Śpiewnik – 016 – Niedaleko od Krakowa, oj

https://www.youtube.com/watch?v=86Pwji6BBJU

Niedaleko od Krakowa, oj !
Tam, gdzie góra jest zamkowa, oj !
Stoi kościół murowany, oj !
W tym kościele drzwi i ściany, o jo jo joj !

Ojciec syna wylał pasem, wylał pasem, wylał pasem
A syn ojca w łeb obcasem, w łeb obcasem, bęc
Za co, na co, za co, na co, po co, hej.
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, buteleczkę
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, bęc.

Same dzwony tam dzwoniły, oj !
Gdy dziad ciągnął z całej siły, oj !
Same drzwi się otwierały, oj !
Gdy się baby mocno pchały, o jo jo joj !

Ojciec syna wylał pasem, wylał pasem, wylał pasem
A syn ojca w łeb obcasem, w łeb obcasem, bęc
Za co, na co, za co, na co, po co, hej.
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, buteleczkę
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, bęc.

Stał się cud pewnego razu, oj !
Dziad przemówił do obrazu, oj !
A obraz doń ani słowa, oj !
Taka była ich rozmowa, o jo jo joj !

Ojciec syna wylał pasem, wylał pasem, wylał pasem
A syn ojca w łeb obcasem, w łeb obcasem, bęc
Za co, na co, za co, na co, po co, hej.
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, buteleczkę
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, bęc.

Dziwne rzeczy tam się działy, oj !
Nietoperze tam latały, oj !
Lampa sama się paliła, oj !
tylko gdy w niej nafta była, o jo jo joj !

Ojciec syna wylał pasem, wylał pasem, wylał pasem
A syn ojca w łeb obcasem, w łeb obcasem, bęc
Za co, na co, za co, na co, po co, hej.
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, buteleczkę
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, bęc.

Od Krakowa do Berlina, oj !
Diabeł gonił cepelina, oj !
A w tym pędzie pękła lina, oj !
diabli wzięli cepelina, o jo jo joj !

Ojciec syna wylał pasem, wylał pasem, wylał pasem
A syn ojca w łeb obcasem, w łeb obcasem, bęc
Za co, na co, za co, na co, po co, hej.
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, buteleczkę
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, bęc.

Pan zakrystian z organistą, oj !
Grali w karty za zakrystią, oj !
Jedli kluski z jednej miski, oj !
poparzyli sobie pyski, o jo jo joj !

Ojciec syna wylał pasem, wylał pasem, wylał pasem
A syn ojca w łeb obcasem, w łeb obcasem, bęc
Za co, na co, za co, na co, po co, hej.
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, buteleczkę
Za tą małą buteleczkę, buteleczkę, bęc.

0033 – Ks Kurzawa

Serge Lama chantait : « J’ai essayé à cent reprises de vous parler de mon ami, mais comment parler d’une église dont l’accès vous est interdit ? ». C’est exactement ce que je ressens à chaque fois que j’essaie de parler de Ks Kurzawa.

Il était toujours présent, toujours à la hauteur de son rôle. Il fait partie de notre histoire commune. Il fait partie de l’histoire de chacun de nous, mais que savons-nous de lui ? Pas grand-chose. Il est cette église dont l’accès nous est interdit.

Je ne dis pas que nous étions toujours d’accord avec lui … loin de là.

On pourrait remplir des pages et des pages sur nos différences d’appréciation, sur nos crispations, sur notre besoin de liberté et sur toutes les bêtises pour lesquelles on s’est fait engueuler. D’ailleurs, on va le faire…

Mais, il nous faut bien admettre qu’il a été le personnage central de nos folles aventures à Comblain.

Chaque matin, à la levée du drapeau, et chaque soir, à la descente, il était là … à l’endroit qu’il avait choisi … de l’autre côté du terrain, mais exactement en face du mât du drapeau.

Et les deux symboles se faisaient face. D’un côté le drapeau, de l’autre côté l’autorité.

D’un côté la patrie, de l’autre côté l’église. D’un côté les racines, de l’autre côté la foi.

Ks Kurzawa, c’était l’autre mât. Il y avait celui sur lequel flottaient le rouge et le blanc des couleurs nationales et il y avait celui sur lequel flottait le noir de sa soutane. Lequel de ces mâts était le plus droit, le plus rigide ? En tout cas, tous les deux s’élevaient vers le ciel. Et quand le vent prenait plaisir à agiter les tissus… c’est souvent Ks Kurzawa, dans sa vieille robe noire, qui paraissait le plus fragile.

Quant à nous, c’est évident que nous n’avons pas toujours été aussi raisonnables, ni aussi gentils qu’il le méritait.

Je me rappelle, avec un sentiment désagréable de culpabilité, cette anecdote : On avait dû faire une connerie, une de plus, – honnêtement, je ne me souviens plus de quoi il s’agissait – et Ks Kurzawa était en train de nous engueuler. Nous étions là, tous les quatre, Marek Bujanowski, son frère Géniu, Alexis Lagocki et moi, en train de subir la foudre du prêtre. Ce n’était pas la première fois ; loin de là. Mais cette fois-ci, c’était en public, et qui plus est, devant les filles. Notre amour-propre en prenait un sacré coup. Nous étions vexés à mort et bien décidé à avoir notre revanche.

Alors, comme des petits cons, on est monté au premier étage ( à ce moment-là, nous logions au premier étage, dans le fond ; c’était peut-être un cours de moniteurs ) et on a commencé, dès l’escalier et jusqu’au fond du couloir, à marcher en claquant violemment les pas, d’une façon très militaire, et en chantant très fort « Heidi heido heida, Heidi heido heida, Heidi heido hei da la la la la… ».

 La maison entière s’est mise à trembler sous nos pas. Ks Kurzawa, qui était resté dans le réfectoire, a vu le plafond vibrer et son sang se glacer. Lui, qui a tant souffert durant la guerre, qui a connu le camp de concentration et conservé des cicatrices si douloureuses, il s’est sans doute vu replonger dans l’horreur.

Après un court moment de stupeur, il s’est lancé dans l’escalier en courant. Quand il nous a rejoints, il s’est mis à hurler comme « c’est pas possible ». Nous ne l’avions jamais vu dans une colère aussi noire.

On a juste baissé les yeux. Notre bêtise était impardonnable, et nous le savions bien. On n’a pas bronché.

On s’est laissé punir. Je ne me souviens plus de la punition, mais nous l’avions largement méritée.

Si je raconte cette histoire, c’est surtout pour me soulager, pour m’excuser et pour exorciser tout le mal qu’on a pu faire. L’adolescence, c’est aussi ça… repousser les limites, tester l’autorité, aller trop loin et… le regretter.

Au nom de tous les Anciens de Comblain, je présente à Ks Kurzawa toutes nos excuses pour toutes nos conneries, et il y en a eu tellement. Je sais qu’il nous aimait et qu’il nous a déjà pardonné.

Bon, maintenant que ça, c’est fait : allez-y racontez-nous Vos bêtises. A quoi servirait de faire des sottises, si ce n’est pas pour les partager ? Et de toute façon, il y a prescription. Alors à vos plumes…

02/11/2015 – Jean-Pierre Dziewiacien

0171 : COMBLAIN-LA-TOUR : Autour du drapeau : Ks Kurzawa ;  Du côté des garçons : Pani Merta ; Georges Bardo ; Pierre Front ; François ? ; Georges Załobel ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Marek Bujanowski ; ? …. Du côté des filles : ? …
0171 : COMBLAIN-LA-TOUR : Autour du drapeau : Ks Kurzawa ; Du côté des garçons : Pani Merta ; Georges Bardo ; Pierre Front ; François ? ; Georges Załobek ; Jean-Pierre Dziewiacien ; Marek Bujanowski ; ? …. Du côté des filles : ? …
0172_1978 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ks Kurzawa ; ……………
0172_1978 : COMBLAIN-LA-TOUR : Ks Kurzawa ; ……………
0173_1978 : COMBLAIN-LA-TOUR :: Devant la petite chapelle : Pani Bardo ; Fabienne Laffut ; ? ……………
0173_1978 : COMBLAIN-LA-TOUR :: Devant la petite chapelle : Pani Bardo ; Fabienne Laffut ; ? ……………
0174_1978 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la petite chapelle : Ks Kurzawa ; Ks Kejke ; Pani Bardo ; Mr Paterka ; Michel Konarski ; Richard Szymczak ; ?….
0174_1978 : COMBLAIN-LA-TOUR : Devant la petite chapelle : Ks Kurzawa ; Ks Kiek ; Pani Bardo ; Mr Paterka ; Michel Konarski ; Richard Szymczak ; ?….
0175 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Ks Kurzawa ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) - ( collection Zdzisław Blaszka )
0175 : COMBLAIN-LA-TOUR : En promenade : Ks Kurzawa ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) ; ( ? ) – ( collection Zdzisław Blaszka )
0176_1977 : COMBLAIN-LA-TOUR : Extrait du journal Narodowiec : Ks Kurzawa ; Pani Merta ; ? ……
0176_1977 : COMBLAIN-LA-TOUR : Extrait du journal Narodowiec : Ks Kurzawa ; Pani Merta ; ? ……