Les Anciens de Comblain ont brillé ce week-end à Comblain-au-Pont !
En effet, durant ce mois de juillet 2018, le Musée du Pays d’Ourthe Amblève, à Comblain-au-Pont, organisait un concours de photographie intitulé : « Surprenez-nous ! Exposition de photos insolites sur le thème : Nature & Patrimoine en Ourthe-Vesdre-Amblève ». Nous avons participé à ce concours.
La photo que nous avons envoyée au musée pour concourir est une photo prise par Casimir Nowicki en 2015, lors de notre première rencontre des Anciens. C’était le dimanche matin, donc le lendemain de notre passage, tous ensemble, au cimetière. Et donc, Casimir est reparti, tôt le matin, au cimetière pour couper au sécateur les mauvaises herbes qui envahissaient la tombe de Pan Jan. En arrivant au cimetière, il est tombé, nez à nez ( ou plutôt nez à museau ) avec un renard paisible qui se reposait là nonchalamment sur une des tombes !
Cette photo, qui est en annexe, correspondait parfaitement aux critères du concours « nature & Patrimoine ». Elle a plu au jury qui a décidé de la sélectionner, de l’exposer et de nous convier au vernissage de l’exposition ce dimanche 9 septembre. L’ambiance était très « chouette ».
Bravo à Casimir qui a su capter ce petit moment de poésie dans un endroit si singulier.
L’exposition est accessible du 7 septembre au 7 octobre 2018, du mardi au dimanche de 10 h à 17 h au Musée du Pays d’Ourthe Amblève, Place Leblanc ( c’est la place du marché ), n° 1 & 7 à Comblain-au-Pont.
Nous y passerons peut-être lors de notre week-end des Anciens les 22 et 23 septembre. N’oubliez pas de réserver …
12/09/2018 – JP Dz
Le renard paisibleAnnonceInfosL’animationL’animationFélicitationRemise du prixDevant la photoLa photo et le commentaire
Pas plus tard que la semaine dernière, j’évoquais le passage à Comblain-la-Tour d’un « sex-symbol » Roger Moore, alias « Le saint » ! Mais l’illustre acteur n’est pas le seul Don Juan qui ait hanté les rues du petit village ardennais. Que nenni … il y en a eu d’autres … Bien sûr, tous n’ont pas été surnommés « Le saint » … parfois c’était même le contraire ! Celui dont il est question aujourd’hui était surnommé : « PurpereDuivel», le diable pourpre ! ? !
Malgré de longues recherches et d’inlassables questionnements, je ne suis pas en mesure aujourd’hui d’expliquer pourquoi Czesiu Kucharzewski a été rebaptisé le « PurpereDuivel» de Comblain. Je pense que lui non plus ne le sait pas. Nous en sommes donc réduits aux conjectures. Et puisqu’il nous faut envisager différentes hypothèses … allons-y. Je me régale déjà …
Tout d’abord les faits : bien que je m’honore d’être un proche de Czesiu, je n’avais jamais entendu parler, durant les colonies, de ce surnom. Pourtant il était connu et largement utilisé par les filles. La preuve : lors de notre première rencontre, en septembre 2015, c’est la première chose que ces dames du Limbourg – Zosia, Regina, Monica et Elisabeth – ont rappelée ! Pour se souvenir, après 40 ans, d’un détail aussi précis à propos de quelqu’un … il faut que cette personne ait marqué durablement les esprits. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le type ne laissait pas indifférent et n’est pas passé inaperçu ! Mais pourquoi le Diable pourpre ?
Je pense qu’on peut d’emblée rejeter une quelconque ressemblance avec le personnage de « Simon Templar » de la série télévisée. L’un est un intrépide cascadeur … l’autre moins. De là à prétendre que c’est tout le contraire, et que donc c’est normal d’opposer le Saint au Diable, c’est un paralogisme que je me refuse d’envisager. D’autant plus que Roger et Czesiu ont quand même des points communs … ils sont tous les deux aussi sympathiques que beaux gosses !
Peut-être faudrait-il essayer de trouver l’explication en commençant par la couleur parce qu’il est bien question ici de la couleur « pourpre » et non pas « rouge » … la nuance est précise ! « Rode duivel » aurait été bien plus simple, on aurait pu penser à la politique ou au sport !
Le pourpre, c’est la couleur des cardinaux. On en revient à quelque chose qui évoque la sainteté. Et donc, associer la couleur du Vatican au pire ennemi de l’Église, n’est-ce pas une manière de mettre en lumière l’ambivalence du personnage ? Ou de décomposer le spectre de lumière qui s’en dégage ? D’autant plus que la couleur pourpre est absente dans l’arc-en-ciel … le saviez-vous ?
Alors bien sûr, les plus pragmatiques d’entre vous ne me suivront pas si loin et opteront plutôt pour une explication plus basique … Le pourpre est la teinte la plus proche du mauve, avec qui il partage d’ailleurs cette exception grammaticale … celle des adjectifs de couleurs qui proviennent de noms de choses, mais qui s’accordent quand même. On dira : « des robes marron », et non pas « des robes « marronnes », mais pourpres s’accorde, donc : « les culottes sont pourpres ». J’ignore si Czesiu portait des culottes pourpres ?
Mais si c’est le cas, qui – et dans quelles circonstances – aurait pu dévoiler cette petite fantaisie vestimentaire ? L’information serait alors passée de bouches à oreilles et aurait traversé les années sans qu’on puisse se souvenir comment elle aurait filtré ? Mais ce n’est qu’une hypothèse, bien sûr. Peut-être que d’ici quelques jours, lors de notre week-end de septembre, nous pourrions vérifier ?
Le mauve est aussi la couleur de club de football d’Anderlecht qui avait, à l’époque, la faveur de Czesiu … c’est aussi une explication possible, mais beaucoup moins poétique. Mais je préfère la précédente.
Pour le reste, il faut bien admettre qu’avec sa « petite gueule d’ange » et son humour « démoniaque », Czesiu était inclassable … à part dans la catégorie « mi-ange – ni-démon ». Son côté « petit diable », n’échappait à personne. On aurait pu lui donner le bon Dieu sans confession et en même temps, on préférait échapper à ses reparties qui pouvaient parfois être cinglantes.
Pour en avoir le cœur net, j’ai analysé plus en détail les photos sur lesquels il est présent, et … en y regardant de plus près … j’ai constaté qu’un détail m’avait échappé jusqu’ici… voyez vous-même. Je n’ai fait qu’augmenter la sensibilité des clichés…
10/09/2018 – JP Dz
1.358 : Roger Moore, alias « Le Saint ».1.359 : COMBLAIN-LA-TOUR : Purpere Duivel : Czesiu Kucharzewski, alias le « Purpere Duivel » ; Richard Konarski ; Freddy Fuitowski ; Jerzy Bardo.1.360 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Czesiu Kucharzewski, « Purpere Duivel », entouré de Annie Borowski ; ( ? ) ; Zosia Król ; Hélène Borowski ; Annie Wizla ; Micheline Zwierzyk ; Betty Nowicki ; Alexandre Persich ; Isabella Cosaro ; Annie Nowicki ; Zuhal Gunal ; ( ? ) ; Eric Nowicki.1.361 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Edward Kucharzewski ; ( ? ) ; … ; Lydia Młynarski ; Zuhal Gunal ; Annie Wizla ; Mme Martha Dziewiacien ; ( ? ) ; … ; Czesiu Kucharzewski ; Richard Konarski ; Georges Persich, debout ; Jerzy Bardo ; Pierre Bartnik ; Ks Józek, le séminariste ; Helena Wochen ; Eveline Ogonowski ; Ks Kazik, le séminariste ; Henri Bogdanski ; ( ? ) ; … ; Mr Załobek ; Mme Załobek ; Mr Józef Rzemieniewski.1.362 : En spectacle avec le KSMP de Mons : Pierre Front ; Czesiu Kucharzewski ; à l’arrière, Pascal Łagocki ; Freddy Motała ; Giovani Cortelletti.1.363 : Quelque part, au bord d’un lac : Zuhal Gunal ; Czesiu Kucharzewski.1.364 : Quelque part, au bord d’un lac : Pierre Front ; Michel Brzezicha ; Pascal Łagocki ; Czesiu Kucharzewski ; Didier Boucheï ; Freddy Motała ; Giovani Cortelletti ; Martine Brzezicha ; Lydia Hantson ; Patricia Dudziak ; Sylvie Motała ; Zuhal Gunal ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).1.365 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2015 : Au retour de la promenade à Hamoir : Jean-Pierre Dziewiacien ; Czesiu Kucharzewski.1.366 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Spectacle commun de Spotkanie et Wisła : Czesiu Kucharzewski, entouré des danseuses de Spotkanie.1.367 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Au bord de l’Ourthe : Czesiu Kucharzewski, enfin apaisé …
Cette année-là, a été marquée par la présence au festival de Roger Moore. En 1965, il était déjà une immense vedette de la télévision. Son rôle dans le feuilleton « Ivanhoé », diffusé dès 1959, avait déjà fait de lui le héros de toute une génération d’enfants et d’adolescents. Mais c’est surtout son interprétation de « Simon Templar, le Saint », entre 1962 et 1969, qui en a fait une célébrité internationale. C’est un Roger Moore au sommet de sa gloire qui débarque donc à Comblain, auréolé de son statut de star internationale et de sex-symbol.
Plus tard, il sera encore le Brett Sinclair dans « Amicalement vôtre », au côté de Tony Curtis, entre 1971 et 1972, et surtout James Bond 007. Entre 1973 et 1985, il incarnera 7 fois le rôle du plus connu des agents secrets de sa majesté ( Vivre et laisser mourir ; L’homme au pistolet d’or ; L’espion qui m’aimait ; Moonraker ; Rien que pour vos yeux ; Octopussy ; Dangereusement vôtre ).
À Comblain-la-Tour, Roger Moore sera logé Rue du Parc … non, pas à la Maison polonaise, mais à l’Hostellerie Saint-Roch. Madame Dernouchamps, la propriétaire de l’hôtel, nous a raconté cette visite inoubliable. Les fans étaient tellement avides d’apercevoir l’immense vedette, qu’il a fallu héberger l’artiste dans la partie privée de l’établissement pour le ménager. Mais rien ne décourageait les groupies. Au point qu’une des vitres du restaurant a été brisée sous la pression de ces dames, poussées par leur insatiable curiosité …
C’est ainsi qu’Eveline – elle n’avait que 8 ans à l’époque – se souvient parfaitement d’avoir vu passer la voiture, de la vedette, devant le Centre Millennium. Le véhicule tentait d’échapper aux fans qui le poursuivaient en criant : « C’est le Saint … c’est le Saint ». Imaginez assister à l’apparition d’un « Saint » … une telle vision avait de quoi marquer l’esprit d’une enfant de 8 ans !
La Ford Mustang descendait la Rue du Parc. Elle est passée devant Eveline et tous les autres enfants, qui s’apprêtaient à sortir par la grande barrière de l’entrée, pour s’engouffrer, à toute vitesse, en dessous du pont et disparaître dans les rues étroites du village. C’était déjà une course-poursuite à la James Bond … Cette célébrité n’a pas évité à Roger Moore d’être copieusement bombardé de légumes et de projectiles de tous genres quand il s’est présenté sur la scène du festival. Ce petit épisode cocasse a dû être bien désagréable et déstabilisant pour l’artiste : adulé comme un dieu par les uns et décrié, par les autres …
En fait, cette petite mésaventure illustre bien l’adage « on ne peut pas plaire à tout le monde », mais elle est également représentative des diverses tendances, voire des antagonismes qui ont prévalu durant le festival de jazz.
D’un côté, les « jazzeux » purs et durs qui n’accepteront jamais la présence, l’intrusion, dans « Leur » festival, d’opportunistes qui n’étaient en rien liés au monde du jazz. De l’autre côté, ceux qui appréciaient également la variété en général et pour qui, la venue à Comblain-la-Tour de vedettes de la chanson et du cinéma était aussi un événement en soi … D’autre part encore, les petites formations musicales et autres groupes de jeunes venus là pour tenter leur chance et se faire connaître. Et enfin, les comblinois, fiers de la soudaine célébrité de leur petit village, et les commerçants pour qui le nombre de visiteurs était une réelle aubaine. Chacune de ces différentes catégories, mues par des attentes et des intérêts différents, défendra « sa » vision de « Son » festival… Comme autant de strates, chacun venait qui, chercher la confirmation de sa gloire, qui, la reconnaissance de son talent et grappiller quelques miettes de célébrité, qui, faire des affaires …
En ce 1er août 1965, les stars de la seconde soirée seront Nina Simone et John Coltrane. Cet immense saxophoniste jouera avec à ses côtés, le pianiste, McCoy Tyner, Elvin Jones, à la batterie et Jimmy Garrison à la contrebasse.
Mais, il y aura des belges, comme John Van Rymenant, l’organiste André Brasseur et le pianiste Léo Fléchet, mais aussi Woody Herman. Et beaucoup d’autres comme la fidèle Lilian Terry.
Sur le podium des jeunes, les groupes amateurs se sont succédé. C’est « Les Tell-Stars » qui ont remporté le concours de la « Chouette d’Or ». Ce trophée récompensait le meilleur groupe qui se produisait dans la tente des jeunes, c’est-à-dire la scène qui était réservée aux « espoirs » qui n’avaient pas encore la notoriété suffisante pour se mélanger à l’élite mondiale. À cette occasion, ils ont gagné l’enregistrement d’un 45 tours.
Aujourd’hui, de tous ces hauts faits du festival, il reste d’immenses souvenirs, inoubliables, incroyables et inaltérables … Roger Moore, lui est décédé le 23/05/2017. S’il était revenu à Comblain, on aurait presque pu le croiser lors d’une de nos sorties d’anciens et je crois alors, qu’on aurait tous crié aussi : « C’est le Saint, c’est le Saint !!! ».
1.347 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Chacun à sa place.1.348 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.1.349 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Un public attentif.1.350 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Roger Moore ; ( ? ).1.351 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Roger Moore ; ( ? ).1.352 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Roger Moore ; Joe Napoli ; ( ? ).1.353 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Roger Moore interviewé sur la terrasse de l’Hostellerie Saint-Roch.1.354 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : John Coltrane et son orchestre.1.355 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Nina Simone.1.356 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Le festival vu du haut du rocher de la Vierge.1.357 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1965 : Jazz à Comblain-la-Tour : Extrait des Echos de Comblain – Juillet 1965.
La Rue du Vicinal à Comblain, doit son nom à l’implantation du chemin de fer vicinal et de la ligne : Comblain-la-Tour – Manhay – Melreux ( voir affiche 1.339 ).
Sur cette ligne, circulait à l’origine un petit tram à vapeur. En 1935, le petit tram est remplacé par une motrice à moteur diesel. La ligne servait aussi bien aux transports de marchandises, qu’aux transports de voyageurs. Son tracé était particulièrement accidenté : partant d’une altitude de 106 mètres, il arrivait déjà après 5 km de parcours à 335 mètres à Xhoris-Battys, pour atteindre 502 mètres à Chêne-al-Pierre.
À Comblain-la-Tour, le vicinal à vapeur passait au pied du « Tiér des Pourcês » ( voir article n° 175 ), et venait se glisser entre cette roche conique et la gare du chemin de fer. Malheureusement, la voie du tram était de petite section … et les wagons, chargés de troncs d’arbres, qui y circulaient, ne pouvaient rouler sur les rails du train ! Il fallait donc absolument – à chaque fois – transborder la marchandise … à la force des bras.
Il est à noter également que les wagons qui arrivaient des carrières, chargés de pierres, n’avaient pas, non plus, le même écartement des rails. Une vaste aire de manœuvre ( dont on peut apercevoir une partie sur les photos 1.345 et 1.346 ) servait donc aux transbordements des marchandises d’un wagon sur l’autre.
Le transport des voyageurs connaissait un grand succès. Il faut dire que « construit à une époque où l’on ne voyait pas, ou presque, de motocyclettes, ni de voitures automobiles ( à Comblain-la-Tour, on n’en connaissait qu’une, propriété de Mr Félicien Hody, maître de carrières ), il s’était rapidement imposé comme l’outil indispensable 1».
Le transport des marchandises s’est définitivement arrêté le 1er septembre 1955. Le service des voyageurs était déjà interrompu depuis le 22 mars 1948. C’est avec un petit pincement au cœur que les Comblinois ont vu disparaître leur petit tram qui – pendant presque un demi-siècle – avait permis de rapprocher les habitants des villages avoisinants. Avec le petit tram, c’est tout une partie du folklore local qui disparaissait.
Il faut savoir, qu’avant guerre, de très nombreux pèlerins empruntaient ce moyen de transport pour se rendre le 16 août à Ferrières pour y fêter la Saint-Roch. Ils voulaient ainsi se préserver des épidémies et spécialement du choléra. Au retour, ces « Sint Rockis et Rock’resses » offraient, aux villageois, un spectacle haut en couleur.
« À peine débarqués ( du tram ), ces joyeux pèlerins tout fleuris de bruyère … formaient un cramignon ( Le cramignon est une danse traditionnelle de la région de Liège ) et, sous la conduite d’un « meneur », se répandaient en une chaîne dansante dans le fond du village, tout en répétant les couplets que chantait l’un des danseurs2 ». La fête se terminait, dans une ambiance extraordinaire, sur la Place du Wez, où s’enchaînaient des « cramignons » jusqu’à l’heure du dernier train pour Liège.
L’histoire du vicinal commence en 1900, quand le conseil communal de Comblain-Fairon s’est prononcé, pour la première fois, en faveur de la construction de cette ligne. En 1903, les plans et budgets avaient été approuvés. Remarquez en passant qu’il n’a fallu que 3 ans pour imaginer, proposer, convaincre, étudier, rédiger le cahier des charges, dessiner, calculer le coût, et approuver le projet ! Aujourd’hui, il faut en moyenne 30 ans pour en faire la moitié ! Dès le départ, les élus comblinois souhaitaient que la ligne se prolonge jusqu’à La Rock ( commune d’Anthisnes ).
Les travaux proprement dits débutent dès 1908. Le 28 août 1909, la ligne était terminée jusqu’à Xhoris. La section – Comblain-la-Tour – Manhay – Melreux – était déjà achevée le 5 février 1911. Par contre, l’autre section, Comblain – La Rock, posait problème. En effet, même si la distance de ce tronçon était relativement faible ( 7 à 8 km ), il fallait traverser la ligne de chemin de fer et surtout l’Ourthe !
Plusieurs projets furent étudiés. L’un d’entre eux envisageait sérieusement que le tram longe le mur de soutènement du chemin de fer, Rue du Vicinal … traverse les rails en passant sous le viaduc ( qu’on aurait élargi ) … longe la « propriété Detienne » ( c’est-à-dire le Centre Millennium et son parc ) … et finalement franchisse la rivière sur un pont à construire au pied du Rocher de la Vierge 3 ! ! !
Heureusement pour nous … ce projet n’a jamais vu le jour. Vous vous imaginez ce tram, si pittoresque soit-il, juste au bord de notre parc ?
Nous l’avons échappé belle !
27/08/2018 – JP Dz
1 : Extrait des Échos de Comblain de décembre 1966 ; page 91 2 : Extrait des Échos de Comblain de décembre 1966 ; page 92 3 : Voir extraits des Échos de Comblain de janvier 1967 ; page 5
1.339 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal Manhay Melreux : Pèlerinages de St Roch et de St Antoine.1.340 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal : Le tram et la gare.1.341 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal : Départ du tram vers St Roch.1.342 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal : Départ du tram.1.343 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chemin de fer vicinal.1.344 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du haut de la Roche conique : En bas, tracé des voies du tram.1.345 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du haut de la Roche conique : En bas, la gare, les rails du train et ceux du tram.1.346 : COMBLAIN-LA-TOUR : Vue du haut de la Roche conique : Les rails du train et ceux du tram. Dans le fond, le centre Millennium.
En tant que Présidente de l’ensemble Spotkanie, j’ai demandé aux Anciens de Comblain de pouvoir utiliser leurs canaux de diffusion pour m’adresser directement à vous. J’espère ainsi toucher un maximum de ces polonais de Belgique qui ont fait toute la richesse de l’émigration polonaise dans notre pays d’adoption,
Si Spotkanie existe depuis 45 ans, c’est en partie grâce à tous les groupes folkloriques qui ont existé avant nous. En effet, à ses débuts, le groupe « Djanul » ( à l’origine de Spotkanie ) présentait des spectacles de folklore de beaucoup de pays différents. Un jour, il a fallu choisir. Le folklore polonais paraissait si riche … ceux qui le représentaient avaient l’air si enthousiastes, que sans hésitation, c’est la culture polonaise qui s’est imposée.
Depuis, « Djanul » est devenu « Spotkanie » et nos danses, nos chants et notre musique puisent exclusivement leurs inspirations dans le folklore polonais.
Entre-temps, malheureusement, les autres mouvements de jeunesse comme les KSMP, les groupes d’avant KSMP – souvent impulsés par le scoutisme – et ceux qui représentaient des tendances différentes ont presque tous disparu. C’est bien dommage ! Il y avait de la place pour tout le monde. Nous sommes donc devenus les héritiers de tout cet enthousiasme et … nous en avons parfaitement conscience.
Depuis quelque temps, un nouvel esprit s’impose. Il privilégie l’entente, la réconciliation et le bon sens. Du coup, les différences s’estompent et l’intérêt général, celui d’alimenter notre âme polonaise, dépasse toutes les autres préoccupations. C’est tout le monde qui y gagne !
Ce nouvel esprit est si fort qu’il parvient à ouvrir des armoires qui sont restées fermées depuis 35 ans … il ouvre des greniers et des caves qui sont restées obscures depuis trois ou quatre décennies … Les trésors cachés là renaissent enfin à la lumière … et tous les souvenirs qui y sont attachés resurgissent.
L’ensemble Spotkanie a reçu l’année passée les costumes folkloriques du KSMP de Mons. Cette année, il a reçu les costumes du KSMP de Ressaix. Le groupe Wisła a reçu les costumes du KSMP de Liège. Ce n’est plus un hasard ! Nous sommes à un tournant de notre petite histoire. C’est bien pour ça qu’il est important de fixer les choses et de leur donner toute la dignité qu’elles méritent.
Notre reconnaissance, celle de Spotkanie, de l’ensemble des danseurs, des chanteurs et des musiciens va tout d’abord à tous ceux qui ont contribué à toutes les étapes de l’existence de ces costumes. En effet, en analysant les robes, les pantalons, les chapeaux et les bottes reçus récemment, nous avons compris que beaucoup de ces trésors appartenaient déjà à d’autres entités avant de rejoindre le KSMP. Bois-du-Luc, Bracquegnies, Chapelle sont autant d’inscriptions qui témoignent du parcours de ces éléments. Elles sont l’illustration d’une constante : l’héritage est passé de l’un à l’autre … jusqu’aujourd’hui.
Aujourd’hui, c’est Spotkanie qui hérite. Permettez-moi de remercier tous ceux qui sont à l’origine de ce cadeau.
Je veux remercier tous ceux qui ont rêvé ces costumes, toutes les couturières qui les ont réalisés, tous ceux qui ont contribué à acheter les autres, toutes les costumières qui en ont pris soin, tous ceux qui les ont portés et même tous ceux qui les ont applaudis.
Ce ne sont pas seulement quelques morceaux de tissus, c’est l’Histoire d’une communauté. Ces costumes vibrent encore des applaudissements qu’ils ont reçus ; ils palpitent encore des émotions de ceux qui les ont portés ; ils brillent encore de l’orgueil d’une nation qui a su utiliser le folklore pour magnifier son besoin de se retrouver.
Je ne vais pas citer de noms … vous êtes trop nombreux, trop modestes … mais vous vous reconnaîtrez. Et surtout, je voudrais vous assurer que Spotkanie n’oubliera jamais et se montrera digne de l’héritage.
Pour illustrer ces quelques lignes, j’ai souhaité vous montrer quelques photos de famille … Il s’agit d’un évènement comme il s’en produisait une fois par an en Belgique : le festival des KSMP. Je parle bien de photo de famille tant vous sembliez unis, soudés, fraternels.
Cette année-là – 1980 à Binche – il manquait malheureusement le KSMP d’Heusden-Zolder, mais tous les autres étaient là, Liège, Charleroi, Ressaix et Mons. Les costumes que vous portiez alors, qui étaient votre fierté, sont à présent entre de bonnes mains. Soyez-en sûrs.
Quant à nous Spotkanie, nous sommes fiers à présent de faire partie de votre famille.
Krysia Cieslik – Présidente de l’ensemble Spotkanie
1.331 : BINCHE : Festival des KSMP : Tous les KSMP réunis ; à droite, Ksiadz Kazimierz Szymurski ; au centre, ( ? ) ; Janek Perzyna.1.332 : BINCHE : Festival des KSMP : Tous les KSMP réunis ; à gauche, Ksiadz Kazimierz Szymurski ; au centre, ( ? ) ; Janek Perzyna ; ( ? ).1.333 : BINCHE : Festival des KSMP : Tous les KSMP réunis ; à droite, Ksiadz Kazimierz Szymurski ; au centre, ( ? ) ; Janek Perzyna.1.334 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Liège.1.335 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Charleroi.1.336 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Ressaix.1.337 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Mons.1.338 : BINCHE : Festival des KSMP : KSMP Liège.
L’orage violent qui s’est invité à Comblain-la-Tour dans la nuit de jeudi à vendredi – le 17/08/2018 vers 3 heures du matin – laissera des souvenirs et des séquelles … Qualifié par les autorités de « mini-tornade », il a mobilisé toutes les énergies, flanqué une fameuse pagaille, déclenché la phase communale d’urgence, nécessité l’intervention des pompiers, du service des travaux, des techniciens de la société d’électricité … et surtout fait quelques blessés.
Pour les blessés, ils sont à dénombrer de chaque côté de l’Ourthe. Dans notre parc un arbre est tombé sur une des tentes des scouts. Bilan : le petit-fils de Stefania Ludwikowski et de Lutek Kurek a le poignet cassé, son père s’en tire avec 3 côtes cassées … Ce bilan aurait pu être infiniment plus grave … Dans le camping du Rocher de la Vierge, une dame s’est fracturé le bassin, et quelques autres personnes sont également touchées.
Compte tenu de la violence du vent et du spectacle de désolation qu’on peut voir un peu partout … c’est presque miraculeux ! Nous souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés.
La nuit a été agitée, c’est le moins que l’on puisse dire. Réveillés en pleine nuit par les éléments en furie, les malheureux scouts du groupe Wisła, installés dans le parc pour leur traditionnel camp de vacances, ont eu la peur de leur vie … surtout les plus jeunes d’entre eux. Et il y avait de quoi paniquer. On imagine le bruit sinistre des grosses branches qui se cassaient et tombaient tout autour du campement. Et quand des gros arbres, à leur tour, se sont couchés, le tout dans une obscurité totale, que seuls des éclairs effrayants venaient interrompre comme pour montrer un décor de plus en plus affolant, et qu’aux cris de panique ont succédé les cris de douleur … on devine l’atmosphère et on frissonne d’émotion.
Le parc aussi se souviendra de cette nuit ! Quelques arbres sont à terre ! Des grosses branches ont craqué et menacent toujours d’entraîner les arbres auxquels elles ne sont plus attachées que par hasard ! Il faudra couper. Des milliers de branches gisent un peu partout, par terre, sur le toit du préau, … La foudre a fendu certains arbres dans le sens de la longueur … c’est impressionnant ! Il urge maintenant d’expertiser pour savoir ce qui restera et ce qui doit malheureusement être abattu. Le travail est gigantesque.
Depuis vendredi matin, des bénévoles sont à pied d’œuvre pour essayer d’effacer les traces de cette « zabawa » infernale que l’orage a organisée à Comblain-la-Tour en invitant ses amis le vent, la tempête, la foudre, la tornade, … J’espère qu’ils se sont bien amusés et … qu’ils ne reviendront plus jamais !
Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.Le parc de Comblain-la-Tour, le 18/08/2018.
Vous l’avez sûrement appris par la presse … une tornade s’est abattue cette nuit sur Comblain-la-Tour.
Les dégâts sont importants … il y a quelques blessés.
Le parc aussi a subi les conséquences de cet orage incroyable … les campeurs du groupe Wisla ont été très fortement impactés par les éléments en furie. Pour le moment, c’est le séjour des pensionnés à Comblain-la-Tour. Tout le monde est sous le choc.
Eveline et moi, nous comptons nous rendre sur place demain – samedi 18/08/2018 – pour voir si nous pouvons aider et pour assurer tous les responsables de notre profonde sympathie.
Nous lançons un appel à toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient nous rejoindre …
Comblain-la-Tour est un endroit de plaisir …. Il doit aussi être un endroit de solidarité …
On vous attend donc demain dans le parc …
Merci d’avance.
Pour les Anciens de Comblain,
Jean-Pierre Dziewiacien
Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
Imaginez l’effervescence … 1.280 personnes qui débarquent à Comblain-la-Tour, qui s’installent dans des camps et des infrastructures disséminées un peu partout dans le village … 1.280 personnes qu’il faut nourrir, désaltérer, guider … 1.280 personnes qui se retrouvent, le soir venu, autour d’un feu de camp … 1.280 personnes qui parlent, qui chantent en polonais, qui s’amusent, qui visitent, qui se promènent, qui achètent des souvenirs.
À ce moment précis, il y avait là, dans le village, plus de polonais que d’autochtones, plus de vacanciers que de résidents. Quant à la moyenne d’âge … elle a, tout d’un coup, fait une extraordinaire cure de jouvence … C’est la langue polonaise qu’on entendait le plus dans toutes les rues … c’est l’uniforme des scouts qui était devenu la référence … c’est leur mode de fonctionnement qui était devenu la norme … et le village tout entier s’était mis à l’heure du Jamborée.
C’était en 1982. Cet événement, à Comblain, est resté unique et a laissé, à tous les participants, le souvenir d’une incroyable exaltation. Pour les comblinois aussi, ces quelques jours resteront gravés dans leur mémoire. Aujourd’hui encore, on en parle comme d’un évènement extraordinaire. Des habitants de Comblain-la-Tour m’ont interpellé récemment pour me demander d’évoquer et d’expliquer, à tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’y être, cette rencontre unique.
Personnellement, j’ai raté ce rendez-vous et je le regrette bien. Heureusement, un certain nombre d’Anciens de Comblain étaient présents. L’enthousiasme avec lequel ils en parlent fait naître, rétrospectivement bien des regrets. Je voudrais remercier plus particulièrement Elizabeth et Piotr Rozenski qui, non seulement ont fourni tous les documents et infos concernant le Jamborée, mais m’ont transmis le virus. Voici comment Piotr me l’a présenté :
« Il n’y a eu qu’UN seul jamborée à Comblain. C’était en 1982, il s’est tenu après nos colonies, du 29 juillet au 11 août plus précisément. Il s’agissait d’une réunion mondiale des scouts polonais ( zlot harcerski ), c’est-à-dire issus de la Polonia ( les polonais vivant hors de Pologne ), avec des participants du monde entier, des États-Unis, du Canada, d’Australie, du Royaume-Uni, etc … Ce genre de jamborées étaient organisés tous les 6 ans seulement. Celui de Comblain-la-Tour était le 3e après Monte Cassino, en 1969 et le Canada en 1976 et avant les US en 1988 et le Royaume-Uni en 1994.
On a du mal à imaginer l’envergure de l’organisation et les contraintes de logistique ! Tout le village était mobilisé et impliqué. Les agriculteurs, par exemple, mettaient à disposition leurs champs, car tout le monde ( sauf les commandants … ) dormait sous tente. D’autres prêtaient leurs tracteurs et leurs équipements pour conduire, tous les matins, suffisamment d’eau à chaque lieu d’implantation. »
L’animateur principal, et celui qui a œuvré pour que le jamborée se tienne à Comblain, c’était Mieczysław Dulak ; mais il est loin d’être le seul à s’être investi … parmi les autres scouts belgo-polonais de la première heure, je citerai Mr JeanStefanski, le Monsieur à la petite moustache grise stylée. Il a écrit un ( ou plusieurs ? ) article pour la presse locale, en français et néerlandais. Je me souviens qu’il m’avait demandé de corriger son texte. J’ignore dans quels journaux les articles ont été publiés, peut-être La Meuse ?
Pour l’occasion a été reconstitué un groupe ( hufiec ) de scouts belges, uniquement des filles ( ! ) sous la direction de Stefania Lutwikowska et Irena Malek, et composé de filles venant d’un peu partout, mais surtout de Maasmechelen ; il y avait là, ma soeur Elisabeth, Cécile Danielewski, Monika, la fille de Stefka, Carine Malek, la fille d’Irena, Claudia … mais aussi les soeurs Osiadacz, Elzunia et Danusia, Joanna Skowron, Elisabeth Czuk, …
Je ne sais pas pourquoi les garçons n’ont pas formé de groupe. En revanche, nous, Ryszard Chwoszcz, Georges Zalobek, Heniu Zapalowski, moi, étions « réquisitionnés » pour la logistique, c’est-à-dire l’approvisionnement en eau potable notamment. Pour cette tâche, nous étions encadrés par Lutek Kurek. J’ai quelque part une photo de la citerne qu’on attelait à une vieille jeep Willy de la 2e Guerre Mondiale, qui après quelques jours était tombée en panne. Je me souviens aussi que Ryszard lui aussi, après quelques jours était « out », ayant reçu la citerne d’eau sur son pied. Mais bien entendu, on n’a pas pu s’empêcher d’intervenir dans l’organisation. Le soir, par exemple, on divertissait les commandants qui dormaient au château. Ça les amusait tellement que finalement, ils nous ont demandés, à nous les logisticiens, d’animer un ognisko devant un millier de participants, qui s’est tenu dans le parc du château Biron… Inutile d’ajouter qu’on a assuré !!! ».
Merci Piotr. Décidément … j’aurai vraiment voulu y être.
13/08/2018 – Piotr Rozenski et accessoirement JP Dz
Le château de Fanson était une de nos destinations régulières. La photo 1.312 illustre une de ces promenades jusqu’aux abords du château. Bien sûr, il nous était interdit d’approcher trop près du bâtiment. J’ai le souvenir d’avoir été « refoulé » – au moins à 2 reprises – quand notre curiosité nous avait poussés jusque dans l’allée principale. Une espèce de garde-chasse, l’œil sévère, est venu nous signifier que « ces terres-là ne pouvaient souffrir d’être piétinées par des miteux » … Dommage !
Je ne sais pas exactement ce que craignait le noble châtelain. Nous étions pourtant inoffensifs. Sans doute que, quelque part, enfoui profondément dans la mémoire familiale des Sélys-Fanson, quelques souvenirs douloureux le mettaient en garde contre le fait de côtoyer le bas peuple. Il faut dire que l’Histoire retiendra du château de Fanson qu’il fut le théâtre d’un épisode peu glorieux : la dénonciation et la capture d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt.
Ce nom peut-être ne vous dit rien ? C’est normal. De cette époque trouble qu’a été la révolution française, on retient surtout les noms des « hommes qui ont « écrit » l’histoire » ; on se rappelle de Robespierre, de Danton, de Rouget de Lisle … et quand un nom de femme apparaît … discrètement … comme Charlotte Corday, ce n’est « que » pour rappeler qu’elle ne fut « que » la meurtrière du « grand » Marat ! Pourtant, les femmes aussi ont fait l’Histoire … elles l’ont rêvée, l’ont accompagnée, s’y sont illustrées, en ont souffert et en ont payé le prix. Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt est une de ces héroïnes de la révolution française, sans doute la plus emblématique. Vous vous demandez pourquoi, tout d’un coup, j’éprouve le besoin de vous parler d’elle ? C’est que son nom est irrémédiablement associé au château de Fanson.
Parfois, notre petite histoire à nous ( avec un tout petit « h » ), simples vacanciers et humbles promeneurs des alentours de Comblain-la-Tour, pouvait croiser la grande Histoire ( celle qu’on écrit avec un « H » majuscule ). C’est le cas ici. Avant nous, des personnages illustres ont foulé les mêmes chemins, les mêmes sentiers. Peut-être se sont-ils arrêtés devant les mêmes paysages, se sont-ils nourris des mêmes impressions et ont rêvé des mêmes choses ? Qui sait ? Anne-Josèphe est originaire de la région ; elle vécut une partie de son enfance à Xhoris. C’est une enfance triste et malheureuse qui la pousse à rêver d’autre chose.
Après moult tribulations, elle débarque dans un Paris en pleine ébullition. Elle épouse les thèses des révolutionnaires, se passionne pour la naissance d’une nouvelle société et devient vite la figure de proue des antiroyalistes. Mais, c’est difficile de s’imposer dans un monde où la « Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen » va jusqu’à ignorer – même dans son titre – qu’il y a aussi des Femmes et des Citoyennes ! Pourtant, elle se lance dans ce combat corps et âme. L’Histoire retiendra d’elle qu’elle fut la première féministe … elle le paiera très cher. Incomprise, sans doute parce que trop enthousiaste, et insoumise, beaucoup trop tôt, elle fera l’objet de toutes sortes d’accusations qui l’obligeront à fuir sur les terres de son enfance et se réfugier, en 1791, au château de Fanson ! Mauvaise idée … Le baron de Sélys-Fanson l’espionnera et la dénoncera. Pauvre type !
Pour ma part, j’avais osé imaginer, qu’en septembre prochain, on pourrait aller se promener jusqu’au château, comme à l’époque de notre adolescence, mais qu’on pourrait en plus – enfin – accéder à l’intérieur et découvrir cette résidence comme à l’époque d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt. Mais c’était ignorer que finalement … rien n’a vraiment changé ! Nous sommes toujours tenus à l’écart … le plus loin possible … les riches avec les riches et les autres … La révolution française n’a pas servi à grand-chose !
J’avais presque abandonné le rêve de nous faire découvrir l’intérieur du château … mais le hasard est fantasque et tout à fait par hasard, j’ai découvert que Stephan Bern avait consacré une partie de ses « Secrets d’Histoire » à la vie tumultueuse d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt. Pour illustrer la vie de la première des féministes, il s’était rendu au château de Fanson pour y tourner une partie de son épisode. Cet épisode a été accessible pendant longtemps sur Internet … j’avais l’intention de partager le lien … malheureusement, depuis quelques jours, il devenu inaccessible. Décidemment!
Quant à notre héroïne, Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, elle finira sa vie d’une manière misérable, abandonnée de tous dans une cellule de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris où elle sera donnée pour folle. Si elle a perdu la raison, c’est peut-être qu’elle avait osé rêver trop… ou trop tôt. Si elle a perdu l’esprit, j’ai la faiblesse de croire que son esprit est revenu sur les terres de son enfance, ici à Xhoris, et que nous l’avons croisé, et qu’il nous a inspiré plus de « liberté », « d’égalité » et de « fraternité».
06/08/2018 – JP Dz
PS : Comment terminer cet article sans rappeler que l’immense Charles Baudelaire s’est inspiré de ce personnage si romantique pour écrire, dans « Les Fleurs du mal », son célèbre : « Sisina » :
« Imaginez Diane en galant équipage, Parcourant les forêts ou battant les halliers, Cheveux et gorge au vent, s’enivrant de tapage, Superbe et défiant les meilleurs cavaliers !
Avez-vous vu Théroigne, amante du carnage, Excitant à l’assaut un peuple sans souliers, La joue et l’œil en feu, jouant son personnage, Et montant, sabre au poing, les royaux escaliers ?
Telle la Sisina ! Mais la douce guerrière À l’âme charitable autant que meurtrière ; Son courage, affolé de poudre et de tambours,
Devant les suppliants sait mettre bas les armes, Et son cœur, ravagé par la flamme, a toujours, Pour qui s’en montre digne, un réservoir de larmes. »
Charles Baudelaire
1.312 : XHORIS : Devant le château de Fanson : Michel Pietka ; ( ? ) ; Patrick Madaj ; Michel Konarski ; Philippe Pietka ; Jef Rozenski.1.313 : XHORIS : Le château de Fanson.1.314 : XHORIS : Le château de Fanson.1.315 : XHORIS : Le château de Fanson.1.316 : XHORIS : Le château de Fanson.1.317 : XHORIS : Le château de Fanson.1.318 : XHORIS : Le château de Fanson.1.319 ; XHORIS : Le château de Fanson.1.320 : XHORIS : Le château de Fanson.1.321 : XHORIS : Le château de Fanson.
Xhoris par les bois … comme autrefois … c’est ça qu’on vous propose cette année comme promenade lors de notre week-end de septembre.
Cette année-ci, nous ne sortirons pas par la grille d’entrée … on suivra le même itinéraire que jadis et donc, c’est par la petite grille du fond du parc que notre balade 2018 commencera. Nous emprunterons ce petit chemin entre le remblai du chemin de fer et l’Ourthe, vers « la source ». Nous l’avons fait tant de fois …
Nul doute qu’en passant devant « la source » nous aurons une petite pensée pour cet endroit si singulier et chargé de tant de souvenirs. L’eau était-elle toujours potable ? Pourtant … nous l’avons souvent consommée. Ça faisait partie des « risques » que nous prenions en toute innocence.
Au bout du chemin, au lieu-dit « le tourniquet » ( ou encore « le trou Lucas » ), en face des quelques chalets qui subsistent, nous passerons en dessous du pont. Attendez-vous à y trouver de la boue. Personne n’est jamais passé par là sans se salir les souliers … c’est presque une tradition. Il faut dire que ce point bas récolte toute l’eau du ruisseau de la Hé d’Ourthe qui descend du Bois de Bléron.
C’est d’ailleurs dans cette direction qu’on va se diriger … tout droit. On s’engagera sur le petit sentier sinueux qui longe le ruisseau de la Hé d’Ourthe et qui monte vers Xhoris à travers le bois. Le décor est magnifique. Je suis sûr que vous vous en rappelez. Pendant trois quarts d’heure, nous allons nous fondre dans une nature quasi vierge. Vous apprécierez la fraîcheur de l’ombre sous les arbres, le parfum des plantes, et surtout le … silence.
On passera évidemment devant la fameuse croix qui nous impressionnait tant quand nous étions enfants ( photo 1.304 ). On ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer, à l’époque, que le promeneur qui était mort, à cet endroit, avait succombé d’épuisement … Du coup, nous, on se sentait fort, parce que nous « on marchait toujours » et en même temps, ça nous faisait quand même « un p’tit peu peur » parce qu’on avait besoin d’avoir « un p’tit peu peur ».
À la sortie du bois, nous atterrirons « Rue Fond des Vaux ». Là, la nature prend une autre forme. La forêt fait place à de larges prairies très vallonnées. La vue se dégage. On peut voir jusque de l’autre côté des creux. C’est le royaume des moutons et des chèvres. Nous serons heureux de retrouver une voie carrossable … surtout que ce sera là que Czesiu, sa voiture-balai et surtout son coffre rempli de boissons, nous attendront.
Quel plaisir de revoir Notre Czesiu … et surtout son coffre ! Ce sera la première halte.
Après que nous nous soyons sustentés, nous aborderons la deuxième étape de notre périple. Mais rassurez-vous, le plus ardu sera derrière nous. Il restera encore quelques centaines de mètres avant de tourner à gauche sur la « Route de Hamoir ». Et nous voici déjà au centre du village de Xhoris. Comme chaque année, une pause plus importante, avec toilettes et tout confort, est prévue tout près de l’église. Cette fois-ci nous nous installerons sur la terrasse du « Relaxhoris » ( photo 1.311 ). L’endroit est très agréable et à découvrir pour tous ceux qui ne le connaissent pas.
Pour le retour, on longera le cimetière, on se glissera à travers de petites barrières pour piétons, on traversera quelques prairies, on se laissera inonder par des paysages grandioses, on s’arrêtera quelques instants au pied du « Tilleul des Lognards » pour méditer sur le sort de ces malheureux qui étaient pendus là, haut et court, on croisera peut-être d’autres résidents ( photo 1.310 ), et on redescendra vers Comblinay ; ce sera l’occasion de redécouvrir l’autre chemin qui mène vers Comblain. Czesiu nous attendra à l’entrée du Ranch Little Creek, comme l’année dernière, pour notre dernière libation.
Voilà. Reste plus qu’à venir. Ce sera le samedi 22 septembre 2018 après le dîner. Si vous n’êtes jamais venus à une de nos rencontres de septembre, demandez à ceux qui connaissent … ils sont devenus accros et ne rateraient ça pour rien au monde. On vous attend … à bientôt.
30/07/2018 – JP Dz
1.301 : COMBLAIN-LA-TOUR : En route vers Xhoris : Le petit chemin vers « la source ».1.302 : COMBLAIN-LA-TOUR : En route vers Xhoris : La « source » et tout au fond le pont.1.303 : COMBLAIN-LA-TOUR : En route vers Xhoris : De l’autre côté du pont, le ruisseau de la Hé d’Ourthe et le chemin à travers le Bois de Bléron.1.304 : COMBLAIN-LA-TOUR / XHORIS : Dans le bois : La croix.1.305 : XHORIS : La sortie du bois : Rue Fond des Vaux.1.306 : XHORIS : Sentier après le cimetière.1.307 : XHORIS : Le Tilleul des Lognards.1.308 : XHORIS : Retour vers COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur Xhoris et son cimetière.1.309 : XHORIS : Retour vers COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.1.310 : XHORIS : Retour vers COMBLAIN-LA-TOUR : Rencontre inattendue.1.311 : XHORIS : RelaXhoris.
Commentaire de Raymond Mielcarek :
Cette photo a été faite lors de la halte de la promenade de Xhoris par les bois … Jean-Pierre, Pierre Front, Jerzy Bardo, Francis Leleu, Alice Bardo et Bernard Pytel sont bien présents avec leur moniteur de l’époque qui est au fond, au centre, près d’une jolie fille … !!!! ( c’est évidemment Raymond Mielcarek).
C’était ma promenade préférée. On était à l’ombre, par le bois … et on donnait rendez-vous au groupe des filles pour se retrouver dans une prairie où on organisait des jeux.
Cette promenade était répertoriée dans le petit fascicule que nous avions à notre disposition et qui était à l’époque édité par le Syndicat d’initiative.
Raymond Mielcarek
0090 : COMBLAIN-LA-TOUR – Halte dans les bois : Devant, Francis Leleux ; allongé aux pieds d’Alice Bardo, Jean-Pierre Dziewiacien ; à la droite d’Alice, Bernard Pytel ; au fond, au centre Raymond Mielcarek, avec à sa droite Pierre Front et à sa gauche, Mirka Tchajka0025 – Fascicule pour organiser les promenades – Carte et détails