0171 – 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour

1963 est marquée par un premier coup de semonce ! Les relations entre les organisateurs et les médias s’enveniment. Le journal « La Meuse » se retire, la RTB continue à soutenir le festival, mais n’envoie plus ses animateurs vedettes. La place est prise par « La Gazette de Liège », « La Wallonie » et « Moustique » avec la participation de la Fédération du Tourisme de la Province de Liège. Le public se scinde entre, les amateurs de jazz, les touristes venus pour parader et les amateurs de musique de variétés et de kermesse.

Le monopole des organisateurs de la première heure est terminé. Mais bien vite remplacé par des sponsors, alléchés par la bonne affaire que reste Comblain. Le journal Tintin d’Août 1963 – numéro 31 – consacre 2 pages à Comblain-la-Tour ( Voir doc 1.215 ).

Le Tournoi pour amateur qui débute le festival, s’appelle dorénavant le Tournoi International « Bobby Jaspar » qui est décédé en 1963. C’est d’ailleurs la maman de ce dernier qui remettra le trophée au Jazz – Band gagnant.

 Ce qui ne change guère par rapport aux années précédentes : la pluie. Samedi, sera sec, mais le dimanche, c’est de nouveau la drache nationale et son cortège de boues. Ce qui ne change pas non plus, c’est la colère des puristes du jazz. Le pauvre Adamo, programmé sur le podium variétés, en fera les frais. Sa prestation à peine commencée, il a dû subir une première pluie de légumes, et ensuite il s’est mis à tomber des « hallebardes ». Le malheureux aura quand même son petit succès.

 D’autres vedettes du moment sont présentes : Philippe Clay ; Robert Cogoi ; Les Apaches.

 De nouveau, la foule était là. De nouveau, d’énormes embouteillages … plus de 3.000 voitures dans les parkings. Les organisateurs sont furieux car le nombre de fraudeurs prend des proportions titanesques. On décide qu’à partir de l’année suivante, les festivaliers devront porter un bracelet de couleur pour atténuer les fraudes. La chasse aux magouilleurs est ouverte. Joe Napoli va recruter des judokas pour assumer un service de sécurité et le contrôle des tickets aux entrées.

 ETATS UNIS : Jimmy Smith Trio, Bud Shank, Johnny Griffin, Curtis Jones, Nelson Williams, George Johnson, Douglas Duke, Les Peters Sisters,

DANEMARK : The Jazz Cardinals

PAYS BAS : Rita Reys, Trio Pim Jacobs, Storktown Dixie Kids, Trio Jack Van Poll.

GRANDE BRETAGNE : The Great Charlie Galbraith, Stars Jazz Band, The BNF Quartet. Robby Hood and the Merry men ; The Fortunes

ITALIE : Lilian Terry, Franco Cerri, Trio Enrico Intra, Claudio Lo Cascio, Dino Fiana ou Piana

FRANCE : Marc Laferriere « New Orléan Stampers « , Jean-Claude Gogny Quartet, trio Philippe Decae ( France ou Bel ) ; Michel Roques ;

ARGENTINE : Jean Masson et Dany Carly

ALLEMAGNE : Albert Mangelsdorff ( Kwartet ), Marcel Ahr’s Jazz Men, The Cologne Dixieland Steamers, Knud Kiesewetter

PORTUGAL : Hot Club Du Portugal

TCHÉCOSLOVAQUIE : Prague Dixieland Band

CONGO : Tany Golan

BELGIQUE : René Thomas, Jacques Pelzer, Léo Souris et Orchestre, quartet Philippe Catherin, quartet Léo Flechet avec Milou Struvay, Benoît Quersin, Trio Philippe Decae, Trio de Malignes, The Hot Session, Jenny Sirena, Trio JM Troisfontaines, The Daltonians, Fud Candrix All Stars, L’Orchestre de l’armée Belge ; Delta City Jazz Band, Les Chakadous,

https://www.youtube.com/watch?v=y8oaonxh0X4 = 1963

https://www.youtube.com/watch?v=meMlPuu_UqA = 1963

14/05/2018 – JP Dz

1210_jazz_1963
1.210 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Vue aérienne.
1211_jazz_1963
1.211 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.
1212_jazz_1963
1.212 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.
1213_jazz_1963
1.213 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Joe Napoli.
1214_jazz_1963
1.214 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Une foule nombreuse et enthousiaste.
1215_jazz_1963
1.215 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Couverture n° 31 du journal « Kuifje ».
1216_jazz_1963
1.216 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Et toujours la pluie.
1217_jazz_1963
1.217 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : La pluie ne décourage pas les festivaliers.
1218_jazz_1963
1.218 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Festivaliers de tout bord … image insolite.
1219_jazz_1963
1.219 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Union des cercles philatéliques de Wallonie.
1220_jazz_1963
1.220 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Adamo.
1221_jazz_1963
1.221 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Couverture de Jazz magasine.
1222_jazz_1963_René_Thomas
1.222 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : René Thomas.
1223_jazz_1963_Robbie_Hood_1_His_Merry_Men
1.223 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1963 : Jazz à Comblain-la-Tour : Robby Hood and the Merry men.

 

Śpiewnik – 101 – Oj, siano, siano

https://www.youtube.com/watch?v=3HX5vB6xx_c

Oj, siano, siano, pod sianem woda,
Oj, siano, siano, pod sianem woda.

Gdzie się podziała, podziała gdzie się,
Gdzie się podziała moja uroda ?
Gdzie się podziała, podziała gdzie się,
Gdzie się podziała moja uroda ?

Moja uroda po swiecie chodzi,
Moja uroda po swiecie chodzi,

I ładnych chłopców, i chłopców ładnych
I ładnych chłopców za sobą wodzi.
I ładnych chłopców, i chłopców ładnych
I ładnych chłopców za sobą wodzi.

Żeby nie woda, i siano młode,
Żeby nie woda, i siano młode,

Miałabym jeszcze, jeszcze bym miała,
Miałabym jeszcze swoją urode.
Miałabym jeszcze, jeszcze bym miała,
Miałabym jeszcze swoją urode.

Pujde do młyna, zastawie wode,
Pujde do młyna, zastawie wode,

Będe szukała, szukała będe
Będe szukała swoja urode.
Będe szukała, szukała będe
Będe szukała swoja urode.

0170 – Salle des moniteurs

J’ai envie, aujourd’hui, d’évoquer avec vous une des aspirations les plus récurrentes des moniteurs et monitrices que nous étions : le besoin d’avoir quelques moments rien qu’entre nous !

Toutes nos journées à Comblain étaient réglées comme du papier à musique … Les activités s’enchaînaient et nous laissaient peu de place pour un peu de temps de libre. Nous étions responsables des enfants 24 heures sur 24. Alors, le soir venu, on se prenait à rêver de quelques minutes … rien que quelques minutes … où on pourrait décompresser … lâcher prise … s’entourer de jeunes gens qui avaient le même âge et les mêmes préoccupations que nous … Il nous paraissait important aussi d’échanger nos expériences de la journée, d’apprendre, aux autres moniteurs, ce que nous avions découvert nous-même, de partager …

Évidemment, à toutes ces nobles intentions, il faut bien ajouter notre besoin de se retrouver entre garçons et filles pour « fréquenter » un peu.

Ks Kurzawa n’était pas favorable à ces échanges. Quand je dis qu’il n’était pas favorable, c’est un euphémisme !

Pour lui, le sacrifice devait être complet. On était venus pour s’occuper des enfants … « alors occupez-vous des enfants ! ». Et pas question de revendiquer quoi que ce soit ! On avait beau lui expliquer qu’on en avait besoin … que ça ne nuisait en rien à l’efficacité de notre engagement, au contraire … qu’il n’avait qu’à, lui, s’occuper toute la journée d’une bande de joyeux lurons pour qui mettre en difficulté un moniteur ou une monitrice était un passe-temps très amusant … notre directeur restait inébranlable.

Et puis tout d’abord, dire qu’« On était venus pour ça … », c’était une vision très poétique … Il fallait le dire vite pour le croire un peu. Nous venions à Comblain pour beaucoup de raisons … un peu pour s’occuper des enfants … mais aussi « beaucoup » pour s’amuser, pour rencontrer d’autres jeunes du même âge et de la même origine que nous. Et si de ces rencontres pouvaient naître des couples qui perpétueraient les traditions et poursuivraient l’action, c’était tant mieux. Tous les adultes autour de nous en étaient pleinement conscients … sauf Ks Kurzawa.

Du coup, chaque année, à chaque turnus, c’était le même manège : les premiers jours, on n’osait pas trop en parler, pour ne pas brusquer le directeur … après quelques jours, on finissait par aborder le sujet, du bout des lèvres, sans vraiment insister … le prêtre faisait semblant de ne pas comprendre … quelques jours encore, et on osait enfin dire ce que nous voulions … Ks Kurzawa semblait tomber des nues … comme si la demande était nouvelle … devant son attitude, on commençait à insister fortement … il se mettait en colère en espérant que ses cris nous dissuaderaient … on faisait monter la pression … il se raidissait … finalement … il acceptait que nous nous réunissions pendant une heure en soirée … mais c’était déjà la fin des vacances. Et quand le nouveau turnus recommençait, on recommençait la boucle.

L’homme était très  rusé. Il savait parfaitement qu’en jouant à ce petit jeu du chat et de la souris, il parviendrait à limiter nos aspirations à un petit peu de liberté. En fait, il ne se départissait jamais de son rôle de garant de la morale et du sérieux. Comme il connaissait trop bien la nature humaine en général et la notre en particulier, il comprenait certainement nos besoins, mais il semblait persuadé que nous n’étions pas des anges … allez savoir pourquoi …

Plusieurs d’entre vous m’ont déjà évoqué leur combat. Quelques fois, l’issue a été positive, à d’autres moments, il a fallu aller jusqu’à faire « grève » … Par moments, on a été jusqu’à avoir notre propre salle des moniteurs … mais ça n’a jamais duré très longtemps. Racontez-nous vos expériences, vos victoires et vos défaites.

Elles font partie de l’histoire mouvementée de nos colonies de vacances.

07/05/2018 – JP Dz

1203
1.203 : COMBLAIN-LA-TOUR : Salle pour les moniteurs : Henri Zapałowski ; Fabienne Laffut ; Béatrice Laffut ; Irena Malec ; Anne-Marie Kantyka ; Christine Piech ; ( ? ) ; Jef Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Richard Szymczak.
1204
1.204 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant le perron : ( ? ) ; ( ? ) ; Lodzia Baum et Jean Paluszkiewicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ).
1205
1.205 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur l’escalier de l’entrée principale : Michel Pająk ; Dominique Ogonowski ; Patricia Jakobowski ; Pierre Bartnik ; Helena Wochen.
1206
1.206 : COMBLAIN-LA-TOUR : Sur le terrain de volley : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; … ; ( ? ).
1207
1.207 : COMBLAIN-LA-TOUR : Dans le réfectoire : ( ? ) ; … ; Ks Kurzawa ; Antek Kiełbowicz ; Jerzy Bardo ; Pani Veronica Załobek ; … ; ( ? ).
1208_1979
1.208 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans le parc : Pani Bardo ; Pani Duszowa ; Ks Kurzawa ; David Brismé et sa soeur.
1209_1979
1.209 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Dans le parc : Fabienne Laffut ; Piotr Rozenski.

 

0169 – Inondation 2002

Piotr Rozenski nous a expliqué, avec beaucoup de romantisme, la crue de 1980 à Comblain ( article n° 50 :  inondation_1980 ). Malheureusement, ce ne fut pas la seule année où l’Ourthe s’est amusée à perturber nos vacances.

Les photos en annexe illustrent un autre épisode des fureurs de la rivière … en 2002. Ce qui n’était d’ailleurs une surprise pour personne.

Si vous regardez le document 1.196 – extrait d’une carte « Application inondations » de la Région Wallonne – vous constaterez que la maison et le parc sont clairement en zone inondable, en rouge sur le document.
Ces prévisions sont nettement confirmées par les autres photos qui montrent que l’Ourthe « préfère » sortir. Elle est même sortie à plusieurs reprises … et ce ne fut pas sans conséquence.

Mr Paterka, qui avait remplacé Pan Jan comme concierge, s’était installé dans la petite maison au bord de la rivière. C’est lui qui a été, à chaque fois, la première victime des humeurs de l’Ourthe. Au bout de quelques inondations, il a fini par jeter l’éponge ( c’est le cas de le dire ) et déménager.

Savez-vous comment les gestionnaires actuels du Centre appellent, avec beaucoup d’humour, cette petite maison ? « La villa Mississippi ».

En 2002, une fois de plus, les pompiers d’Hamoir sont venus à la rescousse. Ils avaient amené avec eux matériel et embarcations pour évacuer tout le monde.

Comme vous pouvez le constater sur les images, cette évacuation s’est très bien passée. Il n’y a eu ni blessé, ni précipitation, ni panique … au contraire. Les enfants installés dans les barques donnent même l’impression de s’amuser comme des petits fous. Pour eux, c’était une animation comme une autre … peut-être même mieux réussie que les autres. Vive l’insouciance de l’enfance.

Les barques ont été poussées, par les pompiers, vers le fond du parc où l’eau était moins haute. La gentillesse des pompiers et leur professionnalisme n’ont laissé que de bons souvenirs aux « rescapés ».

J’en viens même à me dire … connaissant bien quelques-unes de mes contemporaines … qu’elles aussi auraient été candidates à se faire … « évacuer » par ces pompiers-là … J’imagine déjà la scène …

Les photos du parc sous eau datent du 13 février 2002. Il ne s’agissait donc pas des colonies de vacances de juillet / août, mais des vacances de carnaval. Ce qui est d’ailleurs attesté par les tenues chaudes que les enfants portent.

Dieu merci, une fois de plus, tout finira bien. Les enfants ont eu, cette année-là un épisode de plus à raconter à leurs parents.

30/04/2018 – JP Dz

1196
1.196 : COMBLAIN-LA-TOUR : Inondations : Extrait de « l’Application inondations » de la Région wallonne. En rouge, les zones inondables.
1197_2002
1.197 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Notre terrain de volley … transformé en piscine.
1198_2002
1.198 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : L’Ourthe déborde.
1199_2002
1.199 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Balançoires et toboggans sous eau.
1200_2002
1.200 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Les pompiers d’Hamoir à la rescousse.
1201_2002
1.201 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Embarquement vers le fond du parc.
1202_2002
1.202 : COMBLAIN-LA-TOUR – 13/02/2002 : Inondations : Embarquement vers le fond du parc.

 

Śpiewnik – 099 – Kądziołeczka

https://www.youtube.com/watch?v=muuBeS0zST4

Kazała mi moja mama prząść kądziołkę,
Żebym sobie zarobiła na pościołkę.

Oj fik, fik, a gadają, chcę uprząść, a nie dają – kądziołecka.
Oj fik, fik, kądziołecka, oj fik, fik, kosulecka,
Kądziołecka, kądziołecka.

Jo ze swoją kądziołecką pod kominek,
A za moją kądziołecką maminsynek.

Oj jejej, kądziołecka, oj jejej, będzie kiecka – kądziołecka.
Oj jejej, kądziołecka, oj jejej, będzie kiecka,
Kądziołecka, kądziołecka.

Jo ze swoją kądziołecką dalej w żyto,
Ona za mną a dodajko jej się pytom.

Oj fik, fik, a gadają, chcę uprząść, a nie dają – kądziołecka.
Oj fik, fik, kądziołecka, oj fik, fik, kosulecka,
Kądziołecka, kądziołecka.

Jo ze swoją kądziołecką pod koryto,
Ona ściska ja caluję dobre i to.

Oj fik, fik, a gadają, chcę uprząść, a nie dają – kądziołecka.
Oj fik, fik, kądziołecka, oj fik, fik, kosulecka,
Kądziołecka, kądziołecka.

Jo ze swoją kądziołecką buch do sini,
Aby ciebie kądziołeckę diabli wzini

Oj jejej, a gadają, chcę uprząść, a nie dają – kądziołecka.
Oj jejej, a gadają, oj jejej, nie oddają,
Kądziołecka, kądziołecka.

0168 – Revisitons Comblain ( 17 ) : L’Hostellerie Saint-Roch

Lorsque nous étions enfants, pendant les colonies, nous passions quotidiennement devant l’Hostellerie Saint-Roch. À chaque fois, nous nous arrêtions pour lire le menu qui était affiché devant l’entrée ou pour tenter d’apercevoir, à travers les fenêtres, le mobilier et les équipements du restaurant. Il faut dire que le luxe de l’établissement tranchait avec notre « ordinaire » de la maison polonaise.

Plus tard, quand on est devenu adolescent, on se prenait à rêver qu’à notre tour nous irions un jour loger là. C’était le cas pour Eveline et moi. Lorsque nos promenades, main dans la main, nous conduisaient devant l’hôtel et on se disait : « Quand nous serons adultes, nous viendrons passer nos vacances ici … ». Vu de l’extérieur – et vu du haut de nos seize ans – l’établissement paraissait inabordable. C’était un rêve.

Le temps est passé et les années se sont écoulées tellement vite que nous ne les avons pas vus filer.

Pourtant quand mon épouse m’a demandé ce qui me ferait le plus plaisir pour mes 50 ans, j’ai répondu sans hésitation : « Passer un week-end à l’Hostellerie Saint-Roch ». Nous avons donc écrit à Mr et Mme Dernouchamps pour réserver et aussi pour leur expliquer nos origines et notre histoire à la colonie polonaise. Dans ce petit courrier, j’ai mentionné combien leur établissement nous fascinait depuis tant d’années. J’ai raconté nos promenades et nos arrêts systématiques devant ce lieu emblématique.

Notre petite lettre les a profondément touchés. Ils se souvenaient – ni d’Eveline ni de moi bien sûr – mais de ces longues files d’enfants qui piétinaient bruyamment le trottoir depuis tant d’années. Mr et Mme Dernouchamps nous ont réservé un accueil chaleureux et la suite bleue, celle qui donne … sur l’Ourthe.

Durant ce séjour, nous avons pu évoquer le passé avec Mme Dernouchamps. Nous lui avons raconté nos années de colonies polonaises, et elle les nombreuses rencontres et des clients illustres qu’elle et sa famille avaient hébergés. Son plus grand souvenir reste la présence, dans ses murs, de Roger Moore au sommet de sa gloire.

C’était en 1965, lors du festival de jazz. Mme Dernouchamps nous a raconté cette visite inoubliable. La foule des fans était tellement avide d’apercevoir l’immense vedette, qu’il a fallu héberger l’artiste dans la partie privée de l’établissement. Mais rien ne décourageait les groupies. Au point qu’une des vitres du restaurant a été brisée par la poussée des femmes … et leur curiosité. Cette petite vidéo, qui commence sur la terrasse de l’hôtel, illustre toute la difficulté qu’avait « l’homme le plus beau du monde » à s’extirper du bâtiment pour aller rejoindre la scène du festival :

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20170524_01008801/quand-roger-moore-etait-a-comblain-la-tour-quelques-mots-en-francais-et-des-jets-de-tomates

Depuis 2012, l’Hostellerie Saint-Roch est à vendre … avis aux amateurs … si vous disposez de beaucoup de moyens et que vous ne savez pas comment les utiliser, je vous encourage à en devenir le nouveau propriétaire. Au début, le couple Dernouchamps souhaitait vendre l’immeuble avec toutes ses annexes, son mobilier et tout l’équipement pour que le commerce puisse reprendre directement avec de nouveaux patrons. Finalement, devant le manque de candidats acquéreurs, ils se sont résolus à vendre le mobilier et les équipements séparément … et à un prix modique. C’est donc le week-end du 9 au 11 septembre 2016 ( c’est-à-dire exactement une semaine avant notre 2ème rencontre des Anciens de et à Comblain ), que s’est déroulée cette vente assez spéciale, je dirais même « mythique » à nos yeux … Cette autre vidéo montre le couple en pleins préparatifs pour la vente. On ressent bien toute l’émotion de ces gens qui ont veillé sur  l’hostellerie Saint Roch pendant … 40 ans :

https://www.rtc.be/video/info/hostellerie-st-roch-tout-est-a-vendre_1471964_325.html

23/04/2018 – JP Dz

1185
1.185 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Vue sur l’ensemble du quartier.
1186
1.186 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Vue à partir de la Rue du Parc.
1187
1.187 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Vue à partir de l’autre côté de l’Ourthe.
1188
1.188 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Le petit salon.
1189
1.189 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Le restaurant.
1190
1.190 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Vers les chambres et les suites.
1191
1.191 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Quelques parties de l’hôtel.
1192
1.192 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : L’hôtel dans son environnement.
1193
1.193 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2006 : L’Hostellerie Saint-Roch : Recouvert de lierre.
1194
1.194 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Monsieur et Madame Dernouchamps / Cawet.
1195
1.195 : COMBLAIN-LA-TOUR : L’Hostellerie Saint-Roch : Le petit mot gentil que nous avait écrit Madame Dernouchamps avant notre séjour.

 

Śpiewnik – 098 – Trudno

https://www.youtube.com/watch?v=am4KmK05piE

Świeć miesiącku w okno twoje
Wyjdź Kasiańko w syrce moje
Trudno u cha cha trudno
Wyjdź Kasiańko w serce moje.

Kasia wysła w ganku stała
Modre ocka zapłakała
Trudno u cha cha trudno
Modre ocka zapłakała.

Cemu płaces cemu dumas
Cy to do mnie serca ni mas
Trudno u cha cha trudno
Cy ty do mnie serca ni mas.

Ni mam serca ni ochoty
Boś ty łajdak do roboty
Trudno u cha cha trudno
Boś ty łajdak do roboty.

Do roboty to postoi
Do kochania to się stroi
Trudno u cha cha trudno
Do kochania to się stroi.

Do roboty psy leniwy
Do kochania aż za chciwy
Trudno u cha cha trudno
Do kochania aż za chciwy.

 

0167 – Comblain … l’estrade

Comblain-la-Tour n’est pas – et n’a jamais été – un îlot d’exception planté quelque part au milieu d’un océan d’autres choses. Au contraire. Comblain est – et a toujours été – un catalyseur … une sorte d’estrade vers où nous montions pour exprimer notre fierté d’être polonais.

Tout autour de Comblain, dans toutes les régions de Belgique, s’étaient déjà organisés des « noyaux de résistance » d’une communauté polonaise exilée, mais parfaitement à l’aise dans son nouvel environnement. Je parle de « noyaux de résistance » parce que cette diaspora se singularisait, en même temps, par l’exaltation des valeurs et de la culture polonaise et par le rejet du système politique en place dans le pays à ce moment-là.

Du coup, pour nous différencier des autres, nous nous disions « libres » et pour marquer le coup – si j’ose dire – on insistait pour que la couronne soit replacée sur la tête de l’aigle blanc qui symbolise la Nation.

L’Histoire adore les symboles … elle les cultive. Et puis, quand elle passe à autre chose, elle a une tendance à minimiser, à oublier ce qu’elle considérait comme essentielle. C’est ainsi qu’aujourd’hui, Dieu merci, toutes ces rivalités paraissent puériles. Mais ce n’est pas une raison pour gommer l’incroyable richesse que cette période d’exaltation a fait naître, croître et s’épanouir. Nous sommes les fils et les filles de cet enthousiasme.

Entre Oublier et Publier, il n’y a qu’une seule lettre de différence, et elles se suivent dans l’alphabet. Mais si Oublier, c’est laisser mourir … Publier, c’est faire revivre.

Et donc, quand nous montions vers Comblain, c’était aussi pour affirmer notre identité. Pas étonnant, dès lors, que les costumes folkloriques – le krakowiak en tête – faisaient souvent partie de l’ambiance. Si vous retournez en arrière, vers les centaines de photos déjà publiées sur le blog des Anciens de Comblain, vous verrez que ces habits traditionnels sont omniprésents … en voici encore d’autres …

Ils témoignent de l’engouement pour nos traditions et illustrent le foisonnement des initiatives qui fleurissaient aux quatre coins d’un royaume qui n’était pourtant pas le nôtre.

Bien sûr, quand des « nouveaux polonais » débarquaient à Comblain, ou partout ailleurs où nous étions implantés, ils s’amusaient de nos chants d’un autre temps … de nos coutumes anciennes que parfois même en Pologne on avait oublié. Même la façon de nous exprimer leur paraissait bizarre. Nous étions un peu comme les Acadiens pour les français. Nous, nous étions fiers de leur montrer comme nous dansions le krakowiak, le kujawiak, le góralski, la mazurka et toutes les autres valses et polkas … eux ne comprenaient pas notre acharnement à vouloir perpétuer ces aspects surannés auxquels ils ne s’identifiaient plus …

La querelle des Anciens et des Modernes, ce n’est pas nouveau … l’histoire regorge d’exemples.

Ce qui est marrant, autant que symbolique, c’est que cette « querelle » s’exprime aujourd’hui encore par nos préférences … nous préférons nos valses, nos polkas et nos obereks, eux ne jurent que par le Disco-polo !

Si tous les désaccords du monde pouvaient être aussi « pas graves » … le monde serait merveilleux.

N’empêche qu’on ne lâchera pas le morceau … aussi « pas grave » soit-il. Ils n’échapperont pas à nos souvenirs.

L’immense majorité des enfants et des ados qui sont passés par Comblain, sont aussi des Anciens des KSMP, des scouts, des membres des Związek Polaków, des enfants des écoles polonaises, … et ils sont tous montés un jour sur des estrades pour représenter leur pays.

Comment parler de Comblain-la-Tour sans mettre en lumière cet éclairage-là ? Nous allons donc ouvrir un nouveau chapitre, un nouveau thème, consacré à nos « exploits folkloriques ». Parce qu’aujourd’hui encore, nous vibrons pour les mêmes choses.

Le spectacle grandiose que nous a offert, ce samedi, l’ensemble Spotkanie, pour son 45ème anniversaire est l’apothéose de cette âme polonaise qui sommeille en chacun de nous. C’était tout simplement … parfait.
Et on ne peut que se réjouir d’appartenir à ce monde-là.

16/04/2018 – JP Dz

1177_1979
1.177 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Costumes folkloriques pour ognisko : Ks Kurzawa ; Georges Załobek ; … ; Fabienne Laffut ; Irena Malek ; Nathalie Haine ; Hélène Piech ; Nathalie Malec ; … ; Piotr Rozenski ; Thérèse Spiewak ; Béatrice Laffut ; … ; Richard Chwoszcz ; Marysia Swiderski, la femme de Kazik et la maman de Dorothée, Véronique et Vincent ; Monique Paluszkiewicz ; Véronique Swiderski ; Nathalie Swiderski ; Vincent Swiderski ; …
1178_1979
1.178 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Costumes folkloriques pour la montée du drapeau : Piotr Maj ( ? ) ; Richard Chwoszcz ; Georges Załobek ; Michel Pająk ; Freddy Motała ; Michel Konarski ; … ; Béatrice Laffut ; Elisabeth Rozenski ; Fabienne Laffut ; Nathalie Malec ; Hélène Piech ; ( ? ) ; Irena Malek ; Pani Bardo ; ( ? ) ; Andrei Makarov ; le séminariste Kz Kazik  ; Ksiadz Czesław Kiek ; Mr Paperka ; Ks Kurzawa ; David Brismez  et sa sœur.
1179_1963
1.179 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1963 : Costumes folkloriques pour ognisko : ( ? ) ; … ( ? ).
1180_1963
1.180 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1963 : Costumes folkloriques pour ognisko : ( ? ) ; … ( ? ).
1181_1979
1.181 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Costumes folkloriques pour la messe : Tomek et Piotrek de Varsovie ; Michel Pająk ; le séminariste Kz Kazik ; Alice Golusinski ; Eva Malec ( ? ) ; ( ? ).
1182_1979
1.182 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Costumes folkloriques pour ognisko : ( ? ) ; … ; Michel Pająk ; Ks Kurzawa ; … ; Georges Załobek ; Irena Malek ; …
1183
1.183 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Costumes folkloriques pour Powitania lata : L’ensemble Wisła avant son spectacle.
1184
1.184 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2016 : Costumes folkloriques pour Powitania lata : L’ensemble Wisła avant son spectacle.

 

Śpiewnik – 097 – Kawaliry

https://www.youtube.com/watch?v=DQHXBI-MGrs

Po cóześta kawaliry, przyśli ?
O-jo-jo-joj !
Moja izba nie do wasyj myśli,
O-jo-jo-joj !
Moja izba nie do wasyj myśli,
O-jo-jo-joj !

Moja izba z ciosanego drzewa,
O-jo-jo-joj !
Nie takigo kawalira trzeba,
O-jo-jo-joj !
Nie takigo kawalira trzeba,
O-jo-jo-joj !

Oj, trzeba mi kawalira pana,
O-jo-jo-joj !
Nie takiego, jak ja jezdem sama,
O-jo-jo-joj !
Nie takiego, jak ja jezdem sama,
O-jo-jo-joj !

Zebym za nim piechty nie chodziła,
O-jo-jo-joj !
W seść par kuni karytą jeździła,
O-jo-jo-joj !
W seść par kuni karytą jeździła,
O-jo-jo-joj !

Zeby była karyta z oknami!
O-jo-jo-joj !
Zeby były kunie pod piórami,
O-jo-jo-joj !
Zeby były kunie pod piórami,
O-jo-jo-joj !

Chyba żebym ciebie pokochała,
O-jo-jo-joj !
To bym piechty i boso biegała,
O-jo-jo-joj !
To bym piechty i boso biegała,
O-jo-jo-joj !