0059 : L’Hôtel du Parc ( 5 )

Décidément… sur chacune des faces du bâtiment, on peut lire le nom de l’hôtel ( photos 329, 330, 332 ).

Ce qui surprenait sur la photo 292, c’était la longueur du réfectoire… il semblait… trop court.

Au rez-de-chaussée, il n’y avait que 4 fenêtres ; au premier, une seule fenêtre, à côté du grand écriteau. L’ensemble se terminait par une gouttière.

En comparaison, les photos 329, 330 et 332 – beaucoup plus récentes – montrent au rez-de-chaussée 7 fenêtres et au premier, côté Ourthe, 3 fenêtres. Sur cette même photo 332, l’ancienne gouttière n’a pas changé. Elle est toujours à la même place, mais le bâtiment lui, s’est allongé.

La photo 331 permet de voir la serre dans toute sa beauté ; un petit chemin est d’ailleurs aménagé entre la grille d’entrée et la serre. On peut voir aussi le perron plus aéré et plus décoratif.

Sur la photo 332, le perron et la balustrade sont dans le même état qu’aujourd’hui… plus robuste… pourtant, c’est encore l’hôtel du parc.

La photo 333, envoyée en 1955, montre le bâtiment dans les années cinquante – soixante, comme nous l’avons connu. Elle permet de comparer les différentes évolutions.

Visiblement, le réfectoire, les chambres du premier étage et le perron sont restés comme du temps de l’Hôtel du Parc. La photo 334 montre le bâtiment en 1960.

C’est à cette époque que la communauté polonaise achète la maison et le parc.

25/04/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien ( Merci à Piotr Rozenski pour son aide ).

0329
0329 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
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0330 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0331
0331 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0332_1949
0332 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1949 : Hôtel du Parc.
0333_1955
0333 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1955 : Hôtel du Parc.
0334_1960
0334 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1960 : Hôtel du Parc.

 

 

Un commentaire sur “0059 : L’Hôtel du Parc ( 5 )

  1. Je revois les photos de l’endroit ou à neuf ans j’ai vécu seize mois (du premier juillet 1943 à la fin octobre 1944).Pendant la guerre l’hôtel du Parc a été occupé par des colonies de vacances, tout comme l’hôtel du Pont de Comblain-la-tour, pour écarter les jeunes des villes des risques de bombardements fréquents les nuits par les anglais et le jour par les américains. Deux institutrices de Herstal s’occupent des cours et nous surveillent lors de nos jeux dans le parc d’où l’on aperçoit le Rocher de la Vierge. Médicalement nous sommes suivis par le docteur local que nous avions baptisé docteur Rubiazol, du nom du médicament qu’il utilisait pour presque tous les maux, du mal de tête à la jaunisse. a partir de juin 1944, débarquement des alliés, les déplacement des parents sont très rares et malaisés. Début septembre les troupes américaines s’approchent de Hamoir. Nous sommes excités, et, avec l’aide des institutrices et du personnel on bricole des drapeaux et des banderoles en papier aux couleurs de la Belgique ainsi que des Alliés.; Quand, catastrophe, on es prévenu que les allemands arrivent. On enfourne tout en vrac dans des caisses que l’on transporte sur le toit de la partie arrière de l’hôtel. Ouf, tout est caché à temps. C’est l’arrière garde allemande, ils creusent trois emplacements le long de l’Ourthe qui longe le parc et d’où ils ont en enfilade la route Hamoir-Liège. Tout le personnel civil et les enfants sont confinés dans l’hôtel. On tremble en espérant qu’ils ne montent pas sur le toit où sont cachés nos drapeaux. Le comble, on entend tirer des coups de feux dans les arbres du rocher de la Vierge, ce sont les résistants qui s’entraînent, et les allemands sont extrêmement nerveux. Les enfants et le personnel de l’hôtel du Pont nous rejoignent et nous devrons dormir tous au sous-sol. Au milieu de la nuit, une forte explosion retenti des morceaux de bétons fracassent des fenêtres et blessent quelques enfants sans trop de gravité. Les allemands viennent de faire sauter le pont. Au petit matin, nous sortons. Les soldats sont partis les mitrailleuses n’ont pas été utilisées. Une voiture se présente à la grille, deux hommes avec mitraillette couchés sur les garde-boues et deux autres sur les marches-pieds arrières, au volant le docteur Rubiazol. Ce sont les maquisards qui viennent nous libérer. On monte sur le toit récupérer nos drapeaux et nous les déployons pour saluer les américains qui passent sur l’autre rive en direction de Liège. Il faudra encore un mois avant que tout les enfants retrouvent leurs parents. Pour ma part je fut le dernier à retourner à Herstal avec les institutrices et sortant de la gare des Guillemins nous fûmes accueillis par les sirènes et survolé par un petit avion avec un tuyau qui pétaradait comme une vieille moto et qui s’écrasa un peu plus loin dans une énorme explosion. Nous venons de faire connaissance avec les V1 et comprenons que tout n’est pas fini.

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