HELP

Vous l’avez sûrement appris par la presse … une tornade s’est abattue cette nuit sur Comblain-la-Tour.

Les dégâts sont importants … il y a quelques blessés.

Le parc aussi a subi les conséquences de cet orage incroyable … les campeurs du groupe Wisla ont été très fortement impactés par les éléments en furie. Pour le moment, c’est le séjour des pensionnés à Comblain-la-Tour. Tout le monde est sous le choc.

Eveline et moi, nous comptons nous rendre sur place demain – samedi 18/08/2018 – pour voir si nous pouvons aider et pour assurer tous les responsables de notre profonde sympathie.

Nous lançons un appel à toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient nous rejoindre …

Comblain-la-Tour est un endroit de plaisir …. Il doit aussi être un endroit de solidarité …

On vous attend donc demain dans le parc …

Merci d’avance.

Pour les Anciens de Comblain,

Jean-Pierre Dziewiacien

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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.
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Comblain-la-Tour après la tornade du 17/08/2018.

 

0184 -Imaginez l’effervescence …

Imaginez l’effervescence … 1.280 personnes qui débarquent à Comblain-la-Tour, qui s’installent dans des camps et des infrastructures disséminées un peu partout dans le village … 1.280 personnes qu’il faut nourrir, désaltérer, guider … 1.280 personnes qui se retrouvent, le soir venu, autour d’un feu de camp … 1.280 personnes qui parlent, qui chantent en polonais, qui s’amusent, qui visitent, qui se promènent, qui achètent des souvenirs.

À ce moment précis, il y avait là, dans le village, plus de polonais que d’autochtones, plus de vacanciers que de résidents. Quant à la moyenne d’âge … elle a, tout d’un coup, fait  une extraordinaire cure de jouvence … C’est la langue polonaise qu’on entendait le plus dans toutes les rues … c’est l’uniforme des scouts qui était devenu la référence … c’est leur mode de fonctionnement qui était devenu la norme … et le village tout entier s’était mis à l’heure du Jamborée.

C’était en 1982. Cet événement, à Comblain, est resté unique et a laissé, à tous les participants, le souvenir d’une incroyable exaltation. Pour les comblinois aussi, ces quelques jours resteront gravés dans leur mémoire. Aujourd’hui encore, on en parle comme d’un évènement extraordinaire. Des habitants de Comblain-la-Tour m’ont interpellé récemment pour me demander d’évoquer et d’expliquer, à tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’y être, cette rencontre unique.

Personnellement, j’ai raté ce rendez-vous et je le regrette bien. Heureusement, un certain nombre d’Anciens de Comblain étaient présents. L’enthousiasme avec lequel ils en parlent fait naître, rétrospectivement bien des regrets. Je voudrais remercier plus particulièrement Elizabeth et Piotr Rozenski qui, non seulement ont fourni tous les documents et infos concernant le Jamborée, mais m’ont transmis le virus. Voici comment Piotr me l’a présenté :

« Il n’y a eu qu’UN seul jamborée à Comblain. C’était en 1982, il s’est tenu après nos colonies, du 29 juillet au 11 août plus précisément. Il s’agissait d’une réunion mondiale des scouts polonais ( zlot harcerski ), c’est-à-dire issus de la Polonia ( les polonais vivant hors de Pologne ), avec des participants du monde entier, des États-Unis, du Canada, d’Australie, du Royaume-Uni, etc … Ce genre de jamborées étaient organisés tous les 6 ans seulement. Celui de Comblain-la-Tour était le 3e après Monte Cassino, en 1969 et le Canada en 1976 et avant les US en 1988 et le Royaume-Uni en 1994.

 On a du mal à imaginer l’envergure de l’organisation et les contraintes de logistique ! Tout le village était mobilisé et impliqué. Les agriculteurs, par exemple, mettaient à disposition leurs champs, car tout le monde ( sauf les commandants … ) dormait sous tente. D’autres prêtaient leurs tracteurs et leurs équipements pour conduire, tous les matins, suffisamment d’eau à chaque lieu d’implantation. »

L’animateur principal, et celui qui a œuvré pour que le jamborée se tienne à Comblain, c’était Mieczysław Dulak ; mais il est loin d’être le seul à s’être investi … parmi les autres scouts belgo-polonais de la première heure, je citerai Mr Jean Stefanski, le Monsieur à la petite moustache grise stylée. Il a écrit un ( ou plusieurs ? ) article pour la presse locale, en français et néerlandais. Je me souviens qu’il m’avait demandé de corriger son texte. J’ignore dans quels journaux les articles ont été publiés, peut-être La Meuse ?

Pour l’occasion a été reconstitué un groupe ( hufiec ) de scouts belges, uniquement des filles ( ! ) sous la direction de Stefania Lutwikowska et Irena Malek, et composé de filles venant d’un peu partout, mais surtout de Maasmechelen ; il y avait là, ma soeur Elisabeth, Cécile Danielewski, Monika, la fille de Stefka, Carine Malek, la fille d’Irena, Claudia … mais aussi les soeurs Osiadacz, Elzunia et Danusia, Joanna Skowron, Elisabeth Czuk, …

 Je ne sais pas pourquoi les garçons n’ont pas formé de groupe. En revanche, nous, Ryszard Chwoszcz, Georges Zalobek, Heniu Zapalowski, moi, étions « réquisitionnés » pour la logistique, c’est-à-dire l’approvisionnement en eau potable notamment. Pour cette tâche, nous étions encadrés par Lutek Kurek. J’ai quelque part une photo de la citerne qu’on attelait à une vieille jeep Willy de la 2e Guerre Mondiale, qui après quelques jours était tombée en panne. Je me souviens aussi que Ryszard lui aussi, après quelques jours était « out », ayant reçu la citerne d’eau sur son pied. Mais bien entendu, on n’a pas pu s’empêcher d’intervenir dans l’organisation. Le soir, par exemple, on divertissait les commandants qui dormaient au château. Ça les amusait tellement que finalement, ils nous ont demandés, à nous les logisticiens, d’animer un ognisko devant un millier de participants, qui s’est tenu dans le parc du château Biron… Inutile d’ajouter qu’on a assuré !!! ».

Merci Piotr. Décidément … j’aurai vraiment voulu y être.

13/08/2018 – Piotr Rozenski et accessoirement JP Dz

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1.322 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Henri Zapałowski ; Mr Wacek Bień ; Richard Chwoszcz ; Mr Jean Stefanski ; Georges Załobek ; Mr Stefan Paterka ; Piotr Rozenski ; ( ? ) ; ( ? ).
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1.323 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Joanna Skowron ; Elisabeth Kciuk ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Elisabeth Rozenski.
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1.324 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Elisabeth Rozenski ; ( ? ) ; … ; Irène Malek ; ( ? ).
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1.325 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Elisabeth Rozenski ; ( ? ) ; … ; Irène Malek ; ( ? ).
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1.326 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Toute la troupe se rend à l’église.
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1.327 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Délégation du Canada.
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1.328 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Richard Chwoszcz ; Georges Załobek ; …
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1.329 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée : Georges Załobek ; ( ? ) ….
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1.330 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1982 : Jamborée.

 

0183 – Promenades ( 16 ) : Sur les traces de Théroigne

Le château de Fanson était une de nos destinations régulières. La photo 1.312 illustre une de ces promenades jusqu’aux abords du château. Bien sûr, il nous était interdit d’approcher trop près du bâtiment. J’ai le souvenir d’avoir été « refoulé » – au moins à 2 reprises – quand notre curiosité nous avait poussés jusque dans l’allée principale. Une espèce de garde-chasse, l’œil sévère, est venu nous signifier que « ces terres-là ne pouvaient souffrir d’être piétinées par des miteux » … Dommage !

Je ne sais pas exactement ce que craignait le noble châtelain. Nous étions pourtant inoffensifs. Sans doute que, quelque part, enfoui profondément dans la mémoire familiale des Sélys-Fanson, quelques souvenirs douloureux le mettaient en garde contre le fait de côtoyer le bas peuple. Il faut dire que l’Histoire retiendra du château de Fanson qu’il fut le théâtre d’un épisode peu glorieux : la dénonciation et la capture d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt.

Ce nom peut-être ne vous dit rien ? C’est normal. De cette époque trouble qu’a été la révolution française, on retient surtout les noms des « hommes qui ont « écrit » l’histoire » ; on se rappelle de Robespierre, de Danton, de Rouget de Lisle … et quand un nom de femme apparaît … discrètement … comme Charlotte Corday, ce n’est « que » pour rappeler qu’elle ne fut « que » la meurtrière du « grand » Marat ! Pourtant, les femmes aussi ont fait l’Histoire … elles l’ont rêvée, l’ont accompagnée, s’y sont illustrées, en ont souffert et en ont payé le prix. Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt est une de ces héroïnes de la révolution française, sans doute la plus emblématique. Vous vous demandez pourquoi, tout d’un coup, j’éprouve le besoin de vous parler d’elle ? C’est que son nom est irrémédiablement associé au château de Fanson.

Parfois, notre petite histoire à nous ( avec un tout petit « h » ), simples vacanciers et humbles promeneurs des alentours de Comblain-la-Tour, pouvait croiser la grande Histoire ( celle qu’on écrit avec un « H » majuscule ). C’est le cas ici. Avant nous, des personnages illustres ont foulé les mêmes chemins, les mêmes sentiers. Peut-être se sont-ils arrêtés devant les mêmes paysages, se sont-ils nourris des mêmes impressions et ont rêvé des mêmes choses ? Qui sait ? Anne-Josèphe est originaire de la région ; elle vécut une partie de son enfance à Xhoris. C’est une enfance triste et malheureuse qui la pousse à rêver d’autre chose.

Après moult tribulations, elle débarque dans un Paris en pleine ébullition. Elle épouse les thèses des révolutionnaires, se passionne pour la naissance d’une nouvelle société et devient vite la figure de proue des antiroyalistes. Mais, c’est difficile de s’imposer dans un monde où la « Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen » va jusqu’à ignorer – même dans son titre – qu’il y a aussi des Femmes et des Citoyennes ! Pourtant, elle se lance dans ce combat corps et âme. L’Histoire retiendra d’elle qu’elle fut la première féministe … elle le paiera très cher. Incomprise, sans doute parce que trop enthousiaste, et insoumise, beaucoup trop tôt, elle fera l’objet de toutes sortes d’accusations qui l’obligeront à fuir sur les terres de son enfance et se réfugier, en 1791, au château de Fanson ! Mauvaise idée … Le baron de Sélys-Fanson l’espionnera et la dénoncera. Pauvre type !

Pour ma part, j’avais osé imaginer, qu’en septembre prochain, on pourrait aller se promener jusqu’au château, comme à l’époque de notre adolescence, mais qu’on pourrait en plus – enfin – accéder à l’intérieur et découvrir cette résidence comme à l’époque d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt. Mais c’était ignorer que finalement … rien n’a vraiment changé ! Nous sommes toujours tenus à l’écart … le plus loin possible … les riches avec les riches et les autres … La révolution française n’a pas servi à grand-chose !

J’avais presque abandonné le rêve de nous faire découvrir l’intérieur du château … mais le hasard est fantasque et tout à fait par hasard, j’ai découvert que Stephan Bern avait consacré une partie de ses « Secrets d’Histoire » à la vie tumultueuse d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt. Pour illustrer la vie de la première des féministes, il s’était rendu au château de Fanson pour y tourner une partie de son épisode. Cet épisode a été accessible pendant longtemps sur Internet … j’avais l’intention de partager le lien … malheureusement, depuis quelques jours, il devenu inaccessible. Décidemment!

Quant à notre héroïne, Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, elle finira sa vie d’une manière misérable, abandonnée de tous dans une cellule de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris où elle sera donnée pour folle. Si elle a perdu la raison, c’est peut-être qu’elle avait osé rêver trop… ou trop tôt. Si elle a perdu l’esprit, j’ai la faiblesse de croire que son esprit est revenu sur les terres de son enfance, ici à Xhoris, et que nous l’avons croisé, et qu’il nous a inspiré plus de « liberté », « d’égalité » et de « fraternité».

06/08/2018 – JP Dz

PS : Comment terminer cet article sans rappeler que l’immense Charles Baudelaire s’est inspiré de ce personnage si romantique pour écrire, dans « Les Fleurs du mal », son célèbre : « Sisina » :

« Imaginez Diane en galant équipage,
Parcourant les forêts ou battant les halliers,
Cheveux et gorge au vent, s’enivrant de tapage,
Superbe et défiant les meilleurs cavaliers !

Avez-vous vu Théroigne, amante du carnage,
Excitant à l’assaut un peuple sans souliers,
La joue et l’œil en feu, jouant son personnage,
Et montant, sabre au poing, les royaux escaliers ?

Telle la Sisina ! Mais la douce guerrière
À l’âme charitable autant que meurtrière ;
Son courage, affolé de poudre et de tambours,

Devant les suppliants sait mettre bas les armes,
Et son cœur, ravagé par la flamme, a toujours,
Pour qui s’en montre digne, un réservoir de larmes. »

Charles Baudelaire

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1.312 : XHORIS : Devant le château de Fanson : Michel Pietka ; ( ? ) ; Patrick Madaj ; Michel Konarski ; Philippe Pietka ; Jef Rozenski.
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1.313 : XHORIS : Le château de Fanson.
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1.314 : XHORIS : Le château de Fanson.
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1.315 : XHORIS : Le château de Fanson.
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1.316 : XHORIS : Le château de Fanson.
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1.317 : XHORIS : Le château de Fanson.
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1.318 : XHORIS : Le château de Fanson.
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1.319 ; XHORIS : Le château de Fanson.
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1.320 : XHORIS : Le château de Fanson.
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1.321 : XHORIS : Le château de Fanson.

 

0182 – Xhoris par les bois … comme autrefois …

Xhoris par les bois … comme autrefois … c’est ça qu’on vous propose cette année comme promenade lors de notre week-end de septembre.

Cette année-ci, nous ne sortirons pas par la grille d’entrée … on suivra le même itinéraire que jadis et donc, c’est par la petite grille du fond du parc que notre balade 2018 commencera. Nous emprunterons ce petit chemin entre le remblai du chemin de fer et l’Ourthe, vers « la source ». Nous l’avons fait tant de fois …

Nul doute qu’en passant devant « la source » nous aurons une petite pensée pour cet endroit si singulier et chargé de tant de souvenirs. L’eau était-elle toujours potable ? Pourtant … nous l’avons souvent consommée. Ça faisait partie des « risques » que nous prenions en toute innocence.

Au bout du chemin, au lieu-dit « le tourniquet » ( ou encore « le trou Lucas » ), en face des quelques chalets qui subsistent, nous passerons en dessous du pont. Attendez-vous à y trouver de la boue. Personne n’est jamais passé par là sans se salir les souliers … c’est presque une tradition. Il faut dire que ce point bas récolte toute l’eau du ruisseau de la Hé d’Ourthe qui descend du Bois de Bléron.

C’est d’ailleurs dans cette direction qu’on va se diriger … tout droit. On s’engagera sur le petit sentier sinueux qui longe le ruisseau de la Hé d’Ourthe et qui monte vers Xhoris à travers le bois. Le décor est magnifique. Je suis sûr que vous vous en rappelez. Pendant trois quarts d’heure, nous allons nous fondre dans une nature quasi vierge. Vous apprécierez la fraîcheur de l’ombre sous les arbres, le parfum des plantes, et surtout le … silence.

On passera évidemment devant la fameuse croix qui nous impressionnait tant quand nous étions enfants ( photo 1.304 ). On ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer, à l’époque, que le promeneur qui était mort, à cet endroit, avait succombé d’épuisement … Du coup, nous, on se sentait fort, parce que nous « on marchait toujours » et en même temps, ça nous faisait quand même « un p’tit peu peur » parce qu’on avait besoin d’avoir « un p’tit peu peur ».

À la sortie du bois, nous atterrirons « Rue Fond des Vaux ». Là, la nature prend une autre forme. La forêt fait place à de larges prairies très vallonnées. La vue se dégage. On peut voir jusque de l’autre côté des creux. C’est le royaume des moutons et des chèvres. Nous serons heureux de retrouver une voie carrossable … surtout que ce sera là que Czesiu, sa voiture-balai et surtout son coffre rempli de boissons, nous attendront.
Quel plaisir de revoir Notre Czesiu … et surtout son coffre ! Ce sera la première halte.

Après que nous nous soyons sustentés, nous aborderons la deuxième étape de notre périple. Mais rassurez-vous, le plus ardu sera derrière nous. Il restera encore quelques centaines de mètres avant de tourner à gauche sur la « Route de Hamoir ». Et nous voici déjà au centre du village de Xhoris. Comme chaque année, une pause plus importante, avec toilettes et tout confort, est prévue tout près de l’église. Cette fois-ci nous nous installerons sur la terrasse du « Relaxhoris » ( photo 1.311 ). L’endroit est très agréable et à découvrir pour tous ceux qui ne le connaissent pas.

Pour le retour, on longera le cimetière, on se glissera à travers de petites barrières pour piétons, on traversera quelques prairies, on se laissera inonder par des paysages grandioses, on s’arrêtera quelques instants au pied du « Tilleul des Lognards » pour méditer sur le sort de ces malheureux qui étaient pendus là, haut et court, on croisera peut-être d’autres résidents ( photo 1.310 ), et on redescendra vers Comblinay ; ce sera l’occasion de redécouvrir l’autre chemin qui mène vers Comblain. Czesiu nous attendra à l’entrée du Ranch Little Creek, comme l’année dernière, pour notre dernière libation.

Voilà. Reste plus qu’à venir. Ce sera le samedi 22 septembre 2018 après le dîner. Si vous n’êtes jamais venus à une de nos rencontres de septembre, demandez à ceux qui connaissent … ils sont devenus accros et ne rateraient ça pour rien au monde. On vous attend … à bientôt.

30/07/2018 – JP Dz

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1.301 : COMBLAIN-LA-TOUR : En route vers Xhoris : Le petit chemin vers « la source ».
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1.302 : COMBLAIN-LA-TOUR : En route vers Xhoris : La « source » et tout au fond le pont.
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1.303 : COMBLAIN-LA-TOUR : En route vers Xhoris : De l’autre côté du pont, le ruisseau de la Hé d’Ourthe et le chemin à travers le Bois de Bléron.
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1.304 : COMBLAIN-LA-TOUR / XHORIS : Dans le bois : La croix.
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1.305 : XHORIS : La sortie du bois : Rue Fond des Vaux.
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1.306 : XHORIS : Sentier après le cimetière.
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1.307 : XHORIS : Le Tilleul des Lognards.
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1.308 : XHORIS : Retour vers COMBLAIN-LA-TOUR : Vue sur Xhoris et son cimetière.
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1.309 : XHORIS : Retour vers COMBLAIN-LA-TOUR : Panorama.
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1.310 : XHORIS : Retour vers COMBLAIN-LA-TOUR : Rencontre inattendue.
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1.311 : XHORIS : RelaXhoris.

Commentaire de Raymond Mielcarek :

Cette photo a été faite lors de la halte de la promenade de Xhoris par les bois … Jean-Pierre, Pierre Front, Jerzy Bardo, Francis Leleu, Alice Bardo et Bernard Pytel sont bien présents avec leur moniteur de l’époque qui est au fond, au centre, près d’une jolie fille … !!!! ( c’est évidemment Raymond Mielcarek).

C’était ma promenade préférée. On était à l’ombre, par le bois … et on donnait rendez-vous au groupe des filles pour se retrouver dans une prairie où on organisait des jeux.

Cette promenade était répertoriée dans le petit fascicule que nous avions à notre disposition et qui était à l’époque édité par le Syndicat d’initiative.

Raymond Mielcarek

0090
0090 : COMBLAIN-LA-TOUR – Halte dans les bois : Devant, Francis Leleux ; allongé aux pieds d’Alice Bardo, Jean-Pierre Dziewiacien ; à la droite d’Alice, Bernard Pytel ; au fond, au centre Raymond Mielcarek, avec à sa droite Pierre Front et à sa gauche, Mirka Tchajka
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0025 – Fascicule pour organiser les promenades – Carte et détails

 

0181 – Nos accordéonneux

À part le site de Comblain-la-Tour, la Communauté polonaise de Belgique n’a pas « accumulé » de nombreux patrimoines immobiliers. Si dans le passé, plusieurs immeubles ou infrastructures étaient des biens propres, à l’heure actuelle, on ne peut citer que quelques exemples : le site des « Baraques » à Ressaix, la « swietlica » de Heusden-Zolder et celle de Beringen … peut-être que j’en oublie quelques-uns. C’est peu par rapport à la multitude d’initiatives et d’implantations polonaises à travers toutes les régions où ils s’étaient installés. Sans doute que l’essentiel n’était pas là.

La gestion de ces biens est une charge conséquente, souvent source de tracas et parfois de conflits. Si on ne peut que féliciter ceux qui en étaient – ou qui en sont encore – les gestionnaires, on peut aussi se réjouir de n’être pas « encombré » par de telles responsabilités. Qu’aurions-nous fait de toutes ces infrastructures ? Comment pourrions-nous entretenir cet héritage ? Le plaisir de s’y rencontrer aurait-il justifié pareil dépense d’énergie ? Personnellement, je suis très heureux de la situation actuelle. Notre patrimoine à nous est ailleurs … il est plus léger, plus incorporel.

Notre patrimoine, c’est l’ensemble de tous ces moments d’infinis plaisirs que nous avons partagés, c’est l’ensemble des milliers d’éclats de rire qui résonnent encore dans nos mémoires, l’ensemble des émotions qui nous ont fait vibrer … ce sont toutes ces chansons que nous fredonnons encore aujourd’hui, ce sont ces traditions que nous perpétuons, ce sont tous ces airs d’accordéon qui nous donnaient tant de joie …

Notre Communauté de souvenirs des Anciens de Comblain se veut la gardienne de ce patrimoine-là.

Aussi, à l’instar de l’UNESCO qui revendique le droit de définir et d’élire les éléments dignes de figurer dans la liste des patrimoines matériels et immatériels du monde à protéger, nous vous proposons d’établir notre propre liste. Pourquoi pas ? Et pourquoi pas commencer tout de suite ? Je propose donc que nous inscrivions sur notre liste comme premier élément de notre patrimoine immatériel : tous les airs d’accordéon entendus à Comblain et ailleurs.

Rappelez-vous, c’était un temps où il ne se passait jamais très longtemps sans un « p’tit air » d’accordéon.
On ne savait jamais vraiment d’où il sortait, ni comment il était arrivé là … et d’ailleurs personne ne se posait la question ; ça nous paraissait naturel qu’il soit là, pile au moment où on avait envie de faire la fête.

Il y avait toujours un « accordéonneux » qui sentait avant les autres que c’était le bon moment … Il y avait toujours, dans un coffre de voiture, un accordéon qui attendait son heure …

Alors, deux notes de musique, un accord connu … et c’était « zabawa ». L’accordéon commençait à s’étirer sous les doigts magiques du musicien. Il se mettait à respirer et pour nous c’était « U cha cha ». On en venait même à oublier que derrière l’instrument il y avait quelqu’un qui actionnait les touches. La personne et l’accordéon ne faisaient qu’un. C’est du plaisir qui sortait

Très vite, nos coudes, dans un élan spontané, se croisaient avec les coudes des voisins, pour ne plus former qu’une guirlande de coudes enlacés dans laquelle nous n’étions plus qu’un maillon balancé de droite à gauche. Comment résister ? Les polonais peuvent résister à tout … sauf à la fête.

On chantait à tue-tête les premières strophes de chaque chanson. Et quand les paroles commençaient à manquer, on inventait des mots improbables et des « lala la » … l’important ce n’était pas les mots mais l’émotion, le partage … l’harmonie. Merci à vous, Messieurs et Mesdames les accordéonneux. Merci pour tous ces moments de pur bonheur.

Je suis d’accord avec Georges Brassens quand le poète chantait :

« C’est une erreur
Mais les joueurs
D’accordéon
Au grand jamais
On ne les met
Au Panthéon
 ».

Les nôtres … ceux qui nous ont fait chanter et danser à Comblain comme ailleurs … méritent amplement leur place au Panthéon de notre reconnaissance éternelle. J’ai envie de crier : « Vas-y Franek, vas-y Wacek, vas-y Józek, vas-y Olek, et toi aussi Stasiu, Michał, Henrik, et tous les autres d’hier et d’aujourd’hui ».

On ne vous a pas suffisamment dit combien vous étiez important … mais il n’est jamais trop tard …

S’il vous plaît, aidez-nous, aujourd’hui, à graver leurs noms sur l’obélisque de notre gratitude … qu’ils s’élèvent vers le ciel comme tous leurs « p’tits airs » d’accordéon et qu’à travers eux, tous les autres musiciens, qu’ils soient violonistes, trompettistes, guitaristes, …, sachent qu’ils sont pour nous les parfaits synonymes du mot « plaisir ».

Hommage à tous nos « accordéonneux » d’hier et d’aujourd’hui :

Mr Józef Karasiński – Mr Wacek Bień
Mr Franek Klimanowicz – Mr Olek Jelen
Mr Henryk Tomczak – Mr Józek Nowicki
Mr Witold Pasternak – Mr Stasiu Kieronski
Mr Michel Pająk – Mr Daniel Pietka
Mr Zygfrid Drebkowski – Mr Guy Niepotolowicz
Mr Janusz Stepien – Mr Slawko Teljega
Mr François Lachowicz – Mr Jules Dominianczyk

J’en oublie certainement … aidez-moi à compléter la liste.

23/07/2018 – JP Dz

1289
1.289 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Stasiu Jozwiak ; Gieniu Perzyna ; Franek Klimanowicz ; Bronek Sitarz. Derrière debout, Henryk Modliszewski. Il s’agit de l’orchestre « KSMP Melodia Ojczysta » qui changera de nom dès que le KSMP de Ressaix choisira de s’appeler « KSMP ORLĘTA ».
1290
1.290 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Au violon, Mr Janek Stempniewicz ; à l’accordéon, Mr Wacek Bień ; à la contrebasse, Mr Zenon Wójcik.
1291
1.291 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : Pan Jan ; ( ? ).
1292_1979
1.292 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1979 : Nos accordéonneux : A l’accordéon, Michel Pająk ; Ks Kurzawa ; … ; Michel Wolodimiroff ; ( ? ) ; Mr Léon Czak ; … ; le séminariste, Kz Kazik Rzymowski ; …
1293
1.293 : COMBLAIN-LA-TOUR : Nos accordéonneux : ( ? ) ; …
1294
1.294 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1972 : Nos accordéonneux : Dans le désordre : Mme Veronika Załobek ; Mme Olga Zeromska ; Ks Kurzawa ; Franek Klimanowicz ; Géniu Bujanowski ; Alfred Materna ; François Lachowicz ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Bernadette Lachowicz ; Franca Fisher ; Lydia Młynarski ; Lodzia Baum ; Thérèse Dudziak ; Alexis Łagocki ; … ; ( ? ) … ; à l’accordéon, Witold Pasternak.
1295
1.295 : Quelque part … en coulisse : Nos accordéonneux : Mr ( ? ) Lis ; Mr Janusz Stepien ( le beau-frère de Freddy Fuitowski ) ; Mr Léon Warchulski ; ( ? ).
1296_1990
1.296 : COMBLAIN-LA-TOUR – 1990 : Nos accordéonneux : ( ? ) ; …
1297_2001
1.297 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2001 : Nos accordéonneux : L’accordéoniste : Stasiu Kieronski ( du groupe limbourgeois Wisła ) ; Heniu Zapałowski et Aniela Paterka ( épouse de Stasiu ).
1298_2008
1.298 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2008 : Nos accordéonneux : Jola Blazejczyk, à l’occasion de son anniversaire ; Mr Piotr Ladomirski ; Barbara Wojda ; ( ? ) ; …
1299_2008
1.299 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2008 : Nos accordéonneux : Jola Blazejczyk, à l’occasion de son anniversaire ; Mr Piotr Ladomirski ; Barbara Wojda ; ( ? ) ; …
1300_2016
1.300 : COMBLAIN-LA-TOUR – 2017 : Nos accordéonneux : Notre Józek Nowicki.

0180 – Comblain-la-Tour Jazz 1964

Comme presque chaque année depuis 1959, la pluie est encore au rendez-vous pour accueillir les nombreux fans de jazz au Festival de Comblain-la-Tour, édition 1964. Cette année, la grande star du week-end sera l’immense Ray Charles

Comme déjà évoqué, ce n’est pas la première fois que Ray Charles vient à Comblain. Il était déjà venu en 1961, mais à l’époque il n’était pas encore la grande vedette qu’il deviendra ensuite. En 1961, il a même logé au Centre Millennium. Ce n’est plus le cas en 1964 … C’est d’ailleurs entouré de gendarmes qu’il atteindra le podium pour un concert de 50 minutes. Son chœur, les « Raelets », ne l’accompagnera que pour les 3 dernières chansons. Malheureusement, la prestation de Ray Charles ne sera pas filmée.

Par contre, d’autres musiciens seront filmés, c’est le cas de notre compatriote, le polonais du Zbigniew Namysłowski et son quintet. Dans la petite vidéo, on peut admirer la prestation de cet ensemble qui se produit pour la première fois en Belgique. « Ce quintet est l’un des plus connu dans les pays de l’Est. Mr Namysłowski est un musicien qui compte plusieurs années d’expérience. Il a commencé son histoire musicale dans la Warsaw Philarmonic. De cette musique, il s’est lancé sur le Jazz » ( extrait des Echos de Comblain – juin 1964 ). https://www.youtube.com/watch?v=3xQls2L_ROA

Il faut dire que les télévisions, belges et internationales, étaient là en nombre. « Le programme du samedi 8 août sera transmis en direct par les postes de télévision ci-après : Norvège, T. V. ; Portugal, T.V. ; Allemagne : Z.D.F. ( 2è chaîne ) ; Hollande, N.T.S. ; France : R.T.F. ; Suisse ( allemande ) : S.R.G. ; Belgique : R.T.B. ( d‘expression française ) et B.R.T. ( émission flamande ). C’est la toute première fois dans l’histoire du festival de Comblain-la-Tour que ces postes de télévision enregistreront en direct. Le festival de 1963 avait été transmis par les T.V. française, canadienne et yougoslave. ». ( extrait des Échos de Comblain – août 1964 ).

À 23 h 30, commença la partie du programme retransmisse en Eurovision.

Comme chaque année, les noms les plus prestigieux du Jazz sont là ; citons Memphis Slim, Bill Evans, Tany Golan, et les habitués que sont Jacques Pelzer, René Thomas, Jacques Tolot et Benoît Quersin … et tant d’autres encore.

Mais mon attention a été attirée, plus particulièrement, par un article des Échos de Comblain du mois de juillet 1964. En effet, l’auteur de l’article commence son texte par ces mots : « Vous aurez sûrement remarqué le nombre impressionnant de drapeaux différents qui flottent sur Comblain-la-Tour ». Nous, durant nos colonies, nous avons toujours vu des drapeaux de tous les pays flotter sur le pont de l’Ourthe. Pour nous, c’était le signe du caractère international de Comblain, de son ouverture sur le monde, de la mixité et du mélange de cultures et de traditions qui s’exprimaient là. Si, en 1964, tant de drapeaux étaient présents dans le village, c’est que cet esprit d’ouverture a été très largement impulsé par les festivals de Jazz.

L’auteur de l’article poursuit en disant : « Ces drapeaux sont, en quelque sorte, le salut de ces pays à Comblain-la-Tour et à son fameux festival de Jazz ». Ensuite, il prend la peine de citer toutes les grandes villes qui ont offert ces drapeaux : Palerme, Venise, Cologne, Bombay, New-York, Milan, Florence, et tous les États américains qui ont, eux aussi, offert des drapeaux : la Californie, la Pennsylvanie, le Texas, le Connecticut … Quant aux villes de Varsovie, d’Helsinki et de Vienne, elles « nous ont promis de nous envoyer leur pavillon national ». L’article se termine par : « On peut voir comment Comblain-la-Tour, petit village des Ardennes, a reçu l’hommage des plus grandes villes du monde » ( voir document n° 1.286 ).

En lisant ces quelques lignes, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver une certaine fierté … même si en 1964, quand j’ai débarqué à Comblain, je n’avais que 8 ans et que je n’étais en rien « responsable » de tant d’hommage.

Une autre émotion m’a fait aussi sourire. Si nous étions en vacances à Comblain, c’est que nos parents – mineurs de fonds pour l’immense majorité d’entre eux – n’avaient pas les moyens financiers de nous envoyer ailleurs … à l’étranger, à travers le monde … et grâce à ces drapeaux, à ces cadeaux envoyés de si loin, c’est un peu le monde qui venait à nous. Quelle belle revanche.

16/07/2018 – JP Dz

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1.278 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Affiche.
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1.279 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ray Charles et son grand orchestre les Raelets.
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1.280 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ray Charles.
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1.281 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Spectateurs sous la pluie.
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1.282 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ray Charles et Joe Napoli.
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1.283 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Ray Charles.
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1.284 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Carte postale.
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1.285 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Article de presse.
1286_Echos_Comblain_juillet_1964_drapeaux
1.286 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Extrait des Echos de Comblain de juillet 1964.
1287_Jazz_05_1964
1.287 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Joyeuse ambiance.
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1.288 : COMBLAIN-LA-TOUR : 1964 : Jazz à Comblain-la-Tour : Zbigniew Namysłowski et son orchestre.

 

0179 – K.S.M.P. Echo Ojczyste

Pour ce deuxième épisode consacré au folklore, je vous emmène redécouvrir le « K.S.M.P. Echo Ojczyste » de la région de Mons. Les photos d’aujourd’hui sont entièrement consacrées à cet ensemble. Elles représentent les trois périodes différentes qu’a connu, selon moi, le groupe :

– la 1ère commence en 1960 quand l’abbé Woryna fonde l’association en la « swietlica » de Tertre ;
– la 2ème débute dans les années 1972 / 1973 avec le départ de nombreux membres et la reprise en main par une nouvelle génération ;
– la 3ème démarre vers les années 1978 / 1979 avec une nouvelle vague d’éloignement et des nouveaux arrivants.

La photo 1.273 date de 1968. On peut y voir les membres de la 1ère période, du moins ceux qui sont encore là.
En effet, le groupe a déjà 8 ans d’existence. Certains membres sont déjà partis, d’autres sont arrivés pour renforcer la joyeuse troupe. Pour l’heure, c’est Zdzisław Blaszka qui est président. Il a remplacé Władysław Łokietek et Henryk Łagocki. Autour de lui, Raymond Mielcarek, les frères Chmielecki, André Karasiński, Edouard Kucharzewski et tous les autres forment une équipe homogène et soudée. C’est Anne-Marie Mazgaj qui est présidente. Ensemble, ils multiplient les activités et les initiatives. Vous reconnaîtrez facilement :

– En civil à gauche : Mr Walenty Chmielecki ( responsable du théâtre ) – Pani Róża ( maman d’Anne-Marie Mazgaj – habilleuse ) – Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ).
– En civil à droite : Le Père Lewandowski – Mr Franek Bujanowski – Mr Józef Karasiński ( responsable de la chorale ).
– Les musiciens accroupis : Mr Zenon Grzeszkowiak – Mr Stefan Blaszka – Mr Slawko Teljega.

– 1ère rangée en bas et de gauche à droite : Serge Préat – Nadine Kucharzewski – Gertrude Kunath – Christiane Mielcarek – Stéphanie Goch – Annie Moury – Maria Dudziak – Hélène Pawlak – Ingrid Walasiak – Basia Mazgaj – Michel Mielcarek.

– 2ème rangée au centre et de gauche à droite : Edouard Kucharzewski – Richard Chmielecki – Christine Blasiak – Anne-Marie Mazgaj – Eva Dudziak – Janek Dudziak – Christiane Konarski – Anna Dudziak – Richard Pawlak – Zdzisław Chmielecki.

– 3ème rangée au fond et de gauche à droite : André Karasiński – Raymond Mielcarek – Bogdan Konarski – Zygmund Mielcarek – Zdzisław Blaszka.

Les 3 photos suivantes, datent de l’année 1974 ; c’est déjà la seconde génération. Le groupe est très uni. Il se compose de nombreux jeunes enthousiastes et volontaires. Aucun d’entre eux ne manquerait ni une représentation, ni une répétition, ni aucune des activités proposées. On fait la file pour danser. Et très vite, par-delà le folklore, c’est une véritable amitié profonde qui lie tous les membres les uns aux autres.

Cette photo est assez surprenante d’ailleurs ; en effet, il s’agit bien du KSMP de Mons, mais la photo est prise à … Binche ; et plus exactement sous le porche de l’église Saint-Ursmer, à deux pas du musée international du masque. La raison de cette « délocalisation » partielle est simple. Le comité du KSMP Mons s’était enfin décidé à satisfaire une demande croissante des spectateurs qui ne manquaient jamais – à chaque représentation du groupe un peu partout en Belgique – de vouloir un souvenir ou une photo. Il fut donc décidé d’éditer 2 photos, en costume et en plein air.

Restait à trouver le cadre, l’ensoleillement idéal, le temps et le moyen de rassembler les troupes. C’est donc à l’occasion du festival des KSMP à Binche que les circonstances se sont montrées les plus favorables. Une fois que tout le monde était en costume, l’ensemble du groupe s’est éclipsé de la salle, le temps de rejoindre le porche de l’église Saint-Ursmer pour 2 photos mémorables, plus une en noir et blanc.

– Accroupis et de gauche à droite : Alfred Materna – Max Mitka – Marek Bujanowski – Alexis Łagocki – Richard Konarski.

– 2ème rangée et de gauche à droite : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) – Mr Léon Warchulski ( violoniste ) – Annie Wisła – Christina Nahorniak – Martine Mazgaj – Thérèse Dudziak – Pascal Łagocki – René Sarpette ( guitariste ).

– 3ème rangée et de gauche à droite : Zuhal Gunal – Isabella Cosaro – Martine Brzezicha – Thérèse Taporski – Stéphanie Goch – Patricia Młynarski – Jeanine Dudziak.

– 4ème rangée et de gauche à droite : Lydia Młynarski – Franca Fisher – Monia Krasowska – Annie Borowski – Micheline Zwierzyk – Hélène Borowski

– 5ème rangée et de gauche à droite : Czesław Kucharzewski – Pierre Front – Jean-Pierre Dziewiacien – Richard Pawlak – Géniu Bujanowski – Mr Henri Łagocki – Michel Mikołajczyk – Janek Konarski.

Le choix des costumes – pour ces 2 photos – n’est pas anodin. Si la plupart des danseurs sont habillés en Krakowiak, à l’avant-plan, 5 garçons sont prêts pour le « Zbójnicki ». N’oublions pas que nous sommes au festival des KSMP ; il s’agit de montrer aux autres, autant qu’aux spectateurs, les « spécialités locales ». Or, au KSMP Mons, les garçons excellent dans la danse des montagnards. Ici, il n’y a aucune fille ( contrairement au Góralski pratiqué par certains groupes ), mais les prouesses et les acrobaties des danseurs font vibrer le public. Ce moment du spectacle est toujours richement applaudi !

La dernière photo date du 4 avril 1982. Elle a été prise à Roisin, par Géniu Bujanowski – juste après un spectacle à Wihéries – dans le but d’en faire une carte postale. Les jeunes présents sont déjà la 3ème période. Ceux qui restent de la période précédente, ont grandi, vieilli et surtout se sont … « choisis ». Désormais, des couples sont formés. Un certain brassage a eu lieu et 2 jeunes femmes de Ressaix s’intègrent au KSMP Mons.

C’est comme ça qu’Eveline Ogonowski se retrouve au centre de la photo, avec le violon ( nous sommes revenus à Mons, tous les deux, après avoir été ensemble un long moment au KSMP de Ressaix ).

À côté de Pierre Front, c’est Jeanine Romanowicz ( de Ressaix aussi ) ; et juste derrière Czesiu Kucharzewski et Zuhal Gunal.

– Au 1er plan et accroupis : Freddy Motala – Jean-Pierre Dziewiacien

– Assis à gauche : Pierre Front – Jeanine Romanowicz – Marie-Claude Castellin – Patricia Dudziak

– Assise au centre avec le violon : Eveline Ogonowski

– Assises à droite : Véronique Szczypanski – Lydia Szczypanski – Pascale Godon – ( ??? ).

– Debout et de gauche à droite : Hector Fazzini – Czesiu Kucharzewski – Zuhal Gunal – Jeannine Bassani – Michel Brzezicha – Lydia Hantson – Sylvie Wawrzyniak – Giovani Cortelletti – Laurence Norkiewich – Patrick Szczypanski – Christian Szczypanski – Patrick Skrypczak.

L’immense majorité de ces jeunes est passée par Comblain-la-Tour … beaucoup d’entre eux font encore partie aujourd’hui des Anciens de Comblain … ce n’est pas un hasard, mais la preuve que ce qui nous a unis un jour persiste, dépasse les « régionalismes » et les clivages. C’est cet attachement à la culture polonaise, à cette terre d’origine que beaucoup ne connaissaient pas à l’époque, qu’ils n’ont cessé d’évoquer à travers leurs loisirs, leurs habitudes, leurs coutumes.

 09/07/2018 – JP Dz

1273
1.273 : TERTRE – 1968 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : En civil à gauche : Mr Walenty Chmielecki ( responsable du théâtre ) – Pani Róża ( maman d’Anne-Marie Mazgaj – habilleuse ) – Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ). En civil à droite : Le Père Lewandowski – Mr Franek Bujanowski – Mr Józef Karasiński ( responsable de la chorale ). Les musiciens accroupis : Mr Zenon Grzeszkowiak – Mr Stefan Blaszka – Mr Slawko Teljega. 1ère rangée en bas : Serge Préat – Nadine Kucharzewski – Gertrude Kunath – Christiane Mielcarek – Stéphanie Goch – Annie Moury – Maria Dudziak – Hélène Pawlak – Ingrid Walasiak – Basia Mazgaj – Michel Mielcarek. 2ème rangée au centre : Edouard Kucharzewski – Richard Chmielecki – Christine Blasiak – Anne-Marie Mazgaj – Eva Dudziak – Janek Dudziak – Christiane Konarski – Anna Dudziak – Richard Pawlak – Zdzisław Chmielecki. 3ème rangée au fond : André Karasiński – Raymond Mielcarek – Bogdan Konarski – Zygmund Mielcarek – Zdzisław Blaszka.
1274
1.274 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna – Max Mitka – Marek Bujanowski – Alexis Łagocki – Richard Konarski. 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) – Mr Léon Warchulski ( violoniste ) – Annie Wizla – Christina Nahorniak – Martine Mazgaj – Thérèse Dudziak – Pascal Łagocki – René Sarpette ( guitariste ). 3ème rangée : Zuhal Gunal – Isabella Cosaro – Martine Brzezicha – Thérèse Taporski – Stéphanie Goch – Patricia Młynarski – Jeanine Dudziak. 4ème rangée : Lydia Młynarski – Franca Fisher – Monia Krasowska – Annie Borowski – Micheline Zwierzyk – Hélène Borowski 5ème rangée : Czesław Kucharzewski – Pierre Front – Jean-Pierre Dziewiacien – Richard Pawlak – Géniu Bujanowski – Mr Henri Łagocki – Michel Mikołajczyk – Janek Konarski.
1275
1.275 : BINCHE – 1974 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Accroupis : Alfred Materna – Max Mitka – Marek Bujanowski – Alexis Łagocki – Richard Konarski. 2ème rangée : Mr Edmond Łagocki ( chorégraphe ) – Mr Léon Warchulski ( violoniste ) – Annie Wizla – Christina Nahorniak – Martine Mazgaj – Thérèse Dudziak – Pascal Łagocki – René Sarpette ( guitariste ). 3ème rangée : Zuhal Gunal – Isabella Cosaro – Martine Brzezicha – Thérèse Taporski – Stéphanie Goch – Patricia Młynarski – Jeanine Dudziak. 4ème rangée : Lydia Młynarski – Franca Fisher – Monia Krasowska – Annie Borowski – Micheline Zwierzyk – Hélène Borowski 5ème rangée : Czesław Kucharzewski – Pierre Front – Jean-Pierre Dziewiacien – Richard Pawlak – Géniu Bujanowski – Mr Henri Łagocki – Michel Mikołajczyk – Janek Konarski.
1276
1.276 : Les mêmes sous un autre angle.
1277
1.277 : ROISIN – 1982 : K.S.M.P. Echo Ojczyste de Mons : Au 1er plan et accroupis : Freddy Motala – Jean-Pierre Dziewiacien Assis à gauche : Pierre Front – Jeanine Romanowicz – Marie-Claude Castellin – Patricia Dudziak Assise au centre avec le violon : Eveline Ogonowski Assises à droite : Véronique Szczypanski – Lydia Szczypanski – Pascale Godon – ( ??? ). Debout : Hector Fazzini – Czesiu Kucharzewski – Zuhal Gunal – Jeannine Bassani – Michel Brzezicha – Lydia Hantson – Sylvie Wawrzyniak – Giovani Cortelletti – Laurence Norkiewich – Patrick Szczepanski – Christian Szczepanski – Patrick Skrypczak.

Śpiewnik – 108 – Tam nad Ourthą

https://www.youtube.com/watch?v=ebRRoZF9rsk

Tam nad Ourthą w Comblain są dziewczyny piękne
A szczególnie monitorki
Tam nad Ourthą w Comblain są dziewczyny piękne
A szczególnie monitorki

Monitorki są piękne jak spią
Monitorki są piękne jak spią
Wyzywają i tam płaczą od pokoju do pokoju
Wyzywają i tam płaczą po pokojach.

Monitorki są piękne jak spią
Monitorki są piękne jak spią
Wyzywają i tam płaczą od pokoju do pokoju
Wyzywają i tam płaczą po pokojach.

NB 1 : A Comblain, dans les années soixante, les garçons chantaient ces paroles, sur l’air de : «  Tam nad Wisłą w dolinie siedziała dziewczyna » car certaines monitrices étaient vite dépassées ou avaient la tête ailleurs ….

NB 2: A Comblain, nous chantions « Wysywają i płakają » … mais le mot « płakają » n’existe pas …

 

 

 

 

0177 – Le bureau de Ks Kurzawa

Mesdames et Messieurs, nous sommes aujourd’hui en direct du bureau de Ks Kurzawa ! C’est une première ! C’est d’ailleurs pour ça qu’exceptionnellement cet article est publié un dimanche.

D’habitude, je diffuse les textes à partir de chez moi, à Gottignies, à 160 Km de Comblain … ( oui, je sais, si je prenais l’autoroute pour y aller, ce serait moins loin … mais moi, je préfère prendre les chemins de traverse … à l’ancienne. Du coup, je passe par Beaumont, Philippeville, Dinant, Ciney et Hamoir, ce qui me fait 160 Km. Un jour, je vous raconterais pourquoi ). Notez au passage que cette petite diversion n’apporte rien à mon propos d’aujourd’hui, à part le plaisir de vous expliquer mes tics et mes tocs.

Donc, nous sommes dans le bureau de Ks Kurzawa. Il est 19 heures. Dehors, c’est toujours la fête, Powitanie lata ; et nous l’avons bien accueilli. On était assez nombreux … déjà au bal d’hier soir et encore aujourd’hui pour le traditionnel spectacle de Wisła. C’était super-agréable même si beaucoup d’Anciens de Comblain manquaient à l’appel. Il faut dire que de nombreuses manifestations polonaises étaient organisées en même temps … et puis il y avait foot … alors …

Pour moi, l’occasion était trop bonne pour m’adresser aux Anciens de Comblain directement à partir du point le plus névralgique du Centre Millennium. J’étais impatient de vous décrire les lieux. Je me suis donc isolé, je me suis faufilé discrètement et me voici installé dans la place. Ça me fait quand même un peu bizarre. Jadis, quand nous étions « invités » à entrer dans cette pièce, c’était pour se faire « remonter les bretelles ». Est-ce que Ks Kurzawa aurait imaginé que 40 ans plus tard, on parlerait encore de lui ? Qu’on viendrait jusqu’ici pour se souvenir ? Jusque dans son repaire ? Quelque part, ça doit lui faire plaisir.

La pièce a bien changé depuis. Elle était plutôt austère, à présent, elle est fonctionnelle. On se rend compte très vite que ce sont des dames qui y règnent aujourd’hui, c’est chaleureux, accueillant, sympathique. On se met à l’aise très facilement. Pour peu que personne ne vienne me rappeler où je suis, je me sentirais presque comme à la maison.

Le vieux téléphone noir à cadran a disparu. A sa place, on trouve des ordinateurs portables … des câbles, des clés USB, une imprimante … Visiblement, le progrès est passé par là.

Tout le centre de la pièce est occupé par une grande table ovale. On se croirait à la maison blanche ! Pas de doute, cette table sert à des réunions ; on s’installe autour pour débattre ; l’autorité n’est plus verticale mais horizontale, la collégialité aussi est passée par là !

Le plafond est toujours magnifique. Il a été restauré dernièrement comme toute la pièce, et le résultat est parfait. Tout ça dénote bien du bon goût et de l’attention particulière que les gestionnaires d’aujourd’hui apportent à l’entretien de cet héritage.

Ce qui frappe aussi, c’est le nombre de papiers, de fardes, de dossiers qui sont entassés un peu partout. Ils sont le signe d’une activité débordante. Ici, on planifie, on organise, on prend les réservations, on gère… et ce n’est pas une mince affaire. Je profite de l’occasion pour relayer les demandes des gestionnaires qui souhaiteraient avoir de l’aide. Malgré toute leur bonne volonté, elles sont souvent trop peu nombreuses pour s’occuper de tout et verraient d’un bon œil que de nouvelles recrues bénévoles viennent les épauler. Avis aux candidates ( et aux candidats ) et merci d’avance.

Par la fenêtre, je peux voir quelques personnes qui discutent en polonais sur le gravier ( qu’on a d’ailleurs renouvelé cette année ), tout en admirant la façade du bâtiment. Je souris à l’idée que Ks Kurzawa avait trouvé certainement ici un point d’observation idéal. Il pouvait scruter qui rentrait et qui sortait, sans que nous nous en rendions compte. Pas étonnant qu’il savait tant de chose sur nous !

Je vous laisse regarder les quelques photos que j’annexe. Moi, je ne résiste pas à l’envie d’aller faire un dernier tour du parc avant la prochaine fois … en septembre. Espérons que plus d’Anciens de Comblain viendront alors nous rejoindre …

24/06/2018 – JP Dz

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1.261 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.262 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.263 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.264 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.
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1.265 : COMBLAIN-LA-TOUR : Le bureau de Ks Kurzawa, aujourd’hui.

 

Śpiewnik – 107 – Wesele u Michała

https://www.youtube.com/watch?v=3-1XtQXaXPM

Wesele u Michała, hej ha, hej ha !
Muzyczka będzie grała, hej ha, hej ha !
Krzyknijmy wszyscy razem, dudnijmy jak żelazem,
Wesele, wesele u Michała.

Śpiewajmy u Michała, hej ha, hej ha !
Aż będzie izba drżałà, hej ha, hej ha !
Choć nuta nam wypadła, nie żałujemy gardła,
Wesele, wesele u Michała.

Gośćmy się u Michała, hej ha, hej ha !
Zabawa tam niemała, hej ha, hej ha !
Pierogi z kartoflami, kapusta z kiełbasami,
Wesele, wesele u Michała.

Tańcujmy u Michała, hej ha, hej ha !
Całą noc, aż do rana, hej ha, hej ha !
Tańcujmy hej z ochoty, aż pozdzieramy buty,
Wesele, wesele u Michała.

Wypijmy u Michała, hej ha, hej ha !
Gosposia wina dała, hej ha, hej ha !
Otwórzmy po butelce, wypijmy po kropelce,
Wesele, wesele u Michała.

Opuśćmy już Michała, hej ha, hej ha !
Gromada nasza cała, hej ha, hej ha !
Bo jutro, hej, z ochoty, pójdziemy do roboty,
Wesele, wesele u Michała.