il aurait eu aujourd’hui 108 ans ! C’est l’occasion de se recueillir quelques minutes en méditant sur le privilège que nous avons tous eu de côtoyer cette personnalité hors du commun.

C’est l’occasion aussi de mesurer son héritage. Je ne parle pas d’argent, évidemment, mais de tout le reste … de tout ce qui compte finalement le plus …

La première photo d’aujourd’hui date de 1979, c’est-à-dire déjà presque 20 ans après le début des colonies à Comblain. Le prêtre est toujours là. On a même l’impression que c’est la même soutane depuis le début ! En tout cas, c’est le même regard bienveillant sur les enfants qui l’entourent. Et même si les enfants regroupés autour de lui sont déjà la Nième génération à se succéder, il n’y a que les visages qui ont changé … les sourires, le plaisir, la sérénité et la quiétude sont les mêmes. Ils ont l’air serein. Que pouvait-il leur arriver ? Rien, ils sont là à l’abri, à l’ombre de Ks Kurzawa.

Si vous regardez bien, vous reconnaîtrez sur cette magnifique photo, Vincent Swiderski – déjà lui – les bras croisés, l’air décidé, conquérant et … quelques centimètres plus loin, Alice Golusinski – déjà elle – les bras croisés aussi, mais enroulé autour de son pull, avec cet air timide et réservé qu’elle a toujours conservé. Ces deux-là feront leur vie ensemble … eux aussi, ils se sont rencontrés là … à l’ombre de Ks Kurzawa.

Combien d’autres se sont rencontrés comme ça ? Combien d’histoire d’amour, combien de contes de fée, de destins se sont noués là … à l’ombre de Ks Kurzawa ?

14/09/2020 – JP Dz

2.516 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Vincent Swiderski et Alice Golusinski ; mais aussi, ks Kurzawa ; Thérèse Spiewak ; Denis Haine ; Frédéric Kiełtyka ; Annie Kiełtyka ; Nathalie Swiderski ; Stanislas Malec, avec la chemise à carreaux bleu et blanc ; Laurent Malec, avec le kway rouge ; Ewa Malec à gauche ;…
2.517 : Ks Kurzawa.
2.518 : Franek Andrzejczak ( papa de Sonia ) ; Ks Kurzawa ; Marianna ( la maman de Sonia ) ; Henryk Andrzejcak ; debout : ( ? ) ; Sonia Andrzejczak / Czajkowski ; et Stefka ( sa belle-sœur ).
2.519 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Devant le perron : ( ? ) ; Nathalie Haine ; ( ? ) ; Hélène Piech ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Georges Załobek.
2.520 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Ks Kurzawa.
2.521 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Ks Kurzawa entouré par 3 enfants de cœur.
2.522 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Messe dans le parc : Pan Jan ; Ks Kurzawa ; Henri Zapalowski ; ( ? ) ; Elzunia Osiadacz ; Wanda Omasta ; Karin Malek ; ( ? ) ; Elisabeth Rozenski.
2.523 : RESSAIX – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : la moitié de Dominique Ogonowski ; Bernadette Marzalkowski ; Eveline Ogonowski ; Ks Kurzawa ; Casimir Nowicki ; Gieniu Perzyna ; Daniel Pietka.
2.524 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans les bois : ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; ( ? ) ; Pani Bardo ; ( ? ).
2.525 : COMBLAIN-LA-TOUR 1978 : Devant l’Ourthe : Ks Kurzawa entouré par tous les enfants de la colonie.