Décidément… sur chacune des faces du bâtiment, on peut lire le nom de l’hôtel ( photos 329, 330, 332 ).
Ce qui surprenait sur la photo 292, c’était la longueur du réfectoire… il semblait… trop court.
Au rez-de-chaussée, il n’y avait que 4 fenêtres ; au premier, une seule fenêtre, à côté du grand écriteau. L’ensemble se terminait par une gouttière.
En comparaison, les photos 329, 330 et 332 – beaucoup plus récentes – montrent au rez-de-chaussée 7 fenêtres et au premier, côté Ourthe, 3 fenêtres. Sur cette même photo 332, l’ancienne gouttière n’a pas changé. Elle est toujours à la même place, mais le bâtiment lui, s’est allongé.
La photo 331 permet de voir la serre dans toute sa beauté ; un petit chemin est d’ailleurs aménagé entre la grille d’entrée et la serre. On peut voir aussi le perron plus aéré et plus décoratif.
Sur la photo 332, le perron et la balustrade sont dans le même état qu’aujourd’hui… plus robuste… pourtant, c’est encore l’hôtel du parc.
La photo 333, envoyée en 1955, montre le bâtiment dans les années cinquante – soixante, comme nous l’avons connu. Elle permet de comparer les différentes évolutions.
Visiblement, le réfectoire, les chambres du premier étage et le perron sont restés comme du temps de l’Hôtel du Parc. La photo 334 montre le bâtiment en 1960.
C’est à cette époque que la communauté polonaise achète la maison et le parc.
25/04/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien ( Merci à Piotr Rozenski pour son aide ).
0329 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.0330 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.0331 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.0332 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1949 : Hôtel du Parc.0333 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1955 : Hôtel du Parc.0334 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1960 : Hôtel du Parc.
La Majówka s’annonce exceptionnelle cette année, surtout le dimanche 26 juin.
L’ensemble Spotkanie y donnera son spectacle. C’est une première.
C’est la première fois de Spotkanie dansera à Comblain.
L’ensemble vient de fêter ses 43 ans. Les photos en annexe ont été prises lors de cet anniversaire ce samedi 9 avril à Hautrage. Au début du mois de juin, il participera – comme chaque année – au festival mondial du folklore de Saint-Ghislain, où il tient sa place au milieu des autres ballets nationaux venus de tant de pays différents. Ce succès et cette longévité ne s’expliquent que par la qualité de leurs prestations.
Si vous n’avez jamais vu Spotkanie sur scène : ne ratez pas la Majówka.
Si vous êtes déjà des fans, venez les applaudir dans le parc de Comblain.
Maxime, qui est en même temps le chorégraphe de Spotkanie et un merveilleux danseur de Mazowsze, sera présent à Comblain. Ça aussi, c’est une première… c’est un peu de Mazowsze qui sera parmi nous.
Et c’est pour notre plus grand plaisir.
L’ensemble Wisła présentera également son spectacle.
Si le groupe Wisła est un habitué de la Majówka ( ils sont là à chaque fois ), c’est la première fois que les 2 formations danseront ensemble et partageront la vedette sur une scène. Et ça se passera chez nous, à Comblain-la-Tour, le dimanche 26 juin.
La qualité et la longévité de Wisła méritent – à elles seules – d’être récompensées par un maximum d’applaudissements de notre part. Sa fidélité à la Majówka, qui ne s’est jamais démentie, mérite toute notre reconnaissance. Quant à Robert, le chef historique de cette bande de joyeux polonais, il est le plus jeune et le plus dynamique de nous tous.
Si après tout ça, vous ne tenez plus en place, si vos jambes dansent toute seule, si la musique vous entraîne sur la piste, pas de problème, l’Orchestre « Echo » enchaînera par un bal polonais comme on les aime.
Si vous regrettez de ne pas entendre assez souvent nos chants polonais résonner dans le parc de Comblain, venez nous rejoindre.
Si vous avez connu – et apprécié – les Majówka d’antan… quand sous le grand chapiteau, tous les KSMP venaient s’affronter dans une joyeuse compétition, ne ratez pas celle-ci, elle sera exceptionnelle.
Tous ensemble on fera une photo de groupe au pied du perron pour marquer le début d’une nouvelle époque.
Préparez vos appareils photo… munissez-vous de grands objectifs, très larges… ça va se bousculer sur ces photos-là.
On vous attend. On a hâte de vous embrasser. Et n’oubliez pas de réserver.
Coordonnées pour réserver : 043/69.13.89 ou Madame Ludwikowska : 089/76.11.01 ; Barbara Wojda : 0477/83.85.02 ; Paulette Hoferlin : 0491/74.13.54.
21/04/2016 – Dominique et Jean-Pierre et merci à Henryk Tomczak et Kazimierz Miksiewicz pour les photos
Depuis le début de nos nouvelles aventures, nous nous efforçons de rassembler – et de partager – les souvenirs et les témoignages de nos années Comblain. C’est loin d’être facile. Nos mémoires sont si poreuses …
Parfois, l’évocation d’une anecdote, qui a marqué plus durablement l’un d’entre nous, réveille chez d’autres, comme en écho, le souvenir agréable qu’on a partagé ensemble ; parfois une anecdote en rappelle une autre, sans qu’on sache pourquoi. Les photos qui illustrent ces anecdotes ont un rôle très important. C’est souvent elles qui déclenchent le processus de mémoire. On y reconnaît untel … on se souvient vaguement de celui-ci … par contre, celui-là, ne nous dit plus rien … pourtant, il a laissé tant de souvenirs aux autres.
L’Histoire de Comblain est écrite à l’intérieur de chacun de nous … dans une mémoire collective.
Et nous avons le choix : la laisser doucement s’éteindre, au rythme de nos trous de mémoire, ou lui donner une deuxième jeunesse, un deuxième souffle. Nous, on a choisi.
Ce n’est pas « vivre dans le passé » que de vouloir sourire tendrement à son enfance.
Bien sûr, Comblain n’a été qu’une parenthèse – ou plutôt une série de parenthèses – dans nos vies respectives. On a aussi été heureux ailleurs … à d’autres moments … avec d’autres gens …
Mais Comblain symbolise si bien la légèreté, l’insouciance, l’adolescence. Il concentre tant d’énergie positive, tant d’espoirs, de promesses, de douceur, d’amitié. Il irradie de tant d’amour.
Nous avons la chance d’avoir un « espace tendresse » où poser nos bagages d’adolescent, un terrain de jeu où on peut réinventer tout ce qu’on a oublié, ou réécrire ce qu’on aurait voulu vivre autrement, et le privilège de pouvoir y revenir à chaque fois que le besoin s’en fait sentir. Profitons-en.
« Le monde a la beauté du regard qu’on y pose » chantait Duteil. Celui que nous posons sur Comblain est sans doute déformé. Il y a eu aussi des cris, des pleurs, des drames et des conflits. Mais ce n’est pas ce qu’on retiendra. Ce qu’on retiendra, c’est ce terreau fertile à tant d’amitié … ce sont ces moments magiques propices à tant d’émotions … ces instantanés-bonheur qu’on n’imaginait pas si fragiles.
En voici quelques-uns. Ils n’ont pas besoin de commentaires. Ils témoignent.
Ils sont des fragments de vie … des parcelles d’un tout… les tableaux d’une galerie … les trésors cachés d’un musée qu’il nous faut créer … ensemble.
Aidez-nous à faire de Comblain ce musée de la mémoire.
18/04/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0321 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Helcia Garsztka ; Danielle Mironczyk ; Monia Krasowska ; ( ? ) ; ( ? ) ; Christine Mironczyk ; Irena Goch ? ; Christine Konarski ? ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Elźbieta Kowalska ; ( ? ) ; Basia ? ( belle-soeur de Leon Brocki ) ; ( ? ) ; Mirka ( Mirusia ) Tschaika.0322 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le réfectoire : Debout : Zbyszek ( Jean-Pierre ) Blaszka ; ( ? d’ Haine St Paul ) ; Richard Chmielecki ; Madame Rose Łagocki ; Edmond Łagocki – Chef moniteur ; Bernard Lukasczczyk ; Ks Kurzawa ; Helcia Garsztka ; Monique ( Monia ) Krasowski ; Danielle Gruszczynski ; Stéphanie Goch ; Accroupis : Raymond Mielcarek ; ( Stefan ? ) ; ( Leszek ? ) ; Henryk ( Heniek ) Kurek ; ( ? ).0323 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le petit escalier de l’entrée : François Chwoszcz ; Krystiane Wochen ; Mirka ( ? ) du Limbourg ; Wanda ( ? ) de Charleroi ; …….. ; Madame Bardo ; … ; tout au dessus : Alice Bardo.0324 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Devant le nouveau bâtiment : Accroupis : ( ? ) ; Monsieur Paterka ; Debout : ( ? ) ; Pani Duszowa de Pologne ; ( ? ) ; ( ? ) il venait de Krakow … en Fiat 500 ; Madame Bardo ; ( ? ) ; Madame Koldziejka ; ( ? ).0325 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Ks Kurzawa ; … ; Georges Bardo ; … ; et la moitié de la tête de Dominique Ogonowski ; …0326 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Accroupis : ( ? ) ; Heniek Kurek ; Zdzisław Blaszka ; Debout : Bernard Pytel ; ( ? ) ; Serge Préat ; Richard Materna ; ( ? ) ; Basia Czarny-Karas ? (a nglaise ) ; André Karasinski ; ( ? ) ; Bogdan Konarski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Monsieur Rzeznik. ( collection Zdzisław Blaszka ).0327 : COMBLAIN-LA-TOUR : Entre la maison et l’Ourthe : La famille Swiderski et leurs amis … dans le désordre nous pouvons reconnaître : Beata Kotara ; Richard Szymczak ; Liliane Kieltyka ; Isabelle Swiderski ; Marcel Swiderski ; Nathalie Swiderski ; Ema Swiderski ; Madame Kieltyka ; Annie Kieltyka ; Fredy Kieltyka ; Jeanine Leracz ; katty et Christophe Swiderski ; ….0328 : COMBLAIN-LA-TOUR : Isabelle Malec ; Michel Konarski ; Hélène Piech ; Piotr Rozenski ; Cécile Danielewski.
Nous avons déjà vu pourquoi Comblain s’appelait Comblain ? Mais pourquoi Comblain-la-Tour ?
Vous avez déjà vu une tour à Comblain-la-Tour, vous ? Moi pas. La seule que nous connaissons, c’est la Tour Saint-Martin … mais elle est à Comblain-au-Pont, au-dessus de la place du marché.
Et pourtant, il y avait bien une tour qui a donné son nom à Comblain-la-Tour … mais c’était il y a longtemps.
Ce n’était d’ailleurs pas une tour isolée, mais une espèce de « maison / ferme / fortifiée » qui comprenait, à l’origine, une tour fortifiée, haute de quatre étages et coiffée d’un clocheton. L’ensemble des bâtiments était entouré d’eau et disposé en carré autour d’une cour centrale.
L’édifice aurait été construit vers l’an 1000. Il semble que le village – fief de Comblinay – doive sa naissance à l’érection de cette « tour ». En tout cas, on en fait déjà mention en 1440.
Plus tard, en 1537, Robert de la Marck s’en empare de force et s’y établi avec son épouse Cathérine Lardinois.
En 1800, la tour qui était devenue un bien de l’abbaye de Stavelot, fut vendue, lors de la révolution française, au maire Monsieur Thys. Sa famille y habita jusqu’en 1890.
Déjà à cette époque, la tour n’avait plus que trois étages et avait perdu son clocheton.
D’autres travaux y seront entrepris … qui conduiront à sa destruction.
En effet, en voulant agrandir la surface habitable, il fut décidé de procéder à l’amincissement d’un mur …
Le 10 juin 1889, à six heures du matin, la tour s’écroula et Maria, la fille qui dormait tout en haut, atterrit saine et sauve, toujours dans son lit.
La tour ne fut jamais reconstruite. Durant des années, les ruines de l’édifice s’offraient aux regards des curieux ( photos 314 à 318 ). En 1908, enfin, les ouvriers qui construisaient la ligne du vicinal vers Manhay détruisirent les pans de murs restant afin d’y faire passer les rails du vicinal. Photo 320.
Une des filles Thys de la tour, épousa un médecin, Monsieur Biron, de Filot. Celui-ci restaura la ferme et fit bâtir cette belle demeure contiguë à la grange. La Villa Biron.
Et comme déjà expliqué, Maître Detienne, qui a construit le château qui deviendra la maison polonaise ( Centre Millennium ), était le beau-fils de Monsieur Biron.
Ce qui reste de la ferme et de la tour se trouve actuellement derrière le restaurant « Grill Kasprowy ».
En résumé, c’est une tour, construite en l’an 1000, qui a donné son nom à l’endroit où – presque 1000 ans plus tard – des polonais décident d’établir le Centre Millennium, baptisé ainsi pour honorer les 1000 ans de chrétienté en Pologne. On dira que c’est le hasard. Einstein disait : « Le hasard, c’est quand Dieu décide de passer quelque part incognito ».
Je ne peux m’empêcher de penser que notre Centre Millennium a été, aussi, une sorte de Tour … de Babel.
Combien de langues différentes pouvait-on entendre durant les colonies ? Le polonais, le français, le néerlandais, l’allemand, l’anglais étaient les langues les plus courantes. Mais nous avons aussi chanté des refrains en italien, et même… en turc.
Mais à l’inverse de ce qui s’est passé à Babel, nous, quand on est arrivé, on se comprenait difficilement, mais très vite, tout le monde a parlé le même langage : celui de la tendresse.
Aussi, il est inutile d’expliquer pourquoi Nous, on l’appelait, chacun à son tour, « Comblain-l’Amour ».
11/04/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0314 : COMBLAIN-LA-TOUR : La tour construite en l’an 1000.0315 : COMBLAIN-LA-TOUR : La tour construite en l’an 1000.0316 : COMBLAIN-LA-TOUR : La tour construite en l’an 1000.0317 : COMBLAIN-LA-TOUR : La tour construite en l’an 1000.0318 : COMBLAIN-LA-TOUR : La tour et la ferme.0319 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vers la tour.0320 : COM BLAIN-LA-TOUR : La vieille tour et la ferme : A l’avant plan, la ligne du vicinal vers Manhay.
Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi Comblain s’appelle Comblain ?
Et pourquoi, Comblain-la-Tour et Comblain-au-Pont ?
Comblain-la-Tour, et sa voisine Comblain-au-Pont, étaient autrefois orthographiées : « Comblen ».
Ce nom vient du latin « confluentes » qui signifie « confluent ».
C’est-à-dire : « Endroit où deux cours d’eau se rejoignent ».
« Comblen » est devenu à la longue « Comblain ». Bon, d’accord, mais confluent de quoi ?
Pour Comblain-au-Pont, c’est évident … c’est là que l’Amblève se jette dans l’Ourthe.
Pour Comblain-la-Tour, c’est beaucoup moins évident … et pourtant, Comblain-la-Tour est bien le confluent de deux cours d’eau : l’Ourthe et le « Ry du Boé » ou « Ruisseau du Boé ».
Ce nom vous dit quelque chose ? Évidemment, c’est aussi le nom d’une rue : celle qui part du pont, vers la droite, précisément dans la direction du ruisseau. Durant nos innombrables balades à travers le village, nous avons croisé et longé ce ruisseau des quantités de fois … sans savoir qu’il s’appelait comme ça, ni que c’est à cause de lui que Comblain porte ce nom-là. Sans doute avions-nous d’autres choses en tête …
Vous ne vous en souvenez pas ? Pourtant, quand on lit la description que fait Wikipédia du ruisseau, on a l’impression de connaître tous ces lieux, d’être – presque – chez nous :
« Le ruisseau prend source à l’ouest d’Awan ( commune d’Aywaille) à l’orée du bois Julienne. Ensuite, il coule toujours vers l’ouest dans une vallée devenant de plus en plus encaissée, passe au nord du château de Fanson ( à Xhoris dans la commune de Ferrières) et au sud du hameau de Hoyemont( prononcez Oimont ) dans la commune de Comblain-au-Pont. Après un parcours essentiellement boisé, le Boé passe au pied du hameau de Comblinay, ses maisons et fermes en pierre calcaire ( commune de Hamoir) et rejoint Comblain-la-Tour à travers les prairies le long de la Rue de Comblinay, du Clos du Boé et de la Rue du Boé pour se jeter dans l’Ourthe via un souterrain sous la Rue du Vicinal et sous la ligne de chemin de fer Liège – Jemelle, non loin de la gare ferroviaire », tout près du pont.
« Le Boé a un cours assez bref de 5,5 km et une largeur de 1 à 4 mètres. Sa source se situe à une altitude de 260 m. Il se jette dans l’Ourthe à une altitude de 105 m. Mais la donnée la plus marquante est l’impressionnante déclivité de ses versants. Près de Hoyemont, la profondeur de la vallée est de 155 m et la déclivité du versant nord dépasse les 30 %. »
Tous ces lieux ont jalonné nos aventures et ont été témoins de nos émois. Le Ry du Boé nous a accompagnés régulièrement ; il nous a rafraîchi souvent ( photo 308, 309, 310 ) … et pas seulement nous ( photos 311 et 312 ).
Juste une petite parenthèse ( S’il vous plaît, à part le ruisseau, ne cherchez pas d’autres points communs entre les photos 308, 309, 310 d’une part, les photos 311, 312 d’autre part. Eveline ( Jean-Lou ), mon épouse, Dominique, ma belle-sœur et Francine, mon amie, sont des êtres sensibles. Je m’en voudrais de les jeter en pâture…).
Maintenant, vous savez que c’est grâce au Ry du Boé que Comblain s’appelle « Comblain ».
Mais je sais ce que vous allez me dire : « En regardant ces photos, on a plus l’impression de voir un « petit pipi » qu’un véritable « cours d’eau ». C’est vrai. En temps normal, le Ry du Boé n’a rien d’impressionnant ; au contraire. Mais sachez qu’en période de cru … il peut vite gonfler et s’avérer dangereux.
J’en veux pour preuve l’attention dont il fait l’objet par la Région wallonne. Sur le document 313 – Applications inondations de la Région wallonne – le Ry du Boé est largement représenté. Il doit contribuer largement aux débordements de l’Ourthe.
Notez, au passage, que sur le même document, on peut voir qu’Hamoir est aussi au confluent de deux cours d’eau : l’Ourthe et le Néblon … pourtant, le village s’appelle Hamoir et pas Comblain ! ! !
Sans doute que deux Comblains c’était assez.
Pour être complet, il faudrait évoquer aussi « Comblain-Fairon ». Sachez que cette appellation ne devrait plus être utilisée depuis 1977. En 1977, lors de la fusion générale des communes, Fairon et Comblain-la-Tour ont été intégrées à l’entité d’Hamoir. Cette fusion annulant la précédente, elles ont retrouvé leur nom d’origine.
L’appellation Comblain-Fairon n’a donc été que provisoire… même si on la retrouve encore par-ci par-là comme sur le document 313.
Fairon est aussi un confluent, puisque c’est là que le ruisseau de Bloquay se jette dans l’Ourthe.
La suite au prochain épisode – 04/04/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0308 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le ruisseau du Boé : Eveline ( Jean-Lou ) Ogonowski.0309 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le ruisseau du Boé : Dominique Ogonowski0310 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le ruisseau du Boé : Eveline ( Jean-Lou ) Ogonowski ; Francine Załobek0311 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le ruisseau du Boé0312 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le ruisseau du Boé0313 : COMBLAIN-LA-TOUR : Applications inondations de la Région wallonne
Une fois n’est pas coutume … je sais que nous ne sommes pas lundi, mais je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous la bonne nouvelle. Ça y est, nous tenons notre « activité » principale pour notre prochaine rencontre de septembre 2016.
Rappelez-vous, la dernière fois – en septembre 2015 – le défi était de faire « Comblain-la-Tour / Hamoir » aller et retour, en longeant l’Ourthe pour l’aller et en traversant les bois pour le retour. Et nous l’avons fait ! Facilement. Donc, il fallait trouver quelque chose de plus ardu. Quitte à prendre un peu de hauteur.
Nous avons donc pris contact avec une société d’escalade, qui connaît bien le Rocher de la Vierge, et qui a accepté de nous aider à l’escalader … par la face nord … c’est-à-dire à la verticale. Les photos en annexe illustrent parfaitement ce projet.
Ne vous inquiétez pas, ils ont l’habitude. L’important, c’est de bien rester collé à la paroi. Si vous faites comme sur les photos, il n’y aura pas de problèmes. En plus, ce n’est QUE 60 mètres … pas de quoi fouetter un chat.
Nous grimperons par grappe de 5 personnes.
En général, on peut aller jusque 8, mais vu notre manque d’expérience et la très légère « surcharge pondérale moyenne », les spécialistes préfèrent que nous montions 5 par 5.
Les grappes seront mixtes. Donc, mesdames, évitez de mettre des jupes … ça pourrait distraire les suivants.
On a prévu deux boîtes de secours : Eveline s’occupera des sparadraps, des bandages et du flexion gel. Czésiu s’occupera de la Wyborowa, de la Żubrówka, de la Wiśniówka et de la Stella … comme d’habitude.
D’ailleurs, avant l’escalade, on nous conseille de boire « une saké » et ensuite … banzaï.
Pour ceux qui ont encore une légère crainte, rassurez-vous, il sera possible de souscrire une petite assurance ( pas obligatoire ). Cette police d’assurance ( 9 € / personne ) couvrira tous les frais en cas de chute ; y compris les frais relatifs aux dégâts que des chutes pourraient causer au domaine de la SNCB.
L’assurance couvre également les chutes partielles ( dentiers, prothèses, … ).
Avant de se lancer, nous aurons droit à un petit cours théorique qui comprend : l’ABC de l’escalade à la verticale, les bons gestes à acquérir, le maniement des cordes et des mousquetons et la descente en rappel.
Les particularités du Rocher de la Vierge seront également expliquées avec moult détails. Vous trouverez déjà, en annexe, un petit schéma pour vous familiariser.
Ah oui, encore un détail, avant de grimper, il faudra manger léger, donc le repas principal sera organisé après la descente ; avant, nous n’aurons qu’un « en-cas ». Par contre, l’apéritif sera prolongé.
Voilà, j’espère que tout le monde appréciera cette initiative qui permettra de nous éclater en plein air… Je suis sûr qu’on va beaucoup s’amuser. J’en connais qui ont déjà hâte d’y être.
Premier avril 2016 – JP Dz
0300 : L’activité que nous avons prévue pour vous en septembre 20160301 : L’activité que nous avons prévue pour vous en septembre 20160302 : L’activité que nous avons prévue pour vous en septembre 20160303 : L’activité que nous avons prévue pour vous en septembre 20160304 : L’activité que nous avons prévue pour vous en septembre 20160305 : L’activité que nous avons prévue pour vous en septembre 20160306 : L’activité que nous avons prévue pour vous en septembre 20160307 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rocher de la vierge.
Qu’y avait-il de plus agréable que ces journées passées dans les bois ?
Quand la chaleur de juillet et d’août devenait trop intense, nous n’avions que deux options, soit se mouiller, soit chercher de l’ombre. Les promenades dans les bois devenaient alors des destinations très prisées.
Il faut bien dire que nous avions le choix. Comblain-la-Tour est heureusement entouré de bois.
On pouvait aller à Xhoris par les bois, à Hamoir par les bois, à Comblain-au-Pont par les bois, à Xhignesse par les bois, à Anthisnes par les bois, et même vers le rocher de la Vierge par les bois.
Et même les autres destinations, comme Comblinay ou Fanson, nous offraient la proximité d’arbres pour nous abriter du soleil.
En plus, pour les enfants et les ados que nous étions, la forêt ça représente depuis toujours l’inconnu, la liberté.
Passer toute une partie de la journée sous les arbres, c’était le pied. Il fallait emporter avec soi les vivres.
Des pique-niques mémorables ont été organisés. Ensuite toute sorte de jeux étaient improvisés et occupaient le reste de la journée.
Quand le chef moniteur était motorisé – ce qui était le cas avec Zdziszek Blaszka – c’était plus facile. C’est lui qui apportait, à l’endroit du rendez-vous, et le casse-croûte et les équipements nécessaires pour les jeux.
Les photos 295, 296 et 297 illustrent une de ces journées chaudes qu’on préférait passer à l’ombre.
Ça devait être une journée très très chaude si on en juge par la tenue – très décontractée – des garçons…
Heureusement, les monitrices faisaient tout ce qu’elles pouvaient pour les hydrater.
Tout le monde à l’air de bien s’amuser…
Mais qui a inventé ces jeux ?
La question est d’autant plus importante que ce sont les mêmes jeux auxquels les « générations suivantes » ont joué. Les photos 295, 296 et 297 doivent dater de fin des années soixante, les photos 298 et 299 datent de 79 / 80…, c’est-à-dire, 15 ans plus tard, et on s’amuse avec les mêmes bêtises…
Il est clair que nous devions énormément à tous ceux qui nous ont précédés.
Dès le début des colonies, l’organisation en général a été pensée. Bien sûr, on s’est adapté aux circonstances, mais la trame n’a pas vraiment changé. C’est la même chose pour les jeux, les animations, les « ognisko », comme tout le reste.
Tout a été inventé très tôt et transmis de bouche de moniteur à oreilles d’enfants, qui devenus grands ont transmis à leur tour… et ainsi de suite.
C’est sans doute pour ça qu’aujourd’hui encore – 40 ans plus tard – nos souvenirs communs rassemblent et intéressent tant de générations différentes.
28/03/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0295 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quelque part dans un bois : Raymond Mielcarek ; André Karasinski ; Zdzisław Blaszka ; …. ( collection Zdzisław Blaszka ).0296 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quelque part dans un bois : Zdzisław Blaszka ; …. ( collection Zdzisław Blaszka ).0297 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quelque part dans un bois : Bernard Pytel ; Zdzisław Blaszka ; …. ( collection Zdzisław Blaszka ).0298 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Sur le terrain de volley-ball : Isabelle Swiderski ; … ; Thérèse Spiewak ; …0299 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le terrain de volley-ball : ( ? ) ; ….
Même si nous vivons des moments difficiles – surtout parce que nous vivons des moments difficiles – nous tenons à vous souhaiter une fête de Pâques la plus joyeuse possible.
Cette fête de Pâques est synonyme, dans notre tradition polonaise, de quelque chose de particulièrement heureux. Ce n’est pas seulement le retour du printemps, c’est aussi – c’est surtout – le retour de la lumière, de la couleur, de la légèreté … c’est la victoire de la vie.
Le « dyngus » du Lundi de Pâques est particulièrement représentatif de cet état d’esprit.
Faire la fête, se laisser aller à quelques bêtises, préférer la légèreté, s’abandonner, rire … c’est vivre.
C’est tout le contraire que d’imposer son obscurantisme aux autres … c’est tout le contraire de l’intolérance.
Nous, on continuera à pratiquer la légèreté. N’en déplaise à tous les fâcheux, de quelque bord qu’ils soient.
On continuera à chanter, à danser, à dire des conneries … rien que pour le plaisir … et à boire un coup, chaque fois qu’une bonne occasion se présentera, à partager, à s’enlacer, à s’embrasser … à s’aimer … à être polonais.
JOYEUSE FETES de PÂQUES à tous.
Wszystkiego Najlepszego z okazji Swiąt Wielkanocnych i … mokrego dyngusa !
Korzystąjac z okazji, pragniemy zaśpiewać « Specjalne Sto Lat ». Jest to dla Pana Valentin’a Chmieleckiego, który obchodzi swoje setne urodziny. Dawny przewodniczący KSMP w Mons, jest też jednym z dawnych kolonistów z Comblain-la-Tour. Znajduje się na zdjęciu razem z panią Żałobek ( zdjęcie nr 111 ).
Bardzo rzadko mamy możliwość świętowania 100 lat polskiego górnika. Jest więc to specjalna okazja.
Rzadko mamy okazję by podziękować dawnemu koloniście. Zaśpiewajmy więc Sto Lat, Sto Lat…
On profite de l’occasion pour chanter un « Sto lat » particulier. Il s’adresse à Mr Valentin Chmielecki qui vient de fêter ces 100 ans. Ancien dirigeant du KSMP de Mons, ancien de Comblain-la-Tour ( nous avons déjà publié une photo sur laquelle il se trouve aux côtés de Mme Zalobek – photo 111 ). Ce n’est pas souvent qu’un mineur polonais fête ses 100 ans. Raison de plus de le fêter. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut remercier un ancien. Raison de plus pour lui chanter STO LAT !
0111 : COMBLAIN-LA-TOUR – Devant l’escalier, côté grille d’entrée : Devant : Mr Michel Miklusiak ; Mr ? Rusowicz ; Mr Markiewicz ; Mme ( ? ) ; Mr Kazik Michalski ; Mr Zbigniew Matusiewicz ; Mr Tadek Szymczak ; au second plan : Mr ? Materna ; Mr Adam Ogonowski ; Mr Ludwig Mazgaj ; Sur l’escalier : Mr Walek Chmielecki ; Mde Weronika Załobek.
André Karasiński nous en dit un peu plus sur la tradition du Lundi de Pâques :
A l’origine, Śmigus et Dyngus étaient deux coutumes distinctes. Elles nous viennent des rites païens des tribus slaves originelles. Benedykt Chmielowski dans son encyclopédie « Nowe Ateny » affirme que la coutume consistant à s’arroser à l’eau apparaît sur les terres polonaises avec la princesse Wanda1 dont il situe le décès en 750.
Śmigus consistait à fouetter les jambes avec des rameaux de saule ou de palmier et à asperger le corps avec de l’eau froide. Cette habitude symbolisait la purification printanière de la saleté et des maladies et, plus tard, dans la Pologne chrétienne, du péché.2 Les slaves croyaient aussi que l’arrosage à l’eau était propice à la fécondité. C’est pourquoi c’étaient surtout les jeunes filles en âge de se marier qui faisaient l’objet de cette coutume. Celle qui n’avait pas été arrosée en éprouvait de la colère et de la crainte car cela signifiait un manque d’intérêt des garçons pour sa personne et un risque de rester célibataire.
Dyngus consistait à se rendre visite mutuellement au printemps après la longue période d’un hiver très rigoureux et donc peu propice aux sorties. En se rendant les uns chez les autres, les gens apportaient des cadeaux, des collations ainsi que le casse-croûte pour un éventuel vagabond. L’ambiance de ces visites était rythmée par des chansons, des récits … C’était aussi l’occasion pour les pauvres de pouvoir goûter des plats faisant partie du menu d’autres familles.
Petit à petit les deux coutumes se sont fondues en une seule.3 Sauf en Cachoubie où la flagellation symbolique perdure jusqu’à nos jours, l’arrosage à l’eau ( étendu à tout le monde ) s’est imposé. On peut toutefois s’y soustraire en offrant des œufs colorés et décorés.
1 Princesse légendaire, fille du légendaire roi Krak, fondateur de Cracovie
2 Les premières traces écrites de la coutume slave de Dyngus datent de 1420 lorsque le Synode du diocèse de Poznan a voulu interdire cette pratique à connotation manifestement pécheresse. Plus tard cependant, l’Eglise l’a introduite dans le rite de ce qui est appelé le « Lundi Arrosé » et qui est une partie intégrante des fêtes de Pâques, l’eau symbolisant la résurrection du Christ qui nous sauve du péché.
3 Le nom commun composé śmigus-dyngus apparaît pour la première fois dans le « Słownik poprawnej polszczyzny » de Stanisław Szober en 1937.