La date du 3 mai approchant, et pour formaliser la réponse à une question que l’on me pose régulièrement sur la date de la fête nationale polonaise, je vous propose les quelques lignes qui suivent. En Pologne, la notion de « fête nationale » est plus complexe que celle que nous connaissons en Belgique ou en France.
Les Polonais distinguent d’ailleurs « Święto Narodowe » – de naród, nation – et « Święto Państwowe » – de państwo, état – que l’on traduit pourtant, dans les deux cas, par « Fête nationale ». De plus il existe aussi un certain nombre de « Dzień Narodowy » – Jour national – qui ont été déclarés « Święto Państwowe ».
Pour être complet, signalons que Fête nationale ne rime pas nécessairement avec jour férié. On compte 11 jours fériés dans l’année dont seulement 3 Fêtes nationales alors qu’on dénombre au total 12 jours de Fête nationale.
Deux jours sont appelés « Święto Narodowe » et on peut les considérer comme les deux jours de Fête nationale, au sens où nous l’entendons chez nous :
Le 3 mai, les Polonais commémorent la Constitution du 3 mai 1791 – Święto Narodowe Trzeciego Maja. Cette Constitution polonaise est le premier acte juridique de ce type en Europe et le deuxième au monde ( après la Constitution américaine de 1789 ).
Après la renaissance de l’État polonais en 1918, l’anniversaire de la Constitution du 3 mai a été officiellement reconnu comme Fête nationale en 1919. Après la Seconde Guerre mondiale, il a été célébré en 1946 et a donné lieu, dans de nombreuses villes, à des manifestations étudiantes. Suite à ces manifestations, les autorités communistes en ont interdit la célébration publique. Le 3 mai a été officiellement retiré en 1951 de la liste des jours fériés. La Fête nationale du 3 mai a été rétablie en 1990. Ce jour-là est un jour férié.
Le 11 novembre est la Fête nationale de l’indépendance – Narodowe Święto Niepodległości. Elle est célébrée pour commémorer le retour à l’indépendance de la Pologne en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, 123 ans après le dernier partage du territoire national en 1795. Le terme « Partages de la Pologne » – « Rozbiory Polski » – désigne les trois annexions successives ( 1772, 1793 et 1795 ) du territoire de la Pologne-Lituanie par l’Empire de Russie, le Royaume de Prusse et l’Empire d’Autriche-Hongrie.
Entre 1920 et 1936, les célébrations de la reconquête de l’indépendance se déroulaient exclusivement à Varsovie – le plus souvent le dimanche qui suivait le 11 novembre – et avaient un caractère strictement militaire. Le statut de jour férié n’a été accordé au jour de l’indépendance qu’en 1937.
En 1945, a été instituée la Journée nationale de la renaissance polonaise, célébrée le 22 juillet. En même temps, la Fête nationale de l’indépendance a été abolie.
Le 22 juillet 1944, a été publié le Manifeste du Comité polonais de libération nationale. En fait, ce document a été signé et approuvé par Staline le 20 juillet 1944 à Moscou, où il a été ensuite publié. Le Comité polonais de libération nationale – PKWN, Polski Komitet Wyzwolenia Narodowego – était un organe fantoche, créé à Moscou, à l’initiative des communistes polonais et d’une délégation du Parti ouvrier polonais. Il opérait sous le contrôle politique de Joseph Staline qui a pris la décision finale sur sa création, son nom, son statut et sa composition.
La célébration du 22 juillet a été abolie en 1990.
La Fête nationale de l’indépendance du 11 novembre a été rétablie en 1989 et est, évidemment, un jour férié.
NB : Le troisième jour de fête nationale férié est le 1er mai, jour de Święto Państwowe, officieusement appelé Fête du travail et instauré en 1950.
Et voilà que Pâques est derrière nous … La fête la plus importante pour les polonais … notre « Wielkanoc 2020 » fait désormais partie des évènements du passé. Pourtant, elle restera gravée dans nos mémoires comme la Pâques la plus triste de l’histoire moderne …
Il faut savoir que pour nous, les polonais, Wielkanoc ce n’est pas seulement une fête catholique essentielle, c’est aussi une tradition séculaire qui a engendré des rites, des usages et des coutumes auxquels chaque polonais est infiniment attaché. C’est un ensemble qui comprend la préparation de plats traditionnels, la bénédiction de ces plats par le prêtre, la présentation de toute cette nourriture sur des tables opulentes, le partage des repas, jusqu’à celui du lundi de Pâques particulièrement festif … et le fameux « Śmigus-dyngus » … Tout ça n’a évidemment qu’une seule finalité … le partage dans la fraternité. C’est l’expression du bonheur d’être ensemble.
Cette année, confinement oblige, il a fallu se résoudre à festoyer chacun de son côté ! Comme si c’était possible !
Ce coronavirus a tout balayé sur son passage … Et il ne s’attaque pas seulement à nos santés … c’est tout notre mode de vie qui s’en trouve ébranlé … ce sont toutes nos valeurs qui s’écroulent. Il va jusqu’à faire vaciller certains de nos instincts les plus primaires. Notre instinct grégaire par exemple, celui qui nous rassemble, surtout dans les moments difficiles, celui qui nous conduit à nous abriter les uns contre les autres, à nous réunir dans les églises, quand la peur nous tourmente, celui qui nous mobilise dans la rue quand la colère nous submerge, celui enfin qui nous agglutine dans les parcs ou les places pour fêter ensemble les victoires ou les issues heureuses … cet instinct grégaire – essentiel à l’humanité – nous est aujourd’hui interdit !
Fêter Pâques sans pouvoir serrer ses enfants dans ses bras … sans partager la krakowska, la babka, les œufs colorés et le chrzan avec les siens … quelle tristesse ! On s’en souviendra de ce Wielkanoc !
Ou plutôt non, oublions-le vite … et rappelons-nous plutôt nos Wielkanoc d’antan … ceux de notre enfance … quand nous assistions émerveillés aux préparatifs de la grande fête … quand l’instituteur de l’école polonaise nous faisait apprendre par cœur des « wierszyki » que nous devions réciter le jour venu devant toute la famille et sous l’œil fier et ému de nos parents.
J’ai retrouvé un de ces « wierszyk » dans un des livres que Dr Pomorski avait écrit pour nous. Ce livre, c’est « Nasza szkoła » édité en 1956. Le poème s’appelle : Wielkanoc. ( à lire ci-dessous )
Pour la petite histoire, j’ai cru un moment que ce petit poème avait été écrit par Dr Pomorski lui-même, puisqu’il ne comporte aucune signature, ni indication ( comme d’ailleurs aucun autre texte du livre ). Eh bien, non ! Il faut croire qu’à l’époque, on ne s’embarrassait pas trop des droits d’auteur ou qu’à l’instar de je ne sais plus qui, on pensait que « La poésie n’appartient pas à ceux qui l’écrivent, mais à ceux qui s’en servent ».
Sachez que ce poème a été écrit par Maria Konopnicka, personnage haut en couleur, qui était en même temps poète, nouvelliste et écrivain pour enfants, traductrice de littérature française, anglaise, allemande, italienne et tchèque, journaliste et critique, tout en militant pour les droits des femmes, des enfants et l’indépendance de la Pologne … mais aussi chrétienne et anticléricale … Vous trouverez sur Wikipédia tout ce qu’il faut retenir de cette personnalité qui fait partie de notre culture polonaise et bien au-delà puisque … un des cratères de la planète Vénus porte son nom.
Sachez aussi que Maria Konopnicka est également l’auteur d’un autre poème que nous connaissons tous pour l’avoir chanté tant de fois : Rota … et si le titre ne vous dit rien, écoutez : https://www.youtube.com/watch?v=OT124Co2e8A
Sachez enfin que je n’ai pas trouvé ça tout seul … ma connaissance de la culture polonaise est très modeste. Ce qui n’est pas le cas d’André Karasinski – notre Wikipédia à nous, en chair et en os – à qui il m’a suffi d’envoyer les premiers mots du poème pour avoir une réponse complète et une explication détaillée. Merci André.
D’ailleurs, nous avons décidé d’ouvrir une nouvelle rubrique – dans le blog des Anciens de Comblain – dans laquelle André Karasinski nous rafraîchira la mémoire sur toutes ces traditions qui ont jalonné notre enfance. Il nous aidera à comprendre, à décrypter et à sauvegarder tout ce qui fait nos racines.
Voilà bien encore une preuve qu’ensemble c’est mieux !
20/04/2020 – JP Dz
Wielkanoc
Jutro będzie Wielkanoc, Babki w piec już wsadzone, Gotują się kiełbasy I mieć będziem święcone.
Demain, c’est Pâques,
Les gâteaux sont déjà dans le four,
Les saucisses cuisent
Et j’aurai du « święcone » (1).
Najpierw obrus bielutki Mama na stół położy, Na nim stanie pośrodku Ten baranek, ten Boży.
D’abord la nappe blanche
Que maman va mettre sur la table,
Sur elle, placé au milieu
Cet agneau, ce Dieu.
Chorągiewka czerwona, A zaś kijek złocony, Babka jedna i druga Z każdej będzie stać strony.
Un fanion rouge,
Et ensuite un bâton doré,
Un gâteau puis une autre
De chaque côté sera placé.
Z rana pryjdzie ksiądz proboszcz I poświęci stół cały, Domek także pokropi, By się dzieci chowały.
Dans la matinée le prêtre viendra
Et bénira la table entière,
La maison aussi sera arrosée,
Pour que les enfants se cachent.
Tak się zrobi wesoło, Tak słoneczko zaświeci ! Ach, już nie ma, powiadam, Jak Wielkanoc dla dzieci.
Ça va être amusant,
Il fera si beau !
Oh, il n’y a pas, je le dis,
Comme Pâques pour les enfants.
Maria Konopnicka
(1) : Petit-déjeuner festif et traditionnel du lundi de Pâques
2.234 : École polonaise d’HAUTRAGE : Les frères Swięconek ; Hélène Swięconek au milieu à gauche ; les frères Chmielecki, Richard et Zdzisław ; André Karasiński ; tout à l’arrière, la fille c’est Urszula Twardowska, l’épouse de Christian Wala et à sa gauche, Zdzisiu Kulbaka.2.235 : École polonaise d’HAUTRAGE : Au 2ème rang à gauche, Richard Chmielecki ; Casimir Święconek ; Edmond Skrzypczak ( Edziu ) ; Zdzisiu Kulbaka ; Każiu Swieconek ; Franus Perz ; ( ? ) ; et André Karasiński, tout à fait à droite.2.236 :2.237 :2.238 : À la procession de VOTTEM : Irène Jamka ; Krystiane Wochen.2.239 : À la procession de VOTTEM : Helena Wochen ; Krystiane Wochen.2.240 :2.241 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ) ; Vincent Swiderski ; Isabelle Swiderski ; Christophe Swiderski ; Béatrice Laffut, à l’arrière ; Annie Kieltyka, sur la droite.2.242 : Quelque part sur une scène : Jeanine Romanowicz et Marek Janicki.2.243 : Quelque part sur une scène : Marek Janicki ; Jeanine Romanowicz.2.244 : RESSAIX : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : À gauche, le mari de ciocia Franka ; Mr. Zaslona ; Mr. Adam Ogonowski ; Mr. Kiełtyka ; Mr Szymczak ; Mr. Casimir Swiderski ; Mr. Mlynarczyk ; ( ? ) ; …2.245 : Quelque part sur une scène : Dominique Ogonowski ; Lucette Kiełtyka ; Jeanine Romanowicz ; Danièle Pietraszek ; Eveline Ogonowski, de dos et habillée en garçon.2.246 : Quelque part sur une scène : Jeanine Romanowicz ; Dominique Ogonowski ; Danièle Pietraszek.2.247 : Quelque part sur une scène : Jeanine Romanowicz ; Lucette Kiełtyka ; Dominique Ogonowski ; Eveline Ogonowski ; Danièle Pietraszek ; Christine Marszalkowski.2.248 : Quelque part sur une scène : Danièle Pietraszek ; Christine Marszalkowski ; Eveline Ogonowski ; Jeanine Romanowicz ; Dominique Ogonowski ; Lucette Kiełtyka.
En Pologne, les festivités de Pâques se clôturent joyeusement le lundi par la tradition du Śmigus-dyngus durant laquelle familles et amis se versent de l’eau les uns sur les autres. Plus particulièrement, les garçons aspergent les filles célibataires d’eau et fouettent leurs jambes avec des branches de saule.
À l’origine, Śmigus et Dyngus étaient deux coutumes distinctes. Elles viennent des rites païens des tribus slaves originelles. La coutume consistant à s’arroser à l’eau serait apparue sur les terres polonaises avec la princesse Wanda, dont on situe le décès en l’an 750. Wanda est une princesse légendaire, fille du légendaire roi Krak, fondateur de Cracovie.
Śmigus consistait à fouetter les jambes avec des rameaux de saule ou de palmier et à asperger le corps avec de l’eau froide. Cette habitude symbolisait la purification printanière de la saleté et des maladies. Plus tard, l’Église l’a introduite dans le rite de ce qui est appelé le « Lundi Arrosé » ( lany poniedziałek ) et qui est une partie intégrante des fêtes de Pâques, l’eau symbolisant la résurrection du Christ qui nous sauve du péché.
Les slaves croyaient aussi que l’arrosage à l’eau était propice à la fécondité. C’est pourquoi c’étaient surtout les jeunes filles en âge de se marier qui faisaient l’objet de cette coutume. Celle qui n’avait pas été arrosée en éprouvait de la colère et de la crainte car cela signifiait un manque d’intérêt des garçons pour sa personne et un risque de rester célibataire.
Dyngus consistait à se rendre visite mutuellement au printemps après la longue période d’un hiver très rigoureux et donc peu propice aux sorties. En se rendant les uns chez les autres, les gens apportaient des cadeaux, des collations ainsi que le casse-croûte pour un éventuel vagabond. L’ambiance de ces visites était rythmée par des chansons, des récits … C’était aussi l’occasion pour les pauvres de pouvoir goûter des plats faisant partie du menu d’autres familles.
Petit à petit les deux coutumes se sont fondues en une seule. Sauf en Cachoubie – région lacustre qui s’étend au sud-ouest de Gdansk, et où se situe Sierakowice, ville jumelée avec Saint-Ghislain – où la flagellation symbolique perdure jusqu’à nos jours, l’arrosage à l’eau ( étendu à tout le monde ) s’est imposé. On peut toutefois s’y soustraire en offrant des œufs colorés et décorés.
Pour se changer un peu les idées et oublier momentanément le Covid-19 et le confinement qui lui a été associé, et à l’intention de ceux que les traditions venues d’ailleurs intéressent, je vous propose quelques lignes à propos d’une coutume pascale polonaise.
En Pologne, Pâques est la fête religieuse la plus ancienne et la plus importante. Comme pour les catholiques du monde entier, cette fête commémore la résurrection du Christ et marque la fin du jeûne du Carême. A côté des célébrations strictement religieuses qui débutent le Dimanche des Rameaux et se terminent le Dimanche de Pâques, en passant par les célébrations du Jeudi Saint, Vendredi Saint et de la Vigile pascale le Samedi Saint, il existe, dans la tradition polonaise diverses coutumes – chrétiennes et populaires – liées à cette fête.
Je voudrais décrire rapidement la coutume appelée Święconka ou « panier béni ».
Le Samedi Saint, les familles se rendent à l’église avec un panier garni afin de le faire bénir par le prêtre. La coutume chrétienne de bénir la nourriture est née au 8ème siècle, bien qu’elle n’ait été adoptée en Pologne qu’au 14ème siècle. Au départ, les prêtres se rendaient dans les maisons des paysans riches et bénissaient toutes les denrées qui se trouvaient sur la table. Pour éviter aux ecclésiastiques de courir d’une maison à l’autre, la bénédiction a été transférée aux églises et les tables richement dressées se sont transformées en paniers symboliques.
Qu’est ce qui doit se trouver dans le panier, le plus souvent un panier en osier ? Le pain – le produit de base, symbolise le corps du Christ ; Les œufs – le deuxième produit le plus important après le pain, est un signe de renaissance. Ces œufs sont peints et décorés ( pisanki, en polonais ) ; L’agneau – en pâtisserie, chocolat ou sucre – symbolise la victoire de la vie sur la mort ; Les saucisses et charcuteries – symbolisent la prospérité, la fertilité et la santé ; Le fromage – signifie amitié entre l’homme et les animaux de compagnie ; Le sel – symbolise la purification ; Gâteau ( babka, baba ) pascal – symbolise l’habileté et la perfection ; Le raifort – est un signe de force physique et de vigueur ; Le poivre – l’association avec le sel exprime durabilité, immortalité ; Le beurre – un symbole de prospérité ;
Le panier doit également être garni par du buis. Bien qu’il ne soit qu’un ornement, le buis a son symbolisme propre – cela signifie joie et espoir en la résurrection.
Après la messe solennelle du Dimanche de Pâques, les familles se réunissent pour rompre le jeûne par un petit-déjeuner festif ; au milieu de la table, parmi d’autres plats, trône le panier béni. Le repas commence par le partage d’un œuf béni et l’échange mutuel de vœux entre tous les participants.
Bonne fête de Pâques à tous.
12/04/2020 : André Karasiński
T001 : Święconka ou « panier béni ».T002 : Święconka ou « panier béni ».T003 : Święconka ou « panier béni ».T004 : Święconka ou « panier béni ».T005 : Święconka ou « panier béni ».T006 : Święconka ou « panier béni ».T007 : Święconka ou « panier béni ».T008 : Święconka ou « panier béni ».T009 : Święconka ou « panier béni ».T010 : Święconka ou « panier béni ».T011 : Święconka ou « panier béni ».
Faisant suite à l’article de la semaine passée consacré à l’ensemble Wisła, voici le second volet du document que Madame Barbara Wojda, présidente de la Macierz Szkolna, a présenté, lors de l’exposition au Parlement Européen à Bruxelles. Ce second volet, explique les différentes facettes de l’action de l’ensemble Wisła et les distinctions honorifiques qu’il a déjà obtenues pour ces actions. Quant à notre ami Robert, il mérite amplement la « Croix de Chevalier » que lui a remise le président de la République de Pologne. C’est un honneur qui rejailli sur tous les polonais de Belgique.
Écrit par Madame Barbara Wojda
Un groupe de chant et de danse Wisła
En plus des spectacles de danse, le groupe organise également des expositions, des défilés et d’autres évènements. Conformément à la tradition et à un passé de scoutisme de Wisła, des camps d’été annuels sont organisés dans le centre de Comblain-la-Tour, acquis en 1960 par le Comité Central des Écoles des Polonais de Belgique. Seuls les jeunes ont pris part aux premiers camps. Actuellement, des familles entières des membres de l’équipe « Wisła » y participent. Cela montre un lien fort avec la Polska Macierz Szkolna en Belgique et les responsables du Centre « Millennium ».
Au regard de ses racines catholiques, le groupe n’a jamais cherché à coopérer avec les autorités communistes de l’époque. Depuis 1993, l’équipe dépose des fleurs au cimetière polonais de Lommel, lors des célébrations organisées par le consulat de la République de Pologne à Bruxelles en coopération avec l’Union des Polonais de Belgique, branche du Limburg.
Le 23/10/1993, lors de la représentation effectuée pour la journée des enseignants, les membres de l’équipe ont reçu la « Médaille d’argent des lieux de retraite du Souvenir national ». La décoration suivante a été remise le 21/03/2015 à Robert De Loenen par le président de la République de Pologne. Il a reçu la « Croix de chevalier » pour mérites envers la République de Pologne.
Le 17/10/2017, M. Artur Orzechowski, ambassadeur de Pologne en Belgique, et le président du Conseil des polonais de Belgique Józef Ptaszyński, ont remis le prix du « Polonais de l’année 2017 » en Belgique. Ces deux prix récompensent 50 années de travail sur le maintien des valeurs culturelles polonaises au sein de la communauté polonaise, dirigées par l’ensemble polonais de chants et danses Wisła.
Napisane przez panią Barbarę Wojda :
Zespół pieśni i tańca Wisła
Zespół pieśni i tańca Wisła oprócz występów tanecznych zespół organizuje również wystawy, pochody i inne wydarzenia. Zgodnie z tradycją i harcerską przeszłością Wisły organizowane są coroczne obozy letnie na terenie Ośrodka Comblain-la-Tour, zakupionego w 1960 roku przez stowrzyszenie Polska Macierz Szkolna w Belgii. W pierwszych obozach tam organizowanych brała udział tylko młodzież. Obecnie uczestniczą w nich całe rodziny członków zespołu Wisła. Świadczy to o silnej więzi z Polską Macierzą Szkolną w Belgii i osobami odpowiedzialnymi za Ośrodek Millenium.
Katolickie korzenie zespołu spowodowały, że zespół nigdy nie szukał współpracy z ówczesnymi władzami komunistycznymi. Od 1993 r. zespół składa kwiaty na polskim cmentarzu Lommel, podczas obchodów organizowanych przez Konsulat RP w Brukseli we współpracy ze Związkiem Polaków w Belgii oddział Limburgia.
W dowód uznania w dniu 23 października 1993 roku, podczas występu z okazji Dnia Nauczyciela, członkowie zespołu za zasługi otrzymali Srebrny Medal Opiekuna Miejsc Pamięci Narodowej. Następnym dowodem uznania dla zespołu było odznaczenie nadane 21 marca 2015 roku przez Prezydenta RP dla Roberta De Loenen. Został on odznaczony Krzyżem Kawalerskim za zasługi dla Rzeczypospolitej Polskiej.
W dniu 17 października 2017 roku J.E Ambasador Polski w Królestwie Belgii Pan Artur Orzechowski wspólnie z prezesem Rady Polonii Belgijskiej Józefem Ptaszyńskim – wręczyli panu Robertowi De Loenen statuetkę Polak Roku 2017 w Belgii nagroda specjalna. Te dwa odznaczenia są uznaniem za 50-letnią pracę nad utrzymaniem polskich wartości kulturowych w społeczności polskiej, prowadzoną przez Polski Zespół Pieśni i Tańca Wisła.
L’ensemble de danses folkloriques Wisła se caractérise par son origine et par sa longévité. En effet, ce n’est pas un KSMP comme les autres ; il puise, au contraire, ses origines dans le mouvement scout, et plus particulièrement la branche des scouts polonais de Winterslag. Créé par des passionnés dès 1968, il continue inlassablement à propager le folklore polonais et la bonne humeur … ce qui fait de lui le groupe folklorique polonais le plus ancien en activité de Belgique. Madame Barbara Wojda, présidente de la Macierz Szkolna, lui a rendu un hommage bien mérité en présentant, lors d’une exposition au Parlement Européen à Bruxelles, deux panneaux expliquant l’histoire du groupe. Voici le contenu du premier panneau :
Écrit par Madame Barbara Wojda
Un groupe de chant et de danse Wisła :
En septembre 1968, la branche Winterslag de l’Association des Polonais de Belgique fêtait son 45ème anniversaire. Pour cette occasion, il a été demandé à d’anciens membres d’une unité de scouts polonais d’exécuter une danse. Un groupe de passionnés dirigé par Krzysztof Czerwiec s’est alors lancé dans cette entreprise. Ce fut la première danse réalisée par le groupe de chant et de danse « Wisła ». Krzysztof Czerwiec en était le dirigeant et le chorégraphe.
Les membres et les fondateurs du groupe étaient des enfants d’immigrés polonais, dont la majorité était arrivée à la colonie polonaise de Winterslag encore avant le début de la seconde guerre mondiale. Krzysztof Czerwiec dirigeait le groupe jusqu’en 1976. Son successeur fut Robert De Loenen, un ancien scout polonais de Belgique.
Au fil du temps, s’ajoutaient au groupe des enfants d’immigrés polonais de 2ème, 3ème, puis 4ème génération. Les membres du groupe étaient des enfants d’immigrés polonais. Au cours du temps, Wisła devenait un groupe spontané et ouvert avec une ambiance familiale, où des personnes d’autres nationalités sont les bienvenues. Son répertoire est composé de chants et danses traditionnelles. Le répertoire du groupe comprenait, entre autres, les danses suivantes : krakowiak ( de Cracovie ), Oberek ( Kujawy ), danse de Lublin ( Lublin ), Podhale ( Tatras ), Silésie et polka. Les figures de danse ont été combinées avec des chansons folkloriques de toutes les régions de la Pologne. Les représentations du groupe ont toujours lieu dans des costumes appropriés, achetés par les propres moyens des membres.
La première représentation du groupe eut lieu en septembre 1968 à Winterslag, où on commémora le 45ème anniversaire de « l’Union polonaise ». Ensuite, des spectacles de danse ont été organisés régulièrement pour l’Association des Femmes Polonaises à Winterslag et se sont étendus de Genk aux polonais se trouvant partout au Limbourg. La première représentation à l’étranger était une performance au début des années 70, pour les soldats belges stationnés en Allemagne. Une coopération fructueuse avec de nombreux groupes et associations de danse flamands a conduit à plus de représentations au fil du temps, non seulement en Belgique, mais aussi aux Pays-Bas, en France et même en Irlande.
Des émissions des performances du groupe ont également été diffusées à la télévision. La visite du pape Jean-Paul II en Belgique et la rencontre qui s’est déroulée le 20 mai 1985 au stade de Louvain ont été une expérience formidable pour l’équipe. Au cours de cette réunion, Wisła a eu l’honneur de comparaître devant le pape.
Au fil des années, le groupe a eu pour tradition d’effectuer une performance aux évènements « Bienvenue à l’été » au Centre polonais « Millennium » à Comblain-la-Tour ou l’évènement Genk Danst. Malgré de nombreuses performances à l’étranger, le groupe ne s’est jamais produit en Pologne.
Barbara Wojda
2.209 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 : Powitanie lata : Madame Barbara Wojda ; Robert De Loenen ; à l’avant, les 2 panneaux, réalisés par Madame Barbara Wojda, qui ont été exposés lors d’une exposition au Parlement Européen à Bruxelles.2.210 : L’ensemble Wisła : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).2.211 : L’ensemble Wisła : ( ? ) ; Robert De Loenen ; Krzysztof Czerwiec ; Jerzyk Szymczak ; Stasiu Kieronski, à l’accordéon.
Commentaire :
Regina Gymza : Zbyszek m’écrivait : « Je me souviens bien : 1974 – Performance Wisła au musée à ciel ouvert à Bokrijk. Je n’y suis pas, mais c’est mon frère Krzysztof et aussi Robert De Loenen, notre bon ami Stasiu Kieronski ( accordéon ) – en retard, ce petit garçon est Jerzyk Szymczak.
We wrześniu 1968 roku Związek Polaków w Belgii oddział Winterslag obchodził swoje 45 urodziny. Z tej okazji poproszono byłych członków polskiej drużyny harcerskiej o wykonanie tańca. Grupka entuzjastów z drużynowym Krzysztofem Czerwcem na czele podjęła się tego zadania. Taniec ten był pierwszym w wykonaniu później powstałego zespołu pieśni i tańca Wisła. Krzysztof Czerwiec był prowadzącym i choreografem zespołu.
Członkowie i założyciele grupy byli dziećmi polskich imigrantów, których większość przybyła do polskiej kolonii w Winterslag jeszcze przed wybuchem II Wojny Światowej. Krzysztof Czerwiec przewodził zespołowi do 1976 roku. Jego nastepcą został Robert De Loenen, były harcerz drużyny polonijnej w Belgii. Z biegiem lat do grupy dołączała druga, trzecia i czwarta generacja Polaków mieszkających w Belgii. Członkami zespołu były dzieci polskich imigrantów.
Z upływem lat Wisła stawała się spontaniczną i otwartą grupą z rodzinną atmosferą, gdzie inne narodowości były mile widziane. Repertuar zespołu to pieśni i tańce ludowe. Repertuar zespołu obejmował między innymi następujące tańce : Krakowiak ( z Krakowa ), oberek ( ziemia kujawska ), taniec lubelski ( Lublin ), podhalański ( pogórze tatrzańskie), śląskie i polkę. Figury taneczne były łączone z pieśniami ludowymi z wszystich zakątków Polski. Występy zespołu odbywają się zawsze w stosownych strojach zakupionych z własnych środków.
Pierwszy występ zespołu odbył się we wrześniu 1968 roku w Winterslag, gdzie uświetnił 45-lecie istniena Unii Polskiej. Następnie organizowane były regularnie występy taneczne dla Związków Kobiet Polskich w Winterslag, a teren występów stopniowo rozszerzał się z Genku na Polonię w całej Limburgii. Pierwszym zagranicznym występem był występ, na początku lat 70-tych, dla żołnierzy belgijskich stacjonujących w Niemczech. Owocna współpraca z wieloma flamandzkimi zespołami tanecznymi i stowarzyszeniami doprowadziła z biegiem czasu do występów nie tylko w Belgii, ale również w Holandii, Francji, a nawet w Irlandii. Transmisje z występów zespołu pokazywane były również w telewizij. Wielkim przeżyciem dla zespołu była wizyta papieża Jana Pawla II w Belgii i spotkanie, które odbyło się 20 maja 1985 roku na stadionie sportowym w Lowanium. W trakcie tego spotkania Wisła miała zaszczyt wystąpić przed Papieżem.
Z biegiem lat do tradycji zaczęły należeć niektóre stałe występy, jak « Powitanie lata » w polskim Ośrodku Millenium w Comblain-la-Tour, czy happening Genk Danst, który corocznie odbywa się w kwietniu. Pomimo wielu zagranicnych występów zespół nigdy nie wystąpił w Polsce.
Juste un mot pour vous tenir au courant … Voilà, les travaux ont commencé … malgré le confinement. Tout devrait être terminé pour les colonies de juillet / août 2020. Depuis le temps que les ados qui séjournent ces dernières années à Comblain-la-Tour l’attendaient ! Enfin … ils vont l’avoir … Ce sera la nouveauté de l’année : l’escape game.
C’est très à la mode. Et les autorités du Centre Millennium sont toujours très sensibles à coller aux tendances du moment. Donc tout naturellement, ils ont accepté d’offrir une attraction supplémentaire aux jeunes et aux moins jeunes. Restait à trouver un endroit adéquat et le scénario d’une l’énigme qui nécessitera de rassembler des indices indispensables pour découvrir le code de la sortie.
Finalement, l’escape game sera installé … sous le perron ! L’endroit est particulièrement bien choisi. C’est un petit local technique qui jusqu’ici a toujours été interdit d’accès. Ce qui le rend encore plus mystérieux et fascinant. C’est le seul endroit de Comblain-la-Tour où je n’avais jamais mis les pieds … et pourtant, depuis le temps, j’avais déjà fourré mon nez partout. Quand on m’a annoncé la nouvelle, j’ai demandé à y pénétrer … comme ça juste une fois … histoire de faire une ou deux photos « avant travaux ». C’est vrai qu’il y a du potentiel.
Les petites fenêtres latérales – celles qui donnent sur les parterres – seront obturées. La pièce sera aménagée de façon à ressembler le plus possible au bureau de Ks Kurzawa dans le début des années 70. Les indices à retrouver seront disséminés tantôt dans les tiroirs du bureau, tantôt sur les étagères des bibliothèques, installées tout autour, et un peu partout dans la pièce. Celle-ci sera adaptée pour simuler un joyeux capharnaüm.
Les participants, par groupe de 4, auront une heure pour retrouver, comprendre et assembler les indices ; le tout dans l’obscurité … mais muni de lampes de poche ! Car le scénario consiste à trouver le moyen de s’évader de la colonie en fouillant le bureau de Ks Kurzawa – en silence et dans le noir – pour y trouver tous les éléments nécessaires à cette escapade.
Je ne vais pas vous dévoiler ici toute l’intrigue … ( surtout si vous souhaitez y jouer lors de notre prochain week-end sur place ) sachez quand même que la trame de l’histoire est largement inspirée de nos propres aventures … Il y est question de retrouver les horaires des rondes de Pan Bardo, la clé du grillage du fond du parc, la clé de rechange de la chambre de Pani Merta ( qui dort dans la pièce qui donne accès à l’échelle de secours, la fameuse chambre n° 6 ), mais aussi l’heure où celle-ci descend pour soigner ses insomnies à grands coups de tisane, etc … En tout, c’est une vingtaine d’indices qui se cache dans la pièce. Notez aussi qu’un capteur de son retentira si les participants chuchotent un peu trop fort …
Rien ne sera laissé au hasard pour offrir des moments palpitants à tous ceux qui voudront jouer le jeu.
2.205 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’affiche de l’escape game.2.206 : COMBLAIN-LA-TOUR : Emplacement de l’escape game.2.207 : COMBLAIN-LA-TOUR : Etat des lieux avant travaux.2.208 : COMBLAIN-LA-TOUR : Etat des lieux avant travaux.
NB : Inutile de submerger le standard du www.service-après-vente-des-colonies-de-Comblain-bonjour pour vous inscrire sur le formulaire ! Il n’y a pas plus de formulaire que d’escape game … C’était bien sûr le poisson d’avril et une sorte de clin d’œil à nos propres incohérences : quand nous sommes enfermés, nous rêvons de sortir … mais quand nous sommes libres, on irait bien s’enfermer rien que pour s’amuser !!! Soyez prudents.
Combien de fois n’avons-nous pas chanté Hej, do apelu ? C’était l’hymne des KSMP. C’était notre façon à nous d’appeler de nos vœux un monde meilleur …
Hej, do apelu stańmy wraz Pour cet appel, levons-nous ensemble Budować Polskę Nową. Construire une Pologne Nouvelle. Ojczyzna droga woła nas, La chère patrie nous appelle, Do pracy ręką, głową. Pour travailler avec nos mains, nos têtes. Nie wydrze nam jej żaden wróg, Aucun ennemi ne nous retiendra, Tak nam dopomóż Bóg. Que Dieu nous vienne en aide.
Avons-nous réussi à rendre le monde meilleur qu’il ne l’était avant notre arrivée ? Pas sûr … Mais en tout cas on a essayé. Et Comblain-la-Tour peut être fier de ce que nous sommes devenus. Ces bambins qui couraient dans le parc, ces garnements qui grimpaient dans l’arbre aux singes, ces ados qui rêvaient d’escalader l’échelle de secours, sont devenus des hommes et des femmes … des parents et des grands-parents.
La génération de nos parents a trouvé sa place … la nôtre ne s’est pas contenté de trouver la sienne … elle a imposé sa différence … cette façon toute particulière de s’intégrer parfaitement dans son environnement tout en gardant notre âme polonaise. Et c’est une réussite totale.
Aujourd’hui, ces enfants-là sont devenus docteurs, juges, avocats, ingénieurs, enseignants, infirmières, … On les retrouve à des postes importants dans la police, dans la justice et dans les ministères belges et régionaux. Ils sont chefs d’entreprise, cadres, secrétaires, techniciens, responsables, ouvriers qualifiés, … D’autres ont choisi de s’épanouir dans des domaines artistiques et s’y sont révélés. D’autres enfin, ont choisi de concentrer toutes leurs forces pour s’occuper exclusivement de leur famille et l’inonder de tendresse et d’affection. Tous nos talents ont explosé. Toutes nos prédispositions se sont affirmées. Aujourd’hui, nous sommes partout et tellement bien intégrés qu’on ne nous voit nulle part. Seuls nos patronymes parfois nous trahissent … et encore … ils sont souvent synonymes de compétence et gage de sérieux.
Et même si nous avons un peu perdu des finesses de la langue de Mickiewicz … même si quelques mots parfois nous échappent, surtout quand vous parlez trop vite en polonais … ou « trop bien » … rassurez-vous … nos pieds s’agitent toujours à chaque fois que nous entendons quelques mesures de musique polonaise, nos glandes salivent toujours quand on sent l’odeur des gołąbki ou des kluski, nos yeux s’illuminent encore quand on voit des couples de Krakowiak entrer en scène … et les paroles des chansons qu’on a apprise à Comblain ne s’effaceront jamais de nos mémoires. Nos gènes polonais sont indestructibles.
Chaque fois que je regarde des photos de nous, jeunes, en costumes folkloriques – et quelle que soit l’organisation à laquelle nous appartenions – je pense à ces vers de Verlaine : « Qu’as-tu fait, ô toi que voilà pleurant sans cesse, dis qu’as-tu fait, toi que voilà de ta jeunesse ? ». Eh bien nous … notre jeunesse, on en a fait ça ! Oui, Comblain-la-Tour devrait être fier de ce que nous sommes devenus.
30/03/2020 – JP Dz
2.193 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : Martine Brzezicha ; Thérèse Taporski ; Annie Wizla ; Thérèse Dudziak ; Franca Fischer ; Christine Nahorniak ; Isabella Cosaro ; Stéphanie Goch ; Zuhal Gunal ; Annie Borowski ; Micheline Zwierzyk ; Martine Mazgaj ; Léon Warchulski.2.194 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : Martine Brzezicha ; Thérèse Taporski ; Annie Wizla ; Thérèse Dudziak ; Franca Fischer ; Christine Nahorniak ; Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; Annie Borowski ; Micheline Zwierzyk ; Martine Mazgaj ; Léon Warchulski. A l’arrière, Freddy Fuitowski ; … ; Alexis Łagocki.2.195 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Patricia Młynarski ; Patricia Dudziak ; ( ? ) ; Zuhal Gunal ; Michel Brzezicha ; Didier Bouchéï ; Philippe Rouls ; Freddy Motała ; Czesiu Kucharzewski.2.196 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : ( ? ) ; Patricia Młynarski ; Patricia Dudziak ; ( ? ) ; Zuhal Gunal ; Lydia Hantson ; ( ? ) ; Michel Brzezicha ; Didier Bouchéï ; Philippe Rouls ; Freddy Motała ; Czesiu Kucharzewski ; Géniu Bujanowski ; Pascal Łagocki.2.197 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : Anne-Marie Mazgaj ; Micheline Zwierzyk ; Ursula Twardowska ; Lucie Matusiewicz ; Martine Brzezicha ; ( ? ) ; Isabella Cosaro.2.198 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : Au premier rang : Patricia Młynarski ; Bernadette Bierczyk ; ( ? ) ; Martine Mazgaj ; Annie Skop ; ( ? ) ; Martine Brzezicha ; Lydia Młynarski ; Christiane Bierczyk ; Micheline Zwierzyk. À l’arrière : Hélène Borowski ; Annie Borowski ; ( ? ) ; … ; Zdzisław Blaszka ; …2.199 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : Au premier rang : Patricia Dudziak ; Sylvie Motała ; ( ? ) ; ( ? ) ; Martine Brzezicha ; Lydia Hantson ; ( ? ) ; Zuhal Gunal. À l’arrière : Tino Walczynski ; Géniu Bujanowski ; Freddy Motała ; Michel Brzezicha ; Pascal Łagocki ; Czesiu Kucharzewski.2.200 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : Au premier rang : Martine Brzezicha ; Lydia Hantson ; … ; ( ? ) ; Zuhal Gunal ; ( ? ). À l’arrière : ( ? ) ; … ; Pascal Łagocki ; Czesiu Kucharzewski ; Pierre Front.2.201 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : De dos, Géniu Bujanowski ; Giovanni Cortelletti ; Czesiu Kucharzewski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Patricia Dudziak ; ( ? ) ; …2.202 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : ( ? ) ; … ; Ursula Twardowska.2.203 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : Zuhal Gunal ; Freddy Motała ; Sylvie Warzeniak ; Pierre Front.2.204 : KSMP Echo Ojczyste de MONS : Au premier rang : Patricia Dudziak ; ( ? ) ; Sylvie Motała ; ( ? ) ; Zuhal Gunal ; Martine Brzezicha. À l’arrière : Jean-Pierre Dziewiacien ; … ; Didier Bouchéï ; Géniu Bujanowski ; ( ? ).
Commentaires :
Milczanowski Véronique : Oui Jean-Pierre, nous pouvons être fiers de ce que nous sommes devenus … Et nos parents le sont aussi tellement … Où qu’ils soient …
André Karasinski : Beau texte, Jean-Pierre, comme d’habitude. Tu es parvenu avec des mots justes et des phrases précises et pudiques à traduire ce que ressentent beaucoup des Polonais belges ou Belges polonais nés en Belgique après la guerre.
Anne Wuidar : André Karasinski a très bien résumé ma pensée, encore merci Jean-Pierre !
Christine Mironczyk : Belle expression, idée profonde et sincère.
La modernisation du château Detienne ne s’est pas arrêtée en 1960 quand la Communauté polonaise a acheté ce qui était déjà l’Hôtel du Parc … bien au contraire.
Dès le départ et jusqu’aujourd’hui, des bonnes volontés se sont relayées pour entretenir, agrandir, améliorer et mettre au goût du jour le bâtiment principal comme les annexes. Bien sûr, ce sont les moyens financiers disponibles qui ont rythmé cette évolution régulière. Ces dernières années d’ailleurs ce rythme s’est considérablement accéléré … nous ne pouvons que nous en réjouir. Cette mutation est devenue à ce point rapide que, à chaque fois que nous partons pour Comblain-la-Tour, on se demande qu’est-ce qu’on va y trouver comme nouveautés ? Les nouvelles chambres VIP sont quelques exemples de cette modernisation permanente. Merci à Madame Barbara Wojda et à ses équipes.
Dans les années 60 / 70, les moyens étaient plus limités … Ça n’a pas empêché d’avoir des projets et de les mettre en œuvre. De nombreux bénévoles ont offert leur temps et leur énergie pour restaurer ce qui pouvait l’être. Il ne reste malheureusement que peu de photos pour témoigner … c’est bien dommage ! À l’époque, tout le monde n’avait pas encore le « réflexe » de tout photographier. Mais il reste quand même quelques documents importants … Merci à Zdzisław Blaszka d’avoir eu la bonne idée d’immortaliser ces moments-là. Ses photos illustrent la démolition du vieux bâtiment et la reconstruction de ce qu’on appelle aujourd’hui « la maison rouge ». Je pense que les travaux ont dû être exécutés en 1972. Ce fut un projet d’ampleur qui a mobilisé énormément de moyens. Mais quel plaisir de voir à quel point ce projet était utile et comment il est exploité aujourd’hui. Ces dernières années, d’autres travaux ont été réalisés dans la maison rouge pour encore plus de confort.
Parfois, lors de travaux, les ouvriers retrouvent des vestiges … des traces de l’histoire déjà ancienne de notre château. Ce fut le cas encore en 2018. La photo 2.191 montre une inscription – pas très nette – qui date du 15 juin 1900 … Ce message a été retrouvé, le 23/01/2018, dans la chambre n° 14, au premier étage, sous 4 couches de tapis. Les bâtisseurs de l’époque voulaient laisser leur empreinte à la postérité. Leurs noms de famille ne sont pas très lisibles ( si l’un d’entre vous a une formation en graphologie, je l’invite à déchiffrer et à partager ) mais nous pouvons déjà remercier Léon, Joseph, Emile, Etienne, Louis et Nicolas pour leur contribution à l’aménagement de Château Detienne.
À d’autres moments, apparaissent des prises de vues étonnantes … C’est le cas de la photocopie n° 2.192. Pour avoir exploré, en long et en large, énormément de documents, de photos et de cartes postales sur Comblain-la-Tour, je peux vous affirmer que cette photo-là est très rare ! D’ailleurs, à part cette photocopie, je n’ai jamais vu l’original du cliché. Et je serais heureux d’en avoir une copie plus nette. Je sais qu’elle appartient à un comblinois qui nous lit peut-être … Je l’encourage à prendre mon contact en lui promettant de lui rendre son trésor après copie.
Si cette dernière photo est si singulière, c’est qu’elle montre qu’un bâtiment existait, à l’intérieur du parc, avec accès vers le sentier qui longe le parc. Peut-être la demeure de domestiques, du garde-chasse, ou d’un concierge ? À ce stade, il est évidemment impossible de dire avec certitude ni la date de la photo, ni à qui ce bâtiment était-il réservé … Il est seulement la preuve que des travaux de modernisation n’ont jamais cessé à Comblain-la-Tour.
23/03/2020 – JP Dz
2.181 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( ? ) ; Mr Jean Dziewiacien ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Léon Czak ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mme Veronika Załobek. ( collection Zdzisław Blaszka ).2.182 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).2.183 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).2.184 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( ? ) ; Jurek Stoj ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Janek Perzyna ; Mr Casimir Swiderski . ( collection Zdzisław Blaszka ).2.185 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( ? ) ; ( ? ) ; ( , ) ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).2.186 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : Mr Zbigniew Matusiewicz ; Pan Jan ; Mr Léon Warchulski ; Mr Walek Chmielecki ; Mr Baron d’Hensies ; ( ? ) ; Mme Veronika Załobek ; ( ? ) ; Mr Franek Bujanowski ; Mr Kazik Michalski ; Mr Léon Czak. ( collection Zdzisław Blaszka ).2.187 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).2.188 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).2.189 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Le bâtiment rouge en construction : ( collection Zdzisław Blaszka ).2.190 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bâtiment rouge.2.191 : COMBLAIN-LA-TOUR : Archive rupestre.2.192 : COMBLAIN-LA-TOUR : Bâtiment latéral ?
Nous aussi, nous avons ramené un virus de Venise … C’était il y a longtemps déjà … c’était dans les années septante … à l’époque des séjours à Loreto ! Seulement notre virus à nous, il n’était pas dangereux … au contraire … c’était une épidémie de bonne humeur, très contagieuse, avec la démangeaison de le faire savoir au plus grand nombre.
Là-bas, nous avons compris que notre singularité, celle qui nous réunissait déjà à Comblain-la-Tour, n’était pas un phénomène local … une sorte d’exception typique à la Belgique … Pas du tout.
Là-bas, d’autres jeunes d’origine polonaise nous ont montré qu’eux aussi étaient contaminés par ce besoin d’exprimer leur appartenance à la même communauté que la nôtre … même s’ils venaient d’Angleterre, d’Allemagne, du Danemark ou de France.
Là-bas, on était bien loin du Rocher de la Vierge … pourtant, on se sentait à l’abri … comme au bord de l’Ourthe. C’était les mêmes chansons, les mêmes sketchs, la même langue et les mêmes danses qui nous réunissaient chaque soir. Nous rivalisions d’imagination pour prouver aux autres que c’était nous les plus atteints … les plus fiévreux … les plus bouillants.
Régulièrement, durant la journée, nous voyagions en car à travers l’Italie … ou en gondole à travers Venise … et nous prenions plaisir à nous imprégner de la culture méditerranéenne, mais le soir venu, nos démangeaisons nous reprenaient … il fallait absolument notre dose de culture polonaise.
Et si c’était ça le remède ?
Depuis, il y a eu la mondialisation … on nous a « convaincus » qu’il fallait tous se ressembler, s’habiller tous de la même façon, pensez tous la même chose, consommer tous de la même manière … et ça tombait bien puisqu’en Chine – l’atelier du monde – on produisait à l’infini un tas de chose – dont on n’avait pas vraiment besoin – mais qui faisait marcher l’économie ! Et tant pis si les transports incessants de tous ces « Made in China » finiront par détruire notre planète ! Et tant pis si notre dépendance à la Chine finira par nous priver des biens les plus essentiels, des médicaments les plus vitaux et du privilège le plus absolu … celui de pouvoir choisir nous-même.
Vous verrez … on finira par prendre la Chine en grippe …
Et si le coronavirus n’était pas le plus dangereux ? Et si c’était le virus du fatalisme, du « On-ne-sait-quand-même-rien-faire-contre-ça » et de l’abandon de nos propres valeurs qui était le plus terrible ? Arrêtons de nous masquer la face ( ! ) … et ne laissons plus à quelques-uns le pouvoir de bousiller nos modes de vie au profit de quelques privilégiés. On est toujours responsable si on laisse faire.
Bientôt, nous ne pourrons plus voyager à Venise … ni ailleurs. Déjà on nous culpabilise … C’est à cause de nous que le monde va mal … qu’ils disent ! Nous sommes accusés d’être les « fossoyeurs » de la biodiversité. Pourtant, les « diverses citées » nous, on a toujours été plutôt « Pour » … on a toujours adoré voyager, découvrir les autres, la langue des autres ( si si ). Et ce n’est pas parce qu’on préfère nos racines qu’on condamne les autres ! L’appauvrissement vient de l’uniformité qu’on veut nous imposer … pas de l’enthousiasme qu’on peut avoir pour une culture.
Notre virus à nous, celui qu’on a ramené de Venise ou de Comblain-la-Tour, n’a rien d’effrayant. Et la seule chose que vous risquez d’attraper à notre contact, c’est le plaisir de redécouvrir Vos racines.
16/03/2020 – JP Dz
2.168 : VENISE – 1976 : Lors du séjour à Loreto : Annie Nowicki ; Zosia Król ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Aline Bień ; Malvina Rusowicz ; Marek Bujanowski.2.169 : VENISE – 1976 : Lors du séjour à Loreto : Aline Bień ; Malvina Rusowicz ; Marek Bujanowski ; 2 gondoliers ; Annie Nowicki ; Zosia Król.2.170 : VENISE – 1976 : Lors du séjour à Loreto : Malvina Rusowicz ; Marek Bujanowski ; 2 gondoliers ; Annie Nowicki ; Zosia Król.2.171 : VENISE – 1976 : Lors du séjour à Loreto : Marek Bujanowski ; Annie Nowicki ; Jean-Pierre Dziewiacien.2.172 : Loreto – 1976 : Lors du séjour à Loreto : Aline Bień ; Zosia Król ; Malvina Rusowicz ; Annie Nowicki.2.173 : Rome – 1976 : Lors du séjour à Loreto : Aline Bień ; Annie Nowicki ; Jean-Pierre Dziewiacien.2.174 : Loreto – 1976 : Lors du séjour à Loreto : Malvina Rusowicz ; Annie Nowicki ; Zosia Król.2.175 : Loreto – 1976 : Soirée avec sketch : Jean-Pierre Dziewiacien ; ( ? ).2.176 : Loreto – 1976 : Soirée avec notre dose de folklore polonais : Jean-Pierre Dziewiacien, à l’extrême gauche ; ( ? ) ; … ; Zosia Król, au milieu ; …2.177 : Loreto – 1976 : Soirée avec notre dose de folklore polonais : ( ? ) ; … ; ( ? ).2.178 : Loreto – 1976 : Soirée avec notre dose de folklore polonais : ( ? ) ; … ; ( ? ).2.179 : Loreto – 1976 : Soirée avec ognisko : Monseigneur Szczepan Wesoły.2.180 : Retour de Loreto – 1976 : Malvina Rusowicz ; Annie Nowicki.