0013 – Actualités : édition spéciale

Bonjour à tous et à toutes,

Cette « édition spéciale » n’était pas prévue au programme… mais vu le nombre de réactions après la diffusion des 2 articles de la semaine passée, elle s’imposait.

En effet, vous êtes nombreux à avoir été touchés par l’abandon de la tombe de Pan Jan, et séduits par l’idée de remarcher, ensemble, vers Hamoir. Alors, comme disait le général De Gaule : « On vous a compris » ; on y va.

Nous vous proposons un week-end à Comblain-la-Tour, fin septembre 2015 ; les 26 et 27/09/2015.

Au programme :

  • Arrivée samedi 26/09 à 11 h 00 ; apéro (s) et dîner
  • 13 h 30 : Hommage à Pan Jan. On va déposer un bouquet de fleurs sur la tombe de Pan Jan et surtout faire un « selfie », tous ensembles, autour de la tombe. Cette photo, et la lettre qu’on aura préparée et que nous signerons tous, sera envoyée à l’Administration communale d’Hamoir pour bien signifier que cette tombe n’est pas abandonnée.
  • Les garçons les plus musclés et les plus bricoleurs pourront tenter de redresser les pierres latérales qui ont légèrement bougé. Peut-être faudrait-il les coller ? Qui a déjà fait ça ? Qui a une idée pour redonner de l’allure à ce monument ? On attend vos idées.
  • 14 h 30 : départ de la promenade : Comblain-la-Tour – Hamoir – Comblain-la-Tour:

L’aller, en longeant l’Ourthe, le retour, par les bois.

Rassurez-vous, on a tout prévu. Des garçons, avec véhicules, seront disposés tout au long du trajet pour ceux qui souhaiteront arrêter avant la fin.

Premier « poste de secours » à Fairon, le long de la rivière.

Deuxième « poste de secours » à Hamoir, devant le café le Clapotis ; je suis sûr qu’il y aura des volontaires pour nous attendre là.

Troisième « poste de secours » à Xhignesse, après la belle montée et avant d’entrer dans le bois.

  • Au soir, feu de camp: même s’il n’y a pas de flammes, elles seront dans nos cœurs et dans nos yeux.

Au menu, chansons et boissons. Ce sera l’occasion de boire un verre sans être emm… par la police ( excuse-moi Betty, ça m’a échappé  ) sans que la police n’y trouve à redire. Je profite de l’occasion pour transmettre toutes nos amitiés à la Police de Charleroi. Tu peux transmettre Betty ?

  • Dimanche 27/09 au matin : atelier souvenirs

On va vous montrer toutes les photos que nous avons déjà réussi à glaner.

Si vous n’avez pas encore envoyé les vôtres, c’est le moment de préparer vos clés USB et de les apporter. Si vous n’avez pas le matériel pour scanner, apportez vos photos papiers, on va les scanner…

  • Dimanche après-midi : encore à définir:

Si vous avez des idées, des suggestions ( honnêtes ), c’est maintenant qu’il faut proposer.

Les tarifs du Centre Polonais sont démocratiques :

Par personne : 30 euros pour 1 nuit + le petit déjeuner ; 10 euros le dîner ; 5 euros pour le souper.

Alors, qui est partant ?

Il faut absolument réserver, le plus tôt possible :

chez Madame Ludwikowska Stefka : 089/76.11.01 fixe ;  GSM : 0479/30.09.14

en précisant : Anciens de Comblain – ( N° de tél de Comblain : 043/69.13.89 ).

Prévenez-nous vite pour qu’on puisse s’organiser. Merci d’avance.

Allez … on se met déjà dans l’ambiance …

Voici déjà la musique et les paroles :

https://anciensdecomblain.com/2015/08/03/spiewnik-002-el-bayo/

Merci à André Karasinski et Raymond Mielcarek pour leurs recherches des paroles.

0072 - COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : Ośrodek Wakacyjny – Millennium - Centre de vacances
0072 – COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : Ośrodek Wakacyjny – Millennium – Centre de vacances
0073 - COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : Souvenirs de Comblain-la-Tour
0073 – COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : Souvenirs de Comblain-la-Tour
0074 - COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : Vue à partir du Rocher de la Vierge
0074 – COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale : Vue à partir du Rocher de la Vierge
0075 : COMBLAIN-LA-TOUR : Carte postale
0075 : COMBLAIN-LA-TOUR : Carte postale
0076 - COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale
0076 – COMBLAIN-LA-TOUR – Carte postale

Wanted du 27/07/2015 :

Les « chippendales » des années 70 sur la photo n° 67 ( semaine dernière ) étaient :

Czesiu Kucharzewski ; Richard Konarski ; Freddy Fiutowski ; Georges Bardo.

Merci à Marie-Françoise Fiutowski pour cette photo si … amusante.

03/08/2015 – Jean-Pierre Dziewiacien

Śpiewnik – 002 – EL BAYO

002 – EL BAYO

https://www.youtube.com/watch?v=h752eeKmfWA

https://www.youtube.com/watch?v=tlt8V1lA5po

https://www.youtube.com/watch?v=D5CVaD23o0M

Nad Brazylią zapada już zmrok,
Słońce zaszło i księżyc już zgasł,
A pampasy wciąż nucą tę pieśń :
EL BAYO, EL BAYO, EL BAYO !

A pa pa solo el bayo !
Niesie wiatr poprzez kawowe pola.
Du du du solo el bayo !
W ognistym rytmie te dwa słowa brzmią : EL BAYO !

Niebo całe jaśnieje od gwiazd
I księżyca czarowny lśni blask,
Chłopców chór śpiewa piosenkę tę :
EL BAYO, EL BAYO, EL BAYO !

A pa pa solo el bayo !
Niesie wiatr poprzez kawowe pola.
Du du du solo el bayo !

W ognistym rytmie te dwa słowa brzmią : EL BAYO !

0012 – La famille Bardo

Bonjour à tous et à toutes,

La famille Bardo est indissociable de Comblain-la-Tour. Mr et Mme Bardo ont consacré leur vie au bon fonctionnement de la maison polonaise. Ils ont largement contribué – avec quelques autres – à nous laisser Comblain en héritage. Photos 68 et 69.

Les anecdotes concernant Mr ou Mme Bardo sont légions.

Personnellement – et comme à mon habitude – je me contenterai d’aborder le sujet par le « petit bout de la lorgnette ».

Cette année-là, mon moniteur était un certain Krystof  ( en rouge sur la photo n° 70, juste à droite de Ks Kurzawa ). C’était un gars robuste, bien dans sa tête et bien sur ses jambes. Membre des scouts du Limbourg, il était le responsable du groupe Wisła.

Son autorité naturelle et son sens du respect en imposaient.

Moi, je devais avoir 8 ou 9 ans. Notre groupe était composé d’une bonne quinzaine d’enfants de mon âge.

Toute cette joyeuse troupe logeait dans la petite maison au bord de l’Ourthe. Nous disposions de 2 petites chambres et 2 grandes, réparties au rez-de-chaussée et au premier étage. Avec un chef comme Krystof, nous marchions droit et personne n’avait jamais rien à nous reprocher. Jusqu’au jour où…

C’était un vendredi après le repas de midi. La consigne nous imposait, à tous, une sieste d’une heure et demie. Nous étions donc en chambre – dans un calme relatif – à lire ou à écrire aux parents, quand… tout d’un coup… et sans vraiment savoir pourquoi… la pagaye s’est installée : bataille générale de coussins. Je ne sais pas qui a commencé, mais Krystof a laissé faire. Pire, il s’y est mis aussi ! Attiré par le bruit et les cris, les enfants des 3 autres chambres sont arrivés et tous se sont jetés dans une bagarre totale : Krystof et son sous-moniteur contre tous les autres. Très vite, des plumes ont volé dans toute la chambre. On aurait dit des belettes dans un poulailler.

Rapidement, les matelas se sont érigés en barricades. Tout ce qui pouvait servir de matériaux pour construire des remparts était réquisitionné ; tout ce qui pouvait servir d’arme était utilisé. Des couvertures sont passées par la fenêtre, des draps aussi. C’était le chambard absolu. La chambre ne ressemblait plus à rien ; si à un champ de bataille. Mais le pire était encore à venir…

Quand la première tomate s’est écrasée contre le mur… il y a eu un moment de stupeur. Qui avait osé dépasser les bornes ? Qui avait ramené, la veille, du marché de Comblain-au-Pont ces tomates ? Et qui les sacrifiait maintenant comme projectiles ?

Mais quand la deuxième s’est écrasée à son tour, l’hystérie collective a repris de plus belle. C’était l’apocalypse, le breakdown.

On ne s’était jamais autant amusé.

Nos cris de joie devaient s’entendre de loin et ont fini par attirer l’attention de Mr Bardo. Personne ne l’a vu arrivé. Nous avions mieux à faire. Quand il est apparu dans l’encadrement de la porte… et qu’il a vu le « bałagan »… il a jeté ses bras en l’air en hurlant : « Skandal, skandal ». Et il est reparti, en courant, chercher Ks Kurzawa en continuant à crier « Skandal, skandal ».

Cette courte apparition, nous a tétanisés. C’était comme-ci, en une fraction de secondes, nous prenions enfin conscience de la gravité de la situation. Nous avions dérapé. La folie collective faisait maintenant place à une culpabilité douloureuse. Mais très vite, notre instinct de conservation nous a dicté le bon réflexe : tout remettre en place. Vite. Très vite. Tout me monde s’y est mis.

Les uns ramassaient les plumes, les autres refaisaient les lits. Celui-là est descendu ramasser ce qui était dehors, et celui-ci frottait les taches de tomates. Le balai, la ramassette, les torchons, mais aussi les essuies, les gants de toilettes et… les brosses à dents, tout s’est mis en action en même temps pour effacer les traces du dérapage. Et pourvu que Ks Kurzawa tarde à venir…

Heureusement, le bon Dieu est du côté des « repentis ». Ks Kurzawa était loin. Sans doute au fond du parc à lire son bréviaire comme tous les jours. Le temps que Mr Bardo le retrouve, lui explique et le ramène, dix minutes s’étaient écoulées.

Et quand, finalement, ils ont fait irruption dans la chambre, tous les deux, essoufflés, c’est un calme absolu qui y régnait.

Nous étions couchés, sagement, sur nos lits ; chacun sur le sien. Krystof et le sous-moniteur étaient assis un livre à la main. Ils avaient même l’air d’être étonnés par cette visite impromptue. On entendait voler les mouches.

Mr Bardo s’est agenouillé pour voir en dessous des lits : rien. Ils ont ouvert quelques armoires métalliques sans rien trouver d’anormal. Ils ont cherché les tomates. Quelles tomates ? Se sont précipités sur la poubelle : vide et propre.

Aucun des deux n’a ouvert la bouche. Qu’auraient-ils pu dire ? Leurs visages reflétaient une colère contenue, mais impuissante.

Ils ont fini par redescendre, la « queue entre les jambes ».

Quand ils ont été suffisamment loin, nous avons éclaté de joie ! On s’embrassait les uns les autres. C’était un immense soulagement.

J’ignore si, après cet épisode, Krystof a été « recadré ». Il n’en n’a jamais parlé. Mais notre affection pour lui s’est encore accrue.

Quant à Mr Bardo… je n’ai pas raconté cette histoire pour le diminuer. Au contraire. Il jouait parfaitement son rôle.

Dans le petit jeu du chat et de la souris, cette fois-là, c’est nous qui avions gagné. Mais lui aussi a gagné.

Il a démontré qu’il protégeait NOTRE héritage, mais que, dans le fond, il nous aimait bien.

Il a prouvé qu’il n’était pas rancunier et jamais il n’est revenu sur l’incident.

Il représentait une autorité que notre statut d’adolescent nous dictait de provoquer. Les relations n’ont pas toujours été simples.

Mais, tout compte fait, il mérite bien notre tendresse.

Panie Bardo, dziękujęmy wam za wszystko.

Sur la photo 71, Pan Bardo admire sa fille – la très belle Alice – qui exécute une danse des gitans avec une grâce absolue.

03/08/2015 – Jean-Pierre Dziewiacien

0068 - COMBLAIN-LA-TOUR : la famille Bardo
0068 – COMBLAIN-LA-TOUR : la famille Bardo
0069 - COMBLAIN-LA-TOUR : la famille Bardo
0069 – COMBLAIN-LA-TOUR : la famille Bardo
0070 - COMBLAIN-LA-TOUR – Dans le parc en nocturne : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Franek Klimanowicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Krystof ? ; Ks Kurzawa
0070 – COMBLAIN-LA-TOUR – Dans le parc en nocturne : ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Franek Klimanowicz ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; Krystof ? ; Ks Kurzawa
0071 - COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko – de jour – devant le perron : Les danseuses : ( ? ) ; Alice Bardo ; ( ? ) Sur l’escalier à gauche : Mr Bardo
0071 – COMBLAIN-LA-TOUR : Ognisko – de jour – devant le perron : Les danseuses : Thérèsia Swierkowicz ; Alice Bardo ; ( ? ). Sur l’escalier à gauche : Mr Bardo

C’est VOTRE tour … racontez-nous vos chahuts, vos chambards et toutes les bêtises que vous avez faites à Comblain.

Nous sommes impatients de vous lire.