Vacances à Comblain, ce n’était pas synonyme de laisser-aller … bien au contraire.
Ce qui frappe, quand on prend le temps d’analyser les photos de l’époque, c’est le sérieux qui domine quand il s’agit de montrer de quoi on est « capable ».
Fabriquer le feu de camp, l’allumer et l’entretenir demande du sérieux. Dans ce domaine, il y a quelqu’un qui semble être l’éternel préposé … Alexandre Persich.
Si vous allez revoir les photos 105 et 106 ( article 21 ), c’est déjà Alexandre qui est à la manœuvre. Sur la photo 553 ( article 87 ), c’est encore lui.
Sur les photos 575 et 576, en annexe, c’est toujours lui. D’ailleurs, je n’ai aucune photo de lui … sans feu de camp ! Bizarre ! La gentillesse d’Alexandre et son envie d’aider – et de bien faire les choses – expliquent sans doute qu’il ait été si souvent de corvée. Merci Alexandre.
Mais le sérieux s’exprime aussi – et surtout – lors de l’élaboration des spectacles.
Les photos 577 et 578 illustrent l’un de ces moments forts. Theresia Sierkowicz ( la blonde ), Alice Bardo et ( ? ) ont présenté, ce jour-là, un corps de ballet. J’ignore si c’est « Le lac des cygnes » ou « Casse-noisette » qui les a inspirées … ou bien si c’était une libre interprétation …. Mais force est de constater qu’elles y ont mis tout leur cœur.
Tout y est : la grâce, la posture, le costume, le sourire et le sérieux. Je ne doute pas que la danse était parfaite et leur succès total. Si quelqu’un possède d’autres photos de ce spectacle, merci de partager.
Quant aux danseuses, BRAVO et racontez-nous d’où vous est venue cette idée et comment l’avez-vous finalisée ?
Notez que sur la photo 71 ( article 12 ), c’était déjà Theresia Sierkowicz et Alice Bardo qui présentaient un spectacle de danse.
À d’autres moments, le sérieux prenait la forme des détails mis en œuvre.
Les costumes des photos 579 et 580 prouvent le souci d’aller au fond des choses. Et quand on sait le peu de moyen dont on disposait sur place, on se demande comment tout ça a pu voir le jour.
Ça veut dire – aussi – qu’en amont, il y avait une gigantesque envie de bien faire ! Je mesure toute l’imagination qu’il a fallu pour inventer … toute l’intelligence qu’il a fallu pour concevoir … toute la patience, pour convaincre … toute la créativité, pour concrétiser … et tout l’amour, pour finaliser.
Comblain-la-Tour c’était un formidable réservoir de pensées positives … un formidable réservoir d’amour.
21/11/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0575 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1974 : Ognisko : Alexandre Persich surveille le feu ; Michel Konarski, Jozef Pachel et Jef Rozenski dans un sketch qui mettait en scène des mendiants …
Ces cours ont été organisés plusieurs années de suite. Malheureusement, il n’existe que très peu de photos pour témoigner du succès de ces formations. Beaucoup de jeunes y ont participé et en gardent des anecdotes cocasses.
Par exemple, un soir, nous avions décidé de faire le mur.
Pendant les colonies, la vigilance était de rigueur. On nous confiait des enfants, leur sécurité et leur bien-être dépendaient de notre sérieux. Aucun d’entre nous n’aurait abandonné son poste. Mais là … pendant les cours de moniteur … il n’y avait aucun enfant … à part nous. Se laisser aller à quelques enfantillages devenait séduisant. Et si de surcroît on pouvait un peu provoquer l’autorité, cela devenait franchement excitant.
Donc, nous avons organisé notre fuite en ne négligeant aucun détail.
Le soir venu, nous nous sommes rassemblés – dans le plus grand silence – au pied de l’escalier. De là, nous avons rejoint, à pas de loup, une fenêtre que nous avions pris soin de laisser ouverte. Toujours dans le plus grand silence, nous avons escaladé la fenêtre. Une fois sur le gravier, avec d’infinies précautions, nous nous sommes dirigés vers le parc.
Quand nous avons échangé nos premiers mots – tout bas – nous étions déjà loin de la maison. La suite du plan consistait à passer au-dessus de la clôture, rejoindre le sentier qui longeait le parc et la ligne de chemin de fer, ensuite se diriger vers le village. À l’approche de la grille d’entrée, le silence s’est imposé à nouveau. Nous marchions comme des voleurs …
Quelle ne fut pas notre stupéfaction quand nous avons vu que la grille était … grande ouverte ! ! !
Un peu décontenancé, on a quand même été boire un verre au café des Sports. C’était le but de l’escapade.
Mais en rentrant, une heure plus tard, certain d’entre nous imaginait le pire : « Et si c’était un piège ? ». « Et si un comité d’accueil nous attendait déjà pour nous prendre la main dans le sac ? ». Malgré tout, la décision fut prise d’affronter l’ennemi. Nous sommes rentrés … par la grille. Puis, quelqu’un a essayé d’ouvrir la porte d’entrée : elle était ouverte aussi … Etrange. Les plus pessimistes imaginaient déjà la punition du lendemain. Le piège allait se refermer sur nous … Nous sommes rentrés …. Personne. Nous sommes remontés dans nos chambres … Personne. On a même fait du bruit …. Rien … C’était presque vexant.
Le lendemain au déjeuner, nous avons été jusqu’à évoquer – à demi-mot – notre aventure nocturne. Personne n’y a prêté attention.
En fait, l’autorité savait faire la part des choses. Ce qui aurait été intolérable avec des enfants, devenait bénin en autre temps. Nous étions donc libres d’envisager d’autres escapades. Mais bizarrement … les nuits suivantes … nous ne sommes plus sortis.
14/11/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0569 : COMBLAIN-LA-TOUR : Cours de moniteurs : Assis par terre : Vital Kciuk ; Henri Bogdanski ; Debouts : Malvina Rusowicz ; Georges Persich ; Dominique Ogonowski ; Henri Szulc ; Eveline Ogonowski : Marek Bujanowski.0570 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1973 : Cours de moniteurs : Au premier rang : ( ? ) : Alexandre Persich ; ( ? ) Annie Nowicki ; ( ? ) ; Deuxième rang : Malvina Rusowicz ; Francine Załobek ; Eveline Ogonowski ; Alfred Materna ; Dominique Ogonowski ; ( ? ) ; Troisième rang : Alexis Łagocki ; Micheline Zwierzyk ; ( ? ) : Jean-Pierre Dziewiacien.0571 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Cours de moniteurs : Au premier rang : Martine Brzezicha ; Zuhal Gunal ; Micheline Zwierzyk ; Alexis Łagocki ; Deuxième rang : Ks Kurzawa ; Thérèse Dudziak ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; Isabella Cosaro ; Géniu Bujanowski ; Troisième rang : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Zosia Król ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Pierre Front ; ( ? ) ; Edward ( ? ) d’Allemagne ; Dernier rang : Mr Rusowicz ; ( ? ) ; Mr Franek Bujanowski ; Mr Bardo ; Janek Konarski ; Regina Gymza ; Mr Léon Czak ; Marek Bujanowski ; Malvina Rusowicz ; ( ? ) ; ( ? ), ces 2 derniers d’Allemagne aussi, c’était la première fois qu’il y avait des allemands pour les cours de moniteurs.0572 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Cours de moniteurs : Assises par terre : Hélène Piech ; Dorota Druszcz ; ( ? ) ; Ks Ryszard Sztylka ; ( ? ) ; ( ? ) ; Debouts : Christine Piech ; ( ? ) ; ( ? ) ; Fabienne Laffut ; Elisabeth Rozenski ; Gisèle Wojas ; ( ? ) ; ( ? ).0573 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Cours de moniteurs : Assises par terre : Hélène Piech ; Dorota Druszcz ; ( ? ) ; Ks Ryszard Sztylka ; ( ? ) ; ( ? ) ; Debouts : Christine Piech ; ( ? ) ; ( ? ) ; Fabienne Laffut ; Elisabeth Rozenski ; Gisèle Wojas ; ( ? ) ; ( ? ).0574 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Cours de moniteurs : Pascal ou Michel Łagocki ; Stanisław Malek ; Philippe Rouls ; Ks Ryszard Sztylka ; Piotr Rozenski ; Michel Konarski ; Anne Marie Kantyka ; ( ? ) ; une demi Hélène Piech.
Nie noszą lampasów, lecz szary ich strój
Nie noszą ni srebra, ni złota,
Lecz w pierwszym szeregu podąża na bój,
Piechota ta szara piechota.
Lecz w pierwszym szeregu podąża na bój,
Piechota ta szara piechota.
Maszerują strzelcy, maszerują.
Karabiny błyszczą, szary strój.
A przed nimi drzewa salutują
Bo za naszą Polskę idą w bój.
Idą, a w słońcu kołysze się stal
Dziewczęta zerkają zza płota
A oczy ich dumnie utkwione są w dal
Piechota ta szara piechota
A oczy ich dumnie utkwione są w dal
Piechota ta szara piechota
Maszerują strzelcy, maszerują
Karabiny błyszczą, szary strój.
A przed nimi drzewa salutują
Bo za naszą Polskę idą w bój.
Nie grają im surmy, nie huczy im róg,
A śmierć im pod stopy się miota.
Lecz w pierwszym szeregu podąża na bój
Piechota ta szara piechota.
Lecz w pierwszym szeregu podąża na bój
Piechota ta szara piechota
Maszerują strzelcy, maszerują
Karabiny błyszczą, szary strój.
A przed nimi drzewa salutują
Bo za naszą Polskę idą w bój.
Comblain-la-Tour sans son pont, ça paraît impensable …
En effet, le petit village est construit principalement sur la rive droite de l’Ourthe.
De là, il s’élève progressivement vers Xhoris, Fanson et Hôyemont. Mais pour passer de l’autre côté de la rivière, il n’y a pas tellement d’alternative. Si vous voulez traverser, il vous faudra aller, en amont, jusqu’à Hamoir pour trouver un pont et, en aval, jusqu’à Comblain-au-Pont pour trouver deux ponts.
Pourtant le premier pont de Comblain-la-Tour ne date que de 1873. Avant ça, la seule manière de rejoindre l’autre rive, c’était le gué situé Place du Wez ( voir art. 16 ).
Les 2 cartes postales ( 558 et 559 ) envoyées respectivement en 1904 et 1908 montrent le pont tel qu’il était à l’époque.
Lors de la construction du pont, la route qui longe l’Ourthe – actuellement la N654 – a dû être rehaussée, pour atteindre la hauteur du tablier du pont. Sur la photo 561, on peut voir clairement qu’un remblai important a été nécessaire pour relever la route jusqu’au niveau du pont.
Ce pont n’a subi aucun dommage en 1914. Et pour cause, les allemands – qui s’étaient installés dans le Château Detienne ( notre Centre Millennium ) – craignaient que le pont ait été piégé et explose au moment de leur passage. Ils avaient préféré franchir l’Ourthe … par le Wez.
Plus tard, Ils construiront d’ailleurs leur propre « ouvrage d’art » pour traverser ( voir article 49 ).
Indemne en 1914, notre pont sauta en 1940, sans doute pour empêcher la progression de l’armée allemande. Vu son importance, il fut reconstruit, par l’occupant en 1942.
En septembre 1944, une unité des panzers de « Das Reich » traversa l’Ourthe à Comblain-la-Tour ; c’était l’unique pont encore intact. Elle se rassembla, ensuite, Place du Wez où elle se camoufla avec les perches à haricots des jardins, espérant échapper aux avions de chasse anglais.
Pour protéger leur repli, les allemands finiront par faire sauter le pont, à nouveau, en 1944 !
Cette fois-ci, les résistants voulaient empêcher la destruction de l’ouvrage d’art.
Stratégiquement, les armées alliées en avaient besoin pour repousser les allemands vers l’est. Pour essayer de sauver le pont, les résistants avaient même refermé les chambres de mine du pont avec du béton.
Les allemands furent obligés de doubler les charges d’explosifs et de les placer directement sur le tablier du pont pour le détruire.
Il faudra attendre 1949 pour qu’il soit remplacé par un autre pont, flambant neuf.
Entre 1944 et 1949 … à nouveau Comblain-la-Tour était sans pont !
Pour traverser, on avait installé une sorte de radeau tiré, depuis l’autre rive, par un câble.
Plus tard, une passerelle a même été érigée au-dessus de l’Ourthe. Mais elle était tellement instable qu’on l’avait surnommé : « la passerelle dansante».
Je suis sûr que, si cette passerelle avait été encore là quand nous y étions, elle aurait été une attraction très appréciée et largement utilisée.
07/11/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0558 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0559 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0560 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0561 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0562 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0563 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0564 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0565 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0566 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0567 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.0568 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le pont.
Notre communauté se veut joyeuse, festive, soucieuse de préserver les souvenirs du passé, mais résolument tournée vers l’avenir. Pourtant … il y a des jours … où on ne peut s’empêcher de « jeter » un regard en arrière … de se souvenir … de se laisser aller à la mélancolie.
Ce début novembre est traditionnellement consacré au souvenir de ceux qui nous ont quittés. La Toussaint et le jour des morts sont autant de vaccins qui nous poussent à nous rappeler ceux qu’on a tant aimés.
Même si dans nos cœurs leur souvenir ne s’éteindra jamais, durant les prochains jours, nous serons plus fragiles … plus sensibles … plus enclins à y penser … plus proches.
Il n’est pas possible, ici, d’énumérer tous ceux qui sont passés par Comblain et qui nous ont quittés.
Forcément, j’en oublierais beaucoup et forcément, ce serait frustrant pour ceux qui étaient proches des disparus.
Aussi, j’ai pris le parti d’en évoquer une seule. À travers elle, c’est à tous nos camarades disparus que je dédie ces quelques lignes. Puisse-t-elle être notre représentante au ciel et témoigner – à tous ceux qui y sont – de notre indéfectible amour. Puisse-t-elle trouver les mots les plus justes et les plus pudiques pour relayer notre nostalgie et faire sourire là-haut.
Donc voilà, c’est décidé … Anne-Marie Kantyka tu seras dorénavant la représentante officielle des « Anciens de Comblain » au … Ciel.
Si c’est toi qui as été désignée, ce n’est pas par hasard. Le souvenir que tu as laissé parmi nous est inaltérable.
Ton sourire et ta joie de vivre ont largement contribué à rendre nos souvenirs de Comblain encore plus agréables. Ton absence est une injustice … une de ces injustices qui font douter.
Si tu en as l’occasion profites-en pour exprimer notre colère auprès de qui tu sais.
En plus de notre infinie tendresse reçoit l’assurance qu’ici personne ne t’oublie ; comme personne n’oublie tous ceux qui sont partis tellement trop tôt.
D’ailleurs, ce serait bien si tu veillais à accueillir tous les « Anciens de Comblain » qui rejoindront le ciel …
Je sais déjà que tu trouveras les mots qu’il faut pour nous réconforter, pour nous rassurer et pour présenter notre candidature et je crois que ce ne sera pas un travail de tout repos avec certains CV !
Je ne te dis pas « à bientôt » … j’espère qu’on se reverra le plus tard possible.
Demain, quand j’irai déposer mes fleurs sur la tombe de mes parents, je ferai un petit clin d’œil vers le ciel …
Ce petit clin d’œil, c’est à toi qu’il s’adressera … et ne t’inquiète pas si tu vois que mon œil est humide.
Je suis sûr qu’en regardant bien, tu verras … beaucoup d’autres clins d’œil.
31/10/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0550 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Anne-Marie Kantyka.0551 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quelque parc, au pied de la petite chapelle, près du drapeau : Debouts : ( ? ) ; Christine Piech ; ( ? ) ; Anne-Marie Kantyka. Accroupis : ( ? ) ; Hélène Piech ?0552 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au pied du rocher de la Vierge : ( ? ) ; Christine Piech ; Michel Pietka ? ; Anne-Marie Kantyka ; ( ? ) ; Hélène Piech ?0553 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Alexandre Persich ; Anne-Marie Kantyka en statue ; + du public.0554 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; + du public, où on peut reconnaître Piotr Rozenski et même Freddy Motala avec son beau pull noir et rose.0555 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant l’ognisko : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech.0556 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Christine Piech ; Anne-Marie Kantyka.0557 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le drapeau : Anne-Marie Kantyka ; un garçon venu d’Allemagne.
Aussi loin que m’entraîne ma mémoire, je n’ai pas le souvenir d’un « ognisko » installé ailleurs qu’au bord du terrain de volley. L’endroit d’ailleurs me paraît indissociable de l’activité.
Pourtant, ces photos montrent clairement que des feux de camp étaient organisés devant le perron, entre la maison et l’Ourthe. Je ne comprends pas pourquoi ?
De toute évidence, ne nous sommes pas ici dans le cadre d’une improvisation … Tout y est, les sketchs, les chants, les danses et même le foyer … même s’il n’a pas l’air de fumer beaucoup.
Autour du spectacle, on retrouve les spectateurs, assis sagement tantôt sur des bancs – qui semblent être ceux du réfectoire – tantôt sur des chaises pliables. On semble n’avoir rien laissé au hasard. Le temps est propice et la lumière permet de supposer que la soirée n’est pas encore entamée. Ce n’est pas exactement comme ça que je me représente un « ognisko » … et vous ?
Cette impression est renforcée par le sérieux apparent du public ; ils ont l’air presque « coincés ». Certains garçons ont mis des cravates, les filles sont « endimanchées ». On est sûrement fin des années soixante, début des années septante.
Il y a sans doute une bonne raison. Je suis sûr que les plus anciens d’entre nous savent pourquoi. Je lance donc un appel à tous ceux qui étaient là lors de ces épisodes. S’il vous plaît, expliquez-nous … nous sommes curieux. Ça fait partie des questions qu’on se pose tous à propos de Comblain. Comment c’était avant nous ?
Une autre question me ronge : « Où sont passées les photos que Mr Rzemieniewski faisait de nous ? ». Sur la photo 545, on le voit bien avec son superbe appareil photos qui semble sorti du siècle passé.
Il ne ratait jamais une occasion d’immortaliser là un ognisko, là une joyeuse ambiance, là un sourire. Sans doute voulait-il transmettre à la postérité toutes ces petites scènes de bonheur partagé.
S’il était encore parmi nous, il serait un de nos « correspondants officiels » des Anciens de Comblain, évidemment.
Retrouver toutes les photos de Mr Rzemieniewski et les déposer à Comblain, c’est le moins qu’on puisse faire.
Vous avez une idée par où commencer les recherches ?
24/10/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0545 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko devant le perron : ( ? ) ; … ; debout, Józef Rzemieniewski ; Christiane Kubarek ; Christiane Lukowiak ( collection Zdzisław Blaszka ).
0546 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko devant le perron : Debout, Ks Kurzawa ; ( ? ) ; ….. Mme Koldziejka qui se tient la tête ; Violette Kiełbowicz ; Thérèse Wojnarowski ; Lalounia Zawadski. ( collection Zdzisław Blaszka ).
Heureusement qu’ils l’ont agrandi … le réfectoire … sinon où aurions-nous été ?
C’était le refuge, le havre … là où tous se rassemblaient, où tout se passait, quand dehors ce n’était pas le bon moment. C’était là qu’on mangeait … là qu’on jouait, les jours de pluie … là qu’on simulait l’ognisko, quand la météo nous faisait la gueule … là qu’on faisait la fête, qu’on faisait les fous et la prière, et même la messe parfois.
C’était là qu’on apprenait à danser, pendant le cours de danses … là qu’on apprenait à devenir des moniteurs … là qu’on apprenait à chanter … là qu’on chantait « Sto lat » aux anniversaires … et la « Digue du c… » quand notre statut d’adolescent l’exigeait … « D’Comblain à Montaigu … la digue, la digue … ».
C’est là qu’on écoutait religieusement les concerts improvisés de Pierre Bartnik.
C’est l’endroit de Comblain le plus imprégné d’émotions, de souvenirs, d’odeurs … celle du cacao chaud de quatre heures, celle du thé du souper … celle du café du matin.
Et ce brouhaha qui ne s’arrêtait que quelques minutes … juste le temps de la prière … et qui reprenait de plus belle.
Quand j’étais enfant, à chaque fois que je pénétrais dans le réfectoire, j’avais l’impression d’entrer dans un navire. C’est sans doute la configuration de cette immense pièce qui me donnait cette impression. Avec ses fenêtres de chaque côté et devant aussi, le réfectoire ressemble à un grand paquebot de croisière.
Moi, je voyais là, à bâbord les voies du chemin de fer et à tribord l’Ourthe. Devant, sur le mât, comme sur tous les bateaux du monde, les couleurs nationales flottaient dans le vent. Nous, nous étions prêts à larguer les amarres et à prendre le large … cap sur Hamoir. On devenait pirates, flibustiers, capitaines ou simple corsaires et tous les trésors du monde nous attendaient.
J’aurais beaucoup aimé être là pendant les inondations … voir l’eau envahir doucement le parc … entourer le bâtiment … soulever notre navire … et flotter, enfin. I believe i can fly !
Aujourd’hui, le navire est toujours là. Il a connu des assauts, des abordages, des avaries, des mesquineries. Il a subi des tempêtes, connu des ivresses et des sécheresses, des heures de gloire et de désintérêt, des cales pleines et des soutes vides. Il a transporté des migrants, recueilli des naufragés, il a risqué de sombrer … mais n’a jamais échoué.
Il a connu des vents favorables et des heures où il a fallu ramer ; des discours grandiloquents et des lendemains austères ; des fêtes mémorables et des soirs tristounets ; des personnes admirables et d’autres … moins.
Il a été « boat » pour des « people » qui rêvaient d’autre chose … simple radeau pour les « médusés » qui refusaient d’y croire … « bateau amiral » pour ceux qui se voyaient déjà … et simplement « bateau de croisière » pour les vacanciers, comme nous, qui ne venaient y chercher que le plaisir.
Mais il est toujours là. Il faut dire que cette coque-là est faite d’un matériau totalement indestructible et inoxydable : l’âme des polonais.
17/10/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0536 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Repas dans le réfectoire : Malgosia Jaroszewska ( ? ) ; ….. ; Regina Gymza ; … ; Isabelle Swiderski ; … ; Dominique Ogonowski ; … ; Michel Konarski ; …; Philippe Pietka ; Patrick Madaj ; Piotr Rozenski ; Eddy Nowicki ; Michel Pietka de dos.0537 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1974 : Ognisko dans le réfectoire : Ks Kurzawa ; … ; Ksiadz Kiek ; … ; Micheline Zwierzyk ; Isabella Cosaro ; Patricia Młynarski ; Hélène Borowski ; Annie Borowski ; … ; Zuhal Gunal ; le séminariste Kazik Rzymowski ( ? ) ; …0538 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1975 : Repas de l’intendance dans le réfectoire : Ksiadz Kiek ; Leszek ( ? ) ; Pan Jan ; Mr Franek Front ; ( ? ) ; Pani Bardo ; le séminariste Jozek Pietruszik ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pani Merta ; le séminariste Zenon Mach ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; ( ? ).0539 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Repas de l’intendance dans le réfectoire : Pani Bardo ; les 2 petits-enfants de Pani Bardo : David Brismé et sa soeur ; un gars de Cracovie ( ? ) ; le séminariste Kazik Rzymowski ( ? ) ; ( ? ) ; Pan Paterka.0540 : COMBLAIN-LA-TOUR : Concert de Pierre Bartnik : A l’arrière : Eveline Ogonowski ; Pierre Front ; Jean-Pierre Dziewiacien. Devant : Michel Pietka ; Michel Konarski ; Patrick Madaj ; ( ? ) ……….. ; Pierre Bartnik ; Ks Kurzawa.0541 : COMBLAIN-LA-TOUR : Anniversaire dans le réfectoire : Assises : Madame Koldziejka ; ( ? ) ; Debout : ( ? ) ; ( ? ) ; Andrei Makarov ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pani Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pan Paterka ; ( ? ).0542 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Fiesta dans le réfectoire : Debouts : Richard Chwoszcz ; Michel Konarski ; Piotr Rozenski ; Georges Załobek ; Freddy Motała. Accroupis : ( ? ) ; ( ? ) ; Michel Łagocki ; Philippe Rouls.0543 : COMBLAIN-LA-TOUR : Conférence dans le réfectoire : Peut-être une réunion d’un comité des Dames du Rosaire : ( ? ) ; Madame Pierzyna ; ( ? ).0544 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2001 : Bal dans le réfectoire : L’accordéoniste : Stasiu Kieronski ( du groupe limbourgeois Wisła ) ; Heniu Zapałowski et Aniela Paterka ( épouse de Stasiu ).