À part le site de Comblain-la-Tour, la Communauté polonaise de Belgique n’a pas « accumulé » de nombreux patrimoines immobiliers. Si dans le passé, plusieurs immeubles ou infrastructures étaient des biens propres, à l’heure actuelle, on ne peut citer que quelques exemples : le site des « Baraques » à Ressaix, la « swietlica » de Heusden-Zolder et celle de Beringen … peut-être que j’en oublie quelques-uns. C’est peu par rapport à la multitude d’initiatives et d’implantations polonaises à travers toutes les régions où ils s’étaient installés. Sans doute que l’essentiel n’était pas là.
La gestion de ces biens est une charge conséquente, souvent source de tracas et parfois de conflits. Si on ne peut que féliciter ceux qui en étaient – ou qui en sont encore – les gestionnaires, on peut aussi se réjouir de n’être pas « encombré » par de telles responsabilités. Qu’aurions-nous fait de toutes ces infrastructures ? Comment pourrions-nous entretenir cet héritage ? Le plaisir de s’y rencontrer aurait-il justifié pareil dépense d’énergie ? Personnellement, je suis très heureux de la situation actuelle. Notre patrimoine à nous est ailleurs … il est plus léger, plus incorporel.
Notre patrimoine, c’est l’ensemble de tous ces moments d’infinis plaisirs que nous avons partagés, c’est l’ensemble des milliers d’éclats de rire qui résonnent encore dans nos mémoires, l’ensemble des émotions qui nous ont fait vibrer … ce sont toutes ces chansons que nous fredonnons encore aujourd’hui, ce sont ces traditions que nous perpétuons, ce sont tous ces airs d’accordéon qui nous donnaient tant de joie …
Notre Communauté de souvenirs des Anciens de Comblain se veut la gardienne de ce patrimoine-là.
Aussi, à l’instar de l’UNESCO qui revendique le droit de définir et d’élire les éléments dignes de figurer dans la liste des patrimoines matériels et immatériels du monde à protéger, nous vous proposons d’établir notre propre liste. Pourquoi pas ? Et pourquoi pas commencer tout de suite ? Je propose donc que nous inscrivions sur notre liste comme premier élément de notre patrimoine immatériel : tous les airs d’accordéon entendus à Comblain et ailleurs.
Rappelez-vous, c’était un temps où il ne se passait jamais très longtemps sans un « p’tit air » d’accordéon.
On ne savait jamais vraiment d’où il sortait, ni comment il était arrivé là … et d’ailleurs personne ne se posait la question ; ça nous paraissait naturel qu’il soit là, pile au moment où on avait envie de faire la fête.
Il y avait toujours un « accordéonneux » qui sentait avant les autres que c’était le bon moment … Il y avait toujours, dans un coffre de voiture, un accordéon qui attendait son heure …
Alors, deux notes de musique, un accord connu … et c’était « zabawa ». L’accordéon commençait à s’étirer sous les doigts magiques du musicien. Il se mettait à respirer et pour nous c’était « U cha cha ». On en venait même à oublier que derrière l’instrument il y avait quelqu’un qui actionnait les touches. La personne et l’accordéon ne faisaient qu’un. C’est du plaisir qui sortait
Très vite, nos coudes, dans un élan spontané, se croisaient avec les coudes des voisins, pour ne plus former qu’une guirlande de coudes enlacés dans laquelle nous n’étions plus qu’un maillon balancé de droite à gauche. Comment résister ? Les polonais peuvent résister à tout … sauf à la fête.
On chantait à tue-tête les premières strophes de chaque chanson. Et quand les paroles commençaient à manquer, on inventait des mots improbables et des « lala la » … l’important ce n’était pas les mots mais l’émotion, le partage … l’harmonie. Merci à vous, Messieurs et Mesdames les accordéonneux. Merci pour tous ces moments de pur bonheur.
Je suis d’accord avec Georges Brassens quand le poète chantait :
« C’est une erreur
Mais les joueurs
D’accordéon
Au grand jamais
On ne les met
Au Panthéon ».
Les nôtres … ceux qui nous ont fait chanter et danser à Comblain comme ailleurs … méritent amplement leur place au Panthéon de notre reconnaissance éternelle. J’ai envie de crier : « Vas-y Franek, vas-y Wacek, vas-y Józek, vas-y Olek, et toi aussi Stasiu, Michał, Henrik, et tous les autres d’hier et d’aujourd’hui ».
On ne vous a pas suffisamment dit combien vous étiez important … mais il n’est jamais trop tard …
S’il vous plaît, aidez-nous, aujourd’hui, à graver leurs noms sur l’obélisque de notre gratitude … qu’ils s’élèvent vers le ciel comme tous leurs « p’tits airs » d’accordéon et qu’à travers eux, tous les autres musiciens, qu’ils soient violonistes, trompettistes, guitaristes, …, sachent qu’ils sont pour nous les parfaits synonymes du mot « plaisir ».
Hommage à tous nos« accordéonneux» d’hier et d’aujourd’hui :
Mr Józef Karasiński – Mr Wacek Bień
Mr Franek Klimanowicz – Mr Olek Jelen
Mr Henryk Tomczak – Mr Józek Nowicki
Mr Witold Pasternak – Mr Stasiu Kieronski
Mr Michel Pająk – Mr Daniel Pietka
Mr Zygfrid Drebkowski – Mr Guy Niepotolowicz
Mr Janusz Stepien – Mr Slawko Teljega
Mr François Lachowicz – Mr Jules Dominianczyk
J’en oublie certainement … aidez-moi à compléter la liste.
23/07/2018 – JP Dz
1.289 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Stasiu Jozwiak ; Gieniu Perzyna ; Franek Klimanowicz ; Bronek Sitarz. Derrière debout, Henryk Modliszewski. Il s’agit de l’orchestre « KSMP Melodia Ojczysta » qui changera de nom dès que le KSMP de Ressaix choisira de s’appeler « KSMP ORLĘTA ».1.290 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Au violon, Mr Janek Stempniewicz ; à l’accordéon, Mr Wacek Bień ; à la contrebasse, Mr Zenon Wójcik.1.291 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Pan Jan ; ( ? ).1.292 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Nos accordéonneux : A l’accordéon, Michel Pająk ; Ks Kurzawa ; … ; Michel Wolodimiroff ; ( ? ) ; Mr Léon Czak ; … ; le séminariste, Kz Kazik Rzymowski ; …1.293 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : ( ? ) ; …1.294 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Nos accordéonneux : Dans le désordre : Mme Veronika Załobek ; Mme Olga Zeromska ; Ks Kurzawa ; Franek Klimanowicz ; Géniu Bujanowski ; Alfred Materna ; François Lachowicz ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Bernadette Lachowicz ; Franca Fisher ; Lydia Młynarski ; Lodzia Baum ; Thérèse Dudziak ; Alexis Łagocki ; … ; ( ? ) … ; à l’accordéon, Witold Pasternak.1.295 : Quelque part … en coulisse : Nos accordéonneux : Mr ( ? ) Lis ; Mr Janusz Stepien ( le beau-frère de Freddy Fuitowski ) ; Mr Léon Warchulski ; ( ? ).1.296 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Nos accordéonneux : ( ? ) ; …1.297 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2001 : Nos accordéonneux : L’accordéoniste : Stasiu Kieronski ( du groupe limbourgeois Wisła ) ; Heniu Zapałowski et Aniela Paterka ( épouse de Stasiu ).1.298 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2008 : Nos accordéonneux : Jola Blazejczyk, à l’occasion de son anniversaire ; Mr Piotr Ladomirski ; Barbara Wojda ; ( ? ) ; …1.299 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2008 : Nos accordéonneux : Jola Blazejczyk, à l’occasion de son anniversaire ; Mr Piotr Ladomirski ; Barbara Wojda ; ( ? ) ; …1.300 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Nos accordéonneux : Notre Józek Nowicki.
Que pouvions-nous leur répondre ? Elles avaient à peine quinze ans, et elles nous chantaient :
A jak ja już będę siwa siwiusieńka
Siwa siwiusieńka
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ?
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ? ( 1 )
On avait beau jurer … la bouche en cœur … promettre … rien ne semblait les rassurer ou apaiser leurs inquiétudes et leurs doutes.
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ?
Aujourd’hui, quarante ans plus tard ( cinquante pour certains ), nous pouvons clamer haut et fort : « Pamiętamy ». Non seulement nous nous souvenons, mais le souvenir de vos 15 ans restera gravé indéfiniment dans nos cœurs et dans nos mémoires … comment pourrait-on l’oublier ?
Vous pensiez peut-être que tout ce « bazar » des Anciens de Comblain … c’était seulement pour essayer de remédier aux ravages du temps qui passe et qui sème derrière lui quelques petits trous dans nos mémoires ? Ou qu’on culpabilisait, qu’on se sentait en quelque sorte redevable pour tous ces bons moments, tous ces petits plaisirs vécus et partagés à Comblain ? Que l’on avait un peu comme une dette morale à rembourser ?
Oui, bien sûr, il y a peut-être un peu de ça.
Mais il y a aussi – il y a surtout – une irrésistible envie de revivre ces moments de partage et d’amitié, emprunts d’émotions et de gaieté !!! Alors, ne vous inquiétez pas … « Pamiętamy » !
Notez que, récemment, on avait bien remarqué quelques fils d’argent … par-ci, par là, sur vos tempes … mais on s’est dit que ces précieux reflets d’argent ne faisaient que rehausser l’éclat de vos vraies natures et de l’or brut dans lequel vous êtes taillées ….
Depuis peu, on a bien vu que vous vous étiez légèrement « enrobées » … mais on avait bien compris que c’était seulement pour nous offrir un peu plus de surface à caresser …
Dernièrement, on avait bien constaté que vous vous emportiez un peu plus vite qu’auparavant … que votre sensibilité s’irritait de minuscules détails de la vie quotidienne … que vous ne supportiez plus certains de nos « petits » défauts … qui vous faisaient pourtant craquer il y a, à peine, quarante ans … mais pour nous, c’était clair, vous vouliez simplement attirer notre attention, nous rappeler qu’il s’agissait de rester à l’écoute et de ne pas relâcher notre vigilance …
Rassurez-vous, vous n’avez rien à craindre, vous êtes toujours le centre de nos préoccupations. Et si vous deviez en douter ne fût-ce qu’un instant, approchez et regardez … regardez votre reflet dans nos yeux … vous verrez bien que vous n’y avez pas changé. Dans nos yeux, quelque soit l’angle ou l’éclairage, vous rayonnez toujours !
Alors aujourd’hui, pour ne pas créer d’impair ( expression amusante qui suggère que tout devrait toujours aller par « pair » ! ), les photos qui sont jointes ne vous représentent pas, vous à 15 ans … Il aurait été impossible de vous y mettre toutes et je ne prendrais pas le risque – inconsidéré – d’en « sélectionner » quelques-unes ( je suis courageux, mais pas téméraire ). Donc, j’ai choisi d’illustrer cet article par quelques-unes de vos camarades de l’époque. Aucune d’entre-elles n’est encore membre des Anciens de Comblain ! Donc, elles ne nous lisent pas. Elles ne savent même pas que ça existe. Et qui plus est, elles viennent de loin, d’Angleterre et d’ailleurs …
J’imagine déjà ce que les plus soupçonneuses d’entre vous pourraient penser : « Mouais, tout ça, tout ce baratin, c’est simplement pour essayer de retrouver ces petites anglaises qui les faisaient craquer ». Ah non, sorry, je m’insurge !
Il n’est pas question ici d’ouvrir la boîte de Pandore de nos rêveries d’adolescent … C’est vrai qu’elles étaient charmantes, que ce serait amusant de les retrouver … elles étaient tellement … « anglaises » !
Mais cette quête est purement historique, bien sûr : que sont-elles devenues ? Ont-elles oublié Comblain ? Se rappellent-elles de nous ? Ces questions mériteraient une réponse, of course, pour le bien de la science … ( et ce n’est même pas pour tester la persistance du souvenir que ces demoiselles auraient pu conserver de nous, c’est purement sociologique ).
Alors, à l’heure du Brexit, il n’est pas trop tard pour se relever les manches et lancer un nouvel appel du 18 juin outre-Manche … Et non pas un appel à la résistance … bien au contraire – un appel à venir nous rejoindre en débarquant à nouveau sur la plage de Comblain-la-Tour.
De notre côté, c’est promis, nous ne résisterons pas au plaisir de vous revoir car, après tout, si Paris valait bien une messe, Comblain vaut bien une visite !
Quant à vous, Mesdames, nos valeureuses compagnes, que ces petites digressions vous rassurent, il n’est pas besoin de formules scientifiques pour vous dire avec une certitude quasi-mathématique que vous étiez et resterez toujours nos « najładniejsze panienki».
18 juin 2018 – JP Dz
PS : Il conviendrait sans doute de traduire en anglais ce qui précède pour espérer avoir une chance de retrouver quelques-unes de nos petites anglaises. Qui se sent de taille ? Qui se dévoue ?
(1) : Traduction :
« Quand je serai vieille et grise Te souviendras-tu que j’ai été une demoiselle ».
Si certains venaient à Comblain en train, d’autres arrivaient en autocar ; ceux-là, venaient de loin, parfois de très loin … d’Allemagne, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas. Du coup, chaque fois qu’un autocar ( on ne disait pas encore « car » à l’époque ) franchissait la grille d’entrée du Centre Millennium, il générait toutes sortes d’émotions et forcément, des attroupements s’organisaient, comme sur les photos en annexe.
Quand le véhicule amenait de nouveaux « vacanciers », c’était surtout la curiosité qui prédominait : « Qui sont les nouveaux arrivants ? À quoi ressemblent-ils ? Est-ce que ceux de l’année passée sont revenus ? Allons-nous nous entendre avec eux ? Sont-ils aussi sympas que ceux de la dernière fois ? ». Cette curiosité qui nous animait était cependant teintée d’un brin d’inquiétude, il faut bien l’avouer : « Ils ont l’air nombreux, aurons-nous assez de place pour loger tout le monde ? Ne devrons-nous pas changer de chambre et nous serrer ? Jusque-là, on avait nos aises … pourvu que ça dure ! ».
Nous tentions alors, de deviner, à travers les vitres qui étaient les enfants ou les adolescents … Ce n’est pas seulement les enfants et les ados du car qu’on essayait de deviner à travers les vitres, on essayait aussi de savoir combien d’adultes les accompagnaient. Avec l’expérience, on avait appris que si le nouveau groupe était trop bien organisé et suffisamment encadré, il finirait par nous imposer son mode de fonctionnement ; et nous, on n’avait pas trop envie qu’on nous impose d’autres habitudes. Et quand ils commençaient à descendre, on tendait l’oreille, histoire d’apprendre s’ils parlaient mieux polonais que nous.
Au bout de quelques minutes, à force de dévisager un par un chacun des arrivants, on pensait reconnaître celui-ci ou celle-là : « On dirait que c’est Hania ? Lui, il ressemble beaucoup à Andy … mais je ne suis pas sûr. ». Les premiers contacts étaient réservés, voire prudents. Il ne fallait pas brusquer les choses. Et par où commencer ?
Heureusement, les valises des filles étaient toujours là pour nous offrir une bonne occasion de créer les premiers contacts : elles étaient tellement lourdes qu’on en profitait pour proposer notre aide … c’était la meilleure façon d’établir les premiers liens et la meilleure des entrées en matière …
Le même soir, toutes les inquiétudes et tous les a priori avaient disparu ; c’était comme si on se connaissait depuis toujours.
Par contre, quand le même autocar venait rechercher nos nouveaux amis, c’est la tristesse qui prévalait. On s’en voulait de n’avoir pas suffisamment passé de temps avec eux, de n’avoir pas eu le cran d’avouer, à celle-ci, combien elle allait nous manquer et à celui-ci, les sentiments qu’il nous inspirait. Et le temps était passé tellement vite … On se prenait à rêver que le moteur refuse de redémarrer ou qu’un incident suffisamment grave empêche le départ. Juste gagner encore un jour … une soirée … quelques heures. Mais le miracle ne s’est jamais produit. Tout au plus, le car repartait avec quelques dizaines de minutes de retard par rapport l’horaire prévu. Ensuite … le parc nous semblait soudain, tellement vide …
Parfois, quand un autocar franchissait la grille, à vide, ce n’était pas pour amener ou emporter des enfants, il venait nous chercher tous pour faire une excursion ensemble quelque part dans les Ardennes. Ça n’arrivait pas chaque année. Nous embarquions alors tous, excités et curieux, pour une fois qu’on allait promener sans devoir marcher. C’est ainsi qu’on a pu découvrir quelques destinations plus ou moins insolites. Eveline et moi, nous nous souvenons d’avoir visité, avec la colonie, Coo et sa cascade, mais aussi l’entreprise de mise en bouteille de Spa.
Ce qui nous avait marqués lors de cette visite, c’était le bruit infernal des milliers de bouteilles de verre ( à l’époque, elles étaient toutes en verre ) qui s’entrechoquaient les unes contre les autres sur les immenses tapis roulants de la chaîne d’embouteillage. On se demandait comment des travailleurs pouvaient supporter pareille tintamarre ? C’était épouvantablement assourdissant et désagréable. Je me demande si ce n’est pas là que j’ai été définitivement dégoûté de … boire de l’eau ?
19/03/2018 – JP Dz
1.137 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : Mme Dziewiacien ; Mme Bujanowski ; ( ? ) ; … ; Pierre Front ; Marek Bujanowski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Alexis Łagocki ; Eveline Ogonowski ; Francine Załobek ; Malvina Rusowicz ; … ; ( ? ).1.138 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; Mme Kołodziejka ; … ; Mr Józef Rzemieniewski ; … ; ( ? ).1.139 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ….1.140 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ; … ; Pierre Bartnik ; Pan Bardo ; Marek Bujanowski ; ( ? ) ; Géniu Bujanowski ; Daniel Pietka ; le bout du coude de Jean-Pierre Dziewiacien.1.141 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ; … ; Mme Dziewiacien qui regarde vers le photographe qui n’est autre que son fils.1.142 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : Ks Kurzawa ; … ; Mr Józef Rzemieniewski ; … ; Marek Bujanowski ; Michel Mikolajczyk ; … ; Alexandre Persich ; … , ( ? ).1.143 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les autocars : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; ( ? ) ; … ; Zdzisław Blaszka ; … ; ( ? ) ; ( collection Zdzisław Blaszka ).
Si Comblain existe … si la communauté polonaise a décidé d’acheter cet hôtel pour en faire un camp de vacances et un lieu de rassemblement, c’est qu’il y avait une forte attente et un véritable besoin. En effet, les colonies polonaises en Belgique n’ont pas commencé avec Comblain-la-Tour. Avant, elles prenaient une autre forme, mais elles attiraient déjà beaucoup de monde. Les plus anciens d’entre nous vous expliqueront qu’ils ont participé successivement aux colonies de Bouillon ( en 1953 et 1954 ), de Han-sur-Lesse, de Nieuport et de Bastogne.
Tous ces enfants et ces jeunes ont été les précurseurs. Tout ce qu’ils ont apporté avec eux à Comblain, ils l’avaient appris ailleurs. Aujourd’hui, nous avons envie de leur rendre un petit hommage. S’ils n’avaient pas ouvert la voie et accroché au concept … Comblain n’existerait pas.
Comme le hasard fait toujours bien les choses, Dominique Ogonowski a trouvé, en fouillant dans les caves de la maison polonaise, trois petits cahiers, dont deux recèlent un petit trésor … il s’agit de la liste des participants au camp de vacances de Bastogne en 1958 ! Nous sommes déjà en 2018, c’est-à-dire que nous allons commémorer les 60 ans de cette aventure. Donc, il nous a semblé opportun de ressortir cette liste et de citer tous les participants de l’époque. À travers eux, ce sont tous les précurseurs que nous voulons remercier.
À Bastogne en 1958, on comptait déjà 276 participants venus de tous les coins de la Belgique. Les 140 filles étaient installées dans la grand-Rue, chez les sœurs ; les 136 garçons quant à eux résidaient au petit séminaire.
Les documents en annexe sont les pages de ces 2 cahiers. Vous y lirez des noms qui nous sont familiers ( Alice et André Bardo, … ) ; beaucoup d’entre eux sont venus ensuite à Comblain, certains font déjà partie de notre communauté d’Anciens : Lutek Kurek ; Thérèsia Swierkowicz ; Halina Ogonowski ; Zdzisław Blaszka ; Kazimir Kiełbowicz ; Henryk Tomczak ; Raymond Mielcarek ; André Karasiński ; d’autres encore nous suivent régulièrement sur Facebook comme Roś Leokadia ; …
La liste reprend les participants regroupés par région. Ne vous étonnez pas d’y voir la région de Mons séparée en deux … Cette séparation correspond à une réalité qui a véritablement divisé les polonais du Borinage en deux groupes bien distincts qui limitaient leurs relations au plus strict minimum ! C’est ainsi que ceux qui habitaient Tertre, Hautrage, Quaregnon, Bernissart, Harchies, Hensies, … ne côtoyaient pas ceux qui vivaient à La Bouverie, Flénu, Frameries, Hornu … Pour parler des « autres », on disait : « Ceux de l’autre côté du canal ».
Évidemment, plus personne ne se souvient ni pourquoi ni comment cette séparation est née. Elle prenait pour prétexte que chacun de ces groupes était installé de part et d’autre du Canal de Mons à Condé ! Durant des décennies, le fossé semblait infranchissable. Entre-temps, le canal a été comblé, une autoroute a été construite dessus, des dizaines de ponts et quelques échangeurs ont permis de franchir l’obstacle … mais la division des deux communautés est restée immuable. Les divisions morales sont les plus difficiles à combler …
Heureusement, depuis … ça s’est arrangé… il a fallu longtemps. Malheureusement, d’autres divisions sont apparues !
À Comblain-la-Tour, comme à Bastogne, ces divisions n’existaient pas. Tout le monde côtoyait tout le monde dans un grand esprit de rapprochement et de partage. Et même plus … les amitiés qui sont nées là-bas, ont résisté au temps qui passe. Sur la photo 1070, vous reconnaîtrez deux de ces précurseurs Raymond Mielcarek et André Karasiński … 60 ans après. N’y cherchez pas le 3ème larron, Henryk Tomczak, c’est lui qui prend la photo, comme très souvent. Et si le secret de la longévité en amitié se mesurait par la profondeur des verres qu’on a bu ensemble ?
22/01/2018 – JP Dz
Voici donc la liste des participants comme nous l’avons retrouvée ; ils sont répartis par région d’origine :
( immense merci à André Karasiński pour son aide précieuse ) :
14 Garçons : Mielcarek Michał ; Michalak Henryk ; Ferens Aleksander ; Nowak Edward ; Mielcarek Henryk ; Mielcarek Edmund ; Święconek Kazimierz ; Mielcarek Rajmund ; Karasiński Andrzej ; Kulbaka Zdzisław ; Brocki Leon ; Nowak Feliks ; Markowski Gustaw ; Blaszka Zdzisław ;
3 Garçons : Kaźmierczak Józef ; Maj Kazimierz ; Wojtasik Józef.
Zwartberg :
12 Filles : Szulc Danuta ; Sobieraj Teresa ; Sobieraj Urszula ; Packan Helena ; Ciszewska Danuta ; Ciszewska Irena ; Frasołek Sylwia ; Mielcarek Bożena ; Kaczorowska Halina ; Góra Krystyna ; Góra Kazimiera ; Frasołek Joanna.
12 Garçons :Kaczorowski Leszek ; Piechota Antoni ; Przybylski Roman ; Motylewski Ryszard ; Strzeboński Ryszard ; Packan Jerzy ; Kozieł Roman ; Góra Zdzisław ; Motylewski Zbigniew ; Piechota Bruno ; Kozieł Ryszard ; Frasołek Jan.
Heusden – Zolder :
9 Filles : Pachel Teresa ; Pachel Irena ; Banaś Krystyna ; Popis Halina ; Walc Irena ; Piekarczyk Genowefa ; Danko Zofia ; Glonek Łucja ; Tkaczuk Helena.
21 Garçons : Kurek Lucjan ; Kopeć Lucjan ; Walc Bolesław ; Cucup Kazimierz ; Piekarczyk Józef ; Łajca Zbigniew ; Skrzypczak Józef ; Guliński Edward ; Górał Jan ; Zieliński Edward ; Niemiec Günter ; Danko Kazimierz ; Cucup Henryk ; Partyka Eugeniusz ; Tkaczuk Kazimierz ; Wallach Paweł ; Myszta Jan ; Kopeć Stanisław ; Kurek Henryk ; Broniecki Stefan ; Szkudlarski Czesław.
15 Garçons : Bardo Andrzej ; Zawadzki Ryszard ; Zasłona Bolesław ; Kiełbowicz Jerzy ; Walaszczyk Waldemar ; Kiełbowicz Kazimierz ; Jurga Piotr ; Szałaciński Zenon ; Głąb Jerzy ; Szustak Ryszard ; Chudzicki Jan ; Pandevoine Jean-Claude ; Janowski Henryk ; Liberda Ryszard ; Siwik Wincenty.
28 Garçons : Jędrzejczyk Paweł ; Aussems Guy ; Grajcarek Ireneusz ; Gajda Michał ; Wachowski Józef ; Drożdż Aleksander ; Kaszyński Eugeniusz ; Ostaszewski Stanisław ; Szymczak Henryk ; Matyjasek Zbigniew ; Świątek Klaudiusz ; Filipiak Mirosław ; Jakubowski Wiesław ; Jamka Edward ; Winiarski Henryk ; Jędrzejczyk Bogdan ; Sekieła Jerzy ; Przychitko Janusz ; Polaczek Lucjan ; Mes Jan ; Borkowski Edward ; Harbicki Stanisław ; Królak Stanisław ; Rychlik Zdzisław ; Owca René ; Jędrzejczyk Jan ; Drozda Stefan ; Niwa Anastazy.
1.057 : BASTOGNE – 1958 : Liste des garçons venus de : Mons ; Charleroi.1.058 : BASTOGNE – 1958 : Liste des garçons venus de : Eisden ; Vucht ; Houthalen ; Koersel.1.059 : BASTOGNE – 1958 : Liste des garçons venus de : Heusden – Zolder.1.060 : BASTOGNE – 1958 : Liste des garçons venus du : Centre.1.061 : BASTOGNE – 1958 : Liste des filles venues de : Zwartberg ; Koersel ; Charleroi.1.062 : BASTOGNE – 1958 : Liste des filles venues de : Waterschei ; Heusden.1.063 : BASTOGNE – 1958 : Liste des filles venues du : Centre.1.064 : BASTOGNE – 1958 : Liste des filles venues de : Liège.1.065 : BASTOGNE – 1958 : Liste des filles venues de : Eisden ; Vucht ; Winterslag ; Houthalen.1.066 : BASTOGNE – 1958 : Liste des filles venues de : Mons ; Bruxelles.1.067 : BASTOGNE – 1958 : Liste des garçons venus de : Liège.1.068 : BASTOGNE – 1958 : Liste des garçons venus de : Waterschei.1.069 : BASTOGNE – 1958 : Liste des garçons venus de : Winterslag ; Zwartber.1.070 : POLOGNE – 2017 : Raymond Mielcarek ; André Karasiński.Supplément : BASTOGNE 1 – 1958 : Participation à la fête du jambon : Groupe dans le cortège avec la monitrice Pomorska ; ( ? ) ; … ( collection Zdzisław Blaszka ).Supplément : BASTOGNE 2 – 1958 : Participation à la fête du jambon : Mr Kazimierczak d’Elouges ; ( ? ) ; … ( collection Zdzisław Blaszka ).Supplément : Au retour de BASTOGNE 3 – 1958 : Accroupis : Jeanine Mielcarek ; Casimir Swieconek ; Hélène Swieconek ; Lucja Matusiewicz Sur le mur, André Karasinski ; Michel Mielcarek ; ? Kulbaka ; Henri Mielcarek ; Raymond Mielcarek et sur épaules de ( ? ) ; Edziu Nowak.Supplément : Bastogne 4 : 1958 : photo de 6 des 7 filles reprises sur la liste de Mons-Borinage : Debout : Urszula Twardowska ; Renata Bobak ; Dorota Kapelczak ; Accroupis : Swieconek Helene ; Jeanine Mielcarek ; Lucja Matusiewicz.
Commentaire d’André Karasiński :
Merci beaucoup, Jean-Pierre, pour ton coucou amical.
La photo a effectivement été prise en août dernier par Henryk Tomczak à Sopot. Quant aux verres que nous avons bus ensemble, Raymond et moi, … !!!
Suite à ton article, je voudrais mettre en avant la famille Pachel de Heusden-Zolder. Teresa et Irena étaient à Bastogne en1958 et bien des années plus tard, accompagnées de leur soeur Basia, elles sont venues à Comblain-la-Tour.
Teresa a épousé Leon Brocki de Quaregnon. Leon est aussi sur la liste des présents à Bastogne (Mons od Bujanowskiego) mais je ne crois pas qu’il ait participé à des colonies à Comblain. Leon est malheureusement décédé le 18 novembre dernier à l’âge de 70 ans. 2017 aura décidément été une année cruelle pour la communauté des Anciens de Comblain.
Je ne suis jamais venue à Comblain-la-Tour en train … et je le regrette. J’ai souvent imaginé comment devait être l’ambiance dans les wagons qui amenaient les jeunes en colonies. Les vacances commençaient déjà à la gare où ils embarquaient. Le voyage devenait l’apéritif d’un festin qui durerait au moins deux semaines. Moi, je venais en auto … avec Kz Okroj ou Kz Kurzawa.
Je ne suis jamais descendue du train en gare de Comblain, pourtant … j’ai bien connu cette gare … j’y ai très souvent fréquenté les quais. Ks Kurzawa nous envoyait régulièrement à la « station » pour accueillir les nouveaux arrivants ou pour raccompagner ceux qui terminaient leur séjour. C’est une mission qui me plaisait beaucoup. J’y allais de bon cœur, malgré ma timidité. J’imaginais les retrouvailles et le plaisir de revoir des vieilles connaissances. De temps en temps, il nous accompagnait et quelquefois, j’y allais seule.
Parfois, je ne connaissais pas ceux que Ks Kurzawa me demandait d’aller accueillir. Ma timidité naturelle faisait de la résistance. Je ne pouvais pas m’empêcher de dire au prêtre : « Mais, Monsieur le curé, je ne connais pas ces gens… Comment puis-je les reconnaître ? Comment dois-je les aborder ? Que vont-ils penser de moi ? ».
Alors, le Directeur se faisait rassurant : « Quand les portes du train s’ouvriront et que des gens descendront avec des bagages, tu n’auras qu’à t’approcher et sourire. Et ensuite, tu n’as qu’à dire « Dzień dobry » toujours en souriant et tu verras … ». Il avait raison.
Pour Ks Kurzawa, le sourire était, en même temps, une vertu et une arme ; il savait l’utiliser dans toutes les circonstances et je ne connais personne qui était capable de lui résister. Il était même passé Maître dans l’art de se servir du sourire des autres. Ainsi, quand il m’envoyait sur les quais de la gare, c’est un peu de son sourire qu’il déléguait ; j’étais son sourire « par procuration ». Évidemment, les voyageurs étaient toujours extrêmement contents de voir qu’on les attendait, qu’on était venu jusque-là pour faire ensemble le petit bout de chemin qui nous séparait encore de la maison polonaise. Et surtout, que cet accueil soit si souriant.
Je ne sais pas pourquoi c’est souvent moi que le prêtre dépêchait pour cette mission. Mais j’avoue qu’il m’a convertie à sa philosophie du sourire qui désarme et aplanit les obstacles. En cherchant un peu, j’ai même trouvé un petit poème de René Remacle qui convenait parfaitement à cette philosophie. Ça commençait comme ça : « Un sourire ne coûte rien. Il enrichit ceux qui le reçoivent sans appauvrir ceux qui le donnent … ». J’avais recopié le texte et je l’avais affiché dans notre chambre. Et chaque fois, qu’il fallait aller accueillir quelqu’un, je relisais ces quelques mots pour m’imprégner.
Quand il fallait accompagner un groupe qui repartait … c’était moins gai. On avait passé ensemble de si bons moments. Mais c’était important d’aller avec eux jusqu’à la gare … de porter un peu de leurs bagages … un peu de leur cafard. Il arrivait toujours un moment où la gorge trop serrée empêchait les mots de passer. Alors, la parole se faisait regard … l’émotion devenait silence. Les mots se transformaient en petites gouttelettes pour venir scintiller aux coins des yeux. Ce n’était pas encore la tristesse, elle viendra juste après, mais ce n’était déjà plus le bonheur. C’était quelques secondes d’éternité … d’immobilité. Et c’était encore des sourires qu’on partageait, mais des sourires noyés qui semblaient dire : « Reviendras-tu le prochain été ? ».
25/12/2017 – Eveline Ogonowski
1.024 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare aux sourires : A l’avant-plan, les 2 petits garçons : Eric Kotarzewski ; ( ? ) ; Au premier rang : Philippe Pietka ; Annick Majchrowski ; Dominique Stefanski ; Dominique Ogonowski ; Patricia Jakobowski ; Liliane Kieltyka ; Isabelle Swiderski ; Christiane Switon ; Au deuxième rang : Georges Bardo ; les sœurs Milik : Charlotte et Karine ; Fabienne Laffut …1.025 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare aux sourires : Florian Hapek ; Olga ( ? ), originaire de Flénu et partie après son mariage au Canada ; Mietek Smalcerz ; était aux études petit séminaire de Velaines près de Tournai ; Jeanine Krasowska ; Stanis Adamski, aux études à Velaines et puis prêtre à Douai, décédé à Vaudricourt ; Zdzisław Blaszka. ( collection Zdzisław Blaszka ).1.026 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare aux sourires : Zdzisław Blaszka ; et trois petites anglaises : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).1.027 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare aux sourires : A l’arrière plan : Wiesław Król ; ( ? ) ; Yola Lewandowska ; Raymond Mielcarek ; Mirosława Tchajka, partie en Espagne après son mariage ; Liliane Benkowski. A l’avant plan : ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).1.028 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare aux sourires : Accroupis : ( ? ) ; ( ? ) ; Jurek Stoj. Debouts : Wiesza de Liège ; Violette Kiełbowicz ; Christine Mironczyk ; Danièle Mironczyk ; ( ? ).1.029 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare aux sourires : Leszek Mach ; … ; Freddy Fiutowski ; ( ? ) ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Betty Nowicki ; … ; ( ? ) ; Monica Nauschutz ; … ; ( ? ) ; Zosia Król ; Eddy Nowicki ; … ; Czesiu Kucharzewski ; Pierre Front ; Elisabeth Rozenski ; Daniel Pietka ; … ; ( ? ) ; les sœurs Milik : Charlotte et Karine.1.030 : COMBLAIN-LA-TOUR : Gare aux sourires : Accroupis : Lydia Młynarski ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Alexandre Persich ; Micheline Zwierzyk ; Czesiu Kucharzewski ; Franca Fisher. Debouts : ( ? ) ; Janek Konarski ; Zosia Król ; Monica Nauschutz ; Michel Konarski ; Richard Konarski ; Patrick Madaj ; Regina Gymza ; ( ? ) ; Isabella Cosaro ; ( ? ) ; Alexis Łagocki ; Hélène Borowski ; Zuhal Gunal ; Igor Gymza ; Georges Persich ; Danielle Konarski ; ( ? ).
On me reproche parfois d’enjoliver les choses … d’essayer de montrer ce passé là plus beau qu’il n’a été … Certes, je l’avoue tout n’était pas aussi simple, ni aussi édenique.
Et, « bien sûr, nous eûmes nos orages … ». Comment aurions-nous pu y échapper ?
Nous fûmes en pleine adolescence … nous la vécûmes ensemble … les uns avec les autres … les uns contre les autres, en ne sachant plus très bien si « contre » signifiait « au plus proche de » ou « violemment opposé à ». Ce fut le temps où nous cherchâmes à comprendre … où nous nous cherchâmes nous-même. Ce fut le temps des utopies et des rêves pour les uns, des ambitions pour les autres. C’est là que s’opposèrent nos visions du monde. C’est là que se forgèrent nos convictions et nos révolutions. Il y avait ceux qui voulaient absolument tout reconstruire et ceux qui s’y trouvaient bien à l’abri. Ce fut la rage des uns contre le doux bien-être du conformisme et du suivisme des autres. On percevait déjà ceux qui ne cicatriseraient jamais de leurs rêves … ceux qui s’accommoderaient de tout … ceux qui trichaient déjà … Et parfois les plus excités du matin devenaient les plus doux du soir … et inversement. Allez comprendre l’adolescence !
Alors, alors … « bien sûr, nous eûmes des orages … ».
C’est là qu’éclatèrent nos plus grandes aspirations à plus de liberté. C’est là qu’explosèrent, enfin, d’incroyables envies, en même temps que nos pires boutons d’acné. Et puis, il y avait ces adultes qui voulaient à tout prix nous canaliser … Les confrontations furent inévitables avec leurs lots d’incompréhension, de tension et de frustration. Alors, faisant fi de nos divergences, nous fîmes bloc contre ceux qui voulaient couper nos ailes et baliser nos désirs. Génération contre génération … raison contre besoin … discipline contre enthousiasme …
Alors, alors … « bien sûr, nous eûmes des orages… ».
Les adultes, entre eux, non plus ne s’accommodaient pas toujours parfaitement. Pourtant ils étaient d’accord sur l’essentiel … mais le diable est dans les détails … c’est là qu’il recrute. Du coup, il y avait toujours l’un ou l’autre qui connaissait un meilleur chemin pour atteindre le même endroit … une meilleure recette pour arriver au même goût … des meilleurs mots pour chanter les mêmes chansons … Ce n’était jamais important, mais c’était toujours très grave. Et cette langue polonaise qui est si fleurie quand on veut semer l’hostilité !
Alors, alors … « bien sûr, ils eurent leurs orages … ».
C’est là aussi que nos amours … « nos doux, nos tendres, nos merveilleux amours », comme chantait le grand Jacques, c’est là que « de l’aube claire jusqu’à la fin du jour » ils naissaient, prospéraient … s’épuisaient. Il faut bien dire que vous fûtes si belles et que nous vous aimâmes tant …
Mais les chagrins succédaient souvent aux fièvres, les éclats aux murmures, les larmes aux frissons …
C’est là que nous comprîmes le vrai sens du mot trahison … « il fallait bien passer le temps, il faut bien que le corps exulte ». Et nous nous perdîmes de temps en temps.
Alors, « plus rien ne ressemblait à rien … on perdait le goût de l’eau … mais pas celui de la conquête ».
Alors, alors … « bien sûr, nous eûmes des orages … ».
Si aujourd’hui, je prends des libertés avec ce « passé là » … si j’use et que j’abuse des « eûmes », des « ûtes » et des « âmes », c’est seulement pour égayer un peu ce « passé pas toujours simple ». Et si la grammaire y perd un peu … la petite musique de l’âme a tout à y gagner …
Si de façon plus générale, je mets quelques guirlandes là où il y avait parfois des ronces et des épines et que je plante des petites fleurs gentilles dans les trous de nez de l’histoire … ce n’est pas pour la déformer … L’histoire n’a pas besoin de moi pour se déformer toute seule. Et il ne manquera jamais, non plus, de ramasseurs de flèches, arrivés après le combat, et qui vous expliqueront comment ils ont vaincu.
Non, ne cherchez pas ! Il n’y a là, pas de plan, pas d’objectif … C’est simplement parce que je crois fermement que « le monde a la beauté du regard qu’on y pose » et que celui que j’ai envie de poser sur Comblain, c’est celui de l’enfance. Car « finalement, finalement … il nous faut bien du talentpour être vieux sans être adultes ».
23/10/2017 – JP Dz
0961 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur les hauteurs de Comblain : ( ? ) ; … ; ( ? ).0962 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quelque part sur un banc : ( ? ) ; Dominique Ogonowski ; Pierre Bartnik ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).0963 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).0964 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : En promenade : Freddy Motała ; ( ? ).0965 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le mât : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).0966 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; … ; ( ? ).
Qui, mieux que Marie Laforêt ( qui a si bien chanté « Warszawa » ) aurait pu mieux évoquer la nostalgie du temps passé et des amis qui se sont quittés ? Et comment mieux illustrer cette chanson de Laforêt qu’en vous présentant ces photos du parc de Comblain sous la neige ?
« Il a neigé sur Yesterday
Cette année-là même en été
En cueillant ces fleurs
Lady Madonna a tremblé
Mais ce n’était pas de froid »
Nous aussi, un jour, nous nous sommes quittés pour vivre notre vie.
Et on se fichait bien de ce qui pouvait arriver à Comblain.
On avait trouvé là ce qu’on était venu y chercher.
On laissait aux autres le soin ( et les corvées ) de s’occuper de ce qui restait.
Pour se donner bonne conscience, on se disait : « A chacun son tour … nous, on a déjà donné ».
D’ailleurs, qu’avions-nous encore à gagner ?
Et aucun d’entre nous ne s’est demandé si on avait quelque chose à payer.
Et le temps a passé. Il a neigé sur Yesterday.
Lentement, dans nos souvenirs, l’image de Comblain s’est estompée.
On s’en souvenait encore … mais de moins en moins … on a presque oublié.
Dans un monde exclusivement tourné vers l’avenir, il est inconvenant de se laisser envahir par la nostalgie.
Comblain, c’était avant.
Et tant pis s’il a neigé sur Yesterday.
Pourtant, dans un petit coin de chacun d’entre nous, il restait comme une trace … comme un stigmate …
comme un goût de pas assez …
Tout doucement l’indifférence a fait place à un autre sentiment …
pas encore l’envie de revenir, mais déjà le besoin de savoir s’ilavait neigé sur Yesterday ?
Et puis un jour – le monde est bien fait – on s’est rendu compte qu’on n’était pas tout seul à y penser.
On a compris qu’il n’y a rien d’inavouable à jeter des ponts vers notre adolescence passée.
On a commencé à imaginer qu’on pourrait même, peut-être, s’y retrouver
et qu’on aurait beaucoup de plaisir, sûrement, à partager ces moments du passé.
Alors, on s’est dit : « Pourvu qu’il n’ait pas neigé sur Yesterday ».
Dieu merci, tout est resté là … pas grand-chose n’a changé.
Bien sûr, depuis le temps, il a neigé souvent sur Comblain.
Mais Comblain est beau en été, mais il est beau aussi en hiver …
Comblain est toujours beau aujourd’hui, comme il était déjà beau hier …
Et nous, on n’a qu’une seule envie … vous donner l’envie … d’y revenir … quelle que soit la saison.
06/02/2017 – JP Dz
0657 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0658 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0659 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0660 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0661 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0662 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0663 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0664 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0665 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.0666 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le parc sous la neige.
André Karasiński vous souhaite – avec son talent habituel – de joyeuses fêtes.
Je vous laisse en sa compagnie :
Życzymy wam wszystkim szczęśliwych, pełnych radości i przeżytych w zgodzie świąt Bożego Narodzenia, a także w nadchodzącym Nowym Roku, wszelkiej pomyślności oraz spełnienia najskrytszych marzeń.
Joyeux Noël et heureuse année 2017 à vous tous.
Onze warmste gedachten en onze beste wensen voor een voorspoedige kerst en een gelukkig nieuwjaar.
Le répertoire religieux polonais renferme de nombreux et magnifiques chants de Noël.
Difficile de choisir entre « Bóg się rodzi », « Dzisiaj w Betlejem », « Wśród nocnej ciszy », « Przybieżeli do Betlejem pasterze », « Gdy się Chrystus rodzi », « Pójdźmy wszyscy do stajenki », … et tant d’autres.
J’aimerais cependant vous faire part de mon préféré. Il s’agit du chant de Noël-berceuse « Lulajże, Jezuniu ». En voici un bref historique :
Ce cantique est né probablement dans la seconde moitié du XVIIe siècle, bien que la date exacte n’ait pas été établie. La version la plus ancienne qui nous soit parvenue date de 1705 et se trouve dans les archives de l’archidiocèse de Poznań. Première impression des paroles en 1767 et de la musique en 1843 ; cette mélodie-là diffère un peu de l’actuelle. « Lulajże, Jezuniu » a inspiré de nombreux artistes : Frédéric Chopin, l’a utilisé dans le Scherzo n°1 en si mineur, op. 20, Jacek Kaczmarski dans son oeuvre « Wigilia na Syberi » et Lucjan Rydel dans le troisième acte de « Betlejem polski ». On l’associe également à la Pologne parce qu’il fut fort appréciée par les militants indépendantistes et que de nombreux chants patriotiques ont été écrits sur sa mélodie.
« Lulajże Jezuniu, moja perełko,
Lulaj ulubione me pieścidełko.
Lulajże Jezuniu, lulajże lulaj !
A ty go, matulu, z płaczu utulaj.
Notre communauté se veut joyeuse, festive, soucieuse de préserver les souvenirs du passé, mais résolument tournée vers l’avenir. Pourtant … il y a des jours … où on ne peut s’empêcher de « jeter » un regard en arrière … de se souvenir … de se laisser aller à la mélancolie.
Ce début novembre est traditionnellement consacré au souvenir de ceux qui nous ont quittés. La Toussaint et le jour des morts sont autant de vaccins qui nous poussent à nous rappeler ceux qu’on a tant aimés.
Même si dans nos cœurs leur souvenir ne s’éteindra jamais, durant les prochains jours, nous serons plus fragiles … plus sensibles … plus enclins à y penser … plus proches.
Il n’est pas possible, ici, d’énumérer tous ceux qui sont passés par Comblain et qui nous ont quittés.
Forcément, j’en oublierais beaucoup et forcément, ce serait frustrant pour ceux qui étaient proches des disparus.
Aussi, j’ai pris le parti d’en évoquer une seule. À travers elle, c’est à tous nos camarades disparus que je dédie ces quelques lignes. Puisse-t-elle être notre représentante au ciel et témoigner – à tous ceux qui y sont – de notre indéfectible amour. Puisse-t-elle trouver les mots les plus justes et les plus pudiques pour relayer notre nostalgie et faire sourire là-haut.
Donc voilà, c’est décidé … Anne-Marie Kantyka tu seras dorénavant la représentante officielle des « Anciens de Comblain » au … Ciel.
Si c’est toi qui as été désignée, ce n’est pas par hasard. Le souvenir que tu as laissé parmi nous est inaltérable.
Ton sourire et ta joie de vivre ont largement contribué à rendre nos souvenirs de Comblain encore plus agréables. Ton absence est une injustice … une de ces injustices qui font douter.
Si tu en as l’occasion profites-en pour exprimer notre colère auprès de qui tu sais.
En plus de notre infinie tendresse reçoit l’assurance qu’ici personne ne t’oublie ; comme personne n’oublie tous ceux qui sont partis tellement trop tôt.
D’ailleurs, ce serait bien si tu veillais à accueillir tous les « Anciens de Comblain » qui rejoindront le ciel …
Je sais déjà que tu trouveras les mots qu’il faut pour nous réconforter, pour nous rassurer et pour présenter notre candidature et je crois que ce ne sera pas un travail de tout repos avec certains CV !
Je ne te dis pas « à bientôt » … j’espère qu’on se reverra le plus tard possible.
Demain, quand j’irai déposer mes fleurs sur la tombe de mes parents, je ferai un petit clin d’œil vers le ciel …
Ce petit clin d’œil, c’est à toi qu’il s’adressera … et ne t’inquiète pas si tu vois que mon œil est humide.
Je suis sûr qu’en regardant bien, tu verras … beaucoup d’autres clins d’œil.
31/10/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0550 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Anne-Marie Kantyka.0551 : COMBLAIN-LA-TOUR : Quelque parc, au pied de la petite chapelle, près du drapeau : Debouts : ( ? ) ; Christine Piech ; ( ? ) ; Anne-Marie Kantyka. Accroupis : ( ? ) ; Hélène Piech ?0552 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au pied du rocher de la Vierge : ( ? ) ; Christine Piech ; Michel Pietka ? ; Anne-Marie Kantyka ; ( ? ) ; Hélène Piech ?0553 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Alexandre Persich ; Anne-Marie Kantyka en statue ; + du public.0554 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; + du public, où on peut reconnaître Piotr Rozenski et même Freddy Motala avec son beau pull noir et rose.0555 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant l’ognisko : Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech.0556 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Christine Piech ; Anne-Marie Kantyka.0557 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le drapeau : Anne-Marie Kantyka ; un garçon venu d’Allemagne.
Ce message s’adresse à tous les garçons – tous les hommes – qui se sont dit : « Ma femme veut absolument aller à Comblain-la-Tour ce week-end pour la Majówka. Moi, je vais en profiter pour rester à la maison et … pour une fois … ne rien foutre … ».
Je sais, c’est tentant. Mais je me dois quand même de vous avertir … parmi toutes les personnes qui m’ont confirmé leur présence, ce dimanche, il y a tous les Don Juan, tous les Casanova, tous les charmeurs, tous les séducteurs que la colonie a connue depuis les années soixante … toute génération confondue.
Je ne vais pas citer les noms de ces Messieurs – pour ne pas éveiller fantasmes et confusions … Mais si j’étais vous … je réfléchirai à deux fois avant de laisser partir ma femme toute seule à Comblain …
Il y aura du « lourd » dans les allées du parc ce dimanche …
Alors, si vous étiez, comme moi, des laborieux, des persévérants, des « qui-pour-séduire-un-peu-devaient-s’investir-beaucoup », rappelez-vous : pour EUX c’était facile … EUX ne devaient pas faire beaucoup d’effort … Eux n’avaient qu’à se baisser pour ramasser. Alors, bien sûr, aujourd’hui, ils sont un peu moins boutonneux, moins chevelus, un peu plus bedonnants, plus ventrus, mais le potentiel reste là … et les regrets si tenaces.
Ne prenez aucun risque … venez avec votre femme.
En plus – si je peux me permettre – toutes les jolies filles qui vous faisaient rêver – il y trente ans – seront là ! Ce serait bête de rater l’occasion de les revoir !
Elles aussi ont pris un peu de poids, un peu de rides et quelques cheveux gris. Même celle pour qui vous aviez un … léger penchant … en secret. Comment vous regardera-t-elle aujourd’hui ? C’est bien connu « les hommes prennent du charme en vieillissant » ; si j’étais vous …
Rappelez-vous ce que disait Jean Cocteau : « Le verbe aimer est si difficile à conjuguer : son passé n’était pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur sera toujours conditionnel ».
Mais non, ne craignez rien … je vous charrie … c’est juste pour rire … il y a tellement d’eau qui a déjà coulé depuis sous le pont de Comblain-la-Tour que vous ne risquez rien … tout au plus une émotion, une larme, un frisson … un trouble … mais, à nos âges, c’est toujours ça de gagné !
Alors juste pour le plaisir … venez « avec » … à dimanche.
20/06/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien
0383 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le terrain de volley : Zdzisław Blaszka ; ( ? ) ; André Karasiński ; ( ? ) caché par Monsieur Rzeznik ; Richard Materna ( ou son plus jeune frère ? ) ; Didier Chmielecki ; Henryk Kurek, le frère du gestionnaire actuel. ( collection Zdzisław Blaszka ).0384 : COMBLAIN-LA-TOUR : Entre la maison et l’Ourthe : Accroupis : Stéphanie Goch ; Helena Garsztka ; Jolanta Lewandowska ; Alice Bardo ; Debout : Pani Bardo ; André Karasiński ; Raymond Mielcarek ; Wiesław Król ; Henryk Kurek ; ( ? ) ; Didier Chmielecki ; Richard Materna ; Zdzisław Blaszka ; Monsieur Rzeznik. ( collection Zdzisław Blaszka ).0385 : COMBLAIN-LA-TOUR : Cours de moniteurs : Debout : Malvina Rusowicz ; Georges Persich ; Dominique Ogonowski ; Henri Szulcz ; Eveline Ogonowski ; Marek Bujanowski. Assis par terre : Vital Kciuk ; Henry Bogdanski.0386 : COMBLAIN-LA-TOUR : Chorale boraine lors d’un ognisko : Isabella Cosaro ; Zuhal Gunal ; Annick Skopp ; Christiane Nahorniak ; Géniu Bujanowski ; Alexis Łagocki ; Michel Mikołaczyk.0387 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Richard Chwoszcz ; Piotr Rozenski ; Henri Zapałowski ; Pascal Łagocki ; Georges Załobek ; Philippe Rouls.