0181 – Nos accordéonneux

À part le site de Comblain-la-Tour, la Communauté polonaise de Belgique n’a pas « accumulé » de nombreux patrimoines immobiliers. Si dans le passé, plusieurs immeubles ou infrastructures étaient des biens propres, à l’heure actuelle, on ne peut citer que quelques exemples : le site des « Baraques » à Ressaix, la « swietlica » de Heusden-Zolder et celle de Beringen … peut-être que j’en oublie quelques-uns. C’est peu par rapport à la multitude d’initiatives et d’implantations polonaises à travers toutes les régions où ils s’étaient installés. Sans doute que l’essentiel n’était pas là.

La gestion de ces biens est une charge conséquente, souvent source de tracas et parfois de conflits. Si on ne peut que féliciter ceux qui en étaient – ou qui en sont encore – les gestionnaires, on peut aussi se réjouir de n’être pas « encombré » par de telles responsabilités. Qu’aurions-nous fait de toutes ces infrastructures ? Comment pourrions-nous entretenir cet héritage ? Le plaisir de s’y rencontrer aurait-il justifié pareil dépense d’énergie ? Personnellement, je suis très heureux de la situation actuelle. Notre patrimoine à nous est ailleurs … il est plus léger, plus incorporel.

Notre patrimoine, c’est l’ensemble de tous ces moments d’infinis plaisirs que nous avons partagés, c’est l’ensemble des milliers d’éclats de rire qui résonnent encore dans nos mémoires, l’ensemble des émotions qui nous ont fait vibrer … ce sont toutes ces chansons que nous fredonnons encore aujourd’hui, ce sont ces traditions que nous perpétuons, ce sont tous ces airs d’accordéon qui nous donnaient tant de joie …

Notre Communauté de souvenirs des Anciens de Comblain se veut la gardienne de ce patrimoine-là.

Aussi, à l’instar de l’UNESCO qui revendique le droit de définir et d’élire les éléments dignes de figurer dans la liste des patrimoines matériels et immatériels du monde à protéger, nous vous proposons d’établir notre propre liste. Pourquoi pas ? Et pourquoi pas commencer tout de suite ? Je propose donc que nous inscrivions sur notre liste comme premier élément de notre patrimoine immatériel : tous les airs d’accordéon entendus à Comblain et ailleurs.

Rappelez-vous, c’était un temps où il ne se passait jamais très longtemps sans un « p’tit air » d’accordéon.
On ne savait jamais vraiment d’où il sortait, ni comment il était arrivé là … et d’ailleurs personne ne se posait la question ; ça nous paraissait naturel qu’il soit là, pile au moment où on avait envie de faire la fête.

Il y avait toujours un « accordéonneux » qui sentait avant les autres que c’était le bon moment … Il y avait toujours, dans un coffre de voiture, un accordéon qui attendait son heure …

Alors, deux notes de musique, un accord connu … et c’était « zabawa ». L’accordéon commençait à s’étirer sous les doigts magiques du musicien. Il se mettait à respirer et pour nous c’était « U cha cha ». On en venait même à oublier que derrière l’instrument il y avait quelqu’un qui actionnait les touches. La personne et l’accordéon ne faisaient qu’un. C’est du plaisir qui sortait

Très vite, nos coudes, dans un élan spontané, se croisaient avec les coudes des voisins, pour ne plus former qu’une guirlande de coudes enlacés dans laquelle nous n’étions plus qu’un maillon balancé de droite à gauche. Comment résister ? Les polonais peuvent résister à tout … sauf à la fête.

On chantait à tue-tête les premières strophes de chaque chanson. Et quand les paroles commençaient à manquer, on inventait des mots improbables et des « lala la » … l’important ce n’était pas les mots mais l’émotion, le partage … l’harmonie. Merci à vous, Messieurs et Mesdames les accordéonneux. Merci pour tous ces moments de pur bonheur.

Je suis d’accord avec Georges Brassens quand le poète chantait :

« C’est une erreur
Mais les joueurs
D’accordéon
Au grand jamais
On ne les met
Au Panthéon
 ».

Les nôtres … ceux qui nous ont fait chanter et danser à Comblain comme ailleurs … méritent amplement leur place au Panthéon de notre reconnaissance éternelle. J’ai envie de crier : « Vas-y Franek, vas-y Wacek, vas-y Józek, vas-y Olek, et toi aussi Stasiu, Michał, Henrik, et tous les autres d’hier et d’aujourd’hui ».

On ne vous a pas suffisamment dit combien vous étiez important … mais il n’est jamais trop tard …

S’il vous plaît, aidez-nous, aujourd’hui, à graver leurs noms sur l’obélisque de notre gratitude … qu’ils s’élèvent vers le ciel comme tous leurs « p’tits airs » d’accordéon et qu’à travers eux, tous les autres musiciens, qu’ils soient violonistes, trompettistes, guitaristes, …, sachent qu’ils sont pour nous les parfaits synonymes du mot « plaisir ».

Hommage à tous nos « accordéonneux » d’hier et d’aujourd’hui :

Mr Józef Karasiński – Mr Wacek Bień
Mr Franek Klimanowicz – Mr Olek Jelen
Mr Henryk Tomczak – Mr Józek Nowicki
Mr Witold Pasternak – Mr Stasiu Kieronski
Mr Michel Pająk – Mr Daniel Pietka
Mr Zygfrid Drebkowski – Mr Guy Niepotolowicz
Mr Janusz Stepien – Mr Slawko Teljega
Mr François Lachowicz – Mr Jules Dominianczyk

J’en oublie certainement … aidez-moi à compléter la liste.

23/07/2018 – JP Dz

1289
1.289 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Stasiu Jozwiak ; Gieniu Perzyna ; Franek Klimanowicz ; Bronek Sitarz. Derrière debout, Henryk Modliszewski. Il s’agit de l’orchestre « KSMP Melodia Ojczysta » qui changera de nom dès que le KSMP de Ressaix choisira de s’appeler « KSMP ORLĘTA ».
1290
1.290 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Au violon, Mr Janek Stempniewicz ; à l’accordéon, Mr Wacek Bień ; à la contrebasse, Mr Zenon Wójcik.
1291
1.291 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Pan Jan ; ( ? ).
1292_1979
1.292 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Nos accordéonneux : A l’accordéon, Michel Pająk ; Ks Kurzawa ; … ; Michel Wolodimiroff ; ( ? ) ; Mr Léon Czak ; … ; le séminariste, Kz Kazik Rzymowski ; …
1293
1.293 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : ( ? ) ; …
1294
1.294 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Nos accordéonneux : Dans le désordre : Mme Veronika Załobek ; Mme Olga Zeromska ; Ks Kurzawa ; Franek Klimanowicz ; Géniu Bujanowski ; Alfred Materna ; François Lachowicz ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Bernadette Lachowicz ; Franca Fisher ; Lydia Młynarski ; Lodzia Baum ; Thérèse Dudziak ; Alexis Łagocki ; … ; ( ? ) … ; à l’accordéon, Witold Pasternak.
1295
1.295 : Quelque part … en coulisse : Nos accordéonneux : Mr ( ? ) Lis ; Mr Janusz Stepien ( le beau-frère de Freddy Fuitowski ) ; Mr Léon Warchulski ; ( ? ).
1296_1990
1.296 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Nos accordéonneux : ( ? ) ; …
1297_2001
1.297 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2001 : Nos accordéonneux : L’accordéoniste : Stasiu Kieronski ( du groupe limbourgeois Wisła ) ; Heniu Zapałowski et Aniela Paterka ( épouse de Stasiu ).
1298_2008
1.298 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2008 : Nos accordéonneux : Jola Blazejczyk, à l’occasion de son anniversaire ; Mr Piotr Ladomirski ; Barbara Wojda ; ( ? ) ; …
1299_2008
1.299 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2008 : Nos accordéonneux : Jola Blazejczyk, à l’occasion de son anniversaire ; Mr Piotr Ladomirski ; Barbara Wojda ; ( ? ) ; …
1300_2016
1.300 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Nos accordéonneux : Notre Józek Nowicki.

0180 – Comblain-la-Tour Jazz 1964

Comme presque chaque année depuis 1959, la pluie est encore au rendez-vous pour accueillir les nombreux fans de jazz au Festival de Comblain-la-Tour, édition 1964. Cette année, la grande star du week-end sera l’immense Ray Charles

Comme déjà évoqué, ce n’est pas la première fois que Ray Charles vient à Comblain. Il était déjà venu en 1961, mais à l’époque il n’était pas encore la grande vedette qu’il deviendra ensuite. En 1961, il a même logé au Centre Millennium. Ce n’est plus le cas en 1964 … C’est d’ailleurs entouré de gendarmes qu’il atteindra le podium pour un concert de 50 minutes. Son chœur, les « Raelets », ne l’accompagnera que pour les 3 dernières chansons. Malheureusement, la prestation de Ray Charles ne sera pas filmée.

Par contre, d’autres musiciens seront filmés, c’est le cas de notre compatriote, le polonais du Zbigniew Namysłowski et son quintet. Dans la petite vidéo, on peut admirer la prestation de cet ensemble qui se produit pour la première fois en Belgique. « Ce quintet est l’un des plus connu dans les pays de l’Est. Mr Namysłowski est un musicien qui compte plusieurs années d’expérience. Il a commencé son histoire musicale dans la Warsaw Philarmonic. De cette musique, il s’est lancé sur le Jazz » ( extrait des Echos de Comblain – juin 1964 ). https://www.youtube.com/watch?v=3xQls2L_ROA

Il faut dire que les télévisions, belges et internationales, étaient là en nombre. « Le programme du samedi 8 août sera transmis en direct par les postes de télévision ci-après : Norvège, T. V. ; Portugal, T.V. ; Allemagne : Z.D.F. ( 2è chaîne ) ; Hollande, N.T.S. ; France : R.T.F. ; Suisse ( allemande ) : S.R.G. ; Belgique : R.T.B. ( d‘expression française ) et B.R.T. ( émission flamande ). C’est la toute première fois dans l’histoire du festival de Comblain-la-Tour que ces postes de télévision enregistreront en direct. Le festival de 1963 avait été transmis par les T.V. française, canadienne et yougoslave. ». ( extrait des Échos de Comblain – août 1964 ).

À 23 h 30, commença la partie du programme retransmisse en Eurovision.

Comme chaque année, les noms les plus prestigieux du Jazz sont là ; citons Memphis Slim, Bill Evans, Tany Golan, et les habitués que sont Jacques Pelzer, René Thomas, Jacques Tolot et Benoît Quersin … et tant d’autres encore.

Mais mon attention a été attirée, plus particulièrement, par un article des Échos de Comblain du mois de juillet 1964. En effet, l’auteur de l’article commence son texte par ces mots : « Vous aurez sûrement remarqué le nombre impressionnant de drapeaux différents qui flottent sur Comblain-la-Tour ». Nous, durant nos colonies, nous avons toujours vu des drapeaux de tous les pays flotter sur le pont de l’Ourthe. Pour nous, c’était le signe du caractère international de Comblain, de son ouverture sur le monde, de la mixité et du mélange de cultures et de traditions qui s’exprimaient là. Si, en 1964, tant de drapeaux étaient présents dans le village, c’est que cet esprit d’ouverture a été très largement impulsé par les festivals de Jazz.

L’auteur de l’article poursuit en disant : « Ces drapeaux sont, en quelque sorte, le salut de ces pays à Comblain-la-Tour et à son fameux festival de Jazz ». Ensuite, il prend la peine de citer toutes les grandes villes qui ont offert ces drapeaux : Palerme, Venise, Cologne, Bombay, New-York, Milan, Florence, et tous les États américains qui ont, eux aussi, offert des drapeaux : la Californie, la Pennsylvanie, le Texas, le Connecticut … Quant aux villes de Varsovie, d’Helsinki et de Vienne, elles « nous ont promis de nous envoyer leur pavillon national ». L’article se termine par : « On peut voir comment Comblain-la-Tour, petit village des Ardennes, a reçu l’hommage des plus grandes villes du monde » ( voir document n° 1.286 ).

En lisant ces quelques lignes, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver une certaine fierté … même si en 1964, quand j’ai débarqué à Comblain, je n’avais que 8 ans et que je n’étais en rien « responsable » de tant d’hommage.

Une autre émotion m’a fait aussi sourire. Si nous étions en vacances à Comblain, c’est que nos parents – mineurs de fonds pour l’immense majorité d’entre eux – n’avaient pas les moyens financiers de nous envoyer ailleurs … à l’étranger, à travers le monde … et grâce à ces drapeaux, à ces cadeaux envoyés de si loin, c’est un peu le monde qui venait à nous. Quelle belle revanche.

16/07/2018 – JP Dz

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1.278 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.
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1.279 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ray Charles et son grand orchestre les Raelets.
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1.280 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ray Charles.
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1.281 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Spectateurs sous la pluie.
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1.282 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ray Charles et Joe Napoli.
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1.283 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ray Charles.
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1.284 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Carte postale.
1285_jazz_1964
1.285 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Article de presse.
1286_Echos_Comblain_juillet_1964_drapeaux
1.286 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Extrait des Echos de Comblain de juillet 1964.
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1.287 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Joyeuse ambiance.
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1.288 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Zbigniew Namysłowski et son orchestre.

 

0179 – K.S.M.P. Echo Ojczyste

Pour ce deuxième épisode consacré au folklore, je vous emmène redécouvrir le « K.S.M.P. Echo Ojczyste » de la région de Mons. Les photos d’aujourd’hui sont entièrement consacrées à cet ensemble. Elles représentent les trois périodes différentes qu’a connu, selon moi, le groupe :

– la 1ère commence en 1960 quand l’abbé Woryna fonde l’association en la « swietlica » de Tertre ;
– la 2ème débute dans les années 1972 / 1973 avec le départ de nombreux membres et la reprise en main par une nouvelle génération ;
– la 3ème démarre vers les années 1978 / 1979 avec une nouvelle vague d’éloignement et des nouveaux arrivants.

La photo 1.273 date de 1968. On peut y voir les membres de la 1ère période, du moins ceux qui sont encore là.
En effet, le groupe a déjà 8 ans d’existence. Certains membres sont déjà partis, d’autres sont arrivés pour renforcer la joyeuse troupe. Pour l’heure, c’est Zdzisław Blaszka qui est président. Il a remplacé Władysław Łokietek et Henryk Łagocki. Autour de lui, Raymond Mielcarek, les frères Chmielecki, André Karasiński, Edouard Kucharzewski et tous les autres forment une équipe homogène et soudée. C’est Anne-Marie Mazgaj qui est présidente. Ensemble, ils multiplient les activités et les initiatives. Vous reconnaîtrez facilement :

– En civil à gauche : Mr Walenty Chmielecki ( responsable du théâtre ) – Pani Róża ( maman d’Anne-Marie Mazgaj – habilleuse ) – Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ).
– En civil à droite : Le Père Lewandowski – Mr Franek Bujanowski – Mr Józef Karasiński ( responsable de la chorale ).
– Les musiciens accroupis : Mr Zenon Grzeszkowiak – Mr Stefan Blaszka – Mr Slawko Teljega.

– 1ère rangée en bas et de gauche à droite : Serge Préat – Nadine Kucharzewski – Gertrude Kunath – Christiane Mielcarek – Stéphanie Goch – Annie Moury – Maria Dudziak – Hélène Pawlak – Ingrid Walasiak – Basia Mazgaj – Michel Mielcarek.

– 2ème rangée au centre et de gauche à droite : Edouard Kucharzewski – Richard Chmielecki – Christine Blasiak – Anne-Marie Mazgaj – Eva Dudziak – Janek Dudziak – Christiane Konarski – Anna Dudziak – Richard Pawlak – Zdzisław Chmielecki.

– 3ème rangée au fond et de gauche à droite : André Karasiński – Raymond Mielcarek – Bogdan Konarski – Zygmund Mielcarek – Zdzisław Blaszka.

Les 3 photos suivantes, datent de l’année 1974 ; c’est déjà la seconde génération. Le groupe est très uni. Il se compose de nombreux jeunes enthousiastes et volontaires. Aucun d’entre eux ne manquerait ni une représentation, ni une répétition, ni aucune des activités proposées. On fait la file pour danser. Et très vite, par-delà le folklore, c’est une véritable amitié profonde qui lie tous les membres les uns aux autres.

Cette photo est assez surprenante d’ailleurs ; en effet, il s’agit bien du KSMP de Mons, mais la photo est prise à … Binche ; et plus exactement sous le porche de l’église Saint-Ursmer, à deux pas du musée international du masque. La raison de cette « délocalisation » partielle est simple. Le comité du KSMP Mons s’était enfin décidé à satisfaire une demande croissante des spectateurs qui ne manquaient jamais – à chaque représentation du groupe un peu partout en Belgique – de vouloir un souvenir ou une photo. Il fut donc décidé d’éditer 2 photos, en costume et en plein air.

Restait à trouver le cadre, l’ensoleillement idéal, le temps et le moyen de rassembler les troupes. C’est donc à l’occasion du festival des KSMP à Binche que les circonstances se sont montrées les plus favorables. Une fois que tout le monde était en costume, l’ensemble du groupe s’est éclipsé de la salle, le temps de rejoindre le porche de l’église Saint-Ursmer pour 2 photos mémorables, plus une en noir et blanc.

– Accroupis et de gauche à droite : Alfred Materna – Max Mitka – Marek Bujanowski – Alexis Łagocki – Richard Konarski.

– 2ème rangée et de gauche à droite : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) – Mr Léon Warchulski ( violoniste ) – Annie Wisła – Christina Nahorniak – Martine Mazgaj – Thérèse Dudziak – Pascal Łagocki – René Sarpette ( guitariste ).

– 3ème rangée et de gauche à droite : Zuhal Gunal – Isabella Cosaro – Martine Brzezicha – Thérèse Taporski – Stéphanie Goch – Patricia Młynarski – Jeanine Dudziak.

– 4ème rangée et de gauche à droite : Lydia Młynarski – Franca Fisher – Monia Krasowska – Annie Borowski – Micheline Zwierzyk – Hélène Borowski

– 5ème rangée et de gauche à droite : Czesław Kucharzewski – Pierre Front – Jean-Pierre Dziewiacien – Richard Pawlak – Géniu Bujanowski – Mr Henri Łagocki – Michel Mikołajczyk – Janek Konarski.

Le choix des costumes – pour ces 2 photos – n’est pas anodin. Si la plupart des danseurs sont habillés en Krakowiak, à l’avant-plan, 5 garçons sont prêts pour le « Zbójnicki ». N’oublions pas que nous sommes au festival des KSMP ; il s’agit de montrer aux autres, autant qu’aux spectateurs, les « spécialités locales ». Or, au KSMP Mons, les garçons excellent dans la danse des montagnards. Ici, il n’y a aucune fille ( contrairement au Góralski pratiqué par certains groupes ), mais les prouesses et les acrobaties des danseurs font vibrer le public. Ce moment du spectacle est toujours richement applaudi !

La dernière photo date du 4 avril 1982. Elle a été prise à Roisin, par Géniu Bujanowski – juste après un spectacle à Wihéries – dans le but d’en faire une carte postale. Les jeunes présents sont déjà la 3ème période. Ceux qui restent de la période précédente, ont grandi, vieilli et surtout se sont … « choisis ». Désormais, des couples sont formés. Un certain brassage a eu lieu et 2 jeunes femmes de Ressaix s’intègrent au KSMP Mons.

C’est comme ça qu’Eveline Ogonowski se retrouve au centre de la photo, avec le violon ( nous sommes revenus à Mons, tous les deux, après avoir été ensemble un long moment au KSMP de Ressaix ).

À côté de Pierre Front, c’est Jeanine Romanowicz ( de Ressaix aussi ) ; et juste derrière Czesiu Kucharzewski et Zuhal Gunal.

– Au 1er plan et accroupis : Freddy Motala – Jean-Pierre Dziewiacien

– Assis à gauche : Pierre Front – Jeanine Romanowicz – Marie-Claude Castellin – Patricia Dudziak

– Assise au centre avec le violon : Eveline Ogonowski

– Assises à droite : Véronique Szczypanski – Lydia Szczypanski – Pascale Godon – ( ??? ).

– Debout et de gauche à droite : Hector Fazzini – Czesiu Kucharzewski – Zuhal Gunal – Jeannine Bassani – Michel Brzezicha – Lydia Hantson – Sylvie Wawrzyniak – Giovani Cortelletti – Laurence Norkiewich – Patrick Szczypanski – Christian Szczypanski – Patrick Skrypczak.

L’immense majorité de ces jeunes est passée par Comblain-la-Tour … beaucoup d’entre eux font encore partie aujourd’hui des Anciens de Comblain … ce n’est pas un hasard, mais la preuve que ce qui nous a unis un jour persiste, dépasse les « régionalismes » et les clivages. C’est cet attachement à la culture polonaise, à cette terre d’origine que beaucoup ne connaissaient pas à l’époque, qu’ils n’ont cessé d’évoquer à travers leurs loisirs, leurs habitudes, leurs coutumes.

 09/07/2018 – JP Dz

1273
1.273 : TERTRE – 1968 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : En civil à gauche : Mr Walenty Chmielecki ( responsable du théâtre ) – Pani Róża ( maman d’Anne-Marie Mazgaj – habilleuse ) – Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ). En civil à droite : Le Père Lewandowski – Mr Franek Bujanowski – Mr Józef Karasiński ( responsable de la chorale ). Les musiciens accroupis : Mr Zenon Grzeszkowiak – Mr Stefan Blaszka – Mr Slawko Teljega. 1ère rangée en bas : Serge Préat – Nadine Kucharzewski – Gertrude Kunath – Christiane Mielcarek – Stéphanie Goch – Annie Moury – Maria Dudziak – Hélène Pawlak – Ingrid Walasiak – Basia Mazgaj – Michel Mielcarek. 2ème rangée au centre : Edouard Kucharzewski – Richard Chmielecki – Christine Blasiak – Anne-Marie Mazgaj – Eva Dudziak – Janek Dudziak – Christiane Konarski – Anna Dudziak – Richard Pawlak – Zdzisław Chmielecki. 3ème rangée au fond : André Karasiński – Raymond Mielcarek – Bogdan Konarski – Zygmund Mielcarek – Zdzisław Blaszka.
1274
1.274 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna – Max Mitka – Marek Bujanowski – Alexis Łagocki – Richard Konarski. 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) – Mr Léon Warchulski ( violoniste ) – Annie Wizla – Christina Nahorniak – Martine Mazgaj – Thérèse Dudziak – Pascal Łagocki – René Sarpette ( guitariste ). 3ème rangée : Zuhal Gunal – Isabella Cosaro – Martine Brzezicha – Thérèse Taporski – Stéphanie Goch – Patricia Młynarski – Jeanine Dudziak. 4ème rangée : Lydia Młynarski – Franca Fisher – Monia Krasowska – Annie Borowski – Micheline Zwierzyk – Hélène Borowski 5ème rangée : Czesław Kucharzewski – Pierre Front – Jean-Pierre Dziewiacien – Richard Pawlak – Géniu Bujanowski – Mr Henri Łagocki – Michel Mikołajczyk – Janek Konarski.
1275
1.275 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna – Max Mitka – Marek Bujanowski – Alexis Łagocki – Richard Konarski. 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) – Mr Léon Warchulski ( violoniste ) – Annie Wizla – Christina Nahorniak – Martine Mazgaj – Thérèse Dudziak – Pascal Łagocki – René Sarpette ( guitariste ). 3ème rangée : Zuhal Gunal – Isabella Cosaro – Martine Brzezicha – Thérèse Taporski – Stéphanie Goch – Patricia Młynarski – Jeanine Dudziak. 4ème rangée : Lydia Młynarski – Franca Fisher – Monia Krasowska – Annie Borowski – Micheline Zwierzyk – Hélène Borowski 5ème rangée : Czesław Kucharzewski – Pierre Front – Jean-Pierre Dziewiacien – Richard Pawlak – Géniu Bujanowski – Mr Henri Łagocki – Michel Mikołajczyk – Janek Konarski.
1276
1.276 : Les mêmes sous un autre angle.
1277
1.277 : ROISIN – 1982 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Au 1er plan et accroupis : Freddy Motala – Jean-Pierre Dziewiacien Assis à gauche : Pierre Front – Jeanine Romanowicz – Marie-Claude Castellin – Patricia Dudziak Assise au centre avec le violon : Eveline Ogonowski Assises à droite : Véronique Szczypanski – Lydia Szczypanski – Pascale Godon – ( ??? ). Debout : Hector Fazzini – Czesiu Kucharzewski – Zuhal Gunal – Jeannine Bassani – Michel Brzezicha – Lydia Hantson – Sylvie Wawrzyniak – Giovani Cortelletti – Laurence Norkiewich – Patrick Szczepanski – Christian Szczepanski – Patrick Skrypczak.

Śpiewnik – 108 – Tam nad Ourthą

https://www.youtube.com/watch?v=ebRRoZF9rsk

Tam nad Ourthą w Comblain są dziewczyny piękne
A szczególnie monitorki
Tam nad Ourthą w Comblain są dziewczyny piękne
A szczególnie monitorki

Monitorki są piękne jak spią
Monitorki są piękne jak spią
Wyzywają i tam płaczą od pokoju do pokoju
Wyzywają i tam płaczą po pokojach.

Monitorki są piękne jak spią
Monitorki są piękne jak spią
Wyzywają i tam płaczą od pokoju do pokoju
Wyzywają i tam płaczą po pokojach.

NB 1 : A Comblain, dans les années soixante, les garçons chantaient ces paroles, sur l’air de : «  Tam nad Wisłą w dolinie siedziała dziewczyna » car certaines monitrices étaient vite dépassées ou avaient la tête ailleurs ….

NB 2: A Comblain, nous chantions « Wysywają i płakają » … mais le mot « płakają » n’existe pas …

 

 

 

 

0177 – Le bureau de Ks Kurzawa

Mesdames et Messieurs, nous sommes aujourd’hui en direct du bureau de Ks Kurzawa ! C’est une première ! C’est d’ailleurs pour ça qu’exceptionnellement cet article est publié un dimanche.

D’habitude, je diffuse les textes à partir de chez moi, à Gottignies, à 160 Km de Comblain … ( oui, je sais, si je prenais l’autoroute pour y aller, ce serait moins loin … mais moi, je préfère prendre les chemins de traverse … à l’ancienne. Du coup, je passe par Beaumont, Philippeville, Dinant, Ciney et Hamoir, ce qui me fait 160 Km. Un jour, je vous raconterais pourquoi ). Notez au passage que cette petite diversion n’apporte rien à mon propos d’aujourd’hui, à part le plaisir de vous expliquer mes tics et mes tocs.

Donc, nous sommes dans le bureau de Ks Kurzawa. Il est 19 heures. Dehors, c’est toujours la fête, Powitanie lata ; et nous l’avons bien accueilli. On était assez nombreux … déjà au bal d’hier soir et encore aujourd’hui pour le traditionnel spectacle de Wisła. C’était super-agréable même si beaucoup d’Anciens de Comblain manquaient à l’appel. Il faut dire que de nombreuses manifestations polonaises étaient organisées en même temps … et puis il y avait foot … alors …

Pour moi, l’occasion était trop bonne pour m’adresser aux Anciens de Comblain directement à partir du point le plus névralgique du Centre Millennium. J’étais impatient de vous décrire les lieux. Je me suis donc isolé, je me suis faufilé discrètement et me voici installé dans la place. Ça me fait quand même un peu bizarre. Jadis, quand nous étions « invités » à entrer dans cette pièce, c’était pour se faire « remonter les bretelles ». Est-ce que Ks Kurzawa aurait imaginé que 40 ans plus tard, on parlerait encore de lui ? Qu’on viendrait jusqu’ici pour se souvenir ? Jusque dans son repaire ? Quelque part, ça doit lui faire plaisir.

La pièce a bien changé depuis. Elle était plutôt austère, à présent, elle est fonctionnelle. On se rend compte très vite que ce sont des dames qui y règnent aujourd’hui, c’est chaleureux, accueillant, sympathique. On se met à l’aise très facilement. Pour peu que personne ne vienne me rappeler où je suis, je me sentirais presque comme à la maison.

Le vieux téléphone noir à cadran a disparu. A sa place, on trouve des ordinateurs portables … des câbles, des clés USB, une imprimante … Visiblement, le progrès est passé par là.

Tout le centre de la pièce est occupé par une grande table ovale. On se croirait à la maison blanche ! Pas de doute, cette table sert à des réunions ; on s’installe autour pour débattre ; l’autorité n’est plus verticale mais horizontale, la collégialité aussi est passée par là !

Le plafond est toujours magnifique. Il a été restauré dernièrement comme toute la pièce, et le résultat est parfait. Tout ça dénote bien du bon goût et de l’attention particulière que les gestionnaires d’aujourd’hui apportent à l’entretien de cet héritage.

Ce qui frappe aussi, c’est le nombre de papiers, de fardes, de dossiers qui sont entassés un peu partout. Ils sont le signe d’une activité débordante. Ici, on planifie, on organise, on prend les réservations, on gère… et ce n’est pas une mince affaire. Je profite de l’occasion pour relayer les demandes des gestionnaires qui souhaiteraient avoir de l’aide. Malgré toute leur bonne volonté, elles sont souvent trop peu nombreuses pour s’occuper de tout et verraient d’un bon œil que de nouvelles recrues bénévoles viennent les épauler. Avis aux candidates ( et aux candidats ) et merci d’avance.

Par la fenêtre, je peux voir quelques personnes qui discutent en polonais sur le gravier ( qu’on a d’ailleurs renouvelé cette année ), tout en admirant la façade du bâtiment. Je souris à l’idée que Ks Kurzawa avait trouvé certainement ici un point d’observation idéal. Il pouvait scruter qui rentrait et qui sortait, sans que nous nous en rendions compte. Pas étonnant qu’il savait tant de chose sur nous !

Je vous laisse regarder les quelques photos que j’annexe. Moi, je ne résiste pas à l’envie d’aller faire un dernier tour du parc avant la prochaine fois … en septembre. Espérons que plus d’Anciens de Comblain viendront alors nous rejoindre …

24/06/2018 – JP Dz

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1.261 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.262 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.263 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.264 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.265 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.

 

Śpiewnik – 107 – Wesele u Michała

https://www.youtube.com/watch?v=3-1XtQXaXPM

Wesele u Michała, hej ha, hej ha !
Muzyczka będzie grała, hej ha, hej ha !
Krzyknijmy wszyscy razem, dudnijmy jak żelazem,
Wesele, wesele u Michała.

Śpiewajmy u Michała, hej ha, hej ha !
Aż będzie izba drżałà, hej ha, hej ha !
Choć nuta nam wypadła, nie żałujemy gardła,
Wesele, wesele u Michała.

Gośćmy się u Michała, hej ha, hej ha !
Zabawa tam niemała, hej ha, hej ha !
Pierogi z kartoflami, kapusta z kiełbasami,
Wesele, wesele u Michała.

Tańcujmy u Michała, hej ha, hej ha !
Całą noc, aż do rana, hej ha, hej ha !
Tańcujmy hej z ochoty, aż pozdzieramy buty,
Wesele, wesele u Michała.

Wypijmy u Michała, hej ha, hej ha !
Gosposia wina dała, hej ha, hej ha !
Otwórzmy po butelce, wypijmy po kropelce,
Wesele, wesele u Michała.

Opuśćmy już Michała, hej ha, hej ha !
Gromada nasza cała, hej ha, hej ha !
Bo jutro, hej, z ochoty, pójdziemy do roboty,
Wesele, wesele u Michała.

0176 – Pamiętamy

Que pouvions-nous leur répondre ? Elles avaient à peine quinze ans, et elles nous chantaient :

A jak ja już będę siwa siwiusieńka
Siwa siwiusieńka
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ?
Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ?
( 1 )

On avait beau jurer … la bouche en cœur … promettre … rien ne semblait les rassurer ou apaiser leurs inquiétudes et leurs doutes.

Czy będziesz pamiętał że byłam panienka ?

Aujourd’hui, quarante ans plus tard ( cinquante pour certains ), nous pouvons clamer haut et fort : «  Pamiętamy ». Non seulement nous nous souvenons, mais le souvenir de vos 15 ans restera gravé  indéfiniment dans nos cœurs et dans nos mémoires … comment pourrait-on l’oublier ?

Vous pensiez peut-être que tout ce « bazar » des Anciens de Comblain … c’était seulement pour essayer de remédier aux ravages du temps qui passe et qui sème derrière lui quelques petits trous dans nos mémoires ? Ou qu’on culpabilisait, qu’on se sentait en quelque sorte redevable pour tous ces bons moments, tous ces petits plaisirs vécus et partagés à Comblain ? Que l’on avait un peu comme une dette morale à rembourser ?

Oui, bien sûr, il y a peut-être un peu de ça.

Mais il y a aussi – il y a surtout – une irrésistible envie de revivre ces moments de partage et d’amitié, emprunts d’émotions et de gaieté !!! Alors, ne vous inquiétez pas … « Pamiętamy » !

Notez que, récemment, on avait bien remarqué quelques fils d’argent … par-ci, par là, sur vos tempes … mais on s’est dit que ces précieux reflets d’argent ne faisaient que rehausser l’éclat de vos vraies natures et de l’or brut dans lequel vous êtes taillées ….

Depuis peu, on a bien vu que vous vous étiez légèrement « enrobées » … mais on avait bien compris que c’était seulement pour nous offrir un peu plus de surface à caresser …

Dernièrement, on avait bien constaté que vous vous emportiez un peu  plus vite qu’auparavant … que votre sensibilité s’irritait de minuscules détails de la vie quotidienne … que vous ne supportiez plus certains de nos « petits » défauts … qui vous faisaient pourtant craquer il y a, à peine, quarante ans … mais pour nous, c’était clair, vous vouliez simplement attirer notre attention, nous rappeler qu’il s’agissait de rester à l’écoute et de ne pas relâcher notre vigilance …

Rassurez-vous, vous n’avez rien à craindre, vous êtes toujours le centre de nos préoccupations. Et si vous deviez en douter ne fût-ce qu’un instant, approchez et regardez … regardez votre reflet dans nos yeux … vous verrez bien que vous n’y avez pas changé. Dans nos yeux, quelque soit l’angle ou l’éclairage, vous rayonnez toujours !

Alors aujourd’hui, pour ne pas créer d’impair ( expression amusante qui suggère que tout devrait toujours aller par « pair » ! ), les photos qui sont jointes ne vous représentent pas, vous à 15 ans … Il aurait été impossible de vous y mettre toutes et je ne prendrais pas le risque – inconsidéré – d’en « sélectionner » quelques-unes ( je suis courageux, mais pas téméraire ). Donc, j’ai choisi d’illustrer cet article par quelques-unes de vos camarades de l’époque. Aucune d’entre-elles n’est encore membre des Anciens de Comblain ! Donc, elles ne nous lisent pas. Elles ne savent même pas que ça existe. Et qui plus est, elles viennent de loin, d’Angleterre et d’ailleurs …

J’imagine déjà ce que les plus soupçonneuses d’entre vous pourraient penser : « Mouais, tout ça, tout ce baratin, c’est simplement pour essayer de retrouver ces petites anglaises qui les faisaient craquer ». Ah non, sorry, je m’insurge !

Il n’est pas question ici d’ouvrir la boîte de Pandore de nos rêveries d’adolescent … C’est vrai qu’elles étaient charmantes, que ce serait amusant de les retrouver … elles étaient tellement … « anglaises » !

Mais cette quête est purement historique, bien sûr : que sont-elles devenues ? Ont-elles oublié Comblain ? Se rappellent-elles de nous ? Ces questions mériteraient une réponse, of course, pour le bien de la science … ( et ce n’est même pas pour tester la persistance du souvenir que ces demoiselles auraient pu conserver de nous, c’est  purement sociologique ).

Alors, à l’heure du Brexit, il n’est pas trop tard pour se relever les manches et lancer un nouvel appel du 18 juin outre-Manche … Et non pas un appel à la résistance … bien au contraire – un appel à venir nous rejoindre en débarquant à nouveau sur la plage de Comblain-la-Tour.

De notre côté, c’est promis, nous ne résisterons pas au plaisir de vous revoir car, après tout, si Paris valait bien une messe, Comblain vaut bien une visite !

Quant à vous, Mesdames, nos valeureuses compagnes, que ces petites digressions vous rassurent, il n’est pas besoin de formules scientifiques pour vous dire avec une certitude quasi-mathématique que vous étiez et resterez toujours nos « najładniejsze panienki ».

18 juin 2018 – JP Dz

PS : Il conviendrait sans doute de traduire en anglais ce qui précède pour espérer avoir une chance de retrouver quelques-unes de nos petites anglaises. Qui se sent de taille ? Qui se dévoue ?

(1) : Traduction :
« Quand je serai vieille et grise
Te souviendras-tu que j’ai été une demoiselle ».

1256
1.256 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
1257
1.257 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ).
1258
1.258 : COMBLAIN-LA-TOUR : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1259
1.259 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos petites anglaises : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Zdzisław Blaszka ; ( ? ). ( collection Zdzisław Blaszka ).
1260
1.260 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos petites anglaises : ( ? ) ; ( ? ) c’est la fille du président de la Macierz de Londres ; Zdzisław Blaszka ; Pyza. ( collection Zdzisław Blaszka ).

 

Śpiewnik – 106 – Łowiczanka jestem

https://www.youtube.com/watch?v=2C4IG06fZb0

Łowiczanka jestem, dana, dana, dana,
Mogę śpiewać tańczyć do białego rana.

Łowiczanka jestem z samego Łowicza,
Od innych panienek wianka nie pożyczam.

Każda Łowiczanka ma jakgwiazdy oczy,
Każdego chłopaka od razu uroczy.

Łowiczanka jestem, dana, dana, dana,
Mogę śpiewać tańczyć do białego rana.

Każda Łowiczanka usta ma jak wiśnie,
Kto tego nie widzi, niech go dunder świśnie.

Warszawianki sławne, ładne ale zgrabne,
Łowickie na odwrót, zgrabne ale ładne.

Najlepsze tancerze łowieckie chłopaki,
Najlepsze mężowie łowieckie Księżaki.

Każda Łowiczanka usta ma jak wiśnie,
Kto tego nie widzi, niech go dunder świśnie.

 

0175 – Revisitons Comblain ( 18 ) : La roche conique

Au lieu de redescendre la Rue du Parc, passons plutôt de l’autre côté du chemin de fer … traversons ensemble le passage à niveau. D’ici, nous pouvons nous diriger dans toutes les directions ( voir le plan 1.246 ).

Si on décide d’aller vers la gauche, nous emprunterons le chemin qui nous mènera aux carrières des Hayires et un peu plus loin au camp des gitans que nous avons déjà évoqué ( article n° 27 ). Aujourd’hui, cette voie conduit également à un stade de tir et au centre d’escalade.

Tout droit, c’est la Rue du Boë, du nom de cette petite rivière à cause de laquelle Comblain est un « confluent », d’où son nom ( voir article n° 56 ). La Rue du Boë remonte tout doucement – en suivant plus au moins la petite rivière – pour passer par le quartier du Batty et se diriger vers les Crétalles.

À droite, par contre, c’est la Rue du Vicinal. Cette dernière est une voirie parallèle à la Rue du Parc ; elles sont séparées par le remblai du chemin de fer. Trois passages existent entre ces deux rues : le viaduc, juste à côté de la sortie du Centre Millénium ; le petit tunnel, en face de la Place du Wez et le passage à niveau que nous venons de franchir ensemble.

Mais avant d’aller plus loin, découvrons ce carrefour où semblent se croiser tant d’itinéraires … Vu d’ici, ce qui domine c’est cette petite colline pointue, et plus ou moins arborée, que nous avons tant de fois croisée sans jamais vraiment la regarder, ni jamais nous y intéresser.

Pourtant, ce monticule porte un nom … et même plusieurs. Comme vous le constaterez sur les cartes postales anciennes qui le représentent, il s’appelle tantôt : « le mont conique », tantôt « la roche conique » … ( parfois même « la roche comique », comme sur la carte postale n° 1.252 – sans doute par erreur ), mais le plus intéressant, c’est le nom donné par les comblinois qui le désignent par : le « Tiér des Pourcês » …

Comme c’est souvent le cas, cette appellation tire son origine du patois local et se rapporte à l’histoire du village. En effet, les habitants de Comblain-la-Tour emmenaient là leurs porcs ( les pourcês ) à « la glandée ». Pour ceux qui – comme moi – ignorent ce qu’est la glandée, il s’agit d’une pratique qui permet d’envoyer ses porcs paître dans les forêts pour y consommer les glands des chênes et les faînes des hêtres.

Moi, je ne sais pas quel genre de porcs pouvait escalader la roche conique ? ! ? Espérons qu’il y avait un autre chemin pour monter là-haut … si non … ces porcs-là devaient être balaises. Du coup, je me suis creusé la mémoire, de fond en comble, pour essayer de me rappeler si nous … pour faire comme les pourcês … nous l’avions escaladé aussi ?

Nous qui étions pourtant des casse-cou de première catégorie, qui n’hésitions jamais à grimper, à escalader, et prendre toutes sortes de risques, nous n’avons jamais à ma connaissance gravi la roche conique !

Je me trompe peut-être, mais personne ne m’a jamais dit qu’il l’avait fait.

Si VOUS l’avez fait, s’il vous plaît … racontez-nous. J’attends avec impatience vos témoignages. Si aucun d’entre vous ne se manifeste, nous serons dans l’obligation de désigner le « Tiér des Pourcês » comme étant la seule bêtise qu’on n’aura jamais faite à Comblain !

Pourtant, la vue du haut de cette roche est magnifique … d’un seul regard, on peut voir tout le village.
Et si on essayait de l’escalader lors de notre prochaine promenade à Comblain ? Qu’en pensez-vous ?

Enfin, sur la photo 1.253, au pied du « Tiér des Pourcês », à gauche, c’était la maison de Guy Demarteau et à droite, l’ancien café Dadoumont. Mr Francis Dadoumont, l’un des responsables des Échos de Comblain, qui nous lit régulièrement, pourrait peut-être nous dire s’il existe un lien de parenté entre lui et ce café ?

11/06/2018 – JP Dz

1246
1.246 : COMBLAIN-LA-TOUR : De l’autre côté du chemin de fer : Description du quartier – plan.
1247
1.247 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1248
1.248 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1249
1.249 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1250
1.250 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1251
1.251 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu de l’autre côté de l’Ourthe.
1252
1.252 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique.
1253
1.253 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : La gare du vicinal.
1254
1.254 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Vu à partir du sommet du Chirmont.
1255
1.255 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le mont conique : Aujourd’hui.

 

Voici un supplément d’information. Il émane de Monsieur André Philippe de Comblain-la-Tour. Je le remercie pour tous ces détails que j’ignorais. JP Dz

Monsieur,

J’ai beaucoup admiré votre article sur le Rocher des Pourcès.

Je peux vous documenter sur cet article. En étant jeunes, avec mes copains, nous escaladions le rocher de face pour arriver à une petite plate-forme. Le plus dangereux était le côté de chez Guy Demarteau.

En ce qui concerne, les particuliers qui détenaient des cochons, ils empruntaient des sentiers suivant :

1° au pied de la Rue de la Chera

2° au tournant en épingle à cheveux, à la moitié de cette rue

3° et pour les casse-cou, les jeunes sautaient au-dessus du Ruisseau du Boê, en face de l’ancienne maison forte ( Grill Graspowy ).

Aujourd’hui, tous ses sentiers n’existent plus. Le Mont conique ( Rocher des Pourcès ) est devenu une propriété privée ( Famille Cawet – Dermouchamps ).

Dernièrement, la région wallonne a placé des moutons pour un grand nettoyage du rocher.

Pour rappel, Francis Dadoumont n’est pas parent avec les anciens du café Dadoumont, deux familles différentes. Plus tard, ce café est devenu une menuiserie, toujours tenue par la même famille.

Tous les lundis, j’ai plaisir à lire tous vos articles.

PHILIPPE André

 

Śpiewnik – 105 – Czemu ty dziewczyno

https://www.youtube.com/watch?v=uhXvSbeMkzU

https://www.youtube.com/watch?v=Dr7UZ8YkG1I

Czemu ty dziewczyno
Pod jaworem stoisz
Czy cię słońce piecze,
Czy się wichru boisz ?

Нор, dziś, dziś а nie jutro,
Dziś wesoło – jutro smutno,
Hop, dziś, dziś а nie jutro,
Hop, dziś, dziś, bęc !

Słonko mnie nie piecze,
Deszczu się nie boję,
Nie mam ja chłopczyny,
Smutne życie moje.

Нор, dziś, dziś а nie jutro,
Dziś wesoło – jutro smutno,
Hop, dziś, dziś а nie jutro,
Hop, dziś, dziś, bęc !