Parmi les personnalités qui reposent en paix dans le cimetière de Comblain-la-Tour, il y a Monsieur et Madame Stefan Paterka. Pour rendre hommage à ce couple qui a succédé à Pan Jan, quand celui-ci a pris sa retraite, j’ai demandé à leur fille Aniela de nous parler de ses parents … Qui mieux qu’Aniela pouvait évoquer la mémoire de son papa ? Je vous laisse en sa compagnie :
Écrit par Aniela Paterka :
Voici, comme promis, quelques lignes au sujet de mon papa. Dans sa jeunesse, mon papa était un scout dans l’âme et s’occupait déjà avec d’autres ( dont je ne me souviens plus des noms ) des jeunes scouts de Liège. Puis, famille oblige, il abandonna ses activités jusqu’à sa retraite, à la fermeture du charbonnage de l’Espérance à Montegnée où nous habitions à l’époque.
À 45 ans, trop jeune pour arrêter toute activité, il s’essaie à plusieurs jobs sans trop de succès … la silicose faisant déjà ses premiers dégâts. En renouant des contacts notamment avec Jean Stefanski, ils décidèrent ensemble d’organiser des vacances pour pensionnés d’origine polonaise et de surcroît « anciens scouts ».
Sans fond de Caisse, juste leurs propres deniers, ils se lancèrent dans l’aventure qui fut d’année en année un énorme succès. Les gens venaient d’Allemagne, de Hollande, de France, d’Angleterre et naturellement des 4 coins de la Belgique.
C’est alors que mes parents s’installèrent à Comblain-la-Tour … durant 20 ans. La Macierz szkolna cherchait quelqu’un comme « concierge » pour l’entretien des bâtiments, du parc, et l’accueil des autocars qui étaient de plus en plus nombreux à venir passer quelques jours dans le centre. Pendant les vacances scolaires, ils étaient libres, car les colonies étaient alors conduites par Monsieur Dulak, Monsieur Bardo et j’en oublie, en plus des moniteurs.
Dans les années 80, il y eut l’organisation gigantesque du jamboree où des scouts d’Europe et d’ailleurs se sont retrouvés pour quelques jours. Là, les organisateurs ont eu un soutien amical et spontané des habitants du village pour les campements, et approvisionnement en eau dans les prés. Ce fut un moment extraordinaire et inoubliable pour nous tous.
Papa a toujours essayé d’impliquer les villageois aux activités du centre comme la majówka, les vacances des pensionnés et en musique avec Wacek Bień et, un peu plus tard, avec mon défunt mari Stasiu Kieronski ( deux anciens scouts ). De par ce fait, mes parents étaient aussi très appréciés dans le village et les environs. Hélas, la maladie de maman et les intempéries répétitives ( inondations ) les ont poussés à quitter Comblain pour s’installer non loin de là à Comblain-au-Pont, permettant ainsi encore à papa de s’occuper du centre en attendant la relève.
Après le décès de maman, en décembre 1999, il diminua ses interventions pour des raisons de santé. Il décéda en septembre 2005, heureux d’avoir pu faire quelque chose de sa vie pour ses compatriotes, car papa aimait et était très fier de sa Pologne natale.
09/03/2020 – Aniela Paterka
Commentaires :
Aniela Paterka : Pendant toutes ces années, il y avait quelqu’un qui venait porter main-forte à mon papa et il n’est pas sur les photos … c’est mon jeune frère André. Il a lui aussi, comme beaucoup d’entre nous, aidé nos parents.
2.156 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pan Stefan Paterka.2.157 : USA – 1988 : Jamboree : Mr Stefan Paterka ; Mr Mieczysław Dulak ; ( ? ) ; ( ? ).2.158 : USA – 1988 : Jamboree : Mr Mieczysław Dulak ; ( ? ) ; Henry Kurek, le frère de Lutek, maintes fois moniteur à Comblain ; ( ? ) ; ( ? ) ; Madame Mietka Dulak, la sœur de Mr Dulak et la maman de Robert De Loenen ; Mr Stefan Paterka.2.159 : USA – Washington – 1988 : Devant le Capitole : ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Stefan Paterka ; ( ? ) ; ( ? ) ; Jerzy Bardo.2.160 : USA – 1988 : Jamboree : ( ? ) ; Mr Mieczysław Dulak ; Jerzy Bardo ; ( ? ) ; Henry Kurek ; ( ? ) ; Mr Stefan Paterka ; ( ? ).2.161 : USA – 1988 : Jamboree : Mr Mieczysław Dulak ; François Paterka ; Mr Stefan Paterka.2.162 : USA – 1988 : Jamboree : ( ? ) ; ( ? ) ; Mr Mieczysław Dulak ; François Paterka ; Mr Stefan Paterka.2.163 : COMBLAIN-LA-TOUR : Pan Stefan Paterka entouré d’enfants.2.164 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : Accroupis : Mme Zosia Bień ; Mr Léon Czak ; Mme Marianna Koldziejka ; Mme Tonia Karpinski ; Debout : Mr Jan Stefanski ; Mr Rémy Karpinski ; Pan Jan ; Mr Józef Rzemieniewski ; Mme et Mr Marysia et Bolek Chwoszcz ; Mr Mirosław Wochen ; Mr Wacek Bień ; Mr Stefan Paterka ; Mr Jan Stempniewicz ; Mr Rudolf Wilczek ; Mr Zbigniew Bardo.2.165 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamboree : Henri Zapałowski ; Mr Wacek Bień ; Richard Chwoszcz ; Mr Jean Stefanski ; Georges Załobek ; Mr Stefan Paterka ; Piotr Rozenski ; Pawel Rogacki ; ( ? ).2.166 : COMBLAIN-LA-TOUR : Tombe de Mr et Mme Stefan Paterka.2.167 : COMBLAIN-LA-TOUR : Tombe de Mr et Mme Stefan Paterka.
Corrigez-moi si je me trompe : nous dansions bien « le » Polonez ? Ce qui en français se traduit par « la » Polonaise ! C’est bizarre d’ailleurs qu’en traduisant le mot, il change de genre ! Mais nous aussi – quand nous « le » dansions – nous changions de genre … en quelque sorte.
Mais si, rappelez-vous … et tout d’abord, parce que toutes nos autres danses étaient plus rapides, plus sautillantes. Dans le Polonez, nos pas étaient lents, majestueux, solennels … c’était presque une marche … ça tranchait avec le reste du spectacle. Ici, ce n’est pas tellement un sourire éclatant qu’il fallait arborer, mais plutôt une sorte de distinction et de froideur altière.
Nous changions de genre aussi parce que le Polonez n’est pas vraiment une danse « populaire » … c’est la danse de la cour, celle de la noblesse et de l’armée dans ce qu’elle a de plus gradé … ce n’était pas vraiment notre quotidien. Mais quel plaisir … Il n’y avait plus alors de Jean-Michel, de Kazik et de Vounia, nous devenions – l’espace d’une danse – la comtesse Evelina Ogonowskaïa – le chevalier Deputowski et ou le général Nowiczek. Bref … la classe … la fine fleur de l’aristocratie polonaise … l’espace d’une dance. Et se faire accompagner par le grand Chopin lui-même ne nous aurait pas paru disproportionné. Nous le valions bien ! On peut toujours rêver …
Par contre quand nous montions en scène, d’un pas solennel et militaire, au son de : « Oto idzie pierwsza para » … nous n’avions pas vraiment toutes les paroles de la chanson en tête ! Heureusement !
Alors pour combler celle lacune, voici le texte de la chanson et sa traduction … Je pense qu’il serait vain de chercher le moindre rapport entre le texte et le prestige de la chorégraphie …
02/03/2020 – JP Dz
2.144 : Oto idzie pierwsza para …2.145 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix – Festival de Binche 1978 : Polonez : Casimir Nowicki et Jeanine Czabera ; Daniel Kowal et Simone Wattiez ; Michel Spiewak et Eveline Ogonowski ; Vital Kciuk et Malvina Rusowicz ; Liliane Kiełtyka ; Jean-Pierre Dziewiacien et Dominique Ogonowski.2.146 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix – Festival de Binche 1978 : Polonez : Casimir Nowicki et Jeanine Czabera ; Daniel Kowal et Simone Wattiez ; Michel Spiewak et Eveline Ogonowski ; Vital Kciuk et Malvina Rusowicz ; Liliane Kiełtyka ; Jean-Pierre Dziewiacien et Dominique Ogonowski.2.147 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix – Festival de Binche 1978 : Polonez : Michel Spiewak ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Daniel Kowal ; Vital Kciuk ; Casimir Nowicki ; Simone Wattiez ; Dominique Ogonowski ; Eveline Ogonowski.2.148 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix – Festival de Binche 1978 : Polonez : Eveline Ogonowski ; Dominique Ogonowski ; Simone Wattiez ; Malvina Rusowicz ; Jeanine Czabera ; Liliane Kiełtyka ; Michel Spiewak ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Daniel Kowal ; Vital Kciuk ; Casimir Nowicki.2.149 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix : Polonez : Irène Sitarz ; Claude Soulas ; Jean-Michel Deputat ; Eveline Ogonowski.2.150 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix : Polonez : ( ? ) ; ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; Daniel Kowal ; Malvina Rusowicz.2.151 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix : Polonez : Janek Perzyna ; Nadine Deputat ; Vital Kciuk ; Bernadette Marszalkowski ; Irène Sitarz.2.152 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix : Polonez : Eveline Ogonowski ; Dominique Ogonowski ; Nadine Deputat ; Irène Sitarz ; Bernadette Marszalkowski ; Malvina Rusowicz.2.153 : RESSAIX : KSMP Centre Orlęta -1/05/1977 – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Spectacle pour la bénédiction du drapeau des Dames du Rosaire de Ressaix : Simone Wattiez ; Daniel Kowal ; Irène Sitarz ; Casimir Nowicki ; Bernadette Marszalkowski ; Claude Soulas ; Dominique Ogonowski ; Vital Kciuk ; Eveline Ogonowski ; Jean-Michel Deputat ; Loretta Barbarossa ; Janek Perzyna.2.154 : Sous un chapiteau : KSMP Centre Orlęta : Debout : Dominique Ogonowski ; Marilyne Desmet ; Simone Wattiez ; Danièle Perzyna ; Eveline Ogonowski ; Malvina Rusowicz. Accroupis : Jean-Michel Deputat ; Daniel Kowal ; André Walasczyk ; Michel Spiewak ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Vital Kciuk.2.155 : KSMP Orlęta Centre / Ressaix – Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe : Debout : Malvina Rusowicz ; Vital Kciuk ; Michel Spiewak ; Danièle Czajkowski ; Danièle Perzyna ; Thérèse Spiewak ; Marilyne Desmet ; Eveline Ogonowski ; Simone Wattiez ; Olek Jelen ; Dominique Ogonowski ; Janeczko Marcin. Accroupis : Freddyno ? ; Jean-Michel Deputat ; André Walasczyk ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Daniel Kowal.
S’il y a bien quelque chose qui a fait fantasmer des générations de garçons à Comblain-la-Tour … c’est bien elle … l’échelle de secours ! Chaque fois que nous passions devant … on ne pouvait pas s’empêcher de penser : « Ah, si nous avions un peu plus de courage … ». Et quand on était entre nous, nous l’évoquions souvent. On élaborait mille projets … qui n’ont jamais vu le jour, mille audaces … qui sont restées lettres mortes …. Mille stratagèmes tentants, mais jamais tentés … Mille chimères qui sont devenues mille regrets …
Au final, ce sont les filles qui l’ont utilisée le plus souvent ! J’ai reçu plusieurs confidences de filles – tout ce qui a de plus rangées et sérieuses aujourd’hui – qui m’ont raconté, dans le détail, « leur évasion ». Souvent d’ailleurs, le plus cocasse ce n’était pas de sortir par là pour faire la fête, mais bien de remonter pour dormir. Rassurez-vous, je ne me permettrai pas de trahir vos petits secrets … sauf si vous insistez pour le faire vous-même ! Ce que je vous encourage fortement. De toute façon … il y a prescription.
Et puis, quand on y pense … s’il y avait une échelle, c’est qu’on pouvait s’en servir ! D’ailleurs, à l’époque sur le mur du bâtiment où était accrochée l’échelle, il y avait toujours une inscription « Parc » ( vestige du temps où le centre était encore l’Hôtel du Parc ) … c’était comme si une force supérieure indiquait le chemin … si ça ce n’est pas une invitation à l’évasion … Comment résister à l’irrésistible ?
Cette échelle – Notre échelle – a fini par disparaître … Sans doute était-elle rouillée ? Peut-être qu’elle n’était plus suffisamment utilisée par les générations suivantes ? La rouille aurait un charme fou si elle ne s’attaquait qu’aux grilles. Elle – qui partait tout en haut d’une simple fenêtre pour longer des « fenêtres-guillotines » ( qu’on avait placées-là comme un message effrayant à tous ceux qui oseraient ) – a fini par être remplacée par une espèce de colimaçon … plus « sécurisant », mais oh combien moins romantique !
Aujourd’hui, on y accède directement par une porte qui a été spécialement aménagée ! Les « fenêtres-guillotines » ont laissé leurs places à des fenêtres normales … plus rassurantes. Et même les marches du colimaçon vont jusqu’au sol … pour ne pas risquer de se faire mal ! Le tout homologué par les pompiers ! Quelle tristesse !
Dans ces conditions, qui aurait encore envie d’escalader ?
Et que dire des plans d’évasion qui sont à présent placardés tout le long des couloirs du premier et du deuxième étage ! Trop facile ! Trop conventionnel ! C’est même râlant … ça ne donne plus envie à personne de s’évader ! Comme dirait Johnny : « Qu’on me donne la nuit pour que j’aime le jour … Qu’on me donne l’envie ! L’envie d’avoir envie ! Oh, Yeah !»
10/02/2020 – JP Dz
Commentaires :
Lydie Gilson : J’ai eu le courage !
Marilyne Desmet : Je sortais par cette échelle pour aller épier par la fenêtre de la salle des moniteurs et voir ma monitrice Dominique, mais je ne me souviens plus avec qui ? Peut-être Hélène ou Cécile ?
Dominique Ogonowski : Si mes souvenirs sont bons, était-ce la chambre n° 6 ? Où était logée au début l’infirmière et par après Madame Bardo ?
Barbara Wojda : Oui, chambre n° 6.
Regina Gymza : Je me souviens bien de cette échelle ! J’étais accompagnée de Monica Nauschutz et de Christiane Konarski … 1974 ! Après le bal populaire du village. Un retour mémorable ! La maison fermée. Pani Ludka ( Merta ) fâchée comme tout. Dans une nuit bouleversée par les filles étrangères ( allemandes ou anglaises ? Je ne me souviens plus ). Peut-être Irena Malek se souviendrait ?
Béatrice Laffut : Je me souviens également, non pas d’avoir emprunté cet escalier, mais bien d’avoir enfreint le « couvre-feu » avec quelques copines et nous sommes toutes rentrées par la fenêtre de la cuisine ( côté lave-vaisselle ) qui était légèrement entrouverte … Ce que nous n’avions pas prévu ce sont les seaux de couverts posés sur l’appui de fenêtre … quel vacarme en pleine nuit !!! …. Mais je ne me souviens plus si on s’était fait prendre …
Alice Golusinski : Léger souvenir … mais suis rassurée que d’autres ont tenté l’expérience avant nous … je dirais en 1989 en ce qui me concerne … À vous lire et avec le recul, je me demande si ce n’était pas une perche tendue à nos infractions que nous pensions exceptionnelles et audacieuses !
Rejoindre nos amoureux à Hamoir et se faire démasquer par Mr Paterka qui téléphonait aux cafés où nous pouvions éventuellement nous trouver … recevoir un accueil glacial de retour et jusqu’à aujourd’hui penser que nous étions les seules à avoir péché !!! Encore une fois merci Jean-Pierre de raviver de beaux souvenirs … tout cela au départ d’une simple échelle rouillée …
2.111 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.
2.112 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.2.113 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.2.114 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.2.115 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.2.116 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.2.117 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.2.118 : COMBLAIN-LA-TOUR : Façade avant et échelle de secours.2.119 : COMBLAIN-LA-TOUR : Plan d’évacuation et ou d’évasion.
Nous avons pris l’habitude ici d’évoquer ensemble les KSMP en privilégiant l’aspect folklore … mais le KSMP, ce n’était pas seulement des spectacles folkloriques … c’était beaucoup plus !
Les KSMP ( Katolickie Stowarzyszenie Młodzieży Polskiej = Association Catholique de la Jeunesse Polonaise ) sont apparus en Belgique fin des années 50, début des années 60. Ils n’étaient pas les premiers à miser sur les traditions polonaises pour entretenir l’âme de leurs compatriotes exilés. Avant eux – et partout où des implantations polonaises existaient, c’est-à-dire souvent dans les bassins miniers du Borinage, du Centre, de Charleroi, de Liège et du Limbourg – des structures s’étaient organisées pour présenter des danses et des chants qu’ils avaient importés de leur pays d’origine. Parallèlement, le scoutisme polonais s’est largement développé et s’est propagé dans les différentes implantations. Ces mouvements scouts ne se sont pas contentés des activités spécifiques au scoutisme, ils ont aussi, et largement, contribué à l’épanouissement du folklore polonais. L’excellent groupe « Wisła » est le meilleur exemple de cette réussite. La longévité de « Wisła » et sa fidélité à Comblain-la-Tour méritent toute notre admiration. Merci Robert.
Mais fin des années 50, début des années 60, si le scoutisme s’est durablement ancré au Limbourg et à Liège, il faut bien admettre qu’ailleurs il était en perte de vitesse … même si certaines personnalités sont restées fidèles à l’esprit de Baden Powell. Ailleurs donc, ce sont les prêtres polonais qui ont pris la relèvent en créant des KSMP dans chacune de nos régions. La cohabitation entre les scouts et les membres des KSMP n’a jamais posé problème. La meilleure preuve des excellents rapports qu’entretenaient les uns avec les autres a été cette merveilleuse semaine de 1972, à Comblain-la-Tour, quand scouts et KSMP dansaient ensemble sous la direction de Madame Olga Zeromska dans le cadre du cours de danses folkloriques.
Mais revenons sur l’essence de la Jeunesse Catholique Polonaise … Le but était avant tout d’inculquer des valeurs, de garantir un esprit et de préserver un idéal. Et pour se faire, le mouvement disposera vite de tout un arsenal de règles, d’usages, de promesses, de signes distinctifs et d’uniformes. Pour « entrer » au KSMP, il faut prêter serment, jurer de défendre des valeurs, s’afficher comme catholique polonais et respecter autant les codes que le « dress code ». Même s’il faut bien l’admettre … les exigences strictes du début se sont quelque peu distendues avec le temps ! Tout ce qui, dans les premières années, ne souffrait d’aucune entorse, s’est délité au fur et à mesure de l’arrivée des nouveaux membres. Au point qu’à certains endroits, on a même oublié les usages et les promesses.
Sans vouloir défendre à tout prix l’estompement des normes, il faut quand même avouer que le monde ne cesse d’évoluer et qu’exiger la même rigueur à différentes générations n’avait pas beaucoup de sens. Pour survivre, le mouvement s’est donc adapté, les règles se sont assouplies … et tant mieux ! La plupart de jeunes de la dernière relève, n’imaginaient même pas les contraintes du début.
À titre personnel, j’estime que l’ouverture, la tolérance, le respect de l’autre et des valeurs de l’autre sont les plus belles victoires de la civilisation. Alors, juste pour rappel, et sans aucun jugement, voici le texte du serment – et sa traduction – que chaque nouveau membre devait prononcer pour entrer au KSMP :
03/02/2020 – JP Dz
Przyrzeczenie KSMP :
Ksiadz : Czy gotowi jestescie, jako członkowie i członkinie KSMP, wyznawać waszą wiare w Boga, w rodzinie, szkole, przy pracy i gdziekolwiek zajdzie tego potrzeba ?
Wszyscy : Jestesmy gotowi !
Ksiadz : Czy jestescie gotowi bronic najwyszych ideałow miłosci Boga, ojczyzny i blizniego ?
Wszyscy : Jestesmy gotowi !
Ksiadz : Czy jestescie gotowi dążyć do usuniecia wszelkiego zła w waszej duszy w imie dobra i w trosce o nowe oblicze swiata w imie zasad Chrystusowych ?
Wszyscy : Jestesmy gotowi !
Ksiadz : Czy chcecie służyc ideałom waszego zwiazku KSMP ?
Wszyscy : Służyc chcemy !
Ksiadz : Drodzy Druchowie i Druchny, przed wami ideał swietosci i społecny trud ! Nad wami Bóg i miłe spojrzenie Matki Najszwietszej, przy was bratni stowarzyszenia, rodzice wasi, ktorzy spieraj ą was gorącymi modlitwami. W duchu wiec ustaw waszego stowarzyszenia złoscie przyrzeczenie.
Wszyscy : Uroczyscie przyrzekamy pracowac nad sobą – aby moc całym zycien – wiernie służyc Bogu, Kosciołowi i Polsce – czynic dobrze bliznim i byc dobrym członkien ( członkinia ) akcji katolickiej młodziezy.
Swiecenie i wreczenie odznak.
Przyklęka sie na jedno kolano i odchodzi na swoje miejsce.
Traduction de la Prestation de serment au KSMP :
Le prêtre : Êtes-vous prêts, en tant que membres du KSMP, à proclamer votre foi en Dieu, au sein de votre famille, à l’école, au travail et partout où cela s’avérera nécessaire ?
Tous : Nous sommes prêts.
Le prêtre : Êtes-vous prêts à défendre les plus hauts idéaux de l’amour de Dieu, de la patrie et de votre prochain ?
Tous : Nous sommes prêts.
Le prêtre : Êtes-vous prêts à lutter pour faire disparaître tout mal dans votre âme au nom du bien et pour un nouveau visage du monde au nom des principes du Christ ?
Tous : Nous sommes prêts.
Le prêtre : Voulez-vous servir les idéaux de votre communauté du KSMP ?
Tous : Servir nous voulons !
Le prêtre : Chers membres, vous avez devant vous l’idéal de la sainteté et des efforts commun ! Au-dessus de vous, Dieu et un regard affectueux de la très Sainte Mère de Dieu, près de vous, vos frères de l’association, vos parents, qui vous soutiennent par des prières chaleureuses. Dans cet esprit, faites votre promesse à votre association.
Tous : Nous promettons solennellement de travailler sur nous-mêmes – avec la force de toute une vie – pour servir fidèlement Dieu, l’Église et la Pologne, de faire le bien envers nos prochains et d’être de bons membres de l’action catholique des jeunes.
Présentation et remise des insignes.
On met un genou à terre et ensuite on retourne à sa place.
2.098 : KSMP : L’insigne des filles.2.099 : KSMP : L’insigne des garçons.2.100 : KSMP : L’insigne des séniors et celui des Harcerze.2.101 : KSMP : Legitymacja – carnet de membre.2.102 : KSMP : Au dos du carnet de membre, les devoirs du membre.2.103 : KSMP : A l’intérieur du carnet de membre, un exemple.2.104 : KSMP : A l’intérieur du carnet de membre, la cotisation.2.105 : KSMP Liège : L’uniforme des filles : Helena Wochen et Mirka Patalas : la secrétaire et la présidente du KSMP Liège.2.106 : KSMP Liège : En ordre de bataille et en uniforme au pèlerinage de Montaigu : ( ? ) ; Mirka Patalas ; ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Krystiane Wochen ; ( ? ) ; … ; ( ? ).2.107 : KSMP Mons : Commémoration de ??? à Hautrage-Etat : ( ? ) ; ( ? ) ; Ingrid Walasiak ; Ursula Twardowska ; Anne-Marie Mazgaj et Zdzisław Chmielecki : présidente et président du KSMP Mons ; ( ? ) ; … ; ( ? ).2.108 : KSMP Heusden – Zolder : Discours lors d’un festival : Józek Nowicki ; ( ? ) ; … ; Pani Nowicka ( Pelagia Bednarek ) : présidente du KSMP Heusden – Zolder ; et la petite fille derrière sa maman, habillée en costume traditionnel, Betty Nowicki ; ( ? ). A droite, c’est le KSMP de liège : ( ? ) ; … ; Aline Migon ; ( ? ) ; Mirka Patalas ; la petite fille aux cheveux courts habillée en blanc et bleu marine, Aline Bień ; à l’extrême droite, Edmond Budzinski : président national de tous les KSMP.2.109 : KSMP Mons – 1967 : Discours lors du 6ième anniversaire du KSMP : Monsieur Edmond Łagocki : chorégraphe ; ( ? ) ; Zdzisław Blaszka : président du KSMP de Mons ; ( ? ) ; Serge Préat ; Bogdan Konarski ; Zygmund Mielcarek ; André Karasiński ; Edward Kucharzewski ; ( ? ) ; …2.110 : KSMP : L’insigne des garçons sur porte-clés.
Par ce froid de canard, j’avais envie ce lundi matin de vous emmener un peu au soleil … Rassurez-vous, nous n’allons pas aller à l’autre bout du monde … Le soleil, c’est comme la jeunesse, c’est avant tout un état d’esprit … surtout en Belgique. C’est parfois un souvenir lointain … comme en ce moment !
Mais heureusement les photos – que m’a envoyées Jacqueline Mikus – tombent à pic ! Le soleil est là … partout. On peut le voir briller dans le ciel, mais aussi se refléter sur les toits des maisons, comme sur le toit de la serre qui était encore bien là ! Mais on peut voir le soleil aussi dans les tenues légères des filles … voire très légères de certains garçons … On imagine aisément que la chaleur est puissante, qu’elle incite les vacanciers à l’indolence … au farniente. Ce n’est pas le bon moment pour aller se promener très loin … mais plutôt celui de profiter de la fraîcheur de l’herbe. On se laisse doucement envahir par une certaine langueur propice à la tendresse et aux émotions amoureuses.
Le soleil est là … dans les sourires, les postures, les attitudes … dans le relâchement, et dans les glaces qu’on mange goulûment pour essayer de se rafraîchir le corps et … l’esprit.
Tiens à propos de glace, sur les deux dernières photos – celles où les filles sont assises sur des marches d’escalier pour déguster leurs cornets – je me suis demandé où ces photos avaient été prises ? Il y a là, juste au-dessus des marches, une espèce de monument que je ne reconnais pas. Et vous, vous le reconnaissez ?
C’était sans doute lors d’une excursion quelque part dans ou autour de Comblain-la-Tour ! Mais moi, j’avais beau creuser mes méninges … je n’avais aucun souvenir de ce monument haut perché … ni de l’avoir croisé durant les colonies, ni de l’avoir revu lors des cinq promenades récentes qui nous ont permis – durant nos week-ends des Anciens de Comblain – de redécouvrir le théâtre de nos promenades d’antan. J’avoue que ce mystère m’a quelque peu titillé. Je me suis donc lancé dans des recherches approfondies et je pense avoir trouvé … Mais je n’ai pas envie de vous donner la réponse trop vite …
Je vous laisse donc « chercher ». Mais comme je ne suis pas complètement « maso », je vais quand même vous donner un indice : entre les années soixante ( quand ces photos ont été prises ) et aujourd’hui, le monument a été déplacé ! Et oui, sinon ce serait trop facile ! La question est donc : « où était ce monument et où est-il aujourd’hui ? ». Bien sûr, je demande aux autochtones de ne pas répondre trop vite.
On va enfin savoir dans quel état sont vos mémoires.
Bravo à Czesiu Kucharzewski qui a retrouvé l’emplacement exact du monument : Comblain-au-Pont, Place Leblanc, entre l’église Saint-Martin et le musée ( coordonnées GPS : +50° 28′ 32.50″, +5° 34′ 34.21″ ) ; autrement dit … la place du marché. C’était sans doute un jeudi … lors du marché hebdomadaire auquel nous participions si souvent !
2.096 : COMBLAIN-AU-PONT : Entre l’église et le musée : Tout au fond, le monument.2.097 : COMBLAIN-AU-PONT : Entre l’église et le musée : Gros plan sur le monument.
Commentaires :
Eugène Francis Dadoumont : Ce monument n’est plus à sa place initiale. Il a été déplacé de quelques mètres dans le Square Joseph Peeters, curé de Comblain-au-Pont, fusillé à la Citadelle de Liège. Voici la -photo de son inauguration ci-dessous :
« Łowiczanka jestem, dana, dana, dana,
Mogę śpiewać tańczyć do białego rana ».
L’Opération costumes de 1974 a permis au KSMP de Mons d’acquérir 2 séries de costumes folkloriques polonais. Je vous ai déjà présenté les costumes de la Kaszubie ( voir article N° 244 ), mais les premiers arrivés ont été les costumes de Łowicz dont vous trouverez ici quelques illustrations.
Choisir des costumes de Łowicz plutôt que d’autres n’a pas été le fruit du hasard … C’est une longue réflexion qui a permis d’évaluer aussi bien nos besoins que le potentiel qu’on pouvait tirer de ces habits. En effet, si ces costumes-là étaient très beaux, ils étaient surtout impossibles à reproduire à l’identique par nos couturières locales … même si celles-ci excellaient dans leur art.
Jusque-là, nous étions au KSMP de Mons, comme dans les autres KSMP d’ailleurs, équipés de plusieurs types de costumes fabriqués bénévolement par les plus couturières de nos mamans. Le résultat était admirable … nous pouvions déjà danser le Krakowiak, le Mazur, le Polonez, le góralski, … mais pour des costumes de Łowicz … c’était une autre histoire … le tissu, les broderies, les accessoires … tout paraissait plus raffiné ! Déjà rien que pour trouver les tissus …
Ensuite, l’avantage de ces costumes c’est qu’ils n’étaient pas – en tout cas dans l’esprit des gens – totalement associés à une danse en particulier. Tout le monde connaît l’habit qu’il convient de porter pour danser le Krakowiak … Il ne viendrait à l’idée de personne de mettre le même pour interpréter un góralski … Et que donnerait un polonez en kierpce ? Ce serait ridicule ! Avec un costume de Łowicz … on peut faire beaucoup de choses. Bien sûr, les 2 danses qui nous viennent spontanément à l’esprit ce sont le Kujawiak et l’Oberek, mais qui nous empêche de faire un Polonez ou autre chose dans ces costumes-là … à part quelques puristes ? Rien d’étonnant dès lors qu’en quelques années, la plupart de nos KSMP se sont équipés des mêmes costumes ; et tous ont inclus « Łowiczanka jestem » dans leur répertoire.
Mais qui pourrait nous traduire ce passage de la chanson : « Każda Łowiczanka usta ma jak wiśnie, kto tego nie widzi, niech go dunder świśnie » ?
20/01/2020 – JP Dz
Eh bien, aujourd’hui, j’ai appris quelque chose ! Merci André. On dit : « Niechgodunder świśnie» pour exprimer son impatience ou sa colère vis-à-vis de quelqu’un. Les expressions synonymes sont : « Niech go piorun strzeli » ( que tout le monde connait ) ; « Niech go diabli wezmą » ( tout aussi connu ) ; et « Niech to grom trzaśnie » … J’adore la langue polonaise quand elle se fait aussi … romantique.
2.072 : KSMP Mons : En costume Łowicz : Zuhal Gunal ; Micheline Zwierzyk ; Isabella Cosaro.
2.073 : KSMP Mons : En costume Łowicz : Annick Skopp ; Richard Glogowski ; Martine Mazgaj.2.074 : KSMP Mons : En costume Łowicz : Accroupis : Martine Brzezicha ; Lydia Hantson ; Patricia Dudziak ; Sylvie Motała ; Zuhal Gunal ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Debout : Michel Brzezicha ; Pascal Łagocki ; Czesiu Kucharzewski ; Didier Boucheï ; Freddy Motała ; Philippe Rouls ; Giovani Cortelletti ; Tino Walczynski.2.075 : KSMP Mons – 1980 : En costume Łowicz : ( ? ) ; ( ? ) ; Freddy Motała ; Lydia Hantson ; ( ? ) ; …; Patricia Dudziak.2.076 : KSMP Mons – 1980 : En costume Łowicz : Czesiu Kucharzewski ; Philippe Rouls ; ( ? ) ; …2.077 : KSMP Mons : En costume Łowicz : ( ? ) ; …; Zuhal Gunal ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Edwin ? ; Freddy Motała ; Raymond Mielcarek ; Richard Glogowski.2.078 : KSMP Mons : En costume Łowicz : ( ? ) ; Michel Brzezicha ; ( ? ) ; Patricia Dudziak ; Michel Mikolajczyk ; Didier Boucheï.2.079 : KSMP Mons : En costume Łowicz : Zuhal Gunal ; Martine Mazgaj ; Michel Brzezicha ; ( ? ) ; Michel Mikolajczyk ; ( ? ) ; …2.080 : KSMP Mons : En costume Łowicz : Géniu Bujanowski ; Patricia Dudziak ; Giovani Cortelletti ; Pierre Front ; ( ? ) ; Zuhal Gunal ; Lydia Hantson ; Michel Brzezicha.2.081 : KSMP Mons : En costume Łowicz : Lydia Hantson ; Giovani Cortelletti ; Patricia Dudziak ; Géniu Bujanowski ; Martine Brzezicha ; Freddy Motała ; Pierre Front.2.082 : KSMP Mons : En costume Łowicz : Géniu Bujanowski ; Martine Brzezicha ; ( ? ) ; ( ? ) ; Pierre Front ; ( ? ) ; …2.083 : KSMP Mons : En costume Łowicz : Michel Brzezicha ; Michel Mikolajczyk ; Czesiu Kucharzewski ; ( ? ) ; …2.084 : KSMP Mons – Echo ojczyste : L’autocollant officiel.2.085 : La Pologne sous tous ses aspects folkloriques.
C’est par ces mots : « Ce n’était donc pas un feu de paille » ( Nie słomiany więc to był ogień ) que Mr Rzemieniewski terminait son article du 17 juillet 1975 dans le journal Narodowiec. Sa rubrique des Nouvelles de Belgique était consacrée ce jour-là à la traditionnelle « Majówka » de Comblain-la-Tour.
Une fois de plus, le document – en annexe – est essentiel … non seulement parce que c’est un témoignage d’époque, mais aussi et surtout parce qu’il illustre parfaitement et l’ambiance du moment et les préoccupations qui ont guidé le journaliste durant toute sa vie.
Il profite ici du discours qu’il prononce lui-même, sous le chapiteau dressé sur le terrain de volley-ball, pour réaffirmer sa foi dans l’immense œuvre de bonne volonté qui anime toutes les personnes qui participent à l’aventure du Centre de vacances de Comblain. Il ne manque pas de souligner que des divergences politiques ou philosophies existent au sein de cette communauté, mais s’empresse d’affirmer que ces divergences n’enrayent en rien la marche du projet commun : « … ce Centre est un exemple convaincant que, les Polonais laissés à eux-mêmes, savent se gouverner eux-mêmes, qu’il y a différents courants politiques, et que l’existence de ceux-ci ne devrait pas être surprenante, car c’est un phénomène naturel là où la liberté n’est pas un vain mot, mais qu’ils sont capables d’unir leurs forces pour atteindre un but commun … ».
Fidèle à lui-même, il poursuit son article en énumérant et en nommant individuellement les bénévoles qui travaillent ce jour-là, et qui ont travaillé les jours d’avant, pour tout préparer, comme les jours d’après, pour tout nettoyer. Ils avaient préalablement pris soin de noter patiemment les noms des courageux, en sachant combien ils seraient fiers de voir leurs noms apparaître, quelques jours plus tard, dans le Narodowiec.
S’efforçant de n’oublier personne, il va jusqu’à remercier cette brave dame qui, ne pouvant plus participer elle-même aux préparatifs de la fête et des colonies, se fait un devoir d’offrir chaque année « … quelques kilos de sucre et quelques bocaux de confitures … » pour participer quand même ! Pour Mr Rzemieniewski, il n’y a pas de petits ou de grands engagements … tout est important … tout mérite d’être souligné … tous méritent d’être remerciés. Voilà bien une preuve – s’il en fallait une – de la grandeur d’âme d’un Grand Monsieur !
Pour le reste, vous avez raison Mr Rzemieniewski … « Ce n’était donc pas un feu de paille » ! C’était déjà vrai quand vous avez écrit ces mots, en 1975, c’est-à-dire 15 ans après l’achat du Centre Millennium, mais c’est encore vrai aujourd’hui … 45 ans plus tard. La preuve : nous, qui étions déjà là dans les années soixante, nous sommes toujours là. Et en plus, la relève aussi est là. Donc, ce feu sacré – celui que vous avez allumé – n’est pas prêt à s’éteindre.
Cette semaine, nous allons célébrer en même temps, le 105ème anniversaire de la naissance de Mr Rzemieniewski et le 28ème anniversaire de son décès ( 14/01/1915 – 16/01/1992 ) ! C’est l’occasion d’avoir une pensée émue pour cet humaniste visionnaire.
Nouvelles de Belgique du 17 juillet 1975 : Écho de la « Majówka » annuelle de Comblain-la-Tour
Le dimanche 29 juin, près de 1.000 personnes, en comptant les enfants et la jeunesse se sont retrouvées à nouveau à Comblain-la-Tour au Centre de vacances de la Macierz. Elles se sont rassemblées là à l’occasion du déplacement annuel. Étaient représentés toute la Belgique mais également des invités de Pologne. La coutume veut que lors d’un séjour en Belgique, les hôtes ne privent pas leurs invités d’un détour par le Centre de vacances de Comblain-la-Tour. Ils montrent ainsi, avec une certaine fierté, comme témoignage, que le patriotisme de l’émigration polonaise en Belgique ne se limite pas aux mots.
Le programme de ce rassemblement annuel à Comblain-la-Tour ne faisait l’objet, en principe, d’aucun changement majeur depuis des années. En premier lieu la messe. C’est Ks H. Repka, le recteur, qui l’a concélébrée en compagnie du Doyen de Bielsko-Biała. Ks H. Repka a également prononcé un sermon spécial consacré au rôle du Pape dans l’église à l’occasion de la fête du pape Paul VI. Les chants étaient dirigés par Ks K. Szymurski qui était entouré par la chorale du KSMP de Liège.
Après la messe, interruption pour le dîner ; ensuite, sous le chapiteau, l’orchestre joue, les danses commencent. Pour permettre aux danseurs et à l’orchestre de respirer, entrent sur scène les enfants des écoles polonaises de la région de Liège ainsi que le KSMP « Polska Wiosna » de la même région.
Préalablement, au nom du comité de la Macierz Szkolna, prenait la parole Mr J. Rzemieniewski pour accueillir les invités présents, Ks Repka, le recteur, pour le remercier pour la célébration de la messe, accueillir les représentants des organisations polonaises de Belgique, et toutes étaient représentées. Il dirigeait aussi des mots chaleureux à l’adresse des compatriotes de Pologne. Il expliquait brièvement ce qu’est ce Centre pour les polonais de Belgique, comment il est né, pour à la fin, certifier que ce Centre est un exemple convaincant que, les Polonais laissés à eux-mêmes, savent se gouverner eux-mêmes, qu’il y a différents courants politiques, et que l’existence de ceux-ci ne devrait pas être surprenante, car c’est un phénomène naturel là où la liberté n’est pas un vain mot, mais qu’ils sont capables d’unir leurs forces pour atteindre un but commun. Et puis les enfants et la jeunesse se sont présentés avec des chants et des danses. Et chaque prestation a été applaudie par le public.
Mr J. Rzemieniewski a remercié également la jeunesse et les enfants pour l’embellissement du programme en rappelant que ce qui a été vu et entendu ici est le résultat d’un effort constant des jeunes, qui se manifeste par des réunions, des répétitions, deux ou trois fois par semaine et cela depuis de nombreuses années.
Il a profité aussi de l’opportunité pour dire que des membres d’un autre groupe, le KSMP de la région de Mons, ont travaillé deux semaines durant à la mise en ordre du Centre pour le préparer à l’arrivée des enfants en colonies de vacances. C’était Marek Bujanowski, Jean-Pierre Dziewiacien, Max Mitka et Freddy Fuitowski. Ils ont travaillé sous la direction de Mr Franek Bujanowski.
Là où on parle de la jeunesse du KSMP, il n’est pas permis d’oublier son directeur général Ks K. Szymurski pour lui témoigner nos remerciements. C’est parce qu’il y a beaucoup, dans tout ça, son mérite, sa capacité à établir le contact avec les jeunes.
Mais, pour que les uns puissent s’amuser, d’autres devaient travailler pour rendre la fête agréable ; certains déjà depuis quelques jours et cela tout à fait bénévolement. Difficile de les citer tous, parce que c’est près de 40 personnes qu’il convient de compter. Il faut néanmoins de ne pas les oublier ; spécialement ceux de la cuisine. Il a fallu servir près de 200 dîners et cela dans une atmosphère où chacun aurait voulu être le premier servi. À aucun moment les préposés bénévoles n’ont perdu leur sourire. C’est par une tempête d’applaudissements que les participants à la majówska leur ont exprimé leur gratitude.
Ensuite encore, place à la musique et cela jusqu’à 22 h quand les dernières autos ramènent les invités. Demain, c’est un jour de travail.
Toutefois, certains devaient rester. Il convenait naturellement de ranger la tente, le buffet, les équipements, nettoyer la maison, car le lendemain, c’est-à-dire le mardi 1er juillet, les enfants arrivaient pour les colonies. Et quand ils ont débarqué dans le Centre, tout était prêt à les recevoir.
Ont participé à ce travail, comme chaque année, Mr Leon Czak, aidé par Mr J. Poraj – tous les deux étaient présents toute la semaine, ensuite Mr W. Markiewicz – Jean-Pierre Dziewiacien est arrivé pour les aider. Sont restés sur place Mme Miętkowa, Mme Nowicka, Mme Wojasowa avec son mari, Mme Piętkowa, Mme Kawecka, etc. Ils sont tous restés « volontaires ».
Puisqu’on parle de bonne volonté, il est impossible de ne pas se rappeler de ceux qui ne peuvent pas aider personnellement mais qui s’efforce d’aider autrement le Centre. Un exemple particulièrement parlant Mme P. Szydłowska de Chapelle-lez-Herlaimont qui, offre depuis de nombreuses années, quelques kilos de sucre, quelques bocaux de confitures pour la mission que s’est fixée la Macierz en matière de colonies pour honorer ainsi la mémoire de son époux, décédé, connu comme actif dans la communauté.
De cette façon, le Centre de vacances est assuré qu’à l’avenir il y aura toujours des personnes de bonne volonté qui seront là constamment pour lui venir en aide. Ce n’était donc pas un feu de paille.
n. ( Mr Jóseph Nikodem Rzemieniewski )
2.060 : COMBLAIN-LA-TOUR – 197?? : Sous le chapiteau, le KSMP Mons : Christiane Bierczyk ; Annie Borowski ; Hélène Borowski ; Micheline Zwierzyk ; ( ? ) ; …2.061 : COMBLAIN-LA-TOUR – 197?? : Sous le chapiteau, le KSMP Mons : Annie Borowski ; Marek Bujanowski ; ( ? ) ; Zuhal Gunal ; Jean-Pierre Dziewiacien ; ( ? ).2.062 : COMBLAIN-LA-TOUR – 197?? : Sous le chapiteau, le KSMP Liège : ( ? ) ; … ; ( ? ).2.063 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Sous le préau, Wisła + Spotkanie + les Anciens de Comblain.2.064 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : À la cuisine : Madame Grazyna Kazberuk ; Madame Ładomirski ; Madame ( ? ) ; Madame ( ? ).2.065 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 : La relève : Les enfants de la colonie.2.066 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2019 : La relève : Les enfants de la colonie.2.067 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les présidents successifs de la « Macierz Szkolna Wolnych Polaków w Belgii » : Ksiadz Karol Kubsz ; Monsieur Tadeusz Plater-Zyberk ; Docteur Rudolf Wilczek ; Monsieur Józef Rzemieniewski ; Monsieur Dulak.2.068 : COMBLAIN-LA-TOUR : Monsieur Józef Rzemieniewski.2.069 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au cimetière.2.070 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wiadomości z Belgii – 17 juillet 1975.2.071 : COMBLAIN-LA-TOUR : Wiadomości z Belgii – 17 juillet 1975.
J’aimerais aujourd’hui rendre un hommage appuyé à quelqu’un qui a joué un rôle essentiel dans la petite communauté polonaise de la région du Centre : Eugeniusz Perzyna.
Bien avant la mode des blogs et des réseaux sociaux, Gieniu avait compris l’importance d’immortaliser ces moments furtifs où la générosité des polonais s’exprimait au travers du travail et de l’énergie qu’ils offraient à leur communauté. Et s’il y a bien un endroit où on a beaucoup travaillé, c’est à Ressaix. Gieniu a donc compilé – dès 1995 – un recueil de souvenirs qui mérite amplement d’être reproduit ici.
Avec les moyens du bord – à l’époque les moyens techniques étaient loin d’être aussi performants qu’aujourd’hui – il a minutieusement rassemblé une quantité incroyable de photos ; puis, il les a triées, thématisées, annotées et photocopiées. Sa brochure, d’une cinquantaine de pages, illustre parfaitement tous les aspects de la vie culturelle de « l’Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe w Ressaix ». Cette brochure a été largement diffusée et je suis sûr qu’il n’existait pas un foyer polonais de la région qui n’en possédait pas un exemplaire. En quelque sorte … c’était déjà un blog avant l’heure.
Si Gieniu Perzyna a su capter ces moments avec tant de justesse, c’est qu’il était là … toujours. Il a été présent, durant plusieurs décennies, aussi bien lors de tous les travaux, que lors de tous les évènements, de toutes les fêtes comme de tous les préparatifs, de tous les spectacles comme de toutes les réunions. Et pas seulement présent comme témoin, mais plutôt comme locomotive, comme générateur d’enthousiasme … comme pilier. Il a été une aide précieuse pour Ks Kurzawa … son bras droit.
Qui mieux que Gieniu Perzyna peut raconter cette épopée ?
Je vous livre donc ce document. Malheureusement, scanner des photocopies ne donne pas toujours un résultat optimum. J’en suis navré. Les photos qui ont été utilisées à l’époque, ont été rendues à leurs propriétaires. Elles doivent encore traîner dans quelques tiroirs … Et si, ensemble, on essayait de reconstituer cette brochure avec les photos d’origine ? Chiche ! Ne me dites pas que c’est impossible.
Comme disait Max Weber : « L’expérience historique confirme une vérité, l’homme n’aurait pas atteint le possible s’il n’avait pas, à maintes reprises, cherché à atteindre l’impossible ».
Donc, nous sommes d’accord … on se lance dans l’aventure ! Concrètement ( histoire de bien affirmer que je ne plaisante pas ) il nous reste à retrouver 149 photos ; sachant que 6 photos sont déjà retrouvées ( elles ont déjà été publiées ou le seront prochainement ) : reste 143. Au boulot !
Je terminerai en saluant Gieniu Perzyna et en le remerciant, au nom de tous les Anciens de Comblain, pour avoir été un précurseur.
06/01/2020 – JP Dz
2.058 : Album pamiątkowy : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe w Ressaix – 1955 / 1995.
Album pamiątkowy : Ośrodek Św. Maksymiliana Kolbe w Ressaix – 1955 / 1995.2.059 : Album pamiątkowy : Eugeniusz Perzyna.
En cette toute fin d’année 2019, j’ai décidé de tirer un énorme coup de chapeau à une équipe dont la jeunesse, le dynamisme et l’enthousiasme font rêver … je veux parler du comité de rédaction du périodique des Échos de Comblain. Depuis 4 ans et demi que nous revisitons ensemble notre passage par Comblain-la-Tour, vous m’avez régulièrement entendu faire référence à cette publication ; je dis « référence » parce qu’il s’agit réellement d’un ouvrage de référence … même si chaque mois ce qui arrive dans ma boîte aux lettres ressemble à 4 pages photocopiées d’un visuel assez modeste … mais quel contenu !
C’est ici que j’ai puisé les informations les plus pertinentes, les plus justes, en un mot, les plus intéressantes sur l’histoire de Comblain. Bien sûr, ce n’était pas ma seule source et les illustrations proposées n’étaient pas récupérables ; il me fallait élargir les recherches pour vous montrer d’anciennes cartes postales de Comblain-la-Tour, mais nulle part ailleurs qu’aux Échos de Comblain vous ne trouverez autant de détails et de précisions sur l’histoire locale. Imaginez-vous que le mensuel est publié depuis le mois d’avril 1946 !
Dans son n° 1 de la 1ère année, d’avril 1946, l’éditorial annonçait déjà fièrement : « Une feuille nouvelle, « Les Échos de Comblain » se présente à vous. Elle constitue l’organe officiel du « Syndicat d’Initiative touristique » dont elle diffusera les buts, le programme et les réalisations ». Tout un programme ! On était juste un an après la guerre !
Quant aux buts poursuivis par le périodique, ils ont été précisés d’emblée : « faire mieux connaître Comblain au monde touristique ; le faire apprécier d’avantage par la population … ;… faire le maximum d’efforts pour attirer le touriste … » ( à peu de chose près, c’est le but que nous poursuivions, nous Anciens de Comblain, quand nous avons entrepris de faire revivre notre propre découverte des lieux, et plus précisément dans les articles consacrés à « Revisitons Comblain » ). Et depuis plus de septante ans … les publications s’enchaînent sans interruption ! Quelle constance … quelle persévérance … quelle opiniâtreté … quelle cohérence ! Je ne connais pas d’autres communes qui peuvent s’enorgueillir de posséder une telle bible sur leur histoire locale. L’ouvrage mérite d’être conservé dans un musée de la vie rurale. Bravo.
Si j’ai décidé de vous parler des Échos de Comblain aujourd’hui, ce n’est pas par hasard … Dans l’exemplaire que j’ai reçu il y a quelques jours – le mensuel de novembre 2019 – j’ai eu la tristesse de lire que l’aventure se termine … En effet, Mr Alphonse Castermans, qui dirige le périodique, annonce la fin des publications. Si vous prenez le temps de lire ce que Mr Castermans écrit, et que j’ai reproduit ci-dessous, vous comprendrez pourquoi l’histoire s’arrête. Ce jeune homme a aujourd’hui 92 ans ! Son collègue, Mr Robert De Ridder, a aussi 92 ans ! Et le dernier membre de l’équipe, Mr Françis Dadoumont – que j’ai eu le plaisir de rencontrer et que vous reconnaîtrez sur deux des photos en annexe – est … un peu plus jeune ! Et donc, quand, en commençant ces quelques lignes, je parlais d’une équipe « dont la jeunesse, le dynamisme et l’enthousiasme font rêver … » c’était pour mettre en évidence un esprit et une vitalité dont beaucoup de « plus jeunes » devraient s’inspirer …
J’aimerais aussi associer à ce coup de chapeau notre ami René Defossé. C’est lui, notre correspondant local, qui m’a fait découvrir les Échos de Comblain. Quand il m’a prêté sa collection complète de tous les fascicules, dont certains étaient déjà reliés, j’ai tout lu … presque tout. J’ai, en tout cas, pris plaisir à extraire de cette encyclopédie tout ce qui pouvait intéresser les Anciens de Comblain. Par exemple quand, en février 1951, alors que le Centre Millennium n’était encore que l’Hôtel du Parc, la publication annonçait qu’un « écusson » à caractère touristique devrait être apposé sur toutes les façades de ce qu’on n’appelait pas encore le secteur Horeca ( photos 2.055 et 2.056 ) ; ou quand, en 1962, il annonçait l’inauguration du Centre de vacances polonais ( document 2.057 ).
C’est donc avec un regret ponctué de respect que je vois se refermer une page essentielle de la vie locale de Comblain-la-Tour. Soyez assurés Messieurs que votre travail sera mis en valeur à chaque fois que ce sera possible. Et nous, Anciens de Comblain, nous profitons de l’occasion pour vous chanter un STO LAT aussi mérité que sincère.
30/12/2019 – JP Dz
Et voici le texte de Mr Alphonse Castermans :
« Au revoir et merci …
Durant des mois et des mois, le comité de rédaction des Échos a attendu du renfort, espérant qu’un jeune pensionné allait se manifester : en vain !
Actuellement, ce comité est réduit à 3 personnes : votre serviteur, 92 ans, Robert De Ridder, même âge, et Françis Dadoumont, heureusement un peu plus jeune, lequel, outre ses articles, assume tous les déplacements nécessaires et les contacts avec l’imprimeur.
Aussi ai-je pris la décision qui s’imposait, si pénible soit-elle, de mettre fin à la publication de nos chers Échos de Comblain, avant que l’un de nous trois soit brusquement incapable de poursuivre ; les deux autres se retrouvant plongés dans la situation intenable que l’on devine !
Le moment est donc venu de dire merci. D’abord à nos dizaines de collaborateurs aujourd’hui disparus et en premier à Emile Detaille, fondateur du mensuel et qui allait pendant plus de 40 ans par ses articles d’une richesse incroyable lui donner cette réputation dépassant nos frontières locales, à Arthur Jadot, Ninie Dehossay, Jean Luxen, Paul Senny ( je cite de mémoire les plus prolifiques ) mais aussi ceux toujours bien vivants, en premier lieu Robert Martin, mon prédécesseur à la rédaction durant près de 25 ans et dont on ne soulignera jamais assez les qualités littéraires. Je pense notamment à sa série d’articles « L’homme traqué », un modèle du genre. Salut mon cher Robert et mes hommages à ta si charmante épouse. Citons encore Ivan Rasquin ou Pol Walhain. N’oublions pas Cyrill Tahay, qui au comité de direction nous a aidés efficacement pendant plusieurs années ; dernièrement des ennuis de santé l’ont obligé à « lever le pied ».
Le moment est venu de remercier chaleureusement la cheville ouvrière de Échos, c’est-à-dire les indispensables distributeurs locaux et leur champion local Jean Braipson. Actuellement il distribue Comblain centre et le Pont-de-Sçay, alimente Géromont et Mont ; il est partout avec un dévouement et une bonne humeur qui n’ont d’égal que sa modestie. Merci Jean. Cette 72ème année de parution prend fin en avril 2020.
Afin de remercier nos fidèles abonnés, le comité a décidé d’arrêter la publication en mars mais nos abonnés recevront donc gratuitement nos trois derniers numéros.
Et oui, les meilleures choses ont une fin. Au revoir et à tous un tout grand merci.
Alphonse Castermans »
2.049 : COMBLAIN-AU-PONT – 2.018 : Mr Françis Dadoumont ; Jean-Pierre Dziewiacien.2.050 : COMBLAIN-AU-PONT – 2.018 : Mr Françis Dadoumont ; Jean-Pierre Dziewiacien.2.051 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Au Centre Millennium : Dominique Ogonowski ; René Defossé ; Dominique Stefanski.2.052 : COMBLAIN – 1.946 : Premier numéro des Échos de Comblain. Première page.2.053 : COMBLAIN – 1.946 : Premier numéro des Échos de Comblain. Extrait.2.054 : COMBLAIN – 1.951 : 6ème année de parution des Échos de Comblain. Extrait.2.055 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1.951 : Hôtel du Parc : Différents écussons présents sur la grille.2.056 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1.951 : Hôtel du Parc : Différents écussons présents sur la grille.2.057 : COMBLAIN – 1.962 : Les Échos de Comblain. Extrait annonçant l’inauguration, le 24 juin, du « Centre de vacances pour enfants polonais ».
Je suis particulièrement heureux de braquer le projecteur de ce lundi sur la communauté polonaise d’Heusden-Zolder. D’autant plus que l’article ci-dessous – traduit du polonais – décrit, avec beaucoup de détails, la vivacité de cette implantation polonaise du Limbourg. Vous y lirez des noms qui nous sont familiers : Mr Mikołaj Król, le papa de Zosia ; Mr Grzegorz Rozeński, professeur pendant 17 ans à l’école polonaise de Heusden-Zolder et papa d’Elizabeth, de Jef et de Piotr, Ks Marcin Noskiewcz, mais aussi Zosia Król, Eric Nowicki, Karinka Prekowska … et surtout Madame Pelagia Nowicka, la maman d’Annie, de Betty, de Józek, d’Éric et d’Eddy.
Ce texte n’est malheureusement pas daté … il évoque une cérémonie qui se serait passé un 15 mai … sans doute au début des années 70 et au plus tard en 1975. Il n’est pas signé non plus … sauf d’un très modeste : « Un participant ». Alors, est-ce Mr Rzemieniewski qui l’aurait écrit ? Il était, en tout cas, régulièrement présent à la salle « Millenium » … mais pourquoi ne l’a-t-il pas signé comme d’habitude par son célèbre « j.n. » ? Ou peut-être que quelqu’un l’a aidé à rédiger le texte ? Si vous avez une explication … je suis preneur.
Je vous laisse donc en compagnie de la communauté polonaise d’Heusden-Zolder … Mais sachez déjà que je reviendrais prochainement, et avec grand plaisir, sur l’une des figures les plus emblématiques de la région … quelqu’un que j’ai eu le privilège de connaître et qui symbolise, à elle seule, la passion du folklore polonais et l’acharnement à vouloir partager cette passion : Madame Pelagia Nowicka.
23/12/2019 – JP Dz
Double cérémonie dans la communauté d’Heusden Zolder
Dans la communauté polonaise du Limbourg, le travail et l’intérêt pour la tradition polonaise fuse de partout et fait éclore une vivacité collective nationale. L’expression de cette vitalité polonaise a été le dernier événement célébrant le 3 mai dans la communauté d’Heusden-Zolder.
La génération plus âgée, qui a quitté volontairement ou par la force son pays d’origine, garde dans son âme l’image de sa patrie ; aujourd’hui cet amour de la Patrie et des traditions polonaises se transmet dans les âmes de la jeune génération et, par l’intermédiaire d’évènements et de célébrations, leur apprend à aimer le pays d’origine de leurs pères et mères.
Le 15 mai de cette année, la communauté d’Heusden-Zolder, à Lindeman, a célébré la fête de la Constitution du 3 mai dans la salle polonaise « Millenium », avec la participation des personnes plus âgées, des jeunes et des enfants. Nous avons commencé notre journée par la Sainte Messe en l’église de Lindeman. Ensuite, nous avons marché, avec les drapeaux déployés, pour rejoindre la salle commune polonaise.
Pour commencer les festivités, le président Mikołaj Król a prononcé un discours pour souhaiter la bienvenue aux participants. Mr Grzegorz Rozeński, professeur de l’école libre polonaise, a lu un exposé rappelant à chacun les circonstances de la création de la Constitution du 3 mai.
Les enfants de l’école ont présenté un court programme, chantant des chansons polonaises et récitant des poèmes de circonstance. Puis, est montée sur scène avec son groupe, Mme Pelagia Nowicka, dirigeante de l’Association Catholique de la Jeunesse Polonaise (KSMP) et des futurs jeunes. Le programme était extrêmement varié, plein de folklore polonais, exprimé par des danses nationales, des chants et des tableaux scéniques.
Il fallait voir cette jeune génération, née à l’étranger, les visages heureux et souriants, avec l’enthousiasme, la verve et l’habileté dont ils faisaient preuve dans toutes les scènes, dansant, chantant. Personne ne peut nier à quel point la scène a été touchante quand, à un moment donné, toute cette marmaille est descendue du podium, tenant un bouquet de fleurs, les offrant aux mères présentes dans la salle.
Puis, ils ont chanté ensemble une chanson pour leur mère, car la fête du 3 mai était combinée avec la fête des mères.
Ensuite encore, il y a eu des danses en trois groupes : les plus âgés, les moyens et les plus jeunes. Ils dansaient les Krakowiak, les Mazurek et les Oberek.
Dans une autre scène, la petite Zosia Król a chanté une chanson sur les champignons, et les plus jeunes ont dansé dans la forêt, et plus tard encore, ils ont exécuté une danse des « góral ».
Eric Nowicki a interprété, en solo, un « Zbójnicki » qui a déclenché une tempête d’applaudissements.
S’en est suivi un duo de petits danseurs, en la personne des petits Eric et Karinka Prekowska, qui s’accrochant à la ciupaga du montagnard, refaisaient le « Zbójnicki ».
Nous devons tout cela à notre Dirigeante du KSMP, Mme Pelagia Nowicka, qui consacre son temps, et parfois sa santé, à la préparation des événements et des célébrations. Sous son œil attentif et ses conseils, nos jeunes gens dansent, chantent et récitent.
Et donc, la communauté polonaise du Limbourg ne s’endort pas, ne disparaît pas et ne mourra pas, parce qu’elle est un véritable exemple d’existence conforme à la tradition polonaise.
Alors que le spectacle des jeunes touchait à sa fin, notre prêtre polonais, Ks. Marcin Noskiewcz, a chaleureusement et cordialement remercié tous ceux qui ont participé à la célébration du 3 mai, rappelé les valeurs spirituelles des fêtes nationales, demandé aux personnes réunies, en particulier aux parents, de préserver et de cultiver les fêtes nationales polonaises dans leur famille, d’implanter dans l’esprit et le cœur de leurs enfants tout ce qui est polonais, ce qu’ils avaient apporté du pays : Dieu, la foi et la langue maternelle.
Enfin, le Président, Mikołaj Król, s’est de nouveau exprimé, remerciant ses compatriotes d’être venus si nombreux à cette cérémonie. C’est la chanson « Je ne vais pas quitter ma terre » qui a clôturé cette célébration du 3 mai.
Un participant
2.038 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Eric Nowicki ; Carine Prekowski.2.039 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Debout : Zosia Król ; Brigitte Prekowski, ( ? ) ; Igor Gymza ( ! ) ; ( ? ) ; Christiane Niemiec ; Annie Nowicki ; Regina Gymza ; Assises : ( ? ) ; Carine Prekowski ; Betty Nowicki ; Elisabeth Rozenski.2.040 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : ( ? ) ; Carla ? ; ( ? ) ; ( ? ) ; Zosia Król ; Regina Gymza ; Betty Nowicki ; Elisabeth Rozenski.2.041 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Brigitte Prekowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Mme Pelagia ( Pela ) Nowicki-Bednarek ; Zosia Król ; Regina Gymza ; Betty Nowicki ; Elisabeth Rozenski.2.042 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Carine Prekowski ; Pelagia ( Pela ) Nowicki-Bednarek ; Józek Nowicki ( à droite ).2.043 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Marek Ordutowski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Brigitte Prekowski ; Eddy Nowicki ; Carine Prekowski ; Sabine Lacroix ; et Eric Nowicki dans le fond.2.044 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Annie Nowicki ; Zosia Król ; Eddy Nowicki.2.045 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Pelagia ( Pela ) Nowicki-Bednarek ; Betty Nowicki ; Annie Nowicki ; Zosia Król ; Brigitte Prekowski ; Elisabeth Rozenski ; Anka et Marek Ordutowski ; Premier plan : Eddy Nowicki ; Eric Nowicki ; Carine Prekowski ; Brigitte Krasinski.2.046 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Betty Nowicki ; Henry Bogdanski.20.47 : HEUSDEN – ZOLDER : Dans les années 70 : Eric Nowicki ; Marek Ordutowski ; Carine Prekowski ; Brigitte Krasinski.2.048 : HEUSDEN – ZOLDER : Double cérémonie, dans les années 70 : L’article.