0176 – Pamiętamy

Que pouvions-nous leur répondre ? Elles avaient à peine quinze ans, et elles nous chantaient :

A jak ja już będę siwa siwiusieńka
Siwa siwiusieńka
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ?
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ?
( 1 )

On avait beau jurer … la bouche en cœur … promettre … rien ne semblait les rassurer ou apaiser leurs inquiétudes et leurs doutes.

Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ?

Aujourd’hui, quarante ans plus tard ( cinquante pour certains ), nous pouvons clamer haut et fort : «  Pamiętamy ». Non seulement nous nous souvenons, mais le souvenir de vos 15 ans restera gravé  indéfiniment dans nos cœurs et dans nos mémoires … comment pourrait-on l’oublier ?

Vous pensiez peut-être que tout ce « bazar » des Anciens de Comblain … c’était seulement pour essayer de remédier aux ravages du temps qui passe et qui sème derrière lui quelques petits trous dans nos mémoires ? Ou qu’on culpabilisait, qu’on se sentait en quelque sorte redevable pour tous ces bons moments, tous ces petits plaisirs vécus et partagés à Comblain ? Que l’on avait un peu comme une dette morale à rembourser ?

Oui, bien sûr, il y a peut-être un peu de ça.

Mais il y a aussi – il y a surtout – une irrésistible envie de revivre ces moments de partage et d’amitié, emprunts d’émotions et de gaieté !!! Alors, ne vous inquiétez pas … « Pamiętamy » !

Notez que, récemment, on avait bien remarqué quelques fils d’argent … par-ci, par là, sur vos tempes … mais on s’est dit que ces précieux reflets d’argent ne faisaient que rehausser l’éclat de vos vraies natures et de l’or brut dans lequel vous êtes taillées ….

Depuis peu, on a bien vu que vous vous étiez légèrement « enrobées » … mais on avait bien compris que c’était seulement pour nous offrir un peu plus de surface à caresser …

Dernièrement, on avait bien constaté que vous vous emportiez un peu  plus vite qu’auparavant … que votre sensibilité s’irritait de minuscules détails de la vie quotidienne … que vous ne supportiez plus certains de nos « petits » défauts … qui vous faisaient pourtant craquer il y a, à peine, quarante ans … mais pour nous, c’était clair, vous vouliez simplement attirer notre attention, nous rappeler qu’il s’agissait de rester à l’écoute et de ne pas relâcher notre vigilance …

Rassurez-vous, vous n’avez rien à craindre, vous êtes toujours le centre de nos préoccupations. Et si vous deviez en douter ne fût-ce qu’un instant, approchez et regardez … regardez votre reflet dans nos yeux … vous verrez bien que vous n’y avez pas changé. Dans nos yeux, quelque soit l’angle ou l’éclairage, vous rayonnez toujours !

Alors aujourd’hui, pour ne pas créer d’impair ( expression amusante qui suggère que tout devrait toujours aller par « pair » ! ), les photos qui sont jointes ne vous représentent pas, vous à 15 ans … Il aurait été impossible de vous y mettre toutes et je ne prendrais pas le risque – inconsidéré – d’en « sélectionner » quelques-unes ( je suis courageux, mais pas téméraire ). Donc, j’ai choisi d’illustrer cet article par quelques-unes de vos camarades de l’époque. Aucune d’entre-elles n’est encore membre des Anciens de Comblain ! Donc, elles ne nous lisent pas. Elles ne savent même pas que ça existe. Et qui plus est, elles viennent de loin, d’Angleterre et d’ailleurs …

J’imagine déjà ce que les plus soupçonneuses d’entre vous pourraient penser : « Mouais, tout ça, tout ce baratin, c’est simplement pour essayer de retrouver ces petites anglaises qui les faisaient craquer ». Ah non, sorry, je m’insurge !

Il n’est pas question ici d’ouvrir la boîte de Pandore de nos rêveries d’adolescent … C’est vrai qu’elles étaient charmantes, que ce serait amusant de les retrouver … elles étaient tellement … « anglaises » !

Mais cette quête est purement historique, bien sûr : que sont-elles devenues ? Ont-elles oublié Comblain ? Se rappellent-elles de nous ? Ces questions mériteraient une réponse, of course, pour le bien de la science … ( et ce n’est même pas pour tester la persistance du souvenir que ces demoiselles auraient pu conserver de nous, c’est  purement sociologique ).

Alors, à l’heure du Brexit, il n’est pas trop tard pour se relever les manches et lancer un nouvel appel du 18 juin outre-Manche … Et non pas un appel à la résistance … bien au contraire – un appel à venir nous rejoindre en débarquant à nouveau sur la plage de Comblain-la-Tour.

De notre côté, c’est promis, nous ne résisterons pas au plaisir de vous revoir car, après tout, si Paris valait bien une messe, Comblain vaut bien une visite !

Quant à vous, Mesdames, nos valeureuses compagnes, que ces petites digressions vous rassurent, il n’est pas besoin de formules scientifiques pour vous dire avec une certitude quasi-mathématique que vous étiez et resterez toujours nos « najładniejsze panienki ».

18 juin 2018 – JP Dz

PS : Il conviendrait sans doute de traduire en anglais ce qui précède pour espérer avoir une chance de retrouver quelques-unes de nos petites anglaises. Qui se sent de taille ? Qui se dévoue ?

(1) : Traduction :
« Quand je serai vieille et grise
Te souviendras-tu que j’ai été une demoiselle ».

1256
1.256 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
1257
1.257 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
1258
1.258 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1259
1.259 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos petites anglaises : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Zdzisław Blaszka ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).
1260
1.260 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos petites anglaises : ( ? ) ; ( ? ) c’est la fille du président de la Macierz de Londres ; Zdzisław Blaszka ; Pyza. ( collection Zdzisław Blaszka ).

 

Śpiewnik – 106 – Łowiczanka jestem

https://www.youtube.com/watch?v=2C4IG06fZb0

Łowiczanka jestem, dana, dana, dana,
Mogę śpiewać tańczyć do białego rana.

Łowiczanka jestem z samego Łowicza,
Od innych panienek wianka nie pożyczam.

Każda Łowiczanka ma jakgwiazdy oczy,
Każdego chłopaka od razu uroczy.

Łowiczanka jestem, dana, dana, dana,
Mogę śpiewać tańczyć do białego rana.

Każda Łowiczanka usta ma jak wiśnie,
Kto tego nie widzi, niech go dunder świśnie.

Warszawianki sławne, ładne ale zgrabne,
Łowickie na odwrót, zgrabne ale ładne.

Najlepsze tancerze łowieckie chłopaki,
Najlepsze mężowie łowieckie Księżaki.

Każda Łowiczanka usta ma jak wiśnie,
Kto tego nie widzi, niech go dunder świśnie.

 

0175 – Revisitons Comblain ( 18 ) : La roche conique

Au lieu de redescendre la Rue du Parc, passons plutôt de l’autre côté du chemin de fer … traversons ensemble le passage à niveau. D’ici, nous pouvons nous diriger dans toutes les directions ( voir le plan 1.246 ).

Si on décide d’aller vers la gauche, nous emprunterons le chemin qui nous mènera aux carrières des Hayires et un peu plus loin au camp des gitans que nous avons déjà évoqué ( article n° 27 ). Aujourd’hui, cette voie conduit également à un stade de tir et au centre d’escalade.

Tout droit, c’est la Rue du Boë, du nom de cette petite rivière à cause de laquelle Comblain est un « confluent », d’où son nom ( voir article n° 56 ). La Rue du Boë remonte tout doucement – en suivant plus au moins la petite rivière – pour passer par le quartier du Batty et se diriger vers les Crétalles.

À droite, par contre, c’est la Rue du Vicinal. Cette dernière est une voirie parallèle à la Rue du Parc ; elles sont séparées par le remblai du chemin de fer. Trois passages existent entre ces deux rues : le viaduc, juste à côté de la sortie du Centre Millénium ; le petit tunnel, en face de la Place du Wez et le passage à niveau que nous venons de franchir ensemble.

Mais avant d’aller plus loin, découvrons ce carrefour où semblent se croiser tant d’itinéraires … Vu d’ici, ce qui domine c’est cette petite colline pointue, et plus ou moins arborée, que nous avons tant de fois croisée sans jamais vraiment la regarder, ni jamais nous y intéresser.

Pourtant, ce monticule porte un nom … et même plusieurs. Comme vous le constaterez sur les cartes postales anciennes qui le représentent, il s’appelle tantôt : « le mont conique », tantôt « la roche conique » … ( parfois même « la roche comique », comme sur la carte postale n° 1.252 – sans doute par erreur ), mais le plus intéressant, c’est le nom donné par les comblinois qui le désignent par : le « Tiér des Pourcês » …

Comme c’est souvent le cas, cette appellation tire son origine du patois local et se rapporte à l’histoire du village. En effet, les habitants de Comblain-la-Tour emmenaient là leurs porcs ( les pourcês ) à « la glandée ». Pour ceux qui – comme moi – ignorent ce qu’est la glandée, il s’agit d’une pratique qui permet d’envoyer ses porcs paître dans les forêts pour y consommer les glands des chênes et les faînes des hêtres.

Moi, je ne sais pas quel genre de porcs pouvait escalader la roche conique ? ! ? Espérons qu’il y avait un autre chemin pour monter là-haut … si non … ces porcs-là devaient être balaises. Du coup, je me suis creusé la mémoire, de fond en comble, pour essayer de me rappeler si nous … pour faire comme les pourcês … nous l’avions escaladé aussi ?

Nous qui étions pourtant des casse-cou de première catégorie, qui n’hésitions jamais à grimper, à escalader, et prendre toutes sortes de risques, nous n’avons jamais à ma connaissance gravi la roche conique !

Je me trompe peut-être, mais personne ne m’a jamais dit qu’il l’avait fait.

Si VOUS l’avez fait, s’il vous plaît … racontez-nous. J’attends avec impatience vos témoignages. Si aucun d’entre vous ne se manifeste, nous serons dans l’obligation de désigner le « Tiér des Pourcês » comme étant la seule bêtise qu’on n’aura jamais faite à Comblain !

Pourtant, la vue du haut de cette roche est magnifique … d’un seul regard, on peut voir tout le village.
Et si on essayait de l’escalader lors de notre prochaine promenade à Comblain ? Qu’en pensez-vous ?

Enfin, sur la photo 1.253, au pied du « Tiér des Pourcês », à gauche, c’était la maison de Guy Demarteau et à droite, l’ancien café Dadoumont. Mr Francis Dadoumont, l’un des responsables des Échos de Comblain, qui nous lit régulièrement, pourrait peut-être nous dire s’il existe un lien de parenté entre lui et ce café ?

11/06/2018 – JP Dz

1246
1.246 : COMBLAIN-LA-TOUR : De l’autre côté du chemin de fer : Description du quartier – plan.
1247
1.247 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1248
1.248 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1249
1.249 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1250
1.250 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1251
1.251 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1252
1.252 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique.
1253
1.253 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : La gare du vicinal.
1254
1.254 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu à partir du sommet du Chirmont.
1255
1.255 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Aujourd’hui.

 

Voici un supplément d’information. Il émane de Monsieur André Philippe de Comblain-la-Tour. Je le remercie pour tous ces détails que j’ignorais. JP Dz

Monsieur,

J’ai beaucoup admiré votre article sur le Rocher des Pourcès.

Je peux vous documenter sur cet article. En étant jeunes, avec mes copains, nous escaladions le rocher de face pour arriver à une petite plate-forme. Le plus dangereux était le côté de chez Guy Demarteau.

En ce qui concerne, les particuliers qui détenaient des cochons, ils empruntaient des sentiers suivant :

1° au pied de la Rue de la Chera

2° au tournant en épingle à cheveux, à la moitié de cette rue

3° et pour les casse-cou, les jeunes sautaient au-dessus du Ruisseau du Boê, en face de l’ancienne maison forte ( Grill Graspowy ).

Aujourd’hui, tous ses sentiers n’existent plus. Le Mont conique ( Rocher des Pourcès ) est devenu une propriété privée ( Famille Cawet – Dermouchamps ).

Dernièrement, la région wallonne a placé des moutons pour un grand nettoyage du rocher.

Pour rappel, Francis Dadoumont n’est pas parent avec les anciens du café Dadoumont, deux familles différentes. Plus tard, ce café est devenu une menuiserie, toujours tenue par la même famille.

Tous les lundis, j’ai plaisir à lire tous vos articles.

PHILIPPE André

 

Śpiewnik – 105 – Czemu ty dziewczyno

https://www.youtube.com/watch?v=uhXvSbeMkzU

https://www.youtube.com/watch?v=Dr7UZ8YkG1I

Czemu ty dziewczyno
Pod jaworem stoisz
Czy cię słońce piecze,
Czy się wichru boisz ?

Нор, dziś, dziś а nie jutro,
Dziś wesoło – jutro smutno,
Hop, dziś, dziś а nie jutro,
Hop, dziś, dziś, bęc !

Słonko mnie nie piecze,
Deszczu się nie boję,
Nie mam ja chłopczyny,
Smutne życie moje.

Нор, dziś, dziś а nie jutro,
Dziś wesoło – jutro smutno,
Hop, dziś, dziś а nie jutro,
Hop, dziś, dziś, bęc !

0174 – Promenades ( 15 ) : Anthisnes et Aywaille

On se souvient tous de nos promenades quotidiennes aux alentours de Comblain-la-Tour. Mais de temps en temps, on partait – à pied – plus loin … beaucoup plus loin.

Le plan 1.239 montre l’étendue du théâtre de nos aventures. Et ce n’est pas rien. Personnellement, les deux destinations les plus lointaines que j’ai eu le « privilège » de réaliser à pied, c’était Anthisnes et Aywaille. Je pense n’avoir été qu’une seule fois aux deux endroits.

Bien sûr, ce genre d’expédition était rare et réservée aux plus grands. Il fallait partir pour la journée complète, juste après le déjeuner et revenir pour le souper. On embarquait alors un viatique suffisant pour ne pas dépérir en cours de route. Le chemin était particulièrement long … surtout jusqu’à Aywaille.

L’anecdote qui m’est restée, c’est lors du périple à Aywaille. Nous étions un groupe composé exclusivement de garçons ; les filles auraient-elles été capables d’aller si loin ? ( Je vous imagine déjà en train de m’injurier derrière votre écran de PC … C’est jubilatoire. Je sais déjà que vous vous vengerez … mais, tant pis, je profite pleinement de l’instant présent ). Bref, nous étions enfin arrivés au centre d’Aywaille, non sans pester sur l’idée absurde d’avoir relevé ce défi. On était complètement crevé.

On est rentré tous dans une libraire, peut-être pour voir si nous pouvions acheter à boire. Il y avait là le patron et un client. Machinalement, certains d’entre nous se sont mis à feuilleter des bandes dessinées qui étaient exposées. Tout à coup, le patron s’est mis à hurler … surtout à l’encontre de Pierre Bartnik … en criant : « les livres doivent être achetés pour être lus … c’est un scandale d’avoir un pareil sans gêne ». Pierre s’est demandé ce qu’il avait fait de mal, et nous tous, on ne comprenait pas l’attitude du commerçant !

Pour faire baisser la tension, j’ai dit, en polonais, à Pierre : « Powiedz mu niech pocałuje mnie w du … ».

A ces mots, le client du magasin a éclaté de rire. Visiblement, il comprenait aussi le polonais. Nous sommes tous ressortis de la librairie, le client aussi, et on a aussitôt sympathisé.

Il nous a tous invité à boire un verre dans un bistrot tout proche. On a dû lui expliqué ce qu’on faisait là, qui on était, d’où nous venions, etc … Il ne connaissait pas Comblain-la-Tour et était étonné de voir de jeunes polonais dans un coin aussi reculé des Ardennes. Après deux verres, on s’est quitté en riant encore sur les circonstances de cette rencontre.

Le retour a été pénible aussi. La route était décidément très longue. Mais une idée agréable nous permettait de tenir le coup : après un tel exploit, nous serons accueillis comme des héros … surtout par les filles. On se voyait déjà acclamés dès notre entrée dans le centre ; on nous demanderait nos impressions ; on épongerait nos fronts ; on nous servirait des boissons fraîches … et la soirée serait douce sous les caresses de nos admiratrices …

Oui, ça, c’était seulement un rêve. En fait, on est rentré dans l’indifférence générale ! Personne ne nous a rien demandé ! C’est à peine si notre absence avait été constatée ! On n’avait manqué à personne ! Pire, les garçons qui n’étaient pas venus nous accompagner ( ceux que nous avions pris pour les moins courageux ), étaient restés sur place … avec les filles. Ils avaient profité de notre absence pour « concrétiser » !

Bref, c’était nous les pigeons … voyageurs certes … mais pigeons quand même.

Quant à l’inconstance des filles … nous avons eu la soirée entière pour y méditer … entre garçons.

04/06/2018 – JP Dz

1239_Théâtre_de_nos_aventures
1.239 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les très longues promenades : Le théâtre de nos aventures – plan d’ensemble.
1240
1.240 : ANTHISNES : Le vieux château et la vieille église ; la ferme Saint Laurent.
1241
1.241 : ANTHISNES : Le vieux château.
1242
1.242 : ANTHISNES : Et ses châteaux.
1243
1.243 : AYWAILLE : Panorama.
1244
1.244 : AYWAILLE : Vue aérienne.
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1.245 : AYWAILLE : Centre du village.

Śpiewnik – 104 – Wiązanka Markowska

https://www.youtube.com/watch?v=tgO3v3IC-wg

Wszystko mi jedno moje ulubienie,
Czy mam, czy nie mam, pieniędzy w kieszeni.
A jeśli nie mam to dowód oczywisty,
Że mi wystarczy szklanka wódy czystej.

Miała matula trzy córy,
Miała matula trzy córy,
Hej maszerują nasi chłopcy
Poborowcy, hej maszerują
Raz dwa trzy do boju, raz dwa trzy.

Wojenko, wojenko cóżeś ty za pani,
Że za tobą idą, że za tobą idą chłopcy malowani.
Chłopcy malowani, sami wybierani.
Wojenko, wojenko, wojenko, wojenko cóżeś ty za pani.

Ułani, ułani malowane dzieci,
Nie jedna panienka za wami poleci.
Hej, hej ułani, malowane dzieci
Nie jedna panienka za wami poleci.
Hej, hej ułani, malowane dzieci
Nie jedna panienka za wami poleci.

W okieneczku stała,
Chusteczką wiewała,
Chusteczką wiewała.
Wróć że się Jasieńku będę cię kochała,
Wróć że się Jasieńku będę cię kochała.

0173 – Casimir Nowicki

Comme promis, voici le premier épisode de nos exploits folkloriques

Nous allons essayer – ensemble – de relater en quelques pages, l’immense enthousiasme et l’engouement  qui ont poussé toute une jeunesse à s’intéresser, à apprendre et à  propager la culture d’un pays dont ils étaient originaires, mais qu’ils ne connaissaient finalement que fort peu …

Et comme déjà évoqué dans l’article n° 167 ( Comblain … l’estrade ), tout commence souvent à Comblain … Comblain, qui était un peu le fil ( blanc et ) rouge qui reliait toute cette jeunesse et qui est toujours le fil d’Ariane qui nous ramène, le temps  d’une journée ou d’un week-end, sur les lieux de nos aventures …

La série de photos d’aujourd’hui illustre parfaitement ces propos. Ces huit photos ont un point commun. Je vous laisse les regarder et trouver ce point commun … Allez, … c’est facile !

Mais oui, bien sûr, sur toutes ces photos, on retrouve toujours le même protagoniste, c’est Casimir Nowicki. Ce n’était pas compliqué, sur la dernière photo … il est tout seul !

Mais reprenez-les une à une en commençant par le début ( photo 1.231 ) : Casimir est déjà là … à Comblain-la-Tour, en chemise blanche et long pantalon … c’est d’ailleurs le seul à avoir un long pantalon. Il est entouré par ses condisciples d’alors Francis Leleu ( en pull mauve ) et juste à côté des deux frères Bujanowski. Et même si Casimir a l’air un peu distrait, je suis sûr qu’il s’applique déjà à apprendre ses premières chansons polonaises autour de l’ognisko.

Sur la photo 1.232, quelques années plus tard, Casimir, à l’extrême droite de la photo, confirme ses valeurs et son engagement. On le voit ici encore pousser la chansonnette tout en affichant une élégance très « british ». Cette fois-ci il est entouré par toute la troupe du KSMP de Ressaix. On reconnait aussi Dominique Ogonowski, Jeanine Leracz, Malvina Rusowicz, Liliane Kiełteka, Nadine Deputat, Eveline Ogonowski ( en mode mystique ), Marek ? Makarow, Vital Kciuk, Janek Perzyna et Henryk Bogdanski.

La photo suivante montre un Casimir en plein effort … Il a l’air très concentré sur son Mazur. Sa partenaire n’est autre que Bernadette Marszalkowski. Derrière, on peut encore apercevoir, Malvina Rusowicz, Michel Spiewak, Irène Szitarz, et Janek Perzyna. Plus de doute, Casimir est tout imprégné, contaminé même par le folklore polonais.

D’ailleurs, sur la photo suivante ( 1.234 ), c’est lui qui mène la danse. En plus de ceux déjà évoqué, on aperçoit Jeanine Szabera, Jean-Michel Deputat, Halina Ogonowski, André Cornut. Le KSMP de Ressaix est en spectacle !

Les trois photos suivantes, montrent la troupe qui pose après avoir offert une représentation à l’occasion d’une fancy-fair à Villers-Saint-Ghislain. Cette fois-là, étaient présents : Henri Bogdanski, Eveline Ogonowski, Christine Marszalkowski, Nadine Deputat, Malvina Rusowicz, Thérèse Ogonowski, Casimir Nowicki, Dominique Ogonowski, Janek Perzyna, Vital Kciuk, Jean-Michel Deputat et Georges Kiełbowicz. Derrière, les deux musiciens sont Mr Rusowicz ( le papa de Malvina ) et Franek Klimanowicz ; et en plus, sur la photo 1.237 Antek Kiełbowicz, légèrement en retrait.

La dernière photo prouve – une fois de plus – l’engagement de Casimir … Non seulement il était un des « piliers » du KSMP de Ressaix, mais en plus, sa volonté de toujours « servir » les autres, et plus particulièrement « servir » la cause polonaise, l’a conduit à prendre et à assumer des responsabilités … au bar de l’école polonaise.

Et je peux vous confirmer, pour avoir régulièrement fréquenté l’estaminet, qu’il s’acquittait très honorablement de sa tâche … On peut même dire qu’il ne reculait devant aucun sacrifice pour accomplir son service si on en juge par  la photo où il est en train de servir en … pyjama … Et peu importe, si c’est au saut du lit ou tard la nuit, sur cette photo, Casimir est l’image même de la décontraction … hier comme aujourd’hui !!!

28/05/2018 – JP Dz

1231
1.231 : COMBLAIN-LA-TOUR : Répétition de chants pour l’ognisko : ( ? ) ; … ; Francis Leleu ; ( ? ) ; Casimir Nowicki ; Marek Bujanowski ; Géniu Bujanowski ; ( ? ) ; …
1232
1.232 : Quelque part sur une scène : KSMP Orlęta en spectacle de chants : Dominique Ogonowski ; Jeanine Leracz ; Malvina Rusowicz ; Liliane Kiełteka ; Nadine Deputat ; Eveline Ogonowski ( en mode mystique ) ; Marek ? Makarow ; Vital Kciuk ; Janek Perzyna ; Henryk Bogdanski ; Casimir Nowicki.
1233
1.233 : Quelque part sur une scène : KSMP Orlęta en spectacle de danses : Malvina Rusowicz ; Bernadette Marszalkowski ; Michel Spiewak ; Casimir Nowicki ; Irène Szitarz ; Janek Perzyna.
1234
1.234 : Quelque part sur une scène : KSMP Orlęta en spectacle de danses : Dominique Ogonowski ; Eveline Ogonowski ; Halina Ogonowski ; Jeanine Szabera ; ( ? ) ; ( ? ). André Cornut ; Jean-Michel Deputat ; ( ? ) ; ( ? ) ; Vital Kciuk ; Casimir Nowicki.
1235
1.235 : KSMP Orlęta pose après le spectacle : Henri Bogdanski ; Eveline Ogonowski ; ; Nadine Deputat ; Malvina Rusowicz ; Thérèse Ogonowski ; Casimir Nowicki ; Dominique Ogonowski ; Janek Perzyna ; Vital Kciuk ; Jean-Michel Deputat ; Georges Kiełbowicz ; Mr Rusowicz ( le papa de Malvina ) ; Franek Klimanowicz.
1236
1.236 : KSMP Orlęta pose après le spectacle : Christine Marszalkowski ; Henri Bogdanski ; Janek Perzyna ; Dominique Ogonowski ; Nadine Deputat ; Casimir Nowicki ; Eveline Ogonowski ; Jean-Michel Deputat ; Malvina Rusowicz ; Vital Kciuk ; Thérèse Ogonowski ; Georges Kiełbowicz ; Franek Klimanowicz.
1237
1.237 : KSMP Orlęta pose après le spectacle : Christine Marszalkowski ; Henri Bogdanski ; Janek Perzyna ; Dominique Ogonowski ; Nadine Deputat ; Casimir Nowicki ; Eveline Ogonowski ; Jean-Michel Deputat ; Malvina Rusowicz ; Vital Kciuk ; Thérèse Ogonowski ; Georges Kiełbowicz ; Franek Klimanowicz. Un peu en arrière, Antek Kiełbowicz ; Mr Rusowicz.
1238
1.238 : RESSAIX : Ecole polonaise – « Les Baraques » : Casimir Nowicki.

 

Śpiewnik – 103 – Kupiłem se pawich piór

Kupiłem se pawich piór,
Kupiłem se pawich piór.
Pawie pióra ładne,
Pawie pióra krasne,
Zdobędę se pański,
Zdobędę se pański dwór.

Miałeś chamie złoty róg,
Miałeś chamie czapkę z piór,
Czapkę wicher niesie,
Róg huczy po lesie
Ostał ci się jeno,
Ostał ci się jeno sznur.

Za Krakowem czarny las,
Za Krakowem czarny las,
Pytała się Kasia,
O swojego Jasia,
Czy powróci z wojny,
Czy powróci z wojny wczas.

Od Krakowa czarny las,
Od Krakowa czarny las,
Oj czekała Kasia
Na swojego Jasia,
Oj czekała długo,
Oj czekała długi czas.

Od Krakowa czarny las,
Od Krakowa czarny las
Ostała daleko,
Gdzieś za śiódmą rzeką,
Lecz Bóg tęczą złączył,
Lecz Bóg tęczą złączył nas.

Od Krakowa tęczy smug,
Od Krakowa tęczy smug
Po tęczowym moście
Aniołkowie noście
Serce moje do jej,
Serce moje do jej stóp.

0172 – 22 mai, l’anniversaire de Marie

Ce 22 mai, c’est l’anniversaire de Marie …

Je n’ai pas pour habitude de trahir l’âge de nos sympathisants … et encore moins quand ce sont des dames ! Mais aujourd’hui, c’est un peu particulier car le 22 mai, c’est l’anniversaire de Marie.

Marie est, parmi tous les Anciens de Comblain, la figure la plus connue, la plus représentative et certainement, la plus respectée … Du haut de ses 69 ans, elle est le symbole de Comblain-la-Tour, son originalité, son patrimoine. Aussi, comment pourrions-nous résister et ne pas lui dédier un « Sto lat » ?

Rien d’étonnant du coup, si c’est sa photo qui a été la première à être publiée sur le blog des Anciens de Comblain ( voir photo n° 0 ).

Rien d’étonnant, si c’est elle qui a pris la parole, la première pour se réjouir de notre retour sur les lieux de notre enfance, voir : article_0001_du 21_06_2015.

Vous l’aurez deviné … il s’agit de Marie, la Vierge du Rocher de la Vierge …

Avant elle, le Rocher de la Vierge portait déjà ce nom. L’origine de cette appellation remonte très loin. Il faut savoir qu’en pénétrant sur le territoire de Comblain-la-Tour, l’Ourthe voyait sa largeur se réduire fortement. Coincée à gauche par le « Chirmont » et à droite par les « Tartines », la rivière manifestait sa mauvaise humeur par d’incroyables tourbillons aussi dangereux qu’inattendus. Les bateliers – les Oûtelîs – étaient conscients des risques que ces remous pouvaient engendrer. Pour se protéger, ils avaient installé sur le rocher une petite statue de la Vierge. C’est cette statue qui donnera son nom au rocher.

Bien plus tard, lors des travaux de construction du chemin de fer, il a bien fallu se résoudre à créer un passage pour le train. Une partie des « Tartines » a été sacrifiée pour permettre la pose des rails. Lors du dynamitage, la petite statue a disparu … nous étions en 1866.

Un Rocher de la Vierge sans Vierge, c’est plus que les Comblinois ne pouvaient supporter. Du coup, quand l’Abée Defossez s’est décidé à porter un projet de réinstallation d’une nouvelle vierge, l’adhésion a été totale. Dès 1937, des collectes furent organisées, chaque dimanche, dans le but d’ériger une nouvelle statue. Mais il a fallu encore attendre. C’est finalement sous l’impulsion de l’Abée Gielen que le projet a été finalisé.

Un plan fut établi, dès 1947, par Mr Omer Davin, architecte à Comblain-au-Pont, et l’emplacement le plus favorable fut repéré.

C’est le sculpteur parisien J. Martin qui réalisa la statue en marbre blanc d’Italie. Elle était haute de 2 mètres et coûtait à l’époque, rendue à Comblain-la-Tour, la somme de 26.500 francs.

Elle arriva sur place en mars 1949. Son installation sur le Rocher débuta le 20 avril … jusqu’au 25, c’est-à-dire du mercredi après Pâques au lundi suivant. C’est la firme Galère et Colin de Chanxhe qui se chargea de cette installation à environ 80 mètres au-dessus du niveau de la rivière. L’inauguration fut fixée au dimanche 22 mai 1949 dans la soirée.

La cérémonie débuta à 20 h, en l’église de Comblain-la-Tour ou la « cantate pour l’érection d’une statue de la Sainte Vierge » de Vidal fut exécutée par la chorale paroissiale en présence de 10 prêtres. La procession s’organisera ensuite vers le pré « Fontaine », au tournant de la route de Xhoris. Sur place, il y eut encore un sermon, par le doyen de Ferrières, la bénédiction, une nouvelle prestation de la chorale, soutenue par l’harmonium amené sur place et un splendide feu d’artifice.

Depuis … Notre Vierge du Rocher veille sur Comblain, sur ses habitants, sur le Centre Millennium et … sur nous.

Marie a plusieurs fêtes inscrites au calendrier : le 15 août, le Lundi de Pentecôte, le 8 septembre, le 22 août, … et j’en oublie très certainement.

Pour ma part, je propose d’ajouter le 22 mai à notre petit calendrier rien qu’à nous, enfin, au calendrier de tous ceux pour qui le nom de Comblain a eu une consonance particulière. Je propose que dorénavant chaque 22 mai, nous ayons une pensée émue pour cette Marie qui nous a protégés, souvent contre nous-même et notre propre impétuosité, qui nous a aidés à grimper, sans encombre, jusqu’à elle.

Et qui nous a appris qu’ensemble, on pouvait aller plus haut, très haut même et je pourrais ajouter aussi « très longtemps » !

21/05/2018 – JP Dz

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Photo n° 0 : La Vierge de Comblain-la-Tour
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0203 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le rocher de la Vierge : Carte postale.
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0207 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le rocher de la Vierge : Pierre Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
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0208 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le rocher de la Vierge. : La Vierge et l’enfant. Cette photo a été prise par Jef Rozenski.
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1.224 : COMBLAIN-LA-TOUR : Les Rochers.
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1.225 : COMBLAIN-LA-TOUR : Rochers de la Vierge : Vue du sommet.
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1.226 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sous le rocher de la Vierge.
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1.227 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le rocher de la Vierge : Carte postale de 1913 … sans la Vierge.
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1.228 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Le rocher de la Vierge : Vue à partir du parc.
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1.229 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Le rocher de la Vierge : Vue à partir du pied du rocher.
1230_Echos_de_Comblain_mai_1949
1.230 : COMBLAIN-LA-TOUR : Installation de la Vierge : Extrait des « Echos de Comblain » de 1949.

 

Śpiewnik – 102 – Jakżem maszerował

https://www.youtube.com/watch?v=Os4RjUiiw1g

Jakżem maszerował, muzyczka grała,
Jakżem maszerował, muzyczka grała,
A moja Marysia, a moja Marysia w okienku stała.
A moja Marysia, a moja Marysia w okienku stała.

W okieneczku stała, do mnie się śmiała,
W okieneczku stała, do mnie się śmiała :
Jakżebym ja z tobą, jakżebym ja z tobą, maszerowała.
Jakżebym ja z tobą, jakżebym ja z tobą, maszerowała.

O moja Marysiu, maszeruj ze mną,
O moja Marysiu, maszeruj ze mną.
To ci kupię suknię, to ci kupię suknię, zieloną, ciemną.
To ci kupię suknię, to ci kupię suknię, zieloną, ciemną.

Zieloną i ciemną, nie bardzo drogą,
Zieloną i ciemną, nie bardzo drogą,
Żebyś była godna, żebyś była godna, wędrować ze mną.
Żebyś była godna, żebyś była godna, wędrować ze mną.