0316 – Avant Comblain … sous tentes

Avant Comblain, dans les années cinquante, les vacances pour les petits polonais de Belgique s’organisaient autrement. Il n’y avait aucune structure fixe appartenant à la communauté polonaise, alors, il fallait bien se débrouiller avec les moyens du bord. Les colonies se déroulaient dans des lieux différents et s’adaptaient aux circonstances.

Parfois, les enfants et les adolescents étaient accueillis sous tentes, à la façon des scouts, comme sur les photos d’aujourd’hui. Pour moi – qui suis né en 1956 – difficile de dire de quelle année datent ces photos ? Je sais qu’en 1953 et 1954, la petite troupe s’était installée à Bouillon … La première photo, prise devant « la ferronnerie Bouillonnaise S.A. » pourrait nous indiquer qu’il s’agit bien de cette petite bourgade. Par contre, il semblerait que ces années-là le lieu d’ébergement choisi était plutôt une auberge de jeunesse !!

Par contre, en 1955, les participants logeaient bien sous tentes. C’était d’ailleurs des tentes empruntées à l’armée américaine. Il faut dire que nous n’étions pas si loin de la fin de la guerre. Mais … ces tentes étaient installées à … Han-sur-Lesse !!

Donc … je ne sais pas … et je compte sur les plus anciens d’entre nous – ceux qui ont connu ces heures glorieuses avant de connaître Comblain-la-Tour – pour nous éclairer. Si vous pouviez, en plus, nous raconter quelques détails et quelques anecdotes, ce serait magnifique. Merci d’avance.

Vous constaterez aussi que le couple formé par Pan et Pani Bardo était déjà présent.

01/02/2021 – JP Dz

PS : Ce camp … c’était donc bien à Han-sur-Lesse, en 1956, l’année où Roger Walkowiak a remporté le Tour de France. Si ce point de repère est important, c’est que les participants à ces colonies écoutaient, à la radio, les retransmissions des étapes du Tour sous la tente qui servait de cantine.

Il est possible que la première photo ( 2.803 ) date, elle, d’une autre année quand les colonies s’étaient installées à Bouillon ?

2.803 : Les vacances sous tentes : Déjà les longues promenades : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.804 : Les vacances sous tentes : Déjà le recueillement pendant la messe : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.805 : Les vacances sous tentes : Vous avez remarqué les foulards sur la tête des filles ? : ( ? ) ; … ; ( ? ).
2.806 : Les vacances sous tentes : Une organisation quasi-militaire.

Commentaires :

Monique Kieltyka : Çà ne m’étonne pas du tout. C’est sur le modèle scout Baden-Powell et il me semble que les tentes étaient des dons militaires des soldats Polonais qui avaient combattus avec les alliés Anglais dans le Limbourg et en Hollande. On peut remarquer que certaines de ces tentes avaient déjà bien « vécu » et avaient été « réparées ». Vous avez vu, le nombre et la grandeur de ce « camping » ? Il devait y avoir au moins 200 personnes là dedans… Et que dire de l’approvisionnement pour nourrir tout ce petit monde… C’était quand même de fameux héros nos parents, nos aînés !!!

André Karasiński : Je crois me souvenir que les tentes avaient été mises à disposition par les organisations YMCA – YWCA. Quelqu’un a-t-il un souvenir plus précis ?

Raymond Mielcarek : Je me souviens que pendant ce camp, j’étais à quelques kms de là, dans une colonie organisée par le mutuelle. Mais le dimanche lors de la visite des parents, nous nous sommes rendus à Han-sur-Lesse. De mémoire, je pense que Zdzisław Blaszka était présent à ce camp.

Edwige Paluszkiewicz : Il me semble que c’est Han-sur-Lesse.

Stefan Broniecki : Ja ik vermoed dat het ook Han- sur-Lesse is. Ik ben daar voor het eerst op kolonie geweest.

2.807 : Les vacances sous tentes : Pani Bardo à l’entrée de sa tente.
2.808 : Les vacances sous tentes : Pan Bardo.
2.809 : Les vacances sous tentes : Déjà les ognisko au centre du camp.
2.810 : Les vacances sous tentes : Vue sur le camp.
2.811 : Les vacances sous tentes : L’intendance : ( ? ) ; ( ? ) ; Pan Bardo ; ( ? ) ; Pani Bardo.
Roger Walkowiak, vainqueur du Tour de France en 1956.

Commentaires :

André Karasiński : J’ai une anecdote qui aurait pu se terminer tragiquement. Nous venions d’arriver et de prendre nos quartiers. Nous dormions sur des lits métalliques. Dans la partie centrale de la tente, la plus haute, c’étaient des lits superposés. On nous avait aussi installé l’éclairage électrique. C’était assez rudimentaire et donc très dangereux. Les fils étaient attachés à la structure métallique de la tente et la lampe à culot était vissée dans une douille pendouillant au-dessus du lit supérieur. La sécurité électrique laissait fortement à désirer. Un des jeunes participants (de mémoire un des fils de Monsieur Rydz, instituteur polonais à Tertre avant d’émigrer avec sa famille au Canada (ou aux Etats-Unis ?) a voulu manipuler la lampe et a été électrisé. Heureusement pour lui, feu Monsieur Stefan Blaszka qui passait par hasard devant la tente a vu le spectacle, a immédiatement compris ce qu’il se passait et l’a déconnecté du courant en le tirant par les cheveux. Dieu merci, grâce à l’intervention courageuse et efficace du papa de Zdzislaw ( Didier ) et de Zbigniew ( Jean-Pierre ), un grand malheur a été évité et le camp a pu se dérouler normalement.

Le camp était installé le long de la Lesse et nous allions donc faire trempette très souvent. Je garde le souvenir de nombreuses libellules voletant délicatement et gracieusement au dessus de l’eau, de roseau en roseau. Que sont-elles devenues ? On en voit si peu aujourd’hui.

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