J’ai le plaisir de vous annoncer que le musée de Comblain-au-Pont m’informe que « le renard paisible », l’œuvre de Casimir Nowicki, a remporté le prix du public dans la catégorie Nature. Le texte précise :
« Après dépouillement des bulletins de vote proposés à chaque visiteur, les prix du jury sont : Pour le thème NATURE : Monsieur Casimir NOWICKI représenté par Monsieur Jean-Pierre DZIEWIACIEN pour « Le renard paisible ». Pour le thème BATI : Monsieur Vincent GERBER pour « La Tour Saint-Martin » à Comblain-au-Pont. Vous êtes invités à venir retirer votre lot, au musée du mardi au dimanche de 10 à 17 H. avant le 30 novembre 2018 ».
Cocorico ! Il me faut préciser que lors de notre visite du 23 septembre, nous avions voté massivement – et nous étions tout de même 17 – ce vote massif a fait basculer le concours en faveur des Ancien de Comblain. Bravo à Casimir !
Puisque ça fonctionne, je vous dirai demain pour qui voter aux élections communales de dimanche prochain .
Aujourd’hui, je vais m’effacer et laisser le KSMP de Liège se présenter lui-même. Ce texte original, qui date de 1975, a sans doute été écrit en français dans un but promotionnel.
« Le Printemps polonais est un ensemble folklorique créé en Belgique, à Liège, il y a plus de 22 ans.C’est dans sa province que le groupe a débuté et s’est fait connaître à un public nombreux de compatriotes et de sympathisants.
Le Printemps polonais, avec ses 30 garçons et filles, grâce à la fougue de leur art et leur virtuosité, a surmonté toutes les barrières linguistiques et a franchi impétueusement les seuils les plus escarpés des particularités culturelles. Un accueil chaleureux est réservé à chaque spectacle et de nombreux contrats et invitations suivent.
Le Printemps polonais présente le folklore de la Pologne, dans sa version originelle, tel qu’il existe encore dans nos campagnes. Il ne se limite pas à une seule région car les Polonaises, les Cracoviennes n’ont pas été oubliées à son répertoire, …
Le programme est constitué par un spectacle de chant et de ballet basé sur le folklore. On pourrait dire de ce spectacle que tout le monde y chante et y danse ! Les chansons gaies se succèdent, les danseurs et danseuses tourbillonnent au son d’une musique endiablée pour s’interrompre brusquement sur un chant nostalgique.
Nos danses sont pour nous l’occasion de montrer des tableaux traditionnels qui restent le symbole de la Pologne. Ces danses ont été arrangées par Madame Olga Zeromska, professeur d’art dramatique à l’Université de Londres et chorégraphe aux idées créatrices inépuisables.
Les chœurs sont dirigés par un jeune artiste polonais et possèdent un répertoire riche de mélodies s’adressant au cœur et à l’oreille.
Un trait caractéristique de ce groupe est qu’il n’est pas une imitation : il est resté lui-même, absolument original et authentique. Il est un ensemble par excellence polonais et ses spectacles sont imbus de culture polonaise. Ses chants et danses puisent dans le riche patrimoine du génie créateur des polonais qui ont su sauvegarder et maintenir la riche culture indigène malgré les orages de l’histoire.
Une chose encore distingue Le Printemps polonais des autres ensembles de ce genre : quand les filles et les garçons rient sur scène, ils rient de bon cœur. Leur émotion est sincère et véritable. Les spectateurs saisissent cette vivifiante authenticité et, dès les premiers pas de danse, dès les premiers refrains, de chaleureux liens émotionnels se nouent entre l’estrade et le public.
La variété des costumes, colorés et superbes, enchante les spectateurs. Toutes les critiques admirent ces robes de brocart richement brodées, les dentelles, les pourpoints largement parés, les czapki avec leurs plumes de paon, et comparent cette « orgie raffinée de couleurs » à un film de Hollywood en technicolor.
A chaque spectacle, la joyeuse troupe du Printemps polonais charme son auditoire avec ses costumes lumineux, ses jupes gonflées comme des ballons, les brassées de fleurs rebrodées sur les corsages et communique à tous sa joie de chanter et de danser. ».
1.410 : KSMP Liège : Polska wiosna : Ensemble de chants et de danses polonaises.1.411 : KSMP Liège : Polska wiosna : Rangée 1, de gauche à droite : Richard Migon ; Marcel Musial ; Stefan Drozda ; Richard Chwoszcz ; Jean Paluszkiewicz ; Edouard Jamka ; Rangée 2 : Irène Jamka ; Sonia Przybyl ; Gisèle Wojas ; ( ? ) ; Henri Zapalowski ; Rangée 3 : Danusia Nieglos ; ? Stempniewicz ; Monique Paluszkiewicz ; ? Paluszkiewicz ; Stasia Kaca ; Rangée 4 : ( ? ) ; Fabiola Wojas ; ( ? ) ; ( ? ).1.412 : KSMP Liège : Polska wiosna : Rangée 1, parmi les enfants : Henri Krauze ; Edouard Paluszkiewicz et son épouse Régine Formusiewicz ; et de gauche à droite : Béatrice Laffut ; Richard Chwoszcz ; ( ? ) ; Jean-Pierre Wochen ; Philippe Walczak ; Isabelle Walczak ; Monique Paluszkiewicz ; ? Paluszkiewicz ; ( ? ) ; Rangée 2 : Tadeusz ? ; Mr Paterka ; Edmond Walczak ; Wacek Bien ; Boleslaw Chwoszcz ; Liliane Musial ; François Chwoszcz ; Edouard Witecki ; Zofia Bien ; Helena Wochen ; Francine Zalobek ; Krystyna ? ; Jean Paluszkiewicz ; Bernard Angowski et son épouse ; Rangée 3 : Evelyne Ghion ; Wiesiu Jakubowski ; André Paterka ; ( ? ) ; Mirka Patalas ; Mieciu Musial ; Aline Bien ; Danusia Nieglos ; Laura Majrszak ; ( ? ).1.413 : KSMP Liège : Polska wiosna : Rangée 1 de gauche à droite : Boleslaw Chwoszcz ; ( ? ) ; Wacek Pawlak ; Jean Paluszkiewicz ; Michel Pajak ; Rangée 2 : ( ? ) ; Wiesiu Jakubowski ; Stanislaw Debski ; Janek Stempniewicz ; Waldemar ; Richard Chwoszcz ; Henri Zapalowski ; ( ? ).1.414 : KSMP Liège : Polska wiosna : De gauche à droite : Danusia Nieglos ; Helena Wochen ; Janina Grajesz ; Zosia Bien ; Edouard Jamka ; Maryla ?.1.415 : KSMP Liège : Polska wiosna : Rangée 1, de gauche à droite : Richard Migon ; Stefan Drozda ; Brigitte Witecki ; Edouard Jamka ; Boleslaw Chwoszcz ; Edouard Paluszkiewicz ; Richard Chwoszcz ; Henri Zapalowski ; Edouard Witecki ; Marcel Musial ; Edmond Walczak ; Jasiu Paluszkiewicz ; Rangée 2 : Christine Paluszkiewicz ; Francine Zalobek ; Gisèle Wojas ; Janina Zapalowska ; Wladzia Birbalo ; Marysia Knol ; Margareth Fudel ; Pani Jozia ; Fabiola Wojas ; Rangée 3 : Danusia Nieglos ; Régine Formusiewicz ; Elisabeth Stempniewicz ; Irène Jamka ; Monique Paluszkiewicz ; Sonia Przybyl ; Stasia Kaca.1.416 : KSMP Liège : Polska wiosna : Rangée 1, au fond, de gauche à droite : Stanislaw Debski ; Edouard Jamka ; ( ? ) ; Georges Zalobek ; Rangée 2 : Jean Paluszkiewicz ; J. Hamrol ; Boleslaw Chwoszcz ; André Paterka ; Edmond Walczak ; Michal Pajak ; Rangée 3 : Danusia Nieglos ; Helena Wochen ; Zosia Bien ; Brigitte Witecki ; Krystyna ? ; Christiane Stefanski ; Gaby Stefanski ; Elzbieta Walczak-Nikoniuk ; Francine Zalobek ; Aline Bien.1.417 : KSMP Liège : Polska wiosna : De gauche à droite : Helena Wochen ; Régine Formusiewicz ; ? Stempniewicz ; Francine Zalobek ; ( ? ) ; Marysia ? ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Monique Kieltyka ; Evelyne Ghion ; Brigitte Witecki ; Dans le fond … quelques garçons, les oreilles de Edouard Paluszkiewicz et Boleslaw Chwoszcz ; Michal Pajak ; Jacques Brych ; Wacek Pawlak ; Richard Chwoszcz.1.418 : KSMP Liège : Polska wiosna : Les enfants ? ? ; Rangée 1 : André Paterka ; Richard Migon ; Richard Chwoszcz ; Stefan Drozda ; Marcel Musial ; Franco Leonoro ; ( ? ) ; Edouard Jamka ; Rangée 2, debout : Stasia Kaca ; ( ? ) ; Sonia Przybyl ; Rangée 3 : Danusia Nieglos ; Liliane Musial ; Béatrice Laffut ; Irena Jamka ; Genia Idzikowska ; Gaby Stefanski.
Après un week-end des Anciens de Comblain, on ressent comme un manque, comme un vide … ce vide c’est encore un peu Comblain ! Il suffit d’aller voir la page des Anciens sur Facebook pour en être persuadé.
Les jours qui suivent nos aventures du bord de l’Ourthe, tous les adeptes du réseau social rivalisent d’imagination et d’ingéniosité pour « poster » leurs plus belles photos et les vidéos les plus représentatives … s’en suit une profusion de commentaires des plus drôles aux plus nostalgiques. C’est que nous avons encore un peu la tête là-bas …
Comblain, c’est un peu notre « effet papillon » à nous : les petites choses vécues là-bas, les petits échanges, les moments partagés entraînent une cascade de souvenirs et d’émotions … Inutile de se demander pourquoi. C’est comme ça ! Et la question n’est même pas de savoir si Comblain fait partie de chacun de nous, ou si chacun de nous fait un peu partie de Comblain … Je pense que quelque part, c’est devenu « génétique » et que c’est désormais inscrit dans notre ADN … Nous devons posséder dans notre ADN des traces de cette conscience collective, qui était vitale pour les générations précédentes même si elle a malheureusement, tendance à s’éroder un peu …
On est tous, et toujours, quelque part le résultat des expériences que l’on a vécues … et aussi de celles de nos parents … Le poids de leurs investissements dans tous les rouages de l’immigration polonaise, le prix de tous leurs efforts et surtout la légitimité et la pureté de leurs rêves doivent toujours couler dans nos veines.
Du coup, on a tous envie d’y revenir, chaque année. Mais parfois le choix est cornélien entre céder à cette irrésistible envie et renoncer pour se « plier » aux perpétuelles « obligations » socio-familiales qui sans nous … Ceux qui étaient là, les 22 et 23 septembre, et les années précédentes, ont définitivement choisi de revenir … quoi qu’il arrive … même s’ils viennent de vivre la plus mauvaise année de leur vie, même si elles sortent de l’hôpital, ou qu’elles vivent des moments pénibles. Ceux qui étaient là, savent combien ce genre de rencontre est tout simplement bénéfique et parfois même, thérapeutique.
Mais rassurez-vous, personne n’essaie – ni n’essaiera jamais – de culpabiliser ceux qui n’ont pas pu venir. C’est même le contraire. On est juste un peu triste d’avoir raté l’occasion de vous revoir. Mais c’est bien la liberté et la légèreté qui doivent dicter les choix de tout un chacun. Et si nous, on vous submerge, sur Facebook, de photos et de vidéos, c’est juste pour vous montrer le « menu » parce que Comblain ça doit se consommer « à la carte » et, avouons-le, pour vous donner un peu « envie ».
Car rien de plus ennuyeux, en effet, que ces dîners obligatoires auxquels on se rend avec des pieds de plomb et où on subit les plats, les uns après les autres, sans jamais pouvoir quitter la table …
À Comblain, rien de tout cela : personne ne vous pousse à prendre le menu complet. Si vous voulez commencer par le dessert, ou ne prendre que l’entrée, c’est vous qui voyiez. Si vous ne voulez venir que pour la promenade et rien d’autre, pas de problème. Si c’est la promenade qui vous fait peur, venez seulement pour l’ognisko. Tout est possible. Composez vous-même votre menu selon vos goûts … et surtout, selon votre bon plaisir !
Si nous avons choisi la formule que nous vous proposons depuis quatre ans, c’est qu’il fallait bien commencer un jour … alors, on a choisi de se voir un week-end, de l’apéro du samedi au dessert du dimanche ( celui servi par les charmantes responsables des cuisines du centre ) … Il fallait seulement vous donner envie de reprendre le chemin de Comblain … vous pousser à oser faire une pointe jusque là … vous inviter à y entrer à nouveau.
Aujourd’hui, vous connaissez la route … vous avez découvert le « menu » … Qu’est-ce qui vous tente ?
Alors, vous en reprendrez bien un peu, de Comblain ?
En attendant la prochaine rencontre, vous pouvez à votre gré, choisir la manière dont vous voulez suivre les Anciens de Comblain :
– soit nous accompagner sur Facebook ;
– soit être membres, à part entière, ce qui n’implique rien d’autre que de transmettre votre adresse mail pour recevoir tous les mails du lundi matin ;
– soit encore, si vous êtes de passage à Comblain, de vous installer confortablement dans la salle d’accueil de la maison polonaise de Comblain-la-Tour, et feuilleter tous les classeurs qui sont là, à votre disposition et qui reprennent toutes les publications et toutes les photos publiées jusqu’à présent en version papier.
Nous pouvons donc rester connectés par-delà les rencontres ….
Si vous vous sentez un peu trop « déconnectés » de Comblain, raison de plus pour vous donner rendez-vous l’année prochaine : venez tenter l’expérience de l’immersion parmi les anciens enthousiastes !!!
Venez vous faire une idée car rien ne remplacera jamais le plaisir du direct, du vécu ; le plaisir de se revoir … !!
01/10/2018 – JP Dz
1.397 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : La montée des couleurs : Dominique Stefanski ; Betty Nowicki ; Monica Nauschutz ; Regina Gymza ; Dominique Saintenoy ; Louise-Marie Dupont ; Dorota Druszcz ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Isabella Cosaro.1.398 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Premier arrêt : Czesiu Kucharzewski ; René Defossé.1.399 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Premier arrêt : Le coffre.1.400 : XHORIS – 22/09/2018 : Chemin faisant : Zuhal Gunal ; Aline Bień ; Isabella Cosaro.1.401 : XHORIS – 22/09/2018 : Chemin faisant : Géniu Bujanowski ; Alain Crucifix ; Alain Dubart ; Casimir Nowicki.1.402 : XHORIS – 22/09/2018 : Chemin faisant : Katty Swiderski ; Monica Nauschutz ; Monique Kiełtyka.1.403 : XHORIS – 22/09/2018 : Chemin faisant : Michel Pietka ; Betty Nowicki.1.404 : XHORIS – 22/09/2018 : Chemin faisant : Janusz Latkowski ; Hélène Piech.1.405 : XHORIS – 22/09/2018 : Chemin faisant : René Defossé.1.406 : XHORIS – 22/09/2018 : Chemin faisant : Dominique Stefanski au centre de tout le groupe.1.407 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Ognisko : André Karasiński ; Józek Nowicki ; François Chwoszcz ; Krystiane Wochen.1.408 : COMBLAIN-AU-PONT – 23/09/2018 : Place Leblanc : Dominique Stefanski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Casimir Nowicki ; Isabella Cosaro ; Dominique Ogonowski ; Regina Gymza ; Monica Nauschutz ; Czesiu Kucharzewski ; Eveline Ogonowski ; Daniel Dizant ; Géniu Bujanowski ; Dorota Druszcz ; Zuhal Gunal ; Christine Piech ; Hélène Piech ; Janusz Latkowski.1.409 : COMBLAIN-AU-PONT – 23/09/2018 : Musée du Pays d’Ourthe Amblève : Photo de Nadine Collart – « A travers la boule de verre » … une autre façon de voir le Centre Millennium.
Sous les ponts de Comblain-la-Tour Coulent l’Ourthe et nos amours …
Je suis sûr qu’Apollinaire ne m’en voudra pas de paraphraser son célèbre poème pour commencer cette petite évocation. Saviez-vous qu’Apollinaire – qui est largement considéré comme l’un des poètes français les plus importants du début du xxe siècle – était polonais ? Moi, je l’ignorais. Je l’ai appris récemment en lisant un texte très intéressant écrit sur lui par Anne-Marie Gilson, Ancienne de Comblain, et historienne à ses heures. Je vous encourage à lire ses textes sur le blog du SPK Mons-Borinage.
Vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai débuté ces quelques lignes par « Sous les ponts de Comblain-la-Tour … » alors que tout le monde sait qu’il n’y a, à Comblain-la-Tour, qu’un seul pont ? Vous vous dites peut-être que JP a abusé de ces substances qui avaient déjà inspiré Apollinaire au point que le poème dont il est question aujourd’hui est tiré d’un recueil intitulé « Alcools ». Rassurez-vous … je n’ai pas pris l’apéro ! Si j’ai volontairement parlé « des » ponts, c’est que je pense profondément qu’à Comblain d’autres ponts existent.
Nous, les Anciens de Comblain, nous sommes un de ces ponts !
À l’heure où, un peu partout, on s’est mis à construire, à reconstruire des murs, des clôtures, à installer des cadenas et des barbelés …, où certains se sentent à l’abri dans des tranchées d’un autre âge …, d’autres continuent inlassablement à entretenir des ponts. L’actualité récente a montré, une fois de plus, ce qui pouvait arriver comme tragédie quand on néglige cet entretien. Non seulement les ponts s’effondrent, mais rives ne sont plus reliées … elles s’écartent … elles s’isolent … se retranchent sur elles-mêmes … s’appauvrissent.
Alors oui, nous sommes un pont ! Un pont entre le passé et le présent … une passerelle entre deux générations … un viaduc même entre deux mondes, entre plusieurs manières de regarder notre histoire et d’envisager notre futur … un ouvrage d’art fait de tolérance, de patience et d’espoir. Voilà pourquoi c’est tellement important de continuer à venir à Comblain. Pour entretenir ce pont-là.
Ce week-end, nous y étions, évidemment. Et nous reviendrons infatigablement.
Comme tous les ponts du monde, nous avons nos fondations. Elles sont profondes, solides, durables. Elles sont à Comblain, mais aussi ailleurs. Comme tous les ponts du monde, nous avons nos piliers, et nous prenons plaisir à rafraîchir régulièrement le souvenir du rôle qu’ils ont joué et qu’ils jouent toujours. Comme tous les ponts du monde, nous avons nos ancrages, nos contraintes et nos fragilités. Mais, malgré les difficultés, nous essaierons toujours de maintenir cette libre circulation des courants et des idées, sans tabou, sans exclure, sans interdire et sans péage.
N’en déplaise à certains qui voudraient nous faire croire que le Polonais est unique, qu’il est prêt, le doigt sur la couture, à attendre l’ordre et l’interprétation qu’on s’apprête à lui dicter, nous, sur notre pont, on encourage la mobilité des différences, la mixité des sentiments, des émotions … la liberté d’expression … la légèreté du ton.
Alors, n’hésitez plus à nous rejoindre. Et n’ayez crainte … notre pont à nous est résistant. Que vienne la nuit … que sonne l’heure,
Les jours s’en vont, les Anciens de Comblain demeurent.
24/09/2018 – JP Dz
1.387 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : La montée des couleurs : Zuhal Gunal ; Pierre Front.1.388 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : A table : Regina Gymza ; Katty Swiderski ; Michel Pietka.1.389 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : La sortie par l’arrière du parc.1.390 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : La traversée du bois.1.391 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Un petit coin de paradis … : Zuhal Gunal ; Pierre Front.1.392 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Une des nombreuses haltes : Christine Piech ; Janusz Latkowski ; Michel Pietka ; Betty Nowicki ; Dorota Druszcz ; Hélène Piech.1.393 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Une des nombreuses haltes : Christine Piech ; Janusz Latkowski ; Michel Pietka ; Betty Nowicki ; Hélène Piech et TYKA.1.394 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Ognisko : François Chwoszcz ; Krystiane Wochen ; Georges Persich.1.395 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Ognisko : Louise-Marie Dupont ; André Karasiński ; Jean-Pierre Dziewiacien.1.396 : COMBLAIN-LA-TOUR – 22/09/2018 : Sous le tilleul : L’équipe presqu’au complet … quelques-uns sont déjà sous la douche.
Les Anciens de Comblain ont brillé ce week-end à Comblain-au-Pont !
En effet, durant ce mois de juillet 2018, le Musée du Pays d’Ourthe Amblève, à Comblain-au-Pont, organisait un concours de photographie intitulé : « Surprenez-nous ! Exposition de photos insolites sur le thème : Nature & Patrimoine en Ourthe-Vesdre-Amblève ». Nous avons participé à ce concours.
La photo que nous avons envoyée au musée pour concourir est une photo prise par Casimir Nowicki en 2015, lors de notre première rencontre des Anciens. C’était le dimanche matin, donc le lendemain de notre passage, tous ensemble, au cimetière. Et donc, Casimir est reparti, tôt le matin, au cimetière pour couper au sécateur les mauvaises herbes qui envahissaient la tombe de Pan Jan. En arrivant au cimetière, il est tombé, nez à nez ( ou plutôt nez à museau ) avec un renard paisible qui se reposait là nonchalamment sur une des tombes !
Cette photo, qui est en annexe, correspondait parfaitement aux critères du concours « nature & Patrimoine ». Elle a plu au jury qui a décidé de la sélectionner, de l’exposer et de nous convier au vernissage de l’exposition ce dimanche 9 septembre. L’ambiance était très « chouette ».
Bravo à Casimir qui a su capter ce petit moment de poésie dans un endroit si singulier.
L’exposition est accessible du 7 septembre au 7 octobre 2018, du mardi au dimanche de 10 h à 17 h au Musée du Pays d’Ourthe Amblève, Place Leblanc ( c’est la place du marché ), n° 1 & 7 à Comblain-au-Pont.
Nous y passerons peut-être lors de notre week-end des Anciens les 22 et 23 septembre. N’oubliez pas de réserver …
12/09/2018 – JP Dz
Le renard paisibleAnnonceInfosL’animationL’animationFélicitationRemise du prixDevant la photoLa photo et le commentaire
Pas plus tard que la semaine dernière, j’évoquais le passage à Comblain-la-Tour d’un « sex-symbol » Roger Moore, alias « Le saint » ! Mais l’illustre acteur n’est pas le seul Don Juan qui ait hanté les rues du petit village ardennais. Que nenni … il y en a eu d’autres … Bien sûr, tous n’ont pas été surnommés « Le saint » … parfois c’était même le contraire ! Celui dont il est question aujourd’hui était surnommé : « PurpereDuivel», le diable pourpre ! ? !
Malgré de longues recherches et d’inlassables questionnements, je ne suis pas en mesure aujourd’hui d’expliquer pourquoi Czesiu Kucharzewski a été rebaptisé le « PurpereDuivel» de Comblain. Je pense que lui non plus ne le sait pas. Nous en sommes donc réduits aux conjectures. Et puisqu’il nous faut envisager différentes hypothèses … allons-y. Je me régale déjà …
Tout d’abord les faits : bien que je m’honore d’être un proche de Czesiu, je n’avais jamais entendu parler, durant les colonies, de ce surnom. Pourtant il était connu et largement utilisé par les filles. La preuve : lors de notre première rencontre, en septembre 2015, c’est la première chose que ces dames du Limbourg – Zosia, Regina, Monica et Elisabeth – ont rappelée ! Pour se souvenir, après 40 ans, d’un détail aussi précis à propos de quelqu’un … il faut que cette personne ait marqué durablement les esprits. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le type ne laissait pas indifférent et n’est pas passé inaperçu ! Mais pourquoi le Diable pourpre ?
Je pense qu’on peut d’emblée rejeter une quelconque ressemblance avec le personnage de « Simon Templar » de la série télévisée. L’un est un intrépide cascadeur … l’autre moins. De là à prétendre que c’est tout le contraire, et que donc c’est normal d’opposer le Saint au Diable, c’est un paralogisme que je me refuse d’envisager. D’autant plus que Roger et Czesiu ont quand même des points communs … ils sont tous les deux aussi sympathiques que beaux gosses !
Peut-être faudrait-il essayer de trouver l’explication en commençant par la couleur parce qu’il est bien question ici de la couleur « pourpre » et non pas « rouge » … la nuance est précise ! « Rode duivel » aurait été bien plus simple, on aurait pu penser à la politique ou au sport !
Le pourpre, c’est la couleur des cardinaux. On en revient à quelque chose qui évoque la sainteté. Et donc, associer la couleur du Vatican au pire ennemi de l’Église, n’est-ce pas une manière de mettre en lumière l’ambivalence du personnage ? Ou de décomposer le spectre de lumière qui s’en dégage ? D’autant plus que la couleur pourpre est absente dans l’arc-en-ciel … le saviez-vous ?
Alors bien sûr, les plus pragmatiques d’entre vous ne me suivront pas si loin et opteront plutôt pour une explication plus basique … Le pourpre est la teinte la plus proche du mauve, avec qui il partage d’ailleurs cette exception grammaticale … celle des adjectifs de couleurs qui proviennent de noms de choses, mais qui s’accordent quand même. On dira : « des robes marron », et non pas « des robes « marronnes », mais pourpres s’accorde, donc : « les culottes sont pourpres ». J’ignore si Czesiu portait des culottes pourpres ?
Mais si c’est le cas, qui – et dans quelles circonstances – aurait pu dévoiler cette petite fantaisie vestimentaire ? L’information serait alors passée de bouches à oreilles et aurait traversé les années sans qu’on puisse se souvenir comment elle aurait filtré ? Mais ce n’est qu’une hypothèse, bien sûr. Peut-être que d’ici quelques jours, lors de notre week-end de septembre, nous pourrions vérifier ?
Le mauve est aussi la couleur de club de football d’Anderlecht qui avait, à l’époque, la faveur de Czesiu … c’est aussi une explication possible, mais beaucoup moins poétique. Mais je préfère la précédente.
Pour le reste, il faut bien admettre qu’avec sa « petite gueule d’ange » et son humour « démoniaque », Czesiu était inclassable … à part dans la catégorie « mi-ange – ni-démon ». Son côté « petit diable », n’échappait à personne. On aurait pu lui donner le bon Dieu sans confession et en même temps, on préférait échapper à ses reparties qui pouvaient parfois être cinglantes.
Pour en avoir le cœur net, j’ai analysé plus en détail les photos sur lesquels il est présent, et … en y regardant de plus près … j’ai constaté qu’un détail m’avait échappé jusqu’ici… voyez vous-même. Je n’ai fait qu’augmenter la sensibilité des clichés…
10/09/2018 – JP Dz
1.358 : Roger Moore, alias « Le Saint ».1.359 : COMBLAIN-LA-TOUR : Purpere Duivel : Czesiu Kucharzewski, alias le « Purpere Duivel » ; Richard Konarski ; Freddy Fuitowski ; Jerzy Bardo.1.360 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Czesiu Kucharzewski, « Purpere Duivel », entouré de Annie Borowski ; ( ? ) ; Zosia Król ; Hélène Borowski ; Annie Wizla ; Micheline Zwierzyk ; Betty Nowicki ; Alexandre Persich ; Isabella Cosaro ; Annie Nowicki ; Zuhal Gunal ; ( ? ) ; Eric Nowicki.1.361 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Edward Kucharzewski ; ( ? ) ; … ; Lydia Młynarski ; Zuhal Gunal ; Annie Wizla ; Mme Martha Dziewiacien ; ( ? ) ; … ; Czesiu Kucharzewski ; Richard Konarski ; Georges Persich, debout ; Jerzy Bardo ; Pierre Bartnik ; Ks Józek, le séminariste ; Helena Wochen ; Eveline Ogonowski ; Ks Kazik, le séminariste ; Henri Bogdanski ; ( ? ) ; … ; Mr Załobek ; Mme Załobek ; Mr Józef Rzemieniewski.1.362 : En spectacle avec le KSMP de Mons : Pierre Front ; Czesiu Kucharzewski ; à l’arrière, Pascal Łagocki ; Freddy Motała ; Giovani Cortelletti.1.363 : Quelque part, au bord d’un lac : Zuhal Gunal ; Czesiu Kucharzewski.1.364 : Quelque part, au bord d’un lac : Pierre Front ; Michel Brzezicha ; Pascal Łagocki ; Czesiu Kucharzewski ; Didier Boucheï ; Freddy Motała ; Giovani Cortelletti ; Martine Brzezicha ; Lydia Hantson ; Patricia Dudziak ; Sylvie Motała ; Zuhal Gunal ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).1.365 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Au retour de la promenade à Hamoir : Jean-Pierre Dziewiacien ; Czesiu Kucharzewski.1.366 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Spectacle commun de Spotkanie et Wisła : Czesiu Kucharzewski, entouré des danseuses de Spotkanie.1.367 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Au bord de l’Ourthe : Czesiu Kucharzewski, enfin apaisé …
Cette année-là, a été marquée par la présence au festival de Roger Moore. En 1965, il était déjà une immense vedette de la télévision. Son rôle dans le feuilleton « Ivanhoé », diffusé dès 1959, avait déjà fait de lui le héros de toute une génération d’enfants et d’adolescents. Mais c’est surtout son interprétation de « Simon Templar, le Saint », entre 1962 et 1969, qui en a fait une célébrité internationale. C’est un Roger Moore au sommet de sa gloire qui débarque donc à Comblain, auréolé de son statut de star internationale et de sex-symbol.
Plus tard, il sera encore le Brett Sinclair dans « Amicalement vôtre », au côté de Tony Curtis, entre 1971 et 1972, et surtout James Bond 007. Entre 1973 et 1985, il incarnera 7 fois le rôle du plus connu des agents secrets de sa majesté ( Vivre et laisser mourir ; L’homme au pistolet d’or ; L’espion qui m’aimait ; Moonraker ; Rien que pour vos yeux ; Octopussy ; Dangereusement vôtre ).
À Comblain-la-Tour, Roger Moore sera logé Rue du Parc … non, pas à la Maison polonaise, mais à l’Hostellerie Saint-Roch. Madame Dernouchamps, la propriétaire de l’hôtel, nous a raconté cette visite inoubliable. Les fans étaient tellement avides d’apercevoir l’immense vedette, qu’il a fallu héberger l’artiste dans la partie privée de l’établissement pour le ménager. Mais rien ne décourageait les groupies. Au point qu’une des vitres du restaurant a été brisée sous la pression de ces dames, poussées par leur insatiable curiosité …
C’est ainsi qu’Eveline – elle n’avait que 8 ans à l’époque – se souvient parfaitement d’avoir vu passer la voiture, de la vedette, devant le Centre Millennium. Le véhicule tentait d’échapper aux fans qui le poursuivaient en criant : « C’est le Saint … c’est le Saint ». Imaginez assister à l’apparition d’un « Saint » … une telle vision avait de quoi marquer l’esprit d’une enfant de 8 ans !
La Ford Mustang descendait la Rue du Parc. Elle est passée devant Eveline et tous les autres enfants, qui s’apprêtaient à sortir par la grande barrière de l’entrée, pour s’engouffrer, à toute vitesse, en dessous du pont et disparaître dans les rues étroites du village. C’était déjà une course-poursuite à la James Bond … Cette célébrité n’a pas évité à Roger Moore d’être copieusement bombardé de légumes et de projectiles de tous genres quand il s’est présenté sur la scène du festival. Ce petit épisode cocasse a dû être bien désagréable et déstabilisant pour l’artiste : adulé comme un dieu par les uns et décrié, par les autres …
En fait, cette petite mésaventure illustre bien l’adage « on ne peut pas plaire à tout le monde », mais elle est également représentative des diverses tendances, voire des antagonismes qui ont prévalu durant le festival de jazz.
D’un côté, les « jazzeux » purs et durs qui n’accepteront jamais la présence, l’intrusion, dans « Leur » festival, d’opportunistes qui n’étaient en rien liés au monde du jazz. De l’autre côté, ceux qui appréciaient également la variété en général et pour qui, la venue à Comblain-la-Tour de vedettes de la chanson et du cinéma était aussi un événement en soi … D’autre part encore, les petites formations musicales et autres groupes de jeunes venus là pour tenter leur chance et se faire connaître. Et enfin, les comblinois, fiers de la soudaine célébrité de leur petit village, et les commerçants pour qui le nombre de visiteurs était une réelle aubaine. Chacune de ces différentes catégories, mues par des attentes et des intérêts différents, défendra « sa » vision de « Son » festival… Comme autant de strates, chacun venait qui, chercher la confirmation de sa gloire, qui, la reconnaissance de son talent et grappiller quelques miettes de célébrité, qui, faire des affaires …
En ce 1er août 1965, les stars de la seconde soirée seront Nina Simone et John Coltrane. Cet immense saxophoniste jouera avec à ses côtés, le pianiste, McCoy Tyner, Elvin Jones, à la batterie et Jimmy Garrison à la contrebasse.
Mais, il y aura des belges, comme John Van Rymenant, l’organiste André Brasseur et le pianiste Léo Fléchet, mais aussi Woody Herman. Et beaucoup d’autres comme la fidèle Lilian Terry.
Sur le podium des jeunes, les groupes amateurs se sont succédé. C’est « Les Tell-Stars » qui ont remporté le concours de la « Chouette d’Or ». Ce trophée récompensait le meilleur groupe qui se produisait dans la tente des jeunes, c’est-à-dire la scène qui était réservée aux « espoirs » qui n’avaient pas encore la notoriété suffisante pour se mélanger à l’élite mondiale. À cette occasion, ils ont gagné l’enregistrement d’un 45 tours.
Aujourd’hui, de tous ces hauts faits du festival, il reste d’immenses souvenirs, inoubliables, incroyables et inaltérables … Roger Moore, lui est décédé le 23/05/2017. S’il était revenu à Comblain, on aurait presque pu le croiser lors d’une de nos sorties d’anciens et je crois alors, qu’on aurait tous crié aussi : « C’est le Saint, c’est le Saint !!! ».
1.347 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Chacun à sa place.1.348 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.1.349 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Un public attentif.1.350 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Roger Moore ; ( ? ).1.351 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Roger Moore ; ( ? ).1.352 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Roger Moore ; Joe Napoli ; ( ? ).1.353 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Roger Moore interviewé sur la terrasse de l’Hostellerie Saint-Roch.1.354 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : John Coltrane et son orchestre.1.355 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Nina Simone.1.356 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Le festival vu du haut du rocher de la Vierge.1.357 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Extrait des Echos de Comblain – Juillet 1965.
La Rue du Vicinal à Comblain, doit son nom à l’implantation du chemin de fer vicinal et de la ligne : Comblain-la-Tour – Manhay – Melreux ( voir affiche 1.339 ).
Sur cette ligne, circulait à l’origine un petit tram à vapeur. En 1935, le petit tram est remplacé par une motrice à moteur diesel. La ligne servait aussi bien aux transports de marchandises, qu’aux transports de voyageurs. Son tracé était particulièrement accidenté : partant d’une altitude de 106 mètres, il arrivait déjà après 5 km de parcours à 335 mètres à Xhoris-Battys, pour atteindre 502 mètres à Chêne-al-Pierre.
À Comblain-la-Tour, le vicinal à vapeur passait au pied du « Tiér des Pourcês » ( voir article n° 175 ), et venait se glisser entre cette roche conique et la gare du chemin de fer. Malheureusement, la voie du tram était de petite section … et les wagons, chargés de troncs d’arbres, qui y circulaient, ne pouvaient rouler sur les rails du train ! Il fallait donc absolument – à chaque fois – transborder la marchandise … à la force des bras.
Il est à noter également que les wagons qui arrivaient des carrières, chargés de pierres, n’avaient pas, non plus, le même écartement des rails. Une vaste aire de manœuvre ( dont on peut apercevoir une partie sur les photos 1.345 et 1.346 ) servait donc aux transbordements des marchandises d’un wagon sur l’autre.
Le transport des voyageurs connaissait un grand succès. Il faut dire que « construit à une époque où l’on ne voyait pas, ou presque, de motocyclettes, ni de voitures automobiles ( à Comblain-la-Tour, on n’en connaissait qu’une, propriété de Mr Félicien Hody, maître de carrières ), il s’était rapidement imposé comme l’outil indispensable 1».
Le transport des marchandises s’est définitivement arrêté le 1er septembre 1955. Le service des voyageurs était déjà interrompu depuis le 22 mars 1948. C’est avec un petit pincement au cœur que les Comblinois ont vu disparaître leur petit tram qui – pendant presque un demi-siècle – avait permis de rapprocher les habitants des villages avoisinants. Avec le petit tram, c’est tout une partie du folklore local qui disparaissait.
Il faut savoir, qu’avant guerre, de très nombreux pèlerins empruntaient ce moyen de transport pour se rendre le 16 août à Ferrières pour y fêter la Saint-Roch. Ils voulaient ainsi se préserver des épidémies et spécialement du choléra. Au retour, ces « Sint Rockis et Rock’resses » offraient, aux villageois, un spectacle haut en couleur.
« À peine débarqués ( du tram ), ces joyeux pèlerins tout fleuris de bruyère … formaient un cramignon ( Le cramignon est une danse traditionnelle de la région de Liège ) et, sous la conduite d’un « meneur », se répandaient en une chaîne dansante dans le fond du village, tout en répétant les couplets que chantait l’un des danseurs2 ». La fête se terminait, dans une ambiance extraordinaire, sur la Place du Wez, où s’enchaînaient des « cramignons » jusqu’à l’heure du dernier train pour Liège.
L’histoire du vicinal commence en 1900, quand le conseil communal de Comblain-Fairon s’est prononcé, pour la première fois, en faveur de la construction de cette ligne. En 1903, les plans et budgets avaient été approuvés. Remarquez en passant qu’il n’a fallu que 3 ans pour imaginer, proposer, convaincre, étudier, rédiger le cahier des charges, dessiner, calculer le coût, et approuver le projet ! Aujourd’hui, il faut en moyenne 30 ans pour en faire la moitié ! Dès le départ, les élus comblinois souhaitaient que la ligne se prolonge jusqu’à La Rock ( commune d’Anthisnes ).
Les travaux proprement dits débutent dès 1908. Le 28 août 1909, la ligne était terminée jusqu’à Xhoris. La section – Comblain-la-Tour – Manhay – Melreux – était déjà achevée le 5 février 1911. Par contre, l’autre section, Comblain – La Rock, posait problème. En effet, même si la distance de ce tronçon était relativement faible ( 7 à 8 km ), il fallait traverser la ligne de chemin de fer et surtout l’Ourthe !
Plusieurs projets furent étudiés. L’un d’entre eux envisageait sérieusement que le tram longe le mur de soutènement du chemin de fer, Rue du Vicinal … traverse les rails en passant sous le viaduc ( qu’on aurait élargi ) … longe la « propriété Detienne » ( c’est-à-dire le Centre Millennium et son parc ) … et finalement franchisse la rivière sur un pont à construire au pied du Rocher de la Vierge 3 ! ! !
Heureusement pour nous … ce projet n’a jamais vu le jour. Vous vous imaginez ce tram, si pittoresque soit-il, juste au bord de notre parc ?
Nous l’avons échappé belle !
27/08/2018 – JP Dz
1 : Extrait des Échos de Comblain de décembre 1966 ; page 91 2 : Extrait des Échos de Comblain de décembre 1966 ; page 92 3 : Voir extraits des Échos de Comblain de janvier 1967 ; page 5
1.339 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal Manhay Melreux : Pèlerinages de St Roch et de St Antoine.1.340 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal : Le tram et la gare.1.341 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal : Départ du tram vers St Roch.1.342 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal : Départ du tram.1.343 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal.1.344 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du haut de la Roche conique : En bas, tracé des voies du tram.1.345 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du haut de la Roche conique : En bas, la gare, les rails du train et ceux du tram.1.346 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du haut de la Roche conique : Les rails du train et ceux du tram. Dans le fond, le centre Millennium.
En tant que Présidente de l’ensemble Spotkanie, j’ai demandé aux Anciens de Comblain de pouvoir utiliser leurs canaux de diffusion pour m’adresser directement à vous. J’espère ainsi toucher un maximum de ces polonais de Belgique qui ont fait toute la richesse de l’émigration polonaise dans notre pays d’adoption,
Si Spotkanie existe depuis 45 ans, c’est en partie grâce à tous les groupes folkloriques qui ont existé avant nous. En effet, à ses débuts, le groupe « Djanul » ( à l’origine de Spotkanie ) présentait des spectacles de folklore de beaucoup de pays différents. Un jour, il a fallu choisir. Le folklore polonais paraissait si riche … ceux qui le représentaient avaient l’air si enthousiastes, que sans hésitation, c’est la culture polonaise qui s’est imposée.
Depuis, « Djanul » est devenu « Spotkanie » et nos danses, nos chants et notre musique puisent exclusivement leurs inspirations dans le folklore polonais.
Entre-temps, malheureusement, les autres mouvements de jeunesse comme les KSMP, les groupes d’avant KSMP – souvent impulsés par le scoutisme – et ceux qui représentaient des tendances différentes ont presque tous disparu. C’est bien dommage ! Il y avait de la place pour tout le monde. Nous sommes donc devenus les héritiers de tout cet enthousiasme et … nous en avons parfaitement conscience.
Depuis quelque temps, un nouvel esprit s’impose. Il privilégie l’entente, la réconciliation et le bon sens. Du coup, les différences s’estompent et l’intérêt général, celui d’alimenter notre âme polonaise, dépasse toutes les autres préoccupations. C’est tout le monde qui y gagne !
Ce nouvel esprit est si fort qu’il parvient à ouvrir des armoires qui sont restées fermées depuis 35 ans … il ouvre des greniers et des caves qui sont restées obscures depuis trois ou quatre décennies … Les trésors cachés là renaissent enfin à la lumière … et tous les souvenirs qui y sont attachés resurgissent.
L’ensemble Spotkanie a reçu l’année passée les costumes folkloriques du KSMP de Mons. Cette année, il a reçu les costumes du KSMP de Ressaix. Le groupe Wisła a reçu les costumes du KSMP de Liège. Ce n’est plus un hasard ! Nous sommes à un tournant de notre petite histoire. C’est bien pour ça qu’il est important de fixer les choses et de leur donner toute la dignité qu’elles méritent.
Notre reconnaissance, celle de Spotkanie, de l’ensemble des danseurs, des chanteurs et des musiciens va tout d’abord à tous ceux qui ont contribué à toutes les étapes de l’existence de ces costumes. En effet, en analysant les robes, les pantalons, les chapeaux et les bottes reçus récemment, nous avons compris que beaucoup de ces trésors appartenaient déjà à d’autres entités avant de rejoindre le KSMP. Bois-du-Luc, Bracquegnies, Chapelle sont autant d’inscriptions qui témoignent du parcours de ces éléments. Elles sont l’illustration d’une constante : l’héritage est passé de l’un à l’autre … jusqu’aujourd’hui.
Aujourd’hui, c’est Spotkanie qui hérite. Permettez-moi de remercier tous ceux qui sont à l’origine de ce cadeau.
Je veux remercier tous ceux qui ont rêvé ces costumes, toutes les couturières qui les ont réalisés, tous ceux qui ont contribué à acheter les autres, toutes les costumières qui en ont pris soin, tous ceux qui les ont portés et même tous ceux qui les ont applaudis.
Ce ne sont pas seulement quelques morceaux de tissus, c’est l’Histoire d’une communauté. Ces costumes vibrent encore des applaudissements qu’ils ont reçus ; ils palpitent encore des émotions de ceux qui les ont portés ; ils brillent encore de l’orgueil d’une nation qui a su utiliser le folklore pour magnifier son besoin de se retrouver.
Je ne vais pas citer de noms … vous êtes trop nombreux, trop modestes … mais vous vous reconnaîtrez. Et surtout, je voudrais vous assurer que Spotkanie n’oubliera jamais et se montrera digne de l’héritage.
Pour illustrer ces quelques lignes, j’ai souhaité vous montrer quelques photos de famille … Il s’agit d’un évènement comme il s’en produisait une fois par an en Belgique : le festival des KSMP. Je parle bien de photo de famille tant vous sembliez unis, soudés, fraternels.
Cette année-là – 1980 à Binche – il manquait malheureusement le KSMP d’Heusden-Zolder, mais tous les autres étaient là, Liège, Charleroi, Ressaix et Mons. Les costumes que vous portiez alors, qui étaient votre fierté, sont à présent entre de bonnes mains. Soyez-en sûrs.
Quant à nous Spotkanie, nous sommes fiers à présent de faire partie de votre famille.
Krysia Cieslik – Présidente de l’ensemble Spotkanie
1.331 : BINCHE : Festival des KSMP : Tous les KSMP réunis ; à droite, Ksiadz Kazimierz Szymurski ; au centre, ( ? ) ; Janek Perzyna.1.332 : BINCHE : Festival des KSMP : Tous les KSMP réunis ; à gauche, Ksiadz Kazimierz Szymurski ; au centre, ( ? ) ; Janek Perzyna ; ( ? ).1.333 : BINCHE : Festival des KSMP : Tous les KSMP réunis ; à droite, Ksiadz Kazimierz Szymurski ; au centre, ( ? ) ; Janek Perzyna.1.334 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Liège.1.335 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Charleroi.1.336 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Ressaix.1.337 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Mons.1.338 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Liège.
L’orage violent qui s’est invité à Comblain-la-Tour dans la nuit de jeudi à vendredi – le 17/08/2018 vers 3 heures du matin – laissera des souvenirs et des séquelles … Qualifié par les autorités de « mini-tornade », il a mobilisé toutes les énergies, flanqué une fameuse pagaille, déclenché la phase communale d’urgence, nécessité l’intervention des pompiers, du service des travaux, des techniciens de la société d’électricité … et surtout fait quelques blessés.
Pour les blessés, ils sont à dénombrer de chaque côté de l’Ourthe. Dans notre parc un arbre est tombé sur une des tentes des scouts. Bilan : le petit-fils de Stefania Ludwikowski et de Lutek Kurek a le poignet cassé, son père s’en tire avec 3 côtes cassées … Ce bilan aurait pu être infiniment plus grave … Dans le camping du Rocher de la Vierge, une dame s’est fracturé le bassin, et quelques autres personnes sont également touchées.
Compte tenu de la violence du vent et du spectacle de désolation qu’on peut voir un peu partout … c’est presque miraculeux ! Nous souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés.
La nuit a été agitée, c’est le moins que l’on puisse dire. Réveillés en pleine nuit par les éléments en furie, les malheureux scouts du groupe Wisła, installés dans le parc pour leur traditionnel camp de vacances, ont eu la peur de leur vie … surtout les plus jeunes d’entre eux. Et il y avait de quoi paniquer. On imagine le bruit sinistre des grosses branches qui se cassaient et tombaient tout autour du campement. Et quand des gros arbres, à leur tour, se sont couchés, le tout dans une obscurité totale, que seuls des éclairs effrayants venaient interrompre comme pour montrer un décor de plus en plus affolant, et qu’aux cris de panique ont succédé les cris de douleur … on devine l’atmosphère et on frissonne d’émotion.
Le parc aussi se souviendra de cette nuit ! Quelques arbres sont à terre ! Des grosses branches ont craqué et menacent toujours d’entraîner les arbres auxquels elles ne sont plus attachées que par hasard ! Il faudra couper. Des milliers de branches gisent un peu partout, par terre, sur le toit du préau, … La foudre a fendu certains arbres dans le sens de la longueur … c’est impressionnant ! Il urge maintenant d’expertiser pour savoir ce qui restera et ce qui doit malheureusement être abattu. Le travail est gigantesque.
Depuis vendredi matin, des bénévoles sont à pied d’œuvre pour essayer d’effacer les traces de cette « zabawa » infernale que l’orage a organisée à Comblain-la-Tour en invitant ses amis le vent, la tempête, la foudre, la tornade, … J’espère qu’ils se sont bien amusés et … qu’ils ne reviendront plus jamais !
Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.