Si l’histoire des Scouts à Comblain-la-Tour date du tout début de l’achat de la maison polonaise – c’est-à-dire 1960 – l’histoire des Scouts polonais en Belgique est beaucoup plus ancienne, comme vous pouvez le voir sur ces photos. Si vous avez des souvenirs ou des anecdotes à partager concernant cette déjà longue histoire, c’est le moment …
1.924 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1962 / 1963 : Scouts dans le parc : 1 : Sliwinski Stanisław ; 2 : ( ? ) ; 3 : Miksiewicz Kazimierz ; 4 : Klimczak Jerzy ; 5 : Krystof ? ; 6 : ( ? ) ; 7 : Miksiewicz Jósef ; 8 : Heniu Ferdyn de Winterslag ( décédé ), cousin de Nicole De Lorenzi et Carina De Lorenzi ( du groupe Wisla ? ).1.925 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1962 / 1963 : Scouts dans le parc : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Mr et Mme Łagocki ; Mr et Mme Karansinski.1.926 : Scouts polonais de la région de Liège : ( ? ) ; … ; Mr Załobek, la maman de Francine et Georges ; ( ? ) ; … ; accroupis : Jean ?, l’oncle de Francine ; …
Commentaires :
Monique Kiełtyka : Je suis en train de me demander si la grande fille au chapeau à la Baden Powel ne serait pas la soeur de Mr. Bień et donc la Tante d’Aline ?
François Chwoszcz – Wochen : À l’arrière, Thomas Brzezinski, je pense.
1.927 : COMBLAIN-LA-TOUR – août 1989 : Scouts dans le parc : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Mr Józef Rzemieniewski.1.928 : COMBLAIN-LA-TOUR – août 1989 : Scouts dans le parc : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Mr Józef Rzemieniewski ; ( ? ).1.929 : COMBLAIN-LA-TOUR – août 1989 : Scouts dans le parc : ( ? ) ; … ; ( ? ) ; Mr Józef Rzemieniewski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Edward Pomorski ; ( ? ) ; ( ? ).1.930 : COMBLAIN-LA-TOUR – août 1989 : Scouts dans le parc : Mr Dulak ; ( ? ) ; Mr Wacek Bień ; ( ? ) ; ( ? ).
Commentaires:
Milczanowski Véronique : Ooohh Pan Dulak !!! Il était super comme chef de colonie …
Stefania Ludwikowski : Po zlocie 1988 w Stanach, było to spotkanie Harcerzy, Harcerek i żuchow z Europy. w Comblain-la-Tour. Brali na tym spotkaniu druzyny i zuchy z Belgii, Niemiec i Szwecji.
1.932 : Scouts polonais de la région de Mons : ( ? ) ; … ; ( ? ).1.933 : Scouts polonais de la région de Liège : ( ? ) ; … ; ( ? ).1.934 : Scouts polonais de la région de Liège : ( ? ) ; … ; ( ? ).
Commentaires:
François Chwoszcz -Wochen : Assise au premier rang, au milieu Marianna Blachowiak, manan de Krystiane !
1.935 : Scouts polonais de la région de Liège : ( ? ) ; … ; ( ? ).1.936 : Scouts polonaises de la région de Liège : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
Commentaires:
Monique Kiełtyka : Oui, je crois reconnaître la maman d’Hélène et Krysia Wochen ( à gauche avec la main sur la hanche ) … les autres, je ne sais pas …
François Chwoszcz -Wochen : La première avec sa main à la taille Marianna Blachowiak, la maman de Krystiane !
Si le « K.S.M.P. Echo Ojczyste » de la région de Mons a été fondé par Ks Woryna en 1960, douze ans plus tard, en 1972 / 1973, c’est une nouvelle génération qui prend les rênes. Et dès le départ, cette génération – la nôtre – souhaite ajouter d’autres danses au spectacle existant. Qui dit d’autres danses, qui aussi d’autres costumes.
L’idée faisait son petit bonhomme de chemin. Et puis, un jour les choses se sont précipitées. C’est ainsi que le dimanche 15/09/1974, s’est tenu, au Cercle Saint-Louis à Tertre, une réunion décisive.
Le comité du KSMP de Mons, que j’avais l’honneur de présider, était au complet. Autour de nous, s’étaient rassemblés les 2 frères Łagocki ( Edmont et Henri ), ainsi que les plus actifs des anciens : Zdzisław Blaszka, Raymond Mielcarek et Christian Wala. L’ordre du jour tenait en 3 mots : achat de nouveaux costumes.
Même si le sujet faisait l’unanimité, les stratégies pour y arriver divisaient.
Finalement, nous avons décidé de créer une cellule « parallèle » chargée exclusivement de cette matière. La réunion était sur le point de finir, quand Raymond Mielcarek, pour conclure, a eu ce trait de génie : « Et si nous donnions à ce projet un nom ? Je propose : Opération costumes ». C’était la meilleure façon de terminer la séance ; nous nous sommes quittés plein de rêves en tête.
Restait à trouver l’argent. J’ai donc expliqué à tous les jeunes que l’heure était venue de se relever les manches. Toutes les idées étaient les bienvenues et toutes les initiatives intéressantes. Nous nous sommes lancés dans la bataille. Il fallait réunir plusieurs centaines de milliers de francs.
En plus des porte-clés, fabriqués en interne, et des autocollants, nous avons commencé à organiser une série de soirées … d’un autre genre. Jusqu’ici, la « soirée type polonais » consistait en un bal avec orchestre. Mais il nous fallait toucher d’autres publics. J’ai donc proposé d’innover en programmant des « surboums ». Ce mot, à la mode, avait l’art d’effrayer les adultes qui nous entouraient et … d’exciter les jeunes.
La première surboum fut organisée à Hensies, dans la salle paroissiale. Le brave curé du coin a bien essayé de me dissuader … tant le concept lui donnait la chair de poule. Je me rappelle encore de notre engueulade. Heureusement, le « K » de KSMP lui inspirait une certaine garantie ; il a fini par me faire confiance. La soirée fut mémorable … et le bénéfice inespéré.
Bientôt d’autres surboums virent le jour – ou plutôt le soir – à Hensies et ailleurs. Nous avons même renoué avec d’anciennes coutumes qui avaient disparu comme l’organisation, pour notre compte, du bal de la Saint Sylvestre de Bernissart. Fort de notre expérience, nous avons multiplié ce genre de manifestation à Tertre et à Hautrage-état. L’argent a fini par être rassemblé et notre part du travail accomplie.
Pour nous, il ne restait plus qu’à apprendre 2 nouvelles danses.
De son côté, la cellule « Opération costumes », n’est pas restée inactive … au contraire. Ses membres ont multiplié les contacts en Pologne. Ils ont remué, ciel et terre, pour nous. J’imagine que ce travail n’a pas été facile et je salue l’efficacité de nos amis. Grâce à leur acharnement, nous avons vu un jour arriver de merveilleux costumes de Łowicz et de Kaszub.
Grand merci à ces responsables de la cellule « Opération costumes » – Zdzisław Blaszka, Raymond Mielcarek et Christian Wala – notre profonde reconnaissance leur est depuis longtemps acquise.
07/10/2019 – JP Dz
1.910 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Carine Nys ; Zuhal Gunal.1.911 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Première rangée : Micheline Zwierzyk ; Jeanine Dudziak ; Thérèse Dudziak ; Annie Wizla ; Zuhal Gunal ; Isabella Cosaro ; Deuxième rangée : Martine Mazgaj ; ( ? ) ; … ; Troisième rangée : Ursula Twardowska ; Anne-Marie Mazgaj ; Christian Wala ; …1.912 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Zuhal Gunal ; Giovanni Cortelletti ; Patrick Szczepanski ; Christian Szczepanski.1.913 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Czesiu Kucharzewski ; Zuhal Gunal.1.914 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : ( ? ) ; … ; Michel Mikolajczyk ; … ; ( ? ).1.915 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Les filles ? ; les garcons : Pierre Front ; Michel Mikolajczyk ; Czesiu Kucharzewski.1.916 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Thérèse Dudziak ; Géniu Bujanowski ; Isabella Cosaro ; Micheline Zwierzyk ; Michel Mikolajczyk.1.917 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Eveline Ogonowski ; Freddy Motała.1.918 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; Annie Wisła ; Thérèse Dudziak ; Jeanine Dudziak ; Micheline Zwierzyk ; Géniu Bujanowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pierre Front ; ( ? ) ; Michel Mikolajczyk.1.919 : KSMP Mons : Trojak : Les musiciens ( ? ) ; Patrick Szczepanski ; Premier trio : Eveline Ogonowski – Freddy Motała – Marie-Claude Castelin ; Deuxième trio : Nadine Kucharzewski – Jean-Pierre Dziewiacien – ( ? ) ; Troisième trio : ( ? ) – Czesiu Kucharzewski – ( ? ).1.920 : KSMP Mons : Trojak : Les musiciens ( ? ) ; ( ? ) ; Premier trio : Eveline Ogonowski – Freddy Motała – ( ? ) ; Deuxième trio : Nadine Kucharzewski – Jean-Pierre Dziewiacien – ( ? ) ; Troisième trio : ( ? ) – Czesiu Kucharzewski – ( ? ).1.921 : KSMP Mons : Trojak : Les musiciens Leon Warchulski ; ( ? ) ; Patrick Szczepanski ; Premier trio : Eveline Ogonowski – Freddy Motała – Marie-Claude Castelin ; Deuxième trio : Nadine Kucharzewski – Jean-Pierre Dziewiacien – ( ? ) ; Troisième trio : ( ? ) – Czesiu Kucharzewski – ( ? ).1.922 : KSMP Mons : Stroje kaszubskie : Isabella Cosaro ; Micheline Zwierzyk ; Anne-Marie Mazgaj ; Lucie Matusiewicz ; Ursula Twardowska ; Raymond Mielcarek ; Zdzisław Blaszka ; Richard Pawlak ; Christian Wala.1.923 : KSMP Mons : Opération costumes : L’autocollant officiel !
Voici les premières pages de l’album souvenirs du KSMP de Ressaix fondé le 17 février 1959.
On y reconnaît quelques-unes de ces personnalités qui ont écrit les plus belles pages de l’histoire de la communauté polonaise de Ressaix … et si je devais n’en citer qu’une … ce serait Casimir Swiderski, notre bâtisseur de cathédrale à nous.
Avec ces magnifiques photos du KSMP de Liège « en civil » dans les années soixante … on redécouvre la mode de l’époque. Quelle élégance !!! Mesdemoiselles … que vous êtes belles !!!
09/09/2019 – JP Dz
1.871 : KSMP de Liège : Pan Wojciechowski ; Pani Majewska ; Mr. Oruba ; Helène Dudek ; Anna Baginska, Sophie Kołodziej, maman de Béatrice et Fabienne Laffut ; … ; … ; Pani Ciurowa ; Katy ? ; Lodzia Duliba.1.872 : KSMP de Liège : Mr Wacek Bień ; Aline Migon ; Mirka Patalas ; Christiane Nicpon.1.873 : KSMP de Liège : Mr Wacek Bień ; Aline Migon ; Tadziu Wojcik ; Pani Nicpon ; Mieciu Musial ; Lucie Jamka ; Stephan Drozda ; Janine Grajesz ; Sereda ? ; Krystiane Wochen ; Irène Jamka ; Mirka Patalas ; Christiane Nicpon.1.874 : KSMP de Liège : Irène Ostaszewski ; Sophie Swierkowicz ; Helena Wochen ; Mieciu Musial ; Krystyna Wochen, François Chwoszcz ; à l’arrière ?????1.875 : KSMP de Liège : ( ? ) ; ( ? ) ; Zosia Zaremba ; Regine Formusiewicz ; Elzunia, épouse d’Edmond Walczak ; Lucie Jamka ; lodzia, épouse de Feliks Paluszkiewicz ; Gienia Ciura ; à l’arrière derrière Lucie, Henri Paluszkiewicz.1.876 : KSMP de Liège : Genia Idzikowka ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mirka Patalas ; Lucie Jamka, ( ? ) ; Michel Majewski ; Stasiu Formusiewicz.
écrit par Elisabeth, Jef et Piotr Rozenski et Zosia Król
Depuis la 2e guerre mondiale, plusieurs formations de danses et de chants se sont succédé au sein de la communauté polonaise de « Heusden-Zolder » ( nom utilisé par les Polonais locaux longtemps avant la fusion officielle de 1977 des deux communes voisines de Heusden et de Zolder, de sorte qu’il n’était pas rare de devoir récupérer les invités égarés dans les forêts car désorientés devant des panneaux « Heusden » à gauche et « Zolder » à droite … Pour les plus jeunes : le GPS n’existait pas encore ).
Un premier groupe s’est constitué dans les années 50. Mais c’est vers le milieu des années 60 que la vie culturelle prend un véritable essor. C’est notamment en 1966 que les Polonais du « Związek Polaków w Belgii oddział Heusden-Zolder » ont inauguré leur propre centre culturel, baptisé « Millenium » en l’honneur de la célébration du millénaire de la chrétienté en Pologne.
À cette occasion, Pelagia Bednarek ( mariée Nowicka, mère de Betty, Annie, Józiu, Eric et Eddy, mieux connue comme « Pani Pela », ou tout simplement « Pela » ) fonde un premier groupe de KSMP à Heusden-Zolder. « Pani Pela » incarnait à elle seule le KSMP local, y tenant toutes les fonctions : présidente, trésorière, directrice artistique ou encore chorégraphe. Accompagnée sur l’accordéon par son fils Józiu, elle a appris à danser à toute une génération de jeunes.
L’ensemble prit une telle ampleur ( les familles Nowicki, Król et Cucup y contribuant de façon substantielle ) qu’à la fin des années 60 il y avait même deux groupes : les petits enfants et les plus grands. Outre la participation aux festivals classiques des KSMP en Belgique ( vers le milieu des années 70, c’était au tour de Heusden-Zolder d’en organiser un à Lummen-Genebos ), les ensembles ont été régulièrement invités à différentes occasions, y compris à l’étranger ( e.a. à la Rochelle en France ). Un spectacle qui est particulièrement resté gravé dans les mémoires, c’est leur apparition fin des années 60 dans l’émission télévisée « Nonkel Bob », programme hebdomadaire pour les jeunes, immensément populaire à l’époque en Flandre.
Les enfants étant devenus des adultes vers la fin des années 70, il n’y avait plus assez d’adhérents pour continuer les activités de danse et de chant de sorte que, pendant quelques années, il n’y avait plus d’ensemble à Heusden-Zolder.
C’est vers 1980 qu’à l’initiative de Zosia Król, quelques anciens, devenus de jeunes adultes entre 20 et 30 ans, se sont retrouvés pour créer un nouvel ensemble prenant le nom « Millenium ». Tout est à reconstruire mais l’entraide fonctionne. N’ayant pas encore les moyens de s’acheter leurs propres costumes, ils font appel, pour les premières représentations, aux voisins de « Wisła » afin de les dépanner. Zosia prend des cours de danses folkloriques à Lublin en Pologne, d’où elle revient les valises remplies de serdaki et de kierpce. Les femmes se mettent alors à coudre les fameuses jupes, les tabliers et pantalons « zbójnickie » sur lesquels elles passent des heures à broder les décorations typiques ( parzenice ). Au milieu des années 80, l’ensemble a entre autres participé aux festivals internationaux d’Anvers et de Moerbeke-Waas.
Quand les études pour les uns et le rhumatisme pour les autres empêchaient de continuer l’activité, c’étaient les enfants des membres qui, pendant quelques années jusqu’en 1990, ont pris le relai sous la direction de Zosia, puis de Helcia Cucup.
23/06/2019 – Elisabeth, Jef et Piotr Rozenski et Zosia Król
Autre grand moment de communion folklorique, culturelle et amicale … nos Festivals des KSMP … Chaque année, à la même époque, c’était le rendez-vous de la Jeunesse Catholique Polonaise de Belgique ! Cette grand-messe était organisée alternativement dans les différentes régions où les polonais étaient implantés … comme pour souligner l’unité d’une communauté dispersée aux quatre coins du pays.
Pour fixer la date de l’événement, et la région qui relèverait une fois de plus le défi, une réunion se tenait annuellement à Bruxelles, chez le Recteur … dans cette grande salle, moitié rez-de-chaussée, moitié cave. L’ambiance y était excellente, la bonne humeur générale et il ne manquait jamais de courageux volontaires qui se proposaient d’organiser l’événement chez eux. Parfois même, il y avait compétition … tant la fierté de rapporter, dans son fief, le privilège d’être la région à l’honneur agitait les participants.
Par contre, une fois rentré – l’euphorie faisant place au réalisme – on se rendait compte de l’ouvrage ! Parce qu’en y réfléchissant bien – à tête reposée – ce n’était pas une mince affaire que de réunir tout le monde, de gérer les innombrables détails et de « rivaliser » dans l’excellence. Parce que … bien sûr … il fallait faire mieux que l’année d’avant, mieux que la région d’à côté, mieux que la dernière fois que l’on avait organisé soi-même. Mais cette rivalité, teintée de chauvinisme, demeurait malgré tout bon enfant. Tout au plus y trouvions-nous l’énergie de nous surpasser. Restait plus qu’à relever les manches.
Il fallait tout d’abord trouver la salle qui conviendrait le mieux. C’est-à-dire un endroit qui devait être suffisamment grand, pour accueillir tout le monde … suffisamment équipé, pour nourrir toutes ces bouches affamées et … assoiffées … suffisamment accessible, pour ceux qui venaient de si loin … suffisamment agréable, pour satisfaire les plus difficiles.
Il fallait prévoir assez de coulisses pour que tous les KSMP puissent trouver leur aise pour se préparer, assez de parking pour tous les autocars, assez de programmes, assez de « bigos ». Il fallait organiser la cérémonie, définir l’ordre de passage, estimer la durée des prestations, décider qui prendrait la parole, sans frustrer les uns, ni saouler les autres, et n’oublier ni la messe, ni le protocole, ni l’orchestre pour le bal … tout en tenant compte des sensibilités et des susceptibilités. Vaste programme !
Mais le défi était avant tout humain. Il consistait à rassembler, autour du projet, suffisamment de personnes de bonne volonté pour le mener à bien. Parce qu’il en fallait des bénévoles pour remplir la grille des tâches, déjà définies sur papier, mais qui n’attendaient qu’à être attribuées. De ceux qui géreraient les tickets d’entrée, ceux qui piqueraient les petites cocardes bicolores au revers des vestons, en passant par les vendeurs de tombola, les cuisinières, les garçons de salle, les ramasseurs de verres vides et ceux qui les laveraient … aux responsables de tout genre, c’est une armée de volontaires désintéressés qui, le moment venu, grouillerait dans tous les sens pour essayer de contenter le plus grand nombre. Toutes ces personnes étaient importantes, essentielles.
Penser à tout ! Ne rien oublier ! Faire preuve d’humilité ! Ne pas hésiter à faire appel aux anciens, pour leur expérience … même si on ne partageait pas toujours les mêmes avis … composer … rassembler … faire ensemble. C’est là – j’en suis persuadé – que nous avons donné le meilleur de nous … gratuitement.
La tâche était d’autant plus compliquée qu’à l’époque, souvenez-vous, il n’y avait ni GSM, ni mail, ni Facebook, ni réseaux sociaux … quant au téléphone, rares étaient ceux qui en possédaient. Et pourtant, miracle, nous parvenions à communiquer ! J’ai même l’impression qu’à l’époque nous communiquions mieux … plus souvent … plus simplement … plus complètement. Nous pouvons être fiers. Dans l’euphorie, on ne s’en rendait sans doute pas compte, mais avec le recul … quelle fierté !
Aujourd’hui, il reste le souvenir … et encore … lentement il se dissipe. La preuve : qui peut encore nous dire avec certitude que cette année-là, c’était cette région-là qui organisait ? Pas simple. Si on veut compléter cette liste, il faudra qu’on s’y mette tous … comme jadis … comme quand il suffisait de lancer le projet pour que toutes les bonnes volontés suivent … comme quand nous donnions le meilleur de nous … sans compter.
1960 : KSMP Liège 1961 : KSMP Centre : à La Louvière – 17 septembre 1961
1962 : 1963 : KSMP Mons : à Tertre 1964 : KSMP Châtelineau : à Gilly – le 20 septembre 1964
1965 :
1966 :
1967 :
1968 : Bruxelles – le 20/10/1968
1969 : 1970 : KSMP Centre : à Binche
1971 : 1972 : KSMP Liège : à Liège – le 24 septembre 1972 1973 : KSMP Heusden-Zolder : à Lumen – Genebos – 30 septembre 1973 1974 : KSMP Centre : à Binche – 29 septembre 1974 1975 : KSMP Mons : à Hautrage-Etat – 14 septembre 1975 1976 : KSMP Liège : à Liège – le 19 septembre 1976
1977 : 1978 : KSMP Centre : à Binche – 17 septembre 1978 1979 : KSMP Liège : à Liège – 14 septembre 1979
1980 : 1981 : KSMP Mons : à Villerot – 20 septembre 1981 1982 : KSMP Centre : à Péronnes-lez-Binche – 26 septembre 1982
1983 :
1984 :
1985 :
1986 :
1987 : 1988 : KSMP Centre : à Péronnes-lez-Binche – 15 octobre 1988 1995 : KSMP Charleroi : 18 novembre 1995
06/05/2019 – JP Dz
1.682 : Festival du KSMP – 1976 : Liège : Programme.1.683 : Festival du KSMP – 1968 et 1976 : Bruxelles et Liège : Programme.1.684 : Festival du KSMP – 1964 : Châtelineau : Programme.1.685 : Festival du KSMP – 1975 : Mons : Programme.1.686 : Festival du KSMP – 1975 : Mons : Programme.1.687 : Festival du KSMP – 1975 : Mons : Programme.1.688 : Festival du KSMP – 1995 : Charleroi : Programme.1.689 : Festival du KSMP – 1961 : Binche : Les 3ème et 4ème en partant de la gauche, Thérèse Ogonowski et Marysia Swiderski ; les autres ( ? ) ; … ; ( ? ).1.690 : Festival du KSMP – 1969 : KSMP de Liège : A l’avant et de droite à gauche, Gaby Stefanski ; Irène Jamka ; Mirka Patalas ; Krystiane Wochen ; Régine Paluszkiewicz ; Helena Wochen ; Irène Ostaszewski ; Danusia Nieglos ; Haline Sereda. Derrière, Elzunia Krutul ; Mieciu Musial ; Edmond Walczak ; Pani Majewska ; Wacek Pawlak ; Ryszard Migon ; César Napora.1.691 : Festival du KSMP – 19 ??? : KSMP Mons : Marek Bujanowski ; Christian Wala ; Zdzisław Blaszka ; Isabella Cosaro ; Micheline Zwierzyk ; ( ? ) ; Ursula Twardowska ; Anne-Marie Mazgaj.
Sous titre : Bourdes, gaffes, bévues, gags, boulettes … sur scène !
Si nous gardons un excellent souvenir de nos spectacles folkloriques respectifs, il faut bien l’admettre … parfois … il y a eu des « dérapages ». Même préparés avec beaucoup de minutie, nos représentations ont, parfois, dû faire face à l’impondérable. Dans ces cas-là, nos bourdes, gaffes, bévues, gags et boulettes se sont donné le mot pour aggraver des situations déjà très compliquées. Et les fous rires, des uns et des autres, n’ont fait qu’augmenter notre difficulté à poursuivre le spectacle. Paradoxalement, ce sont ces anecdotes humoristiques qui nous reviennent en premier lieu ; elles sont le reflet de notre bonne humeur et d’un enthousiasme communicatif qui ne craignait ni la compétition, ni … les « embardées ».
Parfois, ça « cafouillait » dès le départ. Le KSMP de Ressaix ne dansait pas toujours avec un orchestre. Quand les musiciens n’étaient pas disponibles, c’est une cassette préenregistrée qui accompagnait les danseurs.
Ce jour-là, c’était le cas. Les danseurs étaient prêts à s’élancer pour leur fameux Krakowiak. Ils étaient tous dans les starting-blocks … une main en l’air … la jambe tendue … le chapeau à plume de paon fixé sur la tête … il ne manquait plus que la musique. Mais … dès que le préposé a appuyé sur « Start », c’est un tonitruant « Hey ! Manhattan » du chanteur C. Jérôme qui a retenti, en lieu et place du Krakowiak ! À l’époque, les cassettes avaient deux faces ; c’était la mauvaise. Inutile de dire que le public était hilare. Ça commençait déjà bien.
Parfois, ce sont les accessoires qui n’en faisaient qu’à leur tête … et quand la tête ne leur revenait pas …
Je laisse Francine Załobek vous raconter elle-même son moment de « dé-tresse » :
Petite anecdote au KSMP de Liège : Au cours des différents spectacles, il est parfois arrivé des incidents techniques : un élastique de pantalon qui craque ou un jupon qui se répand sur le sol … J’ai fait plus original et je ne pense pas que ce soit arrivé à quelqu’un d’autre. Notre « chorégraphe » de l’époque ( Évelyne ) tenait à ce qu’on forme un ensemble ; pas de bijoux apparents, pas de lunettes ( pratique ! ) et des tresses pour les filles.
Dans les cheveux longs, ou mi-longs, pas de problème. Or j’avais des cheveux très courts. C’était donc une savante construction à base d’épingles et une tonne de laque. Vint un jour où, à la fin de la première partie, cet échafaudage s’écroula. En virevoltant gaiement, une tresse se détacha et vola dans les pieds du public. Moment de stupeur, puis de panique, les gens croyant avoir vu un rat. À la fin de la danse, honteuse et confuse, j’ai récupéré l’objet du délit ( Georges, hilare, me laissant seule devant mes responsabilités ). Je ne me souviens pas si j’ai terminé le spectacle avec une ou deux tresses, mais je sais qu’on en a rigolé très longtemps dans les chaumières.
Francine Załobek
À d’autres moments, ce sont les équipements mis à notre disposition qui n’était pas à la hauteur. Je me souviens, comme si c’était hier, d’un spectacle donné par le KSMP de Mons, fin des années soixante, à Baisieux ! J’étais alors trop jeune pour danser et j’ai donc assisté à la scène à quelques mètres du podium. Donc, ce jour-là, il n’y avait pas de chapiteau, seulement un podium installé – peut-être un peu trop vite – en plein air. Il semblait solide et stable. Mais c’était sans compter sur l’enthousiasme des danseurs …
Il faut dire que les Oberek, Mazur et autre Krakowiak sont particulièrement rythmés. Les danseurs sont obligés de compter leurs pas pour garder le tempo et être synchronisés. Régulièrement, au bout des huit mesures, il convenait de marquer le pas. Ça permet de donner un certain effet et surtout de se resynchroniser.
C’est ce qu’on appelle le « tąpanie ». Cette tradition polonaise a perduré tout au long de l’histoire des KSMP ; avec par moments plus … d’intensité. Ça permettait aussi à certains danseurs mâles d’affirmer leur virilité. Dans l’euphorie de l’instant et, pour certains d’entre eux, à cause d’une … très très légère surcharge pondérale, ils n’hésitaient pas à « frapper fort ».
Ce jour-là donc, dès les premiers pas sur scène des huit couples de danseurs … on a vu le podium commencer à se balancer. On aurait dit qu’ils étaient sur un radeau à un mètre du sol … Mais ce n’était pas le plus grave ! Aux premiers « tąpanie », c’est le plancher qui s’est demandé ce qui lui arrivait ! Évidemment, et très vite, un des garçons a percé la planche sur laquelle il claquait son pied … puis un autre … puis encore un autre ! A ce moment-là, plus personne n’avait de doute … ce plancher-là ne supporterait pas sa charge ! Mais la danse était loin d’être finie … et on n’arrête pas un polonais qui danse ! Du coup ( si j’ose dire ) certains garçons se sont dévoués pour « reclouer » des planches qui se relevaient dangereusement … à coup de talon, en rythme et parfois même, pas en rythme.
À la fin de la danse, le plancher était plein de trous ; on se serait cru sur une autoroute wallonne ! Le kiosque était inutilisable. Les organisateurs locaux ont dû finalement se résoudre à déplacer la représentation vers une salle voisine … C’est une réalité : le sol tremble souvent sous l’enthousiasme des polonais.
Je suis sûr que vous aussi, vous avez d’innombrables anecdotes du genre. C’est le moment de les partager.
04/03/2019 – JP Dz
En ce qui concerne le KSMP de Ressaix, effectivement cela s’est passé je pense à La Louvière, avec mon enregistreur à bande double piste et non à cassettes (qui servait aussi à toutes les répétitions du KSMP) où j’avais bien demandé au technicien de la scène de n’appuyer que sur le bouton START au moment voulu mais il est parvenu à changer de piste sur laquelle était enregistrée tout à fait autre chose. Vous devinez quelle était ma colère, nom de D… !
Cela me rappelle une autre anecdote que confirmera Gieniu Perzyna : lors d’une représentation à Marcinelle, peut-être un festival KSMP, lorsque le responsable-électricien de la salle branchait les spots de la scène, l’intensité du courant diminuait sur le circuit sur lequel était branché mon enregistreur à bande et celui-ci donc ralentissait au point que Gieniu Perzyna, avec un doigt, essayait tant bien que mal, à faire tourner la bande. Je vous laisse deviner le résultat : l’horreur !
Casimir Nowicki
1.591 : The show must go on … : KSMP Liège : Georges Załobek ; Francine Załobek.1.592 : KSMP Liège : Premier rang : Helena Wochen ; Gaby Stefanski ; Francine Załobek ; Aline Bień ; Deuxième rang : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Troisième rang : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Quatrième rang : Madame Bień ; ( ? ) ; ( ? ).1.593 : KSMP Liège : Elizabeth ? ; Valérie ? ; Mirka Patalas ; ? Paluszkiewicz ; Christiane Switon ; Aline Bien ; Aline Jarosz ou Evelyne ( derière le micro ) et enfin Brigitte ….1.594 : KSMP Ressaix : Bernadette Marzalkowski ; Daniel Kowal ; Eveline Ogonowski ; Irène Sitarz ; André Cornut ; ( ? ) ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski.1.595 : KSMP Ressaix : ( ? ) ; ( ? ) ; Danièle Perzyna ; Jean-Michel Deputat ; Simone Wattiez ; Daniel Kowal ; Vital Kciuk ; Danièle Czajkowski ; Dominique Ogonowski.1.596 : KSMP Ressaix : Simone Wattiez ; Jean-Michel Deputat ; Casimir Nowicki ; André Cornut ; Daniel Kowal ; Bernadette Marzalkowski ; Vital Kciuk ; Halina Ogonowski.1.597 : ( ? ) ; Lokietek ; Gieniu Perzyna ; ( ? ). Cette photo a été prise à Rome en 1966, à l’ occasion du Millénaire de la Pologne. Ks. Rektor Repka avait choisi les étudiants de l’Université de Louvain pour représenter la jeunesse de Belgique. J’ai fait partie du groupe à la demande de Robert Domecki ( devenu aussi médecin ), du fait qu’ au dernier moment il y a eu un désistement d’un étudiant. Si mes souvenirs sont bons, outre les Polonais de l’ Europe de l’ouest, il y avait le pape Paul VI. Gieniu Perzyna
Quand on pense au « folklore », n’est-ce pas un tourbillon de notes de musique, de chants et de couleurs qui nous envahit de prime abord ? Il y a certes bien des définitions savantes, des analyses fouillées sur ce que représentent les pratiques culturelles propres à chaque société traditionnelle mais, quand il s’agit de folklore, point besoin de dictionnaire, on peut faire confiance à notre ressenti, à la perception de nos sens et dans le folklore polonais, la richesse des costumes, leurs mille et une couleurs nous en mettent plein la vue …
Que serait en effet, notre folklore sans nos costumes ?
Et que seraient nos costumes sans nos … costumières ?
Il est grand temps de rendre hommage à ces petites fées dévouées et efficaces, ingénieuses et si discrètes …
Dans chacun de nos groupements, il y en avait une ou plusieurs. Elles s’appelaient Róża, Marie-José, ou … Madame Dudzik. Elles étaient omniprésentes, toujours souriantes, toujours prêtes. Une aiguille serrée entre les dents, un bout de fil dans une main, une épingle de nourrice dans l’autre, elles rafistolaient, réparaient, camouflaient, nous préparaient pour entrer en scène.
À force, de nous chouchouter, de nous manipuler dans tous les sens, elles connaissaient tout de nous … tous nos petits secrets, nos grandes angoisses, nos tics et nos tocs … et les respectaient. Toujours sereines et bienveillantes, elles avaient l’art de nous rassurer, de nous rendre confiance surtout quand c’était l’heure de monter sur scène et qu’on avait subitement l’impression d’avoir tout oublié sous l’effet du trac …
Nos costumes si colorés et chatoyants, c’était un peu comme la pointe émergée d’un iceberg dont la partie cachée était la somme de travail accompli par toutes nos couturières et costumières qui restaient dans l’ombre, cachées derrière le rideau …
Mais quand les spectateurs se mettaient à applaudir à notre entrée en scène, alors qu’on n’avait encore rien fait, je suis certain que c’est avant tout à nos beaux costumes qu’ils rendaient hommage !
Et je suis sûr qu’à ce moment-là, nos costumières et nos couturières devaient avoir un petit pincement au cœur car c’était leur dévouement et leur engagement sans bornes qui étaient célébrés. Elles pouvaient bien être fières ! Merci Mesdames.
Je laisse à Jean Dalgan le plaisir de vous parler de Mme Dudzik :
À nos couturières : Souvenirs de Mme Dudzik, notre couturière au KSMP de Châtelineau :
J’avais pour Mme Dudzik, le plus grand respect ! Vous l’a reconnaîtrez sur la photo 1.429, à droite, presque cachée. Il faut dire qu’elle était discrète et réservée, comme toutes les couturières qui pensaient que la gloire revenait uniquement à ceux qui étaient sur scène … alors qu’elles participaient grandement à la réussite du spectacle. Je l’ai connue, grâce à ses enfants, Henry et Christiane Dudzik. Ils étaient inscrits à l’école polonaise de Taillis-pré « Châtelineau » où mes frères et moi-même étions inscrits.
Au moment où notre association « KSMP » a été créée, nous nous sommes tous retrouvés pour nous inscrire et en faire partie … Une nouvelle aventure nous attendait. Le but de notre jeune association : prolonger notre acquis appris à l’école Polonaise, continuer à faire vivre tout notre folklore « danses, chants et théâtres » et l’histoire Polonaise des régions, que nos parents ont dû quitter.
Dès le début, nous étions à la recherche des différentes personnes qui pourraient nous apporter leur aide et leur savoir « professeur de danse, de chant, musicien, et couturière …
C’est grâce à notre aumônier, le père Paul Adamski qui officiait dans plusieurs paroisses « Châtelineau, Châtelet, Gilly, Farciennes et Pironchamps » et grâce au bouches à oreilles, que nous avons appris que Mme Dudzik, était une excellente couturière.
Avec quelques membres, et accompagné du père Adamski, nous nous sommes rendus chez elle, pour lui exposer notre démarche, et lui demander si elle accepterait de devenir notre couturière, et l’associer ainsi à notre mouvement.
Sans hésiter, sa réponse « un grand oui », c’est ainsi que tout a commencé !
Ce ne fut pas chose facile pour Mme Dudzik ! Mais son courage et sa volonté, ont brisé tous les obstacles. Quelle ne fut pas notre surprise de voir, les premières robes et costumes, qu’elle avait préparés pour nous.
Nous lui devons tout ! C’est elle qui se chargeait, d’aller au tram à Charleroi, pour acheter les différents tissus qu’elle avait besoin ; c’est elle qui passait des journées et soirées entières à coudre ! Quel courage. Elle avait le souci que tout ce travail soit prêt pour notre première fête.
C’est encore elle, lors de nos déplacements, qui préparait les valises remplies de robes et de costumes, et qui les repassait après chaque représentation chez nous, où en déplacement.
Mme Dudzik, était de tous les voyages et apportait un soin particulier, à ce que tout soit parfait, elle ne demandait jamais rien en échange, qu’un peu de chaleur et d’amour de ces jeunes qu’elle considérait comme ses enfants.
C’est chez elle, après notre réunion du samedi, que l’on se retrouvait pour lui exposer nos futurs projets, et profiter de l’excellente tasse de café qu’elle nous offrait.
Elle était notre deuxième « Maman », son sourire, sa gentillesse, sa bonne humeur, resteront gravés à tout jamais dans notre mémoire. Merci Maman pour tous ce que tu as fait pour nous, nous te remercions du fond du cœur – « Drzenkuje Mamo ».
Jean Dalgan
1.429 : KSMP Châtelineau : 1ère rangée : Malinska Wanda ; Wac Czesław ; Zaroda Henry ; Palamaruk Joseph ; Dalgan Paul ; Goga Victor ; Markowski Victor ; Gossens Jean-Claude ; Dudzik Henry ; 2ème rangée : Howath Wanda ; Sienkiewiec Maria ; Dudzik Christiane ; Celner Thérèse ; Leyssen Maryvonne ; Palamaruk Sophie ; Ribicka Irène ; 3ème rangée : Jakowski Richard ; ( ? ) ; … ; Losa Théodor ; sur la droite près de la porte, Mme Dudzik.1.551 : KSMP Châtelineau : Dudzik Christiane.1.552 : KSMP Châtelineau : Wac Czesław ; Gossens Jean-Claude ; Sienkiewiec Maria.1.553 : KSMP Châtelineau : Zaroda Henry ; Howath Wanda ; Palamaruk Sophie.1.554 : KSMP Châtelineau : Ribicka Irène.1.555 : KSMP Châtelineau : Palamaruk Joseph ; Palamaruk Sophie ; Sienkiewiec Maria ; Howath Wanda ; Gossens Jean-Claude.1.556 : KSMP Châtelineau : Malinska Wanda.1.557 : KSMP Châtelineau : Palamaruk Sophie.1.558 : KSMP Châtelineau : Dudzik Christiane ; Gossens Jean-Claude ; Dudzik Henry ; Goga Victor.1.559 : KSMP Châtelineau : Père Paul Adamski ; ( ? ) : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Dalgan Jean ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Palamaruk Joseph ; Dudzik Christiane ; ( ? ) ; Mme Dudzik ; Dudzik Henry.
Comme vous avez pu le constater, depuis quelque temps, nous avons entamé une nouvelle rubrique « Nos exploits folkloriques ». L’objectif de ce nouveau chapitre est de partager nos souvenirs des moments magiques que nous avons passés, ensemble, à représenter sur scène notre culture polonaise. Et si ce partage nous permet de retrouver les gens avec qui nous avons vécu ces heures heureuses, c’est tant mieux. Ce sont les deux seuls buts que nous poursuivons.
Il n’est donc pas question ici, de se servir de ces matériaux pour réécrire l’histoire à sa façon ou combler de quelconques frustrations personnelles. Je vous rappelle que les Anciens de Comblain sont une communauté de souvenirs – je dirais même une communauté de « bons » souvenirs – et non pas une communauté de ragots, de « j’ai entendu dire que » et encore moins de règlements de compte façon « cour de récréation ». Nous ne voulons pas mettre en concurrence ni juger et classifier les performances. C’est tout le contraire.
Du coup, ce qui nous importe ce sont Vos témoignages, Vos vécus, Vos souvenirs. Personnellement, je ne peux m’exprimer que sur les choses que j’ai vécues de l’intérieur ( comment peut-on faire autrement ? ). Je peux vous parler des KSMP de Mons et de celui de Ressaix, puisque j’ai largement participé aux 2 formations. Pour les autres ensembles, je n’ai que des souvenirs épisodiques des rencontres que nous avions soit à Comblain, soit lors des festivals ou des pèlerinages. Donc, nous avons besoin de vous pour nous raconter vos aventures.
Ne laissez pas à d’autres le monopole d’écrire votre histoire … et parfois d’écrire n’importe quoi.
Dans le même ordre d’idée, vous ne vous étonnerez pas d’apprendre que je possède des photos en nombre des deux formations auxquelles j’ai participé … et très peu de photos des KSMP de Liège, de Charleroi, du Limbourg, du groupe Wisla, des Harcerze, des spectacles organisés par les Związek Polaków, des groupes qui existaient avant l’apparition des KSMP, des formations de danses de Gilly, de … qui – même si nous ne partagions pas forcément les mêmes valeurs – représentaient aussi la culture polonaise. Aujourd’hui, il est temps de faire fi de toutes les spécificités ( dont nous n’étions même pas conscients à l’époque ) et de fêter, tous ensemble, le plaisir d’avoir été la Pologne de Belgique.
Ceci dit, j’attends donc avec impatience vos photos, vos témoignages, vos anecdotes. Que vous ayez été plutôt de droite ou de gauche … ou du centre … que votre participation s’est limitée à quelques apparitions sur scène … que vous ayez oublié le nom de vos partenaires … que vos rhumatismes vous empêchent aujourd’hui de reproduire les figures que vous adoriez faire à 18 ans … que vous vous êtes éloignés de tout ça depuis tellement longtemps … C’EST LE MOMENT de rajeunir !
Alors, sortez les vieux cartons à chaussures … il y a là, c’est sûr, des trésors qui, une fois publiés, feront le bonheur de ceux qui se reconnaîtront. Aidez-nous aussi à reconnaître ceux qui sont trop timides ou qui pensent, à tort, que tout ça n’est pas important !
Et pour finir, je vous souhaite, pour ce soir, un très bon réveillon et, pour 2019, une année exceptionnelle !
31/12/2018 – JP Dz
1.520 : KSMP ( ? ) de BOIS-DU-LUC – 1966 /1967 : Lors d’une représentation, photo prise devant la chapelle de Saint-Vaast, en face des « Buissonnets » : Monsieur Krenc ; Casimir Swiderski ; Janek Perzyna ; Wioleta Kielbowicz ; Pan Bardo ; Hélène Golebiowski ; Georges Kiełbowicz ; Alice Bardo ; Kazimir Kiełbowicz ; Jozia ( Josée, Lalunia ) Zawadzki ; Franek Klimanowicz ; Pawel Kondraszuk ; Janek Jozwiak.1.521 : KSMP CHARLEROI – 12/04/1964.1.522 : KSMP CHARLEROI : Jozef Kubat ; Héléne Kubat ; Ingrid Kubat ; Annick Majchrowski ; Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; … ; Cathy Cieslik ; ( ? ).1.523 : KSMP CHÂTELINEAU : Gossens Jean-Claude ; Palamaruk Sophie ; Palamaruk Joseph ; Godzicka Barbara ; Dalgan Paul ; Lewendowska Sabine ; Dudzik Henry ; Markowski Gustave ; Malinska Vanda.1.524 : KSMP LIÈGE1.525 : KSMP LIÈGE : André Paterka ; Michel Bomok ; Jean Paluszkiewicz.1.526 : KSMP MONS : Maria Dudziak ; Serge Préat ; Każa Dudziak ; Bogdan Konarski ; Genevieve Halcuk ; Edward Kucharzewski ; Ingrid Walasiak ; Jean-Pierre Blaszka. Derrière, on devine : … ; Zygmund Mielcarek ; Anne-Marie Mazgaj ; Zdzisław Blaszka.1.527 : KSMP MONS : Les garçons : Pierre Front ; Michel Mikolajczyk ; Czesiu Kucharzewski. Les filles ?1.528 : KSMP RESSAIX : Dominique Ogonowski ; Eveline Ogonowski ; Thérèse Ogonowski ; ( ? ) …1.529 : ZWIĄZEK POLAKÓW BOUSSU-BOIS : Représentation de « Wesele mazowieckie » en 1967 ; ( ? ) …. ; Anne-Marie Gilson ; … ; Henryk Tomczak ; … ; ( , ).
Voici quelques photos du KSMP Centre « Orlęta » de Ressaix. Avant d’évoquer ce sympathique ensemble folklorique, permettez-moi d’ouvrir une petite parenthèse personnelle. Ne soyez pas surpris de voir votre serviteur danser tantôt avec le KSMP de Mons et, à d’autres moments, avec le KSMP de Ressaix … c’est normal. Et je ne suis pas un cas unique, loin de là. Les « transferts » entre KSMP ont toujours existé … pour différentes raisons.
Pour ma part, quand j’ai frappé à la porte du KSMP de Ressaix, dans les premiers jours de 1978, ce n’était pas pour demander l’asile politique. Je n’étais menacé par personne. Je ne craignais pas pour mon intégrité physique. Seulement, après 10 ans de bons et loyaux servir au KSMP de Mons – dont quatre et demi comme président – l’heure était venue pour moi de fonder famille. C’est donc l’asile « sentimental » que j’ai demandé à Ressaix. Mon transfert n’a fait l’objet d’aucune transaction ; il faut dire que les danseurs sont beaucoup moins cotés que les joueurs de football !
Mon implication à Ressaix s’est poursuivie de janvier 1978 à octobre 1981. Et finalement, Eveline – qui a toujours été une membre très active, et même présidente pendant 3 ans – et moi avons quitté ce groupe fin 81.
Mais, dès le début de 1982, nous nous sommes rendu compte que l’ambiance des KSMP nous manquait terriblement. L’envie de danser était plus forte que tout. C’est comme ça que nous sommes revenus vers la région de Mons et rejoint le KSMP local. Pendant un an, nous avons retrouvé ce plaisir indicible d’être sur scène avec des amis. Fin 1982, nos obligations professionnelles nous ont obligés à quitter définitivement l’ambiance joyeuse des KSMP. Et voilà 36 ans que nous sommes … « en manque ».
Mais revenons au KSMPOrlęta. La première chose qui m’a touché quand j’ai débarqué à Ressaix : c’est l’accueil et la simplicité. Je connaissais déjà un peu tout le monde, mais sans vraiment connaître personne. Pourtant, spontanément, les jeunes du KSMP m’ont … « adopté ». Plus tard, j’ai compris que je n’étais pas une exception. A Ressaix, la convivialité, c’était une seconde nature, et les portes ouvertes, ce n’était pas seulement une métaphore … les portes étaient vraiment ouvertes. Et j’ai découvert là des personnalités très attachantes. Toutes méritent d’être mises en lumière … je vais commencer par trois d’entre elles :
Tout d’abord, Danielle Perzyna ( sur les photos 1.492, 1.494, 1.495, 1.500 et 1.501 ) … voilà bien quelqu’un qui mérite toute notre admiration, et pas seulement parce que sa personnalité, timide et effacée, ne lui a pas suffisamment permis de briller comme elle le méritait. C’est sa gentillesse qui éclatait dès qu’elle se mettait à sourire. Sa joie de vivre était communicative. Mais là où elle était extraordinaire, c’est en dansant.
Danielle est « malentendante ». La musique est sans doute pour elle un mystère. Tout ce qui permet aux autres de suivre le rythme, d’être synchronisés, lui est inconnu. Pourtant, elle danse avec une justesse inouïe. Pour avoir souvent dansé avec elle, je peux affirmer que ce fut, à chaque fois, un plaisir. Je ne comprends toujours pas son secret. J’imagine qu’elle arrive à capter les vibrations de son partenaire ?
J’ai envie aussi de parler de ces deux demoiselles ( photo 1.495 ) que nous avons vu débarquer pour la première fois lors d’une répétition. Elles nous ont expliqué qu’elles étaient italiennes et passionnées par la danse folklorique polonaise. Leur souhait … tout simplement intégrer le KSMP de Ressaix. Elles ne connaissaient personne. Elles voulaient juste danser. Cette démarche et cette spontanéité nous ont touchés.
Aujourd’hui, je suis désolé d’avoir oublié leurs noms. Par contre, Je n’ai pas oublié le plaisir que j’ai ressenti à leur apprendre à danser. Elles ont fait un bout de chemin avec nous. Ce fut un bout de chemin très agréable.
Ces exemples, à eux seuls, illustrent parfaitement le formidable pouvoir d’attraction et l’irrésistible envie de participer que le folklore polonais projette. Nous avons eu le privilège de tomber dedans dès notre enfance.
Nous avons eu la chance d’avoir des parents qui nous ont poussés dans cette direction et un environnement culturel qui était déjà organisé et qui n’attendait que nous pour poursuivre son but. Tout ceci explique que nous soyons, encore aujourd’hui, aussi nostalgiques de cette période.
10/12/2018 – JP Dz
1.491 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta – 1959 / 1979 : Autocollant commémoratif des 20 ans d’existence.1.492 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Debout : Malvina Rusowicz ; Vital Kciuk ; Michel Spiewak ; Danièle Czajkowski ; Danièle Perzyna ; Thérèse Spiewak ; Marilyne Desmet ; Eveline Ogonowski ; Simone Wattiez ; Olek Jelen ; Dominique Ogonowski ; Janeczko Marcin. Accroupis : Freddy ? ; Jean-Michel Deputat ; André Walasczyk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Daniel Kowal.1.493 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta – 01/05/1977 – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Spectacle pour la bénédiction du drapeau des Dames du Rosaire de Ressaix : Simone Wattiez ; Daniel Kowal ; Irène Sitarz ; Casimir Nowicki ; Bernadette Marszalkowski ; Claude Soulas ; Dominique Ogonowski ; Vital Kciuk ; Eveline Ogonowski ; Jean-Michel Deputat ; Loretta Barbarossa ; Janek Perzyna.1.494 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : Debout : Eveline Ogonowski ; Thérèse Ogonowski ; Georges Kiełbowicz ; Christiane Marszalkowski ; Danièle Perzyna ; Nathalie Haine. Accroupis : Janek Perzyna ; Nadine Deputat.1.495 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Debout : ( ? ) ; Danièle Perzyna ; Thérèse Spiewak ; ( ? ) ; ( ? ). Accroupis : Jean-Pierre Dziewiacien ; Michel Spiewak ; Jean-Michel Deputat.1.496 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : Marilyne Desmet ; Thérèse Spiewak.1.497 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : Irène Sitarz ; Bernadette Marszalkowski ; Simone Wattiez ; Dominique Ogonowski ; Eveline Ogonowski.1.498 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : A l’avant plan : Bernadette Marszalkowski et Daniel Kowal ; juste derrière : Irène Sitarz et André Cornut ; ….1.499 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta : A l’avant plan : Eveline Ogonowski et Jean-Michel Deputat ; Irène Sitarz et Vital Kciuk.1.500 : Sous un chapiteau : KSMP Centre Orlęta : André Walasczyk et Danièle Perzyna ; Vital Kciuk et Danièle Czajkowski ; Michel Spiewak et Marilyne Desmet ; Dominique Ogonowski ; à l’arrière : Olek Jelen.1.501 : Sous un chapiteau : KSMP Centre Orlęta : Debout : Dominique Ogonowski ; Marilyne Desmet ; Simone Wattiez ; Danièle Perzyna ; Eveline Ogonowski ; Malvina Rusowicz. Accroupis : Jean-Michel Deputat ; Daniel Kowal ; André Walasczyk ; Michel Spiewak ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Vital Kciuk.