0053 – L’Hôtel du Parc – Restaurant 1er ordre ( 4 )

L’Hôtel du Parc – Restaurant 1er ordre ( 4 ) :

Quelque temps plus tard, nous retrouvons notre château transformé en hôtel – Restaurant.

Entre les deux … j’ignore totalement ce qui s’est passé.

On ne peut que hasarder des théories. Peut-être que la présence joyeuse de l’armée allemande – qui semblait être là bien accueillie – n’a pas été appréciée par tous ? Ce n’est qu’une supposition.

Mais il a fière allure notre hôtel. Et il est fier de son nouveau statut et de son nouveau nom.

Même sur le toit, on peut lire : « HÔTEL du PARC » ( photo 290 ). Le drapeau belge flotte dorénavant sur la façade.

Un peu plus tard encore, l’hôtel devient un endroit chic. Sans doute que sa renommée s’améliore.

D’ailleurs, l’écriteau accroché sur la grille d’entrée a même été complété ; maintenant on peut lire : « HÔTEL DU PARC – RESTAURANT 1er ORDRE ». Sur la grille, des panneaux métalliques, en forme d’écusson, annoncent aux visiteurs que l’hôtel est membre de toute sorte d’organisations  ( photo 291 ).

On a sorti les tables et les chaises d’extérieur, et les parasols aussi. L’endroit est redevenu accueillant.

Avez-vous remarqué les différences entre la photo 290 et la photo 291 ?

Tout d’abord, la grille d’entrée … Sur la photo 290, elle est parfaitement symétrique.

C’est-à-dire que la grande ouverture du milieu est entourée de 2 pilastres imposants. De chaque côté des 2 pilastres, deux barrières plus petites permettent d’entrer à pied, sans ouvrir la grande porte. De chaque côté des 2 petites portes, des grilles se prolongent sur un muret.

Sur la photo 291… la petite porte du côté droit a disparu !

Ce qui signifie que le pilastre, côté droit, a été complètement démonté et remonté un mètre plus loin.

On voulait ainsi élargir la grande ouverture centrale.

Ça veut dire aussi, que les 2 grandes grilles qui s’ouvrent ont dû être élargies.

Mais ce n’est pas la seule chose qui a été agrandie … regardez l’arrière du bâtiment.

Sur la photo 291 déjà, on aperçoit le réfectoire et les chambres du premier étage construites au-dessus.

La photo 292, prise du côté de l’Ourthe, est encore plus claire. Le bâtiment s’est allongé.

Normal … ce qui était assez grand pour un château, était sans doute trop petit pour un hôtel.

Mais … si vous comptez bien … il y a 4 fenêtres au réfectoire. L’agrandissement n’est pas fini.

Ce qui veut dire que l’agrandissement du château d’origine s’est fait en plusieurs étapes.

Mais à quel moment ?

D’autres travaux ont également été réalisés. Les deux fenêtres du second étage sont à présent équipées de châssis ( photo 293 ), ce qui n’était pas le cas sur la photo 217.

L’auvent au-dessus de la porte d’entrée a été remplacé ; avant, il était arrondi et, sans doute, en verre ( je dirais, dans le même style que l’ancienne version de la terrasse derrière ). Sur la photo 290, il est devenu droit et en dur, mais on peut toujours voir les marques de la version précédente, arrondie, sur le mur.

Autre changement visible sur la photo 290 : la construction d’une extension côté cuisine.

Dans le parc, les arbres grandissent et commencent à être impressionnants ( photo 293 et 294 ).

21/03/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien et Piotr Rozenski

0290
0290 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0291
0291 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.
0292_1948
0292 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc. Cette carte a été écrite / envoyée le 2 mai 1940, c’est à dire une semaine avant l’invasion des Allemands.

0293

0293 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.0294

0294 : COMBLAIN-LA-TOUR : Hôtel du Parc.

Śpiewnik – 032 – Na wójtowej roli

https://www.youtube.com/watch?v=YWorLpw-g6A

https://www.youtube.com/watch?v=ctWj_o9ji9I

https://www.youtube.com/watch?v=apaMPnJI8fU

Na wójtowej roli
Studzieneczka stoi,

Nie widać, nie widać,
Śwarnej dziołchy mojej.
Nie widać, nie widać,
Śwarnej dziołchy mojej.

Co ty się mie wstydzisz,
Co ty się mie boisz,

Że do mojej studni
Po wodę nie chodzisz ?
Że do mojej studni
Po wodę nie chodzisz ?

Jakbym cie sie bała,
Abo się wstydziła,

Tobych ja za tobą
Do wody wskoczyła.
Tobych ja za tobą
Do wody wskoczyła.

Do wody, do wody,
Co się wartko tocy,

Za tobą, Jasieńku,
Co mosz modre ocy.
Za tobą, Jasieńku,
Co mosz modre ocy.

Modre ocy momy,
Na się spoglądomy.

Cóż komu do tego,
Iże się kochomy.
Cóż komu do tego,
Iże się kochomy.

 

0052 – C’est la fin de l’hiver

C’est la fin de l’hiver … enfin.
Vous vous sentez un peu mou ? Vous souffrez des articulations ? Vous avez du mal à récupérer ?

Nous avons la solution qui Vous convient :
Une visite sur le blog et le Facebook des « Anciens de Comblain » chaque matin et chaque soir. En cas de poussée aiguë de nostalgie, passez à 4 ou 5 visites par jour.
Si vous sentez des fourmis dans les doigts, n’hésitez pas à nous écrire, à commenter, à raconter.

ANCIENS DE COMBLAIN : Posologie

À qui s’adresse ce médicament ? :
Vous êtes nés fin des années 40, ou dans les années 50, 60 ou 70 …
Vous avez connu les « KSMP », les « Harcerze », « Związek Polaków », …
Vous avez connu l’école polonaise, « Ala i As », et surtout les colonies de vacances à Comblain-la-Tour …
Vous étiez des champions du Krakowiak, des experts du Kujawiak, des virtuoses du Góralki, des surdouées du Tango renversé, des infatigables de la Polka

Aujourd’hui … chaque matin … quand vous enfilez vos chaussettes … vous pestez contre le temps qui passe.

Vous grimpiez comme des araignées sur le rocher de la Vierge …
Vous traversiez l’Ourthe, à contre-courant, juste pour rechercher le mouchoir qu’elle avait perdu …
Vous marchiez des kilomètres en portant les affaires qui n’étaient même pas à vous …

Aujourd’hui … chaque matin … il vous faut un quart d’heure pour avaler tous vos médicaments …

Vous étiez prêts à relever tous les défis, à combattre toutes les injustices, à pourfendre toutes les tyrannies …

Aujourd’hui … vous vous dîtes : « Bah… à quoi bon » … « Qu’est-ce qu’on peut y faire » … « Le temps qui passe ne reviendra plus » …

Vous avez des souvenirs à revendre … et personne à qui les donner.

Alors… vous êtes mûrs pour rejoindre : les Anciens de Comblain.

 Ingrédients :

Les Anciens de Comblain, c’est une thérapie de groupe, basée sur le partage de nos émotions passées.

Les Anciens de Comblain, c’est une médecine douce spécialement mise au point pour vous.

Les Anciens de Comblain, c’est un concentré de vitamines C, O, M, B, L, A, I, et N. :
C  comme Cool ( 282 ), comme Colonies,  comme Chansons ;
O  comme Ognisko ( 283 ), comme Ourthe, comme Oasis ;
M  comme Majówka ( 284 ), comme Mémoire,  comme Magique ;
B  comme Balades ( 285 ), comme Bêtises, comme Bonheur ;
L  comme Légèreté, comme Liberté, comme Libido ( 286 ) ;
A comme Amitiés, comme Accordéon ( 287 ),  comme Amusements ;
I  comme Innocence ( 288 ),  comme Insouciance,  comme Inoubliable ;
N  comme Nous y étions, comme Nous nous en souvenons,  comme Nous y revenons ( 289 ).

Les Anciens de Comblain, c’est retrouver sa jeunesse sans scalpel ni bistouri.

Les Anciens de Comblain, c’est une cure de jouvence au pays de notre enfance.

Les Anciens de Comblain, c’est un vaccin anti-âge.

Les Anciens de Comblain, c’est une piqûre de rappel, sans douleur ni cicatrice.

Les Anciens de Comblain, ça nous fait tellement de bien
Que si, ce n’était pas gratuit, ça devrait être remboursé par l’Inami.

Alors, oubliez vos gélules, vos comprimés, vos suppositoires …

Mettez à la poubelle le Gaviscon, le Temesta et même … votre viagra … vous êtes à nouveau adolescents.

N’oubliez jamais qu’on a besoin de vous, qu’on vous aime et qu’on vous attend :

– le week-end des 25 et 26 juin 2016 : Majówka à Comblain-la-Tour ;
– le week-end des 17 et 18 septembre 2016 : 2ème rassemblement des Anciens à Comblain-la-Tour ;
– le samedi 24 septembre 2016 : Bal Kubiak à Hautrage.

 Et beaucoup plus proche, vous rencontrerez aussi des Anciens de Comblain :

  • le dimanche de Pâques – 27/03/2016 – au grand bal Polonais de Binche
    animé par Jules Dominianczyk et Edziu Paszkier ; réservation : Les Polonais du Centre – 0495/78.62.05
  • le samedi 09/04/2016 – au 43ème anniversaire de Spotkanie:
    Spectacle de Spotkanie + bal animé par l’orchestre Bardzinski ; réservation : 0477/74.11.11.

14/03/2016 – Dominique et Jean-Pierre

0282_C_comme_Cool
0282_C_comme_Cool : Cécile Danielewski ; Marilyne Desmet ; Hélène Piech.
0283__1976_O_comme_Ognisko
0283__1976_O_comme_Ognisko : Helena Wochen ; François Chwoszcz ; Jerzy Bardo ; Mr et Mme Wojas ; Dominique Ogonowski ; Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; Michel Pietka ; Georges Zalobek ; Mr Paluszkiewicz ; Mr et Mme Zapalowski ; les soeurs Milik ; …
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0284_2015_M_comme_Majowka : Majówka 2015, spectacle de Wisła.
0285_2015_B_comme_Balade
0285_2015_B_comme_Balade : Rozenski Elisabeth ; Béatrice Laffut ; Dominique Ogonowski ; Casimir Nowicki ; Jef Rozenski ; Michel Pietka ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Betty Nowicki ; Stef.
0286_1979_L_comme_Libido
0286_1979_L_comme_Libido : David Brismez ( le petit-fils de Mr et Mme Bardo ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; …….
0287_1979_A_comme_Accordéon
0287_1979_A_comme_Accordéon : Misha Volodymyrov ; … ; Michel Pająk ; Ks Kurzawa ; Léon Czak ; Misza ( ? ) ; le séminariste Kazik ; ….
0288_1979_I_comme_Innocence
0288_1979_I_comme_Innocence : Château de sable dans le parc ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
0289_2015_N_comme_Nous_y_revenons
0289_2015_N_comme_Nous_y_revenons : Barbara Wojda ; Michel Pietka ; Betty Nowicki ; Casimir Nowicki ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Janusz latkowski ; Hélène Piech ; Christine Piech ; André Warchulinski.
Binche_27_03_2016
Binche_27_03_2016
Comblain 2016
Comblain 2016
Spotkanie_2016_04_09
Spotkanie_2016_04_09

 

 

Śpiewnik – 031 – Haniś moja, Haniś

https://www.youtube.com/watch?v=k6I5gD_w0z8

https://www.youtube.com/watch?v=mZUgErVYNAg

https://www.youtube.com/watch?v=tt8qN8pRoKE

Haniś moja, Haniś, cóżeś za Hanisia :

Żeś mi nie podała, żeś mi nie podała
rączki na konisia ?
Żeś mi nie podała, żeś mi nie podała
rączki na konisia ?

Rączki na konisia, na mego bułanka :

Haniś moja, Haniś, Haniś moja, Haniś
Cóżeś za kochanka ?
Haniś moja, Haniś, Haniś moja, Haniś
Cóżeś za kochanka ?

Podajże mi rączkę przez zieloną łączkę,

Podajże mi rączkę, podajże mi rączkę,
Weź moją obrączkę.
Podajże mi rączkę, podajże mi rączkę,
Weź moją obrączkę.

Podajże mi rączkę, podajże mi obie,

Siądziem na konika, siądziem na konika,
Pojedziemy sobie.
Siądziem na konika, siądziem na konika,
Pojedziemy sobie.

 

0051 – Prendre langue

La langue française est extraordinaire. On y trouve des expressions si imagées et tellement ambiguës.

L’une d’entre elle m’a toujours fait penser à Comblain : « Prendre langue ».

Définition du dictionnaire : « Prendre langue » = Locution verbale – signifie : se rapprocher de quelqu’un, créer une relation, se mettre en contact, établir un lien ; synonyme : s’aboucher !

Même si l’expression est quelque peu surannée – Chateaubriand, Stendhal et Blaise Cendrars en faisaient usage – elle reste très chaste, très pure et totalement dépourvue de connotation à double sens.

Mais j’imagine qu’à notre époque, si aseptisée, on trouvera aisément des détracteurs mal pensants qui feront la « fine bouche ». Moi, j’éviterai les pièges. On peut « prendre langue » sans qu’il n’y ait « prise de bec ».

Pourquoi cette expression me fait penser à Comblain ? Pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, quand on débarquait à Comblain pour la première fois, on n’y connaissait pas grand monde.

Il fallait bien entrer en contact avec tous les autres … sous peine de rater ses vacances. Alors, on était bien obligé de faire face à sa timidité et de « prendre langue » avec les autres.

Ensuite, et très vite, on se rendait compte que les autres étaient différents ; que même notre façon d’utiliser la langue ( française ) variait selon notre région d’origine. On apprenait d’autres mots, d’autres expressions.

On découvrait l’accent des uns et des autres. La langue se faisait multiple. Et chacune avait sa saveur.

Le polonais, quant à lui, qui était notre langue maternelle et que nous utilisions – avec plus ou moins de difficulté – à la maison, devenait, à Comblain, l’instrument du rapprochement, de l’ouverture.

Pour « prendre langue » il fallait d’abord l’apprendre, la domestiquer, étudier ses contours, goûter à ses subtilités. Les mots parfois manquaient … pourtant on les connaissait … on les avait au bout de la langue.

Mais entre le bout de notre langue et … l’oreille de l’autre, il y a souvent … un si long chemin.

Et enfin, il y avait les autres langues … celles qui restaient un mystère pour nous, pauvres wallons que nous étions. Ces filles venues du Limbourg étaient si jolies … et leur langue si inabordable. Nous rêvions de « prendre langue » avec elles aussi … mais la barrière de la langue semblait infranchissable. Ceux qui pratiquaient assidûment la langue ( polonaise ) avaient un avantage sur les autres qui en bavaient d’envie.

Heureusement, on s’est vite rendu compte, qu’elles étaient beaucoup plus douées en langue que nous …

Les langues étrangères ne leur faisaient pas peur. Elles avaient appris à s’en servir. Quel soulagement !

Nous avons donc pu « prendre langue » avec elles aussi … et ce fut très agréable.

Les contacts sont devenus francs et sincères ; elles n’avaient pas leur langue dans leur poche … Dieu merci.

Les allemandes et les anglaises ont été autant d’expériences différentes. L’envie d’apprendre et celle de multiplier la gamme de nos émotions nous ont poussés à franchir tant de frontières. On ne l’a pas regretté.

Et pour finir, il me faut bien l’admettre, que parfois, par timidité ou par crainte de manquer de vocabulaire, ou tout simplement, quand on ne savait plus par quel bout la prendre, certains ont préféré « prendre langue »… autrement … sans devoir « peser les mots » … mais ça, c’est une autre histoire.

07/03/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

PS : Croyez-moi si vous voulez, mais avant d’écrire ce qui précède, j’ai tourné ma langue sept fois dans ma bouche.

0276
0276 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans une chambre : Charlotte Milik ; Karin Milik ; ( ? ) ; Regina Gymza ; Zosia Król ; Monica Nauschutz.
0277
0277 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans une chambre : Zosia Król ; ( ? ) ; Renata Nalepka ; Monica Nauschutz ; Karin Milik ; Charlotte Milik.
0278
0278 : COMBLAIN-LA-TOUR : Au bord de l’Ourthe, à la plage : Piotr Rozenski ; Richard Konarski ; Freddy Motala ; Daniel Pietka ; Betty Nowicki ; Elisabeth Rozenski ; Monica Nauschutz ; Regina Gymza ; ( ? ).
0279
0279 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : Entre les 2 pilastres : Regina Gymza ; Zosia Król ; Monica Nauschutz. ( ? ) … ; Lydia Młynarski ; … Pierre Front … Thérèse Spiewak … ( ? ).
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0280 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans une chambre : Regina Gymza.
0281
0281 : COMBLAIN-LA-TOUR : Freddy Motala ; ( ? ).

0050 – Les inondations de 1980

Par Piotr Rozenski :

On associe les colonies de Comblain au beau temps. Qui ne se souvient pas des étés ensoleillés, voire arides de 1976, 1977… De l’Ourthe il ne restait que des galets, on la traversait à pied… sans se mouiller.

Les batailles d’eau allaient bon train. Pan Jan a dû s’arracher les cheveux ou s’étouffer en recevant les factures.

En revanche, le mois de juillet 1980 était franchement pourri. Il ne faisait que pleuvoir, du matin au soir.

La seule chose qui changeait, c’était l’intensité : bruine, crachin, averse, orage… mais le plus souvent, il pleuvait tout simplement des cordes.

C’était l’année 2 du nouveau directeur, Ks. Ryszard Nouveau directeur, nouveau style. Il avait décidé de rebaptiser tous les moniteurs, sa créativité n’avait pas de bornes. Heniu Zapalowski s’est vu attribuer le sobriquet « Boris », ma sœur Elisabeth était devenue « Gina », Eddy Kaminski s’appelait dorénavant « Colonel »… Chacun pourra compléter la liste. Quant à moi, il s’est imaginé « Christophe ». Au début, on ne comprenait pas trop, voire, cela nous agaçait. Alors, le père Ryszard prenait le soin de nous expliquer que les noms n’étaient pas choisis par hasard, qu’il suffisait de déchiffrer l’étymologie…

Christophe vient du grec « Christo-phore » : celui qui porte l’enfant divin. Petit à petit on s’est laissé prendre au jeu et on a fini par s’apostropher mutuellement par les nouveaux prénoms.

Alors, il pleuvait. La salle à manger et le local de ping-pong étaient devenus les derniers refuges, ils ne désemplissaient pas. Le match de foot ( voir photo 158 ) s’est transformé en bataille de boue, on s’enfonçait dans le terrain jusqu’aux chevilles. Les vêtements n’arrivaient plus à sécher et après quelques jours les chambres commençaient à sentir l’humidité, puis la moisissure. Je vous laisse imaginer la situation en semaine 3.

Après le cinquantième match de ping-pong et la centième partie d’échecs, on ne tenait plus en place.

La promiscuité commençait à peser et le lendemain on a décidé de partir… pour Aywaille… sous la pluie ( avec Heniu, on avait réussi à dénicher des cartes topographiques militaires. C’était pour nous l’occasion de découvrir de nouveaux sentiers dans les environs, restés inconnus jusque-là ). On a renouvelé encore deux fois l’exploit, à chaque fois le groupe gonflait. Les filles ont fini par nous accompagner.

Mais ce qui gonflait, c’était surtout l’Ourthe, à vue d’œil. Plus personne ne tentait de traverser la rivière à pied, on faisait sagement le détour par le pont.

Puis est arrivé le jour fatidique. À l’aube on s’est fait réveiller par des pompiers. En descendant on s’est vite aperçu qu’ils ne rigolaient pas. La rivière était sortie de son lit ( elle aussi ! ) et l’eau arrivait au seuil de la porte du bâtiment des garçons. Les moniteurs ont réuni tout le monde dans le réfectoire pour un dernier déjeuner que Mr. Bardo et les femmes de cuisine avaient concocté avec les moyens du bord, car le boulanger n’avait pu livrer le pain.

On a mangé en silence, à moitié endormis, quand quelqu’un a remarqué qu’on n’avait pas commencé la journée comme d’habitude, par l’appel, et qu’on avait oublié de hisser le drapeau. Ce qui n’était sans doute pas arrivé depuis le début des colonies ! Il y avait une bonne raison à cela : le terrain de volley était complètement inondé. Deux héros  – Ryszard Chwoszcz et Freddy Motala ( ? ) – se sont portés volontaires et, sous les encouragements des enfants, ils ont traversé le terrain jusqu’au mât, tenant le drapeau au-dessus de la tête. L’eau montait jusqu’à la poitrine.

Le déjeuner à peine terminé, les pompiers nous ont conseillé de quitter les lieux au plus vite possible. De tous les côtés le bâtiment était entouré d’eau, les rues du village s’étaient transformées en lacs. La seule issue vers la gare menait par le talus du train. Encore fallait-il y accéder. Pas le temps de tergiverser. Les moniteurs ont attrapé les enfants et les ont portés, un à un, sur leur dos jusqu’au chemin de fer, en traversant l’eau.

C’est à cet instant même que j’ai compris toute la signification du sobriquet que le père Ryszard m’avait réservé…

Une fois les enfants sains et saufs – une centaine en tout – c’était le tour aux… monitrices d’être évacuées. J’avais bien l’impression que les moniteurs ne sentaient plus la fatigue en les portant dans leurs bras…

La colonne s’est dirigée vers la gare en suivant les rails. Bizarrement, tout cela n’avait rien d’une débandade ou d’un mouvement de panique. Tout se déroulait dans une ambiance bon enfant ( c’est le cas de le dire ), d’aucuns avaient même entonné des chansons. C’est cela sans doute l’insouciance de la jeunesse.

Je n’ai pas eu le temps de me changer, je suis monté dans le train, le pantalon, les chaussettes et les baskets mouillés. Le temps d’arriver chez moi, ils ont eu le temps de sécher mais sentaient toujours l’Ourthe.

Le pire, c’est qu’on n’a pas vraiment eu le temps, comme à l’accoutumée, de se préparer en douceur à l’au revoir, de consoler les filles sur le quai de la gare, de chanter une dernière chanson. On a juste pris la décision qu’on ne se laisserait pas voler si facilement ces derniers jours ensemble et on s’est donné rendez-vous quelques jours plus tard à Tertre et Hensies : ma sœur Elisabeth, Michel Lagocki, Michel Konarski, Freddy Motala et d’autres dont je ne me souviens plus les noms.

Aussi étrange que cela puisse paraître, il faisait beau et chaud. L’eau commençait à nous manquer. En visitant le château de Beloeil, on s’est payé un tour de barque sur le lac. Le temps était idéal pour sillonner les champs à vélo.

Je me rappelle qu’on voyait constamment de loin l’espèce d’œuvre d’art plantée au poste frontalier d’Hensies. Freddy m’a expliqué que c’étaient en fait deux mains qui se serrent, que c’était le symbole de l’amitié.

Aujourd’hui, il m’arrive de temps à autre de passer la frontière à Hensies, en voiture. Et à chaque fois, en voyant ce monument, un sourire apparaît sur mes lèvres.

29/02/2016 – Piotr Rozenski

PS : Dans un premier temps, nous avions pensé que cet épisode s’était produit en 1981. Des faits récemment redécouverts nous amènent à la conclusion qu’il s’agissait bien de 1980. Désolé pour cette confusion.

Quant aux photos ci-dessous, elles ont été prises lors de l’inondation de 1995 par Mr Renaud Gillard. Merci à lui.

JP Dz – 20/05/2017

0263_Rue_du_Parc
0263 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue du Parc.
0264_Rue_du_Vicinal
0264 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue du Vicinal.
0265_Rue_du_Vicinal
0265 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue du Vicinal.
0266_Place_du_Wez
0266 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Place du Wez.
0267_Place_du_Wez
0267 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Place du Wez.
0268_Rue_des_Ecoles
0268 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue des Ecoles.
0269_Place-du_Wez
0269 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Place du Wez.
0270_Rue_du_Vicinal
0270 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue du Vicinal.
0271_Rue_du_Vicinal
0271 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue du Vicinal. A la fenêtre, il s’agit de la maman de Mr Renaud Gillard qui a pris toutes ces photos.
0272_Rue_du_Vicinal
0272 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue du Vicinal.
0273_Rue_du_Vicinal
0273 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue du Vicinal.
0274_Rue_du_Vicinal
0274 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations : Rue du Vicinal.
0275
0275 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1995 : Les inondations.

 

 

Śpiewnik – 030 – W murowanej piwnicy

https://www.youtube.com/watch?v=sU7vAeMUrdE

https://www.youtube.com/watch?v=ZulhejVs7ns

https://www.youtube.com/watch?v=7X5eJA6BfMA

W murowanej piwnicy,
Tańcowali zbójnicy,
Kazali se piknie grać,
I na nóżki pozirać.

Hej, ty baca, baca nos,
Dobryk samyk chłopców mos,
Jesce byś ik lepsyk mioł,
Kiedyś sera kosyk doł.

Tańcuj, Jantoś , ze mną tyż,
Upieke ci w piecu mysz,
Byłabym ci upiekła,
Ino ze mi uciekła .

Tańcowałbyk kiebyk móg,
Kiebyk ni mioł krzywych nóg.
Ale krzywe nózki mom,
Co podskoczem, to sie gnom.

Poza bucki, poza pniok,
Kto wyskocy, będzie chłop,
Ino taki niemrawiec,
Nie wyskocze na palec.

0049 – La cour de Comblain envahie par la troupe

Les 4 photos – très rares – qui suivent illustrent l’occupation du château par l’armée allemande.

Même si nous avons du mal à l’imaginer, Comblain a été habité avant nous. Comblain n’a pas échappé à l’histoire. Ces photos datent, sans doute, de la guerre 14 / 18.

Sur la photo 259, On voit des soldats attablés, dehors, sur la pelouse, entre la maison et la rivière. Certaines tables sont recouvertes de nappes, d’autres non. Il y a là, on peut l’imaginer, des officiers et des sous-officiers.

À l’arrière, un orchestre au complet joue à la gloire des joyeux combattants.

Des serveurs, tout en blanc vêtu, attendent le bon vouloir des consommateurs.

Clairement, ces soldats-là ne sont pas la troupe ; ce sont des gradés.

Ils profitent d’être à l’arrière du front pour se délasser tout en bénéficiant du climat des Ardennes belges.

La photo 260 illustre la troupe qui s’amuse. Après le repas, l’exercice.

Une armée qui manque d’exercice est une armée qui s’enlise…

Heureusement, les officiers veillent à garder chez les hommes « un esprit sain dans un corps sain ».

Et comme il n’y a rien à faire, on a ressorti les sacs à pommes de terre, et en avant : course de sac à petotes.

Vu comme ça, elle est jolie l’armée allemande. Elle fait moins peur…

On dirait une colonie de vacances avant l’heure.

Ils ont l’air de bien s’amuser entre eux, même si tout cela manque cruellement de femmes.

Derrière eux, la serre est intacte. Pas un seul carreau de cassé. Visiblement, aucun combat n’a eu lieu dans les parages. Apparemment, ils n’ont rien détruit ; ils sont juste un peu… envahissants.

Sur les photos 261 et 262, les mêmes à l’heure des grands travaux.

L’armée teutonne, qui s’est installée dans le château de Comblain, a été confrontée – tout comme nous quelques décennies plus tard – au problème de l’Ourthe.

Nous, on faisait le tour par le pont. Eux, ils ont décidé de faire un pont ; sans doute que pour des raisons stratégiques… ou peut-être simplement que de l’autre côté de la rivière, il y avait un estaminet, un débit de boissons ou que sais-je encore… Visiblement, le jeu en valait la chandelle.

Quand le Génie germanique se met en branle… on peut s’attendre à tout.

Le début des travaux semble difficile, comme le montre la photo 261.

Quand on voit comment ils s’y prennent pour traverser l’Ourthe, on comprend mieux pourquoi ils n’ont jamais réussi à traverser l’Yser !

Au final, le pont est… coquet.

Bien sûr, ce n’est pas le pont de la rivière Kwaï, mais ce n’est pas trop mal.

D’ailleurs, ils ont l’air très fiers de leur réalisation.

Une sentinelle veille sur l’ouvrage d’art, pour ne pas que l’armée ennemie, débarque sournoisement, prenne le pont et reconquiert la maison et le parc.

À mon avis, le principal ennemi du pont, ce n’était pas l’armée adversaire…. c’est la crue.

D’ailleurs aujourd’hui, il n’existe plus aucune trace de l’ouvrage d’art. Pourtant aucun manuel d’histoire ne parle d’une quelconque bataille du « petit pont de Comblain-la-Tour… ».

Alors de deux choses l’une, ou bien il a été emporté à la première crue de l’Ourthe, ou bien il s’est écroulé sous le poids… des militaires.

22/02/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

0259
0259 : COMBLAIN-LA-TOUR – entre 1914 et 1918 : Occupation par l’armée allemande.
0260
0260 : COMBLAIN-LA-TOUR – entre 1914 et 1918 : Occupation par l’armée allemande.
0261
0261 : COMBLAIN-LA-TOUR – entre 1914 et 1918 : Occupation par l’armée allemande.
0262
0262 : COMBLAIN-LA-TOUR – entre 1914 et 1918 : Occupation par l’armée allemande.

Śpiewnik – 029 – Hej z góry, z góry jadą Mazury

https://www.youtube.com/watch?v=jCsMH1paZsE

https://www.youtube.com/watch?v=iBy4Ed6Fd60

https://www.youtube.com/watch?v=7XPDjKQCqkQ

Hej z góry, z góry jadą Mazury :
Jedzie, jedzie Mazureczek,
Wiezie, wiezie mi wianeczek
Rozmarynowy, rozmarynowy.

Przyjechał w nocy koło północy :
Stuku, puku w okieneczko,
Otwórz, otwórz panieneczko,
Koniom wody daj, koniom wody daj.

Nie mogę ja wstać, koniom wody dać :
Bo mi Matka zakazała,
Żebym z tobą nie gadała,
Trzeba jej się bać, trzeba jej się bać.

Matki się nie bój, siadaj na koń mój :
Pojedziemy w obce kraje,
Gdzie są inne obyczaje,
Malowany dwór, malowany dwór.

Przez wieś jechali, ludzie pytali :
Co to, co to za dziewczyna
Co to, co to za jedyna,
Jedzie z chłopcami, jedzie z chłopcami.

 

0048 – Cours de moniteurs ( 1 )

Comblain-la-Tour, ce n’était pas seulement les colonies…

Pour que les enfants, qui venaient en colonie, puissent avoir un encadrement de qualité, Polska Macierz Szkolna a décidé d’organiser des cours pour les futurs moniteurs et monitrices.

Ce type de cours a été organisé à plusieurs reprises.

Son but, former les adolescents que nous étions à toutes les facettes du métier.
Ces formations se déroulaient durant les vacances de Pâques.

Pour nous, qui ne connaissions Comblain-la-Tour que durant les vacances de juillet / août, et avec tous les enfants, se retrouver à la sortie de l’hiver en petit comité, c’était une expérience nouvelle.

Notre première impression a été : « Mais il fait froid à Comblain… ». C’était presque comme-ci dans notre inconscient, ce n’était pas possible. Comme-ci l’hiver ou le printemps n’avait des effets que chez nous, à la maison, mais pas à Comblain !

Une fois cette donnée nouvelle assimilée, nous avons pris possession de l’espace. Quand on est si peu nombreux, la maison et le parc semblent encore plus vastes.

Mais assez vite, les cours ont commencé. Les professeurs se succédaient avec un programme intéressant.

Il y avait différentes matières : l’apprentissage des chants polonais, la préparation de sketches pour animer les feux de camp, des conseils pour capter l’attention des plus jeunes, mais aussi un peu d’histoire polonaise et de littérature.

Même si nous n’étions pas toujours aussi attentifs qu’il aurait fallu, ce qui nous a été enseigné alors est resté gravé dans nos mémoires. J’en veux pour preuve ce petit poème de Mickiewicz qu’il a fallu apprendre par cœur et qu’il m’arrive encore aujourd’hui – 40 ans plus tard – de réciter : « Litwo, ojczyzno moja. Ty jesteś jak zdrowie. Ile cię trzeba cenić, ten tylko się dowie, kto cię stracił ». Les cerveaux des jeunes sont ainsi faits, ils captent, enregistrent, conservent, et sont capables de ne jamais oublier ce qui les a touchés.

Personnellement, ce qui m’a le plus touché durant ces premiers cours, c’est Mr Léon Czak.

Sa présence parmi nous était tellement naturelle que plus personne ne faisait attention à lui. Il faisait partie des « équipements » de Comblain ; comme Pan Jan et Mr Bardo. Il était omniprésent et toujours occupé à réparer ceci, à entretenir cela. D’ailleurs, son apparence et ses tenues de travail prouvaient que l’homme était indispensable aux fonctionnements de la maison polonaise. J’ajoute que sa bonne humeur et sa disponibilité le rendaient infiniment sympathique.

Et puis un beau jour – alors que le matin il avait encore travaillé à réparer je ne sais quoi – nous l’avons vu redescendre de sa chambre propre comme un sou neuf… dans une tenue impeccable… légèrement parfumé…

Il s’est présenté à nous comme notre formateur de premiers soins ! Nous étions… ébahis.

Il nous a expliqué être membre bénévole de la croix rouge et parfaitement habilité à transmettre ses connaissances. Et le cours a commencé. J’en garde un souvenir délicieux. Mr Czak nous a captivés.

Ses explications étaient lumineuses. Quand le moment est venu d’apprendre les gestes qui sauvent, il a usé d’une délicatesse exceptionnelle ; plaçant des mouchoirs entre ses mains et les torses des volontaires ; simulant les bouches à bouches avec tellement de tact et de circonspection qu’on aurait dit un papillon sur une fleur fragile.

Depuis ce jour-là, mon regard sur Mr Léon Czak a changé. Pour moi, il est resté… un grand Monsieur.

15/02/2016 – Jean-Pierre Dziewiacien

0254
0254 : COMBLAIN-LA-TOUR : Cours de moniteurs : Jerzyk Bardo ; Géniu Bujanowski ; ( ? ) ; Vital Czuk ; Marek Bujanowski ; Dominique Ogonowski ; Malvina Rusowicz ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Eveline Ogonowski. Ks Szczęśny ; Henri Szulc ; Janek Konarski ; Henri Bogdanski ; Georges Persich ; Christiane Konarski – ( ? ).
0255
0255 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le parc : Léon Czak ; la fille de Mr Paterka.
0256
0256 : COMBLAIN-LA-TOUR : Cours de moniteurs : Accroupis : ( ? ) ; ( ? ). Debout : ( ? ) ; Ks Kurzawa ; Christine Piech ; Anne-Marie Kantyka ; Jef Rozenski ; Mr Dulak ; ( ? ).
0257_80
0257 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Cours de moniteurs : Hélène Piech ; Anne-Marie Kantyka ; ( ? ) ; Ks Ryszard Sztylka ; ( ? ) ; ( ? ).
0258_80
0258 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1980 : Cours de moniteurs : ( ? ) ; ( ? ) ; Piotr Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ) ; Michel Konarski ; Anne-Marie Kantyka ; Stanis Malek ; Hélène Piech ; Philippe Rouls.