0213 – The show must go on …

Sous titre : Bourdes, gaffes, bévues, gags, boulettes … sur scène !

Si nous gardons un excellent souvenir de nos spectacles folkloriques respectifs, il faut bien l’admettre … parfois … il y a eu des « dérapages ». Même préparés avec beaucoup de minutie, nos représentations ont, parfois, dû faire face à l’impondérable. Dans ces cas-là, nos bourdes, gaffes, bévues, gags et boulettes se sont donné le mot pour aggraver des situations déjà très compliquées. Et les fous rires, des uns et des autres, n’ont fait qu’augmenter notre difficulté à poursuivre le spectacle. Paradoxalement, ce sont ces anecdotes humoristiques qui nous reviennent en premier lieu ; elles sont le reflet de notre bonne humeur et d’un enthousiasme communicatif qui ne craignait ni la compétition, ni … les « embardées ».

Parfois, ça « cafouillait » dès le départ. Le KSMP de Ressaix ne dansait pas toujours avec un orchestre. Quand les musiciens n’étaient pas disponibles, c’est une cassette préenregistrée qui accompagnait les danseurs.
Ce jour-là, c’était le cas. Les danseurs étaient prêts à s’élancer pour leur fameux Krakowiak. Ils étaient tous dans les starting-blocks … une main en l’air … la jambe tendue … le chapeau à plume de paon fixé sur la tête … il ne manquait plus que la musique. Mais … dès que le préposé a appuyé sur « Start », c’est un tonitruant « Hey ! Manhattan » du chanteur C. Jérôme qui a retenti, en lieu et place du Krakowiak ! À l’époque, les cassettes avaient deux faces ; c’était la mauvaise. Inutile de dire que le public était hilare. Ça commençait déjà bien.

Parfois, ce sont les accessoires qui n’en faisaient qu’à leur tête … et quand la tête ne leur revenait pas …
Je laisse Francine Załobek vous raconter elle-même son moment de « dé-tresse » :

Petite anecdote au KSMP de Liège : Au cours des différents spectacles, il est parfois arrivé des incidents techniques : un élastique de pantalon qui craque ou un jupon qui se répand sur le sol … J’ai fait plus original et je ne pense pas que ce soit arrivé à quelqu’un d’autre. Notre « chorégraphe » de l’époque ( Évelyne ) tenait à ce qu’on forme un ensemble ; pas de bijoux apparents, pas de lunettes ( pratique ! ) et des tresses pour les filles.

 Dans les cheveux longs, ou mi-longs, pas de problème. Or j’avais des cheveux très courts. C’était donc une savante construction à base d’épingles et une tonne de laque. Vint un jour où, à la fin de la première partie, cet échafaudage s’écroula. En virevoltant gaiement, une tresse se détacha et vola dans les pieds du public. Moment de stupeur, puis de panique, les gens croyant avoir vu un rat. À la fin de la danse, honteuse et confuse, j’ai récupéré l’objet du délit ( Georges, hilare, me laissant seule devant mes responsabilités ). Je ne me souviens pas si j’ai terminé le spectacle avec une ou deux tresses, mais je sais qu’on en a rigolé très longtemps dans les chaumières.

Francine Załobek

À d’autres moments, ce sont les équipements mis à notre disposition qui n’était pas à la hauteur. Je me souviens, comme si c’était hier, d’un spectacle donné par le KSMP de Mons, fin des années soixante, à Baisieux ! J’étais alors trop jeune pour danser et j’ai donc assisté à la scène à quelques mètres du podium. Donc, ce jour-là, il n’y avait pas de chapiteau, seulement un podium installé – peut-être un peu trop vite – en plein air. Il semblait solide et stable. Mais c’était sans compter sur l’enthousiasme des danseurs …

Il faut dire que les Oberek, Mazur et autre Krakowiak sont particulièrement rythmés. Les danseurs sont obligés de compter leurs pas pour garder le tempo et être synchronisés. Régulièrement, au bout des huit mesures, il convenait de marquer le pas. Ça permet de donner un certain effet et surtout de se resynchroniser.

C’est ce qu’on appelle le « tąpanie ». Cette tradition polonaise a perduré tout au long de l’histoire des KSMP ; avec par moments plus … d’intensité. Ça permettait aussi à certains danseurs mâles d’affirmer leur virilité. Dans l’euphorie de l’instant et, pour certains d’entre eux, à cause d’une … très très légère surcharge pondérale, ils n’hésitaient pas à « frapper fort ».

Ce jour-là donc, dès les premiers pas sur scène des huit couples de danseurs … on a vu le podium commencer à se balancer. On aurait dit qu’ils étaient sur un radeau à un mètre du sol … Mais ce n’était pas le plus grave ! Aux premiers « tąpanie », c’est le plancher qui s’est demandé ce qui lui arrivait ! Évidemment, et très vite, un des garçons a percé la planche sur laquelle il claquait son pied … puis un autre … puis encore un autre ! A ce moment-là, plus personne n’avait de doute … ce plancher-là ne supporterait pas sa charge ! Mais la danse était loin d’être finie … et on n’arrête pas un polonais qui danse ! Du coup ( si j’ose dire ) certains garçons se sont dévoués pour « reclouer » des planches qui se relevaient dangereusement … à coup de talon, en rythme et parfois même, pas en rythme.

À la fin de la danse, le plancher était plein de trous ; on se serait cru sur une autoroute wallonne ! Le kiosque était inutilisable. Les organisateurs locaux ont dû finalement se résoudre à déplacer la représentation vers une salle voisine … C’est une réalité : le sol tremble souvent sous l’enthousiasme des polonais.

Je suis sûr que vous aussi, vous avez d’innombrables anecdotes du genre. C’est le moment de les partager.

04/03/2019 – JP Dz

En ce qui concerne le KSMP de Ressaix, effectivement cela s’est passé je pense à La Louvière, avec mon enregistreur à bande double piste et non à cassettes (qui servait aussi à toutes les répétitions du KSMP) où j’avais bien demandé au technicien de la scène de n’appuyer que sur le bouton START au moment voulu mais il est parvenu à changer de piste sur laquelle était enregistrée tout à fait autre chose. Vous devinez quelle était ma colère, nom de D… !

Cela me rappelle une autre anecdote que confirmera Gieniu Perzyna : lors d’une représentation à Marcinelle, peut-être un festival KSMP, lorsque le responsable-électricien de la salle branchait les spots de la scène, l’intensité du courant diminuait sur le circuit sur lequel était branché mon enregistreur à bande et celui-ci donc ralentissait au point que Gieniu Perzyna, avec un doigt, essayait tant bien que mal, à faire tourner la bande. Je vous laisse deviner le résultat : l’horreur !

Casimir Nowicki

1591_KSMP_Liège
1.591 : The show must go on … : KSMP Liège : Georges Załobek ; Francine Załobek.
1592_KSMP_Liège
1.592 : KSMP Liège : Premier rang : Helena Wochen ; Gaby Stefanski ; Francine Załobek ; Aline Bień ; Deuxième rang : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Troisième rang : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Quatrième rang : Madame Bień ; ( ? ) ; ( ? ).
1593_KSMP_Liège
1.593 : KSMP Liège : Elizabeth ? ; Valérie ? ; Mirka Patalas ; ? Paluszkiewicz ; Christiane Switon ; Aline Bien ; Aline Jarosz ou Evelyne ( derière le micro ) et enfin Brigitte ….
1594_KSMP_Ressaix
1.594 : KSMP Ressaix : Bernadette Marzalkowski ; Daniel Kowal ; Eveline Ogonowski ; Irène Sitarz ; André Cornut ; ( ? ) ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski.
1595_KSMP_Ressaix
1.595 : KSMP Ressaix : ( ? ) ; ( ? ) ; Danièle Perzyna ; Jean-Michel Deputat ; Simone Wattiez ; Daniel Kowal ; Vital Kciuk ; Danièle Czajkowski ; Dominique Gebka ; Dominique Ogonowski.
1596_KSMP_Ressaix
1.596 : KSMP Ressaix : Simone Wattiez ; Jean-Michel Deputat ; Casimir Nowicki ; André Cornut ; Daniel Kowal ; Bernadette Marzalkowski ; Vital Kciuk ; Halina Ogonowski.
1597_KSMP_Ressaix
1.597 : ( ? ) ; Lokietek ; Gieniu Perzyna ; ( ? ).
Cette photo a été prise à Rome en 1966, à l’ occasion du Millénaire de la Pologne. Ks. Rektor Repka avait choisi les étudiants de l’Université de Louvain pour représenter la jeunesse de Belgique. J’ai fait partie du groupe à la demande de Robert Domecki ( devenu aussi médecin ), du fait qu’ au dernier moment il y a eu un désistement d’un étudiant. Si mes souvenirs sont bons, outre les Polonais de l’ Europe de l’ouest, il y avait le pape Paul VI. Gieniu Perzyna

1598_KSMP_Mons

1.598 : KSMP Mons : ( ? ) ; ( ? ) ; … ; Zygmund Mielcarek ; ( ? ) ; Stéphanie Goch ; Serge Préat.

1599_KSMP_Mons
1.599 : KSMP Mons : Serge Préat ; ( ? ) ; Stéphanie Goch ; … ; Ewa Dudziak ; …
1600_KSMP_Mons
1.600 : KSMP Mons : Didier Chmielecki ; … ; Nadine Kucharzewski ; Serge Préat ; Richard Chmielecki ; Urszula Twardowska.
1601_KSMP_Mons
1.601 : KSMP Mons : Michel Mielcarek ; Didier Chmielecki ; Nadine Kucharzewski ; Stéphanie Goch ; Serge Préat.

 

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