0069 : ON A GAGNÉ

Quel week-end … mais quel week-end ! ! !

La Pologne a gagné …
La Belgique a gagné …
La Communauté polonaise de Belgique a gagné …
Comblain-la-Tour a gagné …
La petite histoire de l’immigration polonaise a gagné …

Mais aussi … l’amitié a gagné … la fraternité … l’unité … le partage … le folklore … ont gagné …
Notre mémoire collective a gagné …
Le Centre Millennium a gagné …

Les Anciens de Comblain ont gagné !
On a tous gagné !

Nous sommes tous qualifiés pour la suite … le week-end des retrouvailles à Comblain du 17 et 18 septembre 2016.

BRAVOOOOOOO – MERCIIIIIIIIII – A BIENTÔÔÔÔT.

27/06/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0388 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Les Anciens chez Mr Wen.
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0389 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Majowka.
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0390 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Spotkanie.
0391_2016
0391 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Wisla.
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0392 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Betty Nowicki et Michel Pietka.

 

 

0068 – Bonjour à … tous les garçons

Ce message s’adresse à tous les garçons – tous les hommes – qui se sont dit : « Ma femme veut absolument aller à Comblain-la-Tour ce week-end pour la Majówka. Moi, je vais en profiter pour rester à la maison et … pour une fois … ne rien foutre … ».

Je sais, c’est tentant. Mais je me dois quand même de vous avertir … parmi toutes les personnes qui m’ont confirmé leur présence, ce dimanche, il y a tous les Don Juan, tous les Casanova, tous les charmeurs, tous les séducteurs que la colonie a connue depuis les années soixante … toute génération confondue.

Je ne vais pas citer les noms de ces Messieurs – pour ne pas éveiller fantasmes et confusions … Mais si j’étais vous … je réfléchirai à deux fois avant de laisser partir ma femme toute seule à Comblain …

Il y aura du « lourd » dans les allées du parc ce dimanche …

Alors, si vous étiez, comme moi, des laborieux, des persévérants, des « qui-pour-séduire-un-peu-devaient-s’investir-beaucoup », rappelez-vous : pour EUX c’était facile … EUX ne devaient pas faire beaucoup d’effort … Eux n’avaient qu’à se baisser pour ramasser. Alors, bien sûr, aujourd’hui, ils sont un peu moins boutonneux, moins chevelus, un peu plus bedonnants, plus ventrus, mais le potentiel reste là … et les regrets si tenaces.

Ne prenez aucun risque … venez avec votre femme.

En plus – si je peux me permettre –  toutes les jolies filles qui vous faisaient rêver – il y trente ans – seront là ! Ce serait bête de rater l’occasion de les revoir !

Elles aussi ont pris un peu de poids, un peu de rides et quelques cheveux gris. Même celle pour qui vous aviez un … léger penchant … en secret. Comment vous regardera-t-elle aujourd’hui ? C’est bien connu « les hommes prennent du charme en vieillissant » ; si j’étais vous

Rappelez-vous ce que disait Jean Cocteau : « Le verbe aimer est si difficile à conjuguer : son passé n’était pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur sera toujours conditionnel ».

Mais non, ne craignez rien … je vous charrie … c’est juste pour rire … il y a tellement d’eau qui a déjà coulé depuis sous le pont de Comblain-la-Tour que vous ne risquez rien … tout au plus une émotion, une larme, un frisson … un trouble … mais, à nos âges, c’est toujours ça de gagné !

Alors juste pour le plaisir … venez « avec » … à dimanche.

20/06/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0383 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le terrain de volley : Zdzisław Blaszka ; ( ? ) ; André Karasiński ; ( ? ) caché par Monsieur Rzeznik ; Richard Materna ( ou son plus jeune frère ? ) ; Didier Chmielecki ; Henryk Kurek, le frère du gestionnaire actuel. ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0384 : COMBLAIN-LA-TOUR : Entre la maison et l’Ourthe : Accroupis : Stéphanie Goch ; Helena Garsztka ; Jolanta Lewandowska ; Alice Bardo ; Debout : Pani Bardo ; André Karasiński ; Raymond Mielcarek ; Wiesław Król ; Henryk Kurek ; ( ? ) ; Didier Chmielecki ; Richard Materna ; Zdzisław Blaszka ; Monsieur Rzeznik. ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0385 : COMBLAIN-LA-TOUR : Cours de moniteurs : Debout : Malvina Rusowicz ; Georges Persich ; Dominique Ogonowski ; Henri Szulcz ; Eveline Ogonowski ; Marek Bujanowski. Assis par terre : Vital Kciuk ; Henry Bogdanski.
0386_1976
0386 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chorale boraine lors d’un ognisko : Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; Annick Skopp ; Christiane Nahorniak ; Géniu Bujanowski ; Alexis Łagocki ; Michel Mikołaczyk.
0387
0387 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Richard Chwoszcz ; Piotr Rozenski ; Henri Zapałowski ; Pascal Łagocki ; Georges Załobek ; Philippe Rouls.

 

0067 – Bonjour à … toutes les filles

 

« Pour moi, notre Comblain, c’est le plus beau village
Le plus beau village qu’on puisse rencontrer
Tout autour de nous.
Nulle part vous ne trouverez plus fraîches jeunes filles
Plus vigoureux jeunes gens, ni plus éveillés.
La joie est semée sur tous les villages
Là où on aime rire, se plaire et chanter. 
»

Ce n’est pas moi qui aie écrit ces quelques lignes … c’est un poète natif de Comblain-la-Tour : Joseph Huberty. Et ce n’est pas moi, non plus, qui dirais le contraire.

Il avait raison, ce brave Joseph, nulle part ailleurs il n’y avait d’aussi belles filles qu’à Comblain.

Et encore … Huberty est décédé en 1957, c’est-à-dire à peine quelques années avant l’arrivée, à la colonie, des belles polonaises. Je suis sûr qu’il serait, lui aussi, tombé sous votre charme. Lui, le chantre de Comblain, il aurait trouvé les mots – dans son patois local – pour sublimer votre fraîcheur, Mesdemoiselles.

Mais ne cherchez pas, Mesdames … il n’y a aucune photo de vous, dans cet article.

Si j’avais dû y mettre les plus belles … vous y seriez toutes. Et … il n’y aurait pas eu assez de place. Vous étiez toutes plus belles les unes que les autres. Et comme je refuse d’exclure même une seule d’entre vous … j’ai préféré illustrer par des photos du village.

Joseph Huberty était amoureux de son village. Il n’est pas le seul.

Il pensait que la beauté d’un endroit est le reflet des beautés qu’on y rencontre. Il avait raison. Si le décor nous paraissait si exceptionnel, à l’époque, c’est sans doute parce que vous en faisiez partie. Si aujourd’hui, j’ai tellement envie de revisiter Comblain, c’est peut-être pour vous retrouver.

En tout cas, j’espère que vous sera là ce dimanche … et je ne suis pas le seul à l’espérer.

Ah, oui, encore une petite chose … j’ai utilisé l’imparfait depuis le début de ce texte … mais c’était juste pour vous embêter … pour vous énerver … en réalité, vous êtes toujours très belles … à dimanche !

20/06/20016 – Jean-Pierre Dziewiacien

Nosse Comblain
( Sur l’air du « Temps des cerises » de Jean-Baptiste Clément )

Por mi nosse Comblain, c’est l’pus bê viyèdje
Li pus bê viyèdje qu’on pôye rescontrer
Tot- åtou d’nos ôtes
Nole på vos n’trouv’rez pus frissès crapôdes
Plus vigreûs djônes, ni plus dispiertés
Li djôye est K’sèmêye so tos les vizèdjes
Wicse qu’on inme dè rire, di s’plêre, dè tchanter.

Por mi nosse Comblain, c’est l’pus bê viyèdje
Avou s’clére êwe d’Oûte, si p’tit ry d’Boé
Ses tiérs, ses hadrènes
Po nos aksègni l’grandeûr di l’Ardène
N’s’avans l’Heid Quisson, l’Tchirmont, l’Nid Blanc Heid
Dji n’a måy vèyou d’vins tos mes voyèdjes
On pus bê côp d’oûy qui nosse hôt rocher

Por mi nosse Comblain, c’est l’pus bê viyèdje
Onk dès pus påhûles qui seûye dimoré
Awå l’Walonerèye
Les djins à l’bone môde vikèt sins fåstrèye
Brognant lès grandeûrs comme les mêtchancetés
Et nos p’tits scolis d’vins tos leûs messèdjes
Crohet co l’walon tot rempli d’firté

Por mi nosse Comblain, c’est l’pus bê viyèdje
Avou sès manires dè bon timps passé
Sès vilès d’morances
Et qwand c’est qu’dji r’veû divins mes r’mimbrances
Li toûr qui s’dressîve dizeus nosse cité
I m’sonle vèy riv’ni tot nosse parintèdje
Qui r’pwèse bin påhule ås pîds d’nos åtés.

Joseph HUBERTY ( 1886 – 1957 )

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0376 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0377 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0378 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0379 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0380 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0381 : COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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0382 : COMBLAIN-LA-TOUR : Place du Wez : Plaque commémorative consacrée à Joseph Huberty sur la maison où il est né.

 

 

 

 

Śpiewnik – 039 – Wszystkie rybki

https://www.youtube.com/watch?v=9zU1J0HPZTs

https://www.youtube.com/watch?v=UdiGl-lqfNg

https://www.youtube.com/watch?v=dIo5JrO3IEo

Pytała się pani młodego doktora,
Czy lepiej dać z rana, czy lepiej z wieczora ?

Najlepiej z wieczora, by się dodrze spało
A rano poprawić, by się pamiętało !

Wszystkie rybki śpią w jeziorze,
Ciulala ciulala la la,
Moja pani spać nie może,
Ciulala ciulala la la.

A ty stary nie kręć gitary,
Ciulala ciulala la la,
Nie zawracaj kontramary,
Ciulala ciulala la la.

Czy widok lepszy zmasz, czy jest piękniejsza rzecz,
Jak zastawiony stół, a w szkle wiadoma ciecz ?

Pośrodku stołu zaś, jak najpiękniejszy skarb,
Ubrany, jak na bal, dostojny imć pan karp.

 Wszystkie rybki śpią w jeziorze,
Ciulala ciulala la la,
Moja pani spać nie może,
Ciulala ciulala la la.

A ty stary nie kręć gitary,
Ciulala ciulala la la,
Nie zawracaj kontramary,
Ciulala ciulala la la.

0066 – L’intérieur de l’Hôtel du Parc

L’intérieur de l’Hôtel du Parc est resté très riche ( 6 ).

La grande pièce qui donne sur le perron est devenue un petit salon ( photo 370 ). Quelques tables et quelques chaises permettent aux clients de s’installer pour fumer.

Le passe-plat qui donne accès directement à la cuisine est déjà présent. Nous l’avons utilisé constamment. J’ai l’impression aussi de reconnaître le lampadaire ; je me trompe peut-être.

Deux grands meubles rehaussent l’aspect cossu de la pièce : une vitrine et un dressoir. L’ensemble est fabriqué en bois noble et sculpté. Le dressoir est rehaussé par une plaque de marbre.

Sur la photo 371, les grands meubles sont restés les mêmes, mais les tables et les chaises sont différentes. Le style s’est démocratisé. On dirait maintenant une salle de jeu. D’ailleurs, une sorte de billard, posé devant la fenêtre, invite le client à jouer une partie.

La cheminée est splendide ; l’immense miroir qui règne au-dessus lui confère encore plus de majesté. L’horloge et les deux candélabres ajoutent une impression de richesse. Dans le reflet du miroir, on peut voir la vitrine située en face.

Des tableaux sont suspendus aux murs et les rideaux de la fenêtre complètent un décor sobre, mais élégant.

La porte grande ouverte, montre le réfectoire – sans doute qu’à l’époque, c’était « le restaurant ».

Dans le restaurant ( photos 372, 373, 374 et 375 ), les tables sont dressées pour le repas.

Les belles nappes blanches et les couverts élégants attestent du souci des propriétaires à tendre vers un certain raffinement. Le nombre d’assiettes rangées au milieu de la pièce semble indiquer que le restaurant attire de nombreux clients.

C’est difficile de jurer, mais il semble bien que la différence entre la photo 372 et la photo 373 soit la longueur du restaurant. En effet, sur 372, on ne voit que deux pilastres, et le fond du restaurant est assez proche. La photo pourrait dater d’avant le deuxième agrandissement du restaurant. Sur la 373, on voit que d’autres pilastres ont été ajoutés.

De plus, entre les trois fenêtres du fond et celles du début, il existe un espace qui, selon moi, indique l’endroit où la pièce a subi son agrandissement.

Les têtes de biches sur les pilastres me rappellent quelque chose. Pas vous ?

13/06/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien ( merci à Piotr Rozenski pour son aide )

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0370 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1948 : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0371 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0372 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0373 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0374 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.
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0375 : COMBLAIN-LA-TOUR : Intérieur de l’Hôtel du Parc.

0065 – Upływa szybko życie

Aujourd’hui c’est, pour moi, un jour un peu spécial …
Je m’excuse déjà de me mettre ainsi à la lumière et de prendre … toute la place dans le lit.
Je serai, sans doute, encore plus nostalgique que d’habitude …
Pardonnez-moi … mais aujourd’hui c’est, pour moi, un jour un peu spécial …

Hier ( avant-hier ? ), c’était le temps de l’enfance ( photos 65 ; 90 ).
Je courrais encore en culotte courte dans le parc de Comblain. Je m’y vois encore.
Mais je revois aussi – déjà – Ks Kurzawa qui m’appelle et qui m’explique qu’il a un énorme problème avec le groupe des petits allemands. Le moniteur est seul et débordé. Il n’en sort plus … « Et toi, Janek, tu n’as pas encore l’âge d’être sous-moniteur, mais tu fais preuve de tellement de maturité … j’ai tout de suite pensé à toi pour … blablabla  ».

Je me suis fait avoir comme un enfant de chœur ( que j’étais par ailleurs ). J’ai laissé mes copains continuer à s’amuser et j’ai assumé. C’était la fin de l’enfance. Le début de la vanité ?
Les quinze derniers jours de la colonie, je les ai passés à balader des « un-peu-plus-jeunes-que-moi » avec qui je n’avais que 5 mots en allemand à échanger. Mais ce n’était pas le pire. Le pire, c’était cette odeur d’urine dans laquelle ma nouvelle chambre baignait ; j’ai mis très longtemps à me débarrasser de cette odeur. Merci encore pour la promotion

Hier encore, c’était le temps de l’adolescence.
C’était loin d’être désagréable. J’avais l’impression d’être pris au sérieux, d’être mieux considéré.
J’montais des échelons … j’prenais du grade … j’pouvais enfin dire « Maintenant … je sais ».

Et pourtant, je ne savais rien … et même si c’était énervant de voir si souvent Ks Kurzawa … juste derrière … au moindre petit évènement … finalement … quel soulagement ! ( 106 ; 364 ).

Hier encore, c’était le temps de la jeunesse ( 365, 366, 367 ).
La mienne fut polonaise, colorée, folklorique, virevoltante, responsable et passionnante.
La vôtre aussi. Nous nous sommes rencontrés souvent.
C’était le temps du « góralski » et de la souplesse, le temps des « kaftan » et des plumes de paon, le temps des bottes rouges et des applaudissements.
C’était le temps des traditionnelles Majówka à Comblain-la-Tour. Moi, j’attendais fébrilement ces fins d’années scolaires qui se terminaient si bien, avec tous les autres KSMP, à Comblain.

Hier encore, c’était le temps des premiers émois … de l’Amour que j’ai rencontré dans le parc, le long de l’Ourthe, un jour de juillet.
C’était le temps des petits baisers qu’on s’échangeait furtivement dans l’arbre aux singes ou dans le petit bosquet du côté du chemin de fer. Et puis, on rentrait au réfectoire, main dans la main, en pensant que jamais rien ne pourrait jamais nous arriver … et en essayant d’être discret …juste assez que pour être sûr que tout le monde nous voyait.

Et quand j’avais envie de lui voler – par surprise – un dernier « petit bisou », alors qu’elle était déjà remontée dans sa chambre, je m’assurais que la voie était libre, que personne ne nous avait épié, que Ks Kurzawa était assez loin, que je pouvais enfin m’élancer dans la cage d’escalier … mais – malgré toutes mes précautions – à chaque fois, à chaque foisà chaque fois, j’étais à peine sur la deuxième marche qu’une main s’abattait sur mon avant-bras !

Avant même de me retourner, je savais déjà à qui appartenait cette main. Pourtant je l’avais vu, à peine quelques minutes plus tôt, dans le fond du réfectoire. Comment faisait-il ? Je me retournais lentement en suivant la main … la soutane …l’épaule … et Ks Kurzawa qui me regardait … même pas fâché … même pas en colère. On aurait dit comme de la lassitude dans son regard.

Au bout d’un moment, il disait : « Janek, Janek, où tu vas encore ? ». Il n’attendait pas de réponse. Il savait bien vers où je tentais de m’élancer. Pour faire bonne figure, je baragouinais une réponse du genre « J’ai prêté mon pull hier soir, et j’en ai besoin ». Mais aucun de nous deux n’y croyait … surtout qu’il faisait 30° dehors. Alors, je repartais dans le parc, tout seul et désespéré, en ruminant contre cette main si castratrice.

C’est à ça que je pensais – ce 28 juin 80 – quand j’ai vu, encore une fois, cette main se lever devant moi …  Cette main qui m’avait si souvent freiné dans mon élan. Mais heureusement … cette fois-ci, elle s’élevait seulement pour nous bénir. J’ai eu envie de crier à Ks Kurzawa « Alors, mon vieux, c’est lequel de nous deux qui a gagné maintenant, hein ? ». Mais je savais déjà que c’était « tous les deux qu’on avait gagné » ( 368 ; 369 ).

Excusez-moi encore d’avoir été si long … si personnel … si mélancolique …
J’avais envie de me retourner un peu et de sourire à tout ça. Et pas seulement de sourire.
Si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est que vous êtes très courageux. Bravo, je vous félicite … et merci.

Aujourd’hui, c’était pour moi un jour un peu spécial. Aujourd’hui … 6 juin … j’ai 60 ans.

Upływa szybko życie,
Jak potok płynie czas,
Za rok, za dzień, za chwilę,
Razem nie będzie nas.

 

I nasze młode lata,
Popłyną szybko w dal,
A w sercu pozostanie
Tęsknota, smutek, żal …

06/06/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

0065
0065 : COMBLAIN-LA-TOUR devant le perron : Debout : Pierre Front ; Richard Konarski ; Accroupis ; Jean-Pierre Dziewiacien ; ( ? ) ; Pierre-Marie Pytel
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0090 : COMBLAIN-LA-TOUR – Halte dans les bois : Devant, Francis Leleux ; allongé aux pieds d’Alice Bardo, Jean-Pierre Dziewiacien ; à la droite d’Alice, Bernard Pytel ; au fond, au centre Raymond Mielcarek, avec à sa droite Pierre Front et à sa gauche, Mirka Tchajka.
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0106 : COMBLAIN-LA-TOUR – Ognisko : Alexandre Persik ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Ks Kurzawa.
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0364 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Jean-Pierre Dziewiacien ; Daniel Pietka.
0365
0365 : KSMP Mons : Michel Mikolajczek ; Marek Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Alexis Łagocki ; et tous les autres.
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0366 : KSMP Ressaix / Centre : Accroupis : Jean-Michel Deputat ; Daniel Kowal ; André Walaszyk ; Michel Spiewak ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Vital Czuk. Debout : Dominique Ogonowski ; Marilyne Desmet ; Simone Wattiez ; Danièle Perzyna ; Eveline Ogonowski ; Malvina Rusowicz.
0367
0367 : KSMP Ressaix / Centre : Devant : Eveline Ogonowski ; Danièle Czajkowski ; Danièle Perzyna ; Simone Wattiez ; Marilyne Desmet ; Malvina Rusowicz. Derrière : Jean-Pierre Dziewiacien ; Michel Spiewak ; Vital Czuk ; Janek Perzyna ; Jean-Michel Deputat ; André Walaszyk.
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0368 : RESSAIX – 28/06/1980 : A l’église : Ksiadz Kurzawa ; Eveline Ogonowski ; Jean-Pierre Dziewiacien.
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0369 : Narodowiec : 27/06/1980.

 

Śpiewnik – 038 – Tramblanka

https://www.youtube.com/watch?v=yv3UAu92w0A

https://www.youtube.com/watch?v=AZtca6w5tUk

Oj, zagrajta nam poleczkę
Poleczkę, poleczkę.
Oj, potańcujem troszeczkę,
Oj, potańcujem troszeczkę.
Oj, zagrajta nam poleczkę,
Oj, potańcujem troszeczkę.

Dobra poleczka, bo skoczna,
Bo skoczna, bo skoczna ;
Ale najlepsza z Opoczna,
Ale najlepsza z Opoczna
Dobra poleczka, bo skoczna
Ale najlepsza z Opoczna.

Oj, dobry dzbanek i śklanka
l śklanka, i śklanka ;
Ale najlepsza tramblanka,
Ale najlepsza tramblanka,
Oj, dobry dzbanek i śklanka
Ale najlepsza tramblanka

 

 

 

 

0064 – La villa Joujou

Si vous êtes de ceux qui pensent que ce sont les garçons qui faisaient les pires bêtises à Comblain … vous vous trompez ! Les filles étaient capables d’en faire de fameuses aussi. Elles étaient même parfois « pires » que les garçons. Si, si.

L’histoire que je vais vous raconter est véridique. Elle m’a été soufflée et confirmée par plusieurs « participantes ». Mais rassurez-vous, je ne citerai aucun nom. Il n’y aura – non plus – aucune photo personnelle pour accompagner ce texte. Même si, après tout ce temps, il y a prescription, je ne voudrais pas torturer inutilement celles qui ne sont pas tout à fait en paix avec leur conscience et dont la culpabilité tiraille encore un peu. Pour les autres, celles qui faisaient partie du groupe et n’ont aucuns soucis avec ce qui suit, s’il vous plaît, aidez-moi à préserver l’anonymat de toute la bande.

C’était donc un groupe de filles, très unies autour d’une monitrice, appréciée et respectée. Elles allaient se promener, comme tous les autres enfants de la colonie, à travers le village et les alentours. Elles ne cherchaient pas forcément l’aventure et n’avaient pas forcément envie de la provoquer. Jusqu’au jour où …

Lors d’une balade vers Comblinay ( en direction du château de Fanson ), elles ont aperçu une sorte de villa qui les a intriguées. Un peu craintives au début, elles se sont finalement approchées pour voir la villa de plus près.

C’est vrai que l’édifice était particulier. L’environnement dans lequel il était posé lui conférait un certain cachet. On aurait dit un peu la villa du film « Shining » dans laquelle des apparitions subliminales font perdre la tête à Jack Nicholson. Bref, cette villa avait quelque chose de fascinant, d’attirant. Un vrai joujou. D’ailleurs, elle s’appelle comme ça : la villa Joujou.

Le lendemain, bizarrement, c’est dans la même direction que l’escapade du matin était programmée. Au lieu de flâner en cours de route, comme habituellement, les filles se sont hâtées d’arriver devant la villa. Elle était toujours aussi attirante, toujours aussi déserte. « Et si plus personne n’habitait là ? »

En tout cas, l’endroit semblait inhabité. Comme il n’y avait personne, ni dans le coin, ni dans les environs, nos aventurières se sont approchées encore plus près. Tout près. Il y a bien une petite voix intérieure qui leur disait : « Vous n’avez pas le droit d’être là ! ». Mais s’il fallait toujours écouter sa raison … on ne s’amuserait pas souvent. Et puis, l’endroit était abandonné, c’était sûr … enfin probable … enfin peut-être.

Le jour suivant, avant même que la monitrice ne dise aux filles où aller, spontanément, elles se sont retrouvées « par hasard » devant la fameuse villa. Ce jour-là, ce n’était plus le jour de se poser des questions ou de lutter contre sa culpabilité. « On devrait rentrer pour vérifier si c’est vraiment abandonné ». La porte était fermée. Elles ont essayé les fenêtres … mais c’était « juste pour essayer ».

D’ailleurs, une des fenêtres fermait mal, c’était bien la preuve du peu d’intérêt des propriétaires pour leur bien. En la poussant juste un peu … elle s’est ouverte. « Cette fenêtre-là n’attendait que ça ! ».

La première fille qui est entrée, par la fenêtre, avait quand même une certaine appréhension. « Ça ressemblait un peu à une effraction, mais quand c’est par la fenêtre, c’est quand même moins grave … non ? ».

Quand tout le groupe s’est retrouvé dans la pièce, elles ont commencé à visiter. Elles étaient quand même venues pour ça.

Il n’y avait pas grand-chose dans la villa. À peine quelques meubles et quelques bibelots. On aurait dit que les proprios cherchaient à faire croire que l’endroit était encore occupé. Mais la ruse était grossière et le subterfuge peu crédible. Ce n’est pas la boîte de cigares, posée nonchalamment sur le coin de la table, qui allait tromper nos investigatrices.

D’ailleurs, ces cigares, c’était de la provocation. On ne laisse pas des cigares comme ça … au coin d’une table. Passez à côté, sans en fumer au moins un, ce serait grotesque. En plus, ils étaient bons.

Quand elles ont eu fini de fumer, elles sont rentrées à la colonie, gentiment.

Le lendemain, les filles n’avaient plus envie d’aller de côté de Comblinay … pourquoi faire ?

Elles ont décidé de changer de terrain de chasse. C’est donc de l’autre de l’Ourthe qu’elles sont parties ; vers Fairon.

Chemin faisant, elles ont aperçu une villa pas trop moche. Il y avait même une piscine. La classe. Et … il faisait si chaud. Et … on aurait dit qu’il n’y avait personne dans la villa. Et … c’est « quand même moins grave de pénétrer dans une piscine privée que dans une villa ! » Le plus gros avait déjà été fait … Elles ont donc passé un très bon moment à nager dans cette piscine.

Les jours suivant, il a fait très chaud aussi. Cette piscine a beaucoup servi. Que des bons souvenirs quoi.

Et moi qui leur donnais le bon dieu sans confession …

30/05/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

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0358 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Joujou.
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0359 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Joujou.
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0360 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Joujou.
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0361 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Joujou.
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0362 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Joujou.
363
0363 : COMBLAIN-LA-TOUR : La Villa Joujou.

 

 

Śpiewnik – 037 – Kukułeczka kuka

https://www.youtube.com/watch?v=gHQTyOeHbDg

Kukułeczka kuka
Chłopiec panny szuka,
Spozira przebira
I nosa zadzira.

Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !
Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !

Chłopcy moje chłopcy,
Co wy to dufacie,
Cy to w tej surduty
Co po jednym macie.

Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !
Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !

Poznać ci to poznać
Chłopca fanfarona,
Choć pusto w kieszeni,
Głowa najizona

Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !
Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !

Kukułecka kuka
Serce we mnie puka,
Głupi ten kawalir
Co z majuntkiem suka.

Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !
Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !

Pytaj dla kukułki
Ona wam odpowie
Że ten najbogatszy
Co ma dobrze w głowie

Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !
Kuku kuku, aaha aaha
Łodiridi łodiridi dyna, łodiridi dyna u ha !

0063 – Dans le parc

Quand je regarde cette carte postale ( 351 ) – dont la photo a été prise à partir du rocher de la vierge – j’ai l’impression d’entendre une petite musique … J’ai envie de me rapprocher un peu …

Plus je me rapproche, et plus cet air me paraît familier.

C’est bien ça … c’est Pierre … Pierre Bartnik. Il est occupé à jouer à la guitare : « les jeux interdits » … comme d’habitude.

Autour de lui, assises sur l’herbe, cinq ou six filles l’écoutent religieusement. Elles ont l’air d’être amoureuses. On ne sait pas si c’est le guitariste ou la musique qui les met dans un état pareil. Il a toujours autant de succès ce Pierre. À peine quelques mètres derrière, c’est cinq ou six garçons qui observent la scène … en râlant. Eux, ils ne sont pas des fans. Au contraire. « Si j’avais su qu’il suffisait de gratter une guitare pour séduire ». « En plus, il joue toujours le même morceau … ». « Au foot, il doit être nul … ». « Pour l’année prochaine, j’apprends à jouer de la guitare … ». « Ce n’est pas encore fini ce morceau ? ».

De l’autre côté du sentier, un peu en arrière, c’est le groupe des petites filles. Elles chantent la nouvelle chanson qu’elles ont apprise aujourd’hui : Piekna Hanisia. Le premier couplet ne pose plus de problème, mais à partir du deuxième, les petites filles s’emmêlent les pinceaux. La monitrice, pour les aider, s’efforce de mimer les paroles. On la voit tantôt sangloter, tantôt être heureuse. Il faudra encore répéter.

Sur le sentier, côté Ourthe, ce sont trois cuisinières qui se promènent. Elles ont enfin un moment de répit. Après une longue journée derrière les fourneaux, elles ont besoin de décompresser. Cette petite promenade quotidienne leur permet de se mélanger aux enfants ; elles adorent ça.

Dans quelques minutes, elles vont croiser Ks Kurzawa. Lui, il préfère l’autre sentier, celui qui longue le chemin de fer. C’est là qu’il avance lentement en lisant son bréviaire. Il est tellement concentré sur sa lecture, qu’il n’apercevra même pas les sourires polis de nos trois cuisinières.

Dans le fond du parc, c’est « l’arbre aux singes ». Les enfants l’ont surnommé comme ça parce qu’ils adorent monter dessus. Et comme tous les jours, il est habité. Aujourd’hui, ce sont des filles ; les cris stridents qu’on peut entendre de loin prouvent qu’elles ne s’ennuient pas.

Au centre du parc, sur la grande pelouse, une partie de l’herbe est déjà coupée. Mais le tracteur s’est arrêté … là … en plein milieu … sans raison apparente. Mais tout le monde sait que c’est l’heure de la pose pour Pan Jan. D’ailleurs, si vous regardez bien derrière le petit bosquet, vous verrez ses pieds allongés par terre. Il ronfle.

En passant autour de lui, les garçons du deuxième groupe font le tour et observent un silence respectueux. Eux, ils sont de corvée papiers. C’est-à-dire qu’ils doivent ramasser tout ce qui traîne dans le parc et ailleurs. Ce n’est pas la corvée la plus facile ; d’ailleurs ils ont pris du retard. Sans les encouragements du moniteur … et les menaces de recommencer demain … ils auraient déjà baissé les bras.

Plus près de la maison, ce sont plutôt des craquements secs qu’on entend. C’est le chef-moniteur qui a réquisitionné quelques grands garçons pour l’aider à préparer le feu de camp. La consigne, c’est de ramasser le bois mort. Mais quelques branches bien vivantes seront sacrifiées, même si elles résistent.

Tout doucement, l’édifice prend forme. Dans une heure et demie, tout le monde sera assis autour du feu. Les plus frileuses auront été chercher une couverture pour s’y abriter. On chantera beaucoup. On rira des sketches présentés, même si tout le monde connaît déjà la chute. Mr Bardo racontera une de ses histoires dont il a le secret. Pierre Bartnik nous jouera, pour la dernière fois de la journée, ses « jeux interdits ». Et il fera déjà très noir quand on entamera, de plus en plus doucement, de plus en plus faiblement, les dernières notes de la chanson : « Dobra noc… ».

23/05/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

PS : Ce post-scriptum s’adresse à Pierre Bartnik.

Mon cher Pierre, ne m’en veut pas pour ces quelques lignes. Nous savons tous très bien que tu jouais aussi autre chose que les « Jeux interdits ». Tout le monde se rappelle de Led Zeppelin et d’autres groupes mythiques que tu nous as fait découvrir et aimer. Et quand ces notes « différentes » résonnaient dans le parc, on savait que Pierre Bartnik était parmi nous … pour le plus grand plaisir de tous.

Bien sûr, les garçons étaient un peu agacés par le succès que tu avais auprès des filles. Elles te regardaient avec admiration. Nous, nous étions obligés d’attendre la fin du morceau de musique pour « réattaquer ». C’était frustrant.

C’est un peu pour « venger » tous les garçons que j’ai écrit ces quelques lignes en insistant sur les jeux interdits. Mais sois-en sûr, j’aurai infiniment de plaisir à te serrer dans mes bras si j’ai le plaisir de te revoir à Comblain … et je suis sûr de ne pas être le seul.

0351
0351 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le parc à partir du rocher : Carte postale
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0352 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pierre Bartnik.
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0353 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Pierre Bartnik ; ( ? ) ; ( ? ) … à l’arrière, Pan Bardo.
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0354 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Pierre Bartnik ; ( ? ) ; ( ? ) … à l’arrière, Pan Bardo.
0355
0355 : COMBLAIN-LA-TOUR : En balade : Pierre Bartnik ; Eddy Nowicki.
0356
0356 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le parc et sur le village : Carte postale en couleur.
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0357 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur le parc et sur le village : Carte postale en noir et blanc.