Si le mardi, c’était le marché, le dimanche, à Comblain, c’était la messe… obligé.
Essentielle pour les uns, contrainte pour les autres, personne n’y échappait ; personne n’aurait osé dire à Ks Kurzawa : « Benh, ce matin, non, je n’ai pas très envie d’y aller. Ce sera pour dimanche prochain… Mais merci d’avoir pensé à moi… ». Impensable.
Les seuls qui avaient une bonne excuse pour ne pas y aller, c’était les cuisinières qui étaient indispensables pour la préparation du repas dominical. D’autant plus, que ce jour-là, tout une série de parents débarquaient à la colonie pour voir leurs enfants.
Donc, la tradition immuable faisait que le samedi déjà, on se rendait à l’église pour « répéter » les chansons.
On aurait peut-être pu le faire dans le réfectoire… mais à l’église… il y avait la dimension spirituelle en plus ; et nos vocalises s’élevaient mieux vers le ciel. Il y avait comme une ligne directe. Les voies du Seigneur sont impénétrables !
Le dimanche matin, tout le monde était « endimanché » ; c’était encore le temps où les habits du dimanche n’étaient pas ceux de tous les jours – photo 248. On se rangeait en file indienne – plus sérieux et plus concentrés qu’en semaine – et la joyeuse troupe s’ébranlait vers le haut du village. Je me suis souvent demandé ce que devaient penser les riverains de ce pèlerinage hebdomadaire. Ça avait de la gueule.
Une fois dans l’église, Ks Kurzawa attendait patiemment que tout monde soit installé sur les bancs, les spiewnik de la messe en main et que le brouhaha cesse. Parfois, il fallait quelques longues minutes.
Dès que le silence s’imposait, la cérémonie commençait. Elle était concélébrée avec d’autres prêtres ( les « guest » présents ) ou avec les séminaristes qui nous accompagnaient tout le long des colonies et partageaient notre « ordinaire ».
L’église était mignonne. Elle avait été restaurée récemment. Mais savez-vous dans quelle circonstance ?
L’église de Comblain-la-Tour – dédié à Saint-Clément – a été bâtie en 1743 sur les bases d’un ancien édifice. Juste après la deuxième guerre mondiale, elle était en piètre état.
Le curé d’alors, l’abbé Pesser, a certainement supplié avec persuasion le Saint Patron de la paroisse pour lui venir en aide. Et ses prières n’ont pas été veines. Encore un effet de la fameuse ligne directe.
L’aide divine s’est manifestée sous forme d’un G.I. américain du nom de Joe Napoli.
Joe Napoli connaissait les Ardennes Belges puisqu’il avait séjourné à Xhoris pendant la bataille des Ardennes.
Il s’était lié d’amitié avec la famille Pirotton et les Distrée de Comblain-la-Tour.
Après la guerre, passionné de jazz et imprésario de Chet Baker, il a eu l’idée de créer le festival de jazz de Comblain-la-Tour, qui a perduré entre 1959 et 1966 ; ce qui fera sans doute l’objet d’autres articles
Ce sont les premiers bénéfices du Festival de Jazz qui permettront la restauration du toit de l’église.
Les habitants de Comblain lui sont particulièrement reconnaissants, encore aujourd’hui. Vous pouvez encore voir des traces de cette reconnaissance sur la façade d’une des maisons de la Rue des Écoles, au n° 16 ; c’est la rue qui relie la maison polonaise à l’église et que nous empruntions pour rejoindre la messe. Photo 253.
08/02/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0248 : COMBLAIN-LA-TOUR : En route pour la messe à l’église : Francine Załobek ; Dominique Ogonowski ; ….0249 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sortie de l’église : Alice Bardo ; Raymond Mielcarek ; Zdzisław Blaszka ; Georges Bardo ; … ( collection Zdzisław Blaszka ).0250 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sortie de l’église : ( ? ) ; Mr Franek Bujanowski ; Mme Bujanowski ; …. ( collection Zdzisław Blaszka ).0251 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’église – carte postale.0252 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’église – carte postale.0253 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hommage à Joe Napoli : Façade du 16 Rue des Ecoles.
A Comblain, on ne rentrait pas dans le réfectoire n’importe comment. Il y avait une préséance.
Avant chaque repas, le rassemblement se faisait au pied du perron – Photo 243.
Les différents groupes s’alignaient en file indienne : les filles à droite, les garçons à gauche.
Le chef moniteur, perché au-dessus du perron, attendait que le calme et le silence s’installent avant de prendre la parole. Parfois, un coup de sifflet était nécessaire. Une fois le silence installé, il en profitait pour rappeler telle ou telle consigne qui n’avait pas vraiment été respectée pendant la journée.
C’était aussi le bon moment pour faire la leçon et « humilier » en public, le groupe qui n’avait pas effectué ses corvées avec suffisamment de zèle et d’ardeur. Et pour finir, il félicitait le groupe le plus méritant du jour.
C’est ce dernier, qui était appelé à entrer le premier dans le réfectoire. Suivait ensuite le deuxième groupe le plus méritant, et ainsi de suite…
Pendant ce temps-là, les enfants et les adolescents que nous étions, attendaient sagement leur tour.
Ça… c’est la théorie… En pratique, la discipline avait des hauts et des bas.
Devant ce curé allemand, qui nous a terrorisés, nous étions presque au garde à vous.
À d’autres moments…
Sur la photo 245, on peut voir clairement que quelques individus, « moins craintifs », s’aventuraient sur les marches du perron. De là, ils avaient une vision sur l’ensemble des groupes … surtout sur les filles.
On dirait presque des prédateurs perchés sur un fil et prêts à fondre sur les victimes « innocentes » et sagement alignées. Qui sera la future victime ?
Dans le réfectoire aussi, la discipline n’a pas toujours été de mise. En théorie, les filles étaient assises d’un côté et les garçons de l’autre… Je ne m’explique pas le « désordre » de la photo 247 où filles et garçons semblent mélangés. Et ça n’a pas l’air d’être traumatisant, au contraire.
Finalement, la discipline avait un rôle à Comblain … celui de nous mobiliser pour la contourner.
01/02/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0243 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rassemblement devant le perron : Sur le Perron, le chef moniteur : Zdzisław Blaszka. En bas : on peut reconnaître, Bernard Pytel ; André Karasinski ; Richard Materna ;… ( collection Zdzisław Blaszka ).0244 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rassemblement devant le perron : Irène Malek ; Piotr Rozenski ;…0245 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rassemblement devant le perron : Sur l’escalier, Alexis Łagocki ; Georges Persich ; Géniu Bujanowski. En bas, Francine Załobek ; Pierre Front ; Malvina Rusowicz ; Eveline Ogonowski ; Rita Van Haelst ; Dominique Ogonowski.0246 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rassemblement devant le perron : Irène Szapotnik, ( ? ) ; …0247 : COMBLAIN-LA-TOUR : Repas dans le réfectoire : Première table à droite : Francine Załobek ; Eveline Ogonowski ; Liliane Kiełtyka ; ( ? ) ; Anne-Marie Kantyka. Deuxième table : Lydia Młynarski ; Franca Fisher ; Patricia Młynarski ; ( ? ). Troisième table : Micheline Zwierzyk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Zuhal Gunal ; Annie Borowski ; Hélène Borowski ; Isabelle Cosaro ; ( ? ). Au fond : Georges Persich ; Richard Konarski ; ( ? ).
La fameuse pièce – qui servait de bureau au directeur de la colonie, et où nous évitions de passer, ou alors le moins de temps possible – était à l’origine un petit salon ou un fumoir.
Elle était décorée richement. Sur la cheminée, derrière la splendide horloge, un miroir imposant.
Dans ce miroir, par reflet, on peut apercevoir le portrait d’un vénérable personnage largement décoré.
Si on en juge par sa prestance, sa moustache et par l’épée qu’il porte sur sa droite, il devait s’agir probablement de quelqu’un d’important.
Moi, il me donne la chair de poule. Je n’aimais déjà pas beaucoup cette pièce avant…
Elle a toujours représenté « l’autorité ».
Les rares fois que j’ai été « invité » à m’y présenter, c’était pour me faire engueuler…
Ks Kurzawa, assis derrière son bureau, avait une manière très personnelle d’imposer sa discipline.
Je l’ai entendu rarement crier… mais les mots qu’il prononçait étaient lourds de sens.
Tout compte fait, je préfère cette pièce comme elle était à l’origine, avec les fauteuils confortables et une table conviviale.
Avez-vous remarqué, à gauche, sur le divan ? Manifestement, il y a une dame assise… à moins que ce soit un ectoplasme ?
Sur la photo 238, la même pièce avec quelques changements.
Le mobilier est le même, mais les tableaux ont changé. Comme l’angle de la prise de vues est différent, on peut voir le plafond et le lustre. Le plafond est resté le même.
Ce bureau a fait l’objet d’une restauration minutieuse. Ceux qui étaient présents lors de notre week-end de septembre 2015, ont pu voir les travaux en cours. Je profite de l’occasion pour remercier chaleureusement les gestionnaires actuels de la maison qui ont à cœur d’entretenir, avec beaucoup d’amour, ce patrimoine inestimable. Un tout grand merci à eux et BRAVO pour leur dévouement.
La photo 239, montre les voisins immédiats du château.
On peut lire sur l’écriteau, tout au-dessus du bâtiment : « Confections pour hommes ».
Il s’agit en fait de la maison du tailleur Dabée, et à droite de la photo, une des pompes publiques du village.
La photo suivante ( 240 ) montre la même maison en 2015.
Juste à côté, l’autre bâtisse, c’est l’Hôtel Rorive ( photo 241 ). Ce sympathique hôtel, qui affiche joyeusement sa spécialité – la Stella Artois – a tout pour me plaire. Avez-vous remarqué, sur la carte postale de l’époque, le n° de téléphone de l’établissement ? « 293 »…
25/01/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0237 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne – intérieur.0238 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne – intérieur.0239 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le Château Detienne : le voisin, le tailleur Dabée.0240 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Le même bâtiment aujourd’hui.0241 : COMBLAIN-LA-TOUR : l’Hôtel Rorive.0242 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : l’Hôtel Rorive aujourd’hui : Ce n’est plus un hôtel.
Nous espérons que vous avez passé d’excellentes fêtes de fin d’année, que les lendemains n’ont pas été trop difficiles, que vous êtes en pleine forme et dans les starting-blocks pour une nouvelle saison des Anciens de Comblain.
Nous… ça va… on a plein de projets.
Et tout d’abord, veuillez noter ce qui suit.
Il s’agit de nos rendez-vous pour 2016 – ceux que vous ne pouvez pas rater.
Le week-end des 25 et 26 juin 2016 : Majowka à Comblain-la-Tour.
De nombreuses activités seront organisées ( bal, spectacles,… ), les détails seront annoncés prochainement. Réservez dès maintenant et annoncez-nous votre présence.
Pour rappel, les coordonnées pour réserver : 043/69.13.89 ou Madame Ludwikowska : 089/76.11.01. Si les prix n’ont pas changé : 10 euros le dîner ; 30 euros la nuit déjeuner compris ; 5 euros le souper. Il est impératif de réserver, même pour les repas.
Le week-end des 17 et 18 septembre 2016 : 2ème rassemblement des Anciens à Comblain-la-Tour :
On essaiera de faire encore mieux que l’année passée. Au programme, balade, ognisko,… et beaucoup de plaisirs. Réservez dès maintenant et annoncez-nous votre présence.
Idem pour les réservations.
Le samedi 24 septembre 2016 : Bal Kubiak à Hautrage :
On organisera une table pour tous les Anciens de Comblain. Réservez dès maintenant et annoncez-nous votre présence.
Si vous aussi vous organisez une manifestation, un événement, une activité, prévenez-nous ; nous l’annoncerons à tous ; et pourquoi pas, nous nous y rencontrerons peut-être.
Lors de nos précédentes rencontres, certains d’entre vous ont émis le souhait de partager un moment agréable autour d’un bon repas. Géniu Bujanowski a un restaurant à Hensies et Casimir Nowicki a un restaurant à Bruxelles. Pourquoi n’irions-nous pas, un de ces jours, manger un morceau chez eux ?
Qui est intéressé ?
Nous avons besoin de connaître votre avis. Alors n’hésitez pas à nous contacter pour proposer, suggérer et nous entraîner vers de nouvelles aventures. Nous, on est partant !
Ce n’est pas seulement une décennie qui s’achevait, c’est une page qui se tournait, un chapitre qui se refermait.
Jusque-là, et depuis le début des années soixante, c’est Ks Kurzawa qui dirigeait les colonies à Comblain.
Souvent, il était secondé par un autre prêtre. On en a vu passer quelques-uns.
Celui dont on se souvient le mieux, c’est Ks Kiek . Ce prêtre polonais, qui accompagnait les enfants venus d’Allemagne, a été avec nous de nombreuses années. Son visage nous est familier et son souvenir agréable.
Ce n’est pas comme cet autre prêtre, venu lui aussi d’Allemagne, et qui a débarqué un jour en nous imposant sa discipline et sa rigidité. C’était une espèce de grand échalas dégingandé, très mince, le regard froid et austère, et le ton glacial. Celui-là, on préfère ne pas se souvenir de son nom. Si vous vous rappelez comment il s’appelait, s’il vous plaît, gardez-le pour vous. Les mauvais souvenirs ne nous intéressent pas.
Il était tellement tyrannique, que sa seule ombre faisait déjà trembler même les cuisinières qui venaient d’Allemagne. Elles couraient autour de lui comme des esclaves autour d’un tyran.
Heureusement, les autres cuisinières, celles qui venaient de Belgique et qui avaient l’habitude ne se laissaient pas faire. Elles encourageaient même les malheureuses à relever la tête. Ma mère qui faisait partie de ces dernières, ne ratait aucune occasion pour remettre à sa place ce triste personnage.
Ks Kiek, c’était tout le contraire. Son visage jovial et son allure d’ambassadeur respiraient la bonhomie.
Bien sûr, nous n’avons pas eu, avec lui, énormément de contact. Il jouait modestement son rôle d’adjoint ; n’intervenait que quand c’était vraiment nécessaire ; laissait à Ks Kurzawa le leadership.
On pouvait parfois les voir, tous les deux, dans le parc, lire leur bréviaire, tout en marchant à distance respectable l’un de l’autre. Chacun à son rythme. Le pas de Ks Kiek était plus lourd. Sans doute était-il moins speed que Ks Kurzawa, mais, à eux deux, ils formaient un beau couple.
1979 fut la dernière année de leur complicité.
Même si je n’étais plus là, les photos 233, 234 et 235 m’émeuvent. Elles n’ont pas besoin d’être sous-titrées.
On y voit un homme ému, qui sait déjà que c’est la dernière fois ; on y voit des poignées de main chaleureuses et appuyées qui expriment la reconnaissance ; on y voit deux hommes d’église qui ont tant partagé et qui essaient de garder le contrôle de leur émotion ; on y voit deux hommes se dire « A Dieu » ; j’y vois même Ks Kiek retenir ses larmes en contemplant, une dernière fois le théâtre d’une époque qui s’achève.
C’est d’autant plus touchant que de Ks Kiek , on ne connaît pas grand-chose. Si vous avez plus d’information sur lui, n’hésitez pas. Il mérite bien notre sympathie.
À partir de l’année suivante, 1980, c’est Ks Ryszard Sztylka qui prendra, pour un temps la relève. Ensuite, c’est Mr Dulak qui sera le responsable des colonies.
À tous ces Messieurs, nous ne pouvons qu’offrir notre gratitude.
18/01/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien – Merci à André Karasinski pour ce qui suit.
André Karasinski a essayé d’en savoir plus sur Ks Kiek. Voici le résultat de ses recherches :
Schr : ( Latin : Societas Christi pro Emigrantibus Polonis ; Polonais : Towarzystwo Chrystusowe dla Polonii Zagranicznej ). La Société du Christ pour les émigrants de Pologne est une société de vie apostolique fondée par le cardinal Hlond, alors primat de Pologne, le 8 septembre 1932, avec l’assistance du père Ignace Posadzy. Elle regroupe environ 400 prêtres aujourd’hui.
En analysant d’autres sources trouvées sur internet – mais, par manque de précision dans les sources, ma démarche n’est pas vraiment scientifique et je ne garantis pas l’exacte vérité de ce que j’avance – j’en déduis que le père Czesław Kiek serait arrivé en Westphalie en 1945, en droite ligne d’un camp de concentration.
Jusque en 1960, il aurait officié comme aumônier polonais à Mönchengladbach, Essen, Dortmund.
Ensuite, il aurait été envoyé en France dans la région de Bruay-la-Buissière ( 30 km à l’ouest de Lens ) où il y avait un séminaire de la Société du Christ pour les émigrants de Pologne. En 1967 il serait revenu en Allemagne, à Xanten et aurait été le premier prêtre portant officiellement le titre de pasteur des catholiques de langue polonaise dans la région du Bas-Rhin ; il aurait occupé cette fonction jusque en 1983. On trouve encore sa trace ( apparemment à la fin de sa vie ) à Duisburg-Rheinhausen et Aachen. Le nom du père Kiek est également cité, à plusieurs reprises, sur le site de la Polska Macierz Szkolna en Allemagne.
Ks Kiek – version allemande : traduit par Monica NAUSCHUTZ
Hallo Ihr Lieben,
Ks Kiek,
1979 war ein Jahr des Uebergangs… Es wurde nicht nur eine Seite umgeschlagen sondern ein Kapitel geschlossen.
Bis dahin ; und seit den frühen sechziger Jahren ist es Ks Kurzawa der die Kolonie in Comblain führte, oft würde er unterstützt von einen anderen Priester. Wir sahen mehrere die Revue wechselen.
Der, den wir uns am besten in gute Erinnerung erhalten haben ist KS. Kiek, ein Polnischer Priester der die Kinder aus Deutschland begleitete. Sein Gesicht ist uns vertraut und wir haben nur schöne angenehme erinnerungen an Ihm.
Diese schöne erinnerungen können wir nicht nach empfinden bei den anderen Priester aus Deutschland der uns überrumpelte mit eizerne Diziplin und Starrheit. Er war eine Art von schlaksiger Bohnenstange, sehr dünn ; mit einen eisigen kalten, strengen Blick. Wenn sie sich seinen Namen erinneren,bitte behalten sie es für sich. Wir möchten uns nur schöne Erinnerungen erhalten.
Er war so tyrannisch dass allein sein Schatten bereits die Köchinnen ( die aus Deutschland kamen ) fröstelen liess, sie liefen herum wie Sklaven um einen Tyrannen.
Glücklicherweise liessen sich die Köchinnen aus Belgien nicht tyrannisieren ; sie mutigten die anderen an diesen Tyrannen den Kopf zu bieten.
Meine Mutter auch Köchin liess keine Gelegenheit aus um dieser Tristen Person die Meihnung zu sagen.
Ks Kiek, er war das genaue Gegenteil. Ein LiebenswertesStralend, Freundliches Gesicht. Sicher, wir hatten nicht so viel Kontakt mit ihm. Er spielte bescheiden seine Rolle als Assistent von Ks Kurzawa und grif nur ein wen es wirklich notwendig war, amsonnsten behielt Ks Kurzawa die leitung.
Manchmal konnte mann beide sehen wie sie im Park beide ihr Brevier lasen auf respektabelen Abstand von einander, jeder im eigenen Tempo. Ks Kejk mit schweren Schritt, ohne Zweifel viel langsamer als Ks Kurzawa aber zusammen ein nettes Paar.
1979 war dass letzste Jahr ihres zusammen seins.
Auch wenn ich nicht mehr da war, Bild 233, 234 und 235 berühren mich, sie brauchen nicht unterschriftet werden. Sie zeigen einen Mann, der schon weiss dass dies dass letzste mal is t : wir sehen warmes Händeschüttelln die Dankbarkeit ausdrücken ; wir sehen zwei Kirchenmänner die versuchen die Kontrolle über ihre Emotionen zu halten geteilt wird; wir sehen zwei Männer sagen ; “Gott” ; ich sehe sogar wie Ks Kurzava seine Tränen zurück hält beim nachsinnen; ein letzstes Mal ; dass Theater einer Epoche ist beendet.
Es berührt uns um so mehr dass wir so wenig wissen über KS Kiek, wir wissen nicht mal ob wir seinen Namen richtig schreiben. Wenn sie mehr Informationen haben über ihm, melden sie sich, er verdient unsere Symphatie.
Ab den Jahr 1980 ist es Ks Ryszard der die Kolonie leitete, danach ist es Herr Dulak verantwortlich für die Kolonie.
An al diese lieben Herren möchten wir unsere Dankbarkeit zum Ausdruck bringen.
Un tout grand Merci à Monica NAUSCHUTZ pour la traduction.
Si les garçons préféraient faire des sketchs lors des feux de camp – en reproduisant souvent les mêmes – les filles, elles, aimaient innover et présenter des mini-spectacles, souvent de danse.
Les rythmes et les genres musicaux variaient. Mais ce qui était constant, c’est leur acharnement à produire quelque chose de qualité. Elles s’impliquaient fortement et y mettaient tout leur cœur.
Ce qui m’a toujours étonné, c’est de voir comment elles pouvaient s’inventer des costumes pour la circonstance. C’était parfois des chemises de nuit « customisées », d’autres vêtements détournés, des accessoires improbables… Le tout avait de l’allure. Elles avaient le chic pour nous épater.
En plus, ça devait être, à chaque fois, une surprise. Donc, elles s’efforçaient de répéter à l’abri des regards.
Le jeu pour les garçons consistait à trouver l’endroit où elles se réfugiaient et de les surprendre.
Quand un garçon arrivait à découvrir leur secret, il était poursuivi, à travers le parc, pour lui faire promettre son silence.
Pour accepter de se taire et ne pas dévoiler leur secret, nous, les garçons, nous étions prêts à tout.
Un baiser sur la bouche, c’était souvent le prix à payer. Et forcément, le lendemain, on recommençait à chercher.
Lors du spectacle, tout y était, même la musique. Comment faisaient-elles ?
Et d’où sortaient-elles les costumes folkloriques ?
11/01/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0227 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko – danses : Hélène Borowski ; ( ? ) ; Annie Borowski ; …..0228 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko – danses.0229 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Ognisko – danses : Ks Kurzawa, à l’avant plan ; à l’arrière plan : Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Hélène Piech ; Cécile Dannielewski : Nathalie Haine ; …..0230 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Ognisko – danses : Nathalie Haine ; ….. ; à l’arrière plan : Piotr Rozenski ; Hélène Piech ; Cécile Dannielewski ; …..0231 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Ognisko – danses : A l’arrière plan : Freddy Motała ; …0232 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Ognisko – danses : A l’arrière plan : Freddy Motała ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Hélène Piech ; …