0106 – Notre parc … merci Dr Wilczek

Par Piotr Rozenski : 

La Rue du Parc, celle qui traverse le cœur du village de Comblain-la-Tour, évoque chez la plupart d’entre nous des souvenirs indélébiles. Certains moniteurs se rappelleront avec bonheur la pharmacie : chose compréhensible, étant donné les maux de tête dont ils souffraient à force de passer leurs journées à jouer avec des enfants ( dépassant allègrement le seuil critique de 150 décibels ) et leurs nuits à … faire je ne sais quoi … D’autres l’associeront à un fait autrement plus prosaïque : c’est ici que se situait jadis le magasin de souvenirs.

Le lieu était tenu par une dame qui au cours des années s’était habituée aux débarquements successifs de cohortes de petits vacanciers. Et pourtant, à chaque fois, elle semblait en avoir gros sur le cœur de subir une énième invasion de sa caverne d’Ali Baba. Son regard en disait long, même si on peut se demander si les reflets dans ses yeux étaient des éclairs générés par la panique et la peur ( de voir son commerce saccagé par ces clients indélicats qui n’arrêtaient pas de s’agiter comme … des éléphants dans un magasin de porcelaine ) ou bien des étincelles de joie ( de voir ses ventes grimper en flèche, la quasi-totalité de son chiffre d’affaires annuel étant vraisemblablement réalisé sur les seuls mois de juillet et août ).

On peut également se demander comment le magasin a réussi à perdurer toutes ces années. L’argent de poche de la plupart des enfants suffisait à peine pour se payer de temps à autre une glace à l’eau au bar des Bardo, quelques cartes et timbres pour leurs chers parents, un kilo de granny smith âprement négocié au marché de Comblain-au-Pont, … si ce n’est un panaché et un tour de juke-box chez Pimpin ( à chacun ses priorités ! ).

Malgré l’état financier déplorable, il y en avait toujours un ou deux du zastęp qui ne pouvaient résister à débourser quelques francs : cadeau de saison pour maman ( boule à neige ), cadeau de circonstance pour papa ( briquet ) … Mais chose plus inquiétante, il y en avait toujours un qui se décidait pour … un couteau ? !

Redescendons un instant dans la rue. Elle mène – sans surprise – au parc, « notre » parc, le magnifique. Pourtant, quand le parc ne nous appartenait pas encore, il était loin d’être beau. À en juger par les photos remontant aux dernières années de l’exploitation de l’hôtel du même nom, le cœur n’y était visiblement plus ( voir photo 294 ). Des branches jonchent le sol et les mauvaises herbes commencent à envahir le chemin de gravier.

Si par la suite le parc a retrouvé sa splendeur d’antan, c’est grâce à toute une équipe de volontaires, pour la plupart anonymes. Cependant, parmi eux il y en avait un à qui ces espaces verts tenaient particulièrement à cœur : doktor Wilczek. Ce qui ne vous étonnera pas : il était botaniste de métier. Et pas le premier venu : Rudolf Wilczek ( né en 1903, près de Rzeszów ) était un scientifique passionné, de renom mondial. Rattaché à des universités polonaises ( entre autres à celle de Lwów ), puis professeur de collège et de lycée en Silésie, il participe à plusieurs expéditions d’envergure. Ainsi, en 1937, il passera 3 mois au Groenland à étudier la flore locale !

En 1939, il combat lors de la campagne de septembre comme lieutenant d’artillerie et passe quelques années dans le camp de prisonniers de guerre à Murnau en Haute-Bavière. Après sa libération en juillet 1945, il va retrouver sa femme et sa fille en Belgique où elles avaient atterri après un long périple en Asie Centrale et au Proche-Orient. Renonçant à un poste de professeur à l’université de Wroclaw, il s’installe définitivement à Bruxelles. Rattaché au Jardin Botanique ( Kruidtuin ), il réalise pendant 39 ans d’importants travaux scientifiques notamment sur la flore de l’Afrique centrale ( Congo belge et Ruanda-Urundi ). 320 espèces de la flore de l’Afrique portent le nom de « R. Wilczek ». Il n’a pourtant jamais eu l’occasion de voir les plantes sur lesquelles il a travaillé dans leur patrie africaine.

En 1956, Rudolf Wilczek devient « accessoirement » président du Comité central des Écoles des Polonais libres de Belgique ( Macierz Szkolna ou PMSz ), fonction qu’il occupera jusqu’à son décès en 1984. L’achat du centre de vacances à Comblain par PMSz s’est donc fait sous sa présidence. Doktor Wilczek mettait du cœur à l’ouvrage, lançant régulièrement des appels à dons pour récolter des fonds pour l’acquisition et l’entretien du centre et de son parc où il avait pris soin d’apposer devant chaque arbre un écriteau avec le nom de l’espèce ( en son honneur, un des arbres a été baptisé « R. Wilczek » ). Ces petits tableaux, je parie que vous ne les avez jamais remarqués, trop occupés à poursuivre vos petits camarades … ou à regarder un (e) moniteur/-trice dans les yeux … si ce n’est qu’à graver, dans les mêmes arbres ( à chacun son style de tag ! ), des cœurs transpercés de flèches de Cupidon. Bien utile finalement, ce couteau acheté quelques jours auparavant dans le magasin de souvenirs … ou confisqué à un des enfants.

Je me demande si cela lui fendait le cœur, à Rudolf Wilczek, de voir « ses » arbres estampillés de la sorte ou si cela lui faisait chaud au cœur de se voir entouré par tous ces signes d’amour … Et je me demande si c’est un hasard qu’en polonais, wilczek signifie louveteau. Quelque part dans les gènes du célèbre botaniste, quelque chose a dû lui dicter d’aménager dans ce parc, ici un arbre de singe, là un autre recoin, permettant, le jour, aux p’tits loups, de jouer à cache-cache et, la nuit, à leurs congénères plus âgés, de s’abriter des regards indiscrets, d’un Mr. Bardo, par exemple, qui après 23h, sortait sa lampe de poche et coiffait sa casquette de veilleur de nuit pour y effectuer des tournées nocturnes afin de veiller à la moralité de ses pupilles. Rendons hommage à Monsieur Wilczek pour tant de perspicacité et de bienveillance !

Si les arbres pouvaient parler, ils en raconteraient, des histoires. Que de souvenirs … et un petit pincement au cœur.

06/03/2017 – Piotr Rozenski

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0294 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
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0691 : Dr. Rudolf Wilczek – 1976.
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0692 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1978 : Montée des couleurs : Richard Szymczak ; … ; Pan Jan ; Mr Rudolf Wilczek ; … ; Michel Pietka ; Michel Konarski ; ( ? ).
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0693 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le hall d’entrée : Mr Zbigniew Bardo ; Mr Stefan Paterka ; Mr Jan Stefanski ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Rudolf Wilczek ; Mr Jan Stempniewicz.
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0694 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le hall d’entrée : Mr Rudolf Wilczek ; Mme Tonia Karpinski ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Wacek Bień ; Mme Zosia Bień ; Mr Jan Stempniewicz.
0695
0695 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’entretien du parc : Mr Mirosław Wochen.
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0696 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.
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0697 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.
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0698 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’allée Wilczek.

 

 

Śpiewnik – 059 – Rozszumiały się wierzby płaczące

https://www.youtube.com/watch?v=I6COPS_Sa_E

https://www.youtube.com/watch?v=nq5GpIWofB0

Rozszumiały się wierzby płaczące,
Rozpłakała się dziewczyna w głos,
Od łez oczy podniosła błyszczące,
Na żołnierski, na twardy życia los.

Nie ślijcie wierzby nam,
Żalu co serce rwie,
Nie płacz dziewczyno ma,
Bo na wojence nie jest źle.
Do tańca grają nam
Armaty, stali szczęk
Śmierć kosi niby łan,
Lecz my nie wiemy, co to lęk.

Czy to deszcz, czy słoneczna spiekota,
Wszędzie słychać miarowy, równy krok.
To maszeruje polska piechota,
Na ustach śmiech, pogodna twarz, wesoły wzrok.

Nie ślijcie wierzby nam,
Żalu co serce rwie,
Nie płacz dziewczyno ma,
Bo na wojence nie jest źle.
Do tańca grają nam
Armaty, stali szczęk
Śmierć kosi niby łan,
Lecz my nie wiemy, co to lęk.

I choć droga się nasza nie kończy,
Choć nie wiemy, gdzie wędrówki kres,
Ale pewni jesteśmy zwycięstwa,
Bo przelano już tyle krwi i łez.

Nie ślijcie wierzby nam,
Żalu co serce rwie,
Nie płacz dziewczyno ma,
Bo na wojence nie jest źle.
Do tańca grają nam
Armaty, stali szczęk
Śmierć kosi niby łan,
Lecz my nie wiemy, co to lęk.

 

0105 – Revisitons Comblain ( 5 ) : La Maison Rouge

Poursuivant votre chemin, Route de Fairon, vous ne pouvez pas rater, au n° 79, « La Maison Rouge » ( photos 682 et 683 ). Si vous appréciez la bonne cuisine, dans un cadre très agréable, arrêtez-vous dans ce petit restaurant plein de charme. Vous y serez reçus par une propriétaire très sympathique qui se fera un plaisir de vous expliquer la petite histoire de son établissement.

Tout d’abord, elle vous dira que le nom du restaurant n’a pas été choisi au hasard : « Nous lui avons tout simplement rendu le nom qui lui avait été donné par les villageois « Li Rodje Mohone » … car à l’époque lointaine de sa construction, elle était la seule bâtisse érigée en briques rouges dans un paysage où la pierre était reine ».

En effet, l’estaminet ne date pas d’hier … il était très fréquenté par les bateliers de passage qui y dormaient, la tête sur les bras croisés posés sur une grosse corde tendue horizontalement et qu’on défaisait pour le réveil !

Mais sa construction date de 1555. Cette bâtisse fut érigée pour un des fils bâtard de Robert de la Marck, elle fut habitée, plus tard, par Jean-François Louis Thys ( mayeur du village ) jusqu’à son acquisition du bâtiment de la tour ( qui donnera son nom au village ) en 1800. Sa mère résida dans la maison jusqu’en 1821.

La vente de la Maison Rouge fut laborieuse car elle était hantée, disait-on … Ce fut, finalement, un ancien grognard sans peur, de Napoléon, qui l’acheta.

Avant la dernière guerre, il est devenu le « Café Colle ». On y jouait à la « seie » ( décapitation à l’aveugle d’un jambon suspendu ). Plus tard, il devint le restaurant renommé « Au Repos des Pêcheurs » ( photo 684 ), beaucoup d’entre vous s’en souviendront certainement … nous passions devant régulièrement … sans connaître la petite histoire du lieu.

Depuis 2007, l’établissement a repris le nom de « Maison Rouge » et mérite lui aussi sa réputation gastronomique. Les tables sont dressées dans les trois salles à manger aux atmosphères différentes et ce qu’on y sert est tout simplement délicieux ( photos 685 à 689 ).

Presque en face du restaurant, c’était l’arrivée du gué … ( de l’autre côté de l’Ourthe, c’est la Place du Wez ).

Cette pente douce vers la rivière servait au rinçage du linge préalablement blanchi sur l’herbe. Sur la photo 690, on peut voir la blanchisseuse Célestine en plein travail.

27/02/2017 – JP Dz

0682
0682 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
0683
0683 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
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0684 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au repos des Pêcheurs.
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0685 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
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0686 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
0687
0687 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
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0688 : COMBLAIN-LA-TOUR : La maison rouge.
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0689 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : La maison rouge : Eveline Ogonowski.
0690
0690 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la maison rouge : Célestine, la blanchisseuse en plein travail.

 

 

0104 – La friterie

Piotr Rozenski se souvient de : la friterie

 Le dimanche à Comblain rimait avec petits moments de plaisir : la messe ( sauf, on l’a bien compris, pour Jean-Pierre, qui s’y dérobait en se réfugiant au « Café des Sports » ), la visite des parents ( pour certains ), le feu de camp ( quand il ne pleuvait pas ) et … les FRITES ( quoi qu’il arrive ) ! Comme pour rappeler à nous autres, enfants issus de l’immigration polonaise, quelle terre nous accueillait.

Vous vous souvenez de la mystérieuse « roulotte » à l’entrée du parc, qui dominait le champ d’appel ?  D’abord, elle intriguait, surtout les nouveaux arrivants. Mais au retour de la messe, dès l’instant où l’auvent s’est mis à se lever – et, avec lui, le secret – on savait : c’était … une FRITERIE ! Le maître des lieux – sans doute le seul à en posséder la clé – c’était Franek Bujanowski, un homme affable à l’accent truculent ( roulant les « r » et ignorant les nasales ).

Pour lui, faire des frites, ce n’était pas une corvée, même pas une tâche, c’était une véritable passion. Heureusement ( pour nous ), car préparer des frites pour un bataillon, affamé par l’effort de chanter à tue-tête dans une église, relevait d’une gageure. Au point qu’il se voyait systématiquement contraint de faire appel à des commis pour venir à bout de la mission dont il s’est investi.

Un jour – j’ai dû avoir 10 ans, ma connaissance du français se limitait au b.a.-ba … mais, très vite, j’allais faire des progrès fulgurants – je me suis porté volontaire, avec un autre Limbourgeois, l’un des jumeaux Nowicki, Eric ou Eddy, je ne me rappelle plus. On allait enfin percer le secret du grand maître-friteur, de son antre sacré et de ses frites millimétrées.

Monsieur Bujanowski nous a installés au coupe-frites, un grand ustensile professionnel disposant d’une presse à levier et d’une grille pour tailler la patate. Eddy – ou était-ce Eric ? – posait la patate sur la grille tranchante, moi, j’actionnais la poignée et, ô miracle, les patates se transformaient en parfaits bâtonnets, tous calibrés 8,5 x 8,5 mm. Monsieur Bujanowski exprimait son approbation en nous lançant de temps à autre un gentil « dous-ma ».

C’est là que les choses dans la friterie ont commencé à se corser. Tentait-il de nous parler en néerlandais, voulait-il dire « doe ma ! » ( vas-y ) ? Ou m’apostrophait-il en polonais ( « duś » = appuie) ? Ou était-ce un savant mélange des deux langues ? En tout cas, pour moi, il n’y avait pas l’ombre d’un doute : il fallait accélérer la cadence, une centaine de petits gourmands n’allaient pas tarder à réclamer leur récompense. J’y allais de plus en plus vite. Pan Bujanowski insistait : « DOUS-MA, DOUS-MA ! », confirmant par là que notre tandem était sur la bonne voie. Parfaitement huilé et synchro – tchique-tchaque, tchique-tchaque – on continuait donc à un rythme effréné, transpirant comme des bœufs dans cette cabane chauffée à blanc, mais heureux d’être à la hauteur des exigences du chef.

Et puis, au moment où je contemplais – non sans un regard empreint d’autosatisfaction – le panier se remplissant à vue d’œil … un cri strident transperça l’air moite de la roulotte, amplifié par les parois de la structure métallique. Eric / Eddy s’est retourné en tenant sa main, est sorti et s’est précipité vers l’infirmerie ( Eveline ? ), me laissant seul face à mon maître interloqué : « Bon sang ( c’était le cas de le dire ! ), je n’arrête pas de répéter : DOU-CE-MENT !!! ».

Difficile d’évaluer la gravité de la blessure d’Eddy / Eric. Jusqu’à la fin des vacances, sa main est restée cachée sous un gigantesque pansement ( bravo, Eveline ! ). Quoi qu’il en soit, je peux vous rassurer que, même si jamais un ( bout du ) doigt est parti dans le panier des frites, il a dû parfaitement se confondre avec la masse des patates coupées, je n’en ai retrouvé aucune trace.

De toute façon, peu importe, personne ne s’est plaint de la qualité des frites. Comme à l’accoutumée, l’œuvre de pan Bujanowski a été unanimement admirée et acclamée par l’ensemble des enfants. Même par Eric … ou était-ce finalement Eddy … ? Bon sang, décidément, je ne le saurai jamais.

À moins que … S’il vous arrive de les croiser et de leur serrer la main, d’abord, faites-leur un grand bonjour de ma part. Puis, vérifiez quand même … à qui il manque un bout … juste pour avoir le cœur net. Tenez-moi au jus !

20/02/2017 – Piotr Rozenski

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0676 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ah, les frites : ( ? ) ; Zygmunt Mielcarek ; Marie-Thérèse Mielcarek ; Zbigniew Blaszka ; Raymond Mielcarek ( collection Zdzisław Blaszka ).
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0676 b : COMBLAIN- LA-TOUR : La friterie  » chez Buja  » est ouverte. Monsieur Franek Bujanowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pan Jan.

Commentaires :

Alice Golusinski : Les frites à Comblain … c’était un peu Noël en juillet !!!!

Monique Kiełtyka : Je me demande de quelle année date cette photo ? Au tout début de « Comblain », on ne nous cuisait pas des « frytki ». Nos repas étaient traditionnels vu qu’ils étaient préparés par nos mamans et babcia cuisinières bénévoles pendant la saison des colonies de vacances. Ne pas gaspiller les précieuses patates et huile pour en faire un plat qui ne viendrait pas de l’imagination culinaire polonaise. En plus, c’était beaucoup de travail, éplucher, laver et couper en bâtonnets plus ou moins réguliers, on n’avait pas tous les ustensiles … Bref, je pense qu’après le premier Festival de Jazz, la mode « Frytki » est entrée en force … Nous avions à Comblain un « voisin » direct au Centre. La première maison à droite et accolée à l’entrée de « Millennium » était habitée par un certain Mr. Florent ( je ne sais plus son nom de Famille ) ; un petit homme sec et musculeux avec un visage toujours souriant et plein de taches de rousseur. Je crois bien que c’est lui qui dans un premier temps a fait des frites presque sur le seuil de sa maison et qui en a peut-être vendu à quelques passants en détresse alimentaire …

Dominique Ogonowski : Quelle mémoire Monique !

Monique Kiełtyka : Je ne crois pas que c’est uniquement une question de mémoire, c’est aussi parce que j’ai vécu ces moments avec beaucoup de bonheur et que toutes ces personnes que j’ai croisées m’ont « marqué » au fer rouge, par leurs attentions, leurs attitudes. J’ai beaucoup de respect pour leurs mémoires …. Voir Pan Jan en costard et sans casquette m’impressionnait toujours beaucoup. Pour moi, il a toujours été mon « Grand Sauveur » face aux quelques rares colères paternelles. Je l’ai toujours admiré. Parfois avec mon papa, nous passions lui rendre visite à la morte-saison, c’était le gardien de la maison de nos colonies … Un « Dieu » en quelques sommes !!! Pendant que mon père discutait avec lui, moi pendant ce temps-là, hop un tour du parc de « mon château féerique » endormi sous la neige … Si cette photo date des années 74, il se pourrait même que ce soit moi de dos … je pense reconnaître une de mes pinces à cheveux … ( que je possède toujours malgré mes cheveux coupés …).

Regina Gymza : Pour moi les « frytki » c’est Pan Bujanowski. Je me souviens bien que c’était tout un travail …. et pour nous ça n’allait jamais assez vite …

Milczanowski Véronique : De toute façon, les « frytki » de Pan Bujanowski étaient les meilleures … J’en bave encore rien que d’y penser …

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0677 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le repos après l’effort : Jean Dziewiacien et Martha Sladecka ( mes parents ) ; Madame et Monsieur Franek Bujanowski.
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0678 : COMBLAIN-LA-TOUR : La friterie.
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0679 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, un dimanche de visite des parents : Daniel Pietka ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Erik Nowicki ; Betty Nowicki.
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0680 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, un dimanche de visite des parents : Daniel Pietka ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Erik Nowicki ; Annie Nowicki ; Mr Nowicki.
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0681 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc, un dimanche de visite des parents : Accroupis : Piotr Rozenski ; Marek Ordutowski ; Debout : Jef Rozenski ; Jozek Pachel.

 

Śpiewnik – 058 – Hej, do apelu stańmy wraz

Hej, do apelu stańmy wraz
Budować Polskę Nową.
Ojczyzna droga woła nas.
Do pracy ręką, głową.
Nie wydrze nam jej żaden wróg,
Tak nam dopomóż Bóg.

Sztandarem naszym będzie Krzyż,
Co ojców wiódł do chwały.
I nas powiedzie także wzwyż,
Gdzie buja Orzeł Biały.
Zwyciężym znój i stromość dróg,
Tak nam dopomóż Bóg.

Młodzieży, młodą Polskę twórz,
Szczęśliwą, Bogu miłą.
Gdy z nami Bóg, przeciw nam któż,
On jest Najwyższą siłą.
Ojczyźnie spłacim święty dług,
Tak nam dopomóż Bóg.

0103 – COMBLAIN Rockollection

Après l’épisode un peu frisquet de la semaine dernière, on avait envie de se réchauffer en chantant, tous ensemble, à tue-tête, avec des paroles à nous, mais sur une musique très célèbre de Laurent Voulzy :

On a tous aimé
Ces p’tites soirées de juillet
Nous étions tous en rond
Et on chantait des chansons
Assis autour du feu
Nous étions tous amoureux
On était tellement bien
Dans notre parc à Comblain
Et les p’tites filles chantaient
Et les p’tites filles chantaient
Et le parc résonnait
Et le parc résonnait
D’un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Płonie ognisko w lesie,
Wiatr smętną piosnkę niesie.
Przy ogniu zaś drużyna
Gawędę rozpoczyna.
 »

On a tous en tête
Nos escapades champêtres
On s’promenait main dans la main
Dans toutes les rues du patelin
On avait l’diable au corps
Et on criait très fort
Pour réveiller les riverains
C’est la folie à Comblain
Les moniteurs chantaient
Les moniteurs chantaient
Les monitrices enchaînaient
Les monitrices enchaînaient
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps :

« Wędrujemy, wędrujemy
Ścieżynami zielonymi,
Czy to słońce czy to deszcz,
Wędrujemy po ojczystej naszej ziemi,
By ją zwiedzić wzdłuż i wszerz. 
»

A quoi ça va m’servir
D’re faire mon lit pour dormir
Est-ce que j’ronflerai mieux
S’il y a des draps sur mon pieu
Comme j’étais obstiné
On voulait m’faire plier
J’ai répondu à Bardo
T’as qu’a te plaindre au dirlo
Et j’me suis fait saqué
Et j’me suis fait saqué
Et Kurzawa hurlait
Et Kurzawa hurlait
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Z młodej piersi się wyrwało,
W wielkim bólu i rozterce
I po drodze uciekało
Zakochane czyjeś serce.
 »

C’est dans le fond du parc
Qu’on f’sait les singes dans les arbres
Et qu’on allait s’cacher
Pour échanger des baisers
On cherchait tous l’amour
Et on a tout fait pour
Parfois l’amour venait
Parfois c’était les regrets
Et les oiseaux chantaient
Et les oiseaux chantaient
Et nous on roucoulait
Et nous on roucoulait
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Gdzie jest ta ulica, gdzie jest ten dom
Gdzie jest ta dziewczyna
Co kocham ją.
Znalazłem ulicę, znalazłem dom
Znalazłem dziewczynę
Co kocham ją. 
»

Mais l’bonheur ça file
L’arrêter c’est difficile
Pour des adolescents
Qui se croient tout puissants
C’est à l’heure des au-revoirs
Juste avant le départ
Quand on était cafards
Qu’il attrapait sa guitare
Et Pierre Bartnik chantait
Et Pierre Bartnik chantait
Et les filles se pâmaient
Mais les garçons râlaient
Un truc qui m’colle encore
Au cœur et au corps

« Ce n’est qu’un au-revoir, mes frères,
Ce n’est qu’un au-revoir
Oui, nous nous reverrons, mes frères,
Ce n’est qu’un au-revoir. 
»

13/02/2017 – JP Dz

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0667 : COMBLAIN-LA-TOUR : Répétition de chant devant le réfectoire.
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0668 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1976 : Dans le réfectoire : ( ? ) ; ( ? ) ; Georges Persich.
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0669 : COMBLAIN-LA-TOUR : Perchés sur un arbre : Cucup ? ; Sophie Swierkowicz ; Cucup Hélène.
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0670 : COMBLAIN-LA-TOUR : Perchés sur un arbre : Isabella Cosaro ; Géniu Bujanowski.
0671
0671 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1973 ?: Dans le parc : Quelques jolies filles de Zolder : Renata ( ? ) ; Gosia ( ? ) ; et d’Allemagne : Jadwiga ( ? ) ; Irena ( ? ).
0672
0672 : COMBLAIN-LA-TOUR : Concert de guitare devant l’ognisko : Ksiadz Kurzawa ; Pan Bardo ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Andrei Makarov.
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0673 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Place du Wez : Béatrice Laffut ; Michel Konarski.
0674_80
0674 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Dans le parc ? : Fabienne Laffut ; Freddy Motała.
0675
0675 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare de Comblain : Debout : Ksiadz Kurzawa ; Philippe Pietka ; Vital Kciuk ; Michel Pietka ; Marilyne Desmet ; Patrick Madaj ; Freddy Motala ; ( ? ) ; ( ? ) ; Assis : Cécile Danielewski ; Antek Romaniuk ; Dominique Ogonowski ; Pierre Bartnik ; Michel Konarski ; Hélène Piech ; Christine Piech ; Vincent Swiderski ; Sébastien Swiderski ( ? ).

 

 

Śpiewnik – 057 – Błękitne rozwińmy sztandary

https://www.youtube.com/watch?v=ofukrDkSMfo

https://www.youtube.com/watch?v=T2oXlUaIyJM

https://www.youtube.com/watch?v=chq1jzHQbx0

Błękitne rozwińmy sztandary,
Czas strząsnąć zwątpienia już pleśń.
Niech w sercach zagorze znicz wiary,
I gromka niech ozwie się pieśń.

Spod znaku Maryi rycerski my huf,
Błogosław nam Chryste na bój.
Stajemy, jak ojce, by służyć ci znów.
My Polska, my naród, lud twój !

Już świta, już grają pobudki,
Już Jezus przybliżył się k`nam.
Żyj święta radości, precz smutki,
Pan idzie i pierzcha w cień kłam.

Pan idzie słoneczność rozlewa się w krąg,
Pan idzie na świata siąść tron.
Drży szatan, wysuwa mu berło się z rąk,
Słyszycie ? Zwycięstwa gra dzwon !

O Bogarodzico, dziewico,
Tchnij siłę w Maryjny ten zew.
Z otwartą stajemy przyłbicą,
I serca ci niesiem i krew.

Siać miłość będziemy, wśród burzy i słot,
W zwycięski ty powiedź nas szlak,
A gdy nam tchu będzie i mocy już brak,
Do nieba pokieruj nasz lot.

 

0102 – Il a neigé sur yesterday …

Qui, mieux que Marie Laforêt ( qui a si bien chanté « Warszawa » ) aurait pu mieux évoquer la nostalgie du temps passé et des amis qui se sont quittés ? Et comment mieux illustrer cette chanson de Laforêt qu’en vous présentant ces photos du parc de Comblain sous la neige ?

« Il a neigé sur Yesterday
Cette année-là même en été
En cueillant ces fleurs
Lady Madonna a tremblé
Mais ce n’était pas de froid 
»

Nous aussi, un jour, nous nous sommes quittés pour vivre notre vie.
Et on se fichait bien de ce qui pouvait arriver à Comblain.
On avait trouvé là ce qu’on était venu y chercher.
On laissait aux autres le soin ( et les corvées ) de s’occuper de ce qui restait.
Pour se donner bonne conscience, on se disait : « A chacun son tour … nous, on a déjà donné ».
D’ailleurs, qu’avions-nous encore à gagner ?
Et aucun d’entre nous ne s’est demandé si on avait quelque chose à payer.
Et le temps a passé.
Il a neigé sur Yesterday.

Lentement, dans nos souvenirs, l’image de Comblain s’est estompée.
On s’en souvenait encore … mais de moins en moins … on a presque oublié.
Dans un monde exclusivement tourné vers l’avenir, il est inconvenant de se laisser envahir par la nostalgie.
Comblain, c’était avant.
Et tant pis s’il a neigé sur Yesterday.

 Pourtant, dans un petit coin de chacun d’entre nous, il restait comme une trace … comme un stigmate …
comme un goût de pas assez …
Tout doucement l’indifférence a fait place à un autre sentiment …
pas encore l’envie de revenir, mais déjà le besoin de savoir s’il avait neigé sur Yesterday ?

Et puis un jour – le monde est bien fait – on s’est rendu compte qu’on n’était pas tout seul à y penser.
On a compris qu’il n’y a rien d’inavouable à jeter des ponts vers notre adolescence passée.
On a commencé à imaginer qu’on pourrait même, peut-être, s’y retrouver
et qu’on aurait beaucoup de plaisir, sûrement, à partager ces moments du passé.
Alors, on s’est dit : « Pourvu qu’il n’ait pas neigé sur Yesterday ».

Dieu merci, tout est resté là … pas grand-chose n’a changé.
Bien sûr, depuis le temps, il a neigé souvent sur Comblain.
Mais Comblain est beau en été, mais il est beau aussi en hiver …
Comblain est toujours beau aujourd’hui, comme il était déjà beau hier …

Et nous, on n’a qu’une seule envie … vous donner l’envie … d’y revenir … quelle que soit la saison.

06/02/2017 – JP Dz

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0657 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.
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0658 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.
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0659 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.
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0660 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.
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0662 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.
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0666 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.

 

Śpiewnik – 056 – Myśmy przyszłością narodu

Myśmy przyszłością narodu,
Pierś nasza pełna jest sił,
Dążymy do wolności grodu,
Naprzód, lecz nigdy w tył.

Laurami przykryjmy głowy,
Nie znajmy w sym życiu trwóg,
Polskiej ojczyny i mowy,
Nie wydrze żaden wróg.

Skrzydła zdobądźmy sokole,
Nauce poświęćmy czas,
A światło zdobyte w szkole,
Nieśmy, do ludu mas.

Laurami przykryjmy głowy,
Nie znajmy w sym życiu trwóg,
Polskiej ojczyny i mowy,
Nie wydrze żaden wróg.

W kraju gdy burza zawieje,
Gdy gromy huczą wśród burz,
W nas nie zagasły nadzieje,
Choć ból się wżarł do dusz.

Laurami przykryjmy głowy,
Nie znajmy w sym życiu trwóg,
Polskiej ojczyny i mowy,
Nie wydrze żaden wróg.

0101 – Revisitons Comblain ( 4 ) : Le Café Colson

En continuant vers la gauche, le bâtiment suivant – voisin de la villa Hody – était, à une certaine époque, lui aussi un café : Le Café Colson ( photos 651 à 654 ).

En effet, Comblain n’échappait pas à la règle. Il fut un temps où, dans tous les petits villages, il y avait l’embarras du choix quand il s’agissait de se désaltérer. Le Café Colson était l’un des nombreux cafés du village où l’on servait le « pèkèt ».

Depuis quelques années, quand on se promène à Comblain, la première impression qui nous vient, c’est que le village semble endormi. Il y a bien quelques commerces locaux, mais ils n’ont pas l’air de crouler sous la foule. Il y a bien une pharmacie … un funérarium … mais plus de magasin de souvenirs. Et si vous cherchez un petit bistrot … pour vous sustenter, inutile d’aller au café des Sports … il est fermé. Le seul endroit sympa où on peut encore boire un verre c’est à la supérette de Mr. Wen.

L’Hostellerie Saint Roch est fermée elle aussi… et cherche désespérément un hypothétique repreneur.

Où sont les touristes, les pêcheurs, les promeneurs, les amoureux des Ardennes ?

Nous avons connu un Comblain plus dynamique. Et avant nous, c’était encore plus … pétillant.

J’en veux pour preuve les nombreux cafés, hôtels, restaurants et villas qui faisaient la fierté du village.

À présent, même quand on passe devant, on a du mal à croire qu’ici, c’était un bistrot, là, un hôtel, et là plus loin, un commerce. Et pourtant …

Qu’est-il arrivé à Comblain ?

La petite histoire de Comblain, c’est un peu comme une profonde respiration … il y a eu des moments intenses et des moments de relâchement … des rues pleines et puis des rues désertes … une activité débordante et puis comme un engourdissement.

L’arrivée des ouvriers, pour travailler aux carrières et pour construire le chemin de fer, a permis de remplir tous les petits cafés du village ; la loi Vandervelde ( 29/08/1919 ) qui entendait lutter contre les ravages de l’alcoolisme, mettra un frein à l’essor et à la survie de bien de ces petits cafés …

L’arrivée du chemin de fer et des congés payés a attiré, ici, plein de monde. Les hôtels de Comblain se sont alors multipliés. Mais la mode des voyages plus lointains et des vacances plus exotiques les a éloignés.

L’idée géniale d’organiser, dès 1959 à Comblain, un gigantesque festival de jazz, a fait connaître l’endroit bien au-delà des frontières. L’arrêt du festival, en 1966, a mis fin à une success-story aussi éphémère qu’inattendue.

L’arrivée des polonais – qui se sont installés dans l’ancien Hôtel du Parc – a permis de prolonger la vocation internationale du village. Les enfants qui passaient là leurs vacances venaient non seulement de Belgique, mais aussi de France, d’Allemagne, d’Angleterre, des Pays-Bas et de Pologne. Mais là aussi, avec le temps, une certaine lassitude a eu raison de l’enthousiasme … et le Centre Millennium a connu sa traversée du désert.
Heureusement, le camping « le Rocher de la Vierge » a tenu le coup, mais ses adeptes sortent-ils du camp ?

Il y a peu de chance que les estaminets, comme le Café Colson, réouvrent leurs portes, mais ils restent les témoins  d’une époque où tout semblait  possible, ils étaient ces lieux qui créaient du lien,  où s’organisait la vie sociale des quartiers …

La nostalgie a du bon quand elle nous relie à notre histoire passée, à notre vécu ; quand elle donne du sens à certaines de nos actions…

Aujourd’hui, des passionnés tentent de redonner du lustre à Comblain en réorganisant un nouveau festival de jazz … aujourd’hui, les polonais reviennent … timidement … mais sûrement. Et si c’était reparti ?

30/01/2017 – JP Dz

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0651 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
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0652 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
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0653 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson.
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0654 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le café Colson et le quartier Po d’la.
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0655 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le café Colson.
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0656 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le café Colson.